Services secrets mayongais - Mayese Intelligence Service

Alex Scker

Message par Alex Scker »

Obsolète
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Mayese Intelligence Service
Etat des relations internationales
Note du 3 avril 2029
  • Le globe a commencé sa lente rotation avec les souvenirs des balbutiements de la mise en place d'une gouvernance mondiale. Il est notable que cette dernière s'est heurtée aux clivages idéologiques nés de la guerre froide, conjointement à la course à l'hégémonie des puissances, d'autant plus vivace qu'elle s'est exacerbée avec l'effet de rattrapage constaté pour de multiples économies en voie d'émergence. Pour certains analystes, la thèse de la multipolarisation du monde est un fait, soutenue par les phénomènes de rééquilibrage, l'affaiblissement comparatif des superpuissances, le déclin des idéologies ainsi que par la multiplication des organisations internationales. Cependant certaines variables n'ont connu que des changements relatifs et mineurs, masquant en réalité une réorganisation par adaptation de vieilles logiques remises au goût du jour. La belle idée de l'Assemblée des Etats a été plongée dans l'oubli. Les organisations et clubs des Etats pro-capitalistes forment un « tissu de liens ténus » dans le cadre d'intérêts communs, d'un commun accord idéologique et diplomatique sur la marche à suivre de l'ordre mondial. Dans ce même cadre d'idées, l'Internationale communiste a ressuscité de ses cendres en remplaçant le Pacte, ravivant des tensions fraîchement enterrées. Cet ensemble s'inscrit à la fois comme un sursaut de l'ancien monde et une intégration de plus en plus poussée, généralement continentale, en offrant d'autres camps, d'autres choix que les deux ou trois lignes traditionnelles qui avaient prévalues jusqu'ici. La marge de manœuvre est plus grande et l'image générale du monde plus diversifiée, apportant tout son intérêt à l'ère que nous traversons.
  • Le Makara conserve sa place de moteur et cœur dominant de l’écosystème socio-politique et socio-économique mondial. En concentrant plus de la moitié du PIB mondial, sous le leadership du Raksasa, du Kaiyuan, poussés par le dynamisme renouvelé des petites locomotives régionales naissantes comme l'Endo, le Mayong et le croissant monarchique du Makara Est.
    • Le Raksasa est un allié utile à la protection régionale, jouant le rôle du « marteau méfiant de la rouille rouge » contre laquelle le gouvernement mayongais à dominance natcap est engagé depuis un certain temps, avec l'influence interne de lignes plus radicales. Vu comme un formidable outil et un tremplin, le « grand-frère raksasan » est un allié intéressant et essentiel dans la structure du jeu d'alliances et pour la bonne santé économique et politique du pays, sans être totalement indispensable. La tendance est toutefois à une intégration de plus en plus poussée sous l'action du soft power raksasa par le biais du Pacte de Kanton, des concessions économiques apportées par le gouvernement mayongais et des multiples contrats et investissements avantageux qui sont en voie de concrétisation.
    • Le Kaiyuan consiste en un autre partenaire de poids, sans aucun doute le premier partenaire du Mayong - en compétition avec le Raksasa - au regard des investissements colossaux réalisés depuis la naissance du régime, soutenant l'investissement ainsi que la fourniture énergétique du pays du matin calme. Le soutien de poids apporté lors de la crise de l'Austrobeysin alors que le Wapong de Li Fu étendait menaçant, ses tentacules, n'a fait que renforcer la stature et l'influence kaiyuanaise sur la sphère politique et économique mayongaise. Particulièrement souple, mobile et ouvert, peu enclin à réagir aux désordres du monde lorsque cela ne menace pas ses intérêts, il est perçu comme fiable et digne de confiance, se consacrant en vecteur de stabilité.
    • L'Endo est un pays carrefour, incarnant la puissance montante du cœur du continent. Incontournable, sa montée hégémonique recroise les intérêts mayongais dans le cadre de la lutte contre le communisme, avec une tendance cependant bien plus autoritaire pour celui-ci. Sans empiéter sur les intérêts des uns et des autres, l'Endo disposant d'ores et déjà d'une population forte, d'un territoire vaste et de grandes ressources, le Choson fait office de pays tampon dont la stabilité et l'équilibre en pays neutre laissent les sphères dirigeantes vaquer à d'autres problèmes. Les deux Etats établissent des rapports de confiance mutuelle, dans un cadre d'opération spatial ne pouvant rentrer en conflit à l'heure actuelle.
    • L'Hokkaido ou le pays fou du Makara, est perçu dangereusement par ses incarnations autoritaires. Cependant, tant que ce dernier ne menace pas les intérêts mayongais au Haxin comme ailleurs, le gouvernement mayongais s'en soucie peu, laissant les déboires de l'ex-Nijin et du Nihongo se régler entre le marteau raksasan et le paillasson kaiyuanais à titre d'enclume. Quoiqu'il en soit et quoiqu'il en advienne de la situation, le Mayong sera gagnant, quelqu'un y sera peut-être perdant mais cela ne concerne pas la majorité des gens et de leurs représentants. Seule l'obscure organisation du Lotus bleu, née dans les montagnes du Kurong au nord du Mayong y a des intérêts.
    • Le Royaume de Wa poursuit ses transformations, sous l'égide d'un gouvernement aux tendances extrêmement diverses, avec toutefois une prédominance bienheureusement national-capitaliste. Les rapprochements récents effectués avec le Grand-Royaume de Roumalie laissent présager de la formation d'un grand empire à l'Est. Au regard de l'histoire de la région, un tel scénario est observé comme une menace, d'autant plus pressante que les volontés belliqueuses et expansionnistes du Wapong sont récentes. Le Common Security and Defense Pact (CSDP) contracté entre le Mayong et le Shankaï (A-22) est révélateur d'une certaine crainte ambiante de l'ombre de l'hégémonie wapongo-roumalienne.
    • Les ruines de l'Empire d'Eran et de l'ancien régime qui régnait alors au Lychaka, ont renversé l'équilibre des forces au Makara. Si le premier est devenu un point stratégique pour Jiyuan et Nagwon, en allié de « l'Axe impérial », il est en perte importante de vitesse et de puissance suite à la fragmentation brutale de son territoire, de ses institutions, de ses forces. La menace communiste persiste en se retranchant au Lychaka, relativement immobiliste et congelé dans un climat de lutte idéologique quelque peu dépassé au Makara. Avec un pied sur le « continent insulaire » le Mayong est un rival naturel et historique de l'Etat communiste.
  • Le Jeekim est le théâtre de la montée en puissance de la Sebaldie avec la perte de dynamisme du Liethuviska. Le continent souffre toutefois encore de l'absence d'une intégration régionale et des prédations passées ou estimées des Etats d'Alméra orientale sur les terres vastes et riches qu'il abrite. Le Mayong apprécie la Sebaldie pour son ouverture et le caractère de sa gouvernance, de sa culture, favorable à un développement commun.
  • Le Thyroptis est un continent original et unique en son genre. En abritant un rare jeu d'alliances entre l'Oceania et la F.R.O.P.T., la région est difficilement manipulable, restée à l'écart des grands conflits qui ont agité le monde. Toutefois, les volontés mayongais d'intervention en soutien au régime chancelant des E.U.T., bien plus dans le cadre du soutien de son allié cabralais et du combat contre le communisme thalibozien qu'en soutien sincère au régime autocratique tenant encore en place, démontrent une intégration de plus en plus poussée d'un écosystème encore relativement protégé il y a de cela quelques années. L'Oceania est un pôle attractif et un partenaire fiable, bien perçue par le Mayong, ses nantis et ses investisseurs.
  • Le Zanyane reste ce qu'il semble avoir toujours été, un vaste continent ravagé et délaissé, ne gardant pour espoir de développement que l'intervention de puissances extérieures ou bien de la levée encore maigre d'Etats locaux tirant leur épingle du jeu, comme le Maok avec lequel nous tissons des liens prometteurs. Le Raksasa s'y est bien implanté, s'établissant dans les Etats ruinés, anciennement sous le joug de la Main Noire. Ennemis hier et aujourd'hui partenaires, le Mayong et l'Ampalo renouent via d'importants programmes de mise en culture de terres et de leur semi-acquisition par la nouvelle génération d'agriculteurs mayongais, tout juste formés par les hommes de métier fiémançais, avancés sur la question. Le Mayong est bien trop petit pour tant de monde, il ne lui manque pas que sa sécurité alimentaire, mais c'est un point crucial et fondateur que le gouvernement actuel s'emploie à régler. Leur immigration pourrait aussi à terme apporter bien plus aux vastes territoires abandonnés par le progrès, par la diffusion d'îlots natcaps éclairés un peu partout sur cette vaste terre à disposition des êtres humains.
  • Le Vicaskaran se remet des destructions, conflits et événements qui l'ont agité plusieurs années durant. Un étrange calme y règne désormais avec le partage des anciens territoires des Etats-Unis du Pelabssa qui forment toutefois encore des points de tension, avec l’accaparement controversé d'anciens Etats par l'Hokkaido et la C.E.S.S. La Cubalivie demeure depuis sa révolution endormie mais constitutive de potentielles tensions et jeux d'influence au Vicaskaran Sud. La Fiémance et la Fédération Transnationale ont en fin de compte suscités peu de réclamations ou de condamnations pour être relevées. Le Khaldidan reste dans un immobilisme de façade, masquant une forte activité, certaine et assurée dans la manœuvre de ses pions sur le vaste plateau-monde qu'il s'est attribué. La Fédération d'Aquanox est en voie de stabilisation, malgré les antécédents qui en posent la question, avec sa potentielle intégration prochaine au sein de la Fédération Transnationale dont la régulation demeure efficace, sûre à l'instar de ses volontés, de ses valeurs, vecteur elle-aussi de stabilité.
  • L'Alméra est un continent contrasté et globalement en déclin au regard des forces périclitantes des anciennes grandes puissances et puissances coloniales qui ont commandé au monde. D'un côté se tient la Fédération Transnationale et ses Etats, vecteurs de stabilité, de l'autre les monarchies traditionalistes regroupant Thorval, Viertenstein et Fiémance, et enfin dans sa partie orientale les régimes communistes ou pseudo-socialistes qui se relèvent de douloureux épisodes.
    • En l'espace de quelques années, la Fiémance a beaucoup changée avec une valse lente et imprévisible des régimes et des têtes couronnées, des politiques et des logiques fondamentales qui la gouvernent. Elle s'affirme désormais comme une puissance incontournable en Alméra et dans le monde. Le Mayong conserve, malgré la fin de l'épisode nankinois, des liens ténus avec le pays.
    • Le Thorval reste maître assuré de son petit monde, exerçant son influence sur tout un écosystème contrôlé et assuré contre les vagues violentes qui agitent le bain mondial.
    • Le Viertenstein montre régulièrement ses ambitions pour la chrétienté et la dignité d'empire, la dignité alémanique, rétablissant un héritage perdu avec le déclin de l'Empire du Schlessien, morcelé.
    • En Alméra orientale, le Kirep monte en puissance malgré une certaine léthargie sur la scène internationale, due principalement à des revers au Barebjal qui ont poussé son départ de cette scène régionale avec le retournement du jeu d'alliances en faveur de Jiyuan et de son fidèle allié plarélien. La puissance coercitive est l'outil privilégié par les sphères dirigeantes du régime, à l'évolution très mouvementée. La répression sanglante de la tentative de libération pesakienne en est un bon exemple.
    • Après des années de terreur, la Rostovie se relève enfin de la glaciale emprise de Terienkov, bien que ses effets soient encore durablement visibles. Renouant avec des racines idéologiquement placées sur un voile rouge, elle demeure une menace pour le monde libre par sa puissance comparativement importante et ses actions, ses volontés au sein du réseau d'alliances et d'intérêts des Etats communistes. Bénéficiant d'une probable amnésie ou amnistie de la communauté internationale, elle poursuit son développement socialiste, s'appuyant sur des forces importantes.
    • L'Oustrie fait figure d'ourson particulièrement dynamique au sein du monde socialiste, en étant notamment à l'initiative du premier congrès de l'Internationale. Soutenue par ses plus grands alliés, elle est à surveiller tant ses velléités pourraient s'avérer dangereuses à l'avenir.
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Au Cirque
Baa Bin Ba 615 (2)

  • [img]https://lh3.googleusercontent.com/-WzD0lOWS-Zs/VSgD0czg8JI/AAAAAAAAGJI/V2iiGJSQr34/w400-h124-no/laboratoirearmeschimiques.png[/img]

    Le maître-espion aux yeux bleu-gris paraissait bien grand aux côtés de son « camarade », directeur des sections d'investigation.
    Petit sans être un nain, Khoï Lan avait fait fi de sa caractéristique verticale pour grimper les échelons jusqu'au poste convoité, armé d'une hargne rare.
    Du haut de son piédestal il engageait maintes opérations à l'étranger, avançant les pions de la République sur le vaste jeu de go du monde.
    Selon les injonctions de son maître bien entendu, Shao Gen Sovann.
    Le seigneur avait ses vassaux, récompensés pour de nombreux et précieux services accomplis.
    Il fallait bien de petites mains à plonger dans le cambouis.

    Shao Gen Sovann :
    Dir. G. du MIS


    « Lan, quel bien le plus précieux donneriez-vous à toute chose vivante ? »

    Khoï Lan :
    Dir. de l'IGS


    « Beaucoup de choses, si ce n'est sa propre vie. » avança-t-il, les mains jointes dans le dos.

    Shao Gen Sovann :
    Dir. G. du MIS


    « L'air, absolument ! Vous faites bien d'avoir la perspicacité de me le dire... » sarcastique.

    Les traits du visage de son associé exprimèrent une moue irrévérencieuse, accélérant le pas afin de rattraper l'allure de ce makiro-adelien bien pressé.
    Les deux personnages, de costumes vêtus, marchaient d'un pas soutenu dans les longs, colorés et vastes couloirs du complexe Baa Bin Ba 615.
    Arrivant à l'embouchure d'une épaisse porte métallique - s'ouvrant d'un fugace geste - le duo s'engouffra dans ce qui ressemblait à un centre d'essais.
    De petits singes gambadaient gaiement dans des espaces réduits, stérilisés et pressurisés, au centre de la pièce.

    Kyu Loe :
    Chercheuse


    « C'est un honneur de vous rencontrer, messieurs.
    On m'a prévenu du temps limité que vous possédez, je vais tacher de faire vite. »

    La jeune femme portait une longue blouse blanche, des gants de la même teinte accrochés à la ceinture, la mine sérieuse et concentrée. Ses cheveux sombres attachés en deux nattes enroulant les traits fins de l'autre face de son visage, elle entrepris de pianoter sur les ordinateurs qu'elle avait en sa possession. L'ultime coup sur une touche en bas du tableau de bord enclencha l'allumage d'une petite alarme rouge dans un coin de la salle. Lunettes en plexiglas ajustées sur son front, elle se tint prostrée un petit moment avant de se retourner.

    Kyu Loe :
    Chercheuse


    « Le phosgène est un agent qui met plusieurs heures avant de faire effet...de conduire à la mort. Il a de quoi intoxiquer toute une armée sans même ne lui en faire rendre compte. Dans ces conditions, le singe que vous voyez a été intoxiqué dans le cadre de prochains relevés, afin de perfectionner le produit. Ce n'est pas celui-ci qui nous intéresse présentement. Les précédents tests m'ayant permis de vous appeler à venir ici ont fait l'objet d'enregistrements audiovisuels me permettant de vous présenter plus rapidement les étapes de l'expérience. »

    Déroulant la toile adéquate, la chercheuse alluma le rétroprojecteur intégré au plafond de la salle, passant en accéléré les effets du produit. L'animal se frottait tout d'abord les yeux, se mettait à cracher du sang et à subir bien des réactions ragoutantes. Une longue agonie, suite de souffrances intérieures qui ne semblaient vouloir cesser, alors qu'à quelques heures d'intervalles à peine l'être n'en subissait point les effets. Dans un vrombissement dissonant, l'enregistrement se conclu sur l'image du cadavre infecté de l'animal. Alors que Khoï Lan exprimait un certain dégoût, le visage de Sovann se fendit d'un grand sourire, tapotant l'épaule de la scientifique avec enthousiasme.

    Shao Gen Sovann :
    Dir. G. du MIS


    « Bien !
    C'est toujours un plaisir de travailler avec vous, Kyu.
    Envoyez vos données en surface, la production doit être lancée au plus vite.
    Rassurez-vous, d'autres travaux ne manqueront pas de faire appel à vos services.
    Nos intérêts vont dans la direction d'un pur rééquilibrage avec le niveau d'outillage de certaines puissances...ce ne sont pas les tâches qui manquent. » balaya-t-il d'un revers de main.

    _________________
    Accord du modo militaire : maîtrise des armes chimiques de niveau I.
Répondre

Retourner vers « Mayong »