Encyclopédie de l'Aleka

Thunderoad

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[center]Volume 4 : La géographie[/center]

Chapitre 1 : Subdivisions administratives

[right]Brève explication historique[/right]

Depuis l'acte d'annexion des états alekaners à la fin de la Dernière Guerre des Boers jusqu'à la fin de la décennie des années 40 le pays était divisé en 4 grandes provinces géantes et illogiques ...
C'est pour remédier à ce problème et mettre en œuvre le grand plan d'extermination des noirs que le nouveau gouvernement refonda de fond en comble le pays et créa 9 régions dont le territoire était mité par le " blackborough " , une seule unité géante où furent indistinctement déportés tout les noirs et qui suivaient des frontières en dent de scie conçues pour ne leur laisser que 14 % du pays et uniquement les plus mauvaises terres possible , sans ressources et infertiles .
Ce système appelé " la Partition " était couplé à une sévère et rigide ségrégation sociale où les noirs n'avaient absolument pas le moindre droit et vivaient en état de quasi-esclavage .
Il fallut attendre 1994, pour qu'enfin la Partition fut abolie et que le blackborough fut réintégré .
Mais la grande pandémie sexuellement transmissible des années 80, la misère et la corruption avaient fait des ravages parmi la population indigène qui se dépérissait !
La société alekane post-ségrégation de 1994 à 2016 fut une phase sombre et dure de l'histoire .

C'est entre 2016 et 2024, lors de la Seconde Transition que fut inventé et implémenté le système actuel fondé sur le concept humaniste du " Développement Séparé ", aussi appelé Apartheid .
Le principe de ce système révolutionnaire est de permettre aux noirs de vivre en autonomie dans des secteurs qui leur sont réservés tout en étant en contact avec les blancs afin qu'ils puissent s'imprégner de la démocratie et du capitalisme et in fine monter vers le Nirvana : la civilisation .
Dans le cadre de l'Apartheid , les neuf régions , qui ne faisaient plus de bon sens de par la suppression de l'ancien blackborough furent réorganisés en cinq grandes provinces cohérentes côtoyant trois grands bantoustans qui sont des états quasi-indépendants dont la gestion est déléguée aux noirs à la seule condition qu'ils soient fondés sur les principes de la démocratie représentative et constitutionnelle d'une part et que d'autre part ils refusent formellement le communisme .

Sauf qu'une quinzaine d'années plus tard nouveau chamboulement constitutionnel et administratif, la Britonnie affirmant à nouveau sa suprématie sur l'Aleka et force le pays à adopter une nouvelle constitution calquée directement sur le modèle de l'Athabaska qui supprime les bantoustans et restructure le territoire de toute l'île en une confédération de six provinces souveraines sous l'égide d'un état fédéral faible !

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/37/1474132604-circonscriptions-d-aleka.png[/img]

Par la nouvelle constitution de 2037, la Confédération d'Aleka fut fondée incluant dans le sens des aiguilles d'une montre les six provinces souveraines suivantes :
  • Province du Kwazulonatal
  • Province du Cap Oriental
  • Province du Cap Occidental
  • Province du Cap Septentrional
  • Province du Panvaal
  • Province de l'État-Libre d'Orania
Ces mêmes provinces sont ensuite partagées entre deux types de territoires :
  • - 27 Local Government Authorities ou "LGA"
    - Le territoire non-incorporé réparti en 5 zones
Les LGA sont de 2 types : les Municipalités d'Agglopôles et les Municipalités Régionales de Comté .
La différence est que les premières ont beaucoup plus de pouvoirs législatifs et budgétaires que les secondes et sont un statut réservé aux sept plus grandes métropoles du pays .
Les MRC sont au contraire de grandes entités recouvrant plusieurs villes moyennes et leurs terroirs ainsi que de grandes zones rurales entre les nœuds urbains qui composent une MRC .
Les LGA se subdivisent ensuite en districts , ruraux , urbains ou rurbains , mais ces districts n'ont toujours qu'une valeur administrative et/ou bureaucratique sans légitimité intrinsèque :
Les seules entités du pays à être pourvus d'une essence démocratique intrinsèque et incarnant une autorité législative locale sont les provinces et les LGA !

Le territoire non-incorporé correspond à tout le territoire qui appartient à la République d'Aleka mais qui n'a pas été rangé dans l'une ou l'autre des catégories de LGA car trop éloigné , vide et inutile .
Cela correspond surtout aux grands plateaux arides et vides de vie humaine à l'intérieur des terres .

Provinces et bantoustans se virent attribué un code unique en 3 lettres qui est un identifiant régional .
Il est visible sur chaque plaque d'immatriculation arrière d'un véhicule homologué en Aleka en complémentarité de l'identifiant strictement alekan au niveau du PUPS, mais sert plus généralement comme son nom l'indique à savoir en seulement 3 lettres de quelle province on parle et donc de là déduire derrière un paquet de choses quand on connaît bien les différences entre provinces .

Dans l'ordre des aiguilles d'une montre avec majuscules indicatives :
  • KZN = KwaZuloNatal
  • ECP = Eastern Cape Province
  • WKP = Wes-Kaap Provincie
  • NKP = Norden Kaap Provincie
  • PVP = PanVaal Province
  • OVS = Orania VryStaat
[hr][/hr]
La confédération de l'Algarbe du Sud en entier a une population d'environ 12 Millions d'habitants dont environ 4,45 Millions qui vivent dans les 7 plus grandes zones urbaines toutes situées en Aleka .
Ces zones urbaines sont les suivantes :
  1. Kirkenesburg : 14 % = 1'680'000
  2. Moonhoek : 7 % = 840'000
  3. Dorban : 6.5 % = 780'000
  4. Grûnalia : 5.5 % 660'000
  5. Elisabeth : 2 % = 240'000
  6. Bloomfontein : 1.4 % = 180'000
  7. Alkombey : O.6 % = 72'000
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 5 : Histoire de la nation[/center]

Chapitre 1 : Les temps obscurs

[right]Avant l'arrivée des blancs[/right]

L'histoire pré-coloniale de l'Aleka est assez mal connue , mais les historiens ont déjà 2 certitudes : premièrement que la région du Cap était vide d'hommes avant l'arrivée des Fritzlandais , mais que secondement il n'en a pas toujours été ainsi .

Que des peuples aient vécu sur l'ile bien avant le peuplement actuel est une certitude acquise du fait que l'on a retrouvé d'innombrables ossements partout dans le pays qui remontent jusque très loin dans le passé avec notamment l'enfant de Tangenberg , remontant à plus de 2,8 Millions d'années .
Plus près de nous on trouve les fresques d'Okinadorp , datées d'entre 1200 et 1800 ans avant JC .

On a aussi des outils en os ciselé et des ardoises dessinées retrouvées dans des maisons en roche volcanique taillées qui montrent qu'une vraie civilisation artistique et urbaine a existé vers 300 de notre ère dans la région qui est aujourd'hui le Bantoustan du Transkai .

Autant de traces qui prouvent que l’être humain est passé et a vécu dans la péninsule mais pour une raison inconnue toutes les traces de présence humaine disparaissent vers 1300 après JC .
Au-delà , c'est le néant absolu ! Dans ce flou total , toute hypothèse scientifiquement sérieuse est permise et les historiens/archéologues n'ont encore aucune explication à cette désertion de l'ile . Peut-être est-ce l'arrivée de peuplades étrangères qui a abouti par un subtil jeu de dominos qui échappe à notre compréhension moderne à ce que la péninsule soit vidée de sa population ayant bouleversé l'équilibre des populations locales ? Ou alors la Dengue Rouge était-elle déjà là ?
Encore aujourd'hui , nul ne peut le dire ...

[right]La première colonisation[/right]

Mais l’être humain n'a pas dis son dernier mot , et revient en force en 1488 avec les Britons qui veulent faire de la région nommée New Tarant par les colons , une étape sur la route vers l'Orient .
La colonie consiste en plusieurs comptoirs éparpillés sur la péninsule orientale de l'ile exploitant grâce à une main-d’œuvre " importée " d'Algarbe continentale de vastes champs de blé qui pousse vite et bien sur cette ile tempérée chaude au climat généreux .
Cette présence est attestée par des bouteilles de rhum sur la terre ferme et dans les océans portant le sceau de la Compagnie Orientale de Britonnie dont une a notamment été découverte récemment dans l'océan au large de la petite ville de Venüe .
La colonie connait pendant environ un siècle une progression fulgurante et le site était reconnu par la Britonnie comme ayant un fort potentiel mais l'aventure britannique dans la péninsule s’arrête brutalement en une demi-décennie car à partir de 1597, la terrible maladie de la Dengue Rouge tue en cinq ans 92 % de la population noire et 75 % de la population blanche .
Les blancs de l'ile survivants furent alors évacués en catastrophe en 1602 et après une période d'isolement pour tuer la maladie avec les malades dans les bateaux sont ramenées en Britonnie .
Leurs récits furent si traumatisants que la métropole déclara l'ile en quarantaine pour l'éternité .
Celle-ci ne sera officiellement levée qu'en 1825 pour mieux justifier la réinvasion de la région mais la peur de cette maladie était encore si forte que les rumeurs coururent longtemps en Britonnie ...

Les 8 % de survivants noirs qui furent abandonnés sur place formeront le socle de population qui aboutira aux futurs deux grands groupes ethniques aborigènes de l'ile : les Khozas et les Sisuthos .
Tandis que des résidus de population rurale de chasseurs-cueilleurs dérivèrent de l'autre mégagroupe ethnique et devinrent après plusieurs générations passées dans le désert les Khoisans .
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 5 : Histoire de la nation[/center]

Chapitre 2 : De 1652 à l'Acte d'Union

[right]L'arrivée de Stefan Van Driebeeck[/right]

Les prémices à la nouvelle colonisation

En 1650 , alors que la Dengue Rouge continue de hanter le souvenir des Britons la VOC du Fritz décide de passer outre la quarantaine . L'Aleka ferait en effet une excellente halte de repos et de ravitaillement pour les navires en partance ou à destination de l'Orient Fritzlandais , qui à l'époque était en très grande partie une colonie de peuplement . La VOC finance alors une première expédition d'un seul navire qui ne revint jamais mais cela ne la découragea pas : il faut et il suffit de former alors une expédition plus importante et mieux équipée ... Ce qui fut fait en 1652 , avec 90 followers dont huit femmes parmi lesquelles la femme du commandant de l'expédition !
Une expédition de 5 navires est formée :
  • le Drommedaris
    le Reijger
    le Goede Hoope
    le Walvis
    l'Oliphant
    et le Reijger.
Le tout sous le commandement de Stefan Van Driebeeck , âgé de 24 ans , et elle partit alors retrouver l'emplacement de la colonie perdue des Britanniques , désormais largement oubliée .
Ils débarquent le 16 Février, en l'an de grâce 1652 , à l'emplacement de la ville actuelle de Moonhoek située au pied de la Montagne de la Table où ils fondent la ville de Kaapstad .

Les premières années sont pénibles pour les nouveaux colons : la Dengue Rouge revient régulièrement parmi eux et le temps même plus chaleureux qu'au Fritzland est pas si évident que ça à endurer.
Plus d'une trentaine de ceux qui étaient venus dans le convoi meurent dés la première année !

Pourtant , bon gré mal gré , la colonie finit par devenir viable . Dés 1654, elle commence à servir ce pour quoi elle a été installée : les navires faisant l'aller-retour mondial Ouest-Est .
Stefan Van Driebeeck , le dirigeant de l'expédition d'origine en est le premier commandeur, avec pour l'assister, en tant qu'organe législatif même si la notion même n'existe pas encore , un Landrost composé de 12 conseillers élus par et parmi les colons libres votant les lois de la colonie et à qui revient le dernier mot . En théorie . Car en réalité c'est Van Driebeeck lui-même qui prend toutes les décisions et le Landrost n'a aucun pouvoir, si ce n'est celui de se la boucler...

Des débuts difficiles

En 1660 , alors qu'à l'origine l'Aleka était uniquement destinée à n’être qu'un comptoir, le pays compte déjà un millier d'habitants et la pointe de la péninsule ne suffit plus à nourrir tout le monde : il faut se rendre à l'évidence , qui est que l'Aleka est devenue une véritable colonie de peuplement .
Dés 1691 le titre du gestionnaire en chef, délégué de la compagnie , devient Gouverneur, ce qui démontre que la région a connue une progression exponentielle pour les standards de l'époque .

En 1707, apparait ce qui avec le recul peut être considéré comme la première craquelure ...
Le matin du 25 Mars de cette année-là , environ une centaine de colons avec leurs familles manifestent devant la magistrature de la compagnie dans le village de Stellenbok et vers Midi le magistrat militaire local de la Vennootschap vir die Ostwelt-Cargo ordonne à la foule de se disperser.
Là-dessus un adolescent du nom d'Hendrik Bibault , fils d'un freiburgher ponantin , s'avança hors de la foule et dit haut et fort en face du susdit magistrat :

[quote]" Ik es ein Alekânder, en ewen as die makistrât was te ferslân mij zwe mijn töt , of al zwetten mij in der trunk , ik zal niet mir, nor wil te schweiken ! "

Traduction en francais moderne : " Je suis un Alekaner, et même si le magistrat venait à me faire fouetter à mort ou me faire mettre au trou je ne serais pas , ni ne serais jamais , silencieux ! "[/quote]

Notez d'ailleurs le Fritzlandais assez approximatif, et assez proche du Deutsch ...
La sentence fut vite tombée : il fut aussitôt capturé et fouetté en public pour son insolence puis banni pour cinq années de la colonie et envoyé dans un pénitencier au Wenlei .
C'est là la toute première fois formellement identifiée et documentée qu'un citoyen du Cap s'est proclamé ouvertement comme étant non-dytolien et donc en dehors de l'autorité métropolitaine .

Pendant ce temps en métropole la situation politique s'est beaucoup dégradée après la mort du Roi .
Le pays se déchire en une terrible guerre civile et la colonie est laissée à elle-même .

Il faut bien comprendre qu'à l'époque , le téléphone satellite n'existe pas et Internet non plus .

Il n'y a même pas encore le télégraphe ! Les navires sont encore à voile et les plus rapides mettent malgré tout plusieurs mois pour faire un aller-simple Aleka-métropole ... De sorte que quand les liaisons maritimes sont interrompues entre la métropole et la colonie en Mars 1741 , c'est le trou noir total pour les habitants de la colonie . Le gouverneur général n'a donc pas d'autre choix que de diriger la colonie en son nom selon ses propres initiatives et Stefan Van Riebeeck veut absolument s'en tenir aux ordres reçus des mains du souverain soit de ne pas étendre la colonie du Zuid-Kaap au-delà des limites fixées par la compagnie en métropole => ne pas dépasser la Montagne de la Table .

Sauf que les nouveaux arrivants se sont tout de suite bien acclimatés à la péninsule malgré les difficultés et il est donc très dur de contenir leur esprit de conquête . A partir d'Octobre des colons ne trouvant plus de terre autour de la Tafelberg décident de passer outre les ordres du gouverneur et remontent vers le Nord , d'abord le long des cotes puis à mesure que celles-ci sont colonisées , vers l'intérieur des terres . Le processus va se poursuivre durant toute la période de black-out vis-à-vis de la métropole , et ce n'est qu'en 1747, peu après le rétablissement de l'ordre public au pays et par la consolidation du pouvoir de Niklas Vennegoor Ferdinand , que le gouvernorat reçoit enfin du renfort militaire qui lui permet de couper la fuite des colons en fortifiant la frontière de la colonie .

Entre temps Stefan Van Driebeek meurt en Février 1717, à l'age (plus qu'honorable pour l'époque) de 89 ans .
Le Landrost a alors voté à l'unanimité pour que la charge soit transféré à son fils cadet Jacobus dit aussi Koos Van Driebeeck alors âgé de 21 ans , né et éduqué à Kaapstad .
Et les colons font le bon choix car si le père est né aux Nederlands et restait attaché à sa terre natale le fils cadet n'en a cure de la métropole . Lui voit déjà l'Aleka comme étant une nation à part entière et il est en première ligne pour l'agrandissement de la colonie , il avait même essayé de faire pression sur son père en ce sens au début des années 1710, à l'époque où les khoisans se faisaient massacrer en silence par milliers par une épidémie de variole pour profiter du vide ainsi généré .
Maintenant qu'il est enfin aux commandes il en profite pour développer la Colonie du Cap Occidental !
Durant sa tenure de Gouverneur, il aura :
  • - Fait aménager des centaines de kilomètres de voies pavées
    - Fait réaménager aux meilleures normes de l'époque des milliers de logements
    - Ouvert le LandRost à tout les hommes blancs mariés de plus de 25 ans
    - Obtenu après d’âpres négociations une baisse d'un quart des taxes royales
Néanmoins il est déjà trop tard , le mal est fait : des centaines de colons libres et leurs familles ont migré vers le Nord en quittant le comptoir de Kaapstad . Face à l'évidence et afin d'éviter une guerre civile locale qui aurait des conséquences catastrophiques , le gouverneur général légalise les fermes déjà construites , avec l'interdiction pour elles d'étendre d'avantage leur terres , alors même qu'immédiatement de nouvelles expéditions envoient encore et toujours plus de nouveaux colons venant s'installer définitivement en Aleka : en 1797, la population de l'ile est déjà de 62 000 colons mâles libres de plus de 22 ans et sans compter leurs familles !

Et le retour à l'ordre fut tout relatif : à travers tout le XVIIIème siècle les contacts furent très erratiques et ponctuels voire aléatoires avec la métropole ... Il y eut de nombreuses années de coupure des liaisons et de manques de ressources et/ou d'informations .
Dés 1759, une nouvelle vague d'exploration et de colonisation démarre ! Cette fois l'envie est d'autant plus forte qu'arrive la première génération de colons libres nés en Aleka qui contrairement à leurs parents se sentent viscéralement Alekaners et ils veulent passionnément découvrir et maitriser cette ile qui dans leur esprit est à eux comme un cadeau de Dieu .
La colonie du Cap s'était arrêtée en 1747 au pied des Drakensberg cette fois , les jeunes se donnent pour objectif de la franchir, pour atteindre la forêt tropicale dont parlent les indigènes et qui fait fantasmer tout le monde afin de savoir ce qui se trouve derrière , car les explorations précédentes s'en sont systématiquement arrêtées à la forêt .

La progression s'effectue là encore le long des cotes dans un premier temps , et en Mai 1759 la modeste ville de Swettendam sur la cote orientale de la péninsule est annexée à la colonie .
Mais de toutes façons , cela ne fait que retarder l'inévitable : il faudra bien un jour la dépasser !
D'autant plus qu'en Juin 1760, les communications sont de nouveau interrompues avec le Fritzland !

Ce qu'osent faire un convoi de 150 personnes le 30 Mars 1763. La veille de ce jour-là , un groupe d'éclaireurs avait enfin trouvé une passe accessible aux ossewas : la Kastel Kloof.
Depuis , une route asphaltée passe à 40 mètres du site historique qui est aujourd'hui classé car le nombre de chariots à bœufs ayant accompli ensuite le passage , qui fut utilisé jusqu'à l'ouverture de la route , ont finit par marquer durablement la roche volcanique créant des sillons , désormais protégés .

Après le passage de la passe ils découvrent enfin la jungle mythique qui les ont tant fait rêver, et qui les fait vite déchanter ensuite ... Les ossewa cassent facilement d'asséchement dans cette mer de poussière en haute montagne où la nourriture pourrit vite , les moustiques sont d'une férocité démente et les journées sont torrides alors que les nuits sont glaciales : la jungle existe bel et bien mais très loin derrière un gigantesque désert quasilunaire où il n'y a ni eau ni ressources !
Rapidement , les colons prennent la décision de chercher à sortir au plus vite de cet enfer, car le désert en tua la moitié des 150 partis de Kaapstad ! Il est donc décrété inexploitable et à éviter, et l'information se répand vite à Kaapstad de ne pas tenter de traverser le Karoo .
Mais ce n'est surement pas cela qui mettra fin aux volontés des colons d'aller toujours plus loin ...
Au contraire : l'idée d'une région où nul n'irait vous chercher présente beaucoup d'attrait pour les esprits les plus indépendants et les moins volontaires à se soumettre à la tyrannie de la VOC !

Des milliers de trekboers partis dans les années '30 vont au fil des années se concentrer, et finir par se resédentariser dans la région de l'actuelle Kastel-Reinet où ils y fondent cette petite ville en 1777.

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Dans les années 1810', un grand chamboulement intervint au Nord de l'ile lorsque les peuples noirs indigènes furent poussés vers le Sud par la progression fulgurante des Zolos , qui ont développé un art naval notable qui leur permit de traverser le détroit de Shimonoseki et débarquer en Aleka en 1814.
Ce peuple transplanté dut s'adapter au climat plus sec et plus hostile que celui auquel il était habitué sur le continent et doit donc s'étendre pour assurer l'approvisionnement en nourriture d'une population toujours plus grande qui sert une caste de guerriers de plus en plus forte .
L'ensemble est dans sa construction une véritable Pyramide de Ponzi avant l'heure , et si son règne fut donc très court il fut d'une taille considérable et eut une influence décisive sur l'Aleka .

Entre 1815 et 1827, en à peine une douzaine d'années , le Zuloland triple de superficie et double de population ce qui en fait lors de son apogée vers 1829, la seule véritable nation noire au sens occidental du terme de toute l'ile et donc une force incontournable de l'Aleka .

Mais cette croissance démente poussa tout les autres peuples noirs à partir en étoile des bordures des territoires du Zuloland pour échapper au rouleau compresseur, et cela fut un gigantesque exode d'une ampleur inégalée dans l'histoire de tout le continent noir. Cet exode => c'est le Mafekan .

Le Royaume-Uni s'engouffra dans la brèche du chaos généré par le Mafekan en envahissant le territoire ainsi réduit en poussière entre la Colonie du Cap et le Zuloland dés Février 1824.

Entretemps , les Boers sont préoccupés par un tout autre problème : la tyrannie de la VOC qui encore au XIXème siècle impose sa poigne de fer, sans partage aucun , sur toute la Colonie du Cap.
La VOC pouvait taxer, embaucher, virer, faire emprisonner, juger, exiler, et abattre comme elle le voulait quand elle le voulait et sans jamais avoir à se justifier, pour quoi que ce soit !
D'autant plus qu'elle interdit tout commerce en dehors d'elle : tout achat et vente de quoi que ce soit devait être fait à la VOC et uniquement avec elle , ce qui frustrait atrocement les Burghers .
Eux voulaient pouvoir commercer librement avec les noirs et les autres blancs !

Alors que des milliers de Fritzlandais du Cap avaient fuit en direction du Nord-Est pour échapper à son autorité celle-ci ne les lâchait pas d'une semelle ! Elle s'agrandissait en annexant les villages autour.

Stellenbok : Fondée en 1679, annexée par la VOC dés 1682 !
Swettendam : Fondée en 1745, annexée par la VOC dés 1748 !
Krâf-Reinet : Fondée en 1777, annexée par la VOC dés 1786 !

En un siècle toute l'avance faite par les Burghers et les Trekboers avait été réduite à néant !


A partir des années 1820 , un certain mécontentement commence à gronder parmi les Alekaners qui se sentent de plus en plus méprisés par la métropole qu'ils considèrent sourde à leurs revendications .
Leurs motifs de colère sont nombreux et d'abord la colère contre le mépris affiché des Fritzlandais en métropole et en Aleka qui considèrent l'Alekâns non pas comme une véritable langue , mais comme un patois bâtard et vulgaire du hollandais , qu'il conviendrait de corriger.
Ils l'appellent souvent par le terme péjoratif de " kombuis taal " soit en clair un " hollandais de cuisine " .
Le terme s'est peu à peu forgé du fait que les esclaves aborigènes avaient beaucoup trop de difficultés à comprendre le hollandais formel qui leur était trop complexe , même avec explications .
Les Alekaners n'en ressentent pour la plupart aucune honte , voire même une certaine fierté d'avoir créé une nouvelle langue , et voudraient que leurs hollandais simplifié soit enseigné à l'école afin que le taux d'alphabétisation augmente , notamment ! Mais la royauté Fritz , même lorsque le gouverneur général de la colonie va en personne en métropole relayer cette requête , y restent sourde ...
Le délégué de la couronne , aux ordres de la VOC à la surveillance du gouverneur, écrit en 1829 :

[quote] Ayant appris le Fritzlandais à leurs esclaves et l'entendant donc prononcé d'une manière quasiment inintelligible , eux-mêmes [les Alekaners] commencent doucement à imiter cette détestable manière . [/quote]

Montrant par là même le dédain porté par les Princes-Marchands .
Ensuite , les revendications sont économiques .
Le principal motif de colère des Alekaners réside dans l'interdiction formelle qui leur est faite de commercer avec quelque autre pays que le Fritzland et même avec d'autres colonies Fritlandaises !
Interdiction donc de commercer, à plus forte raison , avec le reste du monde ...
Or ils montent déjà à cette époque , les futurs phares régionaux en matière de commerce !
Le bénéfice ainsi raté est estimé à plusieurs millions de Tulp par mois par le Directeur de la Chambre de Commerce de Moonhoek . Mais il y a aussi le fait que la compagnie interdit à la colonie de posséder des usines mécanisées et limite drastiquement le nombre de locomotives à vapeur, pourtant instrument incontournable à l'époque du développement économique de n'importe quelle nation à être autorisées à circuler sur l'ile et la couronne est aussi en cause : elle impose des conditions de sécurité absolument insoutenables pour l'économie locale de la Colonie , paralyse le commerce alekan à la moindre incartade ou encore interdit à ses employés de créer des fermes ou des usines .

Ces principales raisons , couplées à une myriade de plus petites , rendent bientôt les alekaners de plus en plus nerveux et méfiants à l'égard de la métropole . La colère gronde surtout dans les milieux d'affaires mais aussi parmi les simples colons qui partagent les vues de l'intelligentsia locale .

L'embrasement et la chute

Un mouvement de révolte éclate le 4 Décembre 1830, à Krâf-Reinet quand une foule de plus d'un millier de personnes se rassemblent devant la magistrature de la VOC pour réclamer la démission et le renvoi immédiat en métropole avec excuses publiques du Commandeur, qui a eu la très mauvaise idée de faire pendre une douzaine de Burghers pour avoir vendu de la gnôle aux noirs en cachette .
Vers 18 H 20, les esprits s'échauffent et une balle fuse tuant un policier sur le coup.
La riposte de la sécurité de la VOC est immédiate : une quinzaine de civils sont tués eux-aussi sur le coup par une rafale de balles qui fauchèrent tout le premier rang de manifestants puis une autre mourut des suites de leurs blessures par balles et le bilan de ce soir-là est terrible : 32 morts .
Dés le surlendemain matin , la foule qui s'était dispersée après la fusillade pour enterrer les morts et soigner les blessés revint devant la magistrature et envahit le bâtiment vers 9 H 45.
Le Commandeur Aleksander Van Kopf, présent à l'étage dans son bureau , est sur-le-champ décapité et sa tête fut emportée pour être promenée au bout d'une pique dans toute la ville .
Le soir du 6 Décembre 1829, la première brèche dans la discipline de fer, imposée par la VOC , est ouverte par la proclamation de la foule que la commanderie de Krâf-Reinet déclare son indépendance contre la corporation et appelle les autres commanderies , de Swettendam , de Stellenbok et du Cap à rejoindre le mouvement indépendantiste national pour réclamer au Roi du Fritzland que l'Aleka puisse devenir une Principauté Royale sous son autorité directe et plus sous celle de la VOC !

Et ça marche : à Swettendam le 10, puis à Stellenbok le 19, et enfin au Cap le 31 Décembre 1830.
En moins d'un mois la révolte a traversé toute l'ile d'Est vers l'Ouest , propagée par les Trekboers qui diffusent au fur et à mesure de leurs voyages les nouvelles de hameau en hameau .

Sentant le vent tourner pour la VOC , les Britons envahissent la Colonie du Cap le 28 Janvier 1831 en profitant du chaos ainsi généré pour mettre la main sur le reste de l'ile dont ils occupaient déjà à l'époque la péninsule orientale depuis leur première incursion en Février 1826, soit depuis 5 ans .

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Mais au début de l'occupation , pendant une quinzaine d'années , les Britons jouèrent la carte de l'apaisement pour ne surtout pas déclencher une guerre asymétrique qu'ils savaient perdue d'avance de par le haut niveau de préparation paramilitaire de la population Boer.
La législation demeura donc inchangée , jusqu'en 1845, et les colons Fritzlandophones furent laissés en paix le temps pour le Royaume-Uni de se préparer à une guerre totale de grande envergure .

Ce qui n’empêcha pas les Boers d'avoir saisi l'essentiel : leurs modes de vie sont menacés !

Et le vent tourna bien assez tôt : dés 1843, un contingent massif, de plusieurs milliers de soldats britanniques débarquent dans le port de la ville du Cap Occidental , et déferlent sur la péninsule .
En moins d'un mois , le contingent expéditionnaire a envahit le Sud de l'ile et verrouillent définitivement toute tentative de soulèvement armé direct .

L'année suivante , à partir du mois de Mars , des navires commencent à débarquer des Britons par milliers dans tout les ports de l'ile et qui commencèrent immédiatement à s'y installer.
En quelques mois , puis au fil des années , la population britannique sur l'ile va flamber, ce qui va accroitre la pression démographique sur un territoire déjà fragile en tant que tel et cette pression a des conséquences visibles rapides sur l'état de la colonie : la part de l'adélosaxon dans le paysage linguistique augmente à tout les niveaux de la société , tant aux diverses assemblées législatives locales que parmi les journaux et la littérature ... etc ...
D'un point de vue économique , les difficultés empirent : le seul fait qu'il y ait moins d'eau par personne est dans cette région aride un vrai défi social pour tous , à chaque nouvelle arrivée !
La terre se raréfie en la Colonie du Cap, entrainant vite une hausse des prix du foncier, fragilisant la communauté des Fritzlandophones qui est bien plus agricole donc dépendante de la terre que ne le sont les Britons qui eux ont souvent un lien plus relâché avec tout ça .

Les Boers ne sont pas dupes : ils savent que quelque chose de grave se prépare en Britonnie !

Et le couperet tomba effectivement dès l'année suivante : en Mars 1845, le Parlement de Britonnie a annoncé officiellement l'interdiction définitive et totale de l'esclavage en métropole et en colonie .
Toutes les colonies du Royaume-Uni de par le monde (dont l'Aleka) sont affectées et obligées de faire appliquer l'ordonnance dans leurs propres territoires : le 1er Mai 1845, la fin de l'esclavage entre en vigueur en Aleka et ce sans aucune compensation prévue pour les propriétaires .

Rétrospectivement , de nombreux Alekaners le voient comme un mal pour un bien dans le sens où parce qu'ils n'avaient jusqu'alors presque aucune raison de se plaindre , la communauté n'aurait probablement jamais connu de sursaut aussi fort et se serait fait progressivement assimilée !
L'adoption de cette loi était probablement inévitable , mais la publier si tôt , alors que les Boers n'ont pas encore perdu cet esprit d'indépendance qui les animait mais s'affadissait peu à peu , a qui sait peut-être permit de servir d'électrochoc aux Boers et de sauver la culture Fritzlandophone !

Mais cette nouvelle loi , entranchée dans la Charte Coloniale (qui sert de constitution à la colonie) fait scandale parmi la population et pas seulement parmi les Boers ! De nombreux britons souvent membres du patronat local s’en plaignent comme étant une atteinte intolérable au droit patronal et un fardeau inutile sur l’économie du Cap. Dès le 15 Juin , le mois suivant , des mécontents vinrent manifester devant les bureaux de l’administration coloniale britannique qui reste sourde à leurs revendications et ordonnent de faire lâcher les chiens d’assaut sur la foule : 8 blessés graves .
Et dès le lendemain est annoncée une mesure de rétorsion : une douzaine de Boers seront pendus en place publique la semaine prochaine à Kaapstad pour avoir voulu garder leurs nègres en esclavage .
Après plusieurs heures d’appels en justice et de contestation dans la rue , les douze Boers accusés furent effectivement pendus en place publique à Kaapstad le 18 Juin 1846 devant la population Boer affligée et une forte minorité de Britons compatissants qui ne purent rien faire de par l’ampleur du dispositif sécuritaire déployé autour de l’événement .

Le 18 Juillet 1845, révoltés par cette mesure , des dizaines d'Alekaners s'organisant en un convoi placé à la suite d'un vote sous la direction de Luis Trishardt, partent vers le Nord-Est pour rejoindre les grandes plaines herbeuses du veld situées derrière le Grand Escarpement , une région connue mais jusque-là très peu explorée par les occidentaux qui en avaient une peur bleue .

Ce sont les premiers Voortrekkers , les héros du Grand Trek .

Et si aujourd’hui ils font partie des héros de l’histoire de l’Aleka , tout n’aura pas été facile !
Les voyages furent longs et douloureux , pour toute une myriade de raisons .
Il y a d’abord le simple fait que les Voortrekkers savaient où ils voulaient aller, le plus loin possible de la colonie du Cap, mais pas du tout là où ils allaient concrètement : il y eut ainsi des mois et des années d’errance à travers le grand escarpement puis dans le highveld , sans direction réelle à suivre autre que le simple feeling des guides des convois . Les ossewas furent confrontés à de lourdes contraintes physiques de torsion et d’écrasement au fil des trajets sans route ni piste , et à des chocs thermiques considérables entre le jour et la nuit , affectant aussi les gens , et qui affaiblissaient tout le monde semaines après semaines .
Le mal des montagnes , aussi : tout est plus fatiguant à plus de 2'000 mètres d’altitude !

Enfin il y avait les indigènes qui rodaient partout , guettant les Voortrekkers pour leur tomber dessus avec une sauvagerie effrayante , tuant les hommes , violant les femmes et jeunes filles puis emportant les rares survivants en esclaves pour le kraal .

Rétrospectivement la longue migration que fut le Grand Trek se subdivise plus précisément en cinq grandes étapes s'étalant sur environ trois ans et impliqua la participation de milliers de gens :
  1. Expédition de Luis Trishardt partie en début-Septembre 1845 avec 9 familles
  2. Expédition de Hans de Wanburg, partie en fin-Septembre 1845 avec 48 autres personnes
  3. Expédition d'Henry Potrieker, partie en Mars 1846, avec plus de 200 personnes
  4. Expédition de Jerry Mathis, partie en Septembre 1846 de Krâf-Reinet avec plus de 700 personnes
  5. Expédition de Piet Relief, partie en Février 1847, depuis Alkombey, avec une centaine d'autres
  6. Expédition de Pieter Luys partie en Avril 1847, avec environ une centaine de personnes
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Constatant la désertion en un quart de siècle d'une forte minorité des Alekaners , les britanniques en profitèrent alors pour accentuer leur emprise visuelle sur la région et s'en prennent alors à la toponymie même de la colonie en renommant plusieurs sites importants : la Dukloofberg devient la Ford-Belt !
Et ainsi de suite ... Mais le changement le plus controversé est lorsque le 21 Décembre 1875, ils firent changer le nom de la ville de Kaapstad le bastion historique des Boers !
Le nouveau nom proposé : Sofiatown ne convient pas aux Boers qui veulent tout simplement qu'il n'y ait aucun changement au nom de la ville et un point c'est tout ...

Le 9 Janvier 1876, les Alekaners de la colonie du Cap Occidental se révoltent : une grande manifestation a lieu ce matin-là devant le gouvernorat , rassemblant 14'000 personnes , mais les autorités ne se laissent pas impressionner, et font violemment disperser la foule .

Le 15 Janvier 1876, le nouveau nom de la ville entre en vigueur, c'est l'actuel : Moonhoek .
Pourtant à l'époque il n'a plus à personne : ni aux britonniques qui voulaient un nom entièrement britosaxon pour punir par proxy les fuyards du Grand Trek ni aux Boers qui y voient une tentative de mixage ethnolinguistique qui est un concept auxquels ils sont à l'époque allergiques !


Pendant ce temps-là , les Britons eurent leurs propres chats à fouetter, et ne se préoccupèrent donc plus des Alekaners qui ont ainsi pu construire et gérer tranquillement les deux nouveaux états .
En 1877, le Royaume-Uni est très préoccupé par l'état du Nord-Est qui ne s'arrange pas .
Bien au contraire , ça empire de semaines en semaines , depuis que les armées britanniques ont subi une très lourde défaite à la Bataille d’Ishandalwhana , dans l’actuelle province du Kwazulonatal où la population Zulo se place désormais en contestation frontale contre l’occupant blanc adélosaxon .
Le Zuloland est alors en une situation délicate : d’un côté il est au faîte de sa puissance et domine un immense territoire et dispose de la plus grande armée indigène d’Aleka , alors que de l’autre il est au bord de l’implosion face à la pression migratoire des Khozas affamés venant réclamer de l’aide d’une part et des Boers d’autre part en pleine expansion de leurs états indépendants .
Les Britons ont donc décidé de couper court sur-le-champ aux problèmes en démembrant immédiatement le Zuloland afin de l’inclure dans la colonie du Cap Oriental : le 3 Janvier 1877, une force expéditionnaire britannique débarque à Woodstocktown puis remonte vers le Nord .
Rapidement , les généraux Britons décident que ce sera une guerre conventionnelle car tout selon s’y prête pour une victoire rapide sur l’ennemi .
Et tout ça amena exactement l’effet escompté : les Britons furent humiliés à Ishandalwhana .
La défaite est totale pour eux , perdant plusieurs milliers d’hommes tués ou amputés sur une force expéditionnaire d’environ 10'000 soldats ! En comptant les malades et les disparus , la moitié de la force expéditionnaire arrivée le 3 Janvier 1877 était inutilisable à la Noël …


Climat d'autant plus délétère qu'entretemps les choses ont mal tourné pour les Khozas !

Les années 1870 furent l'occasion d'une des hystéries collectives les plus bizarres et meurtrières :
Le démembrement de la population Khoza par une famine ravageuse causée par la crétinerie à l'état brut dans son expression la plus triste et la plus massacrante .
Le 9 Avril 1876, deux jeunes filles noires de l'ethnie Khoza allèrent tirer de l'eau à une rivière .
Et là , ce matin , un spectre leur apparut disant qu'il était l'ombre d'un éclaireur de l'armée de l'outremonde qui un jour, viendrait pour chasser les Blancs , Boers et Britons , dans la mer.
Le meilleur moyen pour ça ? Tuer tout le bétail et incendier les récoltes agricoles !
Et surtout de ne plus travailler, ni semer de futures récoltes ... Forcément cela aurait un impact direct sur la vie quotidienne de la population qui serait qu'elle souffrirait bientôt de la faim mais que ce ne serait pas grave car d'ici le 18 Février 1878, au plus tard ! Les soldats de l'outremonde seront là et alors le monde sera libéré des envahisseurs et l'abondance viendra à flot sans travailler...

Malheureusement les Khozas ont foncé tête baissée dans ce délire , du fait qu'ils n'étaient pas assez éduqués pour comprendre que supprimer la nourriture donne faim et que ça ne sert à rien d'en attendre après des esprits (qui de toutes façons n'existent pas) pour résoudre des problèmes par la fainéantise .

Abusé par le sorcier du village d'Urundi qui relaie et amplifie l'appel donné par les deux jeunes filles le grand chef de tout le peuple Khoza réclame alors que les ordres soient exécutés immédiatement .
Le résultat est très largement à la hauteur des attentes : en moins d'un semestre la quasitotalité du bétail et des récoltes agricoles a été supprimée et en Novembre 1876, la faim commence à pointer.
Mais au lieu de se révolter, les Khozas sont ravis ! Ils sont fous de joie de savoir que leurs enfants meurent de faim parce qu'il n'y a plus rien à manger, car ça annonce la fin des Blancs !
Et le jour tant attendu du 18 Février 1877, c'est véritablement tout l'Aleka qui tremble !
Les Khozas attendent avec impatience l'arrivée des spectres tandis que les Blancs , qui sentent déjà en quoi tout ce cirque débile va finir, se préparent militairement à faire face au chaos à venir.
Comme le raconte le missionnaire Robart Mollins =

[quote]Le soleil se leva et se coucha normalement . Entretemps , il ne s’était rien passé du tout .[/quote]

Sauf que les malheureux attendaient désespérément un signal de la part des grands ancêtres ...
La frayeur, l'angoisse primale de la faim saisit alors les Khozas , un peuple alors en piteux état après plus d'un trimestre d'attente dans la peur, la faim et la soif, comme le décrit Ellen Defoe :

[quote]Probablement l'une des images les plus tragiques de ce jour, temps maudit que je n'oublierais jamais aura été de voir cette vieille dame dessoudée par l’âge et tordue par des semaines de starvation qui malgré tout fut sortie parée de bijoux en bronze qui tintaient en continu .
Elle était si faible qu'il n'eut presque pas été abusé de dire que c'était presque les bijoux qui la tenaient debout plutôt que ses propres jambes tant elle tremblait d'épuisement ce qui faisait sonner les bijoux et elle en était pour ainsi dire heureuse car elle espérait attirer ainsi les esprits sacrés .
Et elle se cramponna à ce dernier espoir, jusqu'à ne même plus avoir assez de force pour enlever ses bijoux et s'écroula par terre à bout de force , pour mourir en contact avec le sol des ancêtres .
Quand le Soleil se coucha ce soir-là il y avait un silence de mort , au sens le plus brut du terme .
La plaine sentait le cadavre , la peur, la honte et la souffrance .
Les enfants ne riaient plus , ne jouaient plus , n'avaient même plus la force de pleurer...
[/quote]

Les humanitaires britons qui tourèrent dans le pays des Khozas pour distribuer de la nourriture afin de sauver le plus de monde possible furent confrontés à des scènes véritablement postapocalyptiques qui leur brisèrent le cœur, et en traumatisa à vie des centaines voire des milliers .
Beaucoup racontèrent avoir vu des gens condamnés pour qui il était déjà trop tard rassembler leurs ultimes forces pour grimper dans le silo à grains pour voir si la prédiction qu'il se remplirait miraculeusement en leur absence s'était réalisée mais bien entendu dans chaque cas il ne restait rien alors ils grattaient désespérément le torchis des murs et du sol du silo, à la recherche du moindre petit grain de céréales et crevaient sur place parce-qu'ils étaient trop faibles pour en redescendre .
Des mères émaciées aux seins aplatis et crevassés auxquels se cramponnaient désespérément de jeunes enfants voire des adultes arrivés à la fin de leurs forces , et qui tous grattaient le sol pour y chercher des racines à faire bouillir, pour avoir au moins quelque chose à mâcher...
Des soldats qui firent bouillir, par désespoir, les boucliers en cuir, ou les jupes en laine .
Les rares chiens qui avaient réussi à échapper à se faire tuer pour de la nourriture s'allièrent aux corbeaux pour venir ensuite dévorer les cadavres et parfois même des gens encore vivants tandis que les missionnaires calvinistes Britons ou Boers durent intervenir pour empêcher certains parents de tuer leurs propres enfants pour les manger, et beaucoup d'autres n'eurent pas cette chance au point que l'un de ces missionnaires déclara dans une conférence de presse 5 ans plus tard :

[quote]J'y ai vu ce qui arrive quand Dieu abandonne ses enfants . La famine efface toute humanité .
Elle écrase les esprits jusqu'à ne plus laisser aucune place pour autre chose que de manger.
[/quote]

Le gouverneur général est en quelque sorte pris en otage entre ses devoirs envers la couronne laaglandaise et sa sympathie pour ces concitoyens , et la royauté britone le sent bien !
Le 12 Janvier 1879 , la décision tombe tel un couperet sur les alekaners : Hans Tachenreschner, le colonel en charge de la sécurité de la ville de Moonhoek se voit accorder une promotion express avec triplement de salaire
au grade de lieutenant-général dans l'armée britone puis est muté à plusieurs milliers de kilomètres de là dans l'actuel Territoire de Fuongzhou pour 10 ans .
Et il ne s'y trompent pas : la royauté a bien compris qu'étant né et élevé ici , il est trop éloigné dans tous les sens du terme de la métropole . Son insistance sur la question linguistique lui fait craindre une potentielle défection en faveur de ceux qu'il est censé surveiller !
Tandis qu'à sa place est nommé à ce poste crucial , un homme insignifiant qui n'a aucune affinité avec la région ce qui permet aux britons de se calmer, mais qui désormais tiennent à l’œil cette colonie un peu trop autonome culturellement parlant ...

Guerre d'Indépendance

Si à l'extérieur, les relations entre le Royaume-Uni et l'Alekanerdom , un terme sous lequel se rejoignent les deux républiques boers principales en Algarbe du Sud , en vrai à l'intérieur, ça empire ...
Les premiers méprisent les seconds et réciproquement tandis que les Boers tolèrent de moins en moins l'immigration pourtant légale des britanniques dans des territoires qu'ils ont conquis de leurs mains en les arrachant aux noirs pour s'y établir, justement dans l'idée de les fuir, les britanniques !

Mais les trésors en or, en diamants et en terre arable attirent la cupidité vénale des grandes corporations industrielles britanniques qui font pression sur les autorités du Cap, pour obtenir une invasion en règle des territoires septentrionaux de l'ile .

C'est pour cela qu'en 1894, à Grûnalia , est signé un accord de mise en commun des ressources militaires et infrastructurelles entre les deux républiques boers : dans le traité réapparait pour la première fois depuis bientôt deux siècles le terme d'Alekander, qui devint vite Alekaner.
Combinée avec la révolution industrielle et urbanisante en cours dans la société , cette apparition va permettre de populariser ce terme jugé plus inclusif que celui de Boer.
C'est ça qui va faire émerger une identité commune et uniforme à tout les Fritzlandophones blancs !
Cette idée de l'Alekanerdom , qui paradoxalement se renforcera encore plus après la guerre ...



A ce moment là , l'Alekanerdom est fondée et une nation fédérale unifiée tente tant bien que mal de se créer et de se stabiliser, mais les britanniques en métropole ne veulent pas lâcher prise .
Conscients du danger que représenterai cet état agrandi hostile à leurs intérêts , en plus de la perte des rentes des ressources du territoire national , la Britonnie riposte immédiatement en y envoyant son armée régulière au grand complet et grands atours !
Celle-ci dispose ainsi de tout un matériel ultra-moderne incluant navires-cuirassés , mitrailleuses , du fil de fer barbelé et des canons très forts pour l'époque voire même des débuts de chars d'assaut !
Elle débarque là le 1er Aout 1895 et commence alors tout de suite à envahir l'ensemble du territoire .
Dés le 21 Aout l'occupation est totale !
Toutefois les citoyens du jeune état n'ont pas l'intention de se laisser faire confisquer ce territoire qu'ils chérissent déjà tellement , et ils commencent eux-aussi immédiatement à former une résistance partout dans le pays sous la forme de petites unités paramilitaire très mobiles : les kommandos .

Mais l'Armée du Royaume-Uni commence bien vite à tous les traquer sans relâche en un conflit qui fait de nombreux morts et blessés des deux côtés.

Drame de ce conflit qui voit s'affronter des blancs dans une guerre civile à l'autre bout du monde !
L'AB n'hésite pas à faire usage de dirigeables et de mitrailleuses ( c'est tout nouveau à l'époque ) dans les forêts subtropicales pour déloger les résistants mais sans que cela n'apporte pourtant de marge significative et au début les britanniques ne la mène pas large !
Pire encore la tentative de mener une bataille conventionnelle à Spionskop le 8 Novembre tourne à la boucherie et coute au Royaume-Uni plus d'un millier de combattants en une seule et unique journée !
Très vite les généraux de la force expéditionnaire doivent se rendre à l'évidence => La méthode habituelle de la guerre conventionnelle ne mène nulle part .


Au sein de la résistance un posnan s'est fort bien illustré : le Général Antoine Delaray, aussi appelé le Lion du Transvaal Occidental pour sa force physique hallucinante ainsi que sa grande intelligence pour la tactique sur le champs de bataille , et du fait qu'il s'est illustré sur le front du Transvaal de l'Ouest dans ce qui est aujourd'hui la Province du Kerala .

Mais face à lui se trouve un autre officier, de grande valeur, qu'est le colonel Briton Kenneth Anton .
Il s'est illustré durant la bataille de Spionskop en tenant à lui seul une colline pour couvrir la retraite de son bataillon qui fut décimé au plus fort des combats , tuant seul plusieurs dizaines d'Alekaners !
Lui au moins avait tout de suite compris , dés son arrivée en Aleka , que cette guerre ne ressemblerait à aucune autre guerre du passé et qu'il fallait se montrer aussi méchant et tacticien que l'autre .

Kenneth Anton est nommé Général en chef de la lutte contre la résistance le 14 Novembre et commence tout de suite à mettre en pratique ces théories : la guerre doit être pratiquée comme la font les résistants et se doit d'être totale , partout , asymétrique .
Il exige de ses soldats beaucoup de courage et d'abnégation , mais en même temps leurs demande de fuir dés que possible face à l'ennemi . Les Britons s'offusquent de sa méthode jugée lâche et trop conciliante mais le futur va vite donner raison à Anton ...
Face à cette nouvelle tactique , il est particulièrement difficile à l'Armée de la Résistance de tenir la gageure face : la forte mobilité des troupes résistantes et leurs connaissances du terrain rendent tout son matériel inutile et trop lent .
Dés le mois de Décembre , la vapeur est renversée => l'AB ne cessera de gagner du terrain et ne récupérera jamais la maitrise du champ de bataille , tandis qu'à la résistance la guerre lui échappe complétement , la victoire pourtant à portée lui glisse d'entre les doigts ...

En Février, c'est la Semaine Sanglante : le 15, le 17, et le 19, les Britons infligent de sévères défaites aux combattants Alekaners de la résistance . Elle qui n'avait en 5 mois perdu qu'une centaine de soldats , elle en perd à chaque fois 1 200 ! A la fin de la semaine elle a perdu 3 600 soldats supplémentaires et le cout humain ne va cesser d'augmenter durant tout le reste de la guerre .
Kenneth Anton en personne se permet même d'affirmer : " Nous avons vengé les martyrs de Spionskop " .

Finalement, le vendredi 13 Septembre 18--, les Britons déclenchent l'Opération Vendredi 13 : une vague d'attaques suicides contre les QG ennemis, décapitant leur commandement.
Au prix très lourd de la mort de plus de 250 volontaires , rejoignant les martyrs des Alekaners , les résistants parviennent à sauver une trentaine des principaux généraux de la résistance mais l'ennemi
a détruit ses centres de logistique en munitions et en nourriture .
Si malgré toutes les difficultés rencontrées jusque là , la résistance avait continué de croire en ses chances , qui d'ailleurs étaient bien réelles , de gagner la guerre , il est clair pour tous qu'après cette frappe d'envergure nationale il n'est plus possible de venir à bout de l'occupant .

Le bilan final de la guerre est très lourd : 6'000 morts parmi les Boers et 8'000 parmi les Britons d'un point de vue strictement militaire auxquels s'ajoutent environ 140'000 civils innocents .
Bien que les Britons aient perdu d'avantage de soldats , la compensation démographique de leur coté fait que la guerre a eu un impact beaucoup plus long et lourd sur les Alekaners .
Il y a le traumatisme des camps d'extermination où les Britons ont tué à l'industrielle des dizaines de milliers de femmes et d'enfants dont le seul crime étaient d'être les familles des résistants .
Il y a la seconde grande famine de l'histoire du pays , à cause du brulage des fermes rurales .
Et pour finir, il y a des deux cotés la honte de se dire que des chrétiens protestants se sont entretués sous le regard horrifié et désillusionné des aborigènes qui en voyant des blancs pleurer, souffrir, et déprimer, comprennent que la puissance de ceux-ci n'est pas absolue et qu'ils peuvent être battus militairement quand l'on s'en donne vraiment les moyens .
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 5 : Histoire de la nation[/center]

Chapitre 3 : Depuis l'Union jusqu'à aujourd'hui

Aussitôt après la victoire militaire , les Britons furent soucieux d'éviter tout risque de départ de feu et unifièrent les quatre provinces sous l'autorité d'une république subordonnée à la monarchie britonnique mais qui pourrait tout de même se gérer toute seule pour de nombreux domaines .

L'ile d'Aleka ainsi réunifiée commence alors à se construire en tant que nation libre et autonome .
Dans un premier temps , c'est particulièrement difficile : pour lutter contre la résistance les Britons ont fait enfermer en camps de concentration des centaines de milliers des femmes et enfants de Boers et plus de 28 000 sont mort(e)s de malnutrition et de maladie dans ces camps .
La saignée démographique , pour la petite ile d'à peine 3 Millions d'habitants , est donc notable entre les morts et les malheureux que les maladies et la faim ont mutilé à jamais tant dans leurs chairs que leurs esprits d'autant plus que les Britons ont pratiqué une politique de la terre brulée systématique et ont détruit de nombreuses fermes : alors que l'ile était exportatrice de nourriture avant la guerre il faudra attendre 1911 pour qu'elle soit de nouveau autosuffisante sur le plan alimentaire !

D'où plusieurs années de famine chronique ... Tandis que la politique n'attend pas !
Kenneth Anton , grand vainqueur de la Guerre d'Indépendance , est élu dés le 6 Septembre 1900 en tant que Premier Ministre avec 56 % des voix au second tour face à l'Alekaner Friederick Van Klerk .
Son 1er objectif est de redresser l'économie : le Parlement approuve le 14 Mars 1901 le Plan Anton qui vise à libérer la nation de sa dépendance économique , dans tout les domaines .
Le nouveau gouvernement de l'Union crée ainsi une nouvelle monnaie : le Rand , pour remplacer le Tulp qui lui continuera malgré tout à circuler jusqu'en 1925 environ ... Et donne ainsi au pays de monnayer sa dette elle-même ce qui est très utile car le plan est fondé sur un lourd endettement .

Politiquement , la présidence Anton est marquée par l'improvisation et la construction : il n'y a pas à l'époque de véritables partis et l'Assemblée Populaire est d'abord composée d'anonymes venus de tout le pays sans aucune conscience politique . Le premier travail de cette AP fut de rédiger une constitution car la République d'Aleka proclamée en 1899 ne tenait que par une Charte Nationale très vague et juste suffisante pour faire tenir un maigre édifice le temps de tenir durant la guerre .
La Constitution qui est approuvée par le Président Anton le 16 Février 1903 confirme la nature fédérale du pays qui prend le nom d'Union d'Aleka . La nation sera donc formée d'états largement autonomes avec un gouvernement central basé à Moonhoek ; le droit de vote est accordé à tout les hommes blancs de plus de 21 ans et fait tout à fait remarquable pour l'époque , aussi aux femmes mais à la condition d’être mariée et d'avoir plus de 30 ans .
L'Union est dirigée par un Président étant élu pour un septennat unique au suffrage universel sous l'autorité directe et permanente des autorités britonniques via le Gouverneur-Général à qui est confiée le contrôle direct des forces armées provinciales puis nationales lors de la fusion de 1907.
Mais si cette Constitution est démocratique entre les blancs , elle est en revanche discriminatoire pour les Aborigènes qui se voient refusé le droit de vote , de fonder une entreprise et bien d'autres droits humains fondamentaux car elle confirme dans son Article 12 : La race blanche est intrinsèquement supérieure à toutes les autres et donc seule habilitée à présider aux destinées de la nation .

Ce programme d'envergure nationale , appelé Apartlewen en Alekâns , a un but bien précis : éliminer.
Progressivement et sans vagues le peuple premier d'Aleka . C'est pourquoi la ségrégation n'interdit pas les mariages pluriethniques , bien au contraire ! L'architecte de la ségrégation , compte justement principalement là-dessus : avec en parallèle un statut très avantageux pour les métis , le boulevard est tout tracé et les aborigènes vont malheureusement le suivre .
L'efficacité du système est implacable : en juste 50 ans le ratio entre aborigènes et blancs s'inverse .
Aujourd'hui , ils ne sont plus qu'un tiers de la population totale en Algarbe du Sud .
Ce système perdurera sans aucune modification majeure jusqu'aux années 50 ...

Tandis qu'entre blancs , la petite vie politicienne suit son cours , as usual .
En 1908 Kenneth Anton quitte la présidence pour se retirer comme fermier dans le SuidKaap et restera jusqu'à sa mort député de son état .
A sa place est élu le perdant de l'élection de 1901 , Friederick Van Klerk . Rien à signaler lors de sa présidence ni lors de celle de son suivant Ovronnaz Steamkampf, élu en 1915 .
C'est sous Francis Van Wet , le troisième Président alekan élu en 1922 que l'état du Kerala qui recouvre alors trois iles de l'actuel Nunakya intègre l'Union en 1925 .

En 1929, la grande crise mondiale vient frapper l'Algarbe du Sud . Le taux de chomage explose et le pays plonge dans une interminable crise extrêmement dure qui durera plusieurs années ...
La première partie des années 30 ne sera malheureusement qu'une succession interminable d'échecs lamentables du Président de l'époque, le britonnique Padraigh Swanson à redresser la situation .
Le sauveur sera l'Alekaner, le socialiste convaincu Klaus Kirschner.
Ce jeune homme de 41 ans arrivé de lui-même à 16 ans après une longue odyssée depuis la Dytolie désapprouve avec vigueur la politique ultralibérale de Swanson et ouvre une nouvelle politique qu'il appelle d'un nom anglais : le New Deal , la nouvelle donne .
Après une réorganisation totale du Parti Progressiste qu'il renomme en Parti Travailliste , il conquiert la Présidence avec sa promesse d'une sociale-démocratie prospère et éternelle . Dés son arrivée au pouvoir en 1936 il fait passer une loi permettant au Président de se représenter, une unique fois , à l'élection présidentielle : il sait que sa politique va nécessiter beaucoup de temps alors il sécurise ses arrières afin de s'inscrire dans la durée .
Intraitable en finances , il laisse couler de nombreuses petites banques locales , supprimant ainsi tout leurs actifs et passifs douteux afin d'assainir le secteur bancaire ; même si cette cure a ruiné de nombreux petits épargnants elle a très certainement sauvé la nation du fascisme qui sévit tout autour à la même période ...
En 1937 il ordonne la stricte séparation des établissements d'affaire et de dépôt et laisse s'effondrer la valeur courante du Rand pendant plusieurs mois pour finir de l'assainir.
En 1943 , il est réélu de justesse avec à peine 50,08 % des voix ! Mais le hasard de l'histoire va donner une opportunité rêvée : les guerres des années 40 qui déchirent le reste du continent induit une consommation record en carburant et armement .

Restant neutre , l'Union d'Aleka offre ses services aux deux parties de la guerre , ne s’embarrassant aucunement de quelconques contradictions et devient le pourvoyeur indispensable des combattants .
Monnayant durement son travail , l'argent afflue rapidement . Le premier mandat avait remis l'économie nationale en ordre de marche , le second lui fait retrouver le ciel ! Les 6 années de guerre seront d'une rentabilité exceptionnelle pour l'Union d'Aleka qui revient à sa pleine forme .
Aujourd'hui encore beaucoup s'interroge sur le pourquoi d'un tel basculement , si fort et rapide .
Klaus Kirschner lui-même avouera en 1962 qu'il ne s'attendait pas à être réélu et encore moins à quitter une Présidence adulée par les citoyens ...

L'Apartlewen

Après la Grande Guerre , fidèle à sa parole , Kirschner ne se représente pas .
Très malmené par sa droite le PT ne parvient pas à convaincre une 3ème fois et c'est le Parti National qui rafle les élections de 1950 grâce à un programme faisant la paix entre et pour les blancs en désignant un ennemi commun aux 2 solitudes de la communauté caucasienne : les aborigènes .
Renforçant dés son arrivée les lois de la ségrégation , le PN s'attire la colère des aborigènes qui manifestent en masse malgré l'interdiction qui leur est faite de s'exprimer dans la rue et l'escalade ne cesse de s’accélérer jusqu'au Printemps 1957. Le 14 Avril , la Police tire à balles réelles dans une manifestation d'aborigènes à Salisbury, un township pauvre situé en banlieue de Woodstocktown qui elle est une petite ville peuplée en majorité de blancs adélosaxons , puis fait donner la chasse aux manifestants à travers toute la ville et la journée se conclut sur un bilan humain effroyable !
En tout : 365 morts parmi les manifestants dont 12 blancs progressistes opposés à la ségrégation et on dénombre même quatre morts parmi la Police .
Encore aujourd'hui , si le nombre exact de morts est connu l'on ne connait toujours pas le nombre exact de blessés de ce jour funeste dans l'histoire de l'Aleka ...
Dans la foulée , le gouvernement nationaliste proclame aussitôt l'état d'urgence et fait arrêter plus de 18 000 personnes étant en majorité des aborigènes mais aussi beaucoup de blancs progressistes et en fait rapidement condamner à mort 230 dont 7 blancs . Le gouvernement ment au peuple en avançant le chiffre dément de 100 morts dans les rangs de la Police et s'en sert de prétexte en sautant du coq à l’âne pour interdire aux métis le droit de vote en Décembre 1957. Coup de poignard terrible !
Car si en 1957, les forces progressistes des blancs sont encore trop sonnées pour résister, elles ne sont pas pour autant hors-jeu , loin de là ... Or les métis formaient le gros des troupes du Parti Travailliste de sorte que la gauche du spectre politique du pays s'en trouve laminée .

Les nationalistes ont donc tout leur temps puisqu'ils se retrouvent comme étant le seul parti d'assez grande envergure au sein du corps électoral .
Réélu avec le score stalinien de 82 % , le Président Pikko Van Blerk poursuit l’œuvre d'Hendrik Verwoerd en imbriquant le petit ségrégation dans un grand : l'idée étant de faire une Aleka totalement blanche en excluant les aborigènes qui seraient parqués dans des réserves , des espèces de zoos humains servant de cages à poules en main-d’œuvre peu regardante pour l'industrie conquérante .

Sur ce point en revanche renaissent les dissensions entre adélosaxons et alekaners : les premiers plaident pour un simple ghetto géant à l'échelle de tout le pays où les noirs continueraient à vivre dans le pays mais parqués dans des quartiers spécifiques dans chaque ville d'Aleka cloturés et fermés la nuit pour n'ouvrir que le jour, afin d'en faire sortir les travailleurs .
Ce ghetto urbain géant et morcelé porterait ce titre officiel : le " blackborough " .
Il était préféré par les adélosaxons car plus adaptés aux besoins des méga-corporations .

De l'autre côté , il y a la vision des alekaners basée sur l'autonomisation des noirs dans le cadre d'un processus de développement séparé mais à peu près égal où 12 bantoustans sont créés :
  • le Natokwaland
    l'Amandjerek
    le Solewen
    l'Athabaska
    le Thekekwe
    le Kwapoklan
    le Bafutatswana
    l'Avenda
    le Transkai
    le Ciskai
    le Kwatakwa
    Et l'Azonia
Ces douzes entités sont bien sur fictives et ne sont que des coquilles vides de sens politique .
Les noms sont complétement fantaisistes et les tracés aussi , ne leurs confiant comme par hasard que les terres arides et sans aucune richesse (extérieure comme souterraine) afin qu'elles ne soient jamais économiquement autonomes avec un total du territoire d'à peine 14 % .
En clair, cela consacre la mise en esclavage totale des populations aborigènes .
Théoriquement , les bantoustans auraient du devenir à terme des états vraiment viables œuvrant en concertation avec le gouvernement dans le cadre d'une Fédération des États d'Algarbe du Sud .
Le Natokwaland accèderait le premier à l'indépendance en 1976 suivi de l'Amandjerek en 1977, avec enfin l'Athabaska en 1979, mais pas les autres qui malgré tout les efforts du PN pendant des décennies n'aurait malgré tout jamais pu remplir les conditions nécessaires à l'indépendance .
D'autant que de toutes façons cette politique n'aurait pu être efficace qu'avec la reconnaissance
officielle de ces nouveaux états par la communauté internationale , ce qui ne fut jamais le cas ...
Néanmoins cette idée d'un développement séparé et des bantoustans fit son petit bonhomme de chemin dans l'inconscient collectif de la communauté blanche et surtout des Alekaners : c'est ce vague projet littéralement dessiné à la va-vite sur un coin de table pour satisfaire les britanniques qui servira de base au projet humaniste de l'apartheid , la solidarité en plus et l'esclavage en moins ...


C'est pourquoi le Parti National choisit alors cyniquement d'assumer pleinement sa volonté d'asservissement de la population noire locale et donc la solution du " blackborough " qui entre théoriquement en vigueur dans la république le 1er Janvier 1959, à Minuit heure locale bien qu'en réalité il fallut l'adoption de nombreuses mesures pour la rendre faisable et ne fut par conséquent vraiment appliquée dans le quotidien des gens que graduellement entre 1959 et 1965.
Le 1er Mai 1965, le dernier décret présidentiel nécessaire à l'implémentation du projet de loi est signé par le Président en personne dans son chalet de montagne des Drakensberg : c'est le début de la période de la ségrégation raciale institutionnalisée .


Conforté en sa prise de pouvoir, le PN tiendra sans partage le Parlement et la Présidence de la
république pendant près de 4 décennies de 1950 à 1987, avec une intransigeance terrifiante .

Ces quatre décennies ne furent qu'une succession interminable de lois ségrégationnistes établissant de facto un néoesclavage sur les populations indigènes de l'ile .

Pendant ce temps-là , dans les années 70, de graves troubles affectent l'ile voisine qui elle aussi est aux prises avec une gouvernance locale ultraraciste d'origine dytolienne qui tient en esclavage la population locale mais qui souffre d'une instabilité chronique depuis que durant la première moitié de la décennie les gouvernants métropolitains se sont enfuis pour rentrer en Dytolie abandonnant les colons à leur sort qui était de bientôt mourir, tant la colère des indigènes était légitimement forte .
Afin d'éviter d'ajouter inutilement du sang supplémentaire sur celui déjà versé , le gouvernement nationaliste alekaner, sous pression de la base partisane du Parti National , décide dans la seconde moitié de la décennie d'envahir, sans avertissement préalable , le territoire insulaire .

Les protestations du Parti Travailliste d'Aleka , par des appels au boycott commercial des entreprises complices du gouvernement et des filibusters parlementaires n'y ont rien changé : l'invasion a été ordonnée par décret présidentiel et l'armée y a volontiers pris part ...

Débarquant au Sud du pays , la totalité de l'ile est sous contrôle militaire de l'Aleka en un mois .
Cette invasion était censée rétablir le gouvernement local dans son bon droit mais c'est vite transformée en un mandat d'occupation militaire ad vitam æternam !
Ce à quoi la population indigène est totalement opposée : elle lança dés Mars 1980 une campagne de résistance armée extrêmement violente qui durera jusqu'à son écrasement définitif, à la mi-2032 ...

En 1985, le Parti National célèbre avec faste et grandeur son 70ème anniversaire avec discours des chefs et des défilés gigantesques ou autres buffets à volonté . Peu sont ceux qui savent à ce moment là que ce sera en réalité son chant du cygne ! Car en coulisse , l'embargo international qui n'a eu de cesse de se resserrer pendant 30 ans est en train d'étrangler lentement mais surement l'économie .
Les entrepreneurs sont les plus furieux contre cet embargo qui les privent non seulement de ressources matérielles et de capitaux , mais aussi et surtout de technologies ; ainsi alors que dans les années 50 la nation était en pointe du progrès technologique aux cotés même des plus forts , en 1985 elle est encore au niveau technologique de 1955 , soit 30 ans de retard !
Et le phénomène ne cesse de s'amplifier... Ainsi les produits de plus en plus vieillots de l'industrie nationale peinent à conquérir le peu de marchés qui s'offrent encore à eux . Les faillites d'entreprises augmentent d'année en année et cela devient une véritable source de préoccupation au Ministère de l’Économie tandis que le PN festoie sans compter pour célébrer sa victoire sur les aborigènes ...

De plus , au sein de ces-derniers la colère gronde tant et si bien qu'elle commence à se structurer :
Au mois d'Avril tout les groupuscules militantistes aborigènes se sont ainsi réunis sous la bannière unique du Whakaoranga qui est un mot signifiant " Libération " en langue locale .
Ces mouvements luttent depuis le début des années 50 pour la fin de la ségrégation via l'abolition du passeport intérieur, d'une part et l'accord du droit de vote d'autre part pour ne citer que leurs revendications les plus absolument pressantes ...

En 1986, de graves différents entre le Président Pieter Schluss Botha concernant la privatisation totale des transports et des télécoms qui lui porte ce projet , et sa base politique qui s'y oppose avec fermeté pousse finalement celui-ci à démissionner, l’annonçant en direct à la télévision et prend ainsi tout le monde par surprise y compris jusque parmi ses plus proches fidèles !
Face à un Parti National en proie à de profondes dissensions se trouve un Parti Travailliste remis en ordre de marche qui assez bizarrement , s'est uni avec l'Alliance Populaire , pourtant étendard de la droite libérale .
Cette union est plus une entente de raison qu'un mariage d'amour, bien sûr => L'objectif commun de tout ceux n'étant pas au Parti National à ce moment-là était de virer Botha et d'aviser après .
La pression politique extérieure couplée à l'embargo international contre l'Aleka était devenue insoutenable au point que même certains nationalistes commençaient à être prêt à assouplir la ségrégation pour récupérer de la marge de manœuvre dans le commerce mondial .
Lézardé dans sa confiance , le PN ne résiste pas à la vague pourpre de 1987.
Le Président par intérim Franken Necker n'a rien pu faire : le 11 Novembre 1987, c'est bel et bien un nouveau démocrate en la personne de Henri Van Wyk qui est élu à la présidence avec 63 % des voix et les nationalistes en sont réduits à seulement un cinquième du Parlement !

La ségrégation est ainsi peu à peu supprimé : dés le 15 Novembre , le droit de vote est rendu aux métis et avec ce gigantesque retour de flamme pour le Parti Travailliste , le spectre d'un retour potentiel des nationalistes est définitivement écarté de l'horizon dans l'immédiat .
Le 30 Mars 1988 est accordé aux aborigènes le droit de fonder et diriger une entreprise .
Le 16 Février 1989, au vu de l'échec total que fut le système du " blackborough " l'Aleka proclame sa réannexion au sein de l'Union Fédérale mais il faudra attendre le 7 Mai 1993 pour que le passeport intérieur soit définitivement supprimé et le 3 Janvier 1994 pour que le droit de vote soit accordé aux aborigènes mais pas tout à fait puisqu'il n'est accordé qu'aux hommes mariés de plus de 25 ans ...

En parallèle aux efforts du nouveau gouvernement , l'embargo international se desserre peu à peu : les deux marqueurs principaux en sont la rencontre UK-Aleka en Octobre 1992 , première depuis 1951 et le retour à une balance commerciale extérieure positive en 1993 . Le conflit frontalier, qui a duré sur l'ile voisine jusqu'en 1994, tendit à s'estomper largement lorsque le gouvernement alekan d'obédience réformatrice diminua massivement la présence militaire alekane et prit des mesures de désengagement de la scène politique mais cela ne mettait pas fin au problème clef, à savoir le fait que des militaires alekans sont présents en uniforme et armés dans un état qui n'est pas le leur.


Les élections de Septembre 1994 consacre la fin de la ségrégation , puisque avant même le scrutin la présidence avait annoncé prendre sous son aile l'aborigène Anguna Makawi qui est alors âgé de 48 ans comme son futur Ministre de l'Intérieur avec le soutien unanime de tout son parti .
Il fut pourtant réélu avec 65 % des voix tandis que le Parti National poursuit sa descente aux enfers :
Il ne récolte que 12 % des sièges au Parlement soit son score le plus bas de son histoire !
Van Wyk lui-même dira dans une interview radiodiffusée en Juin 1995 sur les ondes de la SAUK :

[quote]Jamais je n'aurais pu croire que les nationalistes tomberaient si bas ... [/quote]

En Juin 1995 toujours se situe le marqueur clé qui signe la fin définitive de la ségrégation : l'Article 12 de la Constitution de 1903 qui avait gravé dans le marbre que la race blanche serait supérieure aux autres est aboli par un amendement via un référendum ayant récolté plus de 91 % de OUI alors que les nationalistes avaient obtenus 12 % des sièges aux élections législatives de 1994 : preuve s'il en était toujours besoin que le Parti National s'était bien écroulé de l'intérieur, que la ségrégation ne faisait plus l'unanimité que par la volonté qu'il disparaisse !

Mais bien sûr, c'était sans compter sur la détermination fanatique de l’extrême-droite blanche suprémaciste qui était bien décidée à tout faire pour faire échouer la mutation politique et défendre la ségrégation , coute que coute malgré la désapprobation de plus en plus grande chez les blancs .
C'est pourquoi le mandat Van Wyk est émaillé d'incidents dramatiques : le 23 Aout 1991 , de terribles affrontements entre la Police et l'Alekaner Weerstandbewegung , abrégé en AWB , font 3 morts au sein de celui-ci et une vingtaine d'amputés au sein de la Police . L'AWB entendait protester contre le passage du Président Van Wyk dans son bastion , la petite ville de Tendersdorp, et c'est lors du discours de celui-ci que ce qui reste désormais profondément ancrée dans la mémoire collective nationale comme la Bataille de Tendersdorp a éclaté devant la Mairie communale .
Alors que le démantèlement de la ségrégation s'amplifie inexorablement l'AWB manifeste le 23 Juin 1993 soit deux ans jour pour jour après Tendersdorp , devant l'auditorium municipal de Woodstocktown où se tiennent les négociations entre le Whakaoranga et le Parti Travailliste sur la question du démantèlement de la ségrégation . Bien sur il devient vite impossible de contenir la foule qui s'amasse très rapidement devant l'auditorium et la situation dégénère lorsque la Garde de Fer, qui est le bras armé de l'AWB arrive vers 9 H sur les lieux en camions bâchés et pire encore lorsqu'à 10 H 25 du matin le leader du parti Roger Terrerouge arrive monté sur un pick-up blindé !
C'est alors Terrerouge lui-même qui se place au volant du pick-up et défonce la baie vitrée du hall de l'auditorium permettant à ses partisans lourdement armés d'envahir le building .
Une fusillade éclate à 10 H 37 dans le hall principal : les hommes de Terrerouge ont ouvert le feu sur la délégation aborigène pourtant venue ici sans armes pour négocier la fin de la ségrégation !
La journée s'achève dans le sang et les larmes , avec de nouveau 3 morts au sein de l'AWB et huit morts parmi les aborigènes , qui perdent là leurs principaux leaders : Anguna Makawi perd son fils et sa femme qui l'avaient accompagné dans la délégation ...
L'AWB avait rencontré un fort écho parmi la communauté blanche nostalgique de la ségrégation ...

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Tandis qu'au même moment , émergeait celui qui sera le dernier Président de l'Union d'Aleka en la personne d'Erwin Greengrass . Né en Britonnie en 1960 et arrivé avec ses parents en Aleka à l'age de neuf ans , il est élevé dans un esprit très woodstockien par ses parents écolibertaires et s'était très tôt engagé en politique en fondant l'Association des Gardiens de la Terre à l'age de 16 ans avec des amis lorsque révolté par la condition du peuple aborigène d'Aleka il fait partie des manifestants de première ligne en 1976 lors des émeutes de Siwitha .
Doué à l'école malgré son caractère rebelle , il obtient une bourse au mérite pour l'Université très réputée de Woodstocktown où il étudie le droit fondamental et l'histoire-géographie où il obtient ainsi respectivement un doctorat et un master .
Aussitôt sa licence obtenue ( et poursuivant en parallèle ses études vers le doctorat ) il s'inscrit au Parti Travailliste au sein duquel il se fait vite remarquer pour ses harangues déchainées contre la ségrégation et dans lesquelles il crache avec vigueur sur les nationalistes .
Ses discours contribuent beaucoup à cimenter idéologiquement le Parti et sa contribution au débat d'idées est reconnue par tous jusqu'au plus haut niveau => Henry Van Wyk le nomme directeur de campagne pour 1987 et il sera ainsi l'artisan clé de la victoire de la vague pourpre .

Pendant le 1er mandat Van Wyk , il est soutenu par celui-ci aux élections internes du Parti Travailliste qui l'élit comme Secrétaire Général du parti le 6 Juin 1989 , et se verra renouvelé en cette fonction en 1994 et en 1999 .
En 1995 , un an après la nouvelle vague pourpre , Van Wyk lui confie le Ministère de l'Economie , faisant ainsi une décision qui va bouleverser l'histoire de la nation ! Se rodant là à la gestion d'une économie nationale , il prend conscience de l'urgence qu'est la sauvegarde de la nature , de l'état déplorable de l'environnement à l'époque en Algarbe du Sud .
Et peu à peu , son discours se teinte d'une très forte consonance écologiste => Architecte d'une révolution idéologique au sein de la gauche nationale , il aboutit à lier la condition des travailleurs à l'écologie , partant du principe que c'est de la faute des grandes compagnies capitalistes , qui avaient soutenu d'ailleurs la ségrégation pour son apport constant en chair fraiche pour l'industrie et l'agriculture productiviste , si la nature mourrait à petit feu .

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Pendant ce temps , le Président Van Wyk poursuit la lourde tache de solder le passé douloureux de la ségrégation pendant son second mandat . Sa première initiative est dés Février 1995 de mettre fin au système fédéral : c'est pourquoi les 4 grands états et le " blackborough " récemment réintégrés à la fédération sont éclatés en 8 provinces dont les pouvoirs sont réduits .
Une Commission pour la Vérité et la Réconciliation est établie avec pour mission d'obtenir le témoignage de tout les participants à la ségrégation puis d'instruire les procès . On voit alors passer devant les onze juges les administrateurs de " l'ère ségrégation ", mais aussi des membres " repentis " de l'AWB ou des paramilitaires des organisations aborigènes de libération .
Tous viennent plaider coupables devant des files de victimes venues demander réparation .
Insistant sur son aspect d'unification du peuple Alekan après tant d'années de divisions et de meurtrissures , la CVR graciera au total 3 200 témoins mais condamnera aussi à la peine de mort environ 400 collaborateurs notoires de la ségrégation dont une vingtaine d'anciens ministres mais aussi des policiers et gendarmes ou des agents des services secrets .
Seuls les présidents échappent à la peine capitale de par le statut d'anciens chefs d'état mais sont déchus de leurs droits civiques . La CVR travailla ainsi de Mars 1995 à Septembre 2000 , date à laquelle sa tache est considérée comme accomplie , et elle alors dissoute . Mais le travail de mémoire continue sous la houlette d'un nouvel organisme : l'Institut National aux Relations Interraciales ...

Les premières élections provinciales tenues en Aout 1996 confirment l'enracinement du Parti Travailliste comme nouveau parti dominant de la scène politique en Aleka : sur les 8 provinces 5 sont raflées par celui-ci lors de ce scrutin pourtant jugé à haut risque pour les travaillistes .
Sur les trois provinces qui échappent à son contrôle , deux sont aux mains du Parti National et la dernière aux communistes radicaux du mouvement groupusculaire de la Fraternité Humaniste .

Sévèrement mis à l'amende et réduit à l'opposition le Parti National entreprend alors après ces élections provinciales catastrophiques un grand chantier de rénovation au sein de l'organisation politique .
La plupart des caciques et ceux responsables des défaites en particulier, sont mis à la retraite :
Ils sont remplacés par une nouvelle génération qui a généralement moins de 30 à 35 ans et qui sont beaucoup plus représentatifs du nouveau électorat potentiel du mouvement .
En Mai 1997, le parti change de nom et devient le Parti Libéral-Démocrate : il a officiellement renoncé à l'idée du blackborough et accepte l'abolition du régime d'exception pour la démocratie libérale mais en maintenant dans son programme idéologique que les noirs sont intrinsèquement inférieurs aux blancs et qu'ils sont destinés à servir de main-d’œuvre pas chère à une industrie possédée par les blancs .

Au XXIème siècle

Mais en 2001 , lassée par plus d'une douzaine d'années sous la houlette de la gauche et sous la pression d'une petite délinquance en hausse et de l'augmentation du nombre de meurtres de fermier blancs la population décide de donner la majorité parlementaire et la présidence à la droite !
Celle-ci est alors menée par Andrew Thalès pour le Parti Libéral-Démocrate .

L'adélophone Andrew Thalès remporte l'élection présidentielle avec 59 % des voix et dispose d'une courte majorité absolue au sein de l'organe législatif, suffisante pour faire passer son programme de choc pour la nation composée de privatisations et de dérégulations commerciales couplées à une politique de tolérance zéro contre la criminalité et la délinquance .

Entre Février 2001 et Septembre 2009, tout les indicateurs sont au vert et le pays y trouve la stabilité après une décennie des années 90' faite de grands bouleversements sociaux et une croissance économique faible mais solide qui rassure les investisseurs . Mais à partir de la mi-Septembre 2009 une bulle spéculative à la bourse et dans l'immobilier, portée par l'étranger, gonfle démesurément en quelques années sur fond de délits d'initiés au Ministère de la Maitrise du Territoire .
La bulle éclata à peine plus de trois ans plus tard en Octobre 2010, depuis tourné en dérision par les traders et les courtiers de Meklenburg sous le titre d'Octobre Rouge .
D'autant que la démission le 11 Mars 2011 dudit Ministre vint dans l'esprit des gens les confirmer, ces fameux délits d'initiés dont apparemment tout le monde dans l'univers de la finance était au courant mais sans jamais rien en dire à qui que ce soit !

Aux élections de Février 2012 ce sont ainsi les travaillistes qui récupèrent le pouvoir, en remportant une confortable majorité parlementaire et en apportant le génie néotravailliste Erwin Greengrass à la présidence de la république grâce à une vague de rejet populaire contre la droite .

Malheureusement , les dissensions entre Erwin Greengrass et la coalition des ultraconservateurs de l'AWB , de l'Ossewabrandwag et des électrons libres du Parti National n'ont de cesse de s'envenimer avec de longues et terribles disputes dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale , jusqu'à la dramatique explosion du 6 Juin 2014 où une bagarre éclate en pleine séance plénière lorsque Greengrass se fit insulter de babouin par un député de l'AWB ! Une dizaine de députés travaillistes prennent alors l'initiative et chargent les ultraconservateurs : 5 députés finiront la journée à l’hôpital avec des membres cassés et même un œil crevé ...
A partir de là , il était devenu clair que l'ambition réformatrice écologiste d'Erwin Greengrass ne passera pas sans casser en profondeur le système politique de l'Aleka .
Il sera même la première fissure : le 2 Mai 2015 le Président de la République Erwin Greengrass meurt à 65 ans d'une commotion cérébrale causée par un éclat d'obus lui ayant traversé la boite crânienne . Une bande de terroristes de la Garde de Fer, la branche militaire de l'Alekaner Weerstandbewegung ont attaqué le Palais Présidentiel au mortier, tuant ainsi 2 employés du palais en plus du Président .
L’enquête aboutira à la conclusion que c'est la malheureuse tentative présidentielle de redistribuer une partie des terres des Boers aux aborigènes , en Février, qui a fait déborder le vase .

Ce meurtre ébranle l'ensemble de la société alekane car si des Présidents ont démissionné ou ont été démis de leurs fonctions par la Cour Suprême , jamais l'un d'eux n'avait encore été assassiné en étant pourtant dans l'exercice même de ses fonctions !

Du meurtre d'Erwin Greengrass à aujourd'hui

En Aleka même à partir de 2015 s'ouvrent de longs et profonds tourments politiques , opposant d'une part les partisans inconditionnels d'Erwin Greengrass et tout les autres .
C'est pendant ces difficultés que vont naitre 2 figures politiques actuelles : Kloé Rophile , arrivée de l'Empire du Ponant et qui prend parti pour les premiers , et Maureen Danvëk , arrivée du Dalradia et qui prend parti pour les autres .

Kloé Rophile est née à Havre-Vert en Ponance le 11 Novembre 1987, le jour même de la grandiose victoire écrasante de Henri Van Wyk aux élections . Dés 2008 à 21 ans elle s'inscrit au Parti Travailliste et parvient à rencontrer en personne Erwin Greengrass en Octobre 2009 : elle lui fait une excellente impression avec sa trempe politique et sa verve acide !
Élue à 33 ans députée de sa province en Mai 2010 elle est ensuite nommée adjointe au poste très convoité de Secrétaire Générale du Parti Travailliste par Erwin Greengrass en Septembre 2010 et elle occupera conjointement ces 2 postes jusqu'en 2015 .
Kloé Rophile se trouvait dans la salle blanche du Palais lorsque le Président fut assassiné et en garde encore aujourd'hui une marque psychique profonde ... Et bien sur, elle prit aussitôt les rênes du parti qu'elle connaissait désormais très bien = son objectif est de maintenir à tout prix l'ordre et la discipline au sein de sa formation politique , d'éviter que ce meurtre n'entraine le pays dans le chaos .

Sa tache herculéenne , pour la jeune femme de 28 ans , elle va la mener avec Emmanuel Bellecroix qui était en tant que Premier Ministre l'éminence grise de feu Erwin Greengrass .
La Cour Suprême de l'Aleka étant ici confronté à du jamais vu et n'ayant aucune jurisprudence sur le sujet elle ordonne Bellecroix comme Président par intérim et dissout l'Assemblée Nationale pour pouvoir convoquer des législatives anticipées : elles auraient du se tenir en Décembre 2015 mais se feront donc en plein mois de Juin et voit la victoire du Parti Travailliste d'une très courte tête !
Mais cela ne suffit pas à calmer la colère du peuple qui désire du changement : la condamnation de l'assassinat est unanime et le peuple a renouveler sa confiance aux néo-travaillistes , mais il y a en même temps une profonde volonté de changement .
Taraudée par la question il émet alors une solution alternative : changer de structure politique .
En 2015 le pays fonctionnait encore avec des institutions nées de la Guerre d'Indépendance et si des changements certes importants mais en réalité cosmétiques ont bien été réalisés le fond quant à lui restait le même ce qui poussa le Parti Travailliste a proposé une idée folle : et si l'apartheid ?

La mise en place du projet de l'Apartheid

C'est l'idée de ressortir des cartons le projet qui avait été écarté au profit du " blackborough " du temps des dissensions entre britonniques et alekaners sur la manière de séparer blancs et noirs .
Sauf que cette fois , au lieu de servir l'idéologie funeste de l'esclavage des noirs , la séparation des blancs et des noirs aurait pour but de permettre aux trois peuples aborigènes d'Algarbe du Sud de mettre en place des états-nations homogènes et cohérents avec leurs traditions et objectifs !
Plus de ségrégation vexatoire quotidienne mais chaque peuple dans son coin tout en préservant le dialogue entre chaque groupe à travers des instances supérieures qui unifierait tout l'archipel sous la guidance de l'Aleka mais sans intervention de celui-ci dans les affaires des autres membres et c'est justement parce que le territoire serait réorganisé en blocs unichromes séparés qu'il y aurait la paix .

Le Parti Travailliste s'appuie ainsi sur des études scientifiques démontrant que l'homogénéité est facteur de paix et de stabilité pour défendre son programme qu'il appelle : " Apartheid ", un mot issu de la langue des alekaners venant du ponantin et signifie " le être à part " .

Mais dans ce nouvel apartheid les nouveaux blocs suivent les lignes culturelles et historiques :
Finis ! Les douze labyrinthes absurdes dessinés au compas dans le style gruyère et sans liens .
Et à la place il y aurait trois grands blocs :
  • Le Panskai unifiant les projets de bantoustans du Ciskai et le Transkai pour les Khozas
    Le Zuloland reprenant peu ou prou l'ex-royaume du XIXème siècle pour les Zulos
    Et le Sothokwa regroupant en un bloc plusieurs secteurs peuplés d'amaSutho
L'idée est soumise au vote par le peuple en étant proposée en référendum le 2 Janvier 2016 :
Souhaitez-vous une nouvelle Constitution pour l'Aleka ?
La réponse tombe : OUI à 81 % , NON à 10 % et 9 % de votes blancs .
L'Aleka entre alors dans une période extrêmement troublée , de luttes terribles entre les partis au sein du Parlement et d'émeutes violentes dans les rues des grandes villes tandis qu'à l'annonce du projet de mise en œuvre prochaine des bantoustans la population indigène de l'ile voisine se révolta à nouveau et la guerre asymétrique systémique reprit alors de plus belle pour le plus grand malheur des militaires et fonctionnaires de la défense travaillant pour l'état alekan , qui dut y renvoyer de nouveaux contingents et rétablir l'obligation de service militaire d'un an sur l'ile pour tout les alekans .
La Cour Suprême ordonne la création d'une assemblée constituante pour rédiger une nouvelle constitution qui devra être ratifiée par le Parlement , le Président par intérim puis elle-même .

Le 20 Mars 2016 le Parti Travailliste se renomme en Bloc Démocratie en hommage à l'homme qui a tant donné pour sa formation politique et dont les discours ont durablement marqué l'idéologie du parti .

Le 3 Avril 2016 , Roger Terrerouge est assassiné à la machette durant son sommeil par deux de ses employés aborigènes , dans sa ferme principale à Tendersdorp . Plus de 12'000 personnes dont principalement des membres de l'AWB mais aussi beaucoup de membres de l'Ossewabrandwag et du Parti National se réunirent le 10 Avril pour ses funérailles à l'église du village .
Bien que ce meurtre est pour mobile un différend monétaire , les employés expliquèrent ne pas avoir été payés pendant des mois , il intervient sur un fond de grandes tensions raciales et ravive les ultraconservateurs de tous bords : en Février 2017, après des mois de tractations secrètes entre les différents mouvements est annoncée la fusion des 3 grands partis de l’extrême-droite alekane en un parti nationaliste unique afin de mieux " lutter " contre les greengrassiens => Le Front National .

Malheureusement pour eux : miné par de graves dissensions internes le FN explose en Août 2023, face à la pression des britonniques du mouvement contre les alekaners ...

L'assemblée constituante convoquée par la Cour Suprême rend son verdict à la fin de l'année 2023 avec une nouvelle constitution qui donne sa forme actuelle au dominion de la République d'Aleka .
Cette Constitution donne aux bantoustans (jusqu'alors seulement autonomes) une pleine indépendance à condition d'adhérer à quelques règles simples mais strictes pour garder le droit d'exister.
Les 8 provinces issues de la réforme de '95 sont reformatées en 5 Provinces bien plus autonomes .
Enfin elle impose formellement la proportionnelle intégrale à tout les niveaux de scrutins politiques et switche du bicaméralisme au monocaméralisme avec une Assemblée Nationale unique de 400 députés qui seront dorénavant élus pour un mandat de 3 ans au maximum .
Mais surtout elle supprime le rôle du Président de la République et concentre tout les pouvoirs exécutifs qui ne sont pas réservés au Gouverneur-Général au profit du seul Premier Ministre tout en intégrant un double mécanisme de destitution en cas d'abus de pouvoir.
Le Parlement d'Aleka et le dernier Président de la République acceptent pourtant de la signer, et afin de remettre tout à plat la Cour Suprême ordonne de procéder à des élections législatives générales dès l'année suivante pour permettre au peuple alekan de se doter d'une nouvelle administration .

Contre toutes les attentes , malgré l'unanimité des journalistes et des politiciens eux-mêmes pour croire que c'était déjà tout cuit en faveur du centre-gauche ce sont les libéraux-démocrates qui remportent haut et main l'élection avec une solide majorité relative proche de la majorité absolue .
Sous le leadership de Mike Olenson , le Parti Libéral-Démocrate mena une campagne éclair, qui parce qu'elle était beaucoup plus en profondeur de celle du Bloc Démocratie convainquit mieux le peuple ...

Ce britophone de 53 ans (en 2024) va ainsi diriger le pays pendant 6 ans d'une main de fer, en restructurant largement l'économie et en coupant les budgets de la culture et de la maitrise territoriale pour les recentrer vers la défense militaire et l'éducation nationale . Mis à part quelques incidents terroristes mineurs en cours de route venant de l'extrême-gauche et de coûteuses inondations répétées au début de son mandat il alla plutôt bien puisqu'il fut même réélu en 2027 en confortant sa majorité relative qui creusa drastiquement l'écart face à l'opposition du Bloc Démocratie !

Mais tout se dégrade après lorsqu'il voulu profiter de sa large majorité relative pour faire passer en coalition avec des micropartis de droite alternative , qui furent très fortement échaudés à l'idée de coopérer avec l'AWB après l'échec retentissant de ce qui fut le Front National , une réforme complète du système de santé instaurée par les travaillistes en 2014, qui avait rendu l'accès aux soins fondamentaux gratuits pour tous se prouvant ainsi indispensable à des millions de travailleurs ...

La volonté acharnée de Mike Olenson d'aller jusqu'au bout de sa privatisation de Medicare enragea les alekaners pauvres et modérés qui depuis une quinzaine d'années votait pourtant beaucoup moins !
Contesté jusque dans son propre parti mais refusant de démissionner, il fait exploser son gouvernement de coalition à droite lorsque l'AWB décide après consultation de la base militante de s'en retirer.
=> Trois mois après le retrait de l'AWB de la coalition gouvernementale en Août 2030, Mr. Olenson prit la décision folle de se maintenir aux élections législatives pour éviscérer l'AWB et gagner une majorité absolue qui lui permettrait de pouvoir gouverner sans avoir à le partager, ce pouvoir...

Son plan échoua lamentablement : ce coup-ci ce fut la gauche qui mena une campagne bien mieux structurée et ce en s'étant retrouvé un leadership naturel incarné par le triumvirat = un trio de choc composé d'anciens artistes globalement centristes devenus autoentrepreneurs qui ont voulu secouer la classe politique en faisant une véritable OPA sur le Bloc Démocratie pour y imposer un nouveau consensus à la fois pro-business et humaniste qui calerait le BD au centre de l'échiquier politique !

Malgré une campagne publicitaire agressive du PLD mettant en avant l'excellente baisse de la dépense publique qui est tombée en seulement six années de 60 % à 15 %, Mike Olenson n'est pas parvenu à convaincre le grand public qui fut beaucoup attiré par le discours modéré et apaisant du BD.

Le 1er Novembre 2030, les démobloquistes guidés par Erik Per Sullivan et Sandra Ann Baumer triomphent à ces élections législatives générales avec 46 % des sièges à l'Assemblée Nationale à eux seuls contre une droite réduite à moins de 40 % des sièges !
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 6 : Économie et Maitrise du Territoire[/center]

Chapitre 1 : L'économie confédérale

Composée de 4 nations totalisant 12 Millions d'habitants sur un territoire de plusieurs centaines de milliers de kilomètres carrés la confédération d'Algarbe du Sud dispose ainsi d'une économie postindustrielle très développée et d'un niveau de vie fort avancé par rapport au reste du continent .

PIB de la confédération en 2034 : 41'311'426'142 $
PIB individuel à l'année en 2030 : 5'000 €uros

[right][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474836660-economie-precise-de-l-aleka.png[/img][/right]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/147483660-economie-precise-de-l-aleka-en.png[/img]

Toutefois cette richesse globale et individuelle ne doit pas faire oublier la pauvreté relativement faible mais rampante dont souffre l'Algarbe du Sud comme le montre la répartition des modes d'habitat :

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474837538-habitats-en-aleka.png[/img]

La monnaie en vigueur en Algarbe du Sud est le Rand .
  • Code ISO : ZAR = Zuid-Algarbiaanse Rand
    Gestionnaire suprême : Banque Centrale d'Aleka
    Subdivision au centième : le Shilling
    Valeur officielle fixe : Un centième de $impodollar
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Sommaire[/center]

I. Informations générales
  • Données essentielles
    Symboles de la Nation


II. Institutions politiques
  • L'exécutif
    Assemblée Nationale
    Cour suprême
    Justice générale


III. Textes fondateurs
  • Le droit commun
    L'actuelle constitution


IV. Géographie
  • Géographie physique
    Géographie humaine
    Subdivisions administratives


V. Histoire
  • Les temps obscurs
    De 1652 à l'Acte d'Union
    L'Aleka moderne


VI. Économie, Transports et Infrastructures
  • Économie
    Transports et Infrastructures


VII. Santé et Éducation
  • Santé
    Éducation


VIII. Culture
  • Architecture
    Littérature et Peinture
    Musique
    Cuisine
    Jours fériés


IX. Défense
  • Armée de Terre
    Marine
    Armée de l'Air
    Police


Design pompé sur Laszlo, merci à lui !
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 6 : Économie et Maitrise du Territoire[/center]

Chapitre 2 : Les transports et l'infrastructure

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/39/1474916685-autoroutes-et-voies-ferrees.png[/img]

Transports routiers

Une société dispose du monopole des autoroutes et des péages c'est la Transnet =

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/39/1474920242-transnet-corp.png[/img][/center]

Société fondée et détenue par l'état elle est chargée de construire puis d'entretenir les infrastructures de transports routiers et tout le commerce qui va autour.
Nos autoroutes forment un maillage très serré desservant la totalité du territoire : c'est le moyen de transport alekan par excellence et ce surtout pour quitter Moonhoek en direction du Grand Escarpement .
Le réseau compte déjà un grand nombre de voies aux normes autoroutières et d'autres sont en projet !

Nos autoroutes sont standardisées sur un modèle classique : 2 voies dans chaque sens donc 4 voies
au total qui sont séparées l'une de l'autre par un terre-plein central et deux terres-pleins annexes .

Le réseau routier alekan se subdivise en trois niveaux distincts :

1) Les bundesautobahnen
2) Les voies express régionales
3) Les routes provinciales

Les bundesautobahnen sont deux autoroutes séparées dont le trajet est extrêmement rectiligne et construites selon un tracé permettant qu'elles soient très larges et pratiquement sans virages perceptibles .
Sur les bundesautobahnen il n'y a pas de limitations de vitesse : Seulement une vitesse maximale suggérée sur des panneaux dans le terre plein central par le constructeur. Au delà de ce seuil fixé à 150 km/h les assurances sont en droit de refuser de vous rembourser, au cas où vous vous retrouvez dans un accident alors que en dessous de ce seuil elles ont au contraire l'obligation si ce n'est pas de votre faute de vous rembourser.

La première construite dans l'ordre chronologique et aussi la plus longue est celle longeant la côte Sud du pays sur presque toute sa longueur, depuis Moonhoek jusqu'à Port-Élisabeth d'où son nom : "La Méridionale" !
La seconde construite dans l'ordre chronologique et aussi la plus longue est celle partant de Bloomfontein à son bout au Sud et traversant le Grand Karoo jusqu'à Kirkenesburg avant de bifurquer vers l'Ouest jusqu'à Dorban de sorte que le trajet passe à travers trois provinces d'où son nom : "La Multiprovinciale" !


Les voies express régionales sont quand à elles des autoroutes moins larges et moins rectilignes avec des virages plus serrés qui ont abouti à ce qu'en 2038 soit imposée une limitation de vitesse à 140 km/h sur toutes les VER alors qu'elles étaient encore récemment sans limitations comme les bundesautobahnen ...
En revanche les VER vont beaucoup plus haut en altitude ! Dans le système officiel de mesure de l'altitude qui est couramment employé par le Ministère pour la Maîtrise du Territoire et divisé en neuf niveaux le plus haut en altitude que vont les bundesautobahnen est le niveau 4, alors que les VER montent jusqu'au niveau 7, avec trois passes de haute montagne situées à ce niveau !


Pour utiliser une VER ou une autobahn il faut payer, en général à peu près une centaine de Rands mais le prix peut beaucoup varier, selon le type de véhicule et le nombre de passagers car afin d'encourager le covoiturage le prix est plus lourd si il n'y a dans le véhicule qu'un seul passager.
Les péages sont possédés et exploités par l'entreprise d'état Transnet qui dépend de ça et des subsides publics pour construire de nouvelles lignes et pour celles existantes de les entretenir, la compagnie n'ayant pas pour but de reverser des dividendes à son actionnaire majoritaire qu'est l'état mais juste de s'en autofinancer.


En parallèle aux expressways il y a les routes provinciales qui est un terme recouvrant toutes les routes à une voie par sens sans séparation entre les deux voies qui commencent et finissent dans la même province et dont la construction puis l'entretien sont à la charge de la susdite province : Sur les routes provinciales la limitation de vitesse dépend de chaque province qui est autorisée par le gouvernement fédéral à la fixer.

Transports ferroviaires

Le réseau ferroviaire national est en réalité en deux parties =
  • Un réseau plutôt ancien construit en seize vagues successives entre 1872 et 1995 , sur lequel les trains roulent en moyenne de 100 à 160 km/h et qui interconnecte la totalité des capitales des provinces de l'Aleka et des bantoustans mais sans ligne entre Moonhoek et Port-Élisabeth .
    Les lignes de ce réseau sont toutes , sans aucune exception , en voie étroite de 1067 mm .
  • Et une ligne unique ultra-moderne que l'on appelle Goldtrain construit entre avec des trains roulant de 210 à 245 km/h de vitesse commerciale !
    Les lignes de ce réseau sont toutes , sans aucune exception , en voie occidentale de 1435 mm .
Le pays ne dispose pas à l'heure actuelle des moyens de s'équiper d'un réseau TGV et Transnet y a définitivement renoncé au vu de la taille du pays qui est insuffisante pour rentabiliser des vitesses supérieures par conséquent nos lignes demeurent des voies classiques .
Mais en contre-partie puisque nous n'avons pas à nous soucier de la vitesse nous avons misé sur le confort !
De plus la nouvelle ligne est construite sur les dernières normes environnementales : le bruit est réduit de 45 % par rapport aux lignes similaires de par le monde et de nombreux tunnels pour animaux ont été installés afin de ne pas perturber les flux de migration animale entre les deux côtés de la ligne .

La seule et unique société du domaine ferroviaire est la société d'état Transnet :

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/39/1474920242-transnet-corp.png[/img][/center]

Transnet propose des services adaptés à tout les clients ! Les usagers d'un jour, qu'ils soient des étrangers en tourisme ou des inconditionnels de la voiture et de l'avion , peuvent prendre un billet unitaire donc pour un seul voyage tandis que les utilisateurs réguliers voire quotidiens ont plutôt intérêt acquérir un Net-Pass qui est une carte magnétique offrant un accès illimité en temps et quantité à l'ensemble du réseau sans aucune exception . Son prix peut varier là aussi en fonction de la classe voulue et de la durée de validité entre une classe standard sur un mois qui est l'offre plancher requérable et l'offre ultima premium pour une classe affaires sur quatre ans .

Jusqu'à récemment , les trains étaient divisés en quatre classes qualifiées par couleurs .
Toutefois un avis de la Cour Suprême de la Confédération d'Algarbe du Sud du 16 Septembre 2026 a rendu ce classement illégal au motif qu'il tenait de la ségrégation sociale , aussi la Transnet a été obligée de restructurer dans son ensemble son système et depuis le 1er Janvier 2027, il n'existe plus que deux classes : Standard ou Affaires en sachant que le prix de la classe supérieure ne doit pas dépasser 200 % du prix de la classe Standard .
  • Classe Standard :
    • Sièges semi-inclinables
    • Revêtement en textile synthétique
    • Repose-pieds minimal
    • Une rangée de 3 sièges d'un coté et de 2 de l'autre
  • Classe Affaires :
    • Sièges convertibles en lits
    • Revêtement en cuir naturel
    • Prise électrique
    • Lap-top réversible
    • Internet gratuit au sens où c'est inclut dans le prix du ticket
    • Une rangée de 2 sièges d'un coté et d'un seul de l'autre
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 7 : Santé et éducation[/center]

Chapitre 1 : La santé

La santé en Aleka est gratuite à l'usage par le citoyen : garantie par la Constitution !
Tout les praticiens de santé sont affiliés à une entreprise unique : Medicare , qui les rémunère et perçoit les contributions des citoyens et des entreprises pour ce faire et acheter le matériel .
Le budget de l'entreprise est géré à la journée , de manière à limiter les dépenses et les prélèvements sur la population par une réévaluation quotidienne des seconds en fonction des premières .
La santé et la vie sociale forme une part cruciale du budget gouvernemental et le poste de ministre affecté(e) à cette fonction est très convoitée car très visible .
  • Confédération d'Algarbe du Sud
    • Moyenne d'espérance de vie : 61 ans
      • Pour les hommes : 59 ans
        Pour les femmes : 63 ans
    République d'Aleka
    • Moyenne d'espérance de vie : 84 ans
      • Pour les hommes : 80 ans
        Pour les femmes : 87 ans
Comme le montre ces données , la balance confédérale cache un furieux contraste entre d'un côté la population blanche qui jouit d'une des plus hautes espérances de vie au monde et de l'autre côté la population noire vivant en bantoustan et qui elle souffre d'une espérance de vie ultracourte malgré le droit garanti aux noirs de pouvoir venir profiter gratuitement de la santé d'Aleka en cas de problèmes que la médecine locale du bantoustan ne pourrait traiter.
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 7 : Santé et éducation[/center]

Chapitre 2 : L'éducation nationale

[right]Introduction[/right]

Article 3 de la Loi Fondamentale

[quote]L'instruction est gratuite , obligatoire et universelle pour tout les enfants de la Nation sans distinction aucune , indépendamment de toute considération de couleur, de sexe , de langue , de religion ou d’opinion politique ou autre de l’enfant ou de ses parents ou représentants légaux , de leur origine nationale , ethnique ou sociale , de leur situation de fortune , de leur incapacité , de leur naissance ou de toute autre situation .

Qu'elle soit accompli à domicile ou en institution d'état est un choix fait en fonction du mieux possible à disposition et qui doit rester le privilège des parents de l'enfant .[/quote]

En République d'Aleka et dans le bantoustan du Panskai , seul l'état d'une part et les parents d'autre part à travers l'instruction à domicile ont le droit de gérer l'instruction de leurs enfants .
Les institutions scolaires privées y sont interdites en dessous du niveau du Zweindeksam .

Chaque institution scolaire est sous l'autorité du Ministère de l’Éducation Nationale qui gère le budget et les ressources humaines à l'échelon national et conçoit les programmes scolaires .
La gestion du personnel local est toutefois laissée à l'appréciation des établissements qui peuvent embaucher ou licencier un professeur en fonction des besoins en puisant dans le pool national des professeurs disponibles car habilités mais sans affectation . Les embauches ou licenciements se font par un conseil décisionnaire composé de la totalité du personnel enseignant du susdit établissement ainsi que du directeur, et ces décisions se prennent à la majorité qualifiée des 2 Tiers .

[right]L'année scolaire[/right]


Puisque l'Algarbe du Sud se situe dans l'hémisphère Sud en zone tempérée chaude le climat ici est à l'inverse de ce qu'il est dans l'hémisphère Nord dans le même jour, et donc l'année scolaire reflète cette inversion .
  • Premier semestre : Premier Lundi de Février <-> Avant-dernier Vendredi de Juin
    • 1er Trimestre : Premier Lundi de Février <-> Weekend de Pâques
    • 2ème Trimestre : Mardi après le Lundi de Pâques <-> Avant-dernier Vendredi de Juin
  • Second semestre : Avant-dernier Lundi de Juillet <-> 1er Vendredi de Décembre
    • 3ème Trimestre : Avant-dernier Lundi de Juillet <-> Dernier Vendredi de Septembre
    • 4ème Trimestre : Premier Lundi d'Octobre <-> Premier Vendredi de Décembre
[right]Premier cycle[/right]


Les enfants peuvent entrer au Kindergarten ( équivalent IRL de l'école maternelle ) dés l'age de 4 ans avec un cursus durant jusqu'à l'age de 8 ans . Son inscription est optionnelle mais fortement conseillée car toutes les études démontrent des résultats probants : les enfants ayant suivi le Kindergarten suivent mieux le reste de leur scolarité et sont plus calmes à leur entrée à l'école élémentaire !

On leur apprend au fur et à mesure des quatre années le gout du sport , le respect et l'obéissance à la hiérarchie à travers des jeux techniques et physiques et durant la dernière année on leur apprend la lecture et la mathématique élémentaire à la fin de laquelle ( l'enfant a alors 7 ou 8 ans ) ils sont normalement prêts à intégrer le palier suivant qu'est l'école élémentaire .

[right]Second Cycle[/right]
  • Première année = 8 ans
  • Deuxième année = 9 ans
  • Troisième année = 10 ans
  • Quatrième année = 11 ans
  • Cinquième année = 12 ans
  • Sixième année = 13 ans
  • Septième année = 14 ans
    • Ersteindeksam 2ème année = 15 ans
    • Ersteindeksam 3ème année = 16 ans
A 8 ans , tout les enfants sont tenus d'intégrer les Laerskool , l'instruction passe en obligatoire .

A la fin de la 7ème année est un examen sur 2 ans , l'Ersteindeksam .
Il contrôle le niveau des élèves = ceux ayant obtenu plus de 500/1000 obtiennent le brevet et ceux qui dépasse 875/1000 peuvent suivre un programme spécial de 2 ans qui leur permettra de passer un second examen qui garantit aux élèves brillants mais qui auraient échoué durant le lycée et ce grâce à un contrat global passé entre l’Éducation Nationale et les grandes entreprises un accès direct aux postes intermédiaires de celles-ci , avec un salaire garanti d'office .
Parmi les élèves , on appelle cela le cuvage ...

On choisit en fin de 4ème année pour une 5ème année personnalisée .

Journée officielle de Laerskool :
  • 8 H : Réveil

    9 H : Début des cours

    11 H : Fin des cours de la matinée

    12 H : Début des cours de l'après-midi

    14 H : Fin des cours de l'après-midi
[right]Troisième cycle[/right]

Le troisième cycle mêle lycée et université dans une approche inédite !
  • Première année de socle commun : 15 ans
  • Seconde année de socle commun : 16 ans
  • Première année de programme spécifié : 17 ans
  • Deuxième année de programme spécifié : 18 ans
  • Troisième année de programme spécifié : 19 ans
  • Quatrième année de programme spécifié : 20 ans
  • Cinquième année de programme spécifié : 21 ans
Après l'Ersteindeksam , l'élève si il l'a réussi , intègre l'Hoërskool pour un socle commun national de deux ans où à la fin de la deuxième année , le Conseil de Classe choisit en accord avec l'élève et ses parents/tuteurs 4 matières pour lesquels tout ses cours des années suivantes seront axés .
A comprendre : l'élève ne choisit pas une filière ( S , ES ou L ... etc ... ) mais un quartet de matières à approfondir ! Le Bac ne récompense pas une orientation professionnelle mais les connaissances de quatre matières et ce indépendamment les unes des autres !

A la fin de la cinquième année de programme spécifié , l'élève a entre 21 et 22 ans , c'est l'examen final qui terrorise les gosses et leurs parents à travers tout l'Aleka = Le Zweindeksam !

Un checking total de l'ensemble des connaissances et des capacités accumulées en cinq ans d'étude dans les quatre matières définies au préalable par l'élève .
A la fin de la cinquième année un examen général en deux parties contrôle le niveau des élèves =
Ceux ayant obtenu plus de 500/1000 obtiennent le brevet et ceux qui dépasse 875/1000 peuvent suivre un programme spécial de 2 ans qui leur permettra de passer un second examen qui offre un accès direct aux grandes écoles avec une pension garantie .
Parmi les élèves , on appelle cela le cuvage ...

Voici la journée officielle d'Hoërskool pour tout les élèves :
  • 6 H : Réveil

    7 H : Début des cours

    11 H 30 : Fin des cours de la matinée

    11 H 30 à 12 H 30 : Pause déjeuner

    12 H 30 : Reprise des cours pour l'après-midi

    15 H : Fin des cours d'après-midi

    15 H à 17 H : Cours de théâtre ou de sport ( optionnels )

    17 H : Fermeture de l'établissement
[right]Enseignement Supérieur[/right]

Il est scindé en 2 branches entre l'université qui forme les étudiants en faculté et principalement à servir dans le domaine privé d'une part et les classes préparatoires puis les grandes écoles , qui elles recrutent et forment les étudiants à devenir cadres d'état d'autre part .
A savoir que la différence entre l'université et la faculté est d'ordre technique : la première est financée par l'état tandis que la seconde est financée par la municipalité mais dans tout les cas ce sont des institutions financées et gérées par l'état qui jouit d'un monopole sur l'éducation .

[center]Université[/center]
  • Ses atouts
    • Une très large autonomie
      Accent sur la créativité
      Programme diversifiés et personnalisables
      Plusieurs degrés de diplômes , adaptés à chacun
      Panel immense d'application des diplômes ainsi obtenus
    Et inconvénients
    • Risques très élevés de décrochage dans les 1ères années
      Vous êtes livrés à vous-mêmes , aucun accompagnement possible
[center]Classes Préparatoires[/center]
  • Ses atouts
    • Offre le cadre restreint et sécurisant de l'Ōkina kōtō pour plusieurs années supplémentaires
      Accompagnement personnalisé et permanent
      Permet de tisser des liens utiles pour la vie professionnelle
      Interconnexion entre les matières renforcée
    Et inconvénients
    • Une charge de travail assommante , jusqu'à 70 heures par semaine
      Aucun effort de créativité à faire, elle est même plutôt déconseillée
      Solitude dans le travail
      Beaucoup de par cœur
      Une exigence très élevée et ininterrompue de la part des professeurs
[right]Nos diplômes officiellement reconnus[/right]

Licence : s'obtient en 2 ans
Master : s'obtient en 5 ans avec une année finale destinée à la soutenance d'une thèse
Doctorat : s'obtient en 10 ans dont 3 années finales destinées à la soutenance d'une thèse

Diplômes possibles :
  • Licence
    • Domaine littéraire
      • Histoire-Géographie généraliste
      • Langues orientales
      • Langues occidentales
    • Domaine scientifique
      • Sciences naturelles
      • Chimie
      • Mathématiques
      • Astronomie
  • Master
    • Domaine littéraire
      • Histoire ( contemporaine , ancienne , étrangère )
      • Géographie ( naturelle , humaine+politique )
      • Langues orientales
      • Langues occidentales
      • Philosophie
      • Langues anciennes dytoliennes ( hyléen ancien et latin )
    • Domaine scientifique
      • Thermophysique
      • Physique nucléaire
      • Zoologie
      • Minéralogie
      • Botanique et Biologie végétale
      • Médecine basique
  • Doctorat
    • Domaine littéraire
      • Théologie occidentale ( catholicisme , protestantisme )
      • Théologie orientale ( shintoïsme )
      • Droit commun
      • Droit étranger
      • Sciences Politiques
    • Domaine scientifique
      • Médecine généraliste
      • Médecine spécialisée ( optique , dentaire ... etc ... )
      • Médecine animale
      • Acupuncture
      • Pharmacologie
Thunderoad

Message par Thunderoad »

[center]Volume 8 : la Culture[/center]

Chapitre 1 : l'Architecture

L'Algarbe du Sud est comme la plupart des pays et encore plus spécifiquement elle un véritable fourre-tout architectural où l'on retrouvent toutes les tendances et des styles qui s'entrechoquent pour former un patchwork décousu parfois aberrant mais qui fait le charme de l'archipel .

Le style le plus connu et représenté à l'étranger, c'est bien sûr le Cape Fritz :

[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/1b/Dutcharchitecture2.png[/img]

Aujourd'hui les maisons d'époque en ce style-là se vendent pour des millions de Rand !
Mais il n'en a pas toujours été ainsi : pendant des décennies voire des siècle ce style fut méprisé et l'on eut aucun scrupule à en raser des centaines pour construire le downtown de Moonhoek ...
Car ce style est lourd d'histoire et de sens : il renvoie directement à " l'Alekanerité " , ce qui fut pendant très longtemps une honte à cause de la domination britannique , de par ses traits à la fois très Fritziens et en même temps tout à fait endémiques à l'ile .

Toutes les maisons en Cape Fritz ont le même schéma de base : une ligne blanche à toit de chaume avec porte d'entrée centrale signalée du reste par un pignon arrondi rappelant les pignons à échelons traditionnels que l'on peut encore aujourd'hui trouver au Fritzland ou en IJndenland .
Ce cerclage a été interprété par les Alekaners eux-mêmes comme étant un symbole de leur adaptation à ce nouveau monde et de la coupure assumée envers la Dytolie tout en restant en Occident .
Les murs blanchis à la chaux le sont tout simplement pour refroidir, naturellement , l'intérieur.
Quand à la chaume , c'est tout bonnement ce que les premiers colons Fritzlandais avaient de mieux et surtout d'immédiatement disponible à l'époque pour la construction de domiciles .

Ce style est revenu à la mode depuis la fin de la ségrégation esclavagiste à la fin des années 80 et de nombreux nouveaux logements ont adopté les murs blancs et le toit de chaume , comme un retour aux sources dans cette époque d'environnementalisme et de mode-isme exacerbés .
Ainsi avoir une maison bâtie dans le style Cape Fritz (et encore plus si elle est d'époque) est aujourd'hui considéré comme étant un indispensable du style de vie hipster, boboïsant et néo-rural .
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