Rencontre Oustrie - Sébastov

Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/20/1431369014-dzerjinvo-bis.jpg[/img]
Vue de Dzerjinvo, capitale de la Fédération[/center]

[justify]Après la visite du représentant de la Culture, personnage fort excentrique mais fort intéressant, la Fédération se préparait à recevoir un autre invité de marque, en la personne du Ministre des Affaires Étrangères du Sébastov, voisin de l'Oustrie comme c'est le cas avec le Kirep. Peu d'informations semblaient émaner du pays voisin, si ce n'est qu'une nouvelle révolution venait de s'y produire et portait au pouvoir un nouveau dirigeant, qui voulait faire table rase de ce qui s'était produit auparavant. Les plus modérés au sein de la Fédération s'était montré assez tiède quand à la venu possible d'un représentant du Sébastov, ne sachant pas réellement leurs desseins et ce qu'ils pouvaient bien vouloir en Oustrie. L'Oustrie restait une sorte d'ovni entre la Rostovie, le Kirep et le Sébastov, par un modèle unique et une vision propre du socialisme qui ne se calquait pas sur celles d'un grand Parti Communiste, qui appliquait une ligne assez orthodoxe en général. Mais cela n'était pas nécessairement un grand soucis et quoi qu'il en soit, le Président du Conseil des Délégués du Peuple Volodia Daganovitch, était prêt à recevoir ses hôtes du Sébastov avec les honneurs dû à leur rang. Mais comme lors de la venue du représentant Culturien, il n'y aurait pas de grands débordements de joies, ni de mise en scène grandiose et/ou grotesque. On ferait disposer une compagnie de l'Armée Populaire Communale, quelques drapeaux de l'Oustrie et du Sébastov et on se limiterait à cela pour le cadre général. Arrivé avec un long moment d'avance, la délégation d'Oustrie se tenait non loin de la piste atterrissage en attendant patiemment qu'arrivent les envoyés du Sébastov. En avant de cette dernière, se bien droit et avec le regard fixant l'horizon, se tenait Volodia Daganovitch. [/justify]

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
Sébastov

Message par Sébastov »

[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/253968VitalySakharov.jpg[/img][/center]

Vitaly Sakharov était rentré depuis peu d'Osmanistan mais il devait déjà repartir. Vitaly avait eu la chance d'étudier le dossier sur la Oustrie lors de son voyage de retour et durant les quelques instants restés au pays. La nouvelle politique en affaire étrangère du Sébastov allait forcer de plus en plus Vitaly Sakharov à bouger laissant de plus en plus sa famille pour la patrie.

Vitaly connaissait les enjeux de cette rencontre, un pays proche géographiquement, possible partenaire économique et ayant une politique proche du Tarrisme mais éloigné de la politique actuelle de son pays. L'avion passa au dessus de l'aéroport puis, après un demi tour, entama sa descente. Sakharov se prépara, et bu une dernière gorgée de son verre. La porte s'ouvrit sur le modeste accueil, modeste mais plaisant au moins la Oustrie ne montrait pas une fausse puissance d'un état faible contrairement au Sébastov. Il descendit les quelques marches et se dirigea en direction de Volodia Daganovitch, président du conseil des délégués du peuple de Oustrie.
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]Recevoir le Sébastov marquait l'ouverture de l'Oustrie vis à vis de ses voisins socialistes. Bien qu'il n'en faisait pas grand étalage en public, Daganovitch était très intéressé par les récents évènements qui avaient secoué ses voisins les plus proches, le Sébastov ainsi que le Kirep. Peut-être qu'il y avait là, des éléments importants à apporter au programme de la Fédération et accélérer le processus du socialisme dans le pays. Il savait cependant qu'il ne pouvait pas accomplir tout ce qu'il souhaite, sans devoir auparavant venir à bout de la forte opposition qui se trouve face à lui. Cette visite du voisin de Sébastov allait sans doute être une première marche et un tremplin vers des modifications profondes au sein du pays.

Vitaly Sakharov était un vétéran, comparé à Daganovitch qui paraissait être un jeune premier à côté de lui. Pourtant, ce dernier n'était pas impressionné et ne voulait pas jouer les modestes, ni même se rabaisser. La politique extérieure de l'Oustrie était des relations franches et ouvertes, basé sur un rapport non-antagonique entre les différentes nations. Ce n'est qu'à travers ce prisme qu'il était possible de bâtir des liens d'amitiés solides. Le Sébastov se trouvait dans la même situation économique que l'Oustrie, c'est pourquoi il fallait au plus vite arriver à une entente, tant diplomatique que économique. La petite délégation d'Oustrie se presse à la rencontre de Sakharov, tandis que résonnait les hymnes des deux pays.


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Camarade Sakharov, bienvenue en Oustrie. J'espère que vous avez fait beau voyage et que vous saurez apprécier notre hospitalité. Nous sommes très intéressé par les récents évènements qui ont traversé votre pays, nous aimerons en savoir plus. Mais chaque chose en son temps, prenons déjà place dans la voiture qui nous attend pour nous diriger vers le lieu de notre rencontre. Vous n'avez rien contre le fait que nous sortions de la ville, afin de profiter de la campagne environnante ? »

Les voitures attendaient depuis un petit moment, l'arrivée de la délégation et du Ministre des Affaires Étrangères du Sébastov. Chacun pris sa place dans les trois voitures qui les attendaient pour commencer le petit trajet qui allaient les mener dans un cadre plus agréable et moins congestionner par la ville.

VOLODIA DAGANOVITCH | « Avez-vous une close préliminaire à faire valoir, Camarade Sakharov, avant que nous commencions officiellement cette rencontre ?»[/justify]
Sébastov

Message par Sébastov »

Vitaly Sakharov :

Je ne suis absolument pas contre. Rien de mieux que de visiter un pays lorsqu'on y met le pied pour la première fois. Je pense qu'on apprend beaucoup de chose en prenant le temps d'observer les paysages et les peuples d'une nation.

Vitaly Sakharov suivi l'émissaire de Oustrie vers le véhicule et pris place à son bord.

Vitaly Sakharov :

Je n'ai aucune close préliminaire à faire valoir pour le moment. Je pense que les sujets seront tous traités au moment des discussions officielles. J'aimerais en savoir un peu plus sur votre pays, si cela ne vous dérange pas de me le présenter.

Si vous souhaitez faire valoir une close préliminaire à la rencontre officielle je suis tout ouïe monsieur Daganovitch.
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]Alors que le convoi commençait à sortir de sa concentration industriel et de la ville, il ne fallut que quelques minutes pour se retrouver dans un cadre champêtre et agricole, bordant l'une des nombreuses routes qui menaient à la capitale de la Fédération, Dzerjinvo. Que ce soit à droite ou à gauche, l'on pouvait voir des étendues assez vastes de champs et de culture diverses. Daganovitch semblait pensif par moment, mais n'en oubliait pas qu'il avait un hôte avec lui et qu'il devait bien évidemment tirer le maximum de cet entretien.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Non, nous n'avons aucune clos préliminaire à faire valoir. Nous sommes d'accord pour penser que cette rencontre, posera les bases pour un rapprochement de nos deux nations socialistes. L'Oustrie s'est constitué comme République Socialiste il y a de ça quelques années. Avant, toutes ces vastes étendues appartenaient à des propriétaires fonciers, à une aristocratie terrienne qui laissait volontairement des champs entiers en friches ou en jachère, pour ne pas devoir embaucher des travailleurs agricoles. Un pouvoir tyrannique, sourd et violent à la fois. Notre tradition révolutionnaire date de plusieurs siècles maintenant. Nous avons abattu la réaction, la monarchie et le fascisme dans cet ordre. Nous nous concentrons sur le développement de notre nation, sur sa nécessité de pouvoir être auto-suffisant sur le plan économique et alimentaire. Bâtir une démocratie socialiste véritable, nous montrer intraitable avec nos ennemis, qu'ils soient internes ou non. Nous privilégions la décentralisation, la démocratie directe et à tout les échelons du pouvoir. Nous sommes, en tant que représentant du peuple, scrupuleusement attaché aux masses Oustriennes. Ceci est notre devoir en tant que révolutionnaire. »

Les voitures s'arrêtèrent peu quelques instants après la très brève introduction de la Fédération par Daganovitch à son hôte. Ils descendirent des voitures et d'un geste de la main, fit un signe au Ministre pour qu'ils le suive au cœur d'une des principales coopératives agricoles qui étaient en pleine activité, en cet après-midi. L'on pouvait y voir de nombreuses personnes s'affairé à ramasser des kilos et des kilos de pommes de terres. Peu perturbé par la visite 'officielle', de nombreux travailleurs agricoles saluèrent discrètement le Président du Conseil des Délégués du Peuple, sa délégation et le représentant du Sébastov.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/22/1432637496-coop-agri.jpg[/img][/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Comme vous pouvez le voir, nous avons décidé de mettre les bouchées double en ce qui concerne la gestion socialiste de la terre. De nombreuses coopératives ont été organisés par les travailleurs/paysans eux-même, afin de re-dynamiser l'agriculture au sein de la Fédération. Vous avez ici par exemple, des volontaires étudiants qui viennent sur leurs temps libres ou plusieurs jours par mois, remplir leur devoir civique en allant travailler à la campagne. Nous pensons que de cet façon, chacun se sentira concerner par les affaires de notre nation. Ne vous en faîtes pas Camarade Sakharov, nous aussi en qualité de Délégué du Peuple, nous participons dès que nous le pouvons à ce genre de travaux. Nous devons être des cadres modèles. Je pense que nous nous comprenons. »[/justify]
Sébastov

Message par Sébastov »

Vitaly Sakharov :

Nous vous comprenons en effet, nous avons nous même adopté cela en obligeant notre peuple à participer au travail de la terre. Quand j'entends peuple j'entends naturellement tout le monde, dirigeant et cadre du parti également. Malheureusement, une de vos phrases me pose problème. Vous avez dit que vous participiez également quand vous en aviez le temps. Je ne pense pas que le temps doit être pris en compte ici car il est facile de trouver l'excuse du manque de temps pour ne pas accomplir son devoir, je ne dis pas cela pour vous ou votre gouvernement actuel mais dans le futur certains débordements seront à noter.
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]Le Ministre des Affaires Étrangères venait de marquer un point un point important. Peut-être étais-ce simplement une gaffe, une maladresse, ou une incompréhension. Ceci dit, il fallait remédier au plus vite à cette bourde pour qu'elle ne fasse pas tâche d'huile.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Vous marquez un point. Mais vous n'êtes pas sans savoir que même sous le socialisme, il continue à exister malheureusement, une division flagrante entre les villes et les campagnes, entre le travail intellectuel et manuel. Combler ce fossé ne pourra pas se faire simplement avec de la bonne volonté, mais aussi avec de la détermination. Nous espérons arriver à ce fameux stade qui nous permettra de dissoudre entièrement l'appareil d'État, pour qu'il ne reste que l'administration des choses, gérer directement par la population et sans intermédiaire. Le chemin est long, semé d'embûches. Accomplir notre devoir demande des sacrifices que nous ne pouvons pas nier. »

La visite se poursuivait au sein de la coopérative. Il fut présenter à Vitaly Sakharov plusieurs brigades de travail, l'un des responsables de la coopérative, ainsi que les machines et outils utilisé pour réaliser tout ce travail. Une fois cette petite visite réalisé, la délégation pu prendre place dans un espace aménagé, autour d'une table et en pleine air.

VOLODIA DAGANOVITCH | « Nous aimerions connaître davantage les derniers changements qui se sont opéré au Sebastov, ainsi que la ligne politique qui est suivi. Certaines organisations dans notre pays sont assez sceptique quand au devenir ce votre nation et du Kirep, en bien comme en mal. De notre côté, nous pensons qu'il est normal qu'un pays socialiste traverse des phases de flux et de reflux. Qu'en est-il, concrètement ? »[/justify]
Sébastov

Message par Sébastov »

Vitaly Sakharov eut un petit sourire discret, à peine perceptible lors de la réponse de son homologue de Oustrie

Vitaly Sakharov :

Je suis tout à fait d'accord avec vous, il existe des disparités dans chacune des nations du globe sur ce point, aucune nation ne peut se vanter d'avoir réussi ce pari. Même le Socialisme vie c'est disparité c'est pour cela que des nations telle que les notre ont vues le jour. Comme vous le dites le plus important est de combler cela, tel est notre but. Vous avez parlé de bonne volonté et de détermination mais il ne faut pas oublier l'éducation car c'est par ce dernier point que tu se véhicule et qu'une nation peut avancer. Seule l'éducation pourra transformer l'homme d'aujourd'hui en homme de demain, homme qui pensera avant tout au bien être de la collectivité, une nouvelle société où le "je", le "tu", le "il" et le "vous" n'existerons plus pour laisser place au "nous". La dissolution de l'appareil de l'état pour laisser le pouvoir complet au peuple n'est pour le moment qu'une utopie. Les peuples ne sont pas encore prêt pour cela, notre nation en a fait les frais d'ailleurs. Le temps et l'éducation permet justement de raccourcir ce chemin et d'éviter trop d'embûche, là est en grande partie la différence entre le socialisme et l'anarchisme. Le même but mais pas les solution pour y arriver et ma patrie n'en a prit conscience qu'il y a peu. Notre devoir demande certes des sacrifices mais ces sacrifices sont bien dérisoire par rapport à la beauté de l'objectif final.

Vitaly profita du reste de la visite, étudia ce qu'on lui montrait. Certainement que la face visible de l'iceberg car chaque nation souhaite montrer son plus beau côté. Il parla longuement avec les membres des brigades de travail et l'un des responsables de la coopérative afin d'en apprendre un peu plus sur ce qu'il voyait. Pris place en même temps que son homologue autour de cette table. Drôle de façon de traité une rencontre international pensa t'il à ce moment là mais cela n'était pas pour lui déplaire et après tout il rentrais d'Osmanistan où finalement la situation avait pire qu'une petite rencontre en pleine air. Ah ! Voilà enfin la question fatidique il savait qu'elle arriverait un jour. Il pensa que certains étaient sceptique en Oustrie mais était persuadé que beaucoup soutenait les changements opérés.

Vitaly Sakharov :

Les changements opérés reste simple au final, nous avons décidé de quitter le Tarrisme, une sorte de communisme libertaire, pour le vrai socialisme. Le communisme libertaire de notre nation a montré ses limites et son échec. Au final il n'a pas créé l'unité de la population mais sa division dans une lutte pour le pouvoir. Comme je vous le disais tout à l'heure les peuples ne sont pas encore prêt. Sur le plan économique, politique et social nous avons opté pour une politique plus proche du Gakiste voir du Kirovisme, naturellement de façon adapté à notre nation car un concept ne convient pas à toutes les nations. Notre ligne politique se reflète également dans ces deux idéologies, nous sommes des socialistes convaincus. Notre nation a un fort potentiel e part sa situation géographique vu qu'elle réunie le Nord et le Sud de l'Alméra Orientale, nous comptons bien évidemment exploiter cela pour faire évoluer notre nation sur un plan international important. Pour ce qui est de la situation interne, la situation se stabilise. Comme toute nation non pouvons à tout moment vivre un coups d'état ou une guerre civile mais cela reste mince, même très mince. Nous ,'écartons pas le risque zéro car ce dernier n'existe pas mais le peuple, le Parti et le Gouvernement lutte ensemble, main dans la main pour contrer ces ennemis de l'intérieur. La prise du pouvoir du camarade Iojikov a parmi de commencer un vrai travail de socialisation du pays ainsi qu'un travail de stabilisation du pouvoir. Le peuple est heureux et vie correctement, pour cela nous pouvons nous en féliciter. Nous ne pensons pas qu'il y aura d'autres grands bouleversement pour ma nation dans les prochaines années mais le camarade Iojikov n'est malheureusement pas éternel, il le sera sûrement dans nos têtes et nos cœur mais son corps lui ne l'est malheureusement pas. Je peux vous rassurer sur un point, notre nation évolue pour atteindre l'objectif final que chaque nation socialiste c'est fixé mais comme vous l'avez dit vous même la route est longue.

Puis-je connaître les raisons et sur quels points vos administrations reste sceptique ?
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]Comme à son habitude, Daganovitch avait toujours sur lui de quoi écrire et prendre des notes, afin de pouvoir synthétiser ce que lui disait son interlocuteur. Il parlait avec assez d'aisance et ne cachait pas les problèmes, ni les embûches qui se dressaient devant leur chemin. Cela était très instructif compte tenu de la situation interne au sein de l'Oustrie. Une fois que son interlocuteur est fini, il posa son stylo pour lui apporter son point de vue.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « L'éducation n'est pas une fin en soi. Il existe des pays et des nations qui ont un taux de scolarité exemplaire, des niveaux d'alphabétisation gargantuesque. Ce qui importe, est le contenu et l'attention qui est donné à l'éducation politique des plus jeunes, afin qu'ils soient éveillés sans arrêt. Un bon professeur ne doit pas avoir en face de lui de l'apathie, il doit avoir en face de lui du mordant, des questions, il doit être en difficulté et faire valoir son savoir. Il faut que cela soit comme un match de boxe pour lui, qu'il en sorte couvert de sueur mais conscient qu'il réalise pas à pas l'émancipation nécessaire pour le plus grand nombre. Nous ne devons pas oublier que c'est par la pratique que nous arriverons à changer nos habitudes et la société tout entière. Nous pouvons discuter des heures dans des rencontres-débats, cela ne servira qu'à conforter les intellectuels et les militants dans leur savoir. La question centrale est : Comment faire participer les masses à un processus ininterrompue, qui doit permettre des sauts qualitatifs ? Sans cela, nous n'arriverons à rien, sinon nous fracasser contre un rocher en pleine tempête et voir la contre-révolution venir à nous. »

L'on apporta quelques rafraichissements pour que la discussion puisse continuer. A son habitude, Daganovitch se servit un grand verre d'eau.

VOLODIA DAGANOVITCH | « Vous savez, les changements politiques récents au Kirep et au Sebastov font pencher la balance tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Certains sont effrayés et craignent des répercussions graves sur notre situation interne, tandis que d'autres soutiennent ces initiatives et veulent les appliquer ici. Certains n'ont pas l'habitude du changement et aimeraient qu'une révolution se déroule sur une plaine ensoleillé, avec deux camps bien distinct où chacun sera facilement reconnaissable. A la fin, il ne restera que les révolutionnaires et le tour est joué. Je pense que vous venez de prouver, ainsi que le Kirep, qu'il peut y avoir des flux et des reflux, qu'il n'existe pas un boulevard qu'il suffirait d'emprunter pour arriver au communisme. Si les choses étaient si simple, elles seraient réglé depuis bien longtemps, n'est-ce pas ?

Nous ne pouvons souhaiter que le meilleur pour le Camarade Iojikov, ainsi que pour le peuple du Sebastov, dans sa nouvelle orientation politique, économique et idéologique. Nos avis divergent, mais notre combat reste le même. C'est pour cette raison que nous avons sollicité cette rencontre, afin de sceller entre nos deux peuples, une solide alliance qui recouvrait le domaine économique et militaire. Nous pensons d'ailleurs qu'il serait juste d'y inclure dans un temps prochain, le Kirep et la Rostovie, afin de constituer un bloc compact en Alméra, qui nous sera bénéfique pour tous et toutes. Qu'en pensez-vous ? »[/justify]
Sébastov

Message par Sébastov »

Vitaly Sakharov :

L'éducation ne doit pas être uniquement infantile, tout le monde doit être éduqué en tout temps, du début à la fin de sa vie. Les idéologies évoluent, grandissent et s'adaptent aux époques. Elles ne sont pas figées dans le temps et l'espace et ne doivent surtout pas l'être. La politique est quelque chose de bel et bien vivant, qui grandit, vie et meurt si rien n'est fait pour qu'elle évolue.

L'éducation des masses se fait par des principes simples mais efficaces, les médias. Aujourd'hui tout le monde a accès à un média quelque soit ce dernier. La masse est influencée par ce qu'elle voit, lit et entend, les médias ont faits notre enfance et notre éducation et continue aujourd'hui de façonner notre façon de penser. Il ne faut pas sous estimer son pouvoir. Si vous chercher un moyen d'éduquer toute la population quelque soit son âge, son sexe et son rang social, je parle naturellement pour les nations entrant dans le socialisme ou n'étant pas socialiste lorsque je parle de différence sociale, seul les médias peuvent vous apporter satisfaction. Pour les enfants vous pouvez également utiliser le jeu avec des séries télévisées, des coloriages, des mini jeux de rôle, ... à valeur politique. Pour les adolescents il faut utiliser plutôt l'art et l'idée d'amusement en dehors du foyer grâce à des sorties éducatives amusantes, séries télévisées, groupe de musique, ... Pour les adultes ceci est encore plus simple, il faut utiliser l'information pour cela les campagnes d'affichages, les films, les séries télévisées, les journaux télévisées, la presse radio et écrites. Ensuite vous avez deux axes à employer, plus serait inutile. Vous pouvez soit employer les deux, soit les un seul, ces axes sont l'amour de la patrie, du système et de l'idéologie l'autre est montrer les dérives des états différents et le climat de violence dans lequel ils sont ancrés. Le Sébastov emploi aujourd’hui l'amour plutôt que la haine et la violence. Rien ne vous empêche également d'intégrer des cours obligatoire pour adulte sur leurs lieux de travail mais malheureusement enfermer un adulte, un enfant ou un adolescent dans une salle de cours et il trouvera cela ennuyeux et donc limitera la réussite de l'éducation.

Ceci n'est que mon humble avis et je pense que vous le saviez déjà finalement.


Vitaly accompagna Volodia Daganovitch en se servant également un verre d'eau.


Vitaly Sakharov :

Chaque pays doit trouver sa voie pour mener au communisme, les révolutions sont tantôt violentes tantôt pacifique. Elles peuvent aussi être longue ou moins longue. Cela dépend de votre contexte politico-économique. Le Sébastov s'était grandement affaiblit ces derniers temps sur le plan politique, le changement politique ne pouvait qu'avoir lieu de façon facile et presque non violente. Je ne connais pas très bien votre situation politique malheureusement mais elle semble bien ancrée et non fragilisée ce qui peut rendre la tâche plus difficile ou plus facile suivant l'objectif du gouvernement. Si votre gouvernement tend vers la gauche vous pouvez durcir doucement les lois et introduire parfaitement les principes d'éducation du peuple si au contraire ce dernier tend vers la droite il faudra tout bonnement le remplacer et bien souvent par la force. Mais je ne suis pas d'accord avec vous sur un point, s'il n'existait qu'un boulevard les choses seraient plus compliquées car même si on connait le moyen précis de le mettre en place les ennemis du communisme les connaîtraient aussi empêchant ainsi le communisme de voir le jour, le côté multi-facette permet ainsi d'y arriver par n'importe quels moyens et n'importe quand si le peuple le souhaite.

Comme vous l'avez dit les révolutions de bureau où deux camps distinct s'affronte ne sont qu'une utopie et même après la révolution vous avez plusieurs branches au sein du Parti, le Kirep est très bien placé pour le savoir et nous le vivons également.

Nous souhaitons également le meilleur à la Oustrie et vous remercions pour ces encouragements.

Un bloc compact en Alméra est effectivement un des rêves du camarade Iojikov et du parti, nous pensons que cela est important au vu de nos politiques proches les unes des autres. Nous tentons d'ailleurs de suivre l'exemple du Kirep et de la Rostovie qui sont pour nous deux grands modèles. Cependant, un bloc compact pourrait il se faire sans la CESS ? Je ne le sais pas mais je pense qu'il faudrait prendre en compte cette notion. Mais je pense effectivement que dans un premier temps la Rostovie et le Kirep pourrait être d'une grande aide.
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