[center]Mayese Intelligence Service
(MIS)[/center]
La création du MIS remonte à la proclamation de la République du Mayong après la chute de la junte militaire en place. La structure et les organismes d'investigation, d'espionnage et de contre-espionnage étaient pré-existantes sans changements majeurs entre les différentes transitions politiques, la forme étant bien plus affecté aue le fond, les principaux éléments subsistant à de rares exceptions près, lorsqu'une épuration était effectuée. Le MIS a subis de rares restructurations depuis sa création et continue d'appliquer un modèle de fonctionnement et d'organisation souple et fluide.
Le Mayese Intelligence Service est composé de quelques milliers d'agents, d'administrateurs et de fonctionnaires « officiels », signataires de contrats à durée inderterminée. Une part importante d'agents partiels évolue et varie selon les trimestres, les missions, leur avancement et les aléas divers auxquels ils sont confrontés...Tout ce petit monde relativement autonome est plus ou moins guidé à distance de manière indirecte par les cinq directeurs du MIS (et plus directement les sections attribuées) qui se réunissent à fréquence régulière, autour Directeur Général du MIS, directement nommé par le Triumvirat. Il s'agit aujourd'hui de Shao Gen Sovann. Le Mayese Intelligence Service est amené à régulièrement collaborer avec le Mayese Home Office (Affaires intérieures et sécurité) ; il n'en est pas dépendant.
Le MIS est divisé en diverses sections adaptées à la gestion de diverses missions spécifiques. Le budget global du MIS est estimé à près de 2,6 milliards de £ May.
Counter-Terrorism Section (CTS)
Classification : Officielle
Directeur : Guang Duyen
Budget : 500 000 000 £ May
Description : Section chargée de l'uniformisation, de l'homogénéisation et du développement des techniques, du partage des informations et de la coordination des tâches dans la lutte contre le terrorisme, en coopération avec les autres sections du MIS, des services de police et de l'armée.
National Communication Safety Section (NCSS)
Classification : Officielle
Directeur : Yao Bon-hwa
Budget : 200 000 000 £ May
Description : Section chargée de la protection des données et réseaux numériques du Mayong, de ceux du gouvernement, des différents services, des institutions...Elle comprend toute une sous-section spécialisée dans le piratage et les attaques informatiques.
Counter-Intelligence Section (CIS)
Classification : Officielle
Directeur : Jeong Ae-cha
Budget : 950 000 000 £ May
Description : Section très développée, sa mission première consiste en la protection du territoire national des actions d'éventuels agents ennemis, d'espionnages ou de tentatives diverses, de l'interception de processus d'infiltration...
Intelligence Gathering Section (IGS)
Classification : Officielle
Directeur : Khoï Lan
Budget : 800 000 000 £ May
Description : Section focalisée dans l'espionnage et la collecte de renseignements. Elle est spécialisée dans l'infiltration, l'entraînement d'agents dormants...
Classified Section Nine (CS9)
Classification : Non-officielle
Directeur : Sun Dae
Budget : 150 000 000 £ May
Description : Section d'élite extrêmement compartimentée, inconnue, inexistante officiellement, elle est composée de 850 soldats surentraînées (environs 130 000 £ May par soldat), choisis pour leur attaches quasi-inexistantes et leurs compétences. Cette section s'occupe de missions sensibles, d'interventions discrètes (black operation) et éclairs ou bien d'affaires particulières. La section a à disposition des équipements et dispositifs technologiques les plus sophistiqués à ce jour.
Le Mayong a toujours entretenu des liens relativement forts avec l'Adelie, bien que ceux-ci se fragilisent avec le déclin latent de cette dernière.
Uniforme et disparate avant la colonisation, la société mayongaise a subi d'importantes influences adelophones du fait de cette domination très ancienne. Apportant avec lui des concepts occidentaux, des modèles d'administration, de gestion et de gouvernance, l'autoritaire tante Adelie à eut tout loisir de modeler à son aise le Mayong. Et ces transformations profondes de la société sont fortement marquées bien qu'un essor et un retour en force de cultures plus traditionnelles aient vus le jour depuis quelques dizaines années.
Nombre des structures actuellement en place sont inspirées de ces concepts, et ceci est visible malgré les nombreuses évolutions et transformations opérées au fil du temps.
Et ceci se retrouve au MIS, influencé lui-aussi par les activités de l'occupant de jadis.
Le « Cirque » désigne les services de renseignements extérieurs de l'Adelie du fait de leur emplacement présuposé au croisement de la rue du Barrow Circus. Le « Cirque » est l'appellation qui a été conservée, bien que n'ayant plus grand chose à voir avec l'Adelie, pour désigner l'ensemble des services secrets mayongais et plus particulièrement sa direction.
Et aujourd'hui, au siège du Cirque, dans le quartier de Beinh Trên, ils se réunissaient.
Shao Gen Sovann était assis dans un confortable et sombre fauteuil en cuir, il caressait de sa paume la surface lisse de son bureau en ébène. Ses yeux intensément bleus et gris, témoins d'un ancien lignage almeran oublié depuis, semblaient vagues, occupés à fixer la surface translucide de son téléphone pendant que sa main droite était occupée à prendre de manière anarchique des notes sur une page blanche déchirée. Sa main gauche rejetant inlassablement ses cheveux noirs en arrière, dégageant son front de cheveux parasites.
Seul un bruit répété provenant de sa porte le fit sortir de l'état de semi-conscience dans lequel il se trouvait, il appella et fit signe d'entrer. Redressant sa cravate indigo, il lissa les manches de son costume noir et le col de sa chemise blanche, légèrement de côté.
Khoï Lan :
Directeur de l'IGS
« Ravi de vous voir Shao. Les autres vont arriver d'ici peu, j'ai entendu des pas dans le couloir. »
Le cinquantenaire avait un manteau en lin qui s'accrochait facilement à tout tant les pans de son vêtement semblaient sensibles aux déplacements.
Longeant un des murs au revêtement boisé il évita de justesse de faire tomber la statue, aux reflets dorés, d'un bouddha rieur qui n'avait rien demandé, avant de s'asseoir sur un des sièges en cuir posé dans un coin. Trois autres voix résonnèrent dans le couloir, les bruits de leurs pas se rapprochant de la porte entrouverte.
Jeong Ae-Cha :
Directeur de la CIS
« Bonjour, excusez-nous pour le retard. »
Sun Dae :
Directeur de la CS9
« Même chose...pardon. »
Yao Bon-Hwa :
Directeur de la NCSS
« De même. »
Les trois directeurs assis, plus ou moins maladroitement, semblaient gênés par le regard froid et pourtant habituel de Shao qui semblait sonder les profondeurs de leurs âmes.
Il se cala confortablement dans son siège, jetant d'une main un dossier sur la table, glissé dans une grande enveloppe de craft.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« La BCS (Border Control Section) a récemment [url=http://www.simpolitique.com/post253486.html#p253486]fait face à un événement relativement rare, aux frontières est[/url], peu d'immigrés, même clandestins, se font canarder par des individus de leur pays d'origine. En dehors des trafics habituels et des éventuels dérapages bien entendu.
L'IS (Investigation Section) a enquêtée après que le dossier lui soit passé entre les mains et nous avons pu apprendre des choses intéressantes sur cette affaire... »
Saisissant une sorte de petite télécommande, pas plus grande que sa paume, il fit une petite pression, allumant le panneau numérique mural sur le côté latéral de son bureau. Un visage de femme s'afficha ainsi que diverses informations et annotations annexes.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Cette assez jolie femme, vous en conviendrez, faisait partie du petit groupe qui a passé la frontière. Accompagnée de ses deux enfants et de son conjoint ils ont réussis à passer ce col...oui là, sans se faire descendre, but de leurs poursuivants...Les dernières questions posées à cette jeune dame ont révélées qu'il s'agissait d'une chercheuse wapongaise qui a fuit le pays en empruntant des filières d'immigration, particulièrement actives depuis quelques temps. Nous l'avons convaincue de nous révéler la nature du programme de développement d'armes chimiques classifié auquel elle participait et il semble qu'elle ait amenée avec elle un échantillon. »
Le Directeur Général fit défiler les fichiers, appuyant ses dires par de la matière plus concrète.
Khoï Lan :
Directeur de l'IGS
« Avec le développement d'un tel programme, si les dires de la chercheuse sont vrais et si ce n'est pas une énième machination pour servir la propagande de l'un ou de l'autre...nous avons pas mal de choses à craindre. »
Les autres directeurs échangèrent quelques mots avant d'être ramenés au silence par le regard clair de Shao Gen Sovann.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Monsieur Yoon Shin est déjà au courant et nous a imposé ses options. Révéler l'affaire au monde serait un bon moyen d'attiser les tensions par ailleurs exacerbées et un bon moyen pour se prendre le nationalisme du gouvernement wapongais en pleine gueule. Nous avons bien plus intérêt à ce que cette fille là se mette à travailler pour nous...après tout elle est natcap, quelles raisons pour elle de ne pas accepter sachant que nous protègerons sa famille, les éloigneraient de l'incertitude, de la faim, de ce sentiment d'être proie ? Dans le cas contraire un retour à la frontière et nous pouvons lui assurer bien d'autres maux...
Bien entendu tout cela serait simple si nous ne soupçonnions pas fortement les autorités wapongaises de désirer son retour. Il va falloir la mettre en lieu sûr et la protéger efficacement, un travail important pour la CIS et la NCSS et le reste des sections, dans une moindre mesure. »
Yao Bon-Hwa :
Directeur de la NCSS
« Nous devrions pouvoir nous charger de la falsification de données numériques, de l'amélioration de la protection de celles existantes, de la constitution de faux rapports...sans problèmes. »
Éteignant l'écran, Shao se rassît, posant ses mains sur l'avant des accoudoirs.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« La position officiellement suivie est...qu'après une courte enquête, les quatre civils ont été relâchés. Il va falloir mettre vos compétences au service de ce mensonge, créer de fausses pistes, les éloigner toujours plus de la vérité, peut-être bien soupçonnée, et ce par tous les moyens. Empêchez-les de nous tomber dessus. Faites intervenir les acteurs que vous désirez, des filières et organisations natcap si vous y pensez. Faites-la disparaître aux yeux de ceux qui la poursuivent, brouillez-les et...laissez-leur perdre des traces qui n'auront jamais existées. Vous avez peu de temps...commencez dès maintenant. »
Le complexe était imposant, juste en-dessous de la surface, ses larges et hautes salles avaient de quoi libérer bien des fantasmes sur sa taille réelle.
Baa Bin Ba 615, un vieux complexe réhabilité compartimenté, inconnu des sources officielles...seul un groupe restreint d'individus en avaient la connaissance, ce qui était déjà bien précieux.
Autrefois construit par les services de feu des E.U.P (U.S.P) sous le régime de Chen Lin Dara dans les années 1970 pour des usages quelques peu obscurs, il avait résisté aux dommages des ans. Les plans originels avaient subis quelques modifications, des extensions pour être plus précis, amenant la structure du lieu à croitre horizontalement jusqu'à la disparition définitive du vieux héros de guerre en 1989.
Découvert par hasard par les milices du parti national capitaliste dans les années 2000, alors que le pays était en proie, et ce pour un long moment, à une violente guerre civile autodestructrice, les locaux délabrés avaient en un premier temps servis de caches, d'entrepôts, avant d'être ramenés à d'autres usages, apres exécution des témoins potentiellement gênants.
A l'aube de la proclamation en 2024 de la République du Mayong, la Coalition National-Capitaliste en force, le complexe avait été modernisé et adapté à de nouveaux besoins.
L'arrivée sur les terres mayongaises de Kyu Loe, une des « têtes chercheuses » du programme secret wapongais de recherche et developpement d'armes chimiques, avait permis de reconsidérer les usages futurs du complexe qui devenaient bien plus concrets.
Exfiltrée par les fillières d'immigration de groupuscules natcaps (national-capitalistes) et donc de la même obédience, la discussion avait été facilitée...d'autant plus que mademoiselle Kyu était venue avec sa petite famille.
Le compromis était avantageux, la chercheuse apporterait ses connaissances et son génie au developpement d'un programme similaire au profit du Mayong et le gouvernement de ce dernier s'occuperait de la protection de sa personne et de sa famille.
Dans le cas contraire...rendue au gouvernement wapongais, les conséquences auraient été dramatiques.
Le petit groupe serait difficile à repérer, vivant caché dans voir sous une des innombrables bases militaires du pays.
Kyu Loe travaillait comme à son habitude, entourée de quelques d'assistants, des collègues de travail en somme. Concentrée dans l'analyse des résultats des dernières experiences, examinant d'une main ses notes, elle ne sentit pas la présence grandissante de son...tuteur, Guang Hua Dao, avançant les mains dans le dos.
Agent du MIS il s'occupait principalement de remplir une mission de veille, observant passivement ce qu'il s'y passait, chargé des relations entre le gouvernement et Kyu Loe, surnommé « la nourrice » par sa...protégée, en quelque sorte.
Guang Hua Dao :
Agent du MIS
« Encore quelque chose dont vous auriez besoin ? »
Kyu Loe :
Chercheuse
« A part un café peut-être...? Très sincèrement, vous avez remplis votre tâche avec suffisamment d'efficacité, nous devrions etre en mesure de reconstituer le parcours des recherches précédemment menées sur un an avant de nous lancer dans des expérimentations plus...concrètes. »
Guang Hua Dao :
Agent du MIS
« Ah, ah, ah, le manque de soleil vous donne de l'humour on dirait...je me languissais des parties de Pai Sho...apres le souper peut-être ? »
Kyu Loe :
Chercheuse
« On a été très clair avec moi en m'expliquant que mon travail devait commencer sans attendre...inutile, je refuse toute distraction. D'où vous vient cette obstination de vouloir vous confronter à moi à ce jeu ? »
Guang Hua Dao :
Agent du MIS
« Mais quelle élève sérieuse nous avons-là ! Oh le manque d'activité sans doute...je me disais qu'un esprit comme le vôtre devait être un vrai challenge à défier, peut-être oui, peut-être pas, qui sait ? »
Kyu Loe :
Chercheuse
« Vous travaillez le sarcasme en errant dans les couloirs, c'est admirable, bravo. Vous...aurez votre partie mais pas tout de suite, c'est une phase importante. »
Guang Hua Dao :
Agent du MIS
« Et vous pendant ce temps votre sens de la repartie. Bien, bien je serai dans les compartiments A-34 si vous me cherchez. »
Les années passées sous le régime chenlindariste suivies de longues années de guerre civile dans lesquelles était plongé le pays, ont vu une accumulation par nécessité, de caches et de réseaux de galeries, d'abris et de vieilles bases, voir de quelques bunkers construits de feu par des ingénieurs des ex-E.U.P (U.S.P) aujourd'hui plus ou moins abandonnés.
Éparpillés dans les montagnes, les forêts, les campagnes, leur existence a été pour la plupart, oubliée. Par tous ? Non, pas tout à fait, de nombreux rapports de certains services de la C.N.C (Coalition National-Capitaliste), aujourd'hui consignés dans les archives du M.I.S (Mayese Intelligence Service), font état de leur existence, de leur localisation et de leur état il y a près de quelques années de cela.
Dans le cadre de guerres asymétriques ces anciennes dispositions trouveraient leur intérêt. Entrepôts d'armes en tout genre, base-arrières pour quelques groupes armés ou escouades...il suffisait de se montrer imaginatif.
Shao Gen Sovann, directeur du M.I.S, avait vécu et grandit dans cette atmosphère de peur et d'incertitude d'un pays en plein déchirement intérieur. Il redoutait plus que tout de retomber dans un tel chaos et savait aussi comment utiliser une situation comparable à l'avantage de certaines forces...
Réquisitionnant une jeep, tôt ce matin, il avait embarqué avec lui deux trois agents du M.I.S, en direction d'un vieux bunker plus au nord de Nam Kinh. Recouvert par la végétation et d'anciennes dispositions de camouflage, l'endroit restait à l'écart, loin des regards d'où qu'ils puissent venir.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Je m'attendais à pire...la construction est bonne, la structure tient malgré l'âge. »
Les agents se contentèrent d'acquiescer, observant les lieux pendant que Sovann inspectait les murs et les interstices comme s'il en sondait les profondeurs.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Messieurs, si une guerre entre le Wapong et le Mayong venait à éclater, nous n'aurions que peu de chances en utilisant les stratégies de combat classiques, de luttes traditionnelles d'armées conventionnelles. Des tactiques asymétriques revêtent bien plus d'intérêt... »
Sun Joh Lang :
Agent du MIS
« D'où les entraînements et formations de...rappel, de spécialisation, que nous faisons faire à plusieurs divisions et agents depuis quelques mois. »
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Exactement, sur le plan conventionnel nous restons technologiquement, qualitativement et quantitativement inférieurs. Mais les guérillas ont un pouvoir bien plus puissant qu'elles ne semblent en disposer du premier abord. L'harcèlement et l'infiltration à l'aide de multiples petits groupes discrets et peu gourmands dans leurs besoins peuvent apporter des résultats hautement appréciables. Il y a de cela quelques mois nous avons chargés nos services de répertorier les routes, les moyens d'accès et de collecter divers autres renseignements sur des éléments sensibles outre-frontière comme...la centrale nucléaire de Gudae, le district 14. Armes de chasse ou conventionnelles, rations et provisions diverses et variées, outillages et ateliers de fabrication d'armes artisanales...vous avez peu de temps pour créer un véritable réseau autour de ces caches, de ces lieux qui se font bien discrets depuis l'abandon de leur utilisation. Créez en d'autres, mais peu, il ne faut pas que cela fasse quelque bruit qui pourrait nous nuire par la suite. »
[cap]------ MAYESE INTELLIGENCE SERVICE ------ UNITÉ CENTRALE IV ------
------ MDP : XXXXXXXXX ------
------ ACCÈS AUTORISÉ ------
------ 15 : 28 ------ [NMT+10] Sud Makara, Mayong, Endo, Kaiyuan ------
------ FICHIER 546-W03 SÉLECTIONNÉ ------
------ OUVERTURE DU FICHIER EN COURS ------
------ OPÉRATION 66 ------
------ LOCALISATION : WAPONG, GUDAE (DISTRICT 14) ------
------ OBJET : CENTRALE NUCLÉAIRE DE GUDAE ------
------ I. INTRODUCTION ------
------ Cette opération a été validé dans le cadre d'un potentiel contexte de guerre ouverte avec le Wapong, sous couvert d'une invasion massive du territoire national mayongais et de nombreuses défaites et pertes en ressources humaines, matérielles ainsi que la perte de souveraineté conséquente. Cette opération doit être considéré comme un « joker » bien plus qu'une option viable immédiatement. MISE EN GARDE : conséquences biologiques et environnementales importantes. Seul le Directeur Exécutif est habilité à décider de son lancement. Les données présentes dans ces documents sont le résultat d'observations discrètes au abord de la centrale. Seules quelques arrestations sans conséquences majeures ont été à déplorer. ------
------ II. MESURES DE SÉCURITÉ CONNUES ------
------ Une seule route d'accès, avec 7 postes de sécurité. ------
------ Six cercles successifs de clôtures barbelées autour de la zone d'exclusion. ------
------ Des mines entre chacune des 3 clôtures extérieures. ------
------ Des patrouilles avec chiens entre chacune des 3 clôtures intérieures. ------
------ Enceinte en brique autour de la centrale en elle-même. ------
------ Miradors tous les 200 mètres le long de l'enceinte. ------
------ Communication radio entre les différents postes de sécurité. ------
------ Des patrouilles au sein de la centrale. ------
------ Communication radio entre les différents agents de sécurité. ------
------ Présence d'une batterie antiaérienne. ------
------ NOTE : la présence de milices ou de bataillons armés est très probable. ------
------ III. PLAN D'ACTION ------
Sept avions de combat décollent de la base de Xuyên Son, dans la province d'Hâu Quang. Légèrement modifiés, ces appareils sont capables de transporter de moyennes quantités d'explosif. La sécurité autour de la centrale parait suffisante pour qu'une attaque des airs puisse réussir, avec au besoin la constitution de « kamikazes » afin de percer les coques protectrices couvant précieusement les réacteurs de la centrale. Par la suite, il [Voir la suite]
------ STATUT DE L’OPÉRATION : EN ATTENTE ------
------ STATUT VALIDÉ ------
------ NOTE : Demande d'investigations supplémentaires afin de s'assurer de la potentielle réussite de l'opération. ------
------ NOTE ENREGISTRÉE ------
Shao Gen Sovann était un homme froid. Cette caractéristique était amplifiée par son apparence et ses yeux gris-bleu si intenses; il inspirait crainte sans haine, composant son aura de façon à intimer un respect réel de ses...collaborateurs. Sobre dans son costume aux tons noirs de jais, il était assis comme bien souvent, dans son cabinet aux murs boisés, caressant machinalement de sa main droite la surface d'ébène de son large bureau.
La lumière émanant de l'écran de son ordinateur se reflétait sur son visage, unique source de luminosité jaillissant dans la noirceur persistante de la vaste pièce.
Un étrange rictus déformait son visage, visiblement embarrassé. Le [url=http://www.simpolitique.com/sommet-multilateral-tensions-maritimes-sud-makara-t11790.html]sommet entre le Raksasa, le Mayong et son voisin wapongais[/url] avait été porteur de sens, synonyme de victoire pour le Triumvirat et Yoon Shin qui avait réussi, par la force des négociations, usant du soft power récemment acquis, pour faire pencher la balance en sa faveur. Le Mayong était sorti tranquillisé...temporairement, ce n'était qu'un répit et les crétins qui avaient criés haut et fort une opinion contraire, avaient bien fait rire le quadragénaire...enfin rire...il s'occuperait d'éviter les pots cassés, annonçant bien du travail en perspective.
Bien des choses s'activaient dans l'ombre, les soupçons fleurissaient comme au mois de Mai. Les devoirs du MIS impliquaient désormais, avec bien plus de vigilance, de traquer et de s'assurer de la sécurité de la nation, bien que cette conception, apportée par de feu les colonisateurs adeliens, ne soit pas encore si solide que les autorités voulaient bien le faire croire.
[url=http://www.simpolitique.com/post259785.html#p259785]L'ombre grasse de Diep[/url] ne resterait pas inactive, Li Fu paraissait bien trop entreprenant pour que ce soit le cas...transformant son discours à la rhétorique vaseuse, à l'aide de multiples procédés visant à le justifier dans son bon droit. Les objectifs de ce gouvernement nuisible paraissaient limpides aux yeux du directeur, contrairement à certains de ses contemporains. Tant pis, il ferait sans.
Un monde aux règles impitoyables nécessitait de s'approprier lesdites règles si on voulait jouer et ne pas se faire éjecter. Dans cette partie de Pai Sho, opposant Diep à Sovann, une nation à une autre, il y avait de nombreux pions à bouger...la formule classique était vieille mais, la meilleure défense restait bel et bien l'attaque.
Le tirant de ses réflexions, un appel de son secrétariat lui apprit l'arrivée imminente de Shin...le Directeur Exécutif venait rarement le voir, préférant lui imposer le déplacement. Se redressant dans son fauteuil en cuir, il prit le temps de remettre droite sa cravate rouge caractéristique. Une main qui se voulait ferme résonna contre le bois de la lourde porte de son bureau, à la couverture intérieure blindée, un homme entra.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Et bien...Shin, je ne vous attendais pas à cette heure. Qu'est-ce qui vous amène ? » demanda-t-il, un air absolument innocent modelant ses traits.
Yoon Shin :
Chef de l'exécutif mayongais
« Oh ça, ne faites pas l'innocent...vous vous en doutez certainement, vous êtes intelligent, c'est bien pour ça que vous êtes ici. » répliqua-t-il, un léger rictus bien fugace, sur le visage.
Le chef du MIS sourit légèrement, ce qui équivalait chez lui à une légère déformation de la commissure de ses lèvres. Il reprit de plus belle, d'une voix intentionnellement altérée, légèrement aiguë, jouant un rôle.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Le Wapong serait-il encore une menace ? Pourtant nos accords chers Directeur, n'est-ce pas la preuve d'une paix durable ?! »
Yoon Shin :
Chef de l'exécutif mayongais
« Les crétins qui le pensent sincèrement seront ravis de retrouver ces rats serviles de Li Fu dans leurs maisons et ce dans quelques temps, si rien n'est fait. »
Voyant un léger énervement trahit par le comportement de celui qui demeurait son supérieur, Shao Gen Sovann se radoucit. L'humour avait ses limites.
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Nous prévoyons continuellement l'ensemble des scénarios possibles pour ce qu'il pourrait advenir...les caches d'armes et l'investissement des cavernes et monts dans le Kurong et le reste sera bientôt pleinement réalisé, en prévision du pire. Pour le reste, nous renforçons notre vigilance concernant les entrants wapongais, les mouvements aux frontières et les flux de toutes sortes...mais il ne serait pas étonnant que les services spéciaux soient d'ores et déjà infiltrés au pays.
En ce qui concerne notre programme de recherches...il avance. Pour ce qui est de nos projets concernant l'avenir politique du Wapong, l'opération ainsi que sa pleine élaboration est d'ores et déjà en préparation. Nous attendons la validation de nombreux aspects, de contacts afin de voir si nous pourrions tirer notre épingle du jeu. Pour ce qui est de la provocation du plan de déstabilisation du gouvernement dans la région...je recommande une grande prudence face à l'émergence potentielle d'une situation qui ne serait peut-être pas en notre faveur, il ne faudrait pas que cela ne légitime et ne rallie déjà plus que ça ne l'est à l'heure actuelle, la population autour du PNM. Je privilégie un renforcement de notre assise, de notre puissance, prestige et légitimité à l'intérieur même de nos frontières. La République doit être consolidée, l'entente des partis aussi. »
Yoon Shin :
Chef de l'exécutif mayongais
« Bien, il est nécessaire de préparer une formation politique prête à renverser ou tout du moins remplacer ce gouvernement prédateur. L'alliance des natcaps et des libéraux...ce serait à tenter. Une opération longue et dure à mener, surtout en si peu de temps. Tâchez pour le moment de garder un œil acéré sur nos frontières. Li Fu est bien ancré dans le paysage mais l'épée de Damoclès lui flotte aussi au-dessus de sa tête, et il le sait. »
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Oui, l'évolution des modalités de notre champ d'action n'est pas encore correctement cernée. D'éventuelles opérations hors de notre territoire auront lieu...mais nécessairement pas tout de suite. Il reste que nous avons gagnés suffisamment de temps pour [url=http://www.simpolitique.com/post257616.html#p257616]recevoir certaines livraisons...[/url]Enfin bon, il y aura aussi la situation intérieure à contenir. »
Yoon Shin :
Chef de l'exécutif mayongais
« Bien justement, la LNP est bien surexcitée en ces temps troublés...un coup d'Etat leur serait compliqué, mais qui sait ? Veillez à garder les communistes sous surveillance, ils ont ne fâcheuse tendance à être la source des débordements de ce genre de petites "fêtes" d'Etat à Etat...Pour les gaffes médiatiques et autres dérapages dans le genre, nous gérerons. »
Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS
« Et pour ce qui est de la centrale de Gudae ? Nos prévisions manquent d'observations plus poussées et elles requièrent votre autorisation. »
Yoon Shin :
Chef de l'exécutif mayongais
« Si vous vous sentez capable de récupérer les documents, plans et informations subsidiaires dont vous avez besoin sans nous causer le moindre problème...faites-le, mais agissez avec prudence. »
Note interne | Relative aux derniers événements survenus en Cecopie
11/03/2027
L'Union fiémançaise est depuis quelques mois menacées dans ses espaces les plus développés par des forces étrangères dont, et cela est bien soupçonné au vu de l'ampleur des moyens dont les belligérants officiels disposent, certaines superpuissances de notre monde. Nos services émettent un avis de prudence sur l'implication potentielle de la Fédération d'Aquanox, du Raksasa, de la CESS et du Kirep mais encore de nations fiémançophones à l'ouest de l'Alméra.
L'agression du cœur primaire et pratique de la politique coloniale fiémançaise met en danger, par concomitance le Nankin et nos intérêts.
Toutefois, le Triumvirat ne peut se permettre d'afficher un soutien matériel et effectif officiel afin d'éviter les nuisances potentielles à sa propre stabilité. Le Nankin trouvera ici toute son utilité.
Près de 130 soldats d'élite, vétérans des longues années de guerre civile qu'à subi le Mayong par le passé, seront déployés au sein de la milice communale nankinoise, afin d'appuyer la résistance et les avancées fiémançaises en Cecopie et au Zanyane Sud.
Leur transfert demeurera officieux et tout caractère de distinction apparent entre un milicien nankinois lambda et un homme de nos forces spéciales, a été amoindri et évincé, retiré.
Ces troupes supplémentaires appuieront la formation des miliciens communaux afin de leur offrir leur expertise, leur force et leur savoir-faire dans la poursuite de leurs opérations.
La Fiémance a promis quelques paiements en nature en échange de ce genre de services, eu égard au coût de déploiement et aux risques pris dans un contexte de tensions régionales au Sud Makara.
Nous recommandons une certaine prudence dans cette affaire, tant les potentiels belligérants, agissants officieusement, pourraient nuire à nos intérêts plus qu'en laissent présager les risques connus à cette heure. Une condamnation des forces coalisées et de leurs exactions en Cecopie permettrait de positionner notre politique étrangère sans nous y impliquer de manière officielle. Le Nankin restera le bras et la voie de notre intervention en ces contrées lointaines et déchirées.
Le MIS a assuré au CIRGEF un certain soutien, une coopération dans cette affaire, afin notamment de découvrir la provenance des navires et forces appartenant à des belligérants pour le moment inconnus.
Les eaux profondes du Zanyane, ses senteurs marines, le sel, le sable fin et le soleil...tout ce que Giàp détestait profondément. Maugréant contre le balancement naturel du bâtiment, l'homme en noir n'était qu'à un pas de se mettre à frapper vainement les éléments dès qu'une vague venait lécher les bords du navire, arrosant avec fracas les âmes, plus ou moins errantes à certaines heures, présentes sur le pont.
Ne se sentant pas à son aise en dessous...Giàp passait le plus clair de son temps sur le pont, blanc comme un linge lorsque la mer était agitée.
Marchant sur un poisson laissé là par négligence, il faillit glisser, son corps décrivant un fugace mouvement en arrière. Il projeta son bras afin de saisir la rampe non loin de lui, s'arrêtant de justesse à quelques centimètres du sol froid, sale et mouillé.
Il maudit une fois de plus le ciel, et pour changer...Giàp se remémora tout ce qu'il détestait au plus haut point.
Il détestait les draps rêches de son lit, les plats trop chauds ou trop froids, le moindre plis de ses vêtements, le fait de devoir appeller ses parents mais aussi de ne pas avoir de nouvelles, être envoyé loin mais aussi ne jamais voyager; il se plaignait de trop ou de ne pas assez dormir lorsque c'était le cas, mais aussi des ronflements du voisin, des bruits du bâteau, du clapotis des vagues, et encore du...
Ce fut sans compter l'arrivée plus ou moins précitée, en coup de vent, d'un autre agent de liaison dont la bonne humeur apparente laissa place à un sérieux et une impassabilité plus adaptée alors que le pauvre homme croisa le regard noir de l'agent Giàp.
L'agent sembla lui faire des signes et lui crier quelque chose qu'il n'entendait pas avec le vent. Se rapprochant, il le suivit, longeant les couloirs du bâteau jusqu'à une salle aménagée pour les transmissions, marchant soudainement rapidement. Bon...cette fois il se plaindrait de ne pas avoir été prévenu encore plus tôt.
Visualisant l'image, Giàp ne put se retenir d'ouvrir la bouche, plus ou moins surpris.
Giàp :
Agent de liaison du MIS
« Oh les tarn... »
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Note interne | Relative à une cessation du Lờiasóng (Mayong insulaire)
17/12/2027
Délité et affaibli, l'Empire Makan fait sans doute face à la pire crise de toute son histoire.
Perdant possessions et territoires acquis sous la période communiste désormais révolue, du moins en Eran, le pays est aussi frappé par une crise économique sans précédents.
L'Eone, renouant avec un socialisme modéré, a fait sécession il y a quelques mois à peine de cela, entraînée par le Lychaka aux revers bien plus marxisants.
Sans marges de manœuvre politiques et budgétaires, le nouveau régime pourrait bien s'effondrer, emportant avec lui les projets communs débutés il y a peu avec le gouvernement de notre Etat.
Mais son sauvetage n'est pas l'objet de cette présente note.
Le Lời Hứa Của Sóng (litt. « promesse des flots ») ou dans sa forme courte le Lờiasóng est [url=http://www.simpolitique.com/post262392.html#p262392]une ancienne province mayongaise perdue[/url] lors d'une guerre éclair pour sa possession sous l'U.R.C.M.
Un tel contrôle du détroit a toujours été un enjeu dans l'histoire du pays. Le peuplement de ce petit bout de terre a commencé tôt, avec l'établissement des premières colonies seigneuriales à des âges aujourd'hui révolus.
Enjeu commercial, stratégique et quête dogmatique, le Lờiasóng est l'objet de nombreux intérêts, désirs et besoins qui se sont exprimés sous l'impulsion des peuplades Lâhoms en quête de terres nouvelles et de subsidiaires routes commerciales plus au sud. Au-delà de ça il s'agit aussi pour le « peuple des flots » de suivre les vieux mythes de leurs ancêtres à la recherche d'une terre promise, entourée d'eaux agitées, vue comme une sœur de l'Île-Mère de tous les makarans.
Dans l'imaginaire collectif, renforcé par les différentes contributions des souverains qui se succédèrent en ce qui est aujourd'hui appelé Mayong, le Lờiasóng est vu comme une « seconde moitié ».
En relisant les vieux mythes, légendes et écrits de l'époque, marmonnés et transmis encore aujourd'hui, on entend assez régulièrement une expression révélatrice de l'importance de cette quête vers le sud.
La vieille patrie répondant régulièrement à la dénomination de Giữa đất (litt. « l'entre-terres » ou « l'entre-deux terres »).
Il faut comprendre quelle est l'idée révélée par ce concept qui peut nous sembler abstrait.
Celle d'une civilisation, d'une nation austrobeysinoise dont le cœur ne se situerait non pas sur terre mais sur mer, où toutes les productions, tous les regards s'articuleraient autour du détroit de Fzing.
Et c'est cette idée qui a motivée un grand nombre d'agissements lâhoms en particulier, mais bien vite mayogais au sens large, depuis.
Le Lờiasóng est actuellement en possession de l'Empire Makan suite à la prise d'indépendance du Lychaka socialiste.
Au regard de la situation de l'Empire Makan, les services diplomatiques triumviraux ont reçu une offre potentielle, une piste ouverte aux négociations.
Manquant de fonds, l'Empire pourrait bien vendre le Lờiasóng à l'Etat mayongais.
L'action ouvrant de nouvelles perspectives à notre Etat, tout en contentant les nationalistes de tous bords, vers un éveil national autour de ces retrouvailles.
Si nos diplomates sont encore en négociation concernant le prix d'un tel transfert de souveraineté, nul doute que certaines précautions devront être prises ensuite.
Le Lychaka communiste pourrait bien mal voir les orientations idéologiques foulant ses frontières.
Et la guerre se préparant contre les forces rouges n'est pas pour rassurer certains de nos membres ici-bas.
Nous recommandons au gouvernement toute la prudence nécessaire pour que le processus se passe au mieux.
Avec si nécessaire un départ des forces makanes retardé dans le temps afin de sécuriser le territoire sur la durée.
Note interne | Relative à une cessation du Lờiasóng (Mayong insulaire)
30/04/2028
Le Lờiasóng est une terre fertile, irriguée par les larmes des montagnes lychakienne, elle est une promesse au-delà des flots.
Du temps de l'U.R.C.M et de l'ouverture relative aux échanges, elle était promise à devenir un autre bassin de croissance sous les flux nourris du Mayong et de l'Eran.
Et cetavenir lui appartient peut-être encore, différemment.
En restaurant la fierté mayongaise sur ses terres violées il y a de cela quelques années, le Mayong s'engagera aussi dans une confrontation tacite avec le Lychaka voisin.
Entrainant inévitablement une lutte idéologique, usant des de tous les leviers du soft ainsi que du hard power afin de maintenir à flot son influence et sa crédibilité.
L'ambition pourrait aller au-delà de simples retrouvailles, modelant en vitrine un sanctuaire de l'univers des idées nationales.
Ổ'ong Cát (litt. « alcôve sableuse ») est une antique ville à l'ouest, non loin de la pointe, incarnation de la promesse d'un avenir meilleur.
Forte de sa démographie, de son développement et de son attractivité en somme toute relative dans l'économie rouge, elle captait, avant la chute, la majeure partie de la croissance locale.
Et il s'agit de faire de même, transformant en locomotive l'édifice fragile bâti par des années de socialisme.
Le territoire a l'avantage d'être connecté par voie terrestre au Mayong, rendant facile l'apport de biens, services, entrepreneurs et visiteurs du continent comme du monde entier, peu importe les caprices des flots du Fzing. La nécessité de sécuriser les investissements qui y débouleront par myriade est cruciale.
Par l'installation d'une partie du parc balistique, offert autrefois par le Kaiyuan afin de lutter contre le Wapong nationaliste menaçant, dans les points stratégiques de « l'île sur une île ».
Et les réseaux, fortifications et brigades qui vont avec.
Sans surprise, le Lychaka ne nous aime pas, et cet état de fait est réciproque.
Cet état de fait nécessitant le gel de la situation, par la prise de mesures préventives et coercitives, ou tout du moins d'intimidation.
Si l'on ne peut pas encore éliminer cette puissance rouge...il est possible de l'endiguer.
Gagnant un temps utile à l'édification d'un fer de lance contre la terreur lychakienne.
Pour le moment, les négociations avec l'Empire eranéen en plein mayhem se poursuivent et vont bon train.
Le trésor public a validé la disposition de fonds suffisant à un potentiel rachat.
Somme qui reste par ailleurs au cœur des négociations.
Nul doute que cela est pour bientôt.