RP PARTICIPATIF 2030 | Anarchie au Gelnan !

Répondre
Alwine

Message par Alwine »

  • Faction jouée : Faction royaliste slave
  • Municipalité jouée : Krideric
  • Moyens utilisés : Réunion citoyenne et discours dans la salle municipale de la commune
Il était des situations qui faisaient réagir même les gens les plus passifs et les plus pacifiques qui soient. Les attentats, les massacres, les champs brûlés, les locaux ravagés, les militants politiques assassinés, les prises de pouvoir hostiles ou encore les coups d'états contre les représentants élus de la population, tout cela pouvait faire partie des variables qui correspondaient à cette description, en fonction des personnes concernées. Cela avait d'ailleurs déjà fournis une partie de la mobilisation des monarchistes, dont certains membres parmi les plus importants : après tout, n'était-ce pas face à toutes ces manifestations de colère et de haine que le prince héritier présomptif, Miesko Maksimov était sorti de sa réserve pour prendre activement part à la campagne mené par son père et, plus directement, par ses partisans. Rapidement, de par son charisme, certes, mais surtout de par son rang, il avait d'ailleurs lui-même pris concrètement la direction des opérations – telle était la joie des systèmes monarchiques après tout.

Si Valerian restait pour l'heure sur la réserve, prêtant son nom et son image, ainsi que ses finances, à ses partisans, Miesko n'hésitait pas à s'impliquer... et ce n'en était que plus vrai avec les derniers échos qui étaient venus d'Ambrosius. En effet, au rang des situations qui ne pouvaient que faire réagir les gens, peut-être plus encore que les attentats de toutes sortes, les identitaires avaient fait forts, cette fois-ci, puisqu'ils avaient émis rien de moins... qu'une condamnation à mort de masse. Alors que certains analystes pensaient que les nouveaux maîtres d'Ambrosius allaient agir « progressivement » pour modeler leur nouveau fief à leur image « en douceur », les faits avaient révélé qu'ils avaient tord... à moins que les identitaires n'aient pas la même définition de la douceur que les gens ordinaires. En tous cas, ils avaient très vite frappé un grand coup, sitôt la ville sous leur coupe, ou presque : après quelques « gentilles » campagnes de publicités, on était très rapidement passé à des ordres pour des assassinats de masse.

Les faits, rapportés par les sympathisants que les monarchistes avaient toujours dans la ville d'Ambrosius, avaient ensuite rapidement été répandu dans la ville par des copies papiers, ainsi que sur la toile, relayés par des lanceurs d'alerte. Les monarchistes ignoraient au juste qui était derrière cette alerte, mais ce n'était pas bien grave : d'une part, jamais Miesko Maksimov n'aurait pu reprocher à des citoyens justement indignés de faire passer une si terrible nouvelle... et d'autre part, l'alerte déjà répandue dans la population ne faisait que servir les besoins des monarchistes. Pas besoin d'étaler leurs ressources, généreusement fournies par leur roi et par les plus riches de ses partisans, mais néanmoins finies, pour alerter la population, puisque celle-ci était déjà en alertée grâce à l'action des lanceurs d'alerte. Il avait donc été facile de réunir des citoyens concernés et outrés dans la salle municipale de Krideric, louée pour l'occasion, pour une « réunion citoyenne » sur le sujet.

En théorie, bien entendu, tous étaient autorisés à prendre la parole, mais dans les faits les orateurs, étant issus des rangs des gens concernés par la chose, et dans une commune où les idées identitaires étaient encore très peu répandus, préparèrent tous le terrain comme s'y attendaient les monarchistes : en disant tout leur indignement face à une loi qui autorisait la mise a mort pure et simple de toute personne en prison, peu importe son crime, sur simple base de critères d'origine. Si certains incluaient le fait qu'ils « n'étaient pas pour qu'on laisse faire n'importe quoi aux immigrés », ou encore qu'ils « étaient totalement contre toute cette sale immigration », aucun en tous cas n'osa aller dans le sens de cette nouvelle mesure. Et finalement, au moment où l'assemblée était la plus nombreuse et la plus échauffée, Miesko Maksimov prit lui aussi la parole, acclamé par ses partisans et par certains autres, qui suivirent tout simplement le mouvement.

[center][img]http://img.xooimage.com/files110/6/b/5/foto-4f6c99a.jpg[/img]

Miesko Maksimov, prince héritier présomptif du trône slave.[/center]

« Bonjour à tous, bonjour à toutes. Je suis Miesko Maksimov, héritier présomptif du trône slave de Sébaldie. Je vous le dis dans un soucis de transparence, pour ne pas que certaines mauvaises langues viennent murmurer que j'aurai tenter de manipuler cette assemblée en gardant le secret sur ma filiation. Mais ce soir je suis avant tout, comme vous, un citoyen sébalde, outré, horrifié, par la proclamation qui vient d'être faites à Ambrosius, en Sébaldie, tout prêt d'ici ! »

De sa belle voix claire, Miesko – qui n'avait pas étudié en vain la rhétorique lors de ses études – mis en relief une nouvelle fois les fais, pour « un rappel nécessaire » de tout ce qu'ils impliquaient. Un rappel des faits qu'il rendit éloquent, mais qui visait pourtant à aller bien plus loin qu'une simple dénonciation morbide. Non, le prince présomptif avait des exemples beaucoup plus concret à présenter. Après avoir interpellé l'assemblée, déclarant que certains dans la salle pensaient peut-être que cela les débarrasserait de ceux des musulmans qui refusaient le modèle sébalde et se radicalisaient, finissant donc en prison, il présenta la photographie d'un jeune homme noir, souriant, une croix autour du cou.

« Voici Marok Gakog, citoyen maokorien de naissance. De religion orthodoxe, très pieux, mais homosexuel, il a fuit l'obscurantisme de sa patrie où ceux qui n'ont pas la bonne orientation religieuse sont mis au couvant pour « éviter la tentation » et est venu en Sébaldie. Il espérait y trouver une terre de liberté et de démocratie, où il pourrait vivre tout à la fois sa foi et ses préférences sexuelles librement. Capable de ses mains, ce jeune homme a fait tout son possible pour apprendre le néerlandais, et y est parvenu non sans mal, puis a finalement trouvé du travail dans la boutique d'un fabriquant de meubles, à Ambrosius, apprécié par son patron pour ses savoirs-faire et son faible coût. Il a réussi tant bien que mal à s'intégrer, fréquentant toujours largement l'église orthodoxe d'Ambrosius. Il a commencé les démarches pour devenir citoyen sébalde.

Mais voilà, lors de son arrivée, seul, sans le sous, sans personne pour l'héberger, ne connaissant pas bien le système sébalde et les aides qu'il permet, Marok a fait une erreur. Il a volé dans un magasin, essentiellement de la nourriture, mais, peu habitué à ce genre de choses, il s'est fait prendre. Il a donc fait de la prison, oh, pas beaucoup, quelques jours peut-être, puis, devant la sincérité de ses remords, il a été remis en liberté avec un avertissement. Depuis, il a remonté la pente, et a remboursé au commerçant lésé toute la marchandise. Un jeune homme bien, pas un radicaliste néo-quelquechosiste, qui a simplement fait une erreur, s'est fait prendre et a payé pour cela.

Aujourd'hui, je suis sans nouvelles de Marok Gakog, et mon ami vivant à Ambrosius, qui m'a parlé de lui, qui m'a fournis cette courte biographie que je vous ai présenté, est très inquiet pour lui. En effet, selon la loi du nouvel état auto-proclamé identitaire d'Ambrosius, Marok est dès aujourd'hui condamné à mort. Sans jugement, sans procès. Pour avoir voler de quoi manger il y a plus d'un an, ce jeune homme, parce qu'il est d'origine zanyanaise, est condamné à mort, purement et simplement. »


Le silence était devenu d'or, dans la salle. L'exemple était choisi, bien entendu. On ne pouvait pas reprocher à ce jeune homme d'être issu d'un état ennemi, de pratiquer une religion dangereuse, d'être radical, de mériter la mort ou même de profiter des ressources de la Sébaldie. Difficile de lui trouver un sujet de haine, et pourtant, comme Miesko le démontra en faisant afficher cette fois le texte de la proclamation d'Ambrosius – largement disponible sur internet – et en relisant tout simplement ce qui était dit. L'exemple était peut-être un peu trop parfais toutefois, et le prince enchaîna sur plusieurs autres photos, plusieurs autres histoires, chaque fois de gens qui ne méritaient nullement de mourir, en s'y attardant moins longuement toutefois. Si certains avaient pu venir avec de la sympathie pour l'idée d'éliminer les islamistes dormant en cellule, difficile d'être d'accord avec le massacre qu'on leur exposait – sans rien déformer des faits, en plus.

Vint ensuite le moment de canaliser cette émotion, et pour cela le prince présomptif passa une autre photographie, celle du président de la république sébalde, salué par des huées, rapidement rejointe, à côté, par celle du premier ministre faisant fonction, guère plus appréciée par les réactions de l'assemblée.

« Les responsables de tout cela, les voici, ceux qui sont sensé représenter les sébaldes et assurer l'ordre et la paix en Sébaldie. Ceux qui refusent de prendre leurs responsabilités en main et d'agir, ceux qui préfèrent se consacrer à des broutilles plutôt que de mettre le holà à Ambrosius. Qu'il y ait eut un mouvement populaire chez nos voisins en faveur des identitaires, pourquoi pas, entendons-le, mais de là à les laisser massacrer, assassiner, les innocents comme les coupables non sur la foi de leur culpabilité mais sur la seule foi de leur origine, il y a un monde, un monde que ces gens n'ont pourtant pas hésiter à franchir. Demain, Marok et tous les autres seront peut-être morts, tués par les milices identitaires, et cela pourquoi ? Parce que l'état central n'a pas hésiter à les laisser faire. Pendant qu'on proclame des meurtres à Ambrosius, tout ce que sait faire le gouvernement c'est nous demander de voter sur les poucettes dans les transports en commun !

Je vous le dis, tout ceci ne doit pas, ne doit plus durer. Les identitaires d'Ambrosius, les ventre-mou et néo-malthusiens cannibales de la capitale, tous sont les symptômes d'un même mal : celui du communautarisme sans cesse plus encré en Sébaldie. Vous voulez mettre fin aux attentats, ne pas laisser votre pain aux musulmans, ne pas leur offrir votre vie : je l'entend. Mais à votre avis, le résultat est-il de les frapper encore et encore ? À moins que nous ne soyons prêts à tous les massacrer jusqu'au dernier, femmes et enfants compris, la seule chose que cela créera, c'est encore plus de haine : de nouveaux musulmans prendrons leur mitrailleuses pour commettre d'autres attentats, et en réaction les identitaires pendront d'autres musulmans et... où cela finira-t-il ? Combien d'autres innocents comme ceux dont je vous ai parlé, comme tous ceux dont je n'ai pas eut l'occasion de vous parler, comme la plupart des victimes des attentas, seront broyés dans le processus ?

La seule façon d'en sortir est de dire stop au cycle de la haine. Punissons très durement les terroristes et leurs complices, eux, évaluons dans un procès s'ils méritent la mort. Remettons clairement des barrières à la Sébaldie en revoyant les lois d'immigrations. Réfléchissons à faire s'intégrer les musulmans et les autres immigrés, à procéder à des retours dans leurs pays pour ceux qui ne voudront pas s'intégrer. Protégeons notre culture, nos traditions, notre identité, face aux menaces. Oui, mille fois oui ! Mais refusons toujours que cela se fasse au détriment des innocents ! Si nous continuons, où nous arrêterons-nous ? On remontera aux citoyens originaires de tous les pays non-jeekimois, puis à tous les non-sébaldes, à tous ceux qui ne le sont pas depuis assez de génération, à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec les identitaires ? Les attentats frapperont les églises, les écoles, les crèches ? Non, refusons la montée dans l'horreur !

Tous les politiques partisans, tous ceux qui se cachent derrière un parti pour lancer leur haine, qui jouent au jeu du communautarisme pour renforcer leur électorat, ont montré qu'ils étaient incapables, pire, dangereux ! Je dis que nous devrions en revenir à un mode de gouvernement plus juste, qui respecterait nos valeurs, et refuserait toute politique communautariste et partisane ! »


Le prince continua encore petit moment, avant de finir son intervention, sous les applaudissements. Il ne parla pas directement de restaurer le pouvoir royal, pas encore. Cela aurait paru bien trop orgueilleux. Mais après un ou deux intervenants neutres, ce fut au tour de Kareslav Zovega et de quelques autres de clore la réunion, tous sur le même constat : si les politiques avaient prouvé qu'ils étaient inefficaces, qu'ils renforçaient le communautarisme par intérêt, qu'ils hésitaient à prendre leurs responsabilités pour se préserver, il fallait en revenir à quelqu'un qui serait au-delà des divisions des partis, qui ferait partie de la Sébaldie ancestrale tout en n'ayant intérêt à persécuter aucune communauté, bref, qui pourrait unir le pays, et n'aurait jamais à être paralysé par des faiblesses électorales et institutionnelles. Il fallait en revenir au roi, conclurent-ils, à une forme de gouvernement qui ne se laisserait jamais aller à de telles dérives.

Après la réunion, une fois encore, ils ne manquèrent pas de parler aux plus enthousiastes, les invitants à rejoindre la cause royaliste, leur parlant des nombreuses qualités du candidat slave, Valerian. Mais l'effet principal, lui, serait avant tout la diffusion des idées par l'ensemble des gens présents. Des gens qui n'avaient pas forcément entendu vanter Valerian, mais avaient tous pu voir de leurs yeux les qualités affichées par Miesko Maksimov...
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[quote][center]Compte rendu n°8
[1-2-3 mars 2030 RP ~~~~ 21/05/16 IRL][/center]
      • Evènements :
        [justify]
        • Les identitaires passent du discours aux actes. Sous la direction de Caspar Maas, le nouvel Etat libre de Sébaldie adopte ses premières mesures d’épuration de la population ambrosienne, en la divisant en trois : les Sébaldes (issus de l’immigration celte, slave, germanique, laaglandaise) ; les sangs mêlés réduits en esclavage ; les sangs impurs (Barebjaliens et Zanyanais). La tâche est monumentale car il faut passer au peigne fin le profil de 40 000 citoyens différents et rechercher, le cas échéant, les informations manquantes (sur la religion notamment). Les principales communautés étrangères implantées à Ambrosius sont tel-éribaine (~ 1000), mayongaise (~ 600), tchoconalienne (~ 600) et maokorienne (~ 50). Cette traque peut durer des années. Suite à la publication de l’édit, de nombreux citoyens ont pris la fuite. Ambrosius a été vidée de 80 % de sa population juive, qui ont trouvé refuge dans des familles novacanaises, « le temps que la situation s’arrange », et seuls restent des résistants aguerris et armés. Les Mayongais ont accompagné le mouvement dans une moindre mesure, à hauteur de 50 % de la communauté. Par contre, faute de moyens de nombreux Tchoconaliens et Maokoriens n’ont nulle part où aller et n’osent pas imaginer que la faction n'aille plus loin dans sa législation. Les campus universitaires, où sont logés des étudiants étrangers, apparaissent comme des cibles faciles. Pour contester cette mesure, la société de transport qui emploie de nombreux musulmans et exploite la ligne de tramway qui va du centre-ville de Gelnoberg à l’ouest d’Ambrosius a interrompu le trafic tram et bus et a proposé une déviation en bus via Krideric, au sud, provoquant le mécontentement de tous les Ambrosiens, y compris Sébaldes de souche, qui exigent du nouvel Etat à ce qu’ils proposent une nouvelle liaison de transport. La faction a donc le choix d’accéder à cette requête ou de mater la contestation. Pour l’heure, les identitaires sont davantage intéressés à assurer leur propre protection, celle du quartier général, ce qui leur procure une petite emprise sur la ville mais sur le dos de leurs administrés. Les identitaires devront mettre de l’eau dans leur vin s’ils veulent garder la mainmise sur Ambrosius car la ville ne peut pas se permettre de vivre en autosuffisance. Craignant pour leur vie et leurs biens, de nombreux musulmans fuient les banques et assurances, soumis au nouvel Etat libre de Sébaldie, et souscrivent un compte dans la nouvelle bancassurance islamique d’Ambrosius.
          Faction identitaire : – 20 RF / + 8 RM (protection du QG) / - 5 pts d’emprise sur Ambrosius (contestation d’usagers des transports en commun) / + 3 pts d’emprise sur Ambrosius / + 6 pts d’emprise sur Ambrosius (message RP)
          Faction islamiste : + 15 RF (contrats d’assurance signés)
        • L’alliance objective entre juifs et musulmans se précise, alors qu’il y a encore deux ans, ils se violentaient mutuellement. Leur ennemi est à vrai dire commun : la vermine identitaire. De nombreux Juifs ont fui Ambrosius pour trouver refuge dans des foyers novacanais. Grâce à l’organisation de la CAJ, l’immense majorité des Juifs sera donc à l’abri de tout éclat de folie antisémite de la part du nouvel Etat libre de Sébaldie sans même apporter de moyens supplémentaires, ce qui n’est pas le cas des autres communautés. C’est précisément sur ce terrain-là que la faction juive entend placer des pions. Cela passe par une distribution importante de tracts appelant les Kridériquois d’origine immigrée à la plus grande vigilance. Les identitaires ne se contenteront pas d’exécuter les prisonniers d’origine étrangère. Quand il n’y a plus de matière à tuer, ils trouveront autre groupe à exterminer et ainsi de suite. L’argument fait mouche auprès de la communauté musulmane et surtout, il permet à la faction juive d’augmenter son emprise…
          Faction juive ultraorthodoxe : – 4 RF / + 5 RM (entraînement des milices démarré il y a quelques jours, à suivre) / + 7 pts d’emprise sur Krideric
        • « Où est le roi ? ». La question persiste mais est de moins en moins souvent posée. Son fils, Miesko, a pu prendre avec brio le relais et incarner la lutte royaliste contre les extrémismes à la place de l’héritier présomptif. Lors d’une nouvelle réunion publique, où il fut question d’aborder l’inquiétante puissance fasciste et identitaire d’Ambrosius, les partisans se demandaient quelle réaction il fallait adopter face à l’islam et aux musulmans. Le discours de Miesko, qui prône une politique très stricte d’immigration, va dans le sens de l’audience et parvient aussi à captiver des non-royalistes. En fait, alors que les étrangers sont plus sensibles à l’argumentaire des Juifs, les Sébaldes de souche, blancs et chrétiens, commencent à se laisser convaincre par le retour du Roi. Pas celui de Van Althuis, qui se pavane sur la côte. Un roi détaché de Stranaberg, de cette capitale qui se moque des Gelnanais en les invitant à se prononcer sur les poussettes alors que le danger est à leur porte. Miesko n’en est pas encore à évoquer ce sujet de retour du roi car le jeune homme diplômé, doué en rhétorique, sait mener une campagne politique : d’abord « chauffer la salle », ensuite passer aux choses sérieuses. La faction royaliste incarnerait-elle le choix de la non-violence ? Les factions adverses risquent de la pousser dans ses retranchements.
          Faction royaliste slave : - 4 RF (réunion publiques) / + 9 pts d’emprise sur Krideric[/justify]

          [hr][/hr]


          État des lieux des factions :
          RF : Ressources financières ~~ RM : Ressources militaires
          • Faction islamiste : 32 RF, 15 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Faction royaliste slave : 85 RF, 100 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Faction communiste : 68 RF, 93 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Faction juive ultra-orthodoxe : 27 RF, 125 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Faction identitaire : 74 RF, 121 RM, 1 municipalité contrôlée
          • Faction national-capitaliste : 100 RF, 100 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Une idée d'une autre faction ? Voyons ça par MP !
          [hr][/hr]

          Municipalités jouables :
          • N°211 : Ambrosius : gagnée par la faction identitaire (rejouable à partir du 23 mai 2016)
          • N°288 : Krideric


          [hr][/hr]
    [/quote]

    [quote][center]Ambrosius
    [[url=http://www.simpolitique.com/post284088.html#p284088]Cliquez ici pour des informations détaillées sur cette municipalité][/url][/center]
        • [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/114023AmbrosiusCentreville.jpg[/img]
          Centre-ville[/center]

          [hr][/hr]

          Emprise des factions sur cette municipalité :
          • Etat de droit : 0 % d’emprise
          • Faction islamiste : 23 %
          • Faction royaliste slave : 14 %
          • Faction communiste : 34 %
          • Faction juive ultra-orthodoxe : 50 %
          • Faction identitaire : 63 % (au pouvoir)
          • Faction national-capitaliste : 0 %


    [/quote]

    [quote][center]Krideric
    [[url=http://www.simpolitique.com/post284750.html#p284750]Cliquez ici pour des informations détaillées sur cette municipalité][/url][/center]
        • [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/718880KridericStatuecelte.jpg[/img]
          Statue celte de la place centrale[/center]

          [hr][/hr]

          Emprise des factions sur cette municipalité :
          • Etat de droit : 64 % d’emprise
          • Faction islamiste : 0 %
          • Faction royaliste slave : 17 %
          • Faction communiste : 0 %
          • Faction juive ultra-orthodoxe : 16 %
          • Faction identitaire : 3 %
          • Faction national-capitaliste : 0 %


      [/quote]
      Gwenael

      Message par Gwenael »

      • Faction jouée : Identitaires
      • Municipalité jouée : Ambrosius & Krideric
      • Moyens utilisés : Interview donnée à des reporters d'une grande chaîne de télévision sébalde (les passages soulignés indiquent les mesures concrètes mises en œuvre par les Identitaires à Ambrosius), début de rapprochement avec la mairesse de Krideric.
      La proclamation de l’État libre de Sébaldie n'avait pas manqué d'attirer l'attention des médias, et tout le pays était désormais au courant. Au grand soulagement de Caspar, la République Sébalde n'avait pas apporté la moindre réaction à cette sécession. Le statut intérimaire du Premier Ministre l'empêchait probablement d'user des moyens qui étaient à sa disposition.
      En revanche, de nombreux journalistes s'étaient intéressés à la question, et une grande chaîne de télévision sébalde avait même sollicité Caspar pour une interview, en vue de la réalisation d'un reportage. D'abord hésitant, il s'était finalement dit que c'était une merveilleuse occasion qui s'offrait à lui de répandre les idées de son mouvement au-delà des frontières d'Ambrosius.


      [center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/05/22/160522120116249255.png[/img]
      Caspar Maas[/center]

      Journaliste : Bonjour, Caspar Maas.

      Caspar Maas : Bonjour.

      Journaliste : Ancien membre du parti Identité Sébalde, vous avez décidé de vous séparer de celui-ci afin de fonder votre État, baptisé État Libre de Sébaldie. Pourquoi une telle appellation ?

      Caspar Maas : La raison est très simple. Le terme d'"État" établit notre indépendance totale vis-à-vis d'une quelconque entité politique, notamment la République Sébalde. Celui-ci a été choisi par rejet des termes habituels de "République", "Empire" ou encore "Royaume", aucun d'entre eux ne représentant réellement le modèle politique totalement nouveau que nous sommes en train de bâtir ici. L'adjectif "libre" fait référence à la liberté que nous avons acquis vis-à-vis de la République Sébaldie, organisation corrompue et soumise aux lobbys juifs et étrangers. Les Ambrosiens sont désormais totalement libérés de cette dernière. Enfin, "de Sébaldie" car notre État représente la vraie Sébaldie. Une Sébaldie blanche, slave, néerlandophone et celte, que nous avons purifié de ses envahisseurs et oppresseurs makarans, zanyanais, juifs et musulmans.

      Journaliste : À propos de cette "purification", le dernier décret appliqué dans votre nouvel État, et signé de votre main, ordonnant l'exécution de certains détenus de la maison d'arrêt d'Ambrosius, tous d'origine barebjalienne ou zanyanaise, a suscité de très vives controverses en Sébaldie.

      Caspar Maas : Ce que vous citez là est un résultat de la propagande ultra-libérale des Républicains sébaldes, attribuant ce décret à une politique d'extermination raciale. La vérité est toute autre : cette mesure ne fait que mettre en application une politique judiciaire nettement plus juste et rigoriste que celle actuellement mise en œuvre par la République Sébalde. Nous estimons que la peine de mort doit être appliquée auprès des responsables des infractions les plus graves, quelque soit leur origine. Nous avons donc épluché les dossiers judiciaires de la ville, et décrété l'exécution des éléments les plus dangereux. Le fait que ces éléments aient été d'origine barebjalienne ou zanyanaise ne dépend aucunement de notre volonté, mais ne fait que confirmer ce que notre mouvement ne cesse de clamer depuis tant d'années.

      Journaliste : Et quel sera le sort des communautés juive et musulmane de la ville d'Ambrosius ?

      Caspar Maas : Il est évident que ces communautés ne peuvent subsister au sein d'un État véritablement sébalde, et de culture traditionnellement chrétienne et athée. Un nouveau décret a été promulgué il y a peu, donnant à ces... personnes, un délai de deux jours pour quitter l’État Libre de Sébaldie. Passé cet ultimatum, nos forces de l'ordre se chargeront d'arrêter ceux ayant choisi de déroger à la loi, et une sentence adaptée sera appliquée.

      Journaliste : Concernant ces décrets, si je comprends bien, c'est vous, en tant que Président de l’État Libre de Sébaldie, qui avez le pouvoir de les promulguer. À quoi devez-vous ce poste, et quel mode de désignation projetez-vous de mettre en œuvre en vue de choisir les futurs responsables politiques de l’État Libre de Sébaldie ?

      Caspar Maas : En tant que créateur de l’État Libre de Sébaldie, c'est moi qui ai été spontanément désigné afin de remplir cette fonction. Bien sûr, l’État Libre de Sébaldie venant tout juste de déclarer son indépendance, il y règne une certaine instabilité, notamment dans les quartiers encore occupés par les Juifs et les Musulmans. Néanmoins, d'ici quelques jours, cette situation sera réglée, et nous serons libres d'organiser un scrutin en vue de désigner un Président permanent.

      Journaliste : Poste auquel vous vous porterez candidat, j'imagine ?

      Caspar Maas : Bien entendu.

      Journaliste : Je vois. Le président d'Identité Sébalde, Boris Vikentz, a décidé de votre exclusion du parti, vous a qualifié de "mégalomane", et vous appelle en privé "l'Empereur". Comment recevez-vous cela ?

      Caspar Maas : C'est tout bonnement affligeant. Monsieur Vikentz a une fois de plus montré qu'il n'était plus en mesure de défendre les intérêts des vrais Sébaldes. Son esprit obsédé par ses ambitions de pouvoir, et prisonnier d'une logique politicarde issue de la corruption régnant au sein de la classe politique de la République Sébalde l'a conduit a penser qu'il me serait préjudiciable de m'exclure du parti, dont j'ai moi-même fait sécession en fondant ici mon propre État. Il est évident que Monsieur Vikentz ne sait plus ce qu'il fait, et que l'idéal identitaire doit aujourd'hui trouver un nouveau représentant.

      Journaliste : Vous pensez à vous ?

      Caspar Maas : Bien entendu. Je ne pense pas que ce soit en jouant le jeu de la démocratie sébalde corrompue que nous arriverons à changer les choses dans notre pays. Si une transition politique soit de réaliser, elle doit provenir du peuple sébalde, trop longtemps lésé par un État faible et soumis aux Juifs et aux Étrangers. Un nouvel avenir commence ici, à Ambrosius, et notre projet s'étendra très vite au reste de la Sébaldie.

      Journaliste : En parlant de votre projet politique, beaucoup vous accusent de ne pas en avoir, et critiquent l’État Libre de Sébaldie sur le fait qu'il semble être dénué de toute structure ou institution réelle.

      Caspar Maas : C'est faux, tout simplement faux. L’État Libre de Sébaldie est régi par de véritables institutions, encore peu développées, certes. Comme je vous l'ai dit, l'instabilité nous empêche pour le moment de remplacer notre régime provisoire par un gouvernement permanent. Cependant, nous sommes en train de bâtir un véritable système économique, conforme à notre idéologie et aux principes que nous avons toujours défendus. Tout d'abord, toutes les entreprises étrangères ou juives, qu'il s'agisse des commerces, des banques, ou des usines, ont été nationalisées. Elles seront rapidement sujettes à une privatisation, dès lors que l’État trouvera un repreneur sébalde. Les entreprises encore non privatisées resteront propriété de l’État, qui y emploiera de véritables sébaldes en vue de faire perdurer l'économie nationale. Notre État n'est pas fermé aux échanges, puisqu'il importe les marchandises nécessaires à la satisfaction des besoins de sa population auprès de fournisseurs encore sous l'emprise de la République Sébalde. De faibles droits de douanes sont prélevés sur ces produits, et un petit impôt a été instauré, afin de financer le bon déroulement des services publics, nos projets d'expansion et les entreprises onéreuses de la Fraction Atome, tête pensante de la jeunesse identitaire dont l'action est cruciale dans la propagation de nos idées.

      Journaliste : Vos "projets d'expansion" ? L'État Libre de Sébaldie projette de s'étendre ?

      Caspar Maas : Bien sûr. Nous n'avons nullement vocation à rester un "État dans l’État". Comme je vous l'ai dit, notre projet vise à rassembler tous les Sébaldes, non pas à les séparer. D'eux mêmes, nous sommes persuadés qu'ils sauront où vont leurs intérêts, et demanderont spontanément à rejoindre l’État Libre de Sébaldie.

      L'interview, et le reportage qui suivra, auront certainement un fort retentissement en Sébaldie, permettant à l'Etat Libre d'étendre son influence au niveau national, notamment dans la municipalité voisine de Krideric.

      [hr][/hr]
      Krideric...
      Cette municipalité était une cible idéale pour les Identitaires. Les Juifs n'y représentaient qu'un pourcent de la population, et les Musulmans y étaient détestés. La Fraktion Atome y avait même d'ores-et-déjà pris ses quartier, à coup de défilés, de discours et de campagnes d'affichage.
      Caspar Maas avait décidé de leur laisser les initiatives coûteuses, destinées à rassembler autant de partisans que possible en prévision de futurs affrontements. Lui, pour sa part, agirait dans l'ombre. Son objectif final était le même, mais son approche allait être différente.

      Il avait bien étudié la situation de Krideric, aussi bien géographique que politique, et un point important lui était apparu : son maire. Ou plutôt sa mairesse, Veronika Salomon, à laquelle les Krideriquois étaient très attachés, et qui n'avait, du moins jusqu'alors, pas affiché la moindre prise de position sur l'échiquier politique sébalde. Pour Caspar, les choses étaient simple : séduire Krideric, c'était séduire son maire. Cet objectif allait être le sien pendant les jours à venir. Bien entendu, il ne pouvait accomplir cette mission lui-même. Sa charge de Président de l’État Libre de Sébaldie lui interdisait toute sortie, et sa notoriété nouvellement acquise risquait de mettre la puce à l'oreille de Mme Salomon vis-à-vis de ses intentions.
      C'est donc Vladislav Pezniev qui allait être chargé de cette mission. Proche collaborateur de Caspar depuis ses débuts, ce dernier savait qu'il pouvait compter sur sa fidélité.

      [center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/05/22/160522121636418543.png[/img]
      Vladislav Pezniev[/center]

      Vladislav prit donc la route de Krideric et, au bout d'une heure de trajet fit son entrée dans la petite ville celte. Sa première tâche allait être de rencontrer Veronika Salomon, d'une manière qui se devait de paraitre fortuite. Pour cela, Caspar et son ami s'étaient accordés sur une méthode, certes classique, mais efficace. Vladislav allait attendre que la femme quitte la mairie, et feindre de marcher pressé pour la percuter par inadvertance. Bien sûr, il ne fallait pas lui faire mal pour éviter qu'elle soit animée d'une quelconque rancune, mais simplement la bousculer afin d'attirer son attention, et avoir une bonne raison d'engager la conversation. Vladislav n'aurait alors qu'à user de tous ses charmes et paraitre aussi plaisant que possible, avant de l'inviter à dîner la soir même.

      Le loup, alors entré dans la bergerie, sera libre de frapper comme il lui semblera...
      Thunderoad

      Message par Thunderoad »

      • Faction jouée : Fraktion Atome (les identitaires)
      • Municipalité jouée : Ambrosius
      • Moyens utilisés : Travail publicitaire et recherches scientifiques
      [quote]Johannes Kerkorrel entre dans le bureau de Randal Kirker, avec l'air embêté .

      Bah qu'est-ce que t'as , Johann ? T'as pas l'air en ton assiette !

      On a un problème , Randy, un gros problème ...

      Allons bon , qu'est-ce qui se passe ?

      C'est la ligne de tramway, qui emploie beaucoup de musulmans . Ils sont révoltés par la politique d'élimination des barebjaliens et zanyanais alors ils refusent de servir la municipalité .

      Alors comme ça les barbus des transports ne veulent plus travailler ? Ok , ok ... Pas de soucis .
      Va voir Caspar, et dis-lui de signer ça , tu verras que les transporteurs s'exécuteront vite fait ![/quote]

      Édit publique N°2 :

      - Extermination immédiate de tout les musulmans grévistes dont les compétences n'ont pas à faire l'objet d'un apprentissage spécifique et n'étant donc pas indispensables
      - Retenue en otage des familles des musulmans grévistes indispensables de la société de transport
      - Instauration immédiate d'une ligne de bus temporaire (le temps que les grévistes rentrent dans le rang)
      - Fermeture de la bancassurance islamique et saisie des titres et biens détenus
      - Extermination de tout les radicalisés néotakfiristes d'origine sébalde pour haute-trahison

      Édit publique N°3 :

      - Les milices juives sont un danger pour la survie de l’État-libre de Sébaldie
      - Seule la Police d’État a le droit d'assurer l'ordre et la discipline
      - Nous ne tolérerons aucune substitution à l'état-national
      - Les miliciens doivent être désarmés immédiatement
      - Les juifs ayant abandonné la patrie et tentant de la renverser, leurs biens sont saisis
      - Les mayongais ayant fuit la patrie se rendent coupables du même crime
      - Les biens appartenant aux mayongais sont saisis

      Récapitulatif des précédentes mesures de Caspar Maas :

      - Nationalisation de toutes les entreprises étrangères ou détenues par des juifs
      - Privatisation de celles qui peuvent l'être en faveur des vrais sébaldes
      - Politique d'emploi patriote dans les entreprises maintenues sous l'autorité de l'état
      - Expulsion sous 2 jours de toutes les personnes de type makaran/juif/zanyanobarebjalien et musulman
      Johel3007

      Message par Johel3007 »

      • Faction jouée : Faction juive ultra-orthodoxe
      • Municipalité jouée : Krideric
      • Moyens utilisés : Distribution de tracts
      [quote="Thunderoad"]Édit publique N°2 :

      - Extermination immédiate de tous les musulmans grévistes dont les compétences n'ont pas à faire l'objet d'un apprentissage spécifique et n'étant donc pas indispensables
      - Retenue en otage des familles des musulmans grévistes indispensables de la société de transport
      - Instauration immédiate d'une ligne de bus temporaire (le temps que les grévistes rentrent dans le rang)
      - Fermeture de la bancassurance islamique et saisie des titres et biens détenus
      - Extermination de tout les radicalisés néotakfiristes d'origine sébalde pour haute-trahison

      Édit publique N°3 :

      - Les milices juives sont un danger pour la survie de l’État-libre de Sébaldie
      - Seule la Police d’État a le droit d'assurer l'ordre et la discipline
      - Nous ne tolérerons aucune substitution à l'état-national
      - Les miliciens doivent être désarmés immédiatement
      - Les juifs ayant abandonné la patrie et tentant de la renverser, leurs biens sont saisis
      - Les mayongais ayant fuit la patrie se rendent coupables du même crime
      - Les biens appartenant aux mayongais sont saisis

      Récapitulatif des précédentes mesures de Caspar Maas :

      - Nationalisation de toutes les entreprises étrangères ou détenues par des juifs
      - Privatisation de celles qui peuvent l'être en faveur des vrais sébaldes
      - Politique d'emploi patriote dans les entreprises maintenues sous l'autorité de l'état
      - Expulsion sous 2 jours de toutes les personnes de type makaran/juif/zanyanobarebjalien et musulman[/quote]

      [quote][img]http://s32.postimg.org/qx9is4a7p/cutting_the_branch_728795.png[/img]

      Contradictions législatives ou l’incapacité des identitaires à gouverner

      Citoyens de Sébaldie,

      Les plus informés d’entre vous auront eu vent des derniers édits publiques proclamés par le soit-disant « État-libre de Sébaldie », terme désignant la bande de criminels qui font règner la terreur à Ambrosius.

      Lors de leur premier édit, les dirigeants de l’État-libre de Sébaldie (ELS) avaient présenté au monde leur intention de faire exécuter toute personne d’origine Barejbalienne ou Zanyanaise ayant commis un crime ou délit au cours de sa vie, sans considération pour les condamnation antérieures déjà purgées par les intéressés pour ces délits.
      Nous avions été rapides à souligner que, sous peu, cette politique sanglante s’élargirait pour inclure les délinquants et ex-délinquants originaire du Makara, puis les délinquants et ex-délinquants non-chrétiens, puis enfin toute personne jugée « indésirable », qu’elle ait ou non commis un crime, ceci de manière sommaire et sans jugement.

      Nous sommes heureux d’avoir eu tort !!

      En effet, face à l’outrage public, Caspar Maas a ressenti le besoin de s’exprimer à la télévision. Les plans de ses partisans ont été adapté pour ne comprendre qu’une simple expulsion des « indésirables » :
      Ainsi, on apprend que les mayongais, les juifs, les barejbaliens, les zanyanais et les sébaldes de confession musulmane seront expulsés d’Ambrosius sous deux jours.

      Soit. Ils sont racistes. Rien de nouveau pour d’anciens membres d’Identité Sébalde.

      Mais là où la surprise apparaît, c’est lorsqu'on apprend que certains des « indésirables »… sont indispensables. Réalisation amère sans doute pour les usurpateurs et adeptes des théories de la supériorité raciale : il s’avère qu’à Ambrosius, il n’y ait pas assez de Sébaldes d’origine et de confession « acceptables » sachant faire fonctionner les transports publics mais qu’il y a en revanche beaucoup de musulmans qui en sont plus que capables.
      Malheureusement pour les autorités de l’ELS, ces musulmans ne sont pas volontaires : certains ont obéis au décret d’expulsion et sont partis. Les autres, ceux qui sont restés, se sont mis en grève. Si l’on suit la logique de l’ELS jusqu’ici, on pourrait s’imaginer que cela n’est pas un problème : après tout, ces gens se seraient de toute façon retrouver dans un bus quittant la ville d’ici deux jours. Il aurait donc de toute façon fallut les remplacer et leur grève ne fait qu’avancer l’échéance de 48 heures. Rien de dramatique, puisque le recrutement de remplaçants auraient de toute façon pris plusieurs semaines.

      Sauf que la logique de l’ELS est différente : par l’édit public n°2, les autorités de l’ELS condamne à mort les grévistes les moins qualifiés et réduit en esclavage les autres, sous peine de faire exécuter leurs familles retenues en otage.

      Notre joie temporaire à nous être tromper sur les intentions de l'ELS s'estompe à la réalisation que ce qu'ils prévoient est non seulement encore plus sinistre... mais révèle, en plus d'une haine meurtrière déjà connue, une incompétense flagrante. Une combinaison qui n'augure rarement quoique ce soit de positif. L'image pour la cause du « grand peuple Sébalde pur et supérieur » est néanmoins glorieuse car les adeptes de cette théorie doivent reconnaitre qu'en dépit de leur supposée supériorité, ils dépendent de l’expertise technique de ceux qu’ils voient comme des « êtres inférieurs ». Bref, les "makaken" s'avèrent plus malins que la majorité des identitaires.
      C'est d’autant plus splendide que, loin d’envisager la solution logique, à savoir débaucher via des salaires attractifs des « vrais » Sébaldes tout aussi qualifiés que les musulmans d'Ambrosius mais actuellement employés ailleurs dans le pays, l’ELS préfère garder les anciens travailleurs « indésirables » qui « volaient les emplois des honnêtes Sébaldes »… parce que c’est moins cher. Un raisonnement digne d’un homme d’affaire wapongais immoral et sans doute très bon pour les entreprises concernées. Mais cela ne donnera pas de salaires (et donc de revenus) aux « vrais » Sébaldes sans emploi… ce qui était pourtant une promesse d’Identité Sébalde.

      Et maintenant que la majorité des « êtres inférieurs » ont déserté Ambrosius avec leur savoir-faire irremplaçable dans leur baluchon, on peut déjà voir ce qu’il adviendra de ce merveilleux modèle de civilisation d’ici quelques jours, lorsque les entreprises « nationalisées » ne trouveront aucun Sébalde d’Ambrosius assez qualifié pour venir y travailler. Que fera alors l’ELS ? Lancera-t-elle des raids contre les municipalités voisines, à la recherche de main d’œuvre basanée mais hautement qualifiée pour servir d’esclaves à une population oisive mais en mal de services publiques gratuits ? Et parodie mise à part, combien de temps un tel modèle pourrait-il tenir avant que, dépassée numériquement par ses voisins agressés, l’ELS ne soit à son tour attaquée par des milices armées, produisant de manière très littérale « l’invasion étrangère » dont elle parlait jusqu’ici en geste ?

      Les contradictions qui apparaissent dans la logique du programme politique de l’ELS seraient comiques si elles n’avaient pour conséquence autant de drames humains. En ce moment, à Novacan, ce sont des centaines de familles juives qui sont arrivées en exil depuis Ambrosius, craignant pour leur vie. Des milliers de musulmans, barejbaliens et zanyanais ont fait de même dans les municipalités voisines, dont Krideric. Quantité d’autres ont été déjà victimes de la soif de sang des identitaires et ont perdu la vie. C’est notamment le cas des chauffeurs grévistes de la ligne de bus d’Ambrosius…

      Ci-joint, copie des derniers édits publics qui, comme le premier, sont visibles un peu partout à Ambrosius, comme d’autres sources vous le confirmeront sans mal. Nous invitons d’ailleurs les différentes agences de presse indépendantes à vérifier cela par elles-mêmes.

      Nous en appelons à la générosité des habitants de Krideric et des autres municipalités pour qu’ils apportent leur aide à ces réfugiés de guerre. Dans le même temps, nous encourageons le Président à mettre fin à cette mascarade, à nommer un premier ministre et à faire donner l’armée pour prouver à Monsieur Caspar Maas qu’il n’est qu’un vulgaire autocrate avide de pouvoir mais n’en possédant aucun. Sa bande de truands, nommés pompeusement « Sections d’Assaut », serait balayée en quelques heures si le gouvernement de Sébaldie daignait sortir de sa torpeur.

      Signé : des citoyens concernés [/quote]

      Ce tract est distribué à Krideric et diffuser sur la Toile. Des copies sont aussi envoyées par email aux principales rédactions de presse du pays.

      ----------------------------------------------------

      [img]http://s32.postimg.org/3zt4ybool/Israel_Border_Police_members_in_Jerusalem_e14406.jpg[/img]

      Les juifs de la CAJ, renforcés par de nouvelles recrues lors de l’évacuation des femmes et enfants, sont restés à Ambrosius pour protéger les foyers et commerces. Leur puissance combinée, si elle est numériquement inférieure aux Sections d’Assaut, dispose de l’avantage de l’entrainement, équipement et organisation. Ils sont toutefois peu désireux d’engager les hostilités et de livrer un combat frontal futile : peu importe le nombre de crânes rasés tués, Caspar Maas trouvera toujours d’autres idiots pour gonfler ses rangs.

      Aussi, ils ne veulent pas encourir l’ire de la justice de la République de Sébaldie, sauf absolue nécessité : s’ils sont déjà en infraction avec la loi Sébalde pour avoir constitué une milice, ils sont confiants qu’aucun juge ne les condamnera lourdement au vu des évènements… mais cela changerait s’ils venaient à massacrer gratuitement des gens sur le modèle de ce que faisaient les Sections d’Assaut et les officiers de police d’Ambrosius qui les avaient ralliés.
      Pour beaucoup, il apparait préférable de laisser l’ELS prendre possession des commerces et foyers, ne serait-ce que temporairement. Face à la violence de ce qui sera, légalement, une vaste série de violation de domicile sans mandat et de vols à une échelle immense, ils justifieront pleinement l’existance de leur milice pour leur jugement futur dans les tribunaux de la République de Sébaldie. Et si quelques juifs se font tirer dessus par la suite, alors la riposte sera plus ou moins justifiable comme de la légitime défense ou de l’assistance à personne en danger. Un bon avocat pourra le défendre, ne serait-ce que pour obtenir des circonstances atténuantes, et peu de procureurs auront le cœur à contester, en comparaison des massacres de grévistes et de prisonniers sans défense perpétrés par les « victimes » de la CAJ.

      Il n’en demeure que, pour l’heure, en position de force et retranchés, ils ont de bonnes chances de victoire même dans un combat frontal. Saigner à blanc les troupes de l’ELS serait le premier pas vers la libération d’Ambrosius. Que cette dernière soit accomplie par la CAJ ou par d’autres importe peu si les foyers et commerces juifs sont rendus à leurs propriétaires et que ces derniers ne doivent plus craindre pour leur vie. Cela n'empêchait pas une des unités mobiles de faire des préparatifs pour faciliter cette libération...


      [url=http://s32.postimg.org/6k92ryqid/S_baldie0007.png]Nouvel organigramme de la CAJ, tenant compte des apports en RM de ces derniers jours[/url]
      Alwine

      Message par Alwine »

      • Faction jouée : Faction royaliste slave
      • Municipalité jouée : Krideric
      • Moyens utilisés : Interview sur une radio locale
      Les réunions citoyennes avaient visiblement bien « pris » au sein de la population de Krideric, servies, sans le moindre doute, par les bâtons qu'offraient généreusement les identitaires pour se faire battre. Si Miesko Maksimov, le prince héritier présomptif du trône slave, ainsi que ses plus proches collaborateurs, n'étaient pas du genre à se réjouir de ce qui se passait dans la municipalité voisine, les plus cyniques des conseillers du camp royaliste se frottaient régulièrement les mains devant les édits que prenaient les identitaires à Ambrosius. Alors qu'en soit les idéaux identitaires auraient été les plus à même de « grignoter » les sympathisants des monarchistes, par un publique-cible qui, au fond, était plus ou moins le même, le radicalisme extrême du gouvernement identitaire, dès ses débuts, apportait au contraire de l'eau au moulin des partisans de la maison royale slave, qui pouvaient facilement récupérer toutes les vagues générées pour alimenter la marche de leur propre prise de pouvoir.

      Ces gens s'étaient bien entendu plus encore frotté les mains devant les dernières inventions des identitaires. Alors que la société de transport qui gérait la ligne de tramway reliant Gelnoberg à Ambrosius, sans doute influencée par le fait qu'elle employait largement des musulmans, avait décidé de ne plus passer par Ambrosius, se déviant plutôt par Krideric, mais de façon fort compréhensible par ailleurs, les identitaires n'avaient rien trouvé de mieux que... d'ordonner le massacre, ou pour être plus exact l'extermination de tous les travailleurs musulmans de cette compagnie présent sur son sol, sauf s'ils étaient trop spécialisés, auquel cas on devait « simplement » prendre officiellement leur famille en otage. Peu importait aux identitaires que les musulmans en question ne soient pas des grévistes ou autre gens de la sorte, mais simplement des employés dont la société, probablement dirigée par de bons industriels sébaldes, bien loin de là, avait décidé de l'action.

      Un niveau de compréhension de la situation qui échappait sans doute aux décideurs identitaires, mais faisait en tous cas se frotter les mains des plus cyniques des royalistes... tout en indignant vertueusement les autres. Du reste, cela « tombait bien », si l'on pouvait dire, puisque, intéressés par les gens toujours plus nombreux qui se rassemblaient quand il organisait une réunion citoyenne, des journalistes d'une chaîne de radio locale avaient justement invité le prince présomptif à une interview, dans l'espoir que sa présence – largement annoncée, par la chaîne elle-même, quelques jours à l'avance – doperait son audience. Un pari qui était aussi celui des identitaires, puisque la radio permettrait, mieux que les réunions de toutes sortes, de porter la voix du prince directement chez tous ceux qui voudraient l'écouter, littéralement, plutôt que de se reposer uniquement sur le bouche à oreille.

      Miesko Maksimov, du reste, était plus que motivé, ce jour-là, car si certains des partisans de son père étaient de cyniques calculateurs, le jeune homme, s'il savait faire preuve de sang-froid, bouillait intérieurement de ce qui se passait en Ambrosius. On pouvait vouloir le bien des Sébalde avant tout, l'arrêt des politiques d'immigrations irraisonnées, oui, mais de là à se lancer dans la voie du génocide... c'était une toute autre affaire. D'ailleurs quand, après l'avoir présenté et avoir échangé quelques mots avec lui, l'animateur lui demanda « son ressentit sur les récents événements », le prince héritier présomptif ne mâcha pas ses mots.

      [center][img]http://img.xooimage.com/files110/6/b/5/foto-4f6c99a.jpg[/img]

      Miesko Maksimov, prince héritier présomptif du trône slave.[/center]

      « Mon ressentit ? Hé bien c'est que je pensais que les identitaires souhaitaient construire un état de Sébaldie respectueux de l'identité sébalde... pas tenter de créer le Rike de Sébaldie en égalant les atrocités de celui du Lochlann, ni de fonder la Main Jaune de Sébaldie pour égaler celle, de funeste mémoire, née en Rostovie. Parce que, excusez-moi, ce qu'ils font n'est rien d'autres qu'une perpétuation d'actes que nuls, à part ce genre de sinistres organisations que je pensais ne pouvoir exister que dans le passé, et bien plus loin à l'ouest, n'aurait oser commettre. Non content de proclamer la peine de mort pour toute personne de la mauvaise couleur de peau qui aurait simplement ne fut-ce que voler un bout de pain il y a des années, ils continuent encore plus loin dans, excusez-moi de l'expression mais je n'en vois pas d'autre, la folie, tout simplement.

      En effet, outre cette loi homicide, qui contrairement à ce qu'à proclamer leur chef de file, l'auto-proclamé président Caspar Maas, ne vise pas seulement à éliminer « les éléments les plus dangereux », mais à massacrer tous ceux qui, étant de la mauvaise origine, sont passé par la prison, même pour une simple broutille. À moins que ce que monsieur Maas ne désigne comme « les éléments les plus dangereux » de sa municipalité soient les voleurs de légumes zanyanais ou, pire encore, les manifestants barebjaliens arrêtés un jour pour trouble à l'ordre public, je pense qu'il y a un sérieux problème de cohérence dans le chef des identitaires, c'est le moins que l'on puisse dire ! Notons qu'un meurtrier multi-récidiviste « sébalde de souche », lui, ne sera qu'emprisonné, pendant ce temps, cela va de soit !

      Mais les identitaires ne se sont pas arrêtés là, pendant que leur chef pavoisait à la télévision, les législateurs du nouvel état « libre » n'ont pas chômé : en effet, comme « punition » pour appartenir à une entreprise sébalde refusant de desservir leur nouvel état – et après tout quoi de plus normal, puisque cette entreprise n'a pas signé de contrat dans leur état fantoche, mais seulement en Sébaldie, la vraie – ils ont décidé d'exterminer, c'est le terme de leurs textes de lois, tous les travailleurs musulmans de l'entreprise de transport qui relie Ambrosius à Gelnoberg. Entendons-nous bien, ces gens n'ont même pas décidé d'arrêter de travailler, non, ce sont leurs employeurs qui ont décidé de dévier la ligne, tout simplement. Mais qu'à cela ne tienne, dans la tête d'un identitaire, « musulman » est sans doute synonyme de « démon », donc ce n'est pas bien grave !

      C'est ainsi que ceux des employés de cette compagnie qui ont l'infortune de résider à Ambrosius seront soit massacrés soit, s'ils sont trop « précieux », soumis à une prise d'otage de leurs familles pour les forcer à travailler... travailler grâce à quoi, on se le demande, puisque les tramways ne sont pas à eux, et que ceux-ci ne se trouvent sans doute même pas sur le territoire d'Ambrosius à l'heure actuelle... à moins que les identitaires ne souhaitent mener à raid sur la municipalité de Krideric, où a été dévié la ligne, pour prendre les tramways, et ensuite les faire rouler... et ne mène de nouveaux raids, cette fois sur Gelnoberg, pour aller les rechercher chaque soir, puisque la société refusera toujours de les renvoyer vers Ambrosius !

      Au-delà des contradictions déjà largement pointés par d'autres que moi, entre le fait de proclamer le départ de tous les immigrés... tout en séquestrant les familles de ceux qui sont « indispensables », pour les forcer à travailler, eux, il faut surtout nous attarder sur le ridicule de la situation : forcer une société à desservir leur ville... en tuant leurs employés. Le seul résultat qui devrait être de mise serait la mise sous blocus de leur « état » auto-proclamé... ou plutôt l'intervention directe de l'état pour remettre de l'ordre à Ambrosius, où les identitaires ont prouvé que ce que l'on pouvait prendre pour une expérience novatrice de gouvernement, de prime abord, n'était en fait qu'une tentative pour installer un état totalitaire et génocidaire dans les frontières du pays. »


      L'interview continua un moment encore, rebondissant sur d'autres sujets, et notamment le « et vous, que ferriez-vous pour lutter contre les problèmes que posent les immigrés ? ». Face à cela, le prince héritier présomptif répéta ce qu'il avait déjà présenté quelques jours plus tôt lors des réunions citoyennes, à savoir qu'il existait d'autres méthodes, moins folles et génocidaires, pour répondre à ce problème. Des solutions qu'il n'hésita pas à développer, une nouvelle fois : remettre en place des protocoles d'immigrations beaucoup plus stricts, qui ne laisseraient pas la porte de la Sébaldie ouverte au quatre vents, mais priviligierait l'immigration utile, mettre en place des parcours d'intégration obligatoire des immigrés à la culture sébalde ou encore organiser de larges expulsions et rapatriement des immigrés récalcitrant à cette intégration hors des frontières nationales, par exemple.

      Une fois encore, il redit, à cette plus large audience, que la logique des identitaires ne mènerait qu'à plus de violence, plus de chaos. Pour chaque musulman tué pour des raisons aussi odieuses, il y en aurait cinq qui se radicaliseraient et prendraient les armes. Les musulmans commettraient des attentats, les identitaires pendraient de nouveaux musulmans, et ainsi de suite. Sans parler du fait que visiblement les juifs étaient à la même enseigne, tout comme les autres nationalités. Bref, cela ne mènerait qu'à toujours plus de violence, de chaos, de massacres, sans compter le fait que la Sébaldie, en massacrant leurs ressortissants, deviendrait la cible de nombreuses nations étrangères qui pourraient décider d'agir avec force dans le pays. Bref, suivre la voie tracée par les identitaires, c'était plongé directement dans le chaos.

      De même, mit-il en lumière, vouloir chasser aveuglément tous les immigrés n'était pas non plus une solution. Comme le montraient les identitaires, en prenant en otage des familles – action bien peu digne d'un état de droit – pour forcer des immigrés à travailler, on avait besoin de certains immigrés, qui étaient utiles. Il s'agissait d'établir une juste mesure entre la politique de la porte ouverte et celle de la douve remplie de lave en fusion : laisser venir les immigrés utiles, qui pourraient profiter au pays tout en s'y intégrant. Oui aux ingénieurs des transports si on en avait besoin à un moment donné, non aux terroristes de tous bords, bref, il s'agissait, comme toujours, d'éviter la « caricature de politique, radicale et dangereuse, toujours dictée par toutes les espèces de communautarismes qui pouvaient exister », l'identitarisme sébalde prouvant qu'il était au même niveau, sur ce plan là, que les plus infâmes des terroristes islamistes.

      Enfin, il ne manqua pas de pointer, une fois encore, la responsabilité du gouvernement, du président et de l'actuel premier-ministre faisant fonction, qui étaient symptomatique, selon lui, de la corruption et de l'inefficacité du monde politique sébalde actuel. Ici, à Krideric, il fallait refuser aussi bien la folie meurtrière active de l'état-voyou voisin que la folie meurtrière passive de l'état national. Développant son point de vue comme il l'avait déjà fait en plus petit comité, il en revint une nouvelle fois à la conclusion naturelle : il fallait adopter un autre système, exempt des maux de du communautarisme primaire, de l'électoralisme aveugle, qui étaient les grands fléaux de la Sébaldie actuelle. Mais cette fois, il était à la radio, face à un journaliste, qui ne manqua pas de lui poser la question qui fâche : se proposait-il, derrière ces mots, de monter sur le trône pour « réparer » l'état sébalde ? Le prince héritier présomptif resta silencieux quelques secondes, avant de répondre, d'une voix vibrante d'émotion.

      « Je tiens d'abord à clarifier les choses : je ne suis pas candidat au trône sébalde, c'est mon père, Valerian Maksimov, qui est le légitime prétendant au trône de notre pays. Bien sûr, vous me direz que je suis tout de même intéressé, puisque je suis son héritier, et que l'on pourrait me soupçonner de prêcher pour ma paroisse, comme n'importe quel politicien, en prônant le retour à un autre système. Mais pourtant je ne me cacherai pas, je vous parlerai en mon âme et conscience : oui, je pense que si le peuple est prêt à nous suivre dans ce sens, la solution pourrait être de restaurer le trône. Et oui, il se fait que celui qui peut légitimement prendre place dessus est mon père, le roi de droit de la Sébaldie.

      Je ne dis pas cela par soif de pouvoir. Il est facile pour vous auditeurs de faire une rapide recherche sur internet, et de découvrir que ni moi ni mon père n'avons jamais recherché les honneurs. C'est plutôt une question de devoir, le devoir envers tous les sébaldes. Voyons les choses en face : quels sont les états les plus vertueux du monde ? Quels sont ceux dont on n'entend jamais parler pour des problèmes de corruption, de communautarisme ou d'électoralisme ? Chaque auditeur aura sans doute ses propres réponses, je ne suis pas là pour établir un classement, mais que chacun réfléchisse quelques instants : peut-il dire honnêtement qu'il ne vient pas de penser, peut-être à côté d'un autre, à au moins un état où la monarchie a été rétablie ?

      Ce n'est pas par hasard ! Si nous voulons en finir avec les fléaux qui infectent notre pays, avec ces criminels, j'ose le mot, qui depuis la capitale se préoccupent de légaliser l'esclavage ou de nous faire voter sur les poucettes dans les transports en commun ou sur l'opportunité d'introduire l'éducation sexuelle dans les établissements scolaires, pendant que des citoyens meurent et que des morceaux du territoire se désolidarisent, il ne s'agit pas de remettre d'autres politicards au pouvoir. Sinon, nous les verrons très vite tomber dans les mêmes travers : ne se préoccupant que de soigner leur base électorale, que d'entretenir les tensions entre les communautés pour mobiliser leurs militants, tout en se laissant lier les mains par des considérations de bureaucrates pendant que leur état part, littéralement, en morceaux !

      Non, il faut placer quelqu'un qui sera au-dessus des conflits, un rôle dans lequel la présidence a prouvé son incapacité crasse, quelqu'un qui saura trancher dans le vif et ne se laissera pas mener par la peur de plaire ou de déplaire à certains électeurs, par le clientélisme et le communautarisme, puisqu'il sera au-dessus de tout ça. Oui, il nous faut un Roi pour que cette situation absurde ne se reproduise plus jamais. Et oui, j'ose le dire, mon père, Valerian Maksimov, légitime héritier du trône de Sébaldie, est sans doute, même s'il est trop modeste, lui, trop amoureux de sa tranquillité, pour l'avouer, la meilleure personne pour remplir se rôle. Son manque d'attrait pour le pouvoir est justement la preuve que, contrairement à tous les loups avide de pouvoir qui arrivent au sommet des partis politiques, il sera préoccupé par le bien-être des sébaldes et non par sa fortune, son pouvoir ou sa réélection ! »


      Après cela, l'interview se poursuivit encore un peu, avant de se terminer sur des notes plus légères, et de laisser place à la suite des programmes. Pour l'heure, Miesko, après avoir soigneusement préparé le terrain, était sorti du bois et avait osé poser clairement les revendications royales, alors qu'il estimait que la population était la plus à même de la recevoir. Restait à voir comment cela passerait... puis à enclencher la prochaine étape !
      Sébaldie

      Message par Sébaldie »

      [quote][center]Compte rendu n°9
      [4-5-6 mars 2030 RP ~~~~ 22/05/16 IRL][/center]
          • Evènements :
            [justify]
            • Caspar Maas revient sur les premières mesures entreprises par l’Etat libre de Sébaldie qu’il dirige désormais, au cours d’une interview accordée à PozovaPost, le seul journal sébalde qui accepte encore de rencontrer les membres de nouvel Etat. Evoquant en premier lieu le décret n°1 sur l’exécution des détenus zanyanais et barebjaliens actuels ou anciens, il accorde un délai de deux à trois jours aux concernés, qui ont le temps (ou non) de prendre la fuite. Les [url=http://www.simpolitique.com/post285021.html#p285021]premiers cas d’exécution[/url] ne laissent pas les Ambrosiens indifférents. Les soutiens les plus modérés se demandent s’ils n’ont pas fait une erreur en plaçant au pouvoir les identitaires. S’ils se disaient enjoués à l’idée d’une enclave sébalde débarrassée de toute intrusion étrangère durant la campagne de prise de pouvoir, certains ont quelques remords quand ils apprennent la mort des premiers prisonniers. Le pouvoir identitaire va-t-il plus loin que ne l’osait imaginer la populace ?
              Les identitaires, par ailleurs, sont divisés quant à la question de condamner à mort les étrangers chrétiens, à l’image d’un certain Marok Gakog, l’ami de Miesko Maksimov, le prince héritier présomptif qui a évoqué son cas lors d’une réunion à Krideric. La populace invite donc le pouvoir en place à préciser sa politique vis-à-vis des chrétiens d’origine étrangère, même condamnés par la justice. Quoi qu’il en soit, la population ambrosienne a été substantiellement réduite en quelques jours : en plus de 80 % des Juifs, de la moitié des Mayongais et de quelques Tchoconaliens, certains Sébaldes de souche choisissent expressément de quitter l’enclave fasciste. De 41 550 habitants, Ambrosius est passée à une population réelle d’un peu plus de 31 000 habitants. Quelques identitaires radicaux éparpillés partout en Sébaldie ont néanmoins annoncé leur intention de rejoindre le nouvel Etat dans les jours à venir, attirés par la politique locale de purification.
              Cette baisse de la population a un coût pour les finances publiques puisque les rentrées fiscales seront moins importantes que prévu. Pour compenser l’hémorragie, Caspar Maas a annoncé la nationalisation des entreprises et usines détenues par les étrangers. Ce choix est à double tranchant car l’investissement est très important et ne portera peut-être pas ses fruits. L’économie ambrosienne est dominée par le fret et la logistique, ce qui suppose une ouverture sur l’extérieur. Or, en fermant les frontières du nouvel Etat, la nouvelle équipe tend à l’asphyxier. En attente de repreneurs, l’économie de l’Etat libre de Sébaldie tourne au ralenti. Cette situation ne doit pas durer si les identitaires veulent se maintenir au pouvoir, et se montrer persuasifs avec les investisseurs. La renationalisation des banques permettra toutefois à la faction d’investir dans des secteurs d’activité bien sébaldes, qui se sentent abandonnés par les pouvoirs publics et qui sont victimes de la logique capitaliste, tels que l’agriculture ou l’artisanat. Pour permettre à sa cité-Etat de survivre et ne pas dépendre de l’extérieur, Caspar Maas peut miser sur une agriculture intensive capable à elle seule de nourrir 40 000 personnes. Ou alors, accepter de mettre de l’eau dans son vin pour bénéficier des importations. Ou alors, laisser mourir sa population et mater les ventres qui grognent par d’importants moyens militaires. N’est-il pas plus pertinent d’utiliser la main-d’œuvre immigrée plutôt que de l’exterminer ? Les identitaires modérés se posent la question. Cela risque de mécontenter un grand nombre de leurs soutiens mais cela garantira un système économique viable pour le nouvel Etat.
              À Krideric, Vladislav Pezniev a un plan assez différent de celui qui a permis aux identitaires de gagner Ambrosius. Moins brusque, celui-ci joue non plus sur la violence mais sur la séduction. Ayant conscience que Krideric, par son manque de tissu économique solide et surtout très dépendant du monde extérieur – y compris de touristes étrangers qui constituent près de 20 % des visiteurs de la petite ville – il s’approche à pas de loups de la mairesse, Veronika Salomon, appréciée par les locaux.
              Faction identitaire : – 30 RF (nationalisation des entreprises étrangères, au point mort en attente de repreneurs) / RM / - 3 pts d’emprise sur Ambrosius (doute des soutiens modérés) / + 9 pts d’emprise sur Ambrosius (message RP)
              + 6 pts d’emprise sur Krideric
            • La Fraktion Atome serait-elle l’épine dans le pied de la nouvelle gouvernance d’Ambrosius ? En charge de la propagande, cette bande de jeunes très au fait des techniques de communication, donnent une image violente de leur ville. Certaines mesures préconisées sont assez étonnantes, comme l’extermination des grévistes musulmans. Il ne risque guère d’y en avoir sur le territoire d’Ambrosius car ils dépendent du siège, basé à Gelnoberg, en tant qu’organisatrice des transports. Pour pallier à ce manque, la ville investit dans quelques vieux bus qui assureront des liaisons avec Gelnoberg aux heures les plus critiques. Cela a un coût important mais permet de renouer les identitaires avec leur peuple. Les finances fondent pour la faction identitaire, plusieurs options s’offrent à eux pour renflouer les comptes de la ville : saisir les ressources de la bancassurance islamique ; voler la faction juive ; attirer des investisseurs ; mettre en place une économie autonome. Pour l’heure, seule la première option leur est accessible : les juifs jouissent d’un avantage organisationnel qui les rend imperceptibles ; les investisseurs doivent être convaincus de venir s’installer dans le nouvel Etat et la mise en place d’une économie autonome prend du temps. Si la faction islamiste ne se défend pas dans d’ici le 12 mars (HRP : mardi soir), alors leur bancassurance ne leur rapportera plus rien et les identitaires gagneront les 80 RF investies. En attendant, la bancassurance continue à rapporter assez gros chaque jour.
              Faction identitaire : – 22 RF (affrètement de vieux bus) / + 3 pts d’emprise (solution temporaire à l’interruption du trafic de transports en commun) / + 6 pts d’emprise sur Krideric
              Faction islamiste : + 15 RF (activité de la bancassurance)
            • Par leurs opérations de tractage, les Juifs pensent avoir fait plier Caspar Maas, le contraignant à préciser sa politique devant les écrans et accorder un délai de deux ou trois jours aux étrangers concernés par les premiers édits pour s’exiler. Le premier lâcher de lest moins d’une semaine après avoir conquis le pouvoir ? Habilement, la faction juive s’attarde moins à condamner moralement la gouvernance de Caspar Maas qu’à égrener ses premières grossières erreurs de gestion. Les lointains sympathisants identitaires, lassés par les discours moralisateurs, reçoivent toutefois avec grand intérêt la critique exposée par la faction juive. Toute religion à part, la faction juive apparaît comme celle qui incarne le mieux l’Etat de droit sébalde, comme l’a même souligné un [url=http://www.simpolitique.com/post284995.html#p284995]article hokkai[/url]. Cette image leur confère des soutiens de tous horizons, y compris de Sébaldes non juifs qui leur font des dons assez aléatoires, renflouant ainsi un peu les caisses juives qui commencent à faire grise mine.
              À Ambrosius, des unités mobiles se préparent très vraisemblablement à attaquer les troupes de l’ELS. La stratégie, secrète et préparée de longue date, est très dangereuse car les Juifs ne bénéficient pas de la logistique d’un Etat et doivent s’organiser de manière beaucoup plus informelle. Après avoir bénéficié d’une aura d’une première semaine au pouvoir (HRP : l’indemnité des trois jours), les identitaires vont devoir retrouver le conflit direct avec les autres factions qui reviennent en force et notamment de la faction juive, qui a vu le contrôle d’Ambrosius lui échapper à très peu de choses.
              Faction juive ultraorthodoxe : + 5 RF (dons et adhésions, fruits des opérations de tractage menés depuis quelques jours) / + 5 RM (suite et fin de l’entraînement militaire) / + 8 pts d’emprise sur Krideric.[/justify]
            • Les royalistes commencent à raisonner par cynisme et c’est suffisamment nouveau pour que cela mérite d’être souligné. En réalité, la cour du roi était bien plus cynique que le roi lui-même et que son fils. Le roi n’avait pas besoin d’être cynique car il détenait son pouvoir ni du peuple, ni d’un tiers mais de son sang. Le cynisme, c’est le trait de caractère de ceux qui doivent séduire et convaincre les autres pour obtenir une promotion sociale. Alors qu’on lui reprocha de « faire le beau », Miesko Maksimov opta pour le média radiophonique, dont tous les experts en communication s’accordent à dire qu’il est plus efficace pour transmettre une idée principale, un leit-motiv que la télévision par exemple. À l’instar des juifs, les royalistes, par la voix de son prince présomptif, pointent l’absurdité de la gouvernance d’Ambrosius qui concède l’utilité de la main-d’œuvre immigrée, tout en voulant officiellement l’exterminer. Après les commentaires sur la situation dans l’ELS, Miesko fut invité à préciser le projet politique qu’il porte pour la Sébaldie et évoque pour la première fois le retour possible de son père sur le trône. L’argument de stabilité garantie par un roi, à l’heure où la Sébaldie fait face au défilement de son Président et à la folie de son Premier ministre, dépendant des appareils politiciens, fait mouche. La route tracée par le jeune homme semble trop lisse : les royalistes se rapprochent du pouvoir à Krideric et n’ont rencontré jusque-là pas de réelle opposition. Les faction juive et royaliste s’épargnent mutuellement tandis que les identitaires restent très discrets, occupés à consolider leur nouvel Etat avant d’envisager de l’élargir. Les royalistes semblent être en meilleure position pour remporter Krideric mais les Juifs leur en feront-ils cadeau ?
              Faction royaliste slave : – 4 RF / + 10 pts d’emprise sur Ambrosius

              [hr][/hr]


              État des lieux des factions :
              RF : Ressources financières ~~ RM : Ressources militaires
              • Faction islamiste : 47 RF, 15 RM, 0 municipalité contrôlée
              • Faction royaliste slave : 81 RF, 100 RM, 0 municipalité contrôlée
              • Faction communiste : 68 RF, 93 RM, 0 municipalité contrôlée
              • Faction juive ultra-orthodoxe : 32 RF, 130 RM, 0 municipalité contrôlée
              • Faction identitaire : 22 RF, 121 RM, 1 municipalité contrôlée
              • Faction national-capitaliste : 100 RF, 100 RM, 0 municipalité contrôlée
              • Une idée d'une autre faction ? Voyons ça par MP !
              [hr][/hr]

              Municipalités jouables :
              • N°211 : Ambrosius : gagnée par la faction identitaire (rejouable à partir du 23 mai 2016)
              • N°288 : Krideric



              [hr][/hr]

              Notes HRP :
              • Conformément à ce qui a été convenu, je ne procéderai du lundi au jeudi qu’à deux mises à jour : une le mardi soir après 23h59 heure française ; une le jeudi soir après 23h59 heure française. Vendredi, samedi et dimanche feront l’objet de mises à jour quotidiennes, comme jusqu’à présent.
              • La prochaine journée se déroulera sur 48h : vous ne pouvez poster qu’un message RP par municipalité entre lundi 0h01 et mardi soir 23h59. Il n’y aura pas de compte-rendu lundi soir.
              • Après l’immunité de trois jours HRP dont bénéficiaient les identitaires, la municipalité d’Ambrosius est rejouable (en plus de Krideric) pour toutes les factions, qui pourront de nouveau accumuler une emprise sur elle, en reprenant là où elles étaient, les identitaires n’ayant pas dépensé de RM pour faire reculer leurs adversaires durant ces trois jours comme cela leur était permis. Pour conquérir la ville, il faut réunir deux conditions : obtenir au moins 51 % d’emprise et avoir davantage d’emprise que les identitaires. Une reconquête ne donne pas lieu au bonus de 100 RF mais permet de bénéficier également d’une immunité de trois jours.
              • De lundi 0h01 à mardi 23h59, un bonus d’emprise de 5 % est accordé à chaque joueur qui utilisera dans son même RP tous les mots suivants : « carton », « moteur », « crucifixion », « colérique », « électriser » et « ballon ». Les mots peuvent être au singulier ou au pluriel et doivent être utilisés dans des phrases. Le bonus ne peut être accordé qu’une fois à chaque joueur. Vous pouvez écrire deux messages RPs pour chaque municipalité mais seul l’un des deux sera pris en compte pour le bonus.

                [hr][/hr]
          [/quote]

          [quote][center]Ambrosius
          [[url=http://www.simpolitique.com/post284088.html#p284088]Cliquez ici pour des informations détaillées sur cette municipalité][/url][/center]
              • [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/114023AmbrosiusCentreville.jpg[/img]
                Centre-ville[/center]

                [hr][/hr]

                Emprise des factions sur cette municipalité :
                • Etat de droit : 0 % d’emprise
                • Faction islamiste : 23 %
                • Faction royaliste slave : 14 %
                • Faction communiste : 34 %
                • Faction juive ultra-orthodoxe : 50 %
                • Faction identitaire : 78 % (au pouvoir)
                • Faction national-capitaliste : 0 %


          [/quote]

          [quote][center]Krideric
          [[url=http://www.simpolitique.com/post284750.html#p284750]Cliquez ici pour des informations détaillées sur cette municipalité][/url][/center]
              • [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/718880KridericStatuecelte.jpg[/img]
                Statue celte de la place centrale[/center]

                [hr][/hr]

                Emprise des factions sur cette municipalité :
                • Etat de droit : 40 % d’emprise
                • Faction islamiste : 0 %
                • Faction royaliste slave : 27 %
                • Faction communiste : 0 %
                • Faction juive ultra-orthodoxe : 24 %
                • Faction identitaire : 9 %
                • Faction national-capitaliste : 0 %


          [/quote]
          Otto

          Message par Otto »

          • Faction jouée : Faction royaliste slave
          • Municipalité jouée : Krideric
          • Moyens utilisés : Réception de la haute-société et création d'association
          Alors que les identitaires avaient pris le contrôle de la municipalité voisine d'Ambrosius, la bonne société de Krideric se dit qu'il était temps d'agir. Les identitaires ne pouvaient qu'apporter la ruine à la Sébaldie éternelle, celle des popes et des rois slaves. Il fallait agir, pour Dieu et pour le Roi. Un viticulteur, Valerian Belsmov, fier héritier du titre de Boyard, avait rassemblé dans son appartement une trentaine de notables locaux. Officiellement, cette réception n'était qu'une rencontre entre gens de biens mais la vérité était tout autre...

          Le Boyard Belsmov avait fait venir autour de lui les grands propriétaires terriens et quelques commerçants slaves pour leur parler politique. Buvant du vin de ses domaines, il expliquait à l'épicier local qu'il était aujourd'hui nécessaire de défendre la monarchie, seule capable de lutter contre le centralisme de la capitale et contre les identitaires qui ruinaient le petit commerce. De même, elle était la seule à pouvoir lutter contre le mondialisme des libéraux et contre les socialistes, toujours prêts à nationaliser les moteurs de l'économie locale.

          De même, l'aristocrate se tourna vers d'autres de ses collègues viticulteurs et, en partageant des petits fours avec eux, leur expliqua qu'ils devaient se serrer les coudes pour mettre fin à la République Sébalde, la "Gueuse" comme ils disaient. Au diable les rancoeurs commerciales, désormais, l'avenir de la Sébaldie est en jeu et ils avaient leur rôle à jouer. Contrairement à d'autres, ils n'avaient pas de partis politiques ou de milices à leur service, du moins pour l'instant. En effet, Belsmov avait un plan en tête. Alors que certains avaient émis l'idée de se joindre aux identitaires, les déclarations du prince couplées aux violences faites aux chrétiens étrangers à Ambrosius avaient découragés ces aristocrates des temps modernes.

          Belsmov proposa à ses invités un projet audacieux. Il fallait former une véritable force orthodoxe et royale dans la région pour prendre le pouvoir. Pour cela, c'était à eux, l'élite économique locale, d'impulser le mouvement car sans argent, rien ne pourrait réussir. Il organisa une grande collecte parmi ses invités afin de mettre sur pied l'association "Krideric et Chrétienté", qui allait devenir leur fer de lance. Cette association, dont il présenta les grandes lignes, se voulait être une association de fidèle, ouverte aux orthodoxes mais aussi aux catholiques pour défendre les valeurs traditionnelles de la Sébaldie contre ses ennemis qui veulent la détruire. Mais afin de ne pas s'aliéner les couches les plus populaires de la société locale, l'association se voulait également corporatiste et sociale. Tout ceux qui la rejoindrait pourraient bénéficier de l'aide d'une caisse de solidarité, véritable concurrente des caisses d'assurances. Dans quelques commerces de la ville, on voit fleurir des affichettes blanches sur lesquelles est détaillé le programme de l'association.
          Rumy

          Message par Rumy »

          • Faction jouée : Faction royaliste slave
          • Municipalité jouée : Krideric
          • Moyens utilisés : Utilisation de réseaux professionnels au sein des différentes forces de police de la région.
          Mylovan Alekhine était un ancien Commissaire de police à la retraite de Gelnoberg, un sympathisant Royaliste pur et dur et un homme de confiance de l'héritier présomptif à qui il avait chargé de créé une unité destiné à la protection du Prince dans un contexte d'escalade de la violence à Ambrosius. La dernière chose que les Royalistes désiraient était que leur bien-aimé Prince se fasse assassiné sur la place publique par un vulgaire nationaliste colérique au crâne rasé nostalgique des pogroms, des du régime fasciste Lochlanais.

          Contrairement aux Identitaires, l'unité en question ne serait pas composé d'hommes armée jusqu'au dents, agressifs et mal élevé. Mais bien par des hommes (et peut-être de quelques femmes) habillé sobrement et armé de manière discrète et non voyante. Une unité de protection professionnel devait être formé, à l'image de la protection que pourrait recevoir un chef d'État. Grâce à ses contacts au sein de la police de Gelnoberg il c'était constitué une chaîne de commandement composé de flics à la retraite, tous sympathisant Royaliste. Cette chaîne de commandement serait le moteur de cette unité de protection. Il ne restait plus qu'a recruter les membres de cette unité et l'aide de l'Association Krideric et Chrétienté pourrait s'avérer bénéfique afin de trouver des éléments intéressants pour sa constitution, tout comme le réseau de contact de Mylovan Alekhine dans les forces de police de la région. Sur la question des armes, il était évident que Mylovan n'allait pas offrir à ses membres des armes en carton et des gilets par balles en ballon de baudruche. Un approvisionnement chez les juifs étaient une option, bien que Mylovan connaissait l'endroit ou était entreposé toutes les armes, munitions et autres jouets perquisitionnés et confisqués par les forces de police de Gelnoberg, ainsi que celles de la majorité du Gelnan depuis des décennies (à Sébaldie de décider de l'endroit). Mais pour le moment, Alekhine avait l'intention de garder cette information pour lui-même. Cette option pouvait servir en cas d'urgence au besoin.

          L'unité serait divisé en deux groupes. Le premier serait la protection rapproché du Prince qui le suivrait dans ses déplacements et établirait des périmètres de sécurité autour de sa résidence ou de ses lieux de repos (hôtels, résidence d'un sympathisant, etc.). Ce premier groupe serait composé de membres à plein temps et de sympathisants royaliste les plus fidèles. Le deuxième groupe serait chargé de la protection des lieux de rassemblement, d’événement et d'activité requérant une participation du Prince. De tels événements demandait davantage d'effectifs, étant donné l'atmosphère électrisé que pouvait arborer de tels événements, c'est pourquoi ce deuxième groupe serait composé des membres à temps partiels de l'unité. Sur la question du financement, Mylovan Alekhine pouvait sûrement compter sur l'association "Krideric et Chrétienté" pour assuré la pérennité de cette unité de protection princière.

          Et si cela ne suffit pas à protéger la vie du Prince, Mylovan allait mener personnellement ces salopards d'identitaire à la crucifixion et ensuite à les électriser jusqu’à ce qu'ils supplient le seigneur de les pardonner. Une sombre pensé macabre qu'il savait pertinemment défouloir. Du moins, il l'espérait.
          Johel3007

          Message par Johel3007 »

          • Faction jouée : Faction juive ultra-orthodoxe
          • Municipalité jouée : Krideric
          • Moyens utilisés :
            • Projet « Bloedig Hanukkah » : exécution
          [center][img]http://s33.postimg.org/5j25r2scf/50293dd186336_preview_620.jpg[/img][/center]

          Nossom Liebman fronça les narines quand les relents de plastique brûlé se mêlèrent à la forte odeur de kératine qui emplissait déjà l’air nocturne. Devant lui, le brasier rugissant couvrait à peine les cris qui sortaient des entrailles de l’entrepôt, mélodie macabre ponctuée de temps à autre par une détonation quand l’un de ses hommes abattait un fuyard ou l’autre et qui avait remplacé la musique de soirée qui résonnait dans la nuit voici encore quelques dizaines de minutes.

          La petite soirée, dont l’organisation [url=http://www.simpolitique.com/post284888.html#p284888]avait débuté quelques jours à peine après le coup d’état municipal de l’État-libre de Sébaldie[/url], avait été un succès, autant selon les critères des participants pour sa première partie que selon les critères de Nossom pour son dénouement :
          Près de 600 personnes s’étaient déplacées et avaient célébré la nouvelle ère qu’ouvraient l’ELS et les Sections d’Assaut, dont quantité de membres étaient au rendez-vous, attirés par la promesse de boissons gratuites et de jeunes admiratrices aux inhibitions écartées par l’alcool. La plupart d’entre eux était venu avec leurs armes, paradant fièrement avant de se présenter au vestiaire, déposant les mortels fusils comme preuve de leur appartenance aux SA et présentant leur carte d’identité pour le registre, afin de récupérer le fusil plus tard. Les poches pleines de ticket-boissons gratuits, les brutes pénétraient ensuite dans l’antre d’hédonisme.
          Quand, aux premières heures de ce matin d’hiver, à plusieurs heures encore du lever du soleil, la majorité était à l’intérieur, les portes de l’entrepôt s’étaient fermées. De lourdes chaines avaient été placées, sous l’œil confus des rares fêtards dehors… dont la surprise fut effacé l’instant suivant par une pluie de balles, délivrées par les même fusils que les SA avaient laissé en confiance aux préposés du vestiaire qui, les yeux emplis d’une admiration hypocrite, en avaient accepté la garde. Des préposés qui, une fois les derniers obstacles abattus, avaient expédiés des cocktails molotovs par les fenêtres.
          Avaient suivis cris de surprise, de confusion puis de panique tandis que les flammes serpentaient le long du sol, entre les ballots de paille où des couples enlacés découvraient une chaleur sans rapport avec leurs sentiments naissants. Pendant plusieurs minutes, les portes en métal de l’ancien entrepôt de chemin de fer avaient subis l’assaut d’une foule aux abois. Les fenêtres avaient été l’objet d’héroïques tentatives d’escalade. Les chanceux à avoir réussi à braver les flammes et le verre brisé avaient eu droit à un atterrissage douloureux dans des barbelés agricoles, suivi d’une volée de balles en guise de comité d’accueil.
          Pour les autres, entre l’alcool, les flammes, la fumée et la panique de leurs camarades, seuls les plus robustes tenaient encore debout, tentant encore avec l’énergie du désespoir de se sauver, criant, tambourinant sur les portes... alors que les plus faibles gisaient, tantôt simplement inconscients, tantôt piétinés à mort, tantôt calcinés au cœur du brasier ronflant.

          Avec une pointe de fierté malsaine grandissant au cœur de sa poitrine à la vue de son chef d’œuvre, Nossom donna le signal de faire chauffer les moteurs : les secours ne tarderaient pas à arriver. Les bras chargés de cartons contenant les fusils des membres Sections d’Assaut en train de cuir et la recette des entrées et tickets boissons de cette soirée mémorable, l’unité mobile n°1 chargea les voitures. Nossom, pour sa part, ne gardait en souvenir que le registre des vestiaires. Dix minutes plus tard, lui et ses hommes étaient déjà loin de Krideric, confiants d’avoir fait un sérieux nettoyage dans les effectifs de leurs ennemis identitaires.


          [center]----------------------------------------------------[/center]
          • Faction jouée : Faction juive ultra-orthodoxe
          • Municipalité jouée : Ambrosius
          • Moyens utilisés :
            • Projet « Gemakkelijk Shekel » : exécution
          [center][img]http://s33.postimg.org/3uocrzoxr/CT_1101.jpg[/img][/center]

          Après le bûcher de la veille, les Sections d’Assaut étaient sur les dents. Cela n’empêchait pas Nossom d’enchainer immédiatement avec un nouveau coup… et cette fois-ci directement à Ambrosius.
          L’ELS avait surtout fortifié son QG mais le reste de la ville, désormais presque dépeuplée avec près d’un quart de sa population exilée au cours des derniers jours, était peu ou pas surveillée. Il faut dire qu’avec les pertes subies la veille, le bras armé de Caspar Maas n’a pas les effectifs pour couvrir une telle surface. Nossom espérait d’ailleurs des désertions de masse parmi les survivants du brasier et les chanceux qui n’avaient pas eu l’esprit à la fête. Toujours était que même dans l’état actuel de leurs forces, les SA laissaient une marge de manœuvre confortable à Nossom et sa troupe. Les autres unités mobiles et les unités de garnison de la CAJ étaient en alerte maximum mais lui et l’unité n°1 pouvaient agir à leur guise.
          Assi à l’arrière d’une camionnette avec Zakaria Golinki, chef de l’unité mobile n°1, et les deux autres hommes qui la composaient, répétaient une dernière fois l'opération. Ils étaient les « radicaux » de la CAJ, un trio ayant des idées très précises sur comment il fallait traiter les identitaires, les musulmans et toute personne qui oserait ne serait-ce qu’insinuer que les juifs soient inférieurs (ou même simplement égaux) aux autres humains. Leur absence de scrupule en la matière avait été démontrée lors du grand test d’hier et pour ce soir, cette fine équipe avait prévu de récidivé.

          La résidence devant eux était belle mais ils en avaient eu une bien meilleure vision ces derniers jours… et sous tous les angles, grâce au drone du jeune Léo Ariel. Cette maison figurait parmi les cibles secondaires lors d’un scénario de bataille à Ambrosius et donc la reconnaissance aérienne avait été entièrement normale. Que cette reconnaissance serve à autre chose était un bonus appréciable.

          La tension électrisait l’ambiance alors que la dernière cible venait de se garer dans le garage. Sur un signal de Nossom, les hommes enfilèrent leurs cagoules et sortirent du véhicule, se déployant selon un parcours précis, répété à l’avance. Impossible de ne pas entrer dans le champ d’une caméra mais entièrement possible de ne pas rester dans ceux-ci lors du moment critique. Nossom, pour sa part, avançait tête nue, barbouillé d’une imitation de sang sur son crâne qui, rasé depuis plusieurs jours afin de fournir la couverture nécessaire à organiser la soirée de la veille, lui laissait l’impression d’un vieux ballon rugueux. Que ne fallait-il pas faire pour la cause ?

          Un chiffon appuyé sur le crâne pour simuler une plaie, il s’avança en titubant vers la porte et sonna, plusieurs fois, comme paniqué. Un… deux… trois… show time !! La porte s’ouvrit et le visage confus et colérique de Randal Kirker fait son apparition.


          Nossom Liebman
          « -Les details seraient longs à expliquer. Pouvons-nous discuter dans un endroit plus privé sans que j’ai à craindre de me faire égorger par un de vos frères trop zélé ?»

          Randal Kirker
          « -Mais z’êtes pas bien ?! Vous avez vu l’heure ? Que voulez-v… Oh mon dieu !! »

          Nossom Liebman
          « -M’sieur Kirker ? Oh bon sang, ça alors !! Je… je suis désolé… Je ne savais pas que c’était chez vous, je… j’ai eu un petit accident de voiture et… mon portable est introuvable. Est-ce que vous pouvez appeler l’hôpital ? Encore désolé, m’sieur. J’admire beaucoup votre travail et si j’avais su, j’aurais sonné ailleurs. »

          Randal Kirker
          « -Oui… bon… vous êtes excusé, mon vieux. CHÉRIE !! Appelle les urgences ! Monsieur est blessé !! Voulez-vous entrer et vous assoir ? Il n’est pas bon de rester debout avec une plaie pareille. »

          Après quelques minutes particulièrement violentes, l’unité mobile n°1 achevait de neutraliser les occupants de la maison et, depuis la sécurité de l’intérieur du garage, Randal Kirker et sa petite famille furent emporté dans une camionnette qui disparut dans la nuit. Dans l’esprit de l’homme d’affaire, encore choqué par le massacre de la veille, mille horreurs défilèrent. Aussi dévoué fut-il au combat identitaire, il espérait que tout ceci ne mène pas à sa crucifixion symbolique…

          [quote]Voir MPs pour les détails de ces opérations, préparées depuis 19/05/2016 HRP[/quote]
          Répondre

          Retourner vers « Sébaldie »