Life in Westrait | La vie au Westrait
-
Viktor Troska
[bod]I MUST RESIGN, COMRADE[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/HtjyMzW.png[/img][/center]
[justify]C'était quasiment devenu une routine : Une fois par semaine, le Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple s'entretenait pendant deux heures avec le Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères afin de discuter de la situation internationale et des prochains mouvement que devait opérer le Westrait, après avoir bien analysé la situation. Tout y passait, des grandes tendances mondiales jusqu'à savoir quel mouvement communiste soutenir dans le monde, financièrement ou par les armes. C'était là une demande express du Commissaire du Peuple Roger Lester, qui dirigeait d'une main de fer les affaires étrangères westréennes depuis maintenant quasiment cinq longues années. N'étant pas un diplomate de formation, son accession à un tel poste provenait davantage de son calme et de ses capacités à mener une discussion convenablement que de ces connaissances dans les domaines internationaux. Pourtant, ce n'était pas une raison pour que le Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères ne se consacre pas plusieurs heures par jours à étudier les pays, leurs langues, leurs histoires, etc. Le Commissariat du Peuple aux Affaires Etrangères était finalement le domaine de son "roi", Roger Lester. Depuis cinq ans il formait sans relâche une nouvelle génération de diplomates et d'ambassadeurs qui représentaient (ou allait représenter dans le futur) le Westrait à travers le monde. L'on ironisait souvent en parlant de ce commissariat comme "L'école des gladiateurs de Lester" pour montrer qu'il s'agissait de toute une éducation et qu'une fois formé convenablement, l'on était prêt à se lancer dans l'arène de la diplomatie mondiale. Aujourd'hui, le "roi" Lester était arrivé un peu plus en avance que d'habitude. Sa serviette posé sur le bureau, il semblait être plongé dans de nombreuses réflexions ce qui fait qu'il ne remarqua même pas l'entrée du Secrétaire Général MacKenna dans la pièce, jusqu'à ce que ce dernier vienne s'asseoir en face de lui et que la discussion s'amorce. Quelque chose n'allait pas et le Secrétaire Général du CCCP le comprenait bien...
CASEY MCKENNA | « Camarade Lester, est-ce que tout va bien ? »
ROGER LESTER | « Oui Camarade McKenna, tout va bien. Il faut que nous parlions de quelque chose d'important. »
CASEY MCKENNA | « Est-ce que cela à un rapport avec ce dont nous devons nous entretenir pendant les deux prochaines heures ? »
ROGER LESTER | « Absolument, Camarade McKenna. Voilà... [Il soupira légèrement à ce moment précis] Je vous présente ma démission et demande à être déchargé de mes fonctions de Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères. »
Casey McKenna fut surpris par cette déclaration.
CASEY MCKENNA | « Qu'est-ce que vous êtes entrain de me raconter là ? Démissionner ? »
ROGER LESTER | « Parfaitement, Camarade McKenna. »
CASEY MCKENNA | « C'est assez... soudain. Roger, qu'est-ce qui ne va pas ? »
ROGER LESTER | « Casey, je suis fatigué. Cela fait cinq ans que je suis à la tête du Commissariat du Peuple aux Affaires Etrangères et j'ai besoin de changer d'air. Ce poste ne m'a jamais plu, je l'ai accepté à l'époque par convenance, y compris quand tu m'as reconduit dans mes fonctions lors de la constitution du dernier gouvernement. »
CASEY MCKENNA | « Bien, maintenant que tu as allègrement menti, est-ce que tu vas me donner les véritables raisons de ce choix ? »
McKenna connaissait suffisamment le tempérament de Lester pour savoir qu'il ne lui disait pas toute la vérité. Peut-être même la vérité tout court.
ROGER LESTER | « Puis-je être honnête avec toi ? »
CASEY MCKENNA | « Ne l'avons nous pas continuellement été entre nous, Roger ? »
ROGER LESTER | « D'accord, d'accord. [Il soupira de nouveau légèrement en serrant les poings] Nous sommes entrain de foncer dans un mur, Casey. Si nous arrivons à tenir plus ou moins bon ici au Westrait, le reste est entrain de littéralement partir en couille, si tu m'excuses d'être aussi vulgaire dans mes propos. »
CASEY MCKENNA | « Je t'en prie continue, nous n'en sommes plus aux formalités depuis bien longtemps entre nous... »
ROGER LESTER | « Le suicide de Cosimus Cepeda est la goutte d'eau. Nous n'avons pas été capable de protéger ce gars alors qu'il demandait simplement d'être un réfugié politique avec les siens. Nous l'avons fait tourné en rond avant de prendre une décision. Quand nous décidons de la prendre, il est trop tard. J'ai sur les mains et la conscience, la responsabilité de la mort de Cepeda. C'est entièrement de ma faute si nous en sommes arrivés à ce stade. »
CASEY MCKENNA | « Ce n'est pas de ta faute Roger, c'est une faute collective. Que pouvions-nous y faire ? »
ROGER LESTER | « Ce que nous aurions pu faire ? Tout simplement apporter de l'aide au SCN comme nous apportons notre aide à des tas de mouvements à travers la planète. Mais là rien, que dalle ! Tout ça pour ne pas froisser ce putain de Conglomérat de merde... »
CASEY MCKENNA | « Tes paroles dépassent tes pensées Roger... »
ROGER LESTER | « Non, non et non ! Je sais parfaitement ce que je suis entrain de dire. Arrêtons de nous voiler la face veux-tu, nous appelons constamment à la révolution internationale dans tous nos journaux, nos tracts, affiches et tout ce que nous avons comme propagande. Nous ne sommes même pas capable d'apporter une aide logistique suffisante pour aider un mouvement révolutionnaire en Dorimarie. On se moque du monde ! Nous sommes responsable du suicide de Cepeda, tout comme nous sommes responsables de l'annihilation du SCN. Arrêtons de dire que nous sommes irréprochables ! »
CASEY MCKENNA | « Pourtant cette politique de coexistence pacifique, tu l'as défendu pendant toutes ces années Roger. Tu étais le premier à dire qu'il fallait faire des compromis et que nous avions besoin de nous assurer une tranquillité en Olgarie. Nous nous en sommes toujours strictement tenu à cette politique. Je comprends ce que tu ressens, mais je pense que tu prends tout cela beaucoup trop à cœur. Sincèrement, je te demande de reconsidérer ta demande. »
ROGER LESTER | « Non, je maintiens ma demande et souhaite être relevé de mes fonctions. Je ne suis plus en accord avec les principes que j'ai jadis édicté pour notre politique extérieure. Casey, camarade. Nous devons cesser immédiatement de nous coucher sans arrêt et de demander de la sympathie de la part du monde capitaliste. Pendant des années nous avons essayé, pendant des années nous avons essayé d'arrondir les angles. En vain ! Ces pays là ne souhaitent que notre disparition et nous, nous continuons faire comme si de rien n'était. Nous avons été aveugle et nous avons perdu un temps précieux... Combien de Cepeda jusqu'à ce que l'on se décide à réagir, hein ? »
CASEY MCKENNA | « Roger, s'il te plait. Je suis d'accord avec ton analyse, je dirai même qu'elle se tient parfaitement. Cependant, pourquoi ne pas impulser ces changements toi-même ? C'est ton commissariat, tu l'as bâti à partir de rien ! Si tu t'en vas, personne ne comprendra pourquoi et cela fragilisera peut-être encore davantage le gouvernement. Je te prie une dernière fois de reconsidérer ta demande. »
ROGER LESTER | « C'est trop tard Casey. [Ouvrant sa serviette, Lester tendit une lettre officielle au Secrétaire Général du CCCP] Voilà, ma demande est officielle et parfaitement en règle. Je ne compte pas revenir dessus. J'ai cependant une dernière requête à te demander. »
CASEY MCKENNA | « Je t'écoute camarade. »
ROGER LESTER | « J'aimerai être nommé ambassadeur au Thorval. »
CASEY MCKENNA | « Quoi ? C'est une plaisanterie... Qu'est-ce que tu irais bien foutre là bas ? »
ROGER LESTER | « Soutenir un pays avec qui nous entretenons d'excellentes relations et que nous aidons contre toute parasitage régional. J'ai énormément d'affections pour ces gens et je m'y suis fais quelques amis. Avec Josephine et les enfants, on pense définitivement s'installer là bas. »
CASEY MCKENNA | « Tu es encore officiellement Commissaire du Peuple tant que je n'ai pas ratifié avec le Président ta demande de démission. Si c'est ce que tu souhaites, je ne vois pas pourquoi je devrai m'y opposer. Je suppose que tu as dû bien y réfléchir ? »
ROGER LESTER | « Depuis mon retour du Thorval en effet, j'y songe. »
CASEY MCKENNA | « Je suis désolé que nous devions en arriver là Roger. J'aurai espéré pouvoir te faire changer d'avis, mais je pense que c'est peine perdue. J'aimerai te demander une dernière chose : Qui pour te remplacer à la tête du Commissariat aux Affaires Etrangères ? »
ROGER LESTER | « J'ai quelques noms en tête, notamment une petite équipe qui saura certainement reprendre ce que j'ai laissé en plan. Nous avons un vivier de jeunes hommes et jeunes femmes plein de talents qui ne demandent qu'à éclore. »
Les deux compères se levèrent l'un après l'autre et Casey McKenna serra la main de Roger Lester, tout en le fixant dans les yeux.
CASEY MCKENNA | « Encore merci pour tout Roger. Le Westrait te doit beaucoup et tu n'as jamais demandé plus que ce que la révolution avait à t'offrir. Tu es un modèle pour nous tous et toutes. J'espère que tu trouveras ce que tu cherches au Thorval. Au-revoir camarade, ce fut un plaisir immense de mener la destinée de notre pays et de notre révolution même si j'aurai préféré que cela dure un peu plus longtemps... »
Lester se contenta d'un léger signe de la tête en remerciant, n'ayant pas les mots. Alors qu'il sortait du bureau du Secrétaire Général, il peinait à contenir les larmes. Les dernières paroles de Casey McKenna l'avaient beaucoup touché et celui qui d'habitude savait rester de marbre peinait à contenir des émotions contraires qui s'accumulaient dans son esprit. Une page vient de se tourner pour le Westrait qui vient de perdre un élève rigoureux et discipliné, un fils de la révolution. Mais quelques heures plus tard, à la demeure des Lester...
CLYDE SELLERS | « Dis moi, t'allais quand même pas t'en aller sans dire au-revoir aux camarades ! »
Lester sourit à ces paroles et prit dans ses bras son vieil ami Sellers, qui avait eu la bonne idée de ramener un pack de bières histoire de fêter tout ça.
ROGER LESTER | « Au-revoir, ça ne veut pas dire adieu tu sais Clyde... »[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/HtjyMzW.png[/img][/center]
[justify]C'était quasiment devenu une routine : Une fois par semaine, le Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple s'entretenait pendant deux heures avec le Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères afin de discuter de la situation internationale et des prochains mouvement que devait opérer le Westrait, après avoir bien analysé la situation. Tout y passait, des grandes tendances mondiales jusqu'à savoir quel mouvement communiste soutenir dans le monde, financièrement ou par les armes. C'était là une demande express du Commissaire du Peuple Roger Lester, qui dirigeait d'une main de fer les affaires étrangères westréennes depuis maintenant quasiment cinq longues années. N'étant pas un diplomate de formation, son accession à un tel poste provenait davantage de son calme et de ses capacités à mener une discussion convenablement que de ces connaissances dans les domaines internationaux. Pourtant, ce n'était pas une raison pour que le Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères ne se consacre pas plusieurs heures par jours à étudier les pays, leurs langues, leurs histoires, etc. Le Commissariat du Peuple aux Affaires Etrangères était finalement le domaine de son "roi", Roger Lester. Depuis cinq ans il formait sans relâche une nouvelle génération de diplomates et d'ambassadeurs qui représentaient (ou allait représenter dans le futur) le Westrait à travers le monde. L'on ironisait souvent en parlant de ce commissariat comme "L'école des gladiateurs de Lester" pour montrer qu'il s'agissait de toute une éducation et qu'une fois formé convenablement, l'on était prêt à se lancer dans l'arène de la diplomatie mondiale. Aujourd'hui, le "roi" Lester était arrivé un peu plus en avance que d'habitude. Sa serviette posé sur le bureau, il semblait être plongé dans de nombreuses réflexions ce qui fait qu'il ne remarqua même pas l'entrée du Secrétaire Général MacKenna dans la pièce, jusqu'à ce que ce dernier vienne s'asseoir en face de lui et que la discussion s'amorce. Quelque chose n'allait pas et le Secrétaire Général du CCCP le comprenait bien...
CASEY MCKENNA | « Camarade Lester, est-ce que tout va bien ? »
ROGER LESTER | « Oui Camarade McKenna, tout va bien. Il faut que nous parlions de quelque chose d'important. »
CASEY MCKENNA | « Est-ce que cela à un rapport avec ce dont nous devons nous entretenir pendant les deux prochaines heures ? »
ROGER LESTER | « Absolument, Camarade McKenna. Voilà... [Il soupira légèrement à ce moment précis] Je vous présente ma démission et demande à être déchargé de mes fonctions de Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères. »
Casey McKenna fut surpris par cette déclaration.
CASEY MCKENNA | « Qu'est-ce que vous êtes entrain de me raconter là ? Démissionner ? »
ROGER LESTER | « Parfaitement, Camarade McKenna. »
CASEY MCKENNA | « C'est assez... soudain. Roger, qu'est-ce qui ne va pas ? »
ROGER LESTER | « Casey, je suis fatigué. Cela fait cinq ans que je suis à la tête du Commissariat du Peuple aux Affaires Etrangères et j'ai besoin de changer d'air. Ce poste ne m'a jamais plu, je l'ai accepté à l'époque par convenance, y compris quand tu m'as reconduit dans mes fonctions lors de la constitution du dernier gouvernement. »
CASEY MCKENNA | « Bien, maintenant que tu as allègrement menti, est-ce que tu vas me donner les véritables raisons de ce choix ? »
McKenna connaissait suffisamment le tempérament de Lester pour savoir qu'il ne lui disait pas toute la vérité. Peut-être même la vérité tout court.
ROGER LESTER | « Puis-je être honnête avec toi ? »
CASEY MCKENNA | « Ne l'avons nous pas continuellement été entre nous, Roger ? »
ROGER LESTER | « D'accord, d'accord. [Il soupira de nouveau légèrement en serrant les poings] Nous sommes entrain de foncer dans un mur, Casey. Si nous arrivons à tenir plus ou moins bon ici au Westrait, le reste est entrain de littéralement partir en couille, si tu m'excuses d'être aussi vulgaire dans mes propos. »
CASEY MCKENNA | « Je t'en prie continue, nous n'en sommes plus aux formalités depuis bien longtemps entre nous... »
ROGER LESTER | « Le suicide de Cosimus Cepeda est la goutte d'eau. Nous n'avons pas été capable de protéger ce gars alors qu'il demandait simplement d'être un réfugié politique avec les siens. Nous l'avons fait tourné en rond avant de prendre une décision. Quand nous décidons de la prendre, il est trop tard. J'ai sur les mains et la conscience, la responsabilité de la mort de Cepeda. C'est entièrement de ma faute si nous en sommes arrivés à ce stade. »
CASEY MCKENNA | « Ce n'est pas de ta faute Roger, c'est une faute collective. Que pouvions-nous y faire ? »
ROGER LESTER | « Ce que nous aurions pu faire ? Tout simplement apporter de l'aide au SCN comme nous apportons notre aide à des tas de mouvements à travers la planète. Mais là rien, que dalle ! Tout ça pour ne pas froisser ce putain de Conglomérat de merde... »
CASEY MCKENNA | « Tes paroles dépassent tes pensées Roger... »
ROGER LESTER | « Non, non et non ! Je sais parfaitement ce que je suis entrain de dire. Arrêtons de nous voiler la face veux-tu, nous appelons constamment à la révolution internationale dans tous nos journaux, nos tracts, affiches et tout ce que nous avons comme propagande. Nous ne sommes même pas capable d'apporter une aide logistique suffisante pour aider un mouvement révolutionnaire en Dorimarie. On se moque du monde ! Nous sommes responsable du suicide de Cepeda, tout comme nous sommes responsables de l'annihilation du SCN. Arrêtons de dire que nous sommes irréprochables ! »
CASEY MCKENNA | « Pourtant cette politique de coexistence pacifique, tu l'as défendu pendant toutes ces années Roger. Tu étais le premier à dire qu'il fallait faire des compromis et que nous avions besoin de nous assurer une tranquillité en Olgarie. Nous nous en sommes toujours strictement tenu à cette politique. Je comprends ce que tu ressens, mais je pense que tu prends tout cela beaucoup trop à cœur. Sincèrement, je te demande de reconsidérer ta demande. »
ROGER LESTER | « Non, je maintiens ma demande et souhaite être relevé de mes fonctions. Je ne suis plus en accord avec les principes que j'ai jadis édicté pour notre politique extérieure. Casey, camarade. Nous devons cesser immédiatement de nous coucher sans arrêt et de demander de la sympathie de la part du monde capitaliste. Pendant des années nous avons essayé, pendant des années nous avons essayé d'arrondir les angles. En vain ! Ces pays là ne souhaitent que notre disparition et nous, nous continuons faire comme si de rien n'était. Nous avons été aveugle et nous avons perdu un temps précieux... Combien de Cepeda jusqu'à ce que l'on se décide à réagir, hein ? »
CASEY MCKENNA | « Roger, s'il te plait. Je suis d'accord avec ton analyse, je dirai même qu'elle se tient parfaitement. Cependant, pourquoi ne pas impulser ces changements toi-même ? C'est ton commissariat, tu l'as bâti à partir de rien ! Si tu t'en vas, personne ne comprendra pourquoi et cela fragilisera peut-être encore davantage le gouvernement. Je te prie une dernière fois de reconsidérer ta demande. »
ROGER LESTER | « C'est trop tard Casey. [Ouvrant sa serviette, Lester tendit une lettre officielle au Secrétaire Général du CCCP] Voilà, ma demande est officielle et parfaitement en règle. Je ne compte pas revenir dessus. J'ai cependant une dernière requête à te demander. »
CASEY MCKENNA | « Je t'écoute camarade. »
ROGER LESTER | « J'aimerai être nommé ambassadeur au Thorval. »
CASEY MCKENNA | « Quoi ? C'est une plaisanterie... Qu'est-ce que tu irais bien foutre là bas ? »
ROGER LESTER | « Soutenir un pays avec qui nous entretenons d'excellentes relations et que nous aidons contre toute parasitage régional. J'ai énormément d'affections pour ces gens et je m'y suis fais quelques amis. Avec Josephine et les enfants, on pense définitivement s'installer là bas. »
CASEY MCKENNA | « Tu es encore officiellement Commissaire du Peuple tant que je n'ai pas ratifié avec le Président ta demande de démission. Si c'est ce que tu souhaites, je ne vois pas pourquoi je devrai m'y opposer. Je suppose que tu as dû bien y réfléchir ? »
ROGER LESTER | « Depuis mon retour du Thorval en effet, j'y songe. »
CASEY MCKENNA | « Je suis désolé que nous devions en arriver là Roger. J'aurai espéré pouvoir te faire changer d'avis, mais je pense que c'est peine perdue. J'aimerai te demander une dernière chose : Qui pour te remplacer à la tête du Commissariat aux Affaires Etrangères ? »
ROGER LESTER | « J'ai quelques noms en tête, notamment une petite équipe qui saura certainement reprendre ce que j'ai laissé en plan. Nous avons un vivier de jeunes hommes et jeunes femmes plein de talents qui ne demandent qu'à éclore. »
Les deux compères se levèrent l'un après l'autre et Casey McKenna serra la main de Roger Lester, tout en le fixant dans les yeux.
CASEY MCKENNA | « Encore merci pour tout Roger. Le Westrait te doit beaucoup et tu n'as jamais demandé plus que ce que la révolution avait à t'offrir. Tu es un modèle pour nous tous et toutes. J'espère que tu trouveras ce que tu cherches au Thorval. Au-revoir camarade, ce fut un plaisir immense de mener la destinée de notre pays et de notre révolution même si j'aurai préféré que cela dure un peu plus longtemps... »
Lester se contenta d'un léger signe de la tête en remerciant, n'ayant pas les mots. Alors qu'il sortait du bureau du Secrétaire Général, il peinait à contenir les larmes. Les dernières paroles de Casey McKenna l'avaient beaucoup touché et celui qui d'habitude savait rester de marbre peinait à contenir des émotions contraires qui s'accumulaient dans son esprit. Une page vient de se tourner pour le Westrait qui vient de perdre un élève rigoureux et discipliné, un fils de la révolution. Mais quelques heures plus tard, à la demeure des Lester...
CLYDE SELLERS | « Dis moi, t'allais quand même pas t'en aller sans dire au-revoir aux camarades ! »
Lester sourit à ces paroles et prit dans ses bras son vieil ami Sellers, qui avait eu la bonne idée de ramener un pack de bières histoire de fêter tout ça.
ROGER LESTER | « Au-revoir, ça ne veut pas dire adieu tu sais Clyde... »[/justify]
-
Viktor Troska
[bod]PIECE OF PROPAGANDA[/bod]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=UU5t6C7zp8w]En musique ![/url]
[justify]Il n'existe pas officiellement de "service de propagande" au Westrait. La plupart des affiches ou autres tracts de propagande sont généralement l'oeuvre de collectifs de citoyens et de citoyennes, voir tout simplement des partis ou associations politiques. Si il arrive que l'Etat fasse sa propre communication, cette dernière passe toujours par l'aval de plusieurs organes qui vérifient, traitent et confirment (ou non) la validité du message ainsi que sa teneur politique. Quelques exemples de la propagande lambda que l'on peut voir sur les murs westréens, puisqu'il n'y a plus aucune publicité à travers le pays pour polluer le champ visuel de tout à chacun :
[center][img]https://i.imgur.com/G7Z6Khl.png[/img][/center]
Jusqu'à peu, il était assez rare que toute référence explicite au communisme ne puisse se voir sur les affiches de propagande westréenne. Depuis le "Victorieux mois de Juin", la tendance à affirmer que le but de la révolution westréenne est d'atteindre le communisme est ouvertement revendiqué. La puissance montante du Westrait Communist Party n'y est pas étranger.
[center][img]https://i.imgur.com/JZntzaT.png[/img][/center]
Le Westrait s'est fait gardien d'une certaine orthodoxie marxiste, la défense de l'internationalisme prolétarien et la nécessité de venir en aide aux mouvements et organisations à travers le monde dans leurs luttes pour l'indépendance, le socialisme et l'auto-détermination.
[center][img]https://i.imgur.com/85TEA9K.png[/img][/center]
Ce type d'affiches est assez peu courante dans le pays, car les actes de sabotages sont assez peu fréquent et ne représentent finalement qu'un effet de style, ou du moins une mise en garde pour l'ensemble des travailleurs et des travailleuses.
[center][img]https://i.imgur.com/AQkHTxj.png[/img][/center]
La défense du pays est affectée tant à la WFRA qu'aux nombreuses unités de la milice populaire à travers le pays. Chaque citoyen et citoyenne et conviée à participer dès qu'il le peut à des activités de tir sportif, ainsi qu'à apprendre les rudiments du montage/démontage d'armes. Les unités de la milice populaire sont la première ligne de défense si le pays venait à être attaqué et plusieurs dizaines de milliers de personnes viendraient grossir davantage ses rangs.
[center][img]https://i.imgur.com/HKl06Aw.png[/img][/center]
Très peu de régimes à travers le monde mettent frontalement en avant leur appartenance au "camp socialiste" : Le Bykova, le Gandhari ainsi que le Westrait sont les trois principaux pays qui forment le pôle socialiste mondial, chacun avec ses particularités et ses spécificités propres.
[center][img]https://i.imgur.com/C0pStbt.png[/img][/center]
Chez les révolutionnaires, la peur d'une armée permanente a toujours été palpable et le remplacement de cette dernière par une armée de milices et de partisans a souvent été évoqué. Cependant de nombreuses voix se sont levés contre le "partisianisme" et sur la nécessité de maintenir une armée régulière. Ce qui n'empêche aucunement de faire la promotion des milices populaires, qui peuvent être vues comme un contrepoids aux éléments conservateurs au sein des forces armées régulières.
[center][img]https://i.imgur.com/y2d9aI4.png[/img][/center]
L'avenir de la révolution westréenne repose sur la génération qui a activement participé à la guerre civile révolutionnaire, mais la génération qui va suivre aura comme tâche de poursuivre et d'accentuer les conquêtes révolutionnaires d'hier et en faire advenir de nouvelles.
[center][img]https://i.imgur.com/Iq1pxr1.png[/img][/center]
La classe ouvrière westréenne comprend plusieurs pôles importants qui sont les dockers, les teamsters ainsi que les mineurs. Ces derniers représentent depuis longtemps le fer de lance de la combativité ouvrière dans le pays, de la grande "Coal War" jusqu'à la "Great Miner's Strike" qui a précipité le déclenchement de la guerre civile révolutionnaire.[/justify]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=UU5t6C7zp8w]En musique ![/url]
[justify]Il n'existe pas officiellement de "service de propagande" au Westrait. La plupart des affiches ou autres tracts de propagande sont généralement l'oeuvre de collectifs de citoyens et de citoyennes, voir tout simplement des partis ou associations politiques. Si il arrive que l'Etat fasse sa propre communication, cette dernière passe toujours par l'aval de plusieurs organes qui vérifient, traitent et confirment (ou non) la validité du message ainsi que sa teneur politique. Quelques exemples de la propagande lambda que l'on peut voir sur les murs westréens, puisqu'il n'y a plus aucune publicité à travers le pays pour polluer le champ visuel de tout à chacun :
[center][img]https://i.imgur.com/G7Z6Khl.png[/img][/center]
Jusqu'à peu, il était assez rare que toute référence explicite au communisme ne puisse se voir sur les affiches de propagande westréenne. Depuis le "Victorieux mois de Juin", la tendance à affirmer que le but de la révolution westréenne est d'atteindre le communisme est ouvertement revendiqué. La puissance montante du Westrait Communist Party n'y est pas étranger.
[center][img]https://i.imgur.com/JZntzaT.png[/img][/center]
Le Westrait s'est fait gardien d'une certaine orthodoxie marxiste, la défense de l'internationalisme prolétarien et la nécessité de venir en aide aux mouvements et organisations à travers le monde dans leurs luttes pour l'indépendance, le socialisme et l'auto-détermination.
[center][img]https://i.imgur.com/85TEA9K.png[/img][/center]
Ce type d'affiches est assez peu courante dans le pays, car les actes de sabotages sont assez peu fréquent et ne représentent finalement qu'un effet de style, ou du moins une mise en garde pour l'ensemble des travailleurs et des travailleuses.
[center][img]https://i.imgur.com/AQkHTxj.png[/img][/center]
La défense du pays est affectée tant à la WFRA qu'aux nombreuses unités de la milice populaire à travers le pays. Chaque citoyen et citoyenne et conviée à participer dès qu'il le peut à des activités de tir sportif, ainsi qu'à apprendre les rudiments du montage/démontage d'armes. Les unités de la milice populaire sont la première ligne de défense si le pays venait à être attaqué et plusieurs dizaines de milliers de personnes viendraient grossir davantage ses rangs.
[center][img]https://i.imgur.com/HKl06Aw.png[/img][/center]
Très peu de régimes à travers le monde mettent frontalement en avant leur appartenance au "camp socialiste" : Le Bykova, le Gandhari ainsi que le Westrait sont les trois principaux pays qui forment le pôle socialiste mondial, chacun avec ses particularités et ses spécificités propres.
[center][img]https://i.imgur.com/C0pStbt.png[/img][/center]
Chez les révolutionnaires, la peur d'une armée permanente a toujours été palpable et le remplacement de cette dernière par une armée de milices et de partisans a souvent été évoqué. Cependant de nombreuses voix se sont levés contre le "partisianisme" et sur la nécessité de maintenir une armée régulière. Ce qui n'empêche aucunement de faire la promotion des milices populaires, qui peuvent être vues comme un contrepoids aux éléments conservateurs au sein des forces armées régulières.
[center][img]https://i.imgur.com/y2d9aI4.png[/img][/center]
L'avenir de la révolution westréenne repose sur la génération qui a activement participé à la guerre civile révolutionnaire, mais la génération qui va suivre aura comme tâche de poursuivre et d'accentuer les conquêtes révolutionnaires d'hier et en faire advenir de nouvelles.
[center][img]https://i.imgur.com/Iq1pxr1.png[/img][/center]
La classe ouvrière westréenne comprend plusieurs pôles importants qui sont les dockers, les teamsters ainsi que les mineurs. Ces derniers représentent depuis longtemps le fer de lance de la combativité ouvrière dans le pays, de la grande "Coal War" jusqu'à la "Great Miner's Strike" qui a précipité le déclenchement de la guerre civile révolutionnaire.[/justify]
-
Viktor Troska
[bod]BEING A COMMUNIST IN THE WESTRAIT COMMUNIST PARTY[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/Ilbm5rw.png[/img][/center]
[justify][quote]Face à ses adversaires, Lénine n'hésitait pas à affirmer qu'il se plaçait du côté de l'orthodoxie marxiste. C'est un peu le cas si l'on se penche sur l'histoire et le développement récent du Westrait Communist Party. Aucune force politique westréenne ne dispose aujourd'hui d'une assise aussi forte ainsi que d'une structure aussi fortement organisée et centralisée. Vis à vis du reste des organisations et partis communistes dans le monde, le modèle d'organisation du Westrait Communist Party est pour ainsi dire totalement "orthodoxe" : Un parti militarisé d'avant-garde qui se construit dans le feu de la lutte des classes dont le fonctionnement est basée sur le centralisme démocratique. Il n'accepte pas en son sein de tendances ou de fractions, considérant que ces dernières sont un manquement à la discipline ainsi qu'une trahison du centralisme démocratique : Liberté dans la discussion et unité dans l'action et la minorité se plie à la majorité. La structure et l'organisation du WCP est très proche de celle du PRDK-ML au Karmalistan, qu'il prend d'ailleurs comme modèle depuis sa réorganisation lors de l'élection du Audrey Grant à la tête du Parti à la fin de l'année 2032. Alors que le WCP est au bord de l'effondrement et qu'il a subit des coups terribles durant les premières années de la guerre civile révolutionnaire, le leadership groupé autour de Audrey Grant va permettre une transformation et une régénérescence du Westrait Communist Party sur des bases saines et qui sont aptes à pouvoir mener la lutte. La clandestinité va forger de nouveaux cadres révolutionnaires et permettre l'émergence d'organisations de front, chargés de coordonner la lutte avec les membres du Front Uni National. Aujourd'hui encore, le style d'organisation du WCP est marquée par la guerre civile et son austérité affiché n'en cache pas moins des velléités révolutionnaires largement démontrables. L'on n'entre pas au Westrait Communist Party comme l'on pourrait entrer dans une autre organisation révolutionnaire (ou non) : Le principe de cooptation est très important. L'on est d'abord un sympathisant qui entre en contact avec des membres de l'organisation qui sont chargés de faire un suivi et d'entamer une formation politique, idéologique ainsi que pratique. Le sympathisant devient alors un activiste et ses responsabilités commencent à devenir plus important. Avant de pouvoir prétendre intégrer le Parti à proprement parlé, il lui faut participer activement pendant une période de six, huit ou douze mois à une organisation de masse générée et dirigée par le Westrait Communist Party. Cela constitue un cap important et la capacité du sympathisant à s'investir dans les luttes de masses est importante, ainsi que son niveau théorique. Si il est accepté après son "initiation", il devient un membre officiel du Parti et une cérémonie est organisée avec l'ensemble de la cellule où il se trouve : Cette cérémonie bien qu'officiel est surtout le couronnement et fait office d'intégration définitive dans un cercle assez restreint. Car le Westrait Communist Party n'est pas un parti de masse, mais un parti de cadres, c'est à dire qu'il privilégie la qualité plutôt qu'à la quantité. Tant pis si d'anciens militants s'en vont, si des sympathisants refusent de se plier à la discipline pour entrer dans l'organisation. Ce qui importe c'est d'attirer les meilleurs éléments, les éléments qui vont constituer l'avant-garde de l'organisation ainsi que son noyau directeur. Si une organisation de masse périclite et que des sympathisants sont dispersés, cette perte est couverte par le fait que le Parti lui reste intact.
Le style de travail au sein du Westrait Communist Party est également calqué sur un modèle d'organisation communiste strict, c'est à dire un parti hiérarchisé qui fonctionne sur la base du centralisme démocratique. La discipline, l'exemple, le dévouement ainsi que la capacité à pouvoir diriger des luttes de masses est très importante. Le Westrait Communist Party ne cherche pas des "poseurs", mais des militants qui sont trempés dans l'acier et qui acceptent de se donner corps et âme pour la cause révolutionnaire. C'est là que l'on reconnait un véritable communiste et non pas un activiste qui se proclame "être communiste". Pour le WCP, être communiste incombe des tâches et des responsabilité énormes, une présence quotidienne dans le travail de masse ou le travail au sein de l'appareil du Parti. Le style de travail donc n'est pas fringant, il n'est pas exubérant : Un communiste se dévoue pour l'intérêt de sa classe et pour l'avenir de la révolution. Il se doit d'être un modèle sur le plan des principes, des idées, de la pratique. Les fanfarons, les suffisants et les personnalités jugés instables sont soumises à des critiques intenses et le plus souvent, une autocritique sur leur comportement est nécessaire si les choses s'enveniment où qu'elle brisent les cadres dans lequel le WCP à l'habitude de travailler. Si il y a un refus d'accepter la critique et de faire son autocritique, la personne est immédiatement expulsée du Parti et ne pourra pas prétendre revenir en son sein sans avoir fait son autocritique mais également corrigé son attitude général sur le terrain. Avec cette rapide perspective, l'on voit donc qu'être communiste au Westrait n'est pas une partie de plaisir, il ne s'agit ni d'un hobby ou d'un passe-temps. La formation des cadres ainsi que des membres est très importante et n'est aucunement à négliger. Pour pouvoir prétendre être un communiste, il faut non seulement être théoriquement formé, mais également être reconnu comme dirigeant de luttes au sein des masses. A terme, des personnes qui quelques mois auparavant ne savaient pas comment organiser une grève, un meeting ou tout simplement s'adresser publiquement devant des centaines ou des milliers de personnes doivent être apte à pouvoir le faire, même si le processus peut prendre du temps. Il est donc contraignant d'être un militant révolutionnaire et le qualificatif de communiste a ici un sens réel et profond, là où il est synonyme sur d'autres latitudes d'insulte ou caricaturé/représenté par des étudiantes aux cheveux bleues. Chose impensable dans une organisation aussi sérieuse que le Westrait Communist Party, où les branches étudiantes de l'organisation sont de toutes manières soumises à un travail de masse tout aussi intense ainsi qu'à la nécessité d'effectuer un travail dans la production à côté de ces études afin d'être en lien avec les masses.
L'organisation est les ramifications du Westrait Communist Party sont assez peu connues au-delà du Parti et reste un mystère pour énormément de personnes. De nombreux membres de bases ainsi que les sympathisants ne sont même pas au courant que de tels organes existent (encore). L'appareil clandestin du WCP par exemple existe toujours, tout comme son propre réseau d'espionnage/contre-espionnage ou de faux papiers d'identités pour ne citer que cela. Cette structure est héritée de la guerre civile révolutionnaire et officieusement, elle reste en activité. Une commission militaire existe, couronné par un appareil militaire composé de quelques camarades triés sur le volet et ayant fait leurs preuves dans le travail clandestin et sur les questions militaires. Tout le temps armés et disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ils sont chargés principalement de la protection de la direction et des membres influents de l'organisation tout comme des opérations de "style militaire" contre leurs adversaires politiques. La pointe visible et connue de l'appareil militaire clandestin du Westrait Communist Party est matérialisée dans les Combat Groups of the Working Class, groupe paramilitaire d'auto-défense et qui constitue le noyau armé de la structure militaire de l'organisation. Car le Westrait Communist Party s'est développé et continue de se développer selon un axe de travail très simple qui se nomme la construction concentrique des instruments de la révolution : Au centre le Parti, l'Etat-Major qui forme le premier instrument. Ensuite le deuxième instrument sous la forme des forces combattantes. Enfin le front uni, c'est à dire l'ensemble des organisations de masses qui sont dirigées par le Parti et qui servent à impulser des campagnes et où les masses non encartés au sein du WCP peuvent se retrouver et mener la lutte, sous la ligne idéologique et politique du WCP. Le développement continuel de ces trois instruments se fait de manière concomitante, dès que le Parti se développe, le Front Uni ainsi que les Forces Combattantes se développent également. C'est ici que le WCP innove par rapport aux autres partis communistes à travers le monde, puisqu'il est le seul à appliquer consciemment cette stratégie de développement en s'appuyant sur la Pensée Urdzhar, que le WCP considère à juste titre comme applicable universellement.
On ne lésine à vrai dire aucunement sur les principes théoriques au sein du Westrait Communist Party. Puisque le marxisme est une science, il faut constamment se confronter au réel et se mettre au diapason de la lutte des classes pour que les analyses et la pratique qui découlera de ces analyses soient le plus exact possible. Le développement continuel et graduel du marxisme ainsi que son approfondissement par de nouvelles théories et compréhension du monde est au cœur de la formation de chaque militant communiste. Grâce à sa position dominante au sein de la société westréenne, le WCP est capable de pouvoir générer ses propres écoles de cadres et également de disposer de sa propre université pour former ses militants et futurs cadres à la lutte révolutionnaire : L'on y enseigne l'histoire, la philosophie, la politique, les sciences, les mathématiques, l'économie politique, etc etc. Seule une compréhension juste et scientifique du monde permet d'avoir une influence concrète sur le réel et le devenir du pays. C'est donc en développant les capacités des membres et des futurs cadres, que la possibilité d'assurer un leadership sera sans cesse renouvelé. L'étude sérieuse et consciencieuse du développement du socialisme au Westrait est également pris très au sérieux par le Westrait Communist Party, qui compte bien avoir une emprise réelle sur le devenir de la révolution et lui permettre de pouvoir s'épanouir dans la bonne direction, c'est à dire vers le communisme. A vrai dire si la situation est aujourd'hui excellente pour le WCP, elle n'en est pas moins précaire un an après le "Victorieux mois de Juin". La proclamation d'une nouvelle autorité et l'instauration de la dictature du prolétariat ne semble être encore une fois qu'une première étape qu'il va s'agir de consolider davantage, pour qu'aucun retour en arrière ne puisse être possible. C'est pour cela que le WCP attaque inlassablement ses "amis" politiques d'hier et qu'il se refuse à les suivre dans les même marécages de la bouille réformiste et économiste, voie de garage assurée pour le devenir de la révolution ainsi que du socialisme. C'est donc aux avant-postes que son attendus les militants du Westrait Communist Party, car eux seuls sauront se montrer capable des défis énormes qui attendent encore la révolution socialiste westréenne. C'est pour cela qu'il est n'est pas possible de "jouer au communiste" au Westrait, car l'on se ferait immédiatement démasqué comme un opportuniste, voir un liquidateur de droite. On ne "joue" pas, l'on est un communiste. Cette donnée vitale est peut-être mal comprise au sein même de la société westréenne, tout comme la spécificité propre du Westrait Communist Party n'est pas comprise par les analystes du monde entier qui n'y voient qu'un énième "parti communiste au pouvoir". Il faut se souvenir des mots de Clyde Sellers, qui ne sont pas des mots envoyés en l'air ou prononcés pour rien : « Si nous communistes [westréens et westréennes] avions toute la latitude que nous souhaiterions, les choses seraient différentes. Peut-être que c'est ce qui sauve pour le moment nos adversaires politiques. Qu'ils continuent de fanfaronner, à la fin il faudra payer l'addition. Ce n'est pas une menace, c'est un constat ». Le moment où le WCP déchaînera réellement et pleinement ses forces dans les batailles à venir pour assurer la continuation de la révolution n'est pas encore venu, mais pour ses dirigeants tout semble y mener. Alors à ce moment précis, après des années à avoir préparé l'entièreté de leur appareil à cette éventualité, ils se jetteront avec férocité dans cette bataille. Être communiste au Westrait aura donc concrètement un sens, un sens profond et radical que peu arrivent concrètement à percevoir actuellement.
[center][img]https://i.imgur.com/Ilbm5rw.png[/img][/center]
[justify][quote]Face à ses adversaires, Lénine n'hésitait pas à affirmer qu'il se plaçait du côté de l'orthodoxie marxiste. C'est un peu le cas si l'on se penche sur l'histoire et le développement récent du Westrait Communist Party. Aucune force politique westréenne ne dispose aujourd'hui d'une assise aussi forte ainsi que d'une structure aussi fortement organisée et centralisée. Vis à vis du reste des organisations et partis communistes dans le monde, le modèle d'organisation du Westrait Communist Party est pour ainsi dire totalement "orthodoxe" : Un parti militarisé d'avant-garde qui se construit dans le feu de la lutte des classes dont le fonctionnement est basée sur le centralisme démocratique. Il n'accepte pas en son sein de tendances ou de fractions, considérant que ces dernières sont un manquement à la discipline ainsi qu'une trahison du centralisme démocratique : Liberté dans la discussion et unité dans l'action et la minorité se plie à la majorité. La structure et l'organisation du WCP est très proche de celle du PRDK-ML au Karmalistan, qu'il prend d'ailleurs comme modèle depuis sa réorganisation lors de l'élection du Audrey Grant à la tête du Parti à la fin de l'année 2032. Alors que le WCP est au bord de l'effondrement et qu'il a subit des coups terribles durant les premières années de la guerre civile révolutionnaire, le leadership groupé autour de Audrey Grant va permettre une transformation et une régénérescence du Westrait Communist Party sur des bases saines et qui sont aptes à pouvoir mener la lutte. La clandestinité va forger de nouveaux cadres révolutionnaires et permettre l'émergence d'organisations de front, chargés de coordonner la lutte avec les membres du Front Uni National. Aujourd'hui encore, le style d'organisation du WCP est marquée par la guerre civile et son austérité affiché n'en cache pas moins des velléités révolutionnaires largement démontrables. L'on n'entre pas au Westrait Communist Party comme l'on pourrait entrer dans une autre organisation révolutionnaire (ou non) : Le principe de cooptation est très important. L'on est d'abord un sympathisant qui entre en contact avec des membres de l'organisation qui sont chargés de faire un suivi et d'entamer une formation politique, idéologique ainsi que pratique. Le sympathisant devient alors un activiste et ses responsabilités commencent à devenir plus important. Avant de pouvoir prétendre intégrer le Parti à proprement parlé, il lui faut participer activement pendant une période de six, huit ou douze mois à une organisation de masse générée et dirigée par le Westrait Communist Party. Cela constitue un cap important et la capacité du sympathisant à s'investir dans les luttes de masses est importante, ainsi que son niveau théorique. Si il est accepté après son "initiation", il devient un membre officiel du Parti et une cérémonie est organisée avec l'ensemble de la cellule où il se trouve : Cette cérémonie bien qu'officiel est surtout le couronnement et fait office d'intégration définitive dans un cercle assez restreint. Car le Westrait Communist Party n'est pas un parti de masse, mais un parti de cadres, c'est à dire qu'il privilégie la qualité plutôt qu'à la quantité. Tant pis si d'anciens militants s'en vont, si des sympathisants refusent de se plier à la discipline pour entrer dans l'organisation. Ce qui importe c'est d'attirer les meilleurs éléments, les éléments qui vont constituer l'avant-garde de l'organisation ainsi que son noyau directeur. Si une organisation de masse périclite et que des sympathisants sont dispersés, cette perte est couverte par le fait que le Parti lui reste intact.
Le style de travail au sein du Westrait Communist Party est également calqué sur un modèle d'organisation communiste strict, c'est à dire un parti hiérarchisé qui fonctionne sur la base du centralisme démocratique. La discipline, l'exemple, le dévouement ainsi que la capacité à pouvoir diriger des luttes de masses est très importante. Le Westrait Communist Party ne cherche pas des "poseurs", mais des militants qui sont trempés dans l'acier et qui acceptent de se donner corps et âme pour la cause révolutionnaire. C'est là que l'on reconnait un véritable communiste et non pas un activiste qui se proclame "être communiste". Pour le WCP, être communiste incombe des tâches et des responsabilité énormes, une présence quotidienne dans le travail de masse ou le travail au sein de l'appareil du Parti. Le style de travail donc n'est pas fringant, il n'est pas exubérant : Un communiste se dévoue pour l'intérêt de sa classe et pour l'avenir de la révolution. Il se doit d'être un modèle sur le plan des principes, des idées, de la pratique. Les fanfarons, les suffisants et les personnalités jugés instables sont soumises à des critiques intenses et le plus souvent, une autocritique sur leur comportement est nécessaire si les choses s'enveniment où qu'elle brisent les cadres dans lequel le WCP à l'habitude de travailler. Si il y a un refus d'accepter la critique et de faire son autocritique, la personne est immédiatement expulsée du Parti et ne pourra pas prétendre revenir en son sein sans avoir fait son autocritique mais également corrigé son attitude général sur le terrain. Avec cette rapide perspective, l'on voit donc qu'être communiste au Westrait n'est pas une partie de plaisir, il ne s'agit ni d'un hobby ou d'un passe-temps. La formation des cadres ainsi que des membres est très importante et n'est aucunement à négliger. Pour pouvoir prétendre être un communiste, il faut non seulement être théoriquement formé, mais également être reconnu comme dirigeant de luttes au sein des masses. A terme, des personnes qui quelques mois auparavant ne savaient pas comment organiser une grève, un meeting ou tout simplement s'adresser publiquement devant des centaines ou des milliers de personnes doivent être apte à pouvoir le faire, même si le processus peut prendre du temps. Il est donc contraignant d'être un militant révolutionnaire et le qualificatif de communiste a ici un sens réel et profond, là où il est synonyme sur d'autres latitudes d'insulte ou caricaturé/représenté par des étudiantes aux cheveux bleues. Chose impensable dans une organisation aussi sérieuse que le Westrait Communist Party, où les branches étudiantes de l'organisation sont de toutes manières soumises à un travail de masse tout aussi intense ainsi qu'à la nécessité d'effectuer un travail dans la production à côté de ces études afin d'être en lien avec les masses.
L'organisation est les ramifications du Westrait Communist Party sont assez peu connues au-delà du Parti et reste un mystère pour énormément de personnes. De nombreux membres de bases ainsi que les sympathisants ne sont même pas au courant que de tels organes existent (encore). L'appareil clandestin du WCP par exemple existe toujours, tout comme son propre réseau d'espionnage/contre-espionnage ou de faux papiers d'identités pour ne citer que cela. Cette structure est héritée de la guerre civile révolutionnaire et officieusement, elle reste en activité. Une commission militaire existe, couronné par un appareil militaire composé de quelques camarades triés sur le volet et ayant fait leurs preuves dans le travail clandestin et sur les questions militaires. Tout le temps armés et disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ils sont chargés principalement de la protection de la direction et des membres influents de l'organisation tout comme des opérations de "style militaire" contre leurs adversaires politiques. La pointe visible et connue de l'appareil militaire clandestin du Westrait Communist Party est matérialisée dans les Combat Groups of the Working Class, groupe paramilitaire d'auto-défense et qui constitue le noyau armé de la structure militaire de l'organisation. Car le Westrait Communist Party s'est développé et continue de se développer selon un axe de travail très simple qui se nomme la construction concentrique des instruments de la révolution : Au centre le Parti, l'Etat-Major qui forme le premier instrument. Ensuite le deuxième instrument sous la forme des forces combattantes. Enfin le front uni, c'est à dire l'ensemble des organisations de masses qui sont dirigées par le Parti et qui servent à impulser des campagnes et où les masses non encartés au sein du WCP peuvent se retrouver et mener la lutte, sous la ligne idéologique et politique du WCP. Le développement continuel de ces trois instruments se fait de manière concomitante, dès que le Parti se développe, le Front Uni ainsi que les Forces Combattantes se développent également. C'est ici que le WCP innove par rapport aux autres partis communistes à travers le monde, puisqu'il est le seul à appliquer consciemment cette stratégie de développement en s'appuyant sur la Pensée Urdzhar, que le WCP considère à juste titre comme applicable universellement.
On ne lésine à vrai dire aucunement sur les principes théoriques au sein du Westrait Communist Party. Puisque le marxisme est une science, il faut constamment se confronter au réel et se mettre au diapason de la lutte des classes pour que les analyses et la pratique qui découlera de ces analyses soient le plus exact possible. Le développement continuel et graduel du marxisme ainsi que son approfondissement par de nouvelles théories et compréhension du monde est au cœur de la formation de chaque militant communiste. Grâce à sa position dominante au sein de la société westréenne, le WCP est capable de pouvoir générer ses propres écoles de cadres et également de disposer de sa propre université pour former ses militants et futurs cadres à la lutte révolutionnaire : L'on y enseigne l'histoire, la philosophie, la politique, les sciences, les mathématiques, l'économie politique, etc etc. Seule une compréhension juste et scientifique du monde permet d'avoir une influence concrète sur le réel et le devenir du pays. C'est donc en développant les capacités des membres et des futurs cadres, que la possibilité d'assurer un leadership sera sans cesse renouvelé. L'étude sérieuse et consciencieuse du développement du socialisme au Westrait est également pris très au sérieux par le Westrait Communist Party, qui compte bien avoir une emprise réelle sur le devenir de la révolution et lui permettre de pouvoir s'épanouir dans la bonne direction, c'est à dire vers le communisme. A vrai dire si la situation est aujourd'hui excellente pour le WCP, elle n'en est pas moins précaire un an après le "Victorieux mois de Juin". La proclamation d'une nouvelle autorité et l'instauration de la dictature du prolétariat ne semble être encore une fois qu'une première étape qu'il va s'agir de consolider davantage, pour qu'aucun retour en arrière ne puisse être possible. C'est pour cela que le WCP attaque inlassablement ses "amis" politiques d'hier et qu'il se refuse à les suivre dans les même marécages de la bouille réformiste et économiste, voie de garage assurée pour le devenir de la révolution ainsi que du socialisme. C'est donc aux avant-postes que son attendus les militants du Westrait Communist Party, car eux seuls sauront se montrer capable des défis énormes qui attendent encore la révolution socialiste westréenne. C'est pour cela qu'il est n'est pas possible de "jouer au communiste" au Westrait, car l'on se ferait immédiatement démasqué comme un opportuniste, voir un liquidateur de droite. On ne "joue" pas, l'on est un communiste. Cette donnée vitale est peut-être mal comprise au sein même de la société westréenne, tout comme la spécificité propre du Westrait Communist Party n'est pas comprise par les analystes du monde entier qui n'y voient qu'un énième "parti communiste au pouvoir". Il faut se souvenir des mots de Clyde Sellers, qui ne sont pas des mots envoyés en l'air ou prononcés pour rien : « Si nous communistes [westréens et westréennes] avions toute la latitude que nous souhaiterions, les choses seraient différentes. Peut-être que c'est ce qui sauve pour le moment nos adversaires politiques. Qu'ils continuent de fanfaronner, à la fin il faudra payer l'addition. Ce n'est pas une menace, c'est un constat ». Le moment où le WCP déchaînera réellement et pleinement ses forces dans les batailles à venir pour assurer la continuation de la révolution n'est pas encore venu, mais pour ses dirigeants tout semble y mener. Alors à ce moment précis, après des années à avoir préparé l'entièreté de leur appareil à cette éventualité, ils se jetteront avec férocité dans cette bataille. Être communiste au Westrait aura donc concrètement un sens, un sens profond et radical que peu arrivent concrètement à percevoir actuellement.
-
Viktor Troska
[bod]THE ALLIANCE[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/eOve2S0.png[/img][/center]
[justify]Contrairement à une idée reçue, l'ensemble du Westrait n'est pas une bouillie informe dirigée par des communistes qui uniformisent tout le monde et tout le temps. Si dans ses grandes lignes le pays connait de profonds bouleversements qui font légitimement de lui un pays socialiste, de nombreuses poches de résistances continuent d'exister. Ce qui est nommé le plus souvent sous le vocable de "l'opposition" est représentée principalement par le Republican Party, suivi par l'United Progressive Party. A côté d'eux, le Westrait National People's Party constitue également un pôle dans l'opposition bien qu'il fasse cavalier seul. La seule alternative qui se présente à l'ensemble de ces partis est de chercher l'appui des partis qui forment le "centre", péjorativement nommé le marais : Le Farmer-Labor Party, le Democratic Socialist Party et quelques franges du Democratic Party en dissidence. Sans cet appui, il est impossible de pouvoir constituer un bloc suffisant pour briguer une majorité au sein des institutions du pays. C'est principalement les hésitations du centre qui fait piétiner une telle possibilité, bien que l'United Progressive Party est déjà choisi de franchir le pays et de passer quasiment, voir totalement à droite. Pour James O'Donnell, grand ponte du Republican Party, il n'y avait pas de doute sur le fait que cette stratégie ne fonctionnerait pas. Homme habile, diplomate mais excessivement sournois, il savait qu'il fallait compter sur d'autres forces pour parvenir aux fins qu'il visait : Coller une raclée aux communistes et reprendre ce qu'il considérait être légitimement son pays. A l'époque de la guerre civile, James O'Donnell s'est très tôt détourné des militaires et avait compris que leur défaite était inévitable... Un présage à un moment où personne n'y croyait sincèrement ? Politicien de longue date, écouté au sein de son propre camp et peu adepte des prises de paroles en public, c'est avant tout un travailleur de l'ombre, tissant un réseau d'influence important. Respecté autant qu'il était craint, il était celui qui dirige officiellement le Republican Party depuis la fin de la guerre civile. Les marionnettes féminines à sa tête ne sont là finalement que pour l'image et certainement pas pour le fond politique. Car le fond politique, c'est lui et lui seul.
JAMES O'DONNELL | « Eddie, Eddie, Eddie... Je pense que tu analyses très mal la situation. Nous n'avons pas à être aussi pessimiste que nous pouvions l'être il y a encore quelques mois. Le vent est entrain de tourner, il faut saisir notre chance. »
Dans sa résidence secondaire, O'Donnell recevait énormément de monde. De longs entretiens en privée et de longues discussions politiques qu'il affectionnait tout particulièrement. Un endroit reculé et sûr, où tout le monde pouvait parler librement.
EDDIE LAMB | « Je n'arrive pas à avoir ton optimisme. Tu sais parfaitement que tout est verrouillé dans ce foutu système ! Même si la situation peut paraître favorable, elle n'est pas à portée de main. Les communistes ont deux longueurs d'avance sur nous, peut-être trois ou quatre. Nous nous attaquons à quelque chose qui nous dépasse et de très loin ! »
JAMES O'DONNELL | « Les meilleures forteresses se prennent de l'intérieur mon ami, elle se prennent de l'intérieur... »
JONATHAN CLARKE | « J'ai une question qui peut paraître idiote mais, qu'est-ce que Wilson pense de tout ça ? »
Melissa Wilson est a dirigeante officielle du Republican Party, sa figure principale depuis maintenant un an. C'est O'Donnell qui avait décidé de la mettre en avant contre Nina Wilder, qui ne représentait plus assez bien et faisait chuter le marketing et l'attrait pour son Parti. Cette question fit donc éclater de rire le principal intéressé.
JAMES O'DONNELL | « Toujours autant le sens de la déconne Jonathan, tu ne changes pas. Est-ce que je suis obligé de répondre, où mon rire sarcastique est un élément de réponse sans que j'ai besoin de pouvoir approfondir ? »
JONATHAN CLARKE | « C'était une question parfaitement innocente à vrai dire. »
Le visage de son interlocuteur se figea subitement, démontrant son brusque changement d'attitude.
[center][img]https://i.imgur.com/S666KWm.png[/img]
JAMES O'DONNELL
"Homme de l'ombre" du Republican Party et sa véritable tête pensante[/center]
JAMES O'DONNELL | « Elle fait comme toujours, elle ferme sa gueule, elle reste à sa place. C'est comme ça que fonctionne une société normale et pas pourrie par le marxisme culturel. Les forts décident, les dominants font comprendre aux autres qu'ils doivent rester à leurs places. Si nous n'arrivons pas à maintenir cela, tout risque de partir de travers. Wilson ferme donc sa gueule et quand on l'a siffle, elle s'agite et nous donne une bonne image. Pour le reste, des gens sont payés pour penser à sa place. Je ne voulais pas en arriver là, mais ta question est d'une stupidité affligeante mon bonhomme. On va continuer longtemps à ne rien faire pendant que notre pays part en couille, c'est ça ? On fait trois vannes, on fait les bonhommes de temps à autre et on rentre à la maison ? Pour vous c'est peut-être un jeu, pour moi c'est autrement plus sérieux. »
EDDIE LAMB | « Tu y vas un peu fort avec Jonathan, James. Tu n'as pas à t'énervé contre lui comme tu viens de le faire. »
JONATHAN CLARKE | « Non, il a raison Eddie. Je m'excuse James, je ne voulais pas t'énerver, ça ne se reproduira plus. »
O'Donnell donna plusieurs petites tapes amicales sur l'épaule de Jonathan Clarke.
JAMES O'DONNELL | « Ce n'est rien Jonathan, ce n'est rien. C'est juste qu'en ce moment je dors assez mal la nuit. Nous sommes à deux doigts de parvenir à quelque chose et cela me prend énormément de temps et de patience. »
EDDIE LAMB | « D'ailleurs, tu ne voulais pas nous présenter à quelqu'un ? »
JAMES O'DONNELL | « Cette personne ne devrait plus tarder désormais. Tout vient à point à qui sait attendre... Revenons à nos moutons cependant. Nous avons la possibilité de pouvoir exploiter les dissensions qui commencent à naître au sein de la majorité, c'est un fait. Il est évident qu'il nous faut avant toute chose parvenir à isoler les communistes et ensuite nous attaquer au ventre mou de la majorité. Je pense que nous devrions concentrer nos attaques de cette façon et nous avons de quoi pouvoir maintenir la flamme longtemps. »
EDDIE LAMB | « Tu veux parler de cette déclaration des gauchistes au Dahar et du dernier article de nos amis de The Voice of Dissent si je ne m'abuse ? »
JAMES O'DONNELL | « Oui, nous avons essayé pendant longtemps d'attaquer les communistes et leurs alliés sur la droite, ça ne sert strictement à rien et nous perdons notre temps. Nous devons les attaquer sur leur propre terrain et les battre sur ce même terrain. Si nous parvenons à démontrer qu'ils dénaturent totalement leur message révolutionnaire, nous exciterons le gauchiste et il nous servira pour foutre le bordel. Nous avons un vivier d'étudiants et de branleurs qui quintuplent leur année à la Fac pour cela. Ils sont totalement cons et manipulables. Cela ne peut pas rater. »
JONATHAN CLARKE | « Le problème fondamental c'est qu'ils ne seront pas de tailles lorsque les mineurs, les dockers ou les routiers vont venir leur casser la gueule. Car c'est bien là que les communistes et leurs alliés socialistes et syndicalistes puisent toutes leurs forces de frappe. Il suffit de voir la dernière fois qu'il y a eu une descente de mineurs en ville, le WNPP a pris une branlée mémorable et il paraît que certains de leurs membres continuent encore de courir... »
??? | « C'est là que j'interviens logiquement, non ? C'est bien ça ? »
Eddie Lamb et Jonathan Clarke se retournèrent à ces paroles, surpris par l'apparition d'un homme juste derrière eux. Ils n'eurent aucun mal à reconnaître très rapidement de qui il s'agissait.
JAMES O'DONNELL | « Cornelius ! Je t'ai connu plus ponctuel par le passé quand même... Regarde, tu leur fait peur. Viens, viens t'asseoir. Messieurs, je ne vais pas vous présenter l'illustre Cornelius Wiggins que vous connaissez sans doute déjà. »
Les deux hommes se prirent dans les bras et rigolèrent en s'adressant des grosses tapes viriles dans le dos, car on est quand même pas chez les communistes ici... Les deux autres personnes autour de la table restèrent interdites.
[center][img]https://i.imgur.com/hjyxW3e.png[/img]
CORNELIUS WIGGINS
Ancien dirigeant de la Liberty of Death, présumé mort[/center]
CORNELIUS WIGGINS | « Messieurs, on a l'impression que vous venez de voir un fantôme, vous êtes blanc l'un comme l'autre. Détendez-vous, regardez je range mon arme et l'on va pouvoir discuter. Je ne suis pas une brute vous savez, il ne faut pas écouter ce que les communistes racontent sur moi. »
JAMES O'DONNELL | « Ils vont s'en remettre Cornelius, ne t'en fais pas. Moi aussi si un mort revenait à la vie, je serai sans doute surpris de le voir s'installer à ma table et tailler une bavette. Il faut les comprendre, ce foutu système est entrain de les ramollir. »
CORNELIUS WIGGINS | « Tu veux dire qu'ils sont entrain de devenir communistes ? Il y a plusieurs choses que je n'aime pas dans la vie, mais alors les communistes c'est certainement la pire des choses. »
Il dégaina son arme et la pointa sur le front de Jonathan Clarke, qui sursaute tellement il fut pris de peur. Il semblait se décomposer alors que le canon de l'arme venait faire pression sur son front.
EDDIE LAMB | « Je pense que l'on a compris, vous êtes le méchant et vous nous faîtes peur. Arrêtez avant que Jonathan ne se fasse dessus. James, il faut que tu t'expliques, qu'est-ce que ce charmant monsieur vient faire ici ? »
JAMES O'DONNELL | « Il va nous aider dans le plan que nous parlions plus tôt, il est parfaitement fia... Cornelius, tu peux arrêter de menacer Jonathan, je pense qu'il a compris maintenant. S'il te plait. »
Cornelius tourna sa tête vers James O'Donnell et haussa les épaules, avant de rengainer son arme. Clarke poussa un soupir de soulagement après avoir sué à grosses gouttes.
JONATHAN CLARKE | « Très convaincant monsieur Wiggins. Je peux comprendre pourquoi vous vous êtes fait autant d'ennemis chez nos amis communistes. Mais la prochaine fois, prévenez-moi avant s'il vous plait. »
CORNELIUS WIGGINS | « On rigooooole ! Trop de sérieux c'est le symptôme d'une mauvaise digestion disait ce bon vieux Nietzsche. Bon, on en était où ? La partie où tu leur explique que les gauchistes servent d'appâts et que moi et mes gars on s'occupe de fumer ce qui pourrait nous faire obstacle ? »
JAMES O'DONNELL | « Nous en étions là en effet. Pendant que nous exciterons la gauche des communistes, nous ferons comprendre aux centristes et au reste de l'opposition qu'il faudra compter avec nous pour former un nouveau gouvernement. Une fois que la merde sera lancée, nous placerons nos pions afin de décapiter notre adversaire, minutieusement et sans éveiller les soupçons de la Sécurité Publique. Nous sommes prêt messieurs, comme je vous le disais au début de notre entretien ! »
EDDIE LAMB | « Tuer des gens ? Cela ne fonctionnait déjà pas à l'époque, pourquoi cela devrait fonctionner aujourd'hui ? »
CORNELIUS WIGGINS | « Parce que ce sont des attentats sous faux drapeaux qui seront attribués à des groupuscules gauchistes, qui bien entendu n'auront aucune existence. Ou plutôt si ils en auront, mais ils seront poussés par nous pour provoquer des dégâts mortels à nos ennemis. Nous sommes couvert de ce côté là. Au fait James, j'ai une bonne nouvelle. »
JAMES O'DONNELL | « Ne te prive pas pour nous en faire part. »
CORNELIUS WIGGINS | « Wesley Holman est déjà avec nous. »
Les trois hommes se regardèrent, puis tournèrent leurs regards vers un Cornelius Wiggins qui haussa les épaules et les mains avec un léger sourire moqueur. L'engrenage venait de s'amorcer.[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/eOve2S0.png[/img][/center]
[justify]Contrairement à une idée reçue, l'ensemble du Westrait n'est pas une bouillie informe dirigée par des communistes qui uniformisent tout le monde et tout le temps. Si dans ses grandes lignes le pays connait de profonds bouleversements qui font légitimement de lui un pays socialiste, de nombreuses poches de résistances continuent d'exister. Ce qui est nommé le plus souvent sous le vocable de "l'opposition" est représentée principalement par le Republican Party, suivi par l'United Progressive Party. A côté d'eux, le Westrait National People's Party constitue également un pôle dans l'opposition bien qu'il fasse cavalier seul. La seule alternative qui se présente à l'ensemble de ces partis est de chercher l'appui des partis qui forment le "centre", péjorativement nommé le marais : Le Farmer-Labor Party, le Democratic Socialist Party et quelques franges du Democratic Party en dissidence. Sans cet appui, il est impossible de pouvoir constituer un bloc suffisant pour briguer une majorité au sein des institutions du pays. C'est principalement les hésitations du centre qui fait piétiner une telle possibilité, bien que l'United Progressive Party est déjà choisi de franchir le pays et de passer quasiment, voir totalement à droite. Pour James O'Donnell, grand ponte du Republican Party, il n'y avait pas de doute sur le fait que cette stratégie ne fonctionnerait pas. Homme habile, diplomate mais excessivement sournois, il savait qu'il fallait compter sur d'autres forces pour parvenir aux fins qu'il visait : Coller une raclée aux communistes et reprendre ce qu'il considérait être légitimement son pays. A l'époque de la guerre civile, James O'Donnell s'est très tôt détourné des militaires et avait compris que leur défaite était inévitable... Un présage à un moment où personne n'y croyait sincèrement ? Politicien de longue date, écouté au sein de son propre camp et peu adepte des prises de paroles en public, c'est avant tout un travailleur de l'ombre, tissant un réseau d'influence important. Respecté autant qu'il était craint, il était celui qui dirige officiellement le Republican Party depuis la fin de la guerre civile. Les marionnettes féminines à sa tête ne sont là finalement que pour l'image et certainement pas pour le fond politique. Car le fond politique, c'est lui et lui seul.
JAMES O'DONNELL | « Eddie, Eddie, Eddie... Je pense que tu analyses très mal la situation. Nous n'avons pas à être aussi pessimiste que nous pouvions l'être il y a encore quelques mois. Le vent est entrain de tourner, il faut saisir notre chance. »
Dans sa résidence secondaire, O'Donnell recevait énormément de monde. De longs entretiens en privée et de longues discussions politiques qu'il affectionnait tout particulièrement. Un endroit reculé et sûr, où tout le monde pouvait parler librement.
EDDIE LAMB | « Je n'arrive pas à avoir ton optimisme. Tu sais parfaitement que tout est verrouillé dans ce foutu système ! Même si la situation peut paraître favorable, elle n'est pas à portée de main. Les communistes ont deux longueurs d'avance sur nous, peut-être trois ou quatre. Nous nous attaquons à quelque chose qui nous dépasse et de très loin ! »
JAMES O'DONNELL | « Les meilleures forteresses se prennent de l'intérieur mon ami, elle se prennent de l'intérieur... »
JONATHAN CLARKE | « J'ai une question qui peut paraître idiote mais, qu'est-ce que Wilson pense de tout ça ? »
Melissa Wilson est a dirigeante officielle du Republican Party, sa figure principale depuis maintenant un an. C'est O'Donnell qui avait décidé de la mettre en avant contre Nina Wilder, qui ne représentait plus assez bien et faisait chuter le marketing et l'attrait pour son Parti. Cette question fit donc éclater de rire le principal intéressé.
JAMES O'DONNELL | « Toujours autant le sens de la déconne Jonathan, tu ne changes pas. Est-ce que je suis obligé de répondre, où mon rire sarcastique est un élément de réponse sans que j'ai besoin de pouvoir approfondir ? »
JONATHAN CLARKE | « C'était une question parfaitement innocente à vrai dire. »
Le visage de son interlocuteur se figea subitement, démontrant son brusque changement d'attitude.
[center][img]https://i.imgur.com/S666KWm.png[/img]
JAMES O'DONNELL
"Homme de l'ombre" du Republican Party et sa véritable tête pensante[/center]
JAMES O'DONNELL | « Elle fait comme toujours, elle ferme sa gueule, elle reste à sa place. C'est comme ça que fonctionne une société normale et pas pourrie par le marxisme culturel. Les forts décident, les dominants font comprendre aux autres qu'ils doivent rester à leurs places. Si nous n'arrivons pas à maintenir cela, tout risque de partir de travers. Wilson ferme donc sa gueule et quand on l'a siffle, elle s'agite et nous donne une bonne image. Pour le reste, des gens sont payés pour penser à sa place. Je ne voulais pas en arriver là, mais ta question est d'une stupidité affligeante mon bonhomme. On va continuer longtemps à ne rien faire pendant que notre pays part en couille, c'est ça ? On fait trois vannes, on fait les bonhommes de temps à autre et on rentre à la maison ? Pour vous c'est peut-être un jeu, pour moi c'est autrement plus sérieux. »
EDDIE LAMB | « Tu y vas un peu fort avec Jonathan, James. Tu n'as pas à t'énervé contre lui comme tu viens de le faire. »
JONATHAN CLARKE | « Non, il a raison Eddie. Je m'excuse James, je ne voulais pas t'énerver, ça ne se reproduira plus. »
O'Donnell donna plusieurs petites tapes amicales sur l'épaule de Jonathan Clarke.
JAMES O'DONNELL | « Ce n'est rien Jonathan, ce n'est rien. C'est juste qu'en ce moment je dors assez mal la nuit. Nous sommes à deux doigts de parvenir à quelque chose et cela me prend énormément de temps et de patience. »
EDDIE LAMB | « D'ailleurs, tu ne voulais pas nous présenter à quelqu'un ? »
JAMES O'DONNELL | « Cette personne ne devrait plus tarder désormais. Tout vient à point à qui sait attendre... Revenons à nos moutons cependant. Nous avons la possibilité de pouvoir exploiter les dissensions qui commencent à naître au sein de la majorité, c'est un fait. Il est évident qu'il nous faut avant toute chose parvenir à isoler les communistes et ensuite nous attaquer au ventre mou de la majorité. Je pense que nous devrions concentrer nos attaques de cette façon et nous avons de quoi pouvoir maintenir la flamme longtemps. »
EDDIE LAMB | « Tu veux parler de cette déclaration des gauchistes au Dahar et du dernier article de nos amis de The Voice of Dissent si je ne m'abuse ? »
JAMES O'DONNELL | « Oui, nous avons essayé pendant longtemps d'attaquer les communistes et leurs alliés sur la droite, ça ne sert strictement à rien et nous perdons notre temps. Nous devons les attaquer sur leur propre terrain et les battre sur ce même terrain. Si nous parvenons à démontrer qu'ils dénaturent totalement leur message révolutionnaire, nous exciterons le gauchiste et il nous servira pour foutre le bordel. Nous avons un vivier d'étudiants et de branleurs qui quintuplent leur année à la Fac pour cela. Ils sont totalement cons et manipulables. Cela ne peut pas rater. »
JONATHAN CLARKE | « Le problème fondamental c'est qu'ils ne seront pas de tailles lorsque les mineurs, les dockers ou les routiers vont venir leur casser la gueule. Car c'est bien là que les communistes et leurs alliés socialistes et syndicalistes puisent toutes leurs forces de frappe. Il suffit de voir la dernière fois qu'il y a eu une descente de mineurs en ville, le WNPP a pris une branlée mémorable et il paraît que certains de leurs membres continuent encore de courir... »
??? | « C'est là que j'interviens logiquement, non ? C'est bien ça ? »
Eddie Lamb et Jonathan Clarke se retournèrent à ces paroles, surpris par l'apparition d'un homme juste derrière eux. Ils n'eurent aucun mal à reconnaître très rapidement de qui il s'agissait.
JAMES O'DONNELL | « Cornelius ! Je t'ai connu plus ponctuel par le passé quand même... Regarde, tu leur fait peur. Viens, viens t'asseoir. Messieurs, je ne vais pas vous présenter l'illustre Cornelius Wiggins que vous connaissez sans doute déjà. »
Les deux hommes se prirent dans les bras et rigolèrent en s'adressant des grosses tapes viriles dans le dos, car on est quand même pas chez les communistes ici... Les deux autres personnes autour de la table restèrent interdites.
[center][img]https://i.imgur.com/hjyxW3e.png[/img]
CORNELIUS WIGGINS
Ancien dirigeant de la Liberty of Death, présumé mort[/center]
CORNELIUS WIGGINS | « Messieurs, on a l'impression que vous venez de voir un fantôme, vous êtes blanc l'un comme l'autre. Détendez-vous, regardez je range mon arme et l'on va pouvoir discuter. Je ne suis pas une brute vous savez, il ne faut pas écouter ce que les communistes racontent sur moi. »
JAMES O'DONNELL | « Ils vont s'en remettre Cornelius, ne t'en fais pas. Moi aussi si un mort revenait à la vie, je serai sans doute surpris de le voir s'installer à ma table et tailler une bavette. Il faut les comprendre, ce foutu système est entrain de les ramollir. »
CORNELIUS WIGGINS | « Tu veux dire qu'ils sont entrain de devenir communistes ? Il y a plusieurs choses que je n'aime pas dans la vie, mais alors les communistes c'est certainement la pire des choses. »
Il dégaina son arme et la pointa sur le front de Jonathan Clarke, qui sursaute tellement il fut pris de peur. Il semblait se décomposer alors que le canon de l'arme venait faire pression sur son front.
EDDIE LAMB | « Je pense que l'on a compris, vous êtes le méchant et vous nous faîtes peur. Arrêtez avant que Jonathan ne se fasse dessus. James, il faut que tu t'expliques, qu'est-ce que ce charmant monsieur vient faire ici ? »
JAMES O'DONNELL | « Il va nous aider dans le plan que nous parlions plus tôt, il est parfaitement fia... Cornelius, tu peux arrêter de menacer Jonathan, je pense qu'il a compris maintenant. S'il te plait. »
Cornelius tourna sa tête vers James O'Donnell et haussa les épaules, avant de rengainer son arme. Clarke poussa un soupir de soulagement après avoir sué à grosses gouttes.
JONATHAN CLARKE | « Très convaincant monsieur Wiggins. Je peux comprendre pourquoi vous vous êtes fait autant d'ennemis chez nos amis communistes. Mais la prochaine fois, prévenez-moi avant s'il vous plait. »
CORNELIUS WIGGINS | « On rigooooole ! Trop de sérieux c'est le symptôme d'une mauvaise digestion disait ce bon vieux Nietzsche. Bon, on en était où ? La partie où tu leur explique que les gauchistes servent d'appâts et que moi et mes gars on s'occupe de fumer ce qui pourrait nous faire obstacle ? »
JAMES O'DONNELL | « Nous en étions là en effet. Pendant que nous exciterons la gauche des communistes, nous ferons comprendre aux centristes et au reste de l'opposition qu'il faudra compter avec nous pour former un nouveau gouvernement. Une fois que la merde sera lancée, nous placerons nos pions afin de décapiter notre adversaire, minutieusement et sans éveiller les soupçons de la Sécurité Publique. Nous sommes prêt messieurs, comme je vous le disais au début de notre entretien ! »
EDDIE LAMB | « Tuer des gens ? Cela ne fonctionnait déjà pas à l'époque, pourquoi cela devrait fonctionner aujourd'hui ? »
CORNELIUS WIGGINS | « Parce que ce sont des attentats sous faux drapeaux qui seront attribués à des groupuscules gauchistes, qui bien entendu n'auront aucune existence. Ou plutôt si ils en auront, mais ils seront poussés par nous pour provoquer des dégâts mortels à nos ennemis. Nous sommes couvert de ce côté là. Au fait James, j'ai une bonne nouvelle. »
JAMES O'DONNELL | « Ne te prive pas pour nous en faire part. »
CORNELIUS WIGGINS | « Wesley Holman est déjà avec nous. »
Les trois hommes se regardèrent, puis tournèrent leurs regards vers un Cornelius Wiggins qui haussa les épaules et les mains avec un léger sourire moqueur. L'engrenage venait de s'amorcer.[/justify]
-
Viktor Troska
[bod]THE STORY BEHIND THE FIRST RECONNAISSANCE BATTALION[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/MOE4ekI.png[/img]
Tenue de combat d'une membre du 1st Recon Battalion[/center]
[justify][quote]Très peu d'unités combattantes d'élites westréennes ont eu leur baptême de feu avant le conflit civil révolutionnaire. Pour beaucoup de ces unités, leur gloire s'est entièrement constituée pour leurs faits d'armes et leurs exploits pendant le conflit. C'est le cas notamment du 1st Recon Battalion qui est aujourd'hui non seulement une unité expérimentée, mais qui peut s'enorgueillir d'avoir participer aux actions les plus décisives lors de la guerre civile révolutionnaire. La constitution du 1st Recon Battalion remonte au début de l'année 2033, au moment où le rapport de force entre les militaires et les forces républicaines commencent à s'équilibrer. La création de la Republican Liberation Army est également un moteur important car pour une grande partie, les forces combattantes républicaines et révolutionnaires vont décider de s'unir sous un commandement unique et dissoudre leurs milices et leurs petites unités qui fonctionnaient de manière le plus souvent indépendante. Le besoin de constituer des petites unités d'action rapide s'est rapidement posé : Le professionnalisme des militaires restait un avantage certain en terme stratégique et face à cela, le camp républicain et révolutionnaire ne pouvait pas compter que sur le seul enthousiasme populaire. Groupé autour de quelques officiers qui avaient décidé de passer du côté de la révolution et de refuser que leur pays ne devienne une dictature militaire., la réorganisation complète des forces armées mènera à ce que la Republican Liberation Army devienne le modèle dominant et permette à la révolution de pouvoir connaître ses premiers succès sur le terrain d'ampleur national. Dans le sillage de cette vaste métamorphose armée, le Lieutenant-Colonel Peter Kelley décide de créer plusieurs unités chargés de mener des actions coups de poings, ainsi qu'un travail de reconnaissance et de tir de précision. C'est ainsi que s'est crée le 1st Recon Battalion, où de nombreux soldats triés sur le volet ont commencé un entraînement spécial de plus de dix semaines, allant du maniement des explosifs jusqu'à des tactiques d'infiltrations. De très nombreux oshiwax vont intégrer le 1st Recon Battalion, tant pour leur capacité au tir que pour leur endurance et leur habitude à vivre sur un terrain difficile et inhospitalier. Ce sera l'une des premières fois que la discrimination officielle touchant les natifs sautera et que leur intégration pleine et entière sera rendue possible dans l'histoire militaire westréenne.
Les premiers engagements du 1st Recon Battalion sont assez mitigés, l'entraînement intensif ne peut pas faire le pas sur une expérience de combat qui est quasiment inexistante à ce moment là. Mais au fur et rien mesure des engagements, la notoriété du 1st Recon Battalion commence lentement à croître : C'est par exemple l'équipe Bravo qui abat Everett Boone, le numéro deux du régime militaire dans une embuscade préparée de longue date le 26 Juillet 2034. Durant le temps de son engagement lors du conflit civil révolutionnaire, le 1st Recon Battalion va effectuer des milliers de missions et abattre plus de 300 cibles qui vont grandement affaiblir les capacités du gouvernement militaire. Warren Richmond passera d'ailleurs les deux dernières années du conflit dans une quasi clandestinité, ne se montrant que rarement de peur d'être pris pour cible. La plus belle action du 1st Recon Battalion est celle effectuée lors de la Bataille de Mooxwood, le 12 Avril 2035 : Alors qu'une offensive est lancée pour libérer totalement l'Etat de Surlea par la Republican Liberation Army, le 1st Recon Battalion a pour but de créer une diversion dans la petite ville de Mooxwood afin d'y attirer des renforts importants pour les militaires. Après quarante-cinq minutes de combats, le 1st Recon Battalion fait mine de vouloir se retirer de la ville. Les militaires pensent que le moment est venu de lancer un assaut décisif afin de prendre les forces de la Republican Liberation Army de revers. Mais à peine ces troupes entrent dans la ville de Mooxwood, que cette dernière part en fumée. La ville ayant été évacuée par l'Etat-Major de la Republican Liberation Army depuis un bon bout de temps, ce dernier a ordonné au 1st Recon Battalion de faire sauter la ville et d'enterrer les militaires sous les gravats. Si l'acte paraît barbare, il a néanmoins stoppé un débordement des lignes et réduit à néant les renforts que pouvaient escompter les militaires. Définitivement, le 1st Recon Battalion venait d'entrer dans la légende. Le 1st Recon Battalion participera à tous les combats qui seront mené par la suite et aura l'honneur d'être l'unité qui assurera la sécurité de la National Convention qui s'est tenue à Aristead durant les mois qui ont succédés à la fin du conflit civil. De son engagement décisif durant la guerre civile révolutionnaire, le 1st Recon Battalion adoptera cette devise : "The last thing you never see". L'on raconte volontiers que durant les derniers mois de la vie de Warren Richmond, ce dernier regardait toujours à deux fois derrière son épaule et ne laissait jamais une fenêtre ouverte, de peur d'être pris pour cible. Une telle histoire, cela ne s'invente pas...[/quote][/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/MOE4ekI.png[/img]
Tenue de combat d'une membre du 1st Recon Battalion[/center]
[justify][quote]Très peu d'unités combattantes d'élites westréennes ont eu leur baptême de feu avant le conflit civil révolutionnaire. Pour beaucoup de ces unités, leur gloire s'est entièrement constituée pour leurs faits d'armes et leurs exploits pendant le conflit. C'est le cas notamment du 1st Recon Battalion qui est aujourd'hui non seulement une unité expérimentée, mais qui peut s'enorgueillir d'avoir participer aux actions les plus décisives lors de la guerre civile révolutionnaire. La constitution du 1st Recon Battalion remonte au début de l'année 2033, au moment où le rapport de force entre les militaires et les forces républicaines commencent à s'équilibrer. La création de la Republican Liberation Army est également un moteur important car pour une grande partie, les forces combattantes républicaines et révolutionnaires vont décider de s'unir sous un commandement unique et dissoudre leurs milices et leurs petites unités qui fonctionnaient de manière le plus souvent indépendante. Le besoin de constituer des petites unités d'action rapide s'est rapidement posé : Le professionnalisme des militaires restait un avantage certain en terme stratégique et face à cela, le camp républicain et révolutionnaire ne pouvait pas compter que sur le seul enthousiasme populaire. Groupé autour de quelques officiers qui avaient décidé de passer du côté de la révolution et de refuser que leur pays ne devienne une dictature militaire., la réorganisation complète des forces armées mènera à ce que la Republican Liberation Army devienne le modèle dominant et permette à la révolution de pouvoir connaître ses premiers succès sur le terrain d'ampleur national. Dans le sillage de cette vaste métamorphose armée, le Lieutenant-Colonel Peter Kelley décide de créer plusieurs unités chargés de mener des actions coups de poings, ainsi qu'un travail de reconnaissance et de tir de précision. C'est ainsi que s'est crée le 1st Recon Battalion, où de nombreux soldats triés sur le volet ont commencé un entraînement spécial de plus de dix semaines, allant du maniement des explosifs jusqu'à des tactiques d'infiltrations. De très nombreux oshiwax vont intégrer le 1st Recon Battalion, tant pour leur capacité au tir que pour leur endurance et leur habitude à vivre sur un terrain difficile et inhospitalier. Ce sera l'une des premières fois que la discrimination officielle touchant les natifs sautera et que leur intégration pleine et entière sera rendue possible dans l'histoire militaire westréenne.
Les premiers engagements du 1st Recon Battalion sont assez mitigés, l'entraînement intensif ne peut pas faire le pas sur une expérience de combat qui est quasiment inexistante à ce moment là. Mais au fur et rien mesure des engagements, la notoriété du 1st Recon Battalion commence lentement à croître : C'est par exemple l'équipe Bravo qui abat Everett Boone, le numéro deux du régime militaire dans une embuscade préparée de longue date le 26 Juillet 2034. Durant le temps de son engagement lors du conflit civil révolutionnaire, le 1st Recon Battalion va effectuer des milliers de missions et abattre plus de 300 cibles qui vont grandement affaiblir les capacités du gouvernement militaire. Warren Richmond passera d'ailleurs les deux dernières années du conflit dans une quasi clandestinité, ne se montrant que rarement de peur d'être pris pour cible. La plus belle action du 1st Recon Battalion est celle effectuée lors de la Bataille de Mooxwood, le 12 Avril 2035 : Alors qu'une offensive est lancée pour libérer totalement l'Etat de Surlea par la Republican Liberation Army, le 1st Recon Battalion a pour but de créer une diversion dans la petite ville de Mooxwood afin d'y attirer des renforts importants pour les militaires. Après quarante-cinq minutes de combats, le 1st Recon Battalion fait mine de vouloir se retirer de la ville. Les militaires pensent que le moment est venu de lancer un assaut décisif afin de prendre les forces de la Republican Liberation Army de revers. Mais à peine ces troupes entrent dans la ville de Mooxwood, que cette dernière part en fumée. La ville ayant été évacuée par l'Etat-Major de la Republican Liberation Army depuis un bon bout de temps, ce dernier a ordonné au 1st Recon Battalion de faire sauter la ville et d'enterrer les militaires sous les gravats. Si l'acte paraît barbare, il a néanmoins stoppé un débordement des lignes et réduit à néant les renforts que pouvaient escompter les militaires. Définitivement, le 1st Recon Battalion venait d'entrer dans la légende. Le 1st Recon Battalion participera à tous les combats qui seront mené par la suite et aura l'honneur d'être l'unité qui assurera la sécurité de la National Convention qui s'est tenue à Aristead durant les mois qui ont succédés à la fin du conflit civil. De son engagement décisif durant la guerre civile révolutionnaire, le 1st Recon Battalion adoptera cette devise : "The last thing you never see". L'on raconte volontiers que durant les derniers mois de la vie de Warren Richmond, ce dernier regardait toujours à deux fois derrière son épaule et ne laissait jamais une fenêtre ouverte, de peur d'être pris pour cible. Une telle histoire, cela ne s'invente pas...[/quote][/justify]
-
Viktor Troska
[bod]NEITHER TO THE NEW, NOR TO THE OLD, BUT TO THE NECESSARY[/bod]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=FVcWEtFXwnc]When the earth is owned by labor,
And there's joy and peace for all,
In the Commonwealth of Toil that is to be ♪[/url]
[center][img]https://i.imgur.com/qhuFfYu.png[/img]
Proposition architecturale constructiviste pour le futur siège du Commissariat du Peuple au Travail[/center]
[justify][quote]« Nous faisons des progrès significatifs dans l'économie ou l'idéologie, mais nous restons terriblement conservateur dans le domaine de la vie et de la culture » Tel furent les mot de Duncan Horton, président de la Westrean Association of Proletarian Artists (WAPA) quelques jours après le "Victorieux mois de Juin" lors de la convention exceptionnelle que tenait la WAPA. Si il est indéniable en effet que des changements importants ont lieu dans la structure économique, politique et social du Westrait, les effets sur la superstructure de la société restent encore très loin des attentes. Le décalage entre la base et la superstructure est un problème récurrent dans toutes les révolutions, c'est à dire entre la réalité matérielle et quantifiable face aux attentes culturelles et idéologiques en terme d'émancipation. Le plus souvent, l'avant-garde comme son nom l'indique l'est de plusieurs kilomètres sur les masses populaires. Schématiquement, l'on pourrait représenter cela comme un groupe faisant de la randonnée avec quelques personnes partant loin en avant et qui vitupéreraient le gros du peloton resté en arrière : La réaction de celles et ceux resté en arrière est souvent le dégoût, voir la colère. Comment rattraper cet écart en terme politique ? Le débat fait encore rage et il oppose constamment les tenants de la théorie de l'avant-garde à ceux de la spontanéité (Grosso modo, les léninistes contre les anti-léninistes). Si le premier peut dériver vers le cloisonnement et finir "couper" de sa base, le deuxième peut tomber dans le suivisme et le populisme, se refusant à hausser le niveau idéologique et politique. En terme purement artistique, la même opposition se fait jour entre divers tendances ou courants. Le courant dit du « réalisme socialiste » par exemple, qui puise principalement dans la théorie du reflet et se pose comme le gardien du matérialisme dialectique en terme d'art réaliste. Face à lui, le courant dit « constructiviste » se pose comme une avant-garde visant à une transformation complète et radical dans le mode de vie, cherchant à créer une nouvelle culturelle prolétarienne totalement affranchie de l'art du passé, c'est à dire l'art bourgeois. Le débat vif qui oppose ces deux courants transcende tout le spectre "artistique" et impacte leurs localisations géographiques : Le "fief" du realsocialism se situe dans le capitale Cewell alors que le "fief" des constructivistes se trouve à Aristead, autre grande ville d'importance dans le pays.
La ville d'Aristead a connu l'enfer durant la guerre civile. Ville martyr, ville héroïque, elle a été rasée au trois quart après plus de cinq années de combats. L'occasion parfaite pour reconstruire la ville non pas sur les principes architecturaux anciens, mais sur de nouvelles formes d'art qui permettront de donner à la ville son caractère de "ville socialiste". Urbanistes, architectes, artistes se sont réunis pour poser les plans de cette ville future. Très rapidement, les comités de quartier ont décidé d'avoir leur mot à dire dans cette discussion entre "expert", qui laissait de côté volontairement les habitants et les habitantes. Le conseil de la ville a finalement décidé que les "experts" n'auraient d'autres choix que d'écouter les habitants et les habitantes sur leur souhait en matière de transformation urbanistique et architecturale. Aristead vit depuis cinq ans dans une atmosphère à part vis à vis du reste du pays. Elle fait office de projet pilote et des dizaines de milliers de propositions ont déjà été proposées afin de remodeler la ville et de lui donner un tout nouvel aspect. L'empreinte des constructivistes est prenante du début à la fin, leur influence se fait déjà grandement ressentir dans la construction des nouveaux quartiers d'habitations. Du côté des urbanistes, la question centrale du devenir de la ville reste un mystère. L'on sait que Marx & Engels ont écrit de manière parcellaire sur le rôle social et politique de la ville, ainsi que sur sa disparition dans l'avènement du communisme. Pour les fondateurs du marxisme, l'opposition entre la ville et campagne est l'une des contradictions principales qui régit le mode de production capitaliste. Dans L'Anti-Dühring, Engels notait :
« La suppression de l'opposition de la ville et de la campagne n'est donc pas seulement possible. Elle est devenue une nécessité directe de la production industrielle elle-même, comme elle est également devenue une nécessité de la production agricole et, par-dessus le marché, de l'hygiène publique. Ce n'est que par la fusion de la ville et de la campagne que l'on peut éliminer l'intoxication actuelle de l'air, de l'eau et du sol ; elle seule peut amener les masses qui aujourd'hui languissent dans les villes au point où leur fumier servira à produire des plantes, au lieu de produire des maladies. [...] La suppression de la séparation de la ville et de la campagne n'est donc pas une utopie, même en tant qu'elle a pour condition la répartition la plus égale possible de la grande industrie à travers tout le pays. Certes, la civilisation nous a laissé, avec les grandes villes, un héritage qu'il faudra beaucoup de temps et de peine pour éliminer. Mais il faudra les éliminer et elles le seront, même si c'est un processus de longue durée. [...] »
Le courant dit de la « dés-urbanisation » est l'un des plus fort dans ce contexte, son slogan est d'ailleurs "Créer des cités rurales et des villages urbains". Cependant, l'application d'une telle politique est pour le moment assez problématique. Si le but est d'arriver à terme à un équilibre entre le rural et l'urbain, les manières d'y arriver posent de sérieux problèmes. Les « dés-urbanisateurs » s'opposent sur les modalités qui doivent être appliquées : Faut-il empêcher la venue des ruraux dans les villes ou faut-il contraindre les citadins à migrer de force dans les campagnes ? En abolissant la propriété privée du sol et en la nationalisant intégralement, le pouvoir westréen s'est rendu maître sur ses terres. Cependant, la liberté de déplacement n'a jamais encore été touché, tout comme une politique d'attribution étatique ou para-étatique n'a jamais été réellement envisagé. Ces problèmes finiront concrètement par se poser si le choix des « dés-urbanisateurs » venait à triompher et à moins de mesures coercitives (Mais pas que, sinon cela ne pourrait aucunement fonctionner) ce plan semble pour le moment n'être qu'un morceau de papier. En finir avec la ville, ce serait en finir avec l'anarchie de la marchandise et tuer ce qui a fait naître la bourgeoisie, classe montante qui au sein des villes a détruit petit à petit les rapports féodaux. Le Westrait peut-il rêver d'une sorte de "socialisme rural" et mettre un terme à la domination de la ville dans son développement économique et spatial ? Cette chimère semble encore inaccessible et pour le moment, c'est avec le déjà-là qu'il faut s’accommoder. C'est là que les constructivistes ont réussi à pouvoir s'imposer à Aristead et qu'ils sont entrain d'entièrement "rénover la vie" comme ils le souhaitent tellement. Principalement, ce sont les architectes et artistes constructivistes qui ont remodelés et entièrement fait surgir de terre les nouveaux immeubles collectifs que l'on peut voir à Aristead. Plutôt que d'imposer cette nouvelle façon de vivre aux habitants et habitantes, ces nouveaux logements ont uniquement comme occupants des personnes qui se sont portées volontaires pour participer à cette expérience, cette nouvelle vie communautaire et prolétarienne. Sur quoi repose cette nouvelle organisation de l'espace et de la vie commune ? Principalement sur la notion du condensateur social, théorisé par l'architecte constructiviste Moisei Ginzburg. Selon ce dernier, l'architecture et l'organisation de l'espace a la capacité de pouvoir influer sur les comportement sociaux : Une transposition de la théorie matérialiste du marxisme à l'architecture en somme.
Dans son livre Victory ! At last..., l'écrivaine Kira Holland raconte dans son roman un passage où une famille ouvrière en attente d'être relogé, se voit donner un appartement bourgeois du centre-ville de Cewell. L'attitude de la famille ouvrière est très respectueuse et elle visite l'appartement en regardant les murs, les plafonds et les décorations sans rien dire. Ils chuchotent à voix basse et l'on pourrait se croire qu'ils se trouvent dans un lieu sacré. Le commissaire politique qui leur a trouvé l'appartement engage la discussion avec eux en leur demandant ce qu'ils en pensent. L'attitude du père de famille représente bien la mentalité hérité de plusieurs siècles de domination bourgeoise : Il demande si sa famille "mérite" cet appartement. Le commissaire politique est d'abord surpris de cette réponse et explique en quoi la notion de "mérite" est une affabulation idéologique qui ne repose sur rien de concret, sinon la propre sueur de l'ouvrier en face de lui qui a été utile à d'autres pour s'acheter cet appartement. Kira Holland donne à travers cette petite scène une confirmation de la notion de condensateur social, en montrant bien que l'on ne peut pas se sentir à l'aise dans un appartement appartenant à une autre classe, car la disposition des objets ou l'aménagement de l'espace est totalement étranger et représente des codes qui sont étranger à une famille ouvrière. L'architecture est donc un moyen supplémentaire de façonner l'Homme et sa manière de percevoir le monde. Pour les constructivistes, il s'agit donc non pas de "retourner" le monde bourgeois et de le "donner" ou le "partager" à tous et à toutes comme par exemple en offrant une maison individuelle à tout le monde, mais bel et bien de le détruire pour faire naître de nouvelles solidarités et de nouvelles valeurs qui prendront le pas sur celles qui étaient dominantes jusque là. C'est ainsi qu'est née l'idée des "maisons-communes" : Détruire le confinement des familles au sein de leur propre appartement et permettre au contraire l'extension d'espaces de vies en communs, propice à permettre le développement d'une nouvelle vie communautaire, où le partage des tâches est acté, où les repas se passent dans de grandes salles collectives, où des animations sportives, musicales ou théâtrales sont également disponibles dans des salles pouvant accueillir l'ensemble des occupants de la "maison-commune". Détruire les racines de l'individualisme, transformer le rapport avec la famille (étape transitoire dans l'histoire et qui disparaîtra sous le communisme !), vivre l'utopie basée sur le principe concret de chacun selon ses moyens, tel est l'objectif qui doit être atteint avec les "maisons-communes". La jeune république des conseils westréenne lance ici un premier projet qui aura très certainement de lourdes conséquences sur l'avenir du pays ainsi que la voie qu'elle est entrain d'expérimenter dans sa construction du socialisme.[/quote][/justify]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=FVcWEtFXwnc]When the earth is owned by labor,
And there's joy and peace for all,
In the Commonwealth of Toil that is to be ♪[/url]
[center][img]https://i.imgur.com/qhuFfYu.png[/img]
Proposition architecturale constructiviste pour le futur siège du Commissariat du Peuple au Travail[/center]
[justify][quote]« Nous faisons des progrès significatifs dans l'économie ou l'idéologie, mais nous restons terriblement conservateur dans le domaine de la vie et de la culture » Tel furent les mot de Duncan Horton, président de la Westrean Association of Proletarian Artists (WAPA) quelques jours après le "Victorieux mois de Juin" lors de la convention exceptionnelle que tenait la WAPA. Si il est indéniable en effet que des changements importants ont lieu dans la structure économique, politique et social du Westrait, les effets sur la superstructure de la société restent encore très loin des attentes. Le décalage entre la base et la superstructure est un problème récurrent dans toutes les révolutions, c'est à dire entre la réalité matérielle et quantifiable face aux attentes culturelles et idéologiques en terme d'émancipation. Le plus souvent, l'avant-garde comme son nom l'indique l'est de plusieurs kilomètres sur les masses populaires. Schématiquement, l'on pourrait représenter cela comme un groupe faisant de la randonnée avec quelques personnes partant loin en avant et qui vitupéreraient le gros du peloton resté en arrière : La réaction de celles et ceux resté en arrière est souvent le dégoût, voir la colère. Comment rattraper cet écart en terme politique ? Le débat fait encore rage et il oppose constamment les tenants de la théorie de l'avant-garde à ceux de la spontanéité (Grosso modo, les léninistes contre les anti-léninistes). Si le premier peut dériver vers le cloisonnement et finir "couper" de sa base, le deuxième peut tomber dans le suivisme et le populisme, se refusant à hausser le niveau idéologique et politique. En terme purement artistique, la même opposition se fait jour entre divers tendances ou courants. Le courant dit du « réalisme socialiste » par exemple, qui puise principalement dans la théorie du reflet et se pose comme le gardien du matérialisme dialectique en terme d'art réaliste. Face à lui, le courant dit « constructiviste » se pose comme une avant-garde visant à une transformation complète et radical dans le mode de vie, cherchant à créer une nouvelle culturelle prolétarienne totalement affranchie de l'art du passé, c'est à dire l'art bourgeois. Le débat vif qui oppose ces deux courants transcende tout le spectre "artistique" et impacte leurs localisations géographiques : Le "fief" du realsocialism se situe dans le capitale Cewell alors que le "fief" des constructivistes se trouve à Aristead, autre grande ville d'importance dans le pays.
La ville d'Aristead a connu l'enfer durant la guerre civile. Ville martyr, ville héroïque, elle a été rasée au trois quart après plus de cinq années de combats. L'occasion parfaite pour reconstruire la ville non pas sur les principes architecturaux anciens, mais sur de nouvelles formes d'art qui permettront de donner à la ville son caractère de "ville socialiste". Urbanistes, architectes, artistes se sont réunis pour poser les plans de cette ville future. Très rapidement, les comités de quartier ont décidé d'avoir leur mot à dire dans cette discussion entre "expert", qui laissait de côté volontairement les habitants et les habitantes. Le conseil de la ville a finalement décidé que les "experts" n'auraient d'autres choix que d'écouter les habitants et les habitantes sur leur souhait en matière de transformation urbanistique et architecturale. Aristead vit depuis cinq ans dans une atmosphère à part vis à vis du reste du pays. Elle fait office de projet pilote et des dizaines de milliers de propositions ont déjà été proposées afin de remodeler la ville et de lui donner un tout nouvel aspect. L'empreinte des constructivistes est prenante du début à la fin, leur influence se fait déjà grandement ressentir dans la construction des nouveaux quartiers d'habitations. Du côté des urbanistes, la question centrale du devenir de la ville reste un mystère. L'on sait que Marx & Engels ont écrit de manière parcellaire sur le rôle social et politique de la ville, ainsi que sur sa disparition dans l'avènement du communisme. Pour les fondateurs du marxisme, l'opposition entre la ville et campagne est l'une des contradictions principales qui régit le mode de production capitaliste. Dans L'Anti-Dühring, Engels notait :
« La suppression de l'opposition de la ville et de la campagne n'est donc pas seulement possible. Elle est devenue une nécessité directe de la production industrielle elle-même, comme elle est également devenue une nécessité de la production agricole et, par-dessus le marché, de l'hygiène publique. Ce n'est que par la fusion de la ville et de la campagne que l'on peut éliminer l'intoxication actuelle de l'air, de l'eau et du sol ; elle seule peut amener les masses qui aujourd'hui languissent dans les villes au point où leur fumier servira à produire des plantes, au lieu de produire des maladies. [...] La suppression de la séparation de la ville et de la campagne n'est donc pas une utopie, même en tant qu'elle a pour condition la répartition la plus égale possible de la grande industrie à travers tout le pays. Certes, la civilisation nous a laissé, avec les grandes villes, un héritage qu'il faudra beaucoup de temps et de peine pour éliminer. Mais il faudra les éliminer et elles le seront, même si c'est un processus de longue durée. [...] »
Le courant dit de la « dés-urbanisation » est l'un des plus fort dans ce contexte, son slogan est d'ailleurs "Créer des cités rurales et des villages urbains". Cependant, l'application d'une telle politique est pour le moment assez problématique. Si le but est d'arriver à terme à un équilibre entre le rural et l'urbain, les manières d'y arriver posent de sérieux problèmes. Les « dés-urbanisateurs » s'opposent sur les modalités qui doivent être appliquées : Faut-il empêcher la venue des ruraux dans les villes ou faut-il contraindre les citadins à migrer de force dans les campagnes ? En abolissant la propriété privée du sol et en la nationalisant intégralement, le pouvoir westréen s'est rendu maître sur ses terres. Cependant, la liberté de déplacement n'a jamais encore été touché, tout comme une politique d'attribution étatique ou para-étatique n'a jamais été réellement envisagé. Ces problèmes finiront concrètement par se poser si le choix des « dés-urbanisateurs » venait à triompher et à moins de mesures coercitives (Mais pas que, sinon cela ne pourrait aucunement fonctionner) ce plan semble pour le moment n'être qu'un morceau de papier. En finir avec la ville, ce serait en finir avec l'anarchie de la marchandise et tuer ce qui a fait naître la bourgeoisie, classe montante qui au sein des villes a détruit petit à petit les rapports féodaux. Le Westrait peut-il rêver d'une sorte de "socialisme rural" et mettre un terme à la domination de la ville dans son développement économique et spatial ? Cette chimère semble encore inaccessible et pour le moment, c'est avec le déjà-là qu'il faut s’accommoder. C'est là que les constructivistes ont réussi à pouvoir s'imposer à Aristead et qu'ils sont entrain d'entièrement "rénover la vie" comme ils le souhaitent tellement. Principalement, ce sont les architectes et artistes constructivistes qui ont remodelés et entièrement fait surgir de terre les nouveaux immeubles collectifs que l'on peut voir à Aristead. Plutôt que d'imposer cette nouvelle façon de vivre aux habitants et habitantes, ces nouveaux logements ont uniquement comme occupants des personnes qui se sont portées volontaires pour participer à cette expérience, cette nouvelle vie communautaire et prolétarienne. Sur quoi repose cette nouvelle organisation de l'espace et de la vie commune ? Principalement sur la notion du condensateur social, théorisé par l'architecte constructiviste Moisei Ginzburg. Selon ce dernier, l'architecture et l'organisation de l'espace a la capacité de pouvoir influer sur les comportement sociaux : Une transposition de la théorie matérialiste du marxisme à l'architecture en somme.
Dans son livre Victory ! At last..., l'écrivaine Kira Holland raconte dans son roman un passage où une famille ouvrière en attente d'être relogé, se voit donner un appartement bourgeois du centre-ville de Cewell. L'attitude de la famille ouvrière est très respectueuse et elle visite l'appartement en regardant les murs, les plafonds et les décorations sans rien dire. Ils chuchotent à voix basse et l'on pourrait se croire qu'ils se trouvent dans un lieu sacré. Le commissaire politique qui leur a trouvé l'appartement engage la discussion avec eux en leur demandant ce qu'ils en pensent. L'attitude du père de famille représente bien la mentalité hérité de plusieurs siècles de domination bourgeoise : Il demande si sa famille "mérite" cet appartement. Le commissaire politique est d'abord surpris de cette réponse et explique en quoi la notion de "mérite" est une affabulation idéologique qui ne repose sur rien de concret, sinon la propre sueur de l'ouvrier en face de lui qui a été utile à d'autres pour s'acheter cet appartement. Kira Holland donne à travers cette petite scène une confirmation de la notion de condensateur social, en montrant bien que l'on ne peut pas se sentir à l'aise dans un appartement appartenant à une autre classe, car la disposition des objets ou l'aménagement de l'espace est totalement étranger et représente des codes qui sont étranger à une famille ouvrière. L'architecture est donc un moyen supplémentaire de façonner l'Homme et sa manière de percevoir le monde. Pour les constructivistes, il s'agit donc non pas de "retourner" le monde bourgeois et de le "donner" ou le "partager" à tous et à toutes comme par exemple en offrant une maison individuelle à tout le monde, mais bel et bien de le détruire pour faire naître de nouvelles solidarités et de nouvelles valeurs qui prendront le pas sur celles qui étaient dominantes jusque là. C'est ainsi qu'est née l'idée des "maisons-communes" : Détruire le confinement des familles au sein de leur propre appartement et permettre au contraire l'extension d'espaces de vies en communs, propice à permettre le développement d'une nouvelle vie communautaire, où le partage des tâches est acté, où les repas se passent dans de grandes salles collectives, où des animations sportives, musicales ou théâtrales sont également disponibles dans des salles pouvant accueillir l'ensemble des occupants de la "maison-commune". Détruire les racines de l'individualisme, transformer le rapport avec la famille (étape transitoire dans l'histoire et qui disparaîtra sous le communisme !), vivre l'utopie basée sur le principe concret de chacun selon ses moyens, tel est l'objectif qui doit être atteint avec les "maisons-communes". La jeune république des conseils westréenne lance ici un premier projet qui aura très certainement de lourdes conséquences sur l'avenir du pays ainsi que la voie qu'elle est entrain d'expérimenter dans sa construction du socialisme.[/quote][/justify]
-
Viktor Troska
[justify][bod]WAR...[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/gucQcAS.png[/img][/center]
Un homme gare sa voiture en contrebas d'un chemin de terre sinueux, qui coupe une forêt en deux. Dehors, il fait déjà nuit et une pluie battante s'abat sur lui tandis que des éclairs lézardent le ciel. L'homme se met en marche d'un pas décidé. Jude Donaldson est ce que l'on appel un "vétéran", quelqu'un qui a combattu durant toute la guerre civile révolutionnaire et qui peut en témoigner. Comme de nombre de ses camarades, les blessures physiques, morales et psychologiques sont encore très présentes. L'on ne sort que rarement indemne d'un tel déferlement et les séquelles que l'on porte restent à vie. Au bout de ce long chemin de terre, trône légèrement surélevé une habitation en bois assez austère. Jude monte les escaliers un à un puis frappe à la porte. Rien ne se passe. Il décide de frapper une deuxième fois. A nouveau rien. Au bout de la troisième tentative, il décide de tourner la petite poignée et la porte s'ouvre. Il soupire légèrement en levant les yeux au ciel avant de pénétrer dans la petite demeure plongée dans la pénombre. Seul un feu de cheminée éclaire la pièce centrale. A peine enlève t-il son bonnet et son manteau, qu'un chien de grande taille vient à sa rencontre. Il s'agissait plus précisément d'un Foxhound westréen, d'un âge déjà bien avancé. Salut la brave bête qui se trouvait là, Jude fit quelques pas en direction de la cheminée pour se réchauffer. A ce moment là, un petit clic se fit entendre : Quelqu'un venait d'engager son arme et la pointait sur lui.
JUDE DONALDSON | « J'espère pour toi que tu sais encore viser correctement, parce que si tu me venais à ma rater... »
L'homme qui se trouvait en face de Jude se redressa alors sur son fauteuil et sortit de la pénombre. Posant son arme sur une petite table à côté de lui, il fit signe à son ami de prendre place à côté de lui, tandis qu'il s'occuperait d'éclairer la pièce avec quelques bougies. Cet homme qui vivait quasiment comme un ermite s'appelait Wyatt Parker et comme Jude Donaldson il était un "vétéran". Mais comparé à Jude, Wyatt ne sortait que très rarement et vivait comme quelqu'un souhaitant se couper du monde et de la société.
WYATT PARKER | « Ai-je déjà une seule fois manquée ma cible, Jude ? »
JUDE DONALDSON | « Jamais mon pote, jamais. »
Après avoir disposé les bougies et les avoir allumé, l'homme revint s'asseoir dans son fauteuil et remit sa couverture. Dehors, la pluie continuait de tomber et les éléments semblaient être déchaîné. Un coup de tonnerre fit tressaillir Wyatt, alors que son chien revint se coucher à ses pieds sans un bruit. Wyatt regardait par la pluie s'abattre sur la fenêtre, sans rien dire.
JUDE DONALDSON | « Foutu temps, hein mon vieux ? »
WYATT PARKER | « Un vrai temps de merde... [Dit-il en se frottant le visage comme pour se réveiller] Exactement le même temps que cette foutue nuit. »
JUDE DONALDSON | « Tu as toujours autant mal ? »
WYATT PARKER | « Non ça va, ça va. Tout dépend les circonstances et le temps. Ce soir par exemple, ça me fait plus mal que d'habitude. Mais j'ai mon remède de toute façon. »
Il se penche sur le côté droit de son fauteuil et sort une bouteille de whisky, ainsi que deux verres. Jude refuse poliment.
WYATT PARKER | « C'est vrai j'oubliai, maintenant que t'as rencontré Dieu... »
JUDE DONALDSON | « Je ne pense pas que c'est ce que le médecin doit de prescrire pour tes douleurs ou tes insomnies. [Il désigne la bouteille d'alcool] »
WYATT PARKER | « Un charlatan de plus. Ce médecin de merde, le psychologue, la psychothérapeute et toute cette brochette d'incapables qui cherchent juste à me vendre des traitements mais s'en fichent complètement de moi et de ma santé... Allez, à la tienne ! »
JUDE DONALDSON | « Wyatt, ça fait combien de temps maintenant ? »
WYATT PARKER | « Huit ans, trois mois et... j'ai arrêté de compter. J'essaye de dormir la nuit et de ne plus y penser. »
JUDE DONALDSON | « Tu as des nouvelles de Irène ? »
WYATT PARKER | « Elle a refait sa vie avec un type de la ville, ils ont eu des jumeaux. Je leur souhaite tout leur bonheur du monde. C'est à moi maintenant. Cela fait combien de temps pour Laura ? »
Léger silence. Jude ne s'y attendait pas, c'est lui d'habitude qui posait les questions et non l'inverse. Il fit un léger signe de la main pour que son compère lui serve un verre. Il en fera son affaire quand il devra répondre au juge suprême.
JUDE DONALDSON | « J'ai l'impression que cela date d'une autre vie. Comme toi, je ne compte plus. Ils m'ont enlevé la chose la plus chère que j'avais au monde, j'aurai pu tuer père et mère comme tu le sais. J'ai eu de la chance de ne pas perdre totalement les pédales. C'est là que... »
WYATT PARKER | « Ouais je sais vieux, c'est là que t'as rencontré Dieu. Ils se foutent pas un peu de ta gueule au Parti à propos de ça d'ailleurs ? »
JUDE DONALDSON | « Je suis toujours resté communiste, ils n'ont jamais eu à m'attaquer là dessus. Tant que ma foi n'entre pas en contradiction avec ce que professe le Parti, ce dernier n'a rien à me dire là dessus. »
Wyatt sert un deuxième verre à son ami et rempli également le sien.
WYATT PARKER | « A Jimmy, le physicien ! »
JUDE DONALDSON | « A Frank, le mécanicien ! »
WYATT PARKER | « Ils sont morts pour pas grand chose Jude. Je sais qu'au fond de toi, tu le sais. »
JUDE DONALDSON | « Ils sont morts pour la révolution Wyatt, ce n'est pas rien... »
Wyatt soupira lourdement pour montrer sa désapprobation. Il se leva en s'appuyant sur une canne pour mettre une bûche sur le feu, maugréant dans son épaisse barbe mal taillé et longue de plusieurs semaines.
WYATT PARKER | « La révolution, la révolution ! Des conneries oui ! Qu'est-ce qu'elle t'a donnée la révolution hein ? Moi elle m'a bousillée la jambe, elle t'as retire la seule personne que tu n'as jamais aimé. J'emmerde la révolution ! »
JUDE DONALDSON | « Oh non, voilà que tu commences à reparler comme ces vieux réactionnaires. Tu ne peux pas dire ça Wyatt, la révolution a apporté à des centaines de milliers de personnes une libération certaine. Que toi et moi soyons des victimes collatérales de cela ne doit pas nous rendre cynique comme tu l'es. Tu souffres et je peux parfaitement le comprendre. Mais ne généralise pas ta douleur pour vomir ta haine. »
WYATT PARKER | « Tu n'as pas le droit de me dire ça Jude, tu n'as pas le droit ! Je me suis battu pour tout ça, nous avons tous perdu quelque chose là dedans. Cette histoire de vie nouvelle, de socialisme c'est rien que des conneries. C'est de la propagande, certainement pas la réalité. Tu sais pertinemment que personne n'ose parler librement de ce qui s'est passé pendant ces cinq années. On s'invente un roman national, le roman de la révolution héroïque contre la vil dictature militaire. Que les communistes hors du Westrait gobent cette pilule je peux le comprendre, mais toi... Toi non. »
JUDE DONALDSON | « Tu racontes n'importe quoi. Tu espérais sans doute que la révolution allait t'apporter quoi ? Un confort matériel ? Une belle voiture ? Des femmes et du vin que tu pourrais boire dans un jacuzzi ? Depuis quand notre idéal est simplement l'inversion du monde bourgeois ? Depuis quand tu parles comme ces enflures de The Voice of Dissent ou du WNPP ? Je t'interdis de dire ça. Ce n'est pas ce que Jimmy ou Frank penseraient si ils étaient là... »
WYATT PARKER | « Justement Jude, justement. ILS NE LE SONT PAS ET C'EST DE MA FAUTE ! »
Wyatt au bord des larmes, craque et sanglote misérablement contre la paroi de sa cheminée, alors que son chien vient se presser contre lui en sentant que son maître était en peine. Wyatt le caresse lentement par la suite, lui susurrant quelques mots que Jude n'arrive pas à discerner. Il fini son verre d'une traite et part pour s'en servir un troisième.
JUDE DONALDSON | « Ce n'est pas de ta faute, c'est celle du Colonel Hollis. Tu le sais parfaitement, tu n'as fait qu'obéir aux ordres comme on l'a toujours fait. »
WYATT PARKER | « Même le commissaire politique était d'accord avec son plan, alors qu'il savait qu'il était trop dangereux. C'était comment son nom déjà ? Beckett ? Berket ? Bocket ? »
JUDE DONALDSON | « Brocker. Josh Brocker très exactement. »
WYATT PARKER | « Hollis lui a tellement léché le cul qu'il finissait par croire tout ce qu'il racontait. Hollis n'a jamais rien été d'autre qu'un foutu opportuniste qui a décidé de rejoindre la révolution parce qu'il avait des intérêts matériels à défendre. Je reste persuadé aujourd'hui qu'il s'agissait d'un traître et qu'il menait un double jeu. Ce qu'il nous a fait faire à Bakerfield... »
JUDE DONALDSON | « On ne le saura jamais de toute manière, vu qu'il est mort quelques années après. Aujourd'hui, il est considéré comme un héros et l'un des organisateurs de la Republican Liberation Army. Nos suspicions ne peuvent pas y changer grand chose. »
WYATT PARKER | « Qu'est devenu Brocker ? »
JUDE DONALDSON | « Il a décidé d'aller se battre en Ölan à la fin de la guerre civile. Paraît qu'il a décidé de vivre là bas désormais. Dans le fond, c'était un bon gars. »
WYATT PARKER | « Mais pas capable de discerner un bon plan d'un peloton d’exécution malheureusement. Hollis l'a fait sciemment je te dis, il savait que Bakerfield était imprenable. Il m'a demandé de partir en mission suicide avec notre bataillon et quand je lui ai demandé si les renforts de sa brigade étaient disponible, il m'a dit que ces forces n'étaient pas nécessaire pour la poursuite de l'opération. C'est un crime rien de plus, un crime honteux ! Tu sais ce qu'il m'a répondu quand je lui ai demandé les estimations des forces ennemies ? Il m'a dit qu'elle lui paraissait raisonnable. Raisonnable ! Qu'est-ce que ça veut dire putain ? »
JUDE DONALDSON | « Ce n'est pas faute d'avoir essayer pourtant, de ne pas suivre cet ordre insensé. Peut-être que nous aurions dû nous plaindre plus haut et montrer que ce plan était tout simplement fantasque du début à la fin. Nous avons sans doute manqué de cran à l'époque. »
WYATT PARKER | « Je revois leurs visages Jude, ça me hante. J'arrive plus à fermer l’œil la nuit. Par moment ça me réveille, ça cogne dans ma tête [Il fait le geste avec sa main] et ça me donne envie de vomir. C'est peut-être ma pénitence pour avoir laissé tout ça se produire, je ne sais pas exactement. Qu'est-ce que tu en penses, toi qui a "rencontré" Dieu ? »
JUDE DONALDSON | « Je n'en sais rien du tout Wyatt. Ce n'est pas à moi à te répondre. Tu devrais peut-être te tourner vers lui et lui demander personnellement, il saura peut-être te dévoiler ce qu'il souhaite pour toi, comme il l'a fait pour moi. »
Après sa conversion au christianisme, Jude est devenu un prêtre ouvrier. Sa vocation l'a mené à allier sa foi avec ses convictions communistes, à chercher à comprendre les injustices ainsi qu'à les combattre de toutes ses forces. Au fond, il semblait pour lui que le fait de croire en Dieu le rendait plus à même d'être communiste et le fait d'être communiste rendait sa croyance en Dieu plus forte. Mais cela était purement une conviction personnelle. Il trinqua une nouvelle fois avec son ami, qui revint s'installer sur son fauteuil.
JUDE DONALDSON | « A Josh, le cuistot ! »
WYATT PARKER | « A Ralph, le peintre ! »
JUDE DONALDSON | « Vraiment des excellents gars, des personnes qui nous manquent terriblement aujourd'hui. Je sais que tu n'aimes pas l'entendre, mais ils se sont sacrifiés pour notre futur sans rien demander de plus, sans exiger quoi que ce soit d'extravagant. Tu souffres Wyatt, tout comme moi. Mais nous ne pouvons pas vivre indéfiniment dans le passé. Nous ne devons pas les oublier, jamais et sous aucun prétexte. Mais ce qui est fait est fait désormais. »
WYATT PARKER | « Peut-être, peut-être... »
JUDE DONALDSON | « J'aimerai que tu viennes prochainement, on organise souvent des petites présentations pour les plus jeunes sur la guerre civile. Ce serait bien qu'un vétéran comme toi puisse leur parler et leur raconter tout ça, sans nécessairement exagérer les détails. Je suis persuadé que cela te ferait du bien et te permettrait de te lâcher. »
WYATT PARKER | « Je te promet d'y réfléchir. Je te dois bien ça, mon fidèle ami qui ne mâche pas ses mots ! »
Ils levèrent leur verre une dernière fois, concluant un rituel qu'ils pratiquaient ensemble depuis des années, une sorte de cérémonie de souvenirs pour leurs compagnons d'armes tombés en martyr pour la révolution.
JUDE DONALDSON | « A Morgan, le footballeur ! »
WYATT PARKER | « A Andrew, le comptable ! »[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/gucQcAS.png[/img][/center]
Un homme gare sa voiture en contrebas d'un chemin de terre sinueux, qui coupe une forêt en deux. Dehors, il fait déjà nuit et une pluie battante s'abat sur lui tandis que des éclairs lézardent le ciel. L'homme se met en marche d'un pas décidé. Jude Donaldson est ce que l'on appel un "vétéran", quelqu'un qui a combattu durant toute la guerre civile révolutionnaire et qui peut en témoigner. Comme de nombre de ses camarades, les blessures physiques, morales et psychologiques sont encore très présentes. L'on ne sort que rarement indemne d'un tel déferlement et les séquelles que l'on porte restent à vie. Au bout de ce long chemin de terre, trône légèrement surélevé une habitation en bois assez austère. Jude monte les escaliers un à un puis frappe à la porte. Rien ne se passe. Il décide de frapper une deuxième fois. A nouveau rien. Au bout de la troisième tentative, il décide de tourner la petite poignée et la porte s'ouvre. Il soupire légèrement en levant les yeux au ciel avant de pénétrer dans la petite demeure plongée dans la pénombre. Seul un feu de cheminée éclaire la pièce centrale. A peine enlève t-il son bonnet et son manteau, qu'un chien de grande taille vient à sa rencontre. Il s'agissait plus précisément d'un Foxhound westréen, d'un âge déjà bien avancé. Salut la brave bête qui se trouvait là, Jude fit quelques pas en direction de la cheminée pour se réchauffer. A ce moment là, un petit clic se fit entendre : Quelqu'un venait d'engager son arme et la pointait sur lui.
JUDE DONALDSON | « J'espère pour toi que tu sais encore viser correctement, parce que si tu me venais à ma rater... »
L'homme qui se trouvait en face de Jude se redressa alors sur son fauteuil et sortit de la pénombre. Posant son arme sur une petite table à côté de lui, il fit signe à son ami de prendre place à côté de lui, tandis qu'il s'occuperait d'éclairer la pièce avec quelques bougies. Cet homme qui vivait quasiment comme un ermite s'appelait Wyatt Parker et comme Jude Donaldson il était un "vétéran". Mais comparé à Jude, Wyatt ne sortait que très rarement et vivait comme quelqu'un souhaitant se couper du monde et de la société.
WYATT PARKER | « Ai-je déjà une seule fois manquée ma cible, Jude ? »
JUDE DONALDSON | « Jamais mon pote, jamais. »
Après avoir disposé les bougies et les avoir allumé, l'homme revint s'asseoir dans son fauteuil et remit sa couverture. Dehors, la pluie continuait de tomber et les éléments semblaient être déchaîné. Un coup de tonnerre fit tressaillir Wyatt, alors que son chien revint se coucher à ses pieds sans un bruit. Wyatt regardait par la pluie s'abattre sur la fenêtre, sans rien dire.
JUDE DONALDSON | « Foutu temps, hein mon vieux ? »
WYATT PARKER | « Un vrai temps de merde... [Dit-il en se frottant le visage comme pour se réveiller] Exactement le même temps que cette foutue nuit. »
JUDE DONALDSON | « Tu as toujours autant mal ? »
WYATT PARKER | « Non ça va, ça va. Tout dépend les circonstances et le temps. Ce soir par exemple, ça me fait plus mal que d'habitude. Mais j'ai mon remède de toute façon. »
Il se penche sur le côté droit de son fauteuil et sort une bouteille de whisky, ainsi que deux verres. Jude refuse poliment.
WYATT PARKER | « C'est vrai j'oubliai, maintenant que t'as rencontré Dieu... »
JUDE DONALDSON | « Je ne pense pas que c'est ce que le médecin doit de prescrire pour tes douleurs ou tes insomnies. [Il désigne la bouteille d'alcool] »
WYATT PARKER | « Un charlatan de plus. Ce médecin de merde, le psychologue, la psychothérapeute et toute cette brochette d'incapables qui cherchent juste à me vendre des traitements mais s'en fichent complètement de moi et de ma santé... Allez, à la tienne ! »
JUDE DONALDSON | « Wyatt, ça fait combien de temps maintenant ? »
WYATT PARKER | « Huit ans, trois mois et... j'ai arrêté de compter. J'essaye de dormir la nuit et de ne plus y penser. »
JUDE DONALDSON | « Tu as des nouvelles de Irène ? »
WYATT PARKER | « Elle a refait sa vie avec un type de la ville, ils ont eu des jumeaux. Je leur souhaite tout leur bonheur du monde. C'est à moi maintenant. Cela fait combien de temps pour Laura ? »
Léger silence. Jude ne s'y attendait pas, c'est lui d'habitude qui posait les questions et non l'inverse. Il fit un léger signe de la main pour que son compère lui serve un verre. Il en fera son affaire quand il devra répondre au juge suprême.
JUDE DONALDSON | « J'ai l'impression que cela date d'une autre vie. Comme toi, je ne compte plus. Ils m'ont enlevé la chose la plus chère que j'avais au monde, j'aurai pu tuer père et mère comme tu le sais. J'ai eu de la chance de ne pas perdre totalement les pédales. C'est là que... »
WYATT PARKER | « Ouais je sais vieux, c'est là que t'as rencontré Dieu. Ils se foutent pas un peu de ta gueule au Parti à propos de ça d'ailleurs ? »
JUDE DONALDSON | « Je suis toujours resté communiste, ils n'ont jamais eu à m'attaquer là dessus. Tant que ma foi n'entre pas en contradiction avec ce que professe le Parti, ce dernier n'a rien à me dire là dessus. »
Wyatt sert un deuxième verre à son ami et rempli également le sien.
WYATT PARKER | « A Jimmy, le physicien ! »
JUDE DONALDSON | « A Frank, le mécanicien ! »
WYATT PARKER | « Ils sont morts pour pas grand chose Jude. Je sais qu'au fond de toi, tu le sais. »
JUDE DONALDSON | « Ils sont morts pour la révolution Wyatt, ce n'est pas rien... »
Wyatt soupira lourdement pour montrer sa désapprobation. Il se leva en s'appuyant sur une canne pour mettre une bûche sur le feu, maugréant dans son épaisse barbe mal taillé et longue de plusieurs semaines.
WYATT PARKER | « La révolution, la révolution ! Des conneries oui ! Qu'est-ce qu'elle t'a donnée la révolution hein ? Moi elle m'a bousillée la jambe, elle t'as retire la seule personne que tu n'as jamais aimé. J'emmerde la révolution ! »
JUDE DONALDSON | « Oh non, voilà que tu commences à reparler comme ces vieux réactionnaires. Tu ne peux pas dire ça Wyatt, la révolution a apporté à des centaines de milliers de personnes une libération certaine. Que toi et moi soyons des victimes collatérales de cela ne doit pas nous rendre cynique comme tu l'es. Tu souffres et je peux parfaitement le comprendre. Mais ne généralise pas ta douleur pour vomir ta haine. »
WYATT PARKER | « Tu n'as pas le droit de me dire ça Jude, tu n'as pas le droit ! Je me suis battu pour tout ça, nous avons tous perdu quelque chose là dedans. Cette histoire de vie nouvelle, de socialisme c'est rien que des conneries. C'est de la propagande, certainement pas la réalité. Tu sais pertinemment que personne n'ose parler librement de ce qui s'est passé pendant ces cinq années. On s'invente un roman national, le roman de la révolution héroïque contre la vil dictature militaire. Que les communistes hors du Westrait gobent cette pilule je peux le comprendre, mais toi... Toi non. »
JUDE DONALDSON | « Tu racontes n'importe quoi. Tu espérais sans doute que la révolution allait t'apporter quoi ? Un confort matériel ? Une belle voiture ? Des femmes et du vin que tu pourrais boire dans un jacuzzi ? Depuis quand notre idéal est simplement l'inversion du monde bourgeois ? Depuis quand tu parles comme ces enflures de The Voice of Dissent ou du WNPP ? Je t'interdis de dire ça. Ce n'est pas ce que Jimmy ou Frank penseraient si ils étaient là... »
WYATT PARKER | « Justement Jude, justement. ILS NE LE SONT PAS ET C'EST DE MA FAUTE ! »
Wyatt au bord des larmes, craque et sanglote misérablement contre la paroi de sa cheminée, alors que son chien vient se presser contre lui en sentant que son maître était en peine. Wyatt le caresse lentement par la suite, lui susurrant quelques mots que Jude n'arrive pas à discerner. Il fini son verre d'une traite et part pour s'en servir un troisième.
JUDE DONALDSON | « Ce n'est pas de ta faute, c'est celle du Colonel Hollis. Tu le sais parfaitement, tu n'as fait qu'obéir aux ordres comme on l'a toujours fait. »
WYATT PARKER | « Même le commissaire politique était d'accord avec son plan, alors qu'il savait qu'il était trop dangereux. C'était comment son nom déjà ? Beckett ? Berket ? Bocket ? »
JUDE DONALDSON | « Brocker. Josh Brocker très exactement. »
WYATT PARKER | « Hollis lui a tellement léché le cul qu'il finissait par croire tout ce qu'il racontait. Hollis n'a jamais rien été d'autre qu'un foutu opportuniste qui a décidé de rejoindre la révolution parce qu'il avait des intérêts matériels à défendre. Je reste persuadé aujourd'hui qu'il s'agissait d'un traître et qu'il menait un double jeu. Ce qu'il nous a fait faire à Bakerfield... »
JUDE DONALDSON | « On ne le saura jamais de toute manière, vu qu'il est mort quelques années après. Aujourd'hui, il est considéré comme un héros et l'un des organisateurs de la Republican Liberation Army. Nos suspicions ne peuvent pas y changer grand chose. »
WYATT PARKER | « Qu'est devenu Brocker ? »
JUDE DONALDSON | « Il a décidé d'aller se battre en Ölan à la fin de la guerre civile. Paraît qu'il a décidé de vivre là bas désormais. Dans le fond, c'était un bon gars. »
WYATT PARKER | « Mais pas capable de discerner un bon plan d'un peloton d’exécution malheureusement. Hollis l'a fait sciemment je te dis, il savait que Bakerfield était imprenable. Il m'a demandé de partir en mission suicide avec notre bataillon et quand je lui ai demandé si les renforts de sa brigade étaient disponible, il m'a dit que ces forces n'étaient pas nécessaire pour la poursuite de l'opération. C'est un crime rien de plus, un crime honteux ! Tu sais ce qu'il m'a répondu quand je lui ai demandé les estimations des forces ennemies ? Il m'a dit qu'elle lui paraissait raisonnable. Raisonnable ! Qu'est-ce que ça veut dire putain ? »
JUDE DONALDSON | « Ce n'est pas faute d'avoir essayer pourtant, de ne pas suivre cet ordre insensé. Peut-être que nous aurions dû nous plaindre plus haut et montrer que ce plan était tout simplement fantasque du début à la fin. Nous avons sans doute manqué de cran à l'époque. »
WYATT PARKER | « Je revois leurs visages Jude, ça me hante. J'arrive plus à fermer l’œil la nuit. Par moment ça me réveille, ça cogne dans ma tête [Il fait le geste avec sa main] et ça me donne envie de vomir. C'est peut-être ma pénitence pour avoir laissé tout ça se produire, je ne sais pas exactement. Qu'est-ce que tu en penses, toi qui a "rencontré" Dieu ? »
JUDE DONALDSON | « Je n'en sais rien du tout Wyatt. Ce n'est pas à moi à te répondre. Tu devrais peut-être te tourner vers lui et lui demander personnellement, il saura peut-être te dévoiler ce qu'il souhaite pour toi, comme il l'a fait pour moi. »
Après sa conversion au christianisme, Jude est devenu un prêtre ouvrier. Sa vocation l'a mené à allier sa foi avec ses convictions communistes, à chercher à comprendre les injustices ainsi qu'à les combattre de toutes ses forces. Au fond, il semblait pour lui que le fait de croire en Dieu le rendait plus à même d'être communiste et le fait d'être communiste rendait sa croyance en Dieu plus forte. Mais cela était purement une conviction personnelle. Il trinqua une nouvelle fois avec son ami, qui revint s'installer sur son fauteuil.
JUDE DONALDSON | « A Josh, le cuistot ! »
WYATT PARKER | « A Ralph, le peintre ! »
JUDE DONALDSON | « Vraiment des excellents gars, des personnes qui nous manquent terriblement aujourd'hui. Je sais que tu n'aimes pas l'entendre, mais ils se sont sacrifiés pour notre futur sans rien demander de plus, sans exiger quoi que ce soit d'extravagant. Tu souffres Wyatt, tout comme moi. Mais nous ne pouvons pas vivre indéfiniment dans le passé. Nous ne devons pas les oublier, jamais et sous aucun prétexte. Mais ce qui est fait est fait désormais. »
WYATT PARKER | « Peut-être, peut-être... »
JUDE DONALDSON | « J'aimerai que tu viennes prochainement, on organise souvent des petites présentations pour les plus jeunes sur la guerre civile. Ce serait bien qu'un vétéran comme toi puisse leur parler et leur raconter tout ça, sans nécessairement exagérer les détails. Je suis persuadé que cela te ferait du bien et te permettrait de te lâcher. »
WYATT PARKER | « Je te promet d'y réfléchir. Je te dois bien ça, mon fidèle ami qui ne mâche pas ses mots ! »
Ils levèrent leur verre une dernière fois, concluant un rituel qu'ils pratiquaient ensemble depuis des années, une sorte de cérémonie de souvenirs pour leurs compagnons d'armes tombés en martyr pour la révolution.
JUDE DONALDSON | « A Morgan, le footballeur ! »
WYATT PARKER | « A Andrew, le comptable ! »[/justify]
-
Viktor Troska
[bod]ABOUT THE STRATEGIC CONCEPT OF "SEA OF ARMED MASSES"[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/VYeTq9a.png[/img]
(Me demandez pas pourquoi le mec sur la photo à un marshmallow-head, j'en sais foutrement rien !)[/center]
[justify][quote]Dans l'Adresse du Comité Central à la Ligue des communistes, Karl Marx et Friedrich Engels mettaient en exergue un point important et vital pour l'ensemble des communistes. L'on pouvait y lire :
« Mais, pour pouvoir affronter de façon énergique et menaçante ce parti dont la trahison envers les ouvriers commencera dès la première heure de la victoire, il faut que les ouvriers soient armés et bien organisés. Il importe de faire immédiatement le nécessaire pour que tout le prolétariat soit pourvu de fusils, de carabines, de canons et de munitions et il faut s'opposer au rétablissement de l'ancienne garde nationale dirigée contre les ouvriers. Là où ce rétablissement ne peut être empêché, les ouvriers doivent essayer de s'organiser eux-mêmes en garde prolétarienne, avec des chefs de leur choix, leur propre état-major et sous les ordres non pas des autorités publiques, mais des conseils municipaux révolutionnaires formés par les ouvriers. Là où les ouvriers sont occupés au compte de l'Etat, il faut qu'ils soient armés et organisés en uni corps spécial avec des chefs élus ou en un détachement de la garde prolétarienne. Il ne faut, sous aucun prétexte, se dessaisir des armes et munitions, et toute tentative de désarmement doit être repoussée, au besoin, par la force. Annihiler l'influence des démocrates bourgeois sur les ouvriers, procéder immédiatement à l'organisation propre des ouvriers et à leur armement et opposer à la domination, pour le moment inéluctable, de la démocratie bourgeoise les conditions les plus dures et les plus compromettantes : tels sont les points principaux que le prolétariat et par suite la Ligue ne doivent pas perdre de vue pendant et après l'insurrection imminente. »
Dans la Scission au sein de la Ligue des Communistes, l'ont peut également lire ceci qui démontre que Marx et Engels envisageaient dors et déjà que la révolution ne saurait être autre chose qu'un acte prolongé :
« À la place de la conception critique, la minorité met une conception dogmatique, et à la place de la conception matérialiste, une conception idéaliste. Au lieu des conditions réelles, c'est la simple volonté qui devient la force motrice de la révolution. Nous, nous disons aux ouvriers : "Vous avez à traverser quinze, vingt, cinquante ans de guerres civiles et de luttes entre les peuples, non seulement pour changer les conditions existantes, mais pour vous changer vous-mêmes et vous rendre aptes à la direction politique’" Vous, au contraire, vous dites "Il nous faut immédiatement arriver au pouvoir, ou bien nous n'avons plus qu'à aller nous coucher’" Nous, nous attirons tout spécialement l'attention des ouvriers tötterns sur le faible développement du prolétariat töttern. Vous, vous flattez de la façon la plus grossière le sentiment national et les préjugés corporatifs des artisans töttern, ce qui est évidemment plus populaire. De même que les démocrates ont fait du mot peuple une formule sacrée, vous faites, vous, une formule sacrée du mot prolétariat. Tout comme les démocrates, vous substituez au développement révolutionnaire la phraséologie révolutionnaire, etc.»
Deux choses fondamentales doivent être tiré de ces deux passages. La première est que l'organisation militaire du prolétariat est une nécessité et que sous aucun prétexte, les armes qui ont été prises ne doivent être rendues sous un quelconque prétexte fallacieux. La deuxième est que la révolution est un acte prolongé, une lutte qui s'étend sur des dizaines et des dizaines d'années, peut-être même toute une période historique qui s'ouvre devant nous. Pour les fondateurs du marxisme, il semblait évident que la révolution actait un passage qui continuerait bien au-delà de la simple prise formelle du pouvoir et le renversement de l'ordre établi bâti sur la propriété privée des moyens de productions. Plus que tout, la nécessité de l'armement du prolétariat est un pilier de toute cette réflexion et c'est seulement par l'organisation du prolétariat en arme que le succès de la révolution peut-être garantie. Au Westrait, un long chemin a dû être parcouru pour arriver à cet état de fait. Lutter contre la dictature militaire et remporter la guerre civile nécessitait bel et bien une force armée régulière ainsi qu'irrégulière. Dans la tête des leaders révolutionnaires républicains, la forme armée régulière deviendrait la force armée "légale" du nouvel Etat socialiste et démocratique westréen tandis que les forces dites irrégulières finiraient par se dissoudre et ne plus jouer aucun rôle particulier. Dans ce calcul, les leaders républicains ne pensaient pas que l'organisation des conseils allait d'elle-même s'adouber par sa légitimité populaire et encore moins qu'elle demanderait à pouvoir être armé pour garantir sa reconnaissance ! Il était alors impossible de demander un désarmement massif des milices et autres organismes militaires populaires, sans provoquer une autre guerre civile... Chose que personne ne souhaitait réellement et allait définitivement changer le cours qu'allait prendre la révolution westréenne. Toute révolution a un caractère unique, national et propre. Mais la révolution westréenne a apportée peut-être une donnée importante et nouvelle qui lui permet aujourd'hui d'être unique : Le concept de "mer armée des masses".
Toute révolution brise en tout premier lieu le pouvoir d'une classe pour établir un nouveau pouvoir, le pouvoir d'une autre classe. La prise en possession des moyens de productions, de l'Etat et de l'ensemble de la société n'amorce qu'un changement qui doit être radical, profond et qui n'a encore jamais vu le jour dans des sociétés dites modernes. Si le prolétariat est la force dirigeante de la révolution, il doit être capable de pouvoir se défendre contre la contre-révolution. Le plus souvent, l'identification de la contre-révolution est vue comme une menace extérieure qui par l'encerclement capitaliste, viserait à briser militairement la révolution et la défaire avec le reste des classes exploiteuses qui cherchent par tout les moyens à revenir au pouvoir. Si cette vision n'est pas entièrement fausse, elle ne peut jamais être la seule et unique. La période de transition que l'on nomme socialisme porte bien son nom : Elle est une transition entre le monde capitaliste d'hier et le nouveau monde socialiste d'aujourd'hui. Les séquelles, les habitudes, les mentalités hérités du capitalisme continuent d'être importantes, fortes et puissantes alors que les nouvelles conquêtes socialistes restent faibles, disparates et ont un besoin constant de s'affirmer et de s'épanouir. La lutte n'est plus donc exclusivement entre les anciennes forces exploiteuses et les nouvelles forces dirigeantes du prolétariat, mais elle recouvre aussi la lutte entre le prolétariat et la nouvelle bourgeoisie qui existe au sein de la société socialiste. Comment cela est-il possible ? Pour la simple et bonne raison qu'il existe encore de grandes différences qui empêchent le prolétariat se s'accaparer totalement et définitivement les moyens de productions. Les grandes contradictions entre travail manuel et intellectuel, entre travail de gestion et d’exécution existent toujours. De ce fait, la société socialiste n'est pas régit par le principe de "chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins", mais "de chacun selon ses moyens à chacun selon son travail" ce qui représente une différence quantitative assez importante. Cela veut dire que des flancs de la société capitaliste où est née la société socialiste, le "droit bourgeois" continue d'exister et doit sans cesse est combattu pour qu'il finisse par purement et simplement disparaître. Bien évidemment, cette lutte est très longue et elle nécessite constamment l'éveil des masses et leur lutte contre tout retour en arrière, contre toute ossification de l'appareil d'Etat et administratif. Dans ce cadre là, la nécessité de l'armement du prolétariat est nécessaire ne serait que pour courber les tentatives bonapartistes qui existent dans l'armée nationale.
Si aujourd'hui la WFRA (Workers' and Farmers' Revolutionnary Army) a transformé complètement l'ancienne RLA (Republican Liberation Army), elle n'en reste pas moins une armée de métier c'est à dire avec un corps d'officiers, avec ses propres règles ainsi que sa propre organisation. Il est évident que la WFRA jouit d'une grande aura au sein de la population et qu'elle voit en elle la première ligne de défense vis à vis de la contre-révolution. Pourtant, l'ancienne RLA a été secouée par plusieurs affaires qui ont démontré que dans sa direction, dans sa pratique et ses idées, les officiers restaient majoritairement des conservateurs qui n'avaient que peu d'attrait spécifique pour la révolution. Certains ont même démontré qu'ils étaient prêt à passer dans le camp de la contre-révolution et renverser le régime en place. Face à cela et afin de permettre à la révolution d'être pérenne, il faut la doter des armes capable de pouvoir se défendre. Qui pourrait porter ses armes, si ce n'est le prolétariat lui-même, suivant une ligne de militarisation de ses organisations ? C'est de là que le concept de "mer armée des masses" a été forgé, d'abord par Audrey Grant (Secrétaire Général du Westrait Communist Party) mais également par Edgar Ross, le Commandant en Chef de la WFRA et lui-même militaire de carrière rallié sincèrement à la révolution depuis de très nombreuses années. Derrière le concept de "mer armée des masses", il y a une conception stratégique qui émerge c'est à dire la défense de la révolution par tous et toutes, mais également la défense contre toute tentative de renverser le pouvoir des conseils dans le pays... au sein même des institutions du pays par une potentielle nouvelle bourgeoisie ! C'est pour cela que la Loi Fondamentale de la République Socialiste Libre des Conseils du Westrait reconnait le droit aux conseils de pouvoir être armé et d'avoir accès aux dépôts et arsenaux afin de pouvoir être rapidement armé en cas de conflit. Mais cela implique également de pouvoir donner une instruction militaire à l'ensemble des masses, pour que tout à chacun puisse participer à la défense de la révolution. La multiplication des milices populaires à travers le pays répond à cette logique et continue de s'étendre sur l'ensemble du territoire. Cette position n'est pourtant pas partagée nécessairement à tous les échelons de la WFRA : De quel droit des personnes qui n'ont pas été formé militairement peuvent-elles prétendre à mieux réussir là où l'armée révolutionnaire est entraînée et correctement encadrée ? Il y a une méfiance certaine qui existe au sein de la WFRA vis à vis des milices populaires et inversement. Edgar Ross s'est d'ailleurs montré mitigé vis à vis du système de milices et vitupère ce qu'il considère comme un "esprit de partisianisme" la volonté de certains cadres des milices populaires à vouloir remplacer l'armée régulière.
Cependant et malgré les discussions théoriques et pratiques, il ne semble pas que les milices populaires puissent un jour remplacer le système d'armée permanente. Cette dernière est nécessaire et vitale pour la défense de la révolution alors que les milices populaires restent majoritairement cantonnée à leur secteur et sont parfois rongé par le "provincialisme" qui consiste à ne pas voir au-delà de son propre secteur, sa région ou tout simplement son Etat. L'importance des milices ainsi que du concept de "mer armée des masses" est essentiellement politique : Si un ennemi devait venir envahir le sol de la révolution, il ne serait pas simplement opposé à une armée régulière, mais à des centaines et des centaines de milliers de personnes sachant manier une arme et ayant un minimum d'entraînement militaire. Si la paternité du concept de "mer armée des masses" revient à Audrey Grant, celui de "faire du pays une tranchée de combat" revient intégralement à Edgar Ross. Dans des conférences qu'il a donné devant des cadres et officiers de la WFRA, il a insisté sur le fait que si une invasion étrangère devait arriver, il faudrait que l'ensemble du pays soit mis sur le pied de guerre et que chaque mètre gagné par l'adversaire doit-être chèrement payé, au point qu'il abandonne tout simplement cette idée. Si pour le moment ce concept reste assez obscur à quelques cercles militaires, celui de la "mer armée des masses" connait un franc succès dans le pays et de nombreuses personnes ont déjà intégré des systèmes locaux de milices populaires et de comité de défense des conseils. L'armement des masses westréennes repose donc sur deux axiomes : Premièrement, la capacité de tout à chacun de pouvoir défendre le pouvoir des conseils et la révolution. Deuxièmement, la capacité à pouvoir combattre et résister si jamais la révolution était menacé par des forces révisionnistes à l'intérieur des organes du pouvoir des conseils. Si il fallait choisir un ordre d'importance, le deuxième choix est bien plus important que le premier. L'organisation des masses en conseil et en unité capable d'être militarisé afin de garantir le pouvoir populaire est très clairement une innovation et une avancée pour la révolution westréenne comme pour l'idéologie communiste internationalement. Défendre la révolution, c'est également la défendre contre ceux et celles qui disent la représenter, tant au niveau gouvernemental qu'au niveau purement militaire.[/quote][/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/VYeTq9a.png[/img]
(Me demandez pas pourquoi le mec sur la photo à un marshmallow-head, j'en sais foutrement rien !)[/center]
[justify][quote]Dans l'Adresse du Comité Central à la Ligue des communistes, Karl Marx et Friedrich Engels mettaient en exergue un point important et vital pour l'ensemble des communistes. L'on pouvait y lire :
« Mais, pour pouvoir affronter de façon énergique et menaçante ce parti dont la trahison envers les ouvriers commencera dès la première heure de la victoire, il faut que les ouvriers soient armés et bien organisés. Il importe de faire immédiatement le nécessaire pour que tout le prolétariat soit pourvu de fusils, de carabines, de canons et de munitions et il faut s'opposer au rétablissement de l'ancienne garde nationale dirigée contre les ouvriers. Là où ce rétablissement ne peut être empêché, les ouvriers doivent essayer de s'organiser eux-mêmes en garde prolétarienne, avec des chefs de leur choix, leur propre état-major et sous les ordres non pas des autorités publiques, mais des conseils municipaux révolutionnaires formés par les ouvriers. Là où les ouvriers sont occupés au compte de l'Etat, il faut qu'ils soient armés et organisés en uni corps spécial avec des chefs élus ou en un détachement de la garde prolétarienne. Il ne faut, sous aucun prétexte, se dessaisir des armes et munitions, et toute tentative de désarmement doit être repoussée, au besoin, par la force. Annihiler l'influence des démocrates bourgeois sur les ouvriers, procéder immédiatement à l'organisation propre des ouvriers et à leur armement et opposer à la domination, pour le moment inéluctable, de la démocratie bourgeoise les conditions les plus dures et les plus compromettantes : tels sont les points principaux que le prolétariat et par suite la Ligue ne doivent pas perdre de vue pendant et après l'insurrection imminente. »
Dans la Scission au sein de la Ligue des Communistes, l'ont peut également lire ceci qui démontre que Marx et Engels envisageaient dors et déjà que la révolution ne saurait être autre chose qu'un acte prolongé :
« À la place de la conception critique, la minorité met une conception dogmatique, et à la place de la conception matérialiste, une conception idéaliste. Au lieu des conditions réelles, c'est la simple volonté qui devient la force motrice de la révolution. Nous, nous disons aux ouvriers : "Vous avez à traverser quinze, vingt, cinquante ans de guerres civiles et de luttes entre les peuples, non seulement pour changer les conditions existantes, mais pour vous changer vous-mêmes et vous rendre aptes à la direction politique’" Vous, au contraire, vous dites "Il nous faut immédiatement arriver au pouvoir, ou bien nous n'avons plus qu'à aller nous coucher’" Nous, nous attirons tout spécialement l'attention des ouvriers tötterns sur le faible développement du prolétariat töttern. Vous, vous flattez de la façon la plus grossière le sentiment national et les préjugés corporatifs des artisans töttern, ce qui est évidemment plus populaire. De même que les démocrates ont fait du mot peuple une formule sacrée, vous faites, vous, une formule sacrée du mot prolétariat. Tout comme les démocrates, vous substituez au développement révolutionnaire la phraséologie révolutionnaire, etc.»
Deux choses fondamentales doivent être tiré de ces deux passages. La première est que l'organisation militaire du prolétariat est une nécessité et que sous aucun prétexte, les armes qui ont été prises ne doivent être rendues sous un quelconque prétexte fallacieux. La deuxième est que la révolution est un acte prolongé, une lutte qui s'étend sur des dizaines et des dizaines d'années, peut-être même toute une période historique qui s'ouvre devant nous. Pour les fondateurs du marxisme, il semblait évident que la révolution actait un passage qui continuerait bien au-delà de la simple prise formelle du pouvoir et le renversement de l'ordre établi bâti sur la propriété privée des moyens de productions. Plus que tout, la nécessité de l'armement du prolétariat est un pilier de toute cette réflexion et c'est seulement par l'organisation du prolétariat en arme que le succès de la révolution peut-être garantie. Au Westrait, un long chemin a dû être parcouru pour arriver à cet état de fait. Lutter contre la dictature militaire et remporter la guerre civile nécessitait bel et bien une force armée régulière ainsi qu'irrégulière. Dans la tête des leaders révolutionnaires républicains, la forme armée régulière deviendrait la force armée "légale" du nouvel Etat socialiste et démocratique westréen tandis que les forces dites irrégulières finiraient par se dissoudre et ne plus jouer aucun rôle particulier. Dans ce calcul, les leaders républicains ne pensaient pas que l'organisation des conseils allait d'elle-même s'adouber par sa légitimité populaire et encore moins qu'elle demanderait à pouvoir être armé pour garantir sa reconnaissance ! Il était alors impossible de demander un désarmement massif des milices et autres organismes militaires populaires, sans provoquer une autre guerre civile... Chose que personne ne souhaitait réellement et allait définitivement changer le cours qu'allait prendre la révolution westréenne. Toute révolution a un caractère unique, national et propre. Mais la révolution westréenne a apportée peut-être une donnée importante et nouvelle qui lui permet aujourd'hui d'être unique : Le concept de "mer armée des masses".
Toute révolution brise en tout premier lieu le pouvoir d'une classe pour établir un nouveau pouvoir, le pouvoir d'une autre classe. La prise en possession des moyens de productions, de l'Etat et de l'ensemble de la société n'amorce qu'un changement qui doit être radical, profond et qui n'a encore jamais vu le jour dans des sociétés dites modernes. Si le prolétariat est la force dirigeante de la révolution, il doit être capable de pouvoir se défendre contre la contre-révolution. Le plus souvent, l'identification de la contre-révolution est vue comme une menace extérieure qui par l'encerclement capitaliste, viserait à briser militairement la révolution et la défaire avec le reste des classes exploiteuses qui cherchent par tout les moyens à revenir au pouvoir. Si cette vision n'est pas entièrement fausse, elle ne peut jamais être la seule et unique. La période de transition que l'on nomme socialisme porte bien son nom : Elle est une transition entre le monde capitaliste d'hier et le nouveau monde socialiste d'aujourd'hui. Les séquelles, les habitudes, les mentalités hérités du capitalisme continuent d'être importantes, fortes et puissantes alors que les nouvelles conquêtes socialistes restent faibles, disparates et ont un besoin constant de s'affirmer et de s'épanouir. La lutte n'est plus donc exclusivement entre les anciennes forces exploiteuses et les nouvelles forces dirigeantes du prolétariat, mais elle recouvre aussi la lutte entre le prolétariat et la nouvelle bourgeoisie qui existe au sein de la société socialiste. Comment cela est-il possible ? Pour la simple et bonne raison qu'il existe encore de grandes différences qui empêchent le prolétariat se s'accaparer totalement et définitivement les moyens de productions. Les grandes contradictions entre travail manuel et intellectuel, entre travail de gestion et d’exécution existent toujours. De ce fait, la société socialiste n'est pas régit par le principe de "chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins", mais "de chacun selon ses moyens à chacun selon son travail" ce qui représente une différence quantitative assez importante. Cela veut dire que des flancs de la société capitaliste où est née la société socialiste, le "droit bourgeois" continue d'exister et doit sans cesse est combattu pour qu'il finisse par purement et simplement disparaître. Bien évidemment, cette lutte est très longue et elle nécessite constamment l'éveil des masses et leur lutte contre tout retour en arrière, contre toute ossification de l'appareil d'Etat et administratif. Dans ce cadre là, la nécessité de l'armement du prolétariat est nécessaire ne serait que pour courber les tentatives bonapartistes qui existent dans l'armée nationale.
Si aujourd'hui la WFRA (Workers' and Farmers' Revolutionnary Army) a transformé complètement l'ancienne RLA (Republican Liberation Army), elle n'en reste pas moins une armée de métier c'est à dire avec un corps d'officiers, avec ses propres règles ainsi que sa propre organisation. Il est évident que la WFRA jouit d'une grande aura au sein de la population et qu'elle voit en elle la première ligne de défense vis à vis de la contre-révolution. Pourtant, l'ancienne RLA a été secouée par plusieurs affaires qui ont démontré que dans sa direction, dans sa pratique et ses idées, les officiers restaient majoritairement des conservateurs qui n'avaient que peu d'attrait spécifique pour la révolution. Certains ont même démontré qu'ils étaient prêt à passer dans le camp de la contre-révolution et renverser le régime en place. Face à cela et afin de permettre à la révolution d'être pérenne, il faut la doter des armes capable de pouvoir se défendre. Qui pourrait porter ses armes, si ce n'est le prolétariat lui-même, suivant une ligne de militarisation de ses organisations ? C'est de là que le concept de "mer armée des masses" a été forgé, d'abord par Audrey Grant (Secrétaire Général du Westrait Communist Party) mais également par Edgar Ross, le Commandant en Chef de la WFRA et lui-même militaire de carrière rallié sincèrement à la révolution depuis de très nombreuses années. Derrière le concept de "mer armée des masses", il y a une conception stratégique qui émerge c'est à dire la défense de la révolution par tous et toutes, mais également la défense contre toute tentative de renverser le pouvoir des conseils dans le pays... au sein même des institutions du pays par une potentielle nouvelle bourgeoisie ! C'est pour cela que la Loi Fondamentale de la République Socialiste Libre des Conseils du Westrait reconnait le droit aux conseils de pouvoir être armé et d'avoir accès aux dépôts et arsenaux afin de pouvoir être rapidement armé en cas de conflit. Mais cela implique également de pouvoir donner une instruction militaire à l'ensemble des masses, pour que tout à chacun puisse participer à la défense de la révolution. La multiplication des milices populaires à travers le pays répond à cette logique et continue de s'étendre sur l'ensemble du territoire. Cette position n'est pourtant pas partagée nécessairement à tous les échelons de la WFRA : De quel droit des personnes qui n'ont pas été formé militairement peuvent-elles prétendre à mieux réussir là où l'armée révolutionnaire est entraînée et correctement encadrée ? Il y a une méfiance certaine qui existe au sein de la WFRA vis à vis des milices populaires et inversement. Edgar Ross s'est d'ailleurs montré mitigé vis à vis du système de milices et vitupère ce qu'il considère comme un "esprit de partisianisme" la volonté de certains cadres des milices populaires à vouloir remplacer l'armée régulière.
Cependant et malgré les discussions théoriques et pratiques, il ne semble pas que les milices populaires puissent un jour remplacer le système d'armée permanente. Cette dernière est nécessaire et vitale pour la défense de la révolution alors que les milices populaires restent majoritairement cantonnée à leur secteur et sont parfois rongé par le "provincialisme" qui consiste à ne pas voir au-delà de son propre secteur, sa région ou tout simplement son Etat. L'importance des milices ainsi que du concept de "mer armée des masses" est essentiellement politique : Si un ennemi devait venir envahir le sol de la révolution, il ne serait pas simplement opposé à une armée régulière, mais à des centaines et des centaines de milliers de personnes sachant manier une arme et ayant un minimum d'entraînement militaire. Si la paternité du concept de "mer armée des masses" revient à Audrey Grant, celui de "faire du pays une tranchée de combat" revient intégralement à Edgar Ross. Dans des conférences qu'il a donné devant des cadres et officiers de la WFRA, il a insisté sur le fait que si une invasion étrangère devait arriver, il faudrait que l'ensemble du pays soit mis sur le pied de guerre et que chaque mètre gagné par l'adversaire doit-être chèrement payé, au point qu'il abandonne tout simplement cette idée. Si pour le moment ce concept reste assez obscur à quelques cercles militaires, celui de la "mer armée des masses" connait un franc succès dans le pays et de nombreuses personnes ont déjà intégré des systèmes locaux de milices populaires et de comité de défense des conseils. L'armement des masses westréennes repose donc sur deux axiomes : Premièrement, la capacité de tout à chacun de pouvoir défendre le pouvoir des conseils et la révolution. Deuxièmement, la capacité à pouvoir combattre et résister si jamais la révolution était menacé par des forces révisionnistes à l'intérieur des organes du pouvoir des conseils. Si il fallait choisir un ordre d'importance, le deuxième choix est bien plus important que le premier. L'organisation des masses en conseil et en unité capable d'être militarisé afin de garantir le pouvoir populaire est très clairement une innovation et une avancée pour la révolution westréenne comme pour l'idéologie communiste internationalement. Défendre la révolution, c'est également la défendre contre ceux et celles qui disent la représenter, tant au niveau gouvernemental qu'au niveau purement militaire.[/quote][/justify]
-
Viktor Troska
[bod]"DO YOU WANT TO HEAR SOME JOKES, COMRADE ?" (I)[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/bi9ZyBV.png[/img][/center]
[justify][quote]Pourquoi les agents de la SIB vont toujours par trois ? Un sait lire, l'autre sait compter et le troisième surveille les deux intellectuels.[/quote]
[quote]Trois hommes discutent en prison. Le premier explique qu'il a été envoyé en prison parce qu'il est arrivé en retard, donc qu'il était un saboteur contre-révolutionnaire. Le deuxième explique qu'il a été envoyé en prison parce qu'il est arrivé en avance, donc qu'il était un gauchiste aventuriste. Le troisième explique qu'il est en prison parce qu'il est arrivé à l'heure, donc qu'il faisait preuve de conservatisme bourgeois.[/quote]
[quote]Un agent du ComPubSafe marche dans les couloirs du Commissariat du Peuple et tombe sur un de ses collègues entrain de se claquer une barre immense.
- Pourquoi tu rigoles comme ça ?
- Un gars vient de me raconter une blague anticommuniste, elle est tordante !
- Raconte, raconte !
- Non je ne peux pas camarade, je viens de lui coller 20 ans non compressible ![/quote]
[quote]Qu'est-ce qui se passerait si on appliquait le socialisme westréen au Kars demain ? Facile, au bout de trois semaines le Kars serait obligé d'importer du pétrole et du sable ![/quote]
[quote]Un homme débarque dans un commissariat westréen et commence à expliquer que son perroquet à disparu. Un policier lui dit de se calmer et qu'il n'a aucune raison d'être autant paniqué parce que son perroquet a disparu, on finira bien par le retrouver. Alors l'homme explique calmement qu'il venait non seulement pour signaler la disparition du perroquet, mais pour faire une déclaration sur l'honneur certifiant qu'il ne partageait pas les opinions politique dudit perroquet..[/quote]
[quote]Trois ouvriers westréens vont boire une pinte après la sortie de l'usine. Tous les trois accoudés sur le comptoir, le premier se met à soupire. Le deuxième soupire aussi. Le troisième s'énerve et dit à ces deux potes qu'il va partir si ils commencent à parler politique.[/quote]
[quote]Les premières élections ölanaises ont eu lieu quand Dieu a présenté Eve à Adam en lui disant de se choisir une femme.[/quote]
[quote]Qu'est-ce que l'idéalisme ? C'est être dans une pièce les yeux bandés et expliquer qu'il y a un lapin derrière la porte. Qu'est-ce que le matérialisme dialectique ? C'est être dans une pièce avec lumière éteinte et les yeux bandés, bondir partout et faire semblant au bout d'un moment de se saisir d'un lapin imaginaire en criant très fort "JE L'AI ATTRAPÉ !"[/quote]
[quote]Darren Harrell (Président du Gouvernement République Provisoire durant la guerre civile révolutionnaire) va visiter un asile psychiatrique. Le directeur a décidé de faire bonne impression et à fait aligner l'ensemble des aliénés et les fait applaudir quand Darren Harrell fait son apparition. Ce dernier est très content, mais il se rend compte qu'au bout de la pièce, un homme est affalé contre le mur et regarde la scène en riant. Son sang ne faisant qu'un tour, Darren Harrell va voir ce dernier pour le sermonner, mais l'homme lui répond : "Calmes-vous camarade, moi je ne suis que le plombier..."[/quote]
[quote]Une blague courte : Deux bykovs travaillent...[/quote]
[quote]Lors de sa visite au Westrait, Jasbir Kéjar a répondu à plusieurs questions de journalistes westréens dont une qui demandait : "Camarade Kéjar, est-il possible de pouvoir s'asseoir sur un hérisson ?" Absolument pas décontenancé par la question, ce dernier répond : "Oui, il y a trois possibilités. La première est de retourner le hérisson, la deuxième est de le raser et la troisième est de s'asseoir dessus si le Westrait le demande"[/quote]
[quote]Quatre chiens, un caeturien, un gänsernbergois, un bykov et un westréen discutent.
Soudain le chien caeturien a faim. Il aboie, et son maître lui apporte une écuelle de viande.
Le chien gänsernbergois : Alors comme ça, tu aboies et on t’apporte de la viande ? Moi, je n'ai mes repas qu'à heures fixes.
Le chien bykov : Qu’est-ce que c’est, de la viande ?
Et le chien westréen : Qu’est-ce que c’est, aboyer ?[/quote]
[quote]Dans une maison au milieu du Westrait, un vieil homme est entrain de mourir. Soudain, l'on frappe plusieurs fois à sa porte de manière menaçante. Le vieil homme demande d'une voix fébrile qui est là... "C'est la mort !", lui répond la Mort. Alors le vieil homme s'exclame : "Ah ! J'ai eu peur, j'ai cru qu'il s'agissait de la SIB !"[/quote]
[quote]Deux femmes westréennes discutent. La première explique à son amie qu'elle aimerait vraiment vivre en Théorie ! L'autre ne comprend pas et lui demande si elle ne s'est pas trompée. "Non mais c'est qu'en Théorie au moins tout va bien, tu sais..." répond son amie.[/quote]
[quote]Au Westrait, le marxisme-léninisme est la doctrine scientifique et d'Etat qui prépare méticuleusement l'avenir, organise sciemment le présent, et ne cesse de modifier constamment le passé ![/quote]
[...][/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/bi9ZyBV.png[/img][/center]
[justify][quote]Pourquoi les agents de la SIB vont toujours par trois ? Un sait lire, l'autre sait compter et le troisième surveille les deux intellectuels.[/quote]
[quote]Trois hommes discutent en prison. Le premier explique qu'il a été envoyé en prison parce qu'il est arrivé en retard, donc qu'il était un saboteur contre-révolutionnaire. Le deuxième explique qu'il a été envoyé en prison parce qu'il est arrivé en avance, donc qu'il était un gauchiste aventuriste. Le troisième explique qu'il est en prison parce qu'il est arrivé à l'heure, donc qu'il faisait preuve de conservatisme bourgeois.[/quote]
[quote]Un agent du ComPubSafe marche dans les couloirs du Commissariat du Peuple et tombe sur un de ses collègues entrain de se claquer une barre immense.
- Pourquoi tu rigoles comme ça ?
- Un gars vient de me raconter une blague anticommuniste, elle est tordante !
- Raconte, raconte !
- Non je ne peux pas camarade, je viens de lui coller 20 ans non compressible ![/quote]
[quote]Qu'est-ce qui se passerait si on appliquait le socialisme westréen au Kars demain ? Facile, au bout de trois semaines le Kars serait obligé d'importer du pétrole et du sable ![/quote]
[quote]Un homme débarque dans un commissariat westréen et commence à expliquer que son perroquet à disparu. Un policier lui dit de se calmer et qu'il n'a aucune raison d'être autant paniqué parce que son perroquet a disparu, on finira bien par le retrouver. Alors l'homme explique calmement qu'il venait non seulement pour signaler la disparition du perroquet, mais pour faire une déclaration sur l'honneur certifiant qu'il ne partageait pas les opinions politique dudit perroquet..[/quote]
[quote]Trois ouvriers westréens vont boire une pinte après la sortie de l'usine. Tous les trois accoudés sur le comptoir, le premier se met à soupire. Le deuxième soupire aussi. Le troisième s'énerve et dit à ces deux potes qu'il va partir si ils commencent à parler politique.[/quote]
[quote]Les premières élections ölanaises ont eu lieu quand Dieu a présenté Eve à Adam en lui disant de se choisir une femme.[/quote]
[quote]Qu'est-ce que l'idéalisme ? C'est être dans une pièce les yeux bandés et expliquer qu'il y a un lapin derrière la porte. Qu'est-ce que le matérialisme dialectique ? C'est être dans une pièce avec lumière éteinte et les yeux bandés, bondir partout et faire semblant au bout d'un moment de se saisir d'un lapin imaginaire en criant très fort "JE L'AI ATTRAPÉ !"[/quote]
[quote]Darren Harrell (Président du Gouvernement République Provisoire durant la guerre civile révolutionnaire) va visiter un asile psychiatrique. Le directeur a décidé de faire bonne impression et à fait aligner l'ensemble des aliénés et les fait applaudir quand Darren Harrell fait son apparition. Ce dernier est très content, mais il se rend compte qu'au bout de la pièce, un homme est affalé contre le mur et regarde la scène en riant. Son sang ne faisant qu'un tour, Darren Harrell va voir ce dernier pour le sermonner, mais l'homme lui répond : "Calmes-vous camarade, moi je ne suis que le plombier..."[/quote]
[quote]Une blague courte : Deux bykovs travaillent...[/quote]
[quote]Lors de sa visite au Westrait, Jasbir Kéjar a répondu à plusieurs questions de journalistes westréens dont une qui demandait : "Camarade Kéjar, est-il possible de pouvoir s'asseoir sur un hérisson ?" Absolument pas décontenancé par la question, ce dernier répond : "Oui, il y a trois possibilités. La première est de retourner le hérisson, la deuxième est de le raser et la troisième est de s'asseoir dessus si le Westrait le demande"[/quote]
[quote]Quatre chiens, un caeturien, un gänsernbergois, un bykov et un westréen discutent.
Soudain le chien caeturien a faim. Il aboie, et son maître lui apporte une écuelle de viande.
Le chien gänsernbergois : Alors comme ça, tu aboies et on t’apporte de la viande ? Moi, je n'ai mes repas qu'à heures fixes.
Le chien bykov : Qu’est-ce que c’est, de la viande ?
Et le chien westréen : Qu’est-ce que c’est, aboyer ?[/quote]
[quote]Dans une maison au milieu du Westrait, un vieil homme est entrain de mourir. Soudain, l'on frappe plusieurs fois à sa porte de manière menaçante. Le vieil homme demande d'une voix fébrile qui est là... "C'est la mort !", lui répond la Mort. Alors le vieil homme s'exclame : "Ah ! J'ai eu peur, j'ai cru qu'il s'agissait de la SIB !"[/quote]
[quote]Deux femmes westréennes discutent. La première explique à son amie qu'elle aimerait vraiment vivre en Théorie ! L'autre ne comprend pas et lui demande si elle ne s'est pas trompée. "Non mais c'est qu'en Théorie au moins tout va bien, tu sais..." répond son amie.[/quote]
[quote]Au Westrait, le marxisme-léninisme est la doctrine scientifique et d'Etat qui prépare méticuleusement l'avenir, organise sciemment le présent, et ne cesse de modifier constamment le passé ![/quote]
[...][/justify]
-
Viktor Troska
[justify][bod]I SHALL RETURN[/bod]
[center][img]https://i.imgur.com/Myk4KDi.png[/img][/center]
La situation était une fois de plus complexe au Westrait. Il existait une fois de plus un danger imminent qui menaçait la révolution, qui menaçait de faire s'écrouler l'édifice péniblement construit au cours de ces dernières années. D'un regard extérieur, l'on pourrait penser que la situation était sous contrôle et que les choses allaient très rapidement rentrer dans l'ordre, mais vu de l'intérieur il s'agissait d'un mille-feuille de problèmes qui semblaient s'accumuler. C'était la deuxième fois que le pays connaissait une situation aussi tendue et des mesures drastiques avaient du être prises, rognant sur la légalité socialiste qui subissait continuellement des amendements pour le bien de la révolution. Le Président du Présidium de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils Julius Blackwell avait décidé de prendre les devants et d'assumer temporairement une concentration du pouvoir, car aucune autre solution ne semblait pouvoir se prêter à la situation. Il aurait volontiers donné les pleins pouvoirs au Comité Central des Commissaires du Peuple, mais ce dernier s'était défaussé et son Secrétaire Général avait pour ainsi dire piteusement refusé une telle chose. Dans le système westréen, le Président du Présidium disposait d'un pouvoir assez restreint et n'avait pas toute la latitude qu'il souhaitait pour exercer le pouvoir : En faisant sauter les verrous, Julius Blackwell disposait d'un pouvoir immense que peu de personnes disposait avant lui. Une situation inconfortable pour ce vieux militant du Parti Démocrate que la révolution avait "rougit", c'est à dire quelque peu poussé à radicaliser ses positions politiques et embrasser quasiment une forme de socialisme démocratique. Il lui fallait trouver des solutions, sortir de l'impasse et éviter que l'opposition ne lui tombe dessus pour essayer de le renverser en faisant pression sur lui par les moyens institutionnels ou par une mobilisation populaire. Ce jour-là, il semblait que le Président du Présidium attendait la visite de quelqu'un d'important et il avait assez rapidement liquidé les affaires courantes afin de pouvoir pleinement se concentrer sur cette visite. Seul deux de ces députés-secrétaires étaient restés avec lui dans une sorte de discussion privée, un aparté où la parole était plus libre que dans les séances officielles. L'on pouvait ainsi se dire certaines choses.
JULIUS BLACKWELL | « Plus le temps passe, plus je me dis que j'aurai dû écouter mon vieux père et faire cordonnier. C'est bien cordonnier, non ? On fabrique des chaussures, on en répare d'autre, c'est un métier assez noble. Mieux déjà que d'être un politicien et diriger un pays si vous voulez mon avis. »
ARTHUR MARSH | « Je pense qu'on s'emmerde faire en faisant cordonnier, Citoyen Blackwell. Il y a plus d’anecdotes à raconter à ses petits enfants quand l'on dirige un pays. Je n'irai pas jusqu'à dire que l'on s'amuse plus car ce n'est pas toujours le cas... »
JULIUS BLACKWELL | « C'est donc bien ce que je disais, c'est vraiment un calvaire. Qui a envie d'ailleurs de diriger le Westrait ? Non mais entre nous... Notre pays est ingouvernable, je plains sincèrement la puissance capitaliste étrangère qui voudra nous envahir et mettre de l'ordre dans tout cela. »
JADE GUZMAN | « C'est notre fierté, nous avons toujours été un peuple rebelle depuis que nous avons chassé les britons. Je ne dirai pas que nous sommes ingouvernable, disons plutôt que nous avons... la bougeotte ? »
JULIUS BLACKWELL | « Oui, la bougeotte ! C'est très bien dit ça, la bougeotte. C'est plus poli que de dire que nous sommes juste des insatisfaits et que nous voulons tout changer constamment, sans réellement savoir ce que nous voulons changer. »
ARTHUR MARSH | « Pour ma part, je suis d'accord avec la Citoyenne Guzman. Nous avons toujours été des rebelles et cela est notre force. Nous faisons des choses, peut-être mal mais nous le faisons. Comme le dit la chanson, c'est reculer que d'être stationnaire, on le devient à trop philosopher... »
JULIUS BLACKWELL | « Vous savez ce qu'on rapporte à propos de Warren Richmond au moment de la formation de notre premier gouvernement ? Il aurait dit à l'un de ses proches conseillers : "Magnifique ce gouvernement, pas un seul honnête homme !" »
Si ils se mirent à rire suite à cette anecdote, pourtant le fond était assez vrai. Il n'y avait finalement que très peu de personnes de hautes distinctions sociales parmi les dirigeants et dirigeantes de la révolution. Si il y avait évidemment beaucoup d'intellectuels ou de membre de l'intelligensia en déclassement volontaire, de nombreuses personnalités et cadres venaient d'extraction sociale basse : Un était conducteur de bus, un autre était mineur, une autre était pigiste dans un petit journal local, etc etc. Les perspectives d'ascension sociale était assez mince et peu escomptaient que la révolution puisse payer. L'ensemble du système westréen était d'ailleurs organisé pour éviter que cela ne se produise. Cela était démocratique pour les uns, totalitaire pour les autres...
ARTHUR MARSH | « Oui, et alors ? »
JADE GUZMAN | « Je pense que c'est la seule chose avec un peu de bon sens qu'il ait dit. Pas un seul honnête homme, ni une seule honnête femme. Pourtant, nous accomplissons de grandes choses. »
JULIUS BLACKWELL | « Ne soyons pas trop présomptueux non plus. Les balles enrobées de sucre de nos adversaires peuvent nous faire plus de mal que des balles tout court. Ne succombons ni à l'une, ni à l'autre. »
ARTHUR MARSH | « Vous êtes souvent inspiré comme ça, Citoyen Blackwell ? »
JULIUS BLACKWELL | « Moi ? Non, non. Je n'ai simplement fait que lire les œuvres choisies de Urdzhar. »
JADE GUZMAN | « Vous avez des lectures intéressantes, pour quelqu'un du Parti Démocrate ! »
JULIUS BLACKWELL | « C'est un cadeau, je ne l'aurai sans doute pas lu par moi-même. Je ne regrette pas d'ailleurs, je pensais qu'il allait s'agir d'une punition pour moi, j'ai horreur de la littérature communiste dans sa forme. Mais les œuvres choisies de Urdzhar se lisent assez facilement, c'est agréable. »
Un milicien frappa plusieurs fois à la porte, avant de se présenter. Il fit savoir que quelqu'un attendait le Président Blackwell et qu'il avait rendez-vous avec lui. Poliment, Julius Blackwell se leva de son bureau et serra la main de ses deux députés-secrétaires avant de les conduire jusqu'à la sortie, les laissant au soin du milicien. Quelques instants plus tard, l'on revint frapper à la porte. Le Président Blackwell alla ouvrir la porte et fit signe à la personne qui se trouvait là d'entrer dans son bureau. Aucun mots ne furent échanger durant ce laps de temps, la personne invitée allant simplement jusqu'à une des fenêtres du bâtiment pour regarder à travers cette dernière. Au loin, la ville de Cewell continuait de vivre et de panser ses plaies suite à l'attentat de la Cathédrale de l'Immaculée-Conception.
JULIUS BLACKWELL | « Citoyen Reed, je ne pensais pas que vous accepteriez cette rencontre... disons informelle. »
[center][img]https://i.imgur.com/cZ6lH55.png[/img]
DOUGLAS REED
Ancien Secrétaire Général du CCCP et ancien Commissaire du Peuple à la Culture[/center]
DOUGLAS REED | « Informelle ou pas, dès que l'on me parle de l'avenir du Westrait et de notre révolution je me tiens toujours disponible. Nous n'avons rien d'autre de plus important de toute façon, non ? »
JULIUS BLACKWELL | « L'on peut dire ça comme ça, en effet. »
DOUGLAS REED | « Je suppose qu'il s'agit de quelque chose d'important. Je vous écoute donc. »
Les deux hommes s'essayèrent afin de discuter face à face. Julius Blackwell servit à chacun un verre de whisky et ils trinquèrent.
DOUGLAS REED | « A quoi trinquons-nous ? »
JULIUS BLACKWELL | « Je pense que nous pouvons trinquer à votre future nomination en tant que Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple. »
Douglas Reed fixa Blackwell dans les yeux pendant un court instant, puis bu d'une traite son verre.
DOUGLAS REED | « Cette nomination aussi est informelle ? »
JULIUS BLACKWELL | « J'aime votre sens de l'humour, Citoyen Reed ! Il s'agit de tout ce qu'il y a de plus formel. Je vais vous dire, vous êtes l'homme de la situation, vous avez déjà traversé une période de crise comme celle là. Vous restez un homme populaire dans l'opinion public, voir même internationalement. La révolution a besoin de vous. »
DOUGLAS REED | « Qu'est-ce qui vous dit que je vais réussir, là où j'ai échoué par le passé ? »
JULIUS BLACKWELL | « Ne mélangeons pas tout, vous avez été impeccable durant la période de dictature de salut public, personne ne peut le contester ! Aujourd'hui les choses sont différentes, regardez par exemple ce qui vient de se produire avec Audrey Grant et le WCP, les choses changent. »
DOUGLAS REED | « J'aimerai que nous ne nous acharnions pas sur la Citoyenne Grant. J'ai longuement expliqué dans mon autocritique qu'elle avait parfaitement raison de faire ce qu'elle avait à faire. Je me désole d'ailleurs qu'elle ait décidé de quitter ses fonctions en tant que Secrétaire Général du WCP. Peu de personnes le savent et en prennent conscience, mais nous avons perdu une géante de notre révolution... »
Blackwell semblait dubitatif, mais il parvint à se convaincre que Douglas Reed ne mentait pas et n'exagérait en rien dans ses propos.
JULIUS BLACKWELL | « Vous êtes aussi un géant de notre révolution, Citoyen Reed. C'est pour cela que je souhaite que vous repreniez des fonctions importantes. J'espère que vous accepterez, sincèrement. »
DOUGLAS REED | « Je suppose que j'ai un temps de réflexion ? »
JULIUS BLACKWELL | « Oui, vous avez cinq minutes. »
DOUGLAS REED | « Vous ne perdez pas de temps vous... »
JULIUS BLACKWELL | « Nous avons perdu trop de temps ces derniers temps. Nous laissons la contre-révolution s'organiser, nous laissons nos ennemis nous insulter et se moquer de nous. Nous nous comportons mal. Nous sommes indigne de notre... »
DOUGLAS REED | « J'ai compris le message, Président Blackwell. J'ai compris le message. Quand dois-je commencer ? »
Le Président du Présidium sortit de son bureau un dossier de couleur orange et en fit s'extraire plusieurs feuilles qu'il tendit à Reed. Ce dernier n'avait fait que balayer les documents du regard, les connaissant déjà...
DOUGLAS REED | « Tout me semble en ordre. J'ai l'impression que tout me ramène ici. C'est l'éternel recommencement. D'après-vous, qu'en penserait Edwin Jacobson de tout cela ? »
JULIUS BLACKWELL | « Jacobson était une lopette, Citoyen Reed. Avec tout le respect que j'ai eu pour l'homme. Ce n'est pas votre cas, vous avez décidé de changer et d'accepter de vous soumettre au jugement de la révolution. Vous allez montrer à nos ennemis qu'on ne fait pas n'importe quoi avec la révolution et qu'elle sait être terrible pour ses adversaires. Voilà ce que j'attend de vous. »
Reed afficha un large sourire.
DOUGLAS REED | « Président Blackwell puisque vous m'accordez une telle confiance, sachez que je ferai tout mon possible pour réussir dans ma tâche. J'ai toute la latitude dans l'exercice de mon mandat je suppose ? »
JULIUS BLACKWELL | « Faîtes les payer, Citoyen Reed. Qu'ils comprennent qu'on ne peut pas jouer aux cons avec nous. »
Le visage du Président du Présidium se figea d'un seul coup, avec un air grave et sérieux. Reed comprenait pour la première fois qu'il ne s'agissait pas d'un jeu, mais bel et bien de l'avenir de son pays et de la révolution. Le fils prodigue était de retour...[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/Myk4KDi.png[/img][/center]
La situation était une fois de plus complexe au Westrait. Il existait une fois de plus un danger imminent qui menaçait la révolution, qui menaçait de faire s'écrouler l'édifice péniblement construit au cours de ces dernières années. D'un regard extérieur, l'on pourrait penser que la situation était sous contrôle et que les choses allaient très rapidement rentrer dans l'ordre, mais vu de l'intérieur il s'agissait d'un mille-feuille de problèmes qui semblaient s'accumuler. C'était la deuxième fois que le pays connaissait une situation aussi tendue et des mesures drastiques avaient du être prises, rognant sur la légalité socialiste qui subissait continuellement des amendements pour le bien de la révolution. Le Président du Présidium de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils Julius Blackwell avait décidé de prendre les devants et d'assumer temporairement une concentration du pouvoir, car aucune autre solution ne semblait pouvoir se prêter à la situation. Il aurait volontiers donné les pleins pouvoirs au Comité Central des Commissaires du Peuple, mais ce dernier s'était défaussé et son Secrétaire Général avait pour ainsi dire piteusement refusé une telle chose. Dans le système westréen, le Président du Présidium disposait d'un pouvoir assez restreint et n'avait pas toute la latitude qu'il souhaitait pour exercer le pouvoir : En faisant sauter les verrous, Julius Blackwell disposait d'un pouvoir immense que peu de personnes disposait avant lui. Une situation inconfortable pour ce vieux militant du Parti Démocrate que la révolution avait "rougit", c'est à dire quelque peu poussé à radicaliser ses positions politiques et embrasser quasiment une forme de socialisme démocratique. Il lui fallait trouver des solutions, sortir de l'impasse et éviter que l'opposition ne lui tombe dessus pour essayer de le renverser en faisant pression sur lui par les moyens institutionnels ou par une mobilisation populaire. Ce jour-là, il semblait que le Président du Présidium attendait la visite de quelqu'un d'important et il avait assez rapidement liquidé les affaires courantes afin de pouvoir pleinement se concentrer sur cette visite. Seul deux de ces députés-secrétaires étaient restés avec lui dans une sorte de discussion privée, un aparté où la parole était plus libre que dans les séances officielles. L'on pouvait ainsi se dire certaines choses.
JULIUS BLACKWELL | « Plus le temps passe, plus je me dis que j'aurai dû écouter mon vieux père et faire cordonnier. C'est bien cordonnier, non ? On fabrique des chaussures, on en répare d'autre, c'est un métier assez noble. Mieux déjà que d'être un politicien et diriger un pays si vous voulez mon avis. »
ARTHUR MARSH | « Je pense qu'on s'emmerde faire en faisant cordonnier, Citoyen Blackwell. Il y a plus d’anecdotes à raconter à ses petits enfants quand l'on dirige un pays. Je n'irai pas jusqu'à dire que l'on s'amuse plus car ce n'est pas toujours le cas... »
JULIUS BLACKWELL | « C'est donc bien ce que je disais, c'est vraiment un calvaire. Qui a envie d'ailleurs de diriger le Westrait ? Non mais entre nous... Notre pays est ingouvernable, je plains sincèrement la puissance capitaliste étrangère qui voudra nous envahir et mettre de l'ordre dans tout cela. »
JADE GUZMAN | « C'est notre fierté, nous avons toujours été un peuple rebelle depuis que nous avons chassé les britons. Je ne dirai pas que nous sommes ingouvernable, disons plutôt que nous avons... la bougeotte ? »
JULIUS BLACKWELL | « Oui, la bougeotte ! C'est très bien dit ça, la bougeotte. C'est plus poli que de dire que nous sommes juste des insatisfaits et que nous voulons tout changer constamment, sans réellement savoir ce que nous voulons changer. »
ARTHUR MARSH | « Pour ma part, je suis d'accord avec la Citoyenne Guzman. Nous avons toujours été des rebelles et cela est notre force. Nous faisons des choses, peut-être mal mais nous le faisons. Comme le dit la chanson, c'est reculer que d'être stationnaire, on le devient à trop philosopher... »
JULIUS BLACKWELL | « Vous savez ce qu'on rapporte à propos de Warren Richmond au moment de la formation de notre premier gouvernement ? Il aurait dit à l'un de ses proches conseillers : "Magnifique ce gouvernement, pas un seul honnête homme !" »
Si ils se mirent à rire suite à cette anecdote, pourtant le fond était assez vrai. Il n'y avait finalement que très peu de personnes de hautes distinctions sociales parmi les dirigeants et dirigeantes de la révolution. Si il y avait évidemment beaucoup d'intellectuels ou de membre de l'intelligensia en déclassement volontaire, de nombreuses personnalités et cadres venaient d'extraction sociale basse : Un était conducteur de bus, un autre était mineur, une autre était pigiste dans un petit journal local, etc etc. Les perspectives d'ascension sociale était assez mince et peu escomptaient que la révolution puisse payer. L'ensemble du système westréen était d'ailleurs organisé pour éviter que cela ne se produise. Cela était démocratique pour les uns, totalitaire pour les autres...
ARTHUR MARSH | « Oui, et alors ? »
JADE GUZMAN | « Je pense que c'est la seule chose avec un peu de bon sens qu'il ait dit. Pas un seul honnête homme, ni une seule honnête femme. Pourtant, nous accomplissons de grandes choses. »
JULIUS BLACKWELL | « Ne soyons pas trop présomptueux non plus. Les balles enrobées de sucre de nos adversaires peuvent nous faire plus de mal que des balles tout court. Ne succombons ni à l'une, ni à l'autre. »
ARTHUR MARSH | « Vous êtes souvent inspiré comme ça, Citoyen Blackwell ? »
JULIUS BLACKWELL | « Moi ? Non, non. Je n'ai simplement fait que lire les œuvres choisies de Urdzhar. »
JADE GUZMAN | « Vous avez des lectures intéressantes, pour quelqu'un du Parti Démocrate ! »
JULIUS BLACKWELL | « C'est un cadeau, je ne l'aurai sans doute pas lu par moi-même. Je ne regrette pas d'ailleurs, je pensais qu'il allait s'agir d'une punition pour moi, j'ai horreur de la littérature communiste dans sa forme. Mais les œuvres choisies de Urdzhar se lisent assez facilement, c'est agréable. »
Un milicien frappa plusieurs fois à la porte, avant de se présenter. Il fit savoir que quelqu'un attendait le Président Blackwell et qu'il avait rendez-vous avec lui. Poliment, Julius Blackwell se leva de son bureau et serra la main de ses deux députés-secrétaires avant de les conduire jusqu'à la sortie, les laissant au soin du milicien. Quelques instants plus tard, l'on revint frapper à la porte. Le Président Blackwell alla ouvrir la porte et fit signe à la personne qui se trouvait là d'entrer dans son bureau. Aucun mots ne furent échanger durant ce laps de temps, la personne invitée allant simplement jusqu'à une des fenêtres du bâtiment pour regarder à travers cette dernière. Au loin, la ville de Cewell continuait de vivre et de panser ses plaies suite à l'attentat de la Cathédrale de l'Immaculée-Conception.
JULIUS BLACKWELL | « Citoyen Reed, je ne pensais pas que vous accepteriez cette rencontre... disons informelle. »
[center][img]https://i.imgur.com/cZ6lH55.png[/img]
DOUGLAS REED
Ancien Secrétaire Général du CCCP et ancien Commissaire du Peuple à la Culture[/center]
DOUGLAS REED | « Informelle ou pas, dès que l'on me parle de l'avenir du Westrait et de notre révolution je me tiens toujours disponible. Nous n'avons rien d'autre de plus important de toute façon, non ? »
JULIUS BLACKWELL | « L'on peut dire ça comme ça, en effet. »
DOUGLAS REED | « Je suppose qu'il s'agit de quelque chose d'important. Je vous écoute donc. »
Les deux hommes s'essayèrent afin de discuter face à face. Julius Blackwell servit à chacun un verre de whisky et ils trinquèrent.
DOUGLAS REED | « A quoi trinquons-nous ? »
JULIUS BLACKWELL | « Je pense que nous pouvons trinquer à votre future nomination en tant que Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple. »
Douglas Reed fixa Blackwell dans les yeux pendant un court instant, puis bu d'une traite son verre.
DOUGLAS REED | « Cette nomination aussi est informelle ? »
JULIUS BLACKWELL | « J'aime votre sens de l'humour, Citoyen Reed ! Il s'agit de tout ce qu'il y a de plus formel. Je vais vous dire, vous êtes l'homme de la situation, vous avez déjà traversé une période de crise comme celle là. Vous restez un homme populaire dans l'opinion public, voir même internationalement. La révolution a besoin de vous. »
DOUGLAS REED | « Qu'est-ce qui vous dit que je vais réussir, là où j'ai échoué par le passé ? »
JULIUS BLACKWELL | « Ne mélangeons pas tout, vous avez été impeccable durant la période de dictature de salut public, personne ne peut le contester ! Aujourd'hui les choses sont différentes, regardez par exemple ce qui vient de se produire avec Audrey Grant et le WCP, les choses changent. »
DOUGLAS REED | « J'aimerai que nous ne nous acharnions pas sur la Citoyenne Grant. J'ai longuement expliqué dans mon autocritique qu'elle avait parfaitement raison de faire ce qu'elle avait à faire. Je me désole d'ailleurs qu'elle ait décidé de quitter ses fonctions en tant que Secrétaire Général du WCP. Peu de personnes le savent et en prennent conscience, mais nous avons perdu une géante de notre révolution... »
Blackwell semblait dubitatif, mais il parvint à se convaincre que Douglas Reed ne mentait pas et n'exagérait en rien dans ses propos.
JULIUS BLACKWELL | « Vous êtes aussi un géant de notre révolution, Citoyen Reed. C'est pour cela que je souhaite que vous repreniez des fonctions importantes. J'espère que vous accepterez, sincèrement. »
DOUGLAS REED | « Je suppose que j'ai un temps de réflexion ? »
JULIUS BLACKWELL | « Oui, vous avez cinq minutes. »
DOUGLAS REED | « Vous ne perdez pas de temps vous... »
JULIUS BLACKWELL | « Nous avons perdu trop de temps ces derniers temps. Nous laissons la contre-révolution s'organiser, nous laissons nos ennemis nous insulter et se moquer de nous. Nous nous comportons mal. Nous sommes indigne de notre... »
DOUGLAS REED | « J'ai compris le message, Président Blackwell. J'ai compris le message. Quand dois-je commencer ? »
Le Président du Présidium sortit de son bureau un dossier de couleur orange et en fit s'extraire plusieurs feuilles qu'il tendit à Reed. Ce dernier n'avait fait que balayer les documents du regard, les connaissant déjà...
DOUGLAS REED | « Tout me semble en ordre. J'ai l'impression que tout me ramène ici. C'est l'éternel recommencement. D'après-vous, qu'en penserait Edwin Jacobson de tout cela ? »
JULIUS BLACKWELL | « Jacobson était une lopette, Citoyen Reed. Avec tout le respect que j'ai eu pour l'homme. Ce n'est pas votre cas, vous avez décidé de changer et d'accepter de vous soumettre au jugement de la révolution. Vous allez montrer à nos ennemis qu'on ne fait pas n'importe quoi avec la révolution et qu'elle sait être terrible pour ses adversaires. Voilà ce que j'attend de vous. »
Reed afficha un large sourire.
DOUGLAS REED | « Président Blackwell puisque vous m'accordez une telle confiance, sachez que je ferai tout mon possible pour réussir dans ma tâche. J'ai toute la latitude dans l'exercice de mon mandat je suppose ? »
JULIUS BLACKWELL | « Faîtes les payer, Citoyen Reed. Qu'ils comprennent qu'on ne peut pas jouer aux cons avec nous. »
Le visage du Président du Présidium se figea d'un seul coup, avec un air grave et sérieux. Reed comprenait pour la première fois qu'il ne s'agissait pas d'un jeu, mais bel et bien de l'avenir de son pays et de la révolution. Le fils prodigue était de retour...[/justify]