Révolution et conspirations
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Sovana
<center>Pax Azudiana
Missive officielle de Justice Clavez au sénat et au Doge :
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/27/1341714626-Prometheus_10.png[/img]
[quote="Justice Clavez"]<center>Messieurs,
Nous réaffirmons notre volonté de ne pas interférer dans les rapports de forces de ces révolutions mais de remplacer les révolutions violentes par les révolutions pacifiques. Peut nous importe que toutes soient écrasés par votre régime tant que celles qui survivent (si il y avait) soient pacifiques. Pour autant nous regrettons de telles révolutions, mais qui nous semblent malheureusement après analyse psychosociologique totalement inévitables. Il s'agit donc d'une forme de pragmatisme philosophique.
Mais certaines révolutions étant faite, pour le meilleur ou le pire il est nécessaire de faire avec. Nous rejoignons donc le pacifisme tarnois et vous annonçons donc par politesse que nous soutiendrons la ville de Logudoro, désormais automne, pour le meilleur ou le pire.
Par ailleurs nous tenons à démentir toutes les rumeurs concernant l'empire Tarnois ! Bien des mauvaises langues tentent de lui imputer prématurément l'introduction du sunnisme en Stalagmanque. Il n'en ai rien. Nous le réaffirmons notre but est de remplacer les révolutions violentes par des pacifiques, sans influencer les rapports de forces entre révolutionnaires et contre révolutionnaires. Il en est assez de jeter la "pierre" sur le Tarnosia simplement parce qu'il s'agit du pays phare du sunnisme ! A aucun moment nous n'avons observés de Tarnois sur place. Les artistes ayant fait les pièces sunnistes sont payés par l'Etat Azudien, les comptes sont publics n'importe qui peut vérifier. Les SEULS à avoir introduit le sunnisme en Stalagmanque sont Azudiens, nous répondons de nos actes et en avons assez de voir accuser un autre, de marionnettiste, ce qui n'est pas notre but non plus. Nous, gouvernementaux Azudiens, en tant qu'Empathes avérés, jurons d'agir pour le bien commun à tout les niveaux, de part notre rectitude morale naturelle et anormale. S'il fallait sacrifier une partie de notre bien dit "National" au profit du Bien de l'Humanité nous le ferions, comme démontre notre proposition d’accueil des Viek Kiongais où nous proposons de leurs donner une partie de notre territoire. Mais nous fumes devancés par notre ami le Tarnosia, qui à eu tout le champ d'action nécessaire pour agir. Bref, cessez d'accuser celui qui n'a rien avoir avec cette histoire et si vous avez des critiques adressez vous à nous ! Car contrairement à d'autres qui se cachent derrière des armes, l’honnêteté nous est chère.
Que la Raison soit avec vous.
[/quote]
Missive officielle de Justice Clavez à la ville de Logudoro :
[quote="Justice Clavez"]<center>Messieurs,
Votre révolution est advenue. Ainsi soit-il. Puisque vous avez embrasser une philosophie sœur nous vous annonçons notre soutient logistique, technologique et financier dans votre développement. Vous êtes certes seulement une ville, entourés de fragments d'idéologies éparses entre communisme et conservateurs, mais cela ne dois pas empêcher votre développement, et une fois les évènements calmés le commerce sera indispensable. Si vous veniez néanmoins à rencontrer des soucis nous serions à votre entière écoute afin de coopérer pour votre bien. Nous pourrons par ailleurs vous aider à prospérer sur les richesses non territoriales et démographiques. Après tout on dit bien qu'il n'y à de richesses que d'humains : nous parlons la bien de la recherche et la technologie. Si vous l'acceptez bien sur.
Que la Raison soit avec vous.
[/quote]</center>
Missive officielle de Justice Clavez au sénat et au Doge :
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/27/1341714626-Prometheus_10.png[/img]
[quote="Justice Clavez"]<center>Messieurs,
Nous réaffirmons notre volonté de ne pas interférer dans les rapports de forces de ces révolutions mais de remplacer les révolutions violentes par les révolutions pacifiques. Peut nous importe que toutes soient écrasés par votre régime tant que celles qui survivent (si il y avait) soient pacifiques. Pour autant nous regrettons de telles révolutions, mais qui nous semblent malheureusement après analyse psychosociologique totalement inévitables. Il s'agit donc d'une forme de pragmatisme philosophique.
Mais certaines révolutions étant faite, pour le meilleur ou le pire il est nécessaire de faire avec. Nous rejoignons donc le pacifisme tarnois et vous annonçons donc par politesse que nous soutiendrons la ville de Logudoro, désormais automne, pour le meilleur ou le pire.
Par ailleurs nous tenons à démentir toutes les rumeurs concernant l'empire Tarnois ! Bien des mauvaises langues tentent de lui imputer prématurément l'introduction du sunnisme en Stalagmanque. Il n'en ai rien. Nous le réaffirmons notre but est de remplacer les révolutions violentes par des pacifiques, sans influencer les rapports de forces entre révolutionnaires et contre révolutionnaires. Il en est assez de jeter la "pierre" sur le Tarnosia simplement parce qu'il s'agit du pays phare du sunnisme ! A aucun moment nous n'avons observés de Tarnois sur place. Les artistes ayant fait les pièces sunnistes sont payés par l'Etat Azudien, les comptes sont publics n'importe qui peut vérifier. Les SEULS à avoir introduit le sunnisme en Stalagmanque sont Azudiens, nous répondons de nos actes et en avons assez de voir accuser un autre, de marionnettiste, ce qui n'est pas notre but non plus. Nous, gouvernementaux Azudiens, en tant qu'Empathes avérés, jurons d'agir pour le bien commun à tout les niveaux, de part notre rectitude morale naturelle et anormale. S'il fallait sacrifier une partie de notre bien dit "National" au profit du Bien de l'Humanité nous le ferions, comme démontre notre proposition d’accueil des Viek Kiongais où nous proposons de leurs donner une partie de notre territoire. Mais nous fumes devancés par notre ami le Tarnosia, qui à eu tout le champ d'action nécessaire pour agir. Bref, cessez d'accuser celui qui n'a rien avoir avec cette histoire et si vous avez des critiques adressez vous à nous ! Car contrairement à d'autres qui se cachent derrière des armes, l’honnêteté nous est chère.
Que la Raison soit avec vous.
[/quote]
Missive officielle de Justice Clavez à la ville de Logudoro :
[quote="Justice Clavez"]<center>Messieurs,
Votre révolution est advenue. Ainsi soit-il. Puisque vous avez embrasser une philosophie sœur nous vous annonçons notre soutient logistique, technologique et financier dans votre développement. Vous êtes certes seulement une ville, entourés de fragments d'idéologies éparses entre communisme et conservateurs, mais cela ne dois pas empêcher votre développement, et une fois les évènements calmés le commerce sera indispensable. Si vous veniez néanmoins à rencontrer des soucis nous serions à votre entière écoute afin de coopérer pour votre bien. Nous pourrons par ailleurs vous aider à prospérer sur les richesses non territoriales et démographiques. Après tout on dit bien qu'il n'y à de richesses que d'humains : nous parlons la bien de la recherche et la technologie. Si vous l'acceptez bien sur.
Que la Raison soit avec vous.
[/quote]</center>
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Rezzacci
<center>Chapitre Suivant : l’amorcée du morcellement des fraticelles harcelés et parcellés en arceaux de garces
Ce qui ne veut strictement rien dire, mais ça fait classe </center>
[quote]<center>Lettre ouverte
Pour : La République Technocratique-Démocratique d’Azude et l’Empire Tarnois
De : la République Populaire et Sunniste de Logudoro
Objet : Remerciements divers et variés</center>
Mesdames, messieurs, messeigneurs et vos Altesses,
C’est avec plaisir et joie – que dis-je, béatitude et plénitude – que nous avons reçu vos encouragements pour notre développement. C’est un soulagement de savoir que nous ne sommes pas seuls en ce monde sauvage et brutal, et que nous pouvons compter sur des amis solides.
Cependant, votre aide ne sera pas nécessaire. Des pourparlers sont en cours avec les Troïka communistes de l’Est de la corne Furibalditaine. Il n’est pas impossible, s’ils stoppent les violences et continuent l’indépendance par la voie de la diplomatie et de la raison, que nous nous allions économiquement – voir diplomatiquement – avec eux dans le futur. Bien entendu, nous exigeront qu’ils respectent les principes humanistes du sunnisme, au moins dans leurs grandes lignes, comme le besoin de paix et de prospérité commune. Ayant un ennemi commun avec eux – la Sérénissime République de Stalagmanque – il nous paraît logique de nous unir avec eux pour mieux résister face à l’adversaire.
Attention, nous précisons bien que nous voulons uniquement résister, et non pas lancer une offensive. Et la résistance sera passive majoritairement.
Bien entendu, nous continuerons de prêcher la bonne parole afin de permettre aux autres cités, si elles le souhaitent, de rejoindre le giron bienfaiteur du sunnisme.
Nous souhaitons aussi préciser que le « Populaire » de notre titre officiel n’est pas négociable. D’une, en vertu du principe « Lex aeterna est », que nous essayerons de respecter au maximum – on ne fait pas n’importe quoi avec la Loi – et aussi afin de bien nous différencier de la république de Stalagmanque. En effet, le politologue du XVIIIe siècle Bertino de Casadi a défini trois types de républiques : la République Marchande, gouvernée par des commerçants et essentiellement l’argent, comme furent l’île de Nurzijk où les démocraties ultralibérales actuelles ; la Sérénissime République, genre que l’on rencontra le plus longtemps par chez nous, et qui se distinguait pas la présence d’une aristocratie non nécessairement pécuniaire, mais surtout morale et intellectuelle ; et enfin la République Populaire, où le pouvoir émanait du peuple directement, la véritable démocratie.
Pour nous distinguer des républiques sérénissimes qui polluèrent notre terre durant des siècles, nous avons décidé, d’un accord commun et par plébiscite, de nous attribuer le qualificatif « Populaire », en son sens original, id est où le pouvoir émane du peuple, des citoyens. Mais nous restons une République, encadrée par des lois, évitant ainsi au peuple de sombrer dans l’ochlocratie et ainsi créer chaos et désordre, et nous éloigner de nos désirs de paix, neutralité et prospérité.
Avec toute notre considération,
MM. Gerurdi, Oblutione & Parlotini, membres de la Troïka de la République Populaire et Sunniste de Logudoro. [/quote]
…………………………
[quote]<center>Lettre ouverte
Pour : La République Technocratique-Démocratique d’Azude et l’Empire Tarnois
De : la Sérénissime République de Stalagmanque
Objet : C’est pas vos oignons</center>
Mesdames, messieurs, messeigneurs et vos Altesses,
En vertu du principe qui fait de nous une nation indépendante, intègre et souveraine, et ce sans interruption depuis des temps immémoriaux, nous plaçant ainsi dans une position de supériorité temporelle par rapport à vous, nous vous prions de ne pas venir semer la zizanie dans nos ménages.
En effet, peut-être vous croyez-vous supérieurs parce que vous pensez détenir la Vérité. Peut-être. Après tout, même les docteurs de l’Eglise font apprendre le doute, le doute par la Raison, qui conduit inévitablement à l’Unique Vérité…
Mais bref, là n’est pas la question.
En effet, vous croyez détenir la vérité. Partons de l’axiome erroné que c’est vrai. Qu’avez-vous comme preuves qui confirment que le sunnisme est le meilleur régime, la meilleure philosophie, la meilleure politique possible ? Rien que des rêves, des chimères, des promesses, des élucubrations dignes des philosophes impies des temps antiques.
Nous, de notre côté, nous avons mille trois cents ans d’Histoire qui confirment que si notre système n’est pas forcément le meilleur, le plus épanoui, le plus égalitaire ou le plus juste, il est au moins le plus stable et le plus durable. Et que souhaite un peuple plus que tout ? Que demain ressemble le plus à aujourd’hui. On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne, et la recherche du mieux est l’ennemie de la recherche du Bien. Nous n’avons pas d’ordre à recevoir de nations qui titubent du haut de leurs décennies d’existence ou qui subissent des révolutions à un tel rythme que la stabilité en devient exotique.
Sachez que notre pays n’a pas embrassé le sunnisme. Ce n’est qu’une plaie purulente, un abcès immonde qui l’a embrassé. Et sachez que jamais Stalagmanque ne sera sunniste. Elle sombrera au fond des flots plutôt que de transiger à la Règle, à l’Ordre, à la Loi.
Nous n’accusons pas l’Empire Tarnois spécifiquement. C’est bien à la République Technocratique-Démocratique d’Azude que nous avons des griefs. Alors, comme ça, on avoue son crime ? On avoue avoir insérer en Stalagmanque l’un des catalyseurs qui accélère la chute de son continent ? Nous qui vous prenions pour des gens cultivés et élevés tant spirituellement qu’intellectuellement, bien qu’hérétiques, nous ne pouvons qu’observer que vous ne valez pas mieux que les autres. Considérez nos relations diplomatiques gelées jusqu’à nouvel ordre. Comme le veut notre tradition, nos ports restent ouverts, nos frontières également, mais, à partir de maintenant et jusqu’à nouvel ordre, plus aucune missive ne vous sera envoyée, plus aucun contact diplomatique et politique ne sera exécuté entre nos deux gouvernements.
Nous sommes déçus. Véritablement déçu.
Et, pour votre information, sachez que nous n’entamerons aucune mesure violente de front à l’encontre de Logudoro. Mais Lex aeterna et qui abalianeri non potest est, et nous ne transigerons pas là-dessus. Dès demain, des camions pleins d’eau de mer, envoyés par la Guilde du Sel, iront à Logudoro pour saler ses terres et les rendre stérile.
Cette cité était un phare tant culturel que politique dans la région. A présent, qu’elle étouffe dans ses mensonges et ses faux prophètes.
Sincèrement,
Aymaro de Gorgonzola, sous-directeur du service de greffe du Sénat de Stalagmanque. [/quote]
………………………..
[quote]<center>Le Souffle
Edition du 31 mai 2019</center>
Oremus sunnismis in gloria
Depuis quelques temps une étrange fièvre s’est emparée des opéras et théâtres de notre monde entier. Nul ne sait pourquoi ni comment, mais tels sont biens les faits que l’on observe dans nos placides contrées.
Des opéras, ne respectant pas la règle de l’Octet ou de Markovnikov, sans aucun souci pour l’Effet Karash, les conventions de Cahn-Ingold-Prelog ou les représentations de Lewis, pullulent n’importe où. La Nomenclature Organique Musicale, ou Nomenclature sans NOM, comme on l’appelle dans le milieu, est bien mise à mal.
Mais, nom d’un chien, qu’est-ce que c’est beau !
Soyons francs immédiatement : le livret ne mérite pas qu’on s’y attarde. Une jeune femme qui se fait embobiner par le système sunniste, rien de bien folichon. Outre le fait que c’est une excellente satyre au second degré de la naïveté que l’on trouve chez les jeunes et du danger que peut représenter un immonde conglomérat de poètes désabusés (ici, les sunnistes), la mise en vers est en un italien moderne et vulgaire des plus écorcheurs aux oreilles. Auraient-ils pu au moins choisir l’italien académique, tel qu’enseigné à l’Académie des Belles Lettres, ou encore le bien meilleur latin, voir l’espagnol en dernier recours, mais jamais encore la langue des campagnes n’avait souillé notre Bel Art qu’est l’opéra.
Fort heureusement, la musique rattrape tout le reste, et largement. Comme nous l’avons déjà précisé, le style est tout à fait nouveau et excentrique, mais attaque directement dans le lard et dans les tripes. Aucun de nos collaborateurs n’a eu les larmes aux yeux en y assistant. Une telle force se dégageait de l’orchestre, une telle puissance, qui ne devenait pas un simple ravissement des oreilles, mais également une transcendance de l’âme, un chamboulement de l’être et une élévation spirituelle.
Attention, nous ne disons pas qu’ils éclipsent nos maîtres d’antan. Gioacchino Violini reste et restera le grand maître incontesté de la Musique et de l’Opera-Buffa, et les nouvelles œuvres n’arrivent pas à l’orteil de celles de Furtozetti, Bruttini ou Gialli.
Hélas, trois fois hélas ! Si seulement les révolutionnaires, tant sunnistes que communistes, se limitaient à la musique plutôt que de se mêler de politique, le monde ne s’en porterait que mieux.
Mais toujours est-il que les sunnistes manipulent des forces dont ils n’ont pas conscience. Nous autres, stalagmantins de longue date, connaissons le pouvoir et la portée des notes, et savons quelles graves conséquences elles peuvent avoir dans des mains inexpérimentées. Souvenons-nous de Wolfgang Amadeus Goethe, l’émigré du Schlessien, qui poussa au suicide quasiment toute une génération de jeunes mâles embrouillés par ses idées. Il y en a plein d’autres, mais gardons à l’esprit celui-ci. Le fanatisme, la déformation, l’attachement aux formes et non au fond, voilà ce qui attend le sunnisme en Stalagmanque. Déjà Logudoro s’allie aux communistes, et déjà les convois d’eau salée se dirigent vers l’ancien Judicat Libre.
Leur faible expérience en matière de musique se traduira par une échéance à brève période. Les sunnistes, comme les communistes, ne sauront tenir sur la durée. Dureront-ils à peine un ou deux siècles que déjà ils s’éteindront dans la fleur de l’âge.
Quant à nous, bons stalagmantins, profitons de l’éternelle vie que nous a accordé le Seigneur. Remercions-Le, et gardons à l’esprit que la grandeur d’un pays ne se mesure ni à sa population, sa taille, ou son rayonnement, mais bien à l’aune de ses siècles d’existence.
Salve[/quote]
………………………..
4 place du Grand-Bûc, Tartari, R.P. de Tartari
Bar de la Bonne Bedaine
Autour d’une table, deux poivrots discutent de la politique intranationale des derniers jours.
« Hé, mais, vous savez pas quoi ?
- Non, quoi ?
- La révolution avance, tiens ! Le peuple est en train de vaincre !
- Ah bon ? Je croyais que ça s’était calmé.
- N’importe quoi ! D’où tu tiens ces informations ?
- Et toi, d’où tu tiens tes informations ?
- Peu importe. Toujours est-il que mon beau-frère, qui est un Fulgosco, a dit à ma femme que la révolution avançait dangereusement. Pour eux, bien sûr.
- Mais comment ça, ça avance dangereusement ?
- Tu veux savoir ? Les villes de Doncca, d’Asthmise et Tremor possèdent leur propre Troïka, à présent ! Cela doit sûrement mit sur le compte du siège de Pazaccévi. Le communisme vaincra !
- Ne crie pas victoire trop vite. Les sunnistes prennent du pouvoir, aussi. Logudoro ne compte pas s’arrêter là : je tiens de source sûre de mon cousin qui travaille au Mi-figue mi-raisin que tout l’ancien évêché de San Luca va d’ici peu basculer dans le sunnisme le plus noir et absolu qui existe.
- De toute façon, c’est bientôt la fin. Regarde : la Nursie est en pleins troubles, et aucun moyen de contrôle n’est là-bas pour le maintenir en ordre. Tout le Nord-Est, et même l’est complet, est sous obédience communiste. Le Sud et Sud-Ouest va bientôt se retrouver sunniste. Stalagmanque est perdue, de toutes façons ! Eux qui se vantaient de leur système millénariste, il s’effondre sous son propre poids !
- Ne plaisante pas. Il pourrait toujours y avoir un retournement de situation quelconque. Et tu verras : ces crampons de stalagmantins trouveront quand même le moyen de pourrir l’existence à de pauvres travailleurs pour encore quelques siècles. Crois-moi : ils ont toujours été forts à ce jeu-là, ils n’arrêteront pas de sitôt.
Ce qui ne veut strictement rien dire, mais ça fait classe </center>
[quote]<center>Lettre ouverte
Pour : La République Technocratique-Démocratique d’Azude et l’Empire Tarnois
De : la République Populaire et Sunniste de Logudoro
Objet : Remerciements divers et variés</center>
Mesdames, messieurs, messeigneurs et vos Altesses,
C’est avec plaisir et joie – que dis-je, béatitude et plénitude – que nous avons reçu vos encouragements pour notre développement. C’est un soulagement de savoir que nous ne sommes pas seuls en ce monde sauvage et brutal, et que nous pouvons compter sur des amis solides.
Cependant, votre aide ne sera pas nécessaire. Des pourparlers sont en cours avec les Troïka communistes de l’Est de la corne Furibalditaine. Il n’est pas impossible, s’ils stoppent les violences et continuent l’indépendance par la voie de la diplomatie et de la raison, que nous nous allions économiquement – voir diplomatiquement – avec eux dans le futur. Bien entendu, nous exigeront qu’ils respectent les principes humanistes du sunnisme, au moins dans leurs grandes lignes, comme le besoin de paix et de prospérité commune. Ayant un ennemi commun avec eux – la Sérénissime République de Stalagmanque – il nous paraît logique de nous unir avec eux pour mieux résister face à l’adversaire.
Attention, nous précisons bien que nous voulons uniquement résister, et non pas lancer une offensive. Et la résistance sera passive majoritairement.
Bien entendu, nous continuerons de prêcher la bonne parole afin de permettre aux autres cités, si elles le souhaitent, de rejoindre le giron bienfaiteur du sunnisme.
Nous souhaitons aussi préciser que le « Populaire » de notre titre officiel n’est pas négociable. D’une, en vertu du principe « Lex aeterna est », que nous essayerons de respecter au maximum – on ne fait pas n’importe quoi avec la Loi – et aussi afin de bien nous différencier de la république de Stalagmanque. En effet, le politologue du XVIIIe siècle Bertino de Casadi a défini trois types de républiques : la République Marchande, gouvernée par des commerçants et essentiellement l’argent, comme furent l’île de Nurzijk où les démocraties ultralibérales actuelles ; la Sérénissime République, genre que l’on rencontra le plus longtemps par chez nous, et qui se distinguait pas la présence d’une aristocratie non nécessairement pécuniaire, mais surtout morale et intellectuelle ; et enfin la République Populaire, où le pouvoir émanait du peuple directement, la véritable démocratie.
Pour nous distinguer des républiques sérénissimes qui polluèrent notre terre durant des siècles, nous avons décidé, d’un accord commun et par plébiscite, de nous attribuer le qualificatif « Populaire », en son sens original, id est où le pouvoir émane du peuple, des citoyens. Mais nous restons une République, encadrée par des lois, évitant ainsi au peuple de sombrer dans l’ochlocratie et ainsi créer chaos et désordre, et nous éloigner de nos désirs de paix, neutralité et prospérité.
Avec toute notre considération,
MM. Gerurdi, Oblutione & Parlotini, membres de la Troïka de la République Populaire et Sunniste de Logudoro. [/quote]
…………………………
[quote]<center>Lettre ouverte
Pour : La République Technocratique-Démocratique d’Azude et l’Empire Tarnois
De : la Sérénissime République de Stalagmanque
Objet : C’est pas vos oignons</center>
Mesdames, messieurs, messeigneurs et vos Altesses,
En vertu du principe qui fait de nous une nation indépendante, intègre et souveraine, et ce sans interruption depuis des temps immémoriaux, nous plaçant ainsi dans une position de supériorité temporelle par rapport à vous, nous vous prions de ne pas venir semer la zizanie dans nos ménages.
En effet, peut-être vous croyez-vous supérieurs parce que vous pensez détenir la Vérité. Peut-être. Après tout, même les docteurs de l’Eglise font apprendre le doute, le doute par la Raison, qui conduit inévitablement à l’Unique Vérité…
Mais bref, là n’est pas la question.
En effet, vous croyez détenir la vérité. Partons de l’axiome erroné que c’est vrai. Qu’avez-vous comme preuves qui confirment que le sunnisme est le meilleur régime, la meilleure philosophie, la meilleure politique possible ? Rien que des rêves, des chimères, des promesses, des élucubrations dignes des philosophes impies des temps antiques.
Nous, de notre côté, nous avons mille trois cents ans d’Histoire qui confirment que si notre système n’est pas forcément le meilleur, le plus épanoui, le plus égalitaire ou le plus juste, il est au moins le plus stable et le plus durable. Et que souhaite un peuple plus que tout ? Que demain ressemble le plus à aujourd’hui. On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne, et la recherche du mieux est l’ennemie de la recherche du Bien. Nous n’avons pas d’ordre à recevoir de nations qui titubent du haut de leurs décennies d’existence ou qui subissent des révolutions à un tel rythme que la stabilité en devient exotique.
Sachez que notre pays n’a pas embrassé le sunnisme. Ce n’est qu’une plaie purulente, un abcès immonde qui l’a embrassé. Et sachez que jamais Stalagmanque ne sera sunniste. Elle sombrera au fond des flots plutôt que de transiger à la Règle, à l’Ordre, à la Loi.
Nous n’accusons pas l’Empire Tarnois spécifiquement. C’est bien à la République Technocratique-Démocratique d’Azude que nous avons des griefs. Alors, comme ça, on avoue son crime ? On avoue avoir insérer en Stalagmanque l’un des catalyseurs qui accélère la chute de son continent ? Nous qui vous prenions pour des gens cultivés et élevés tant spirituellement qu’intellectuellement, bien qu’hérétiques, nous ne pouvons qu’observer que vous ne valez pas mieux que les autres. Considérez nos relations diplomatiques gelées jusqu’à nouvel ordre. Comme le veut notre tradition, nos ports restent ouverts, nos frontières également, mais, à partir de maintenant et jusqu’à nouvel ordre, plus aucune missive ne vous sera envoyée, plus aucun contact diplomatique et politique ne sera exécuté entre nos deux gouvernements.
Nous sommes déçus. Véritablement déçu.
Et, pour votre information, sachez que nous n’entamerons aucune mesure violente de front à l’encontre de Logudoro. Mais Lex aeterna et qui abalianeri non potest est, et nous ne transigerons pas là-dessus. Dès demain, des camions pleins d’eau de mer, envoyés par la Guilde du Sel, iront à Logudoro pour saler ses terres et les rendre stérile.
Cette cité était un phare tant culturel que politique dans la région. A présent, qu’elle étouffe dans ses mensonges et ses faux prophètes.
Sincèrement,
Aymaro de Gorgonzola, sous-directeur du service de greffe du Sénat de Stalagmanque. [/quote]
………………………..
[quote]<center>Le Souffle
Edition du 31 mai 2019</center>
Oremus sunnismis in gloria
Depuis quelques temps une étrange fièvre s’est emparée des opéras et théâtres de notre monde entier. Nul ne sait pourquoi ni comment, mais tels sont biens les faits que l’on observe dans nos placides contrées.
Des opéras, ne respectant pas la règle de l’Octet ou de Markovnikov, sans aucun souci pour l’Effet Karash, les conventions de Cahn-Ingold-Prelog ou les représentations de Lewis, pullulent n’importe où. La Nomenclature Organique Musicale, ou Nomenclature sans NOM, comme on l’appelle dans le milieu, est bien mise à mal.
Mais, nom d’un chien, qu’est-ce que c’est beau !
Soyons francs immédiatement : le livret ne mérite pas qu’on s’y attarde. Une jeune femme qui se fait embobiner par le système sunniste, rien de bien folichon. Outre le fait que c’est une excellente satyre au second degré de la naïveté que l’on trouve chez les jeunes et du danger que peut représenter un immonde conglomérat de poètes désabusés (ici, les sunnistes), la mise en vers est en un italien moderne et vulgaire des plus écorcheurs aux oreilles. Auraient-ils pu au moins choisir l’italien académique, tel qu’enseigné à l’Académie des Belles Lettres, ou encore le bien meilleur latin, voir l’espagnol en dernier recours, mais jamais encore la langue des campagnes n’avait souillé notre Bel Art qu’est l’opéra.
Fort heureusement, la musique rattrape tout le reste, et largement. Comme nous l’avons déjà précisé, le style est tout à fait nouveau et excentrique, mais attaque directement dans le lard et dans les tripes. Aucun de nos collaborateurs n’a eu les larmes aux yeux en y assistant. Une telle force se dégageait de l’orchestre, une telle puissance, qui ne devenait pas un simple ravissement des oreilles, mais également une transcendance de l’âme, un chamboulement de l’être et une élévation spirituelle.
Attention, nous ne disons pas qu’ils éclipsent nos maîtres d’antan. Gioacchino Violini reste et restera le grand maître incontesté de la Musique et de l’Opera-Buffa, et les nouvelles œuvres n’arrivent pas à l’orteil de celles de Furtozetti, Bruttini ou Gialli.
Hélas, trois fois hélas ! Si seulement les révolutionnaires, tant sunnistes que communistes, se limitaient à la musique plutôt que de se mêler de politique, le monde ne s’en porterait que mieux.
Mais toujours est-il que les sunnistes manipulent des forces dont ils n’ont pas conscience. Nous autres, stalagmantins de longue date, connaissons le pouvoir et la portée des notes, et savons quelles graves conséquences elles peuvent avoir dans des mains inexpérimentées. Souvenons-nous de Wolfgang Amadeus Goethe, l’émigré du Schlessien, qui poussa au suicide quasiment toute une génération de jeunes mâles embrouillés par ses idées. Il y en a plein d’autres, mais gardons à l’esprit celui-ci. Le fanatisme, la déformation, l’attachement aux formes et non au fond, voilà ce qui attend le sunnisme en Stalagmanque. Déjà Logudoro s’allie aux communistes, et déjà les convois d’eau salée se dirigent vers l’ancien Judicat Libre.
Leur faible expérience en matière de musique se traduira par une échéance à brève période. Les sunnistes, comme les communistes, ne sauront tenir sur la durée. Dureront-ils à peine un ou deux siècles que déjà ils s’éteindront dans la fleur de l’âge.
Quant à nous, bons stalagmantins, profitons de l’éternelle vie que nous a accordé le Seigneur. Remercions-Le, et gardons à l’esprit que la grandeur d’un pays ne se mesure ni à sa population, sa taille, ou son rayonnement, mais bien à l’aune de ses siècles d’existence.
Salve[/quote]
………………………..
4 place du Grand-Bûc, Tartari, R.P. de Tartari
Bar de la Bonne Bedaine
Autour d’une table, deux poivrots discutent de la politique intranationale des derniers jours.
« Hé, mais, vous savez pas quoi ?
- Non, quoi ?
- La révolution avance, tiens ! Le peuple est en train de vaincre !
- Ah bon ? Je croyais que ça s’était calmé.
- N’importe quoi ! D’où tu tiens ces informations ?
- Et toi, d’où tu tiens tes informations ?
- Peu importe. Toujours est-il que mon beau-frère, qui est un Fulgosco, a dit à ma femme que la révolution avançait dangereusement. Pour eux, bien sûr.
- Mais comment ça, ça avance dangereusement ?
- Tu veux savoir ? Les villes de Doncca, d’Asthmise et Tremor possèdent leur propre Troïka, à présent ! Cela doit sûrement mit sur le compte du siège de Pazaccévi. Le communisme vaincra !
- Ne crie pas victoire trop vite. Les sunnistes prennent du pouvoir, aussi. Logudoro ne compte pas s’arrêter là : je tiens de source sûre de mon cousin qui travaille au Mi-figue mi-raisin que tout l’ancien évêché de San Luca va d’ici peu basculer dans le sunnisme le plus noir et absolu qui existe.
- De toute façon, c’est bientôt la fin. Regarde : la Nursie est en pleins troubles, et aucun moyen de contrôle n’est là-bas pour le maintenir en ordre. Tout le Nord-Est, et même l’est complet, est sous obédience communiste. Le Sud et Sud-Ouest va bientôt se retrouver sunniste. Stalagmanque est perdue, de toutes façons ! Eux qui se vantaient de leur système millénariste, il s’effondre sous son propre poids !
- Ne plaisante pas. Il pourrait toujours y avoir un retournement de situation quelconque. Et tu verras : ces crampons de stalagmantins trouveront quand même le moyen de pourrir l’existence à de pauvres travailleurs pour encore quelques siècles. Crois-moi : ils ont toujours été forts à ce jeu-là, ils n’arrêteront pas de sitôt.
-
Rezzacci
[HRP : Désolé pour l’immense retard, mais des évènements qui auraient pû changer la totalité du rp dans sa forme m’ont empêché d’avancer. Mais bon, a pu problème, donc on peut continuer.
Bon, bonne continuation, mais dîtes-vous que c’est l’une des dernières lignes droite ! /HRP]
<center>Chapitre Presque-Dernier : la Presque Fin
30 juillet 2019</center>
…………………
Dans le bureau de la Troïka d’Héphaïs, Vladimir Tetri reçoit un expert en géopolitique.
- Alors, camarade professeur, qu’elle est le problème dont vous vouliez m’entretenir ?
- La situation est grave, camarade troïkiste. Le Sénat a officiellement cessé toute tentative de coercition de nos manœuvres indépendantistes. Juste par respect des lois et traditions, il viendra saler nos terres, mais, dit-il, de manière assez succincte, juste pour la forme. Le Sénat a également informé qu’une fois que la région continentale sera stabilisée, il acceptera toutes les formes de traité de paix et de commerce que nous voudrons, tant qu’ils respecteront leur souveraineté et le fait que l’on ne possède aucune vue sur l’île de Furibaldi et celle de Nursie.
- Je ne vois pas en quoi cela est une mauvaise nouvelle.
- Tout d’abord, je voulais savoir : est-ce que nous respecterons ces volontés ?
- Bien entendu. Après tout, ils se révélèrent d’admirables adversaires, et ils ne pourront plus faire de mal sur leur île. On peut les considérer comme morts ! Mais quel est le problème, alors, dîtes-moi ?
- Eh bien, camarade, en fait, en nous donnant quartier libre pour le contrôle du continent… Des dizaines de Troïka sont apparues.
- Je… En effet, c’est quelque peu problématique. L’unification sera compliquée, à ce que je vois…
- Et le pire n’est pas là, camarade. Non seulement on compte actuellement 147 Troïkas communo-marxo-populo-kirovo-socialistes, mais elles ne représentent que 47% des Troïkas actuellement existantes.
- Et le reste, qu’est-ce ?
- 29% sont sunnistes, camarade. Leur popularité ne cesse d’augmenter. Fort heureusement que nous avons déjà un partenariat avec eux, ce qui facilitera les négociations ensuite.
- Attendez… 47 plus 29, ça ne fait que 76. Que sont devenus les 24% de Troïkas restantes ?
- On ne sait pas vraiment. Certaines sont des indécises, d’autres suivent des mouvements curieux… Certaines sont social-catholiques, d’autres des bureaucrates tyranniques, certaines sont technocrates sur le modèle azudien – le modèle démocratique en moins – et enfin certaines reviennent à un système judiciarchique. Mais, curieusement, toutes sont basées sur notre système gouvernemental : le Démosburo, la Troïka et la Burokratika. Seule l’étendue des pouvoirs de chaque organisme et la manière de nomination des membres de la Troïka peut changer.
- C’est une… Catastrophe ! Il va falloir mater ces rebelles ! Nous pouvons conserver les sunnistes, mais pas les autres ! L’U.R.P.H. se doit d’être une république unie !
- Mais vous ne savez pas le pire, camarade.
- Quoi, il y a pire, encore ?
- Il reste encore un nombre incalculable de villes et villages battant pavillon stalagmantin. La bonne nouvelle est que leur patriotisme et leur loyalisme a sensiblement baissé depuis l’allocution officielle de la fête nationale. Ils se sentent trahis, abandonnés, délaissés. Il faut frapper fort, et vite !
- Et que préconisez-vous ?
- Lancer des attaques rapides contre les autres grandes cités encore debout, faire appel au Kirkstan pour obtenir des fonds et des troupes et des armes et du soutien.
- Ce sera suffisant, vous croyez ?
- Je l’espère, camarade. Il faut garder la mainmise sur le continent si on ne veut pas être dépassé par les dissensions internes inhérentes qui existeront entre les Troïka.
- Très bien, camarade. Vous serez récompensés en temps et en heure comme il se doit, bien entendu.
………………
Place Saint-Luc, Stalagmanque, S.R. de Stalagmanque
« Monseigneur ! Monseigneur ! Un homme vous demande !
- Quel genre de bonhomme ?
- Un obèse, habillé tout en noir avec une fraise ! »
Le Conseil des VII, qui se trouvait dans le bureau du Doge en la compagnie du chef d’Etat, descendirent précipitamment et arrivèrent sur la place Saint-Luc, qui faisait face au Palais des Doges.
Une délégation nursienne était là. Tout en noir, qui contrastait avec les habits colorés et bigarrés des stalagmantins, teintés de vermillon et de rouge, elle inspirait crainte et méfiance. Leurs tenues désuètes rivalisaient d’obsolescence avec les costumes traditionnels des stalagmantins, toujours d’usages.
Dix-sept individus semblaient plus importants, car ils avaient des chapeaux plus grands. Au milieu d’eux, sur un trône improvisé, l’un des hommes les plus obèses qu’il ait été donné de voir aux yeux d’un stalagmantin était vautré.
Joost Tulpdam, aujourd’hui membre du Conseil des Dix-Sept, s’avança.
« Nous venons lancer un défi au chef d’Etat de Stalagmanque ! »
Domenico Ostrica s’avança pour le chasser, mais la main anémiée, blafarde et veinée de bleu du Doge l’en empêcha. Ce dernier, emmitouflé dans son manteau dogal, s’avança, s’appuyant sur sa canne. Il alla jusqu’en face de Tulpdam, et le fixa droit dans les yeux.
« Quels sont les paramètres de ce défi ?
- Les… paramètres ?
- Oui, les paramètres. Ce qui le caractérisera. En particulier, le déroulement et l’enjeu.
- Ah, oui, bien entendu. Le déroulement, selon les anciennes traditions stalagmantines, se dérouleront en deux étapes. »
De nombreux badauds se mirent à chuchoter. Deux étapes ? Mais ce n’était spécifié nulle part. Un défi se déroulait en une seule manche, et mortelle, habituellement. Mais Adso Rezzacci ne semblait pas se démonter.
« Le duel en deux étapes ? Mais bien entendu. Normalement, il se déroule entre deux nations. Laquelle représentez-vous ?
- Nous représentons la toute nouvelle et proclamée République marchande de Nurzijk.
- Elle n’est pas répertoriée dans nos archives.
- C’est bien là l’enjeu de ce défi : l’indépendance de toute l’île, sans concession aucune.
- Ah, je vois. Vous êtes un gouvernement révolutionnaire, ou en exil ?
- Je dirais révolutionnaire, car on est pas vraiment en exil. Mais là n’est pas la question.
- Fort bien. Quelles seront les deux étapes ?
- La première, une épreuve intellectuelle. La partie d’échecs classique.
- Je concède.
- La deuxième épreuve sera la plus dure. Un duel au sabre, qui se terminera par l’abdication ou la mort d’un des deux adversaires.
- D’accord. Et j’imagine que c’est moi, pauvre vieillard phtisique, qui est le défié ?
- Bien entendu. Et je suis le défieur.
- Excusez-moi, sieur Tulpdam, mais c’est contraire aux règles. »
La confiance suffisante qu’il y avait dans les yeux de Joost s’évanouit aussitôt.
« Comment ça ?
- La coutume du duel en deux étapes veut et exige qu’un chef d’Etat ne combatte qu’un chef d’Etat. Quel est le vôtre ? »
Un greffier, sorti de sa tanière, s’approcha du Doge, le salua avec révérence, lui chuchota quelques mots à l’oreille en lui désignant l’obèse morbide qui patientait au soleil.
« Mmh… Willem van Violet. Commissaire des Comptes de Nurzijk. Ce doit être lui, mon adversaire, et nul autre. »
Joost Tulpdam considéra avec dégoût son supérieur. Mais il réfléchit : on avait un tas de saindoux amorphe contre un asthmatique qui risquait de mourir à chaque inspiration.
Le combat était équitable.
« Fort bien, commençons… »
<center>Etape I : Duel d’échecs
Blancs : Mgr. Adso K.S. Rezzacci, Sérénissime Doge de Stalagmanque
Noirs : Willem van Violet, Commissaire des Comptes de la Compagnie Grachtdamoise de la Tulipe</center>
Les deux adversaires se faisaient face, le plateau avait été préparé. Un jeu magnifique, il faut le dire. Les pièces blanches étaient en ivoire le plus poli, et les pièces noires étaient en obsidienne profonde. Les cases en étaient de même.
Stalagmanque, en tant qu’agressée, avait l’honneur de commencer. Adso Rezzacci était un homme d’une grande intelligence, disait-on, et un grand stratège, qui s’y connaissait merveilleusement bien en échecs. Les yeux endormis et mi-clos du commissaire des comptes lui donnaient un air profondément bête, mais certaines mauvaises langues affirmaient qu’il valait mieux ne pas s’y fier.
Les deux chefs d’Etat se jaugèrent du regard. Il était très impressionnant, pour le public, d’observer ces deux épaves, reliquats d’êtres humains, purs produits de l’acharnement typiquement humain de s’accrocher à la moindre parcelle de vie malgré un organisme qui aura dû trépasser il y a cela des années.
« Avec ou sans pendule ? proposa Adso Rezzacci.
- Sans, merci. Il n’y a rien de pire que le stress pour gâcher une bonne partie.
- Oh, comme je suis de votre avis. Donnons-nous au moins une limite, non ? Jusqu’au coucher du soleil.
- Le soleil est tout juste son zénith. J’accepte. »
Le temps était doux et léger. Le soleil réchauffait des corps à peine rafraîchit pas la douce brise estivale.
Le doge commença en déplaçant un simple pion d’une case. Le commissaire des comptes analysa bien le mouvement, et, de sa main potelée, prit d’un air indolent un pion faire faire exactement le même coup que son homologue, mais en miroir.
La partie était proprement exaltante, mais pour qui sait apprécier le tempérament léthargique des flamands et la promptitude à la rêverie latine. Les coups s’enchaînaient avec la rapidité du lapin nain atteint de lumbago. Les deux compétiteurs s’avéraient être de redoutables adversaires, pour l’un comme pour l’autre.
Subtilement, une guerre d’usure se mit en place. Aucun n’allait à l’offensive, et n’attaquait que lorsque les pièces étaient en configuration optimale, et ce par le plus grand des hasards dans le plus grand des cas.
Le combat dura plusieurs heures. Les pièces tombaient les unes après les autres. Aucun des deux adversaires ne semblait l’emporter sur l’autre.
La fin approchait, le ciel se teintait d’orange. Le crépuscule était imminent. Mais l’achèvement également. Il n’y avait plus que trois pièces sur le plateau : le roi stalagmantin, et le couple royal nursien. Le tout bloqué dans un coin.
Et là, le coup fatal. Willem van Violet déplaça son roi trop prêt de celui de Rezzacci. Les deux regardèrent le plateau, et le commissaire des comptes comprit son erreur. Trop tard : pièce touchée, pièce jouée.
Sur le plateau se trouvait une belle situation de pat. Ni gagnant, ni perdant. Les deux compétiteurs, visiblement au-dessus de l’issue du problème, se mirent à rire de la situation. Leurs deux rires conjugués étaient véritablement effrayants : d’un côté le rire d’asthmatique, presque inaudible, du doge ; de l’autre, un rire gras, mais trop gras, suintant et gluant, du commissaire des comptes.
Les témoins, eux, affichaient des mines de déterrés.
« Match nul, fit le Grand-Maître de l’Inquisition, qui servait d’arbitre. Eh bien, je crois que l’issue du duel se décidera entièrement demain… »
………………
[HRP : Dernière étape (bientôt le bout du tunnel !)
Il reste environ 50% du territoire continental qui est stalagmantin, et qui est livré à la merci des révolutionnaires.
Donc, Sovanna et Chaarden, à vous de faire le plus beau rp pour imposer votre vision au maximum de nouveaux territoires. Vous avez carte blanche, tous les coups sont permis, et c’est le MJ qui décidera qui de vous deux aura le plus gros territoire.
A l’adresse du MJ : à mon prochain post, qui aura lieu après l’indépendance du continent, la Nursie sera indépendante, selon un régime ploutocratique et oligarchique. Tu pourras en faire ce que tu veux (bien entendu, pour toute information je suis là)
Comme je l’ai dit donc, tu auras à décider de qui gagne entre Sovanna et Chaarden. Je te ferais un rappel le moment venu.
Ensuite, tu pourras procéder au découpage administratif. Toute la partie continentale est indépendante et globalement unifiée, normalement, et s’il y a des questions, je suis disponible pour répondre à tous.
Que le meilleur gagne ! /HRP]
Bon, bonne continuation, mais dîtes-vous que c’est l’une des dernières lignes droite ! /HRP]
<center>Chapitre Presque-Dernier : la Presque Fin
30 juillet 2019</center>
…………………
Dans le bureau de la Troïka d’Héphaïs, Vladimir Tetri reçoit un expert en géopolitique.
- Alors, camarade professeur, qu’elle est le problème dont vous vouliez m’entretenir ?
- La situation est grave, camarade troïkiste. Le Sénat a officiellement cessé toute tentative de coercition de nos manœuvres indépendantistes. Juste par respect des lois et traditions, il viendra saler nos terres, mais, dit-il, de manière assez succincte, juste pour la forme. Le Sénat a également informé qu’une fois que la région continentale sera stabilisée, il acceptera toutes les formes de traité de paix et de commerce que nous voudrons, tant qu’ils respecteront leur souveraineté et le fait que l’on ne possède aucune vue sur l’île de Furibaldi et celle de Nursie.
- Je ne vois pas en quoi cela est une mauvaise nouvelle.
- Tout d’abord, je voulais savoir : est-ce que nous respecterons ces volontés ?
- Bien entendu. Après tout, ils se révélèrent d’admirables adversaires, et ils ne pourront plus faire de mal sur leur île. On peut les considérer comme morts ! Mais quel est le problème, alors, dîtes-moi ?
- Eh bien, camarade, en fait, en nous donnant quartier libre pour le contrôle du continent… Des dizaines de Troïka sont apparues.
- Je… En effet, c’est quelque peu problématique. L’unification sera compliquée, à ce que je vois…
- Et le pire n’est pas là, camarade. Non seulement on compte actuellement 147 Troïkas communo-marxo-populo-kirovo-socialistes, mais elles ne représentent que 47% des Troïkas actuellement existantes.
- Et le reste, qu’est-ce ?
- 29% sont sunnistes, camarade. Leur popularité ne cesse d’augmenter. Fort heureusement que nous avons déjà un partenariat avec eux, ce qui facilitera les négociations ensuite.
- Attendez… 47 plus 29, ça ne fait que 76. Que sont devenus les 24% de Troïkas restantes ?
- On ne sait pas vraiment. Certaines sont des indécises, d’autres suivent des mouvements curieux… Certaines sont social-catholiques, d’autres des bureaucrates tyranniques, certaines sont technocrates sur le modèle azudien – le modèle démocratique en moins – et enfin certaines reviennent à un système judiciarchique. Mais, curieusement, toutes sont basées sur notre système gouvernemental : le Démosburo, la Troïka et la Burokratika. Seule l’étendue des pouvoirs de chaque organisme et la manière de nomination des membres de la Troïka peut changer.
- C’est une… Catastrophe ! Il va falloir mater ces rebelles ! Nous pouvons conserver les sunnistes, mais pas les autres ! L’U.R.P.H. se doit d’être une république unie !
- Mais vous ne savez pas le pire, camarade.
- Quoi, il y a pire, encore ?
- Il reste encore un nombre incalculable de villes et villages battant pavillon stalagmantin. La bonne nouvelle est que leur patriotisme et leur loyalisme a sensiblement baissé depuis l’allocution officielle de la fête nationale. Ils se sentent trahis, abandonnés, délaissés. Il faut frapper fort, et vite !
- Et que préconisez-vous ?
- Lancer des attaques rapides contre les autres grandes cités encore debout, faire appel au Kirkstan pour obtenir des fonds et des troupes et des armes et du soutien.
- Ce sera suffisant, vous croyez ?
- Je l’espère, camarade. Il faut garder la mainmise sur le continent si on ne veut pas être dépassé par les dissensions internes inhérentes qui existeront entre les Troïka.
- Très bien, camarade. Vous serez récompensés en temps et en heure comme il se doit, bien entendu.
………………
Place Saint-Luc, Stalagmanque, S.R. de Stalagmanque
« Monseigneur ! Monseigneur ! Un homme vous demande !
- Quel genre de bonhomme ?
- Un obèse, habillé tout en noir avec une fraise ! »
Le Conseil des VII, qui se trouvait dans le bureau du Doge en la compagnie du chef d’Etat, descendirent précipitamment et arrivèrent sur la place Saint-Luc, qui faisait face au Palais des Doges.
Une délégation nursienne était là. Tout en noir, qui contrastait avec les habits colorés et bigarrés des stalagmantins, teintés de vermillon et de rouge, elle inspirait crainte et méfiance. Leurs tenues désuètes rivalisaient d’obsolescence avec les costumes traditionnels des stalagmantins, toujours d’usages.
Dix-sept individus semblaient plus importants, car ils avaient des chapeaux plus grands. Au milieu d’eux, sur un trône improvisé, l’un des hommes les plus obèses qu’il ait été donné de voir aux yeux d’un stalagmantin était vautré.
Joost Tulpdam, aujourd’hui membre du Conseil des Dix-Sept, s’avança.
« Nous venons lancer un défi au chef d’Etat de Stalagmanque ! »
Domenico Ostrica s’avança pour le chasser, mais la main anémiée, blafarde et veinée de bleu du Doge l’en empêcha. Ce dernier, emmitouflé dans son manteau dogal, s’avança, s’appuyant sur sa canne. Il alla jusqu’en face de Tulpdam, et le fixa droit dans les yeux.
« Quels sont les paramètres de ce défi ?
- Les… paramètres ?
- Oui, les paramètres. Ce qui le caractérisera. En particulier, le déroulement et l’enjeu.
- Ah, oui, bien entendu. Le déroulement, selon les anciennes traditions stalagmantines, se dérouleront en deux étapes. »
De nombreux badauds se mirent à chuchoter. Deux étapes ? Mais ce n’était spécifié nulle part. Un défi se déroulait en une seule manche, et mortelle, habituellement. Mais Adso Rezzacci ne semblait pas se démonter.
« Le duel en deux étapes ? Mais bien entendu. Normalement, il se déroule entre deux nations. Laquelle représentez-vous ?
- Nous représentons la toute nouvelle et proclamée République marchande de Nurzijk.
- Elle n’est pas répertoriée dans nos archives.
- C’est bien là l’enjeu de ce défi : l’indépendance de toute l’île, sans concession aucune.
- Ah, je vois. Vous êtes un gouvernement révolutionnaire, ou en exil ?
- Je dirais révolutionnaire, car on est pas vraiment en exil. Mais là n’est pas la question.
- Fort bien. Quelles seront les deux étapes ?
- La première, une épreuve intellectuelle. La partie d’échecs classique.
- Je concède.
- La deuxième épreuve sera la plus dure. Un duel au sabre, qui se terminera par l’abdication ou la mort d’un des deux adversaires.
- D’accord. Et j’imagine que c’est moi, pauvre vieillard phtisique, qui est le défié ?
- Bien entendu. Et je suis le défieur.
- Excusez-moi, sieur Tulpdam, mais c’est contraire aux règles. »
La confiance suffisante qu’il y avait dans les yeux de Joost s’évanouit aussitôt.
« Comment ça ?
- La coutume du duel en deux étapes veut et exige qu’un chef d’Etat ne combatte qu’un chef d’Etat. Quel est le vôtre ? »
Un greffier, sorti de sa tanière, s’approcha du Doge, le salua avec révérence, lui chuchota quelques mots à l’oreille en lui désignant l’obèse morbide qui patientait au soleil.
« Mmh… Willem van Violet. Commissaire des Comptes de Nurzijk. Ce doit être lui, mon adversaire, et nul autre. »
Joost Tulpdam considéra avec dégoût son supérieur. Mais il réfléchit : on avait un tas de saindoux amorphe contre un asthmatique qui risquait de mourir à chaque inspiration.
Le combat était équitable.
« Fort bien, commençons… »
<center>Etape I : Duel d’échecs
Blancs : Mgr. Adso K.S. Rezzacci, Sérénissime Doge de Stalagmanque
Noirs : Willem van Violet, Commissaire des Comptes de la Compagnie Grachtdamoise de la Tulipe</center>
Les deux adversaires se faisaient face, le plateau avait été préparé. Un jeu magnifique, il faut le dire. Les pièces blanches étaient en ivoire le plus poli, et les pièces noires étaient en obsidienne profonde. Les cases en étaient de même.
Stalagmanque, en tant qu’agressée, avait l’honneur de commencer. Adso Rezzacci était un homme d’une grande intelligence, disait-on, et un grand stratège, qui s’y connaissait merveilleusement bien en échecs. Les yeux endormis et mi-clos du commissaire des comptes lui donnaient un air profondément bête, mais certaines mauvaises langues affirmaient qu’il valait mieux ne pas s’y fier.
Les deux chefs d’Etat se jaugèrent du regard. Il était très impressionnant, pour le public, d’observer ces deux épaves, reliquats d’êtres humains, purs produits de l’acharnement typiquement humain de s’accrocher à la moindre parcelle de vie malgré un organisme qui aura dû trépasser il y a cela des années.
« Avec ou sans pendule ? proposa Adso Rezzacci.
- Sans, merci. Il n’y a rien de pire que le stress pour gâcher une bonne partie.
- Oh, comme je suis de votre avis. Donnons-nous au moins une limite, non ? Jusqu’au coucher du soleil.
- Le soleil est tout juste son zénith. J’accepte. »
Le temps était doux et léger. Le soleil réchauffait des corps à peine rafraîchit pas la douce brise estivale.
Le doge commença en déplaçant un simple pion d’une case. Le commissaire des comptes analysa bien le mouvement, et, de sa main potelée, prit d’un air indolent un pion faire faire exactement le même coup que son homologue, mais en miroir.
La partie était proprement exaltante, mais pour qui sait apprécier le tempérament léthargique des flamands et la promptitude à la rêverie latine. Les coups s’enchaînaient avec la rapidité du lapin nain atteint de lumbago. Les deux compétiteurs s’avéraient être de redoutables adversaires, pour l’un comme pour l’autre.
Subtilement, une guerre d’usure se mit en place. Aucun n’allait à l’offensive, et n’attaquait que lorsque les pièces étaient en configuration optimale, et ce par le plus grand des hasards dans le plus grand des cas.
Le combat dura plusieurs heures. Les pièces tombaient les unes après les autres. Aucun des deux adversaires ne semblait l’emporter sur l’autre.
La fin approchait, le ciel se teintait d’orange. Le crépuscule était imminent. Mais l’achèvement également. Il n’y avait plus que trois pièces sur le plateau : le roi stalagmantin, et le couple royal nursien. Le tout bloqué dans un coin.
Et là, le coup fatal. Willem van Violet déplaça son roi trop prêt de celui de Rezzacci. Les deux regardèrent le plateau, et le commissaire des comptes comprit son erreur. Trop tard : pièce touchée, pièce jouée.
Sur le plateau se trouvait une belle situation de pat. Ni gagnant, ni perdant. Les deux compétiteurs, visiblement au-dessus de l’issue du problème, se mirent à rire de la situation. Leurs deux rires conjugués étaient véritablement effrayants : d’un côté le rire d’asthmatique, presque inaudible, du doge ; de l’autre, un rire gras, mais trop gras, suintant et gluant, du commissaire des comptes.
Les témoins, eux, affichaient des mines de déterrés.
« Match nul, fit le Grand-Maître de l’Inquisition, qui servait d’arbitre. Eh bien, je crois que l’issue du duel se décidera entièrement demain… »
………………
[HRP : Dernière étape (bientôt le bout du tunnel !)
Il reste environ 50% du territoire continental qui est stalagmantin, et qui est livré à la merci des révolutionnaires.
Donc, Sovanna et Chaarden, à vous de faire le plus beau rp pour imposer votre vision au maximum de nouveaux territoires. Vous avez carte blanche, tous les coups sont permis, et c’est le MJ qui décidera qui de vous deux aura le plus gros territoire.
A l’adresse du MJ : à mon prochain post, qui aura lieu après l’indépendance du continent, la Nursie sera indépendante, selon un régime ploutocratique et oligarchique. Tu pourras en faire ce que tu veux (bien entendu, pour toute information je suis là)
Comme je l’ai dit donc, tu auras à décider de qui gagne entre Sovanna et Chaarden. Je te ferais un rappel le moment venu.
Ensuite, tu pourras procéder au découpage administratif. Toute la partie continentale est indépendante et globalement unifiée, normalement, et s’il y a des questions, je suis disponible pour répondre à tous.
Que le meilleur gagne ! /HRP]
-
Chaarden
Au nom de la gloire du bolchevisme
Le socialisme juste et équitable devait prendre de la place des anciennes institutions stalagmantines qui n'assuraient en aucun cas la protection du petit peuple, seul à souffrir.
Le Kirkstan a déjà envoyé 3000 hommes afin de soutenir la révolution rouge.
[quote]Rappel :
1 régiment (2'500 hommes)
1 bataillon (500 hommes)
-> 18ième régiment d'infanterie légère
_15 véhicules de transport motorisés
_10 chars légers
_2 hélicoptères de transport
_2'500 Gigakov-1
_Quelques milliers de grenades
-> 123ième bataillon d'infanterie lourde
_ 10 véhicules de transports motorisés
_5 chars lourds
_2 hélicoptères de combat
_500 Gigakov-1
_Quelques milliers de grenades [/quote]
Visiblement, cela ne suffit pas. De ce fait, Vladimir Stramine décide de l'envoie de 5000 hommes en plus qui défendront les révolutionnaires.
[quote]->4ième régiment de cavalerie lourde
_10 véhicules de transports motorisés
_5 canons d'artillerie mobiles
_10 blindés légers
_5 chars légers
_10 chars lourds
_2 batteries anti-aériennes
_5 hélicoptères de combat
_2500 Gigakov-1
_Grenades, armes blanches.
->12ième régiment de cavalerie lourde
_10 véhicules de transports motorisés
_5 canons d'artillerie mobiles
_10 blindés légers
_5 chars légers
_10 chars lourds
_2 batteries antiaériennes
_5 hélicoptères de combat
_2500 Gigakov-1
_Grenades, armes blanches.[/quote]
1ère étape :
Comme pour le premier envoi de soldats, les nouveaux arrivants retirent sur eux même et sur les machines de guerre tout ce qui pourraient les rattacher au Kirkstan. Qu'ils soient tous grimés en révolutionnaires locaux.
2ième étape :
Inutile de faire des sièges maintenant. Le pays est jeté en pâture au plus offrant.
La technique du blitzkrieg est appliquée.
Appuyés par l'infanterie (très) légère des révolutionnaires bolcheviks, rappelons-le, armés par le Kirkstan, les hommes de l'armée kirkstanaise chargent violemment les villes qui ne sont pas encore tombées.
Tactiques d'attaque :
(à noter que les forces kirkstanaises sont divisées en deux petites armées, d'un côté, le 4ième régiment de cavalerie lourde avec le 123ième bataillon d'infanterie lourde, et de l'autre, le 12ième régiment de cavalerie lourde avec le 18ième régiment d'infanterie légère)
1- L'aviation bombarde la ville en tentant de viser les points sensibles (mairies, greniers...).
2- Après quelques minutes de bombardement, les chars d'assaut lourds et légers chargent dans les rues de la ville en écrasant tout résistance et en finissant de détruire les points sensibles détruits par l'aviation.
3- Une fois l'accord des chars donné, les blindés chargées d'hommes entrent dans la ville. Les hommes prennent le contrôle de la ville.
4- Le reste de l'infanterie entre dans la ville par tous les côtés pour attraper d'éventuels fuyants.
Cette tactique sera utilisée pour toutes les villes rencontrées. Toute résistance sera au mieux faite prisonnière, ou au pire, fusillée sur le champ. Plusieurs villes par jour doivent être prises de cette façon. Les attaques de nuit sont possibles pour les plus grandes villes, afin de bénéficier de l'effet de surprise.
De cette façon, les révolutionnaires doivent pouvoir progresser très rapidement dans les terres afin de prendre le maximum de territoires possibles.
Le socialisme juste et équitable devait prendre de la place des anciennes institutions stalagmantines qui n'assuraient en aucun cas la protection du petit peuple, seul à souffrir.
Le Kirkstan a déjà envoyé 3000 hommes afin de soutenir la révolution rouge.
[quote]Rappel :
1 régiment (2'500 hommes)
1 bataillon (500 hommes)
-> 18ième régiment d'infanterie légère
_15 véhicules de transport motorisés
_10 chars légers
_2 hélicoptères de transport
_2'500 Gigakov-1
_Quelques milliers de grenades
-> 123ième bataillon d'infanterie lourde
_ 10 véhicules de transports motorisés
_5 chars lourds
_2 hélicoptères de combat
_500 Gigakov-1
_Quelques milliers de grenades [/quote]
Visiblement, cela ne suffit pas. De ce fait, Vladimir Stramine décide de l'envoie de 5000 hommes en plus qui défendront les révolutionnaires.
[quote]->4ième régiment de cavalerie lourde
_10 véhicules de transports motorisés
_5 canons d'artillerie mobiles
_10 blindés légers
_5 chars légers
_10 chars lourds
_2 batteries anti-aériennes
_5 hélicoptères de combat
_2500 Gigakov-1
_Grenades, armes blanches.
->12ième régiment de cavalerie lourde
_10 véhicules de transports motorisés
_5 canons d'artillerie mobiles
_10 blindés légers
_5 chars légers
_10 chars lourds
_2 batteries antiaériennes
_5 hélicoptères de combat
_2500 Gigakov-1
_Grenades, armes blanches.[/quote]
1ère étape :
Comme pour le premier envoi de soldats, les nouveaux arrivants retirent sur eux même et sur les machines de guerre tout ce qui pourraient les rattacher au Kirkstan. Qu'ils soient tous grimés en révolutionnaires locaux.
2ième étape :
Inutile de faire des sièges maintenant. Le pays est jeté en pâture au plus offrant.
La technique du blitzkrieg est appliquée.
Appuyés par l'infanterie (très) légère des révolutionnaires bolcheviks, rappelons-le, armés par le Kirkstan, les hommes de l'armée kirkstanaise chargent violemment les villes qui ne sont pas encore tombées.
Tactiques d'attaque :
(à noter que les forces kirkstanaises sont divisées en deux petites armées, d'un côté, le 4ième régiment de cavalerie lourde avec le 123ième bataillon d'infanterie lourde, et de l'autre, le 12ième régiment de cavalerie lourde avec le 18ième régiment d'infanterie légère)
1- L'aviation bombarde la ville en tentant de viser les points sensibles (mairies, greniers...).
2- Après quelques minutes de bombardement, les chars d'assaut lourds et légers chargent dans les rues de la ville en écrasant tout résistance et en finissant de détruire les points sensibles détruits par l'aviation.
3- Une fois l'accord des chars donné, les blindés chargées d'hommes entrent dans la ville. Les hommes prennent le contrôle de la ville.
4- Le reste de l'infanterie entre dans la ville par tous les côtés pour attraper d'éventuels fuyants.
Cette tactique sera utilisée pour toutes les villes rencontrées. Toute résistance sera au mieux faite prisonnière, ou au pire, fusillée sur le champ. Plusieurs villes par jour doivent être prises de cette façon. Les attaques de nuit sont possibles pour les plus grandes villes, afin de bénéficier de l'effet de surprise.
De cette façon, les révolutionnaires doivent pouvoir progresser très rapidement dans les terres afin de prendre le maximum de territoires possibles.
-
Sovana
<center>Opération Protection
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330887710-alan_scarifh-65afc17499.jpg[/img]
Discours d'Alan Scarifh (Responsable National des Relations Diplomatiques) devant le Conseil Administratif National :
[quote="Alan Scarifh"]
<center>Administrateurs, Comme vous le savez je suis ici pour vous parler de la situation en ex Stalgmanque. 147 cités sont communistes, 90 sont sunnistes. Les 75 restantes occupent 50% du territoire et errent entre technocratie dictatoriale, bureaucratie tyrannique, social-chrétien et l'ancien système judiciarchique. Justice Clavez à agit, oui. Sans doute considérez vous que cela ne nous concerne plus. Que se ne sont pas nos affaires, que nous avons déjà trop fait. Et souhaitez vous un désengagement sur le plan international, une neutralité, un laisser-faire. Comme je vous comprend.
Et pourtant. Il ne faudrait pas négliger certains aspects. Nous sommes tous daccord pour nous dire responsable n'est ce pas ? Et la vie humaine nous tient à cœur. Sinon nous ne serions pas ici. Or si l'on observe les récents évènements qui continue de se dérouler la bas, "loin de nous" il semblerait que les révolutionnaires communistes aient décider de s'en prendre à la diversité en place. D'autres formes de régimes leurs sont intolérables et ils attaquent les cités isolées et tuent toute résistance sans pitié. Justice Clavez à commencer un travail, nous devons aller jusqu'au bout. Pouvons nous tolérer cela alors qu'il y a quelques mois à peine nos agents rependaient pacifiquement l'humanisme via le sunnisme ? Pouvons nous laisser des innocents se faire massacrer sur un territoire ou plus aucune lois ne règne, ni aucune autorité quelconque ? Sous prétexte de "neutralité" ? Oui nous sommes neutres. Mais cette même neutralité nous contraint à la responsabilité, la neutralité azudienne ce n'est pas fermé les yeux sur tout, c'est agir afin de promouvoir la Justice !
[/quote]
Action approuvée à 81% par le Conseil Administratif National.
Aval du Conseil National de Sécurité Externe.
Sont envoyés sur place :
Le priorités sont la protection des cités sociales-chrétiennes, les sunnistes/humanistes s'il y a, et les anciens système judiciarchique. Les autres cités sont bien entendus protégés mais les effectifs en surplus n'y sont pas.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330887710-alan_scarifh-65afc17499.jpg[/img]
Discours d'Alan Scarifh (Responsable National des Relations Diplomatiques) devant le Conseil Administratif National :
[quote="Alan Scarifh"]
<center>Administrateurs, Comme vous le savez je suis ici pour vous parler de la situation en ex Stalgmanque. 147 cités sont communistes, 90 sont sunnistes. Les 75 restantes occupent 50% du territoire et errent entre technocratie dictatoriale, bureaucratie tyrannique, social-chrétien et l'ancien système judiciarchique. Justice Clavez à agit, oui. Sans doute considérez vous que cela ne nous concerne plus. Que se ne sont pas nos affaires, que nous avons déjà trop fait. Et souhaitez vous un désengagement sur le plan international, une neutralité, un laisser-faire. Comme je vous comprend.
Et pourtant. Il ne faudrait pas négliger certains aspects. Nous sommes tous daccord pour nous dire responsable n'est ce pas ? Et la vie humaine nous tient à cœur. Sinon nous ne serions pas ici. Or si l'on observe les récents évènements qui continue de se dérouler la bas, "loin de nous" il semblerait que les révolutionnaires communistes aient décider de s'en prendre à la diversité en place. D'autres formes de régimes leurs sont intolérables et ils attaquent les cités isolées et tuent toute résistance sans pitié. Justice Clavez à commencer un travail, nous devons aller jusqu'au bout. Pouvons nous tolérer cela alors qu'il y a quelques mois à peine nos agents rependaient pacifiquement l'humanisme via le sunnisme ? Pouvons nous laisser des innocents se faire massacrer sur un territoire ou plus aucune lois ne règne, ni aucune autorité quelconque ? Sous prétexte de "neutralité" ? Oui nous sommes neutres. Mais cette même neutralité nous contraint à la responsabilité, la neutralité azudienne ce n'est pas fermé les yeux sur tout, c'est agir afin de promouvoir la Justice !
[/quote]
Action approuvée à 81% par le Conseil Administratif National.
Aval du Conseil National de Sécurité Externe.
Sont envoyés sur place :
- 10 000 hommes
- 100 véhicules motorisés
- 150DCA
- 50 canons d'artillerie mobile
- 25 canons de mortiers
- 100 hélicoptères de transport
Le priorités sont la protection des cités sociales-chrétiennes, les sunnistes/humanistes s'il y a, et les anciens système judiciarchique. Les autres cités sont bien entendus protégés mais les effectifs en surplus n'y sont pas.
-
Rezzacci
<center>Le début d’une ère nouvelle
6 août 2019</center>
Adso Rezzacci était en haut de l’observatoire, une pièce toute murée de verre, au sommet du palais des Doges. C’était un excellent lieu de relaxation et de réflexion, ainsi qu’une cible de choix pour n’importe quel missile extérieur.
L’avantage de cette pièce était que l’on pouvait observer autant vers le continent que vers les hautes mers.
Pour l’instant, le Doge contemplait la côte. De cette distance, on distinguait à peine les faubourgs de Stalagmanque, continentaux. Toute leur population avait rejoint le mouvement sunniste, et partaient s’installer dans les plus grandes cités continentales, fuyant l’influence néfaste du capitalisme chrétien exacerbé de la Sérénissime. Ils emportaient avec eux matériaux de constructions, maisons en entier, pour rebâtir leur vie ailleurs. Malgré la psychorigidité dont font étalage les stalagmantins, ils restent foncièrement une nation de marchand : un peuple capable de s’adapter en peu de temps pour faire du profit, sans oublier néanmoins ses racines.
Les faubourgs étaient déjà à moitié désossés, et les paysans allaient déjà pour faire les mesures et préparer les cultures. L’an prochain, affirmaient les paysans – désormais libérés du joug d’un quelconque judicat, et soumis directement au pouvoir dogal, ce qui, institutionnellement et économiquement, était profitable – la surface de terres cultivables aura augmenté de 30%, ce qui permettra d’assurer une subsistance plus que suffisante pour toute la population, surtout s’ils bénéficiaient d’une aide technologique pour se développer. Le Sénat et l’Université le leur avaient promis, en récompense de leur loyauté envers la République.
Les yeux vitreux d’Adso se portèrent encore plus loin, là où l’horizon se confond avec la brume. Les terres indépendantes. Il ricanait. Allez-y, allez-y, fols et irrévérencieux. Battez-vous pour quelques acres de terre dont vous ne saurez que faire. Mettez votre économie en danger. De notre côté, centralisant tous les moyens de production, assurant notre propre subsistance, nous sommes à l’abri. Les territoires marécageux qui délimitent nos frontières actuelles sont une bonne barrière pour n’importe quelle armée. Nous survivrons et flamboierons, tandis que vous sombrerez dans l’obscurité de l’anonymat.
Le Doge se tourna alors et regarda la mer.
Domenico Ostrica entra dans la pièce.
« Monseigneur, il serait temps de descendre. Le duel au sabre va bientôt commencer.
-Combien de temps avons-nous négligé l’océan ? Trop de temps, nous nous préoccupâmes de ces terres improductives, qui ne nous apportèrent qu’ennuis et malheurs. Trop longtemps, nous nous détournâmes que notre vraie préoccupation. Stalagmanque est une thalassocratie, et en cette notion réside son âme. Nos marchands s’enlisent dans les préoccupations inutiles quand ils s’occupent de la terre. Ils doivent voyager par les mers, et faire les liens entre nos comptoirs. Port Arkos n’est que le début. Bientôt, nous remettrons la main sur toutes nos richesses. Nous retournerons au sommet de notre gloire, et deviendrons le centre culturel mondial. Ces terres nous étouffaient. Soyons le phénix qui renaît de ses cendres, et illuminons le ciel de notre culture sans égale et sans pareille. »
Le conseiller resta interdit.
« Est-ce que cela veut-il dire que votre Sérénissime Altesse va rejoindre le lieu de duel ?
-Oh, toi, Domenico, tu n’as jamais eu la fibre lyrique. Comme la plupart des stalagmantins, d’ailleurs. Sauf les compositeurs, et ils sont nombreux, c'est vrai. Enfin, bref, tu m'as compris. Oui, je descends. »
Et ainsi commença la longue descente de l’interminable escalier. Le refus des doges consécutifs d’installer un système électrique dans le palais, dû au fait de vouloir éviter toute intrusion électronique et malsaine d’espions, avait, il est vrai, quelques inconvénients. Mais de nombreux doges descendirent ces escaliers, et Adso en fit de même. En quelques heures, mais ses adversaires étaient patients.
Il fut deux heures de l’après-midi quand il arriva sur le perron du palais. Sur la petite place, assis sur un petit tabouret disparaissant sous sa masse, le commissaire des comptes Willem van Violet attendait patiemment, mi somnolent, un sabre dans sa main. Une arme de même facture fut tendue au Doge.
« Tout ira bien, monseigneur ?
-Très bien, Domenico. Cette arme est presque plus lourde que moi, j’ai du mal à la soulever, mais, en mesurant bien la balance, mon adversaire a du mal à se soulever lui-même. Le combat est donc équitable. »
Les deux adversaires se mirent en place. Le Grand-Maître de l’Inquisition se tint entre eux deux.
« Nous rappelons les règles. Ceci est un duel à mort, ou jusqu’à abdication d’un des deux participants. L’enjeu de ce duel est l’indépendance de l’île de Nursie, qui deviendra, le cas échéant, la République marchande de Nurzijk. Tous les coups sont permis, néanmoins aucune aide extérieure, excepté une intercession divine, ne sera autorisée. Messieurs… En joue ! »
Les deux adversaires se regardèrent dans les yeux. Adso Rezzacci tentait de se remémorer, en vain, les quelques livres d’escrime qu’il avait lu dans sa jeunesse – époque fort lointaine, il devait l’avouer – et à l’époque où, avec ses camarades étudiants, ils se lançaient des duels pour de rire au sabre. Quant à Willem van Violet, il avait beau réfléchir, creuser sa mémoire, il devait avouer que c’était la première fois qu’il tenait un sabre entre ses mains.
Rezzacci commença en abattant son sabre sur la tête de son adversaire. Celui-ci, par surprise, para le coup assez grossièrement mais efficacement. Celui-ci dégagea son arme et tenta un coup de côté. Le doge se baissa – ou tomba, les avis divergèrent sur ce point – et évita l’attaque. Un coup de plat de sabre sur le genou du gros commissaire des comptes le déstabilisa à peine, mais l’ébaubit suffisamment pour permettre aux articulations craquantes et noueuses de Rezzacci de relever leur propriétaire. Il retenta une attaque, mais fut attiré en arrière par le poids de son arme, juste à temps pour éviter le coup d’estoc de van Violet. Les deux reprirent leur appui et leur respiration, et se lancèrent l’un vers l’autre. Le doge rebondit littéralement sur la panse hypertrophiée du commissaire des comptes, et le stalagmantin tomba à terre. Prit dans son élan, le nursien continua à avancer, et, par chance, ne marcha pas sur la frêle carcasse du doge. Le temps de se retourner, et Adso Rezzacci repartait à l’attaque. Prenant son élan, il grimpa sur son dos, son sabre pendant à son bras gauche, son bras droit s’accrochant à la fraise de l’ennemi. Ce dernier, déstabilisé, tournoya sur lui-même, et alla s’écraser dos contre un mur, rebondit et, son adversaire toujours le dos, tournoya de plus en plus vite jusqu’à éjecter le doge, qui alla s’étaler sur les marches du palais.
Le combat commençait à devenir plus sérieux. Willem van Violet se débarrassa de sa fraise et de son pourpoint, laissant son absence de cou prendre l’air ; et Adso Rezzacci laissa tomber son manteau de doge, laissant à la vue de tous ses bras maigrelets et pâles. Puis, hurlants de rage, ils se foncèrent dessus.
Le combat fut un spectacle atterrant et aberrant de maladresses et erreurs de combat. Les plus graves blessures ne furent pas causées par les sabres – par ailleurs, chacun se donnait autant de coups que son adversaire – si bien que certains spectateurs proposèrent d’enlever les armes, qui étaient plus des handicaps qu’autre chose.
Les badauds se mirent à affluer davantage, encore, toujours et plus. L’évènement était digne du théâtre de rue, du bouffon et du burlesque.
La bataille continuait. Les coups pleuvaient, mais sur les pavés, non sur les êtres. Adso Rezzacci papillonnait autour de Willem van Violet, pâle fantôme insaisissable.
Puis vint le coup de grâce. Profitant d’un moment d’hébétude du commissaire des comptes, le doge leva son sabre et l’enfonça de toutes ses forces dans le ventre de son adversaire.
Le sourire triomphant du stalagmantin s’effaça bien vite. La lame ne s’était enfoncée que d’à peine dix centimètres, et le nursien semblait n’en avoir nulle cure. Son sourire d’obèse se fit plus vil. D’une main, il arracha la lame à peine importune plantée en son abdomen. Il s’avança à pas lents. Le doge recula, apeuré. Il trébucha sur un pavé, et se retrouva étalé, sans défenses, sur le sol. L’ombre de l’ennemi fit comme une montagne devant le soleil. Sa main droite, prolongée par le sabre, se tendit vers le phtisique allongé.
« Rends-toi.
-Sinon quoi ?
-Sinon je t’écrase. »
Adso Rezzacci mesura les risques. Il y avait un certain honneur à mourir sous le couperet du sabre. Mais écrasé sous plusieurs centaines de kilos de nourriture infecte, pas question. Plutôt mourir. Enfin, il se comprenait.
Surtout, qu’en définitive, qu’avait-il besoin de la Nursie ? Encore une terre dont il s’aliénait. L’avenir est à la mer, pas à la terre…
Il vit que le commissaire des comptes commençait à chanceler. Il prit alors une grande inspiration et cria de toutes ses forces.
« Je me rends ! La Nursie est indépendante ! »
Willem van Violet rengaina son sabre, et tendit sa main potelée à Adso Rezzacci. Il le releva sans effort.
« Voilà. Merci, et, sans rancune, hein ! »
La délégation nursienne s’en alla donc, victorieuse. Adso restait sur le sol, haletant. L’idée d’être écrasé allait hanter ses rêves durant longtemps.
Le patron de la guilde des apothicaires et le grand aumônier de l’Hôpital se précipitèrent sur lui pour vérifier ses principales fonctions vitales. Son rythme cardiaque était affolant, son souffle imperceptible, sa température était glaciale, sa langue jaune et sa respiration chaotique : tout allait bien, donc, dans son cas.
Domenico Ostrica rapporta son manteau au doge et l’en enveloppa.
« Je suis sincèrement désolé, monseigneur.
-Et pourquoi donc ?
-Et bien… Pour la perte de la Nursie, non ?
-Mais réjouissez-vous, plutôt ! Domenico, pensez-y : c’est enfin arrivé ! Ce que le pays attendait tant !
-Quoi ? La disgrâce, la honte, la solitude et l’exiguïté ?
-Non, Domenico. Le début d’une ère nouvelle. »
[HRP : Ca y est. Alea jacta est, les dés sont jetés, le Rubicon est franchi. La Nursie est toute à toi, ô Mangeur de Jambon. Et le continent, tu décides comment ça s’est réparti.
Je t’invite cependant à attendre que Chaarden ai expliqué la situation plus clairement. Apparemment, il aurait passé un accord avec Victor Kim. Résultat, les sunnistes auraient gagné. Alors, un peu de patience. Après l’explication des communistes, tu jetteras ton huître, le couperet tombera où il pourra, et ainsi soit-il.
Merci à tous de votre participation. Ça m’a été très profitable tant role-playement qu’économiquement, cette histoire^^ /HRP]
6 août 2019</center>
Adso Rezzacci était en haut de l’observatoire, une pièce toute murée de verre, au sommet du palais des Doges. C’était un excellent lieu de relaxation et de réflexion, ainsi qu’une cible de choix pour n’importe quel missile extérieur.
L’avantage de cette pièce était que l’on pouvait observer autant vers le continent que vers les hautes mers.
Pour l’instant, le Doge contemplait la côte. De cette distance, on distinguait à peine les faubourgs de Stalagmanque, continentaux. Toute leur population avait rejoint le mouvement sunniste, et partaient s’installer dans les plus grandes cités continentales, fuyant l’influence néfaste du capitalisme chrétien exacerbé de la Sérénissime. Ils emportaient avec eux matériaux de constructions, maisons en entier, pour rebâtir leur vie ailleurs. Malgré la psychorigidité dont font étalage les stalagmantins, ils restent foncièrement une nation de marchand : un peuple capable de s’adapter en peu de temps pour faire du profit, sans oublier néanmoins ses racines.
Les faubourgs étaient déjà à moitié désossés, et les paysans allaient déjà pour faire les mesures et préparer les cultures. L’an prochain, affirmaient les paysans – désormais libérés du joug d’un quelconque judicat, et soumis directement au pouvoir dogal, ce qui, institutionnellement et économiquement, était profitable – la surface de terres cultivables aura augmenté de 30%, ce qui permettra d’assurer une subsistance plus que suffisante pour toute la population, surtout s’ils bénéficiaient d’une aide technologique pour se développer. Le Sénat et l’Université le leur avaient promis, en récompense de leur loyauté envers la République.
Les yeux vitreux d’Adso se portèrent encore plus loin, là où l’horizon se confond avec la brume. Les terres indépendantes. Il ricanait. Allez-y, allez-y, fols et irrévérencieux. Battez-vous pour quelques acres de terre dont vous ne saurez que faire. Mettez votre économie en danger. De notre côté, centralisant tous les moyens de production, assurant notre propre subsistance, nous sommes à l’abri. Les territoires marécageux qui délimitent nos frontières actuelles sont une bonne barrière pour n’importe quelle armée. Nous survivrons et flamboierons, tandis que vous sombrerez dans l’obscurité de l’anonymat.
Le Doge se tourna alors et regarda la mer.
Domenico Ostrica entra dans la pièce.
« Monseigneur, il serait temps de descendre. Le duel au sabre va bientôt commencer.
-Combien de temps avons-nous négligé l’océan ? Trop de temps, nous nous préoccupâmes de ces terres improductives, qui ne nous apportèrent qu’ennuis et malheurs. Trop longtemps, nous nous détournâmes que notre vraie préoccupation. Stalagmanque est une thalassocratie, et en cette notion réside son âme. Nos marchands s’enlisent dans les préoccupations inutiles quand ils s’occupent de la terre. Ils doivent voyager par les mers, et faire les liens entre nos comptoirs. Port Arkos n’est que le début. Bientôt, nous remettrons la main sur toutes nos richesses. Nous retournerons au sommet de notre gloire, et deviendrons le centre culturel mondial. Ces terres nous étouffaient. Soyons le phénix qui renaît de ses cendres, et illuminons le ciel de notre culture sans égale et sans pareille. »
Le conseiller resta interdit.
« Est-ce que cela veut-il dire que votre Sérénissime Altesse va rejoindre le lieu de duel ?
-Oh, toi, Domenico, tu n’as jamais eu la fibre lyrique. Comme la plupart des stalagmantins, d’ailleurs. Sauf les compositeurs, et ils sont nombreux, c'est vrai. Enfin, bref, tu m'as compris. Oui, je descends. »
Et ainsi commença la longue descente de l’interminable escalier. Le refus des doges consécutifs d’installer un système électrique dans le palais, dû au fait de vouloir éviter toute intrusion électronique et malsaine d’espions, avait, il est vrai, quelques inconvénients. Mais de nombreux doges descendirent ces escaliers, et Adso en fit de même. En quelques heures, mais ses adversaires étaient patients.
Il fut deux heures de l’après-midi quand il arriva sur le perron du palais. Sur la petite place, assis sur un petit tabouret disparaissant sous sa masse, le commissaire des comptes Willem van Violet attendait patiemment, mi somnolent, un sabre dans sa main. Une arme de même facture fut tendue au Doge.
« Tout ira bien, monseigneur ?
-Très bien, Domenico. Cette arme est presque plus lourde que moi, j’ai du mal à la soulever, mais, en mesurant bien la balance, mon adversaire a du mal à se soulever lui-même. Le combat est donc équitable. »
Les deux adversaires se mirent en place. Le Grand-Maître de l’Inquisition se tint entre eux deux.
« Nous rappelons les règles. Ceci est un duel à mort, ou jusqu’à abdication d’un des deux participants. L’enjeu de ce duel est l’indépendance de l’île de Nursie, qui deviendra, le cas échéant, la République marchande de Nurzijk. Tous les coups sont permis, néanmoins aucune aide extérieure, excepté une intercession divine, ne sera autorisée. Messieurs… En joue ! »
Les deux adversaires se regardèrent dans les yeux. Adso Rezzacci tentait de se remémorer, en vain, les quelques livres d’escrime qu’il avait lu dans sa jeunesse – époque fort lointaine, il devait l’avouer – et à l’époque où, avec ses camarades étudiants, ils se lançaient des duels pour de rire au sabre. Quant à Willem van Violet, il avait beau réfléchir, creuser sa mémoire, il devait avouer que c’était la première fois qu’il tenait un sabre entre ses mains.
Rezzacci commença en abattant son sabre sur la tête de son adversaire. Celui-ci, par surprise, para le coup assez grossièrement mais efficacement. Celui-ci dégagea son arme et tenta un coup de côté. Le doge se baissa – ou tomba, les avis divergèrent sur ce point – et évita l’attaque. Un coup de plat de sabre sur le genou du gros commissaire des comptes le déstabilisa à peine, mais l’ébaubit suffisamment pour permettre aux articulations craquantes et noueuses de Rezzacci de relever leur propriétaire. Il retenta une attaque, mais fut attiré en arrière par le poids de son arme, juste à temps pour éviter le coup d’estoc de van Violet. Les deux reprirent leur appui et leur respiration, et se lancèrent l’un vers l’autre. Le doge rebondit littéralement sur la panse hypertrophiée du commissaire des comptes, et le stalagmantin tomba à terre. Prit dans son élan, le nursien continua à avancer, et, par chance, ne marcha pas sur la frêle carcasse du doge. Le temps de se retourner, et Adso Rezzacci repartait à l’attaque. Prenant son élan, il grimpa sur son dos, son sabre pendant à son bras gauche, son bras droit s’accrochant à la fraise de l’ennemi. Ce dernier, déstabilisé, tournoya sur lui-même, et alla s’écraser dos contre un mur, rebondit et, son adversaire toujours le dos, tournoya de plus en plus vite jusqu’à éjecter le doge, qui alla s’étaler sur les marches du palais.
Le combat commençait à devenir plus sérieux. Willem van Violet se débarrassa de sa fraise et de son pourpoint, laissant son absence de cou prendre l’air ; et Adso Rezzacci laissa tomber son manteau de doge, laissant à la vue de tous ses bras maigrelets et pâles. Puis, hurlants de rage, ils se foncèrent dessus.
Le combat fut un spectacle atterrant et aberrant de maladresses et erreurs de combat. Les plus graves blessures ne furent pas causées par les sabres – par ailleurs, chacun se donnait autant de coups que son adversaire – si bien que certains spectateurs proposèrent d’enlever les armes, qui étaient plus des handicaps qu’autre chose.
Les badauds se mirent à affluer davantage, encore, toujours et plus. L’évènement était digne du théâtre de rue, du bouffon et du burlesque.
La bataille continuait. Les coups pleuvaient, mais sur les pavés, non sur les êtres. Adso Rezzacci papillonnait autour de Willem van Violet, pâle fantôme insaisissable.
Puis vint le coup de grâce. Profitant d’un moment d’hébétude du commissaire des comptes, le doge leva son sabre et l’enfonça de toutes ses forces dans le ventre de son adversaire.
Le sourire triomphant du stalagmantin s’effaça bien vite. La lame ne s’était enfoncée que d’à peine dix centimètres, et le nursien semblait n’en avoir nulle cure. Son sourire d’obèse se fit plus vil. D’une main, il arracha la lame à peine importune plantée en son abdomen. Il s’avança à pas lents. Le doge recula, apeuré. Il trébucha sur un pavé, et se retrouva étalé, sans défenses, sur le sol. L’ombre de l’ennemi fit comme une montagne devant le soleil. Sa main droite, prolongée par le sabre, se tendit vers le phtisique allongé.
« Rends-toi.
-Sinon quoi ?
-Sinon je t’écrase. »
Adso Rezzacci mesura les risques. Il y avait un certain honneur à mourir sous le couperet du sabre. Mais écrasé sous plusieurs centaines de kilos de nourriture infecte, pas question. Plutôt mourir. Enfin, il se comprenait.
Surtout, qu’en définitive, qu’avait-il besoin de la Nursie ? Encore une terre dont il s’aliénait. L’avenir est à la mer, pas à la terre…
Il vit que le commissaire des comptes commençait à chanceler. Il prit alors une grande inspiration et cria de toutes ses forces.
« Je me rends ! La Nursie est indépendante ! »
Willem van Violet rengaina son sabre, et tendit sa main potelée à Adso Rezzacci. Il le releva sans effort.
« Voilà. Merci, et, sans rancune, hein ! »
La délégation nursienne s’en alla donc, victorieuse. Adso restait sur le sol, haletant. L’idée d’être écrasé allait hanter ses rêves durant longtemps.
Le patron de la guilde des apothicaires et le grand aumônier de l’Hôpital se précipitèrent sur lui pour vérifier ses principales fonctions vitales. Son rythme cardiaque était affolant, son souffle imperceptible, sa température était glaciale, sa langue jaune et sa respiration chaotique : tout allait bien, donc, dans son cas.
Domenico Ostrica rapporta son manteau au doge et l’en enveloppa.
« Je suis sincèrement désolé, monseigneur.
-Et pourquoi donc ?
-Et bien… Pour la perte de la Nursie, non ?
-Mais réjouissez-vous, plutôt ! Domenico, pensez-y : c’est enfin arrivé ! Ce que le pays attendait tant !
-Quoi ? La disgrâce, la honte, la solitude et l’exiguïté ?
-Non, Domenico. Le début d’une ère nouvelle. »
[HRP : Ca y est. Alea jacta est, les dés sont jetés, le Rubicon est franchi. La Nursie est toute à toi, ô Mangeur de Jambon. Et le continent, tu décides comment ça s’est réparti.
Je t’invite cependant à attendre que Chaarden ai expliqué la situation plus clairement. Apparemment, il aurait passé un accord avec Victor Kim. Résultat, les sunnistes auraient gagné. Alors, un peu de patience. Après l’explication des communistes, tu jetteras ton huître, le couperet tombera où il pourra, et ainsi soit-il.
Merci à tous de votre participation. Ça m’a été très profitable tant role-playement qu’économiquement, cette histoire^^ /HRP]
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Chaarden
Il devenait urgent de mettre un point final à ce conflit qui s'éternisait.
D'un côté les sunistes, soutenus par l'Aquanox et de l'autre, les révolutionnaires bolcheviks, soutenus par le Kirkstan. Ces deux puissances n'ont aucun intérêt à se taper dessus et la paix est préférable face à ce que le monde risque de se prendre dans la tête dans les mois à venir !
L'union se scinde alors en deux pays :
A l'Ouest, la République démocratique et populaire de Stalagmanque
A l'Est, la République suniste de Stalagmanque.
Voici les répartitions de richesses et de populations :
République Populaire et Démocratique de Stalagmanque :
-Population : 8.6 millions d'habitants
-PIB : 13.39 Mds USP$
République Sunniste de Stalagmanque
-Population : 6.4 millions d'habitants
-PIB : 9.96 Mds USP$
Ce jour, le Secrétaire général du Parti Communiste de la RDPS, Demosthène Inius, accompagné de Vassili Iakov, cherf du gouvernement kirkstanais, signe l'accord suivant avec les représentants de l'Aquanox et de la RSS.
[quote]Création de la République démocratique et populaire de Stalagmanque et de la république suniste de Stalagmanque
Article 1- La carte ci-jointe présente une frontière immuable.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=579597stalalibre.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/579597stalalibre.png[/img][/url]
Article 2- A l'est de cette frontière se trouve la République suniste de Stalagmanque.
Article 3- A l'ouest de cette frontière se trouve la République démocratique et populaire de Stalagmanque.
Article 4- Les deux États crées ainsi sont absolument indépendants l'un de l'autre.
Article 5- L'Aquanox s'engage à protéger la République suniste de Stalagmanque si celle-ci venait à être agressée.
Article 6- Le Kirkstan s'engage à protéger la République démocratique et populaire de Stalagmanque si celle-ci venait à être agressée.
Article 7- La République démocratique et populaire de Stalagmanque et la république suniste de Stalagmanque s'engage à ne pas se nuire mutuellement, que ce soit de manière économique, politique ou militaire.[/quote]
D'un côté les sunistes, soutenus par l'Aquanox et de l'autre, les révolutionnaires bolcheviks, soutenus par le Kirkstan. Ces deux puissances n'ont aucun intérêt à se taper dessus et la paix est préférable face à ce que le monde risque de se prendre dans la tête dans les mois à venir !
L'union se scinde alors en deux pays :
A l'Ouest, la République démocratique et populaire de Stalagmanque
A l'Est, la République suniste de Stalagmanque.
Voici les répartitions de richesses et de populations :
République Populaire et Démocratique de Stalagmanque :
-Population : 8.6 millions d'habitants
-PIB : 13.39 Mds USP$
République Sunniste de Stalagmanque
-Population : 6.4 millions d'habitants
-PIB : 9.96 Mds USP$
Ce jour, le Secrétaire général du Parti Communiste de la RDPS, Demosthène Inius, accompagné de Vassili Iakov, cherf du gouvernement kirkstanais, signe l'accord suivant avec les représentants de l'Aquanox et de la RSS.
[quote]Création de la République démocratique et populaire de Stalagmanque et de la république suniste de Stalagmanque
Article 1- La carte ci-jointe présente une frontière immuable.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=579597stalalibre.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/579597stalalibre.png[/img][/url]
Article 2- A l'est de cette frontière se trouve la République suniste de Stalagmanque.
Article 3- A l'ouest de cette frontière se trouve la République démocratique et populaire de Stalagmanque.
Article 4- Les deux États crées ainsi sont absolument indépendants l'un de l'autre.
Article 5- L'Aquanox s'engage à protéger la République suniste de Stalagmanque si celle-ci venait à être agressée.
Article 6- Le Kirkstan s'engage à protéger la République démocratique et populaire de Stalagmanque si celle-ci venait à être agressée.
Article 7- La République démocratique et populaire de Stalagmanque et la république suniste de Stalagmanque s'engage à ne pas se nuire mutuellement, que ce soit de manière économique, politique ou militaire.[/quote]
-
Vladimir Ivanov
[img]http://i76.servimg.com/u/f76/11/36/46/11/11704411.jpg[/img]
La principale armada de Rostovie, la Ière flotte du Nord, manœuvre le long de la grande île "d'Itouroup" (désignation rostove de l'île stalagmantaise au nom inconnu, où se trouva l'ancien [url=http://nsa32.casimages.com/img/2012/11/11/121111111620711543.png]Royaume de Nurzijk[/url]), et investi le territoire insulaire par le littoral avec :
[quote]_ 20 frégates
_ 5 destroyers
_ 3 croiseurs
_ 10 sous-marins[/quote]
HRP : Puis-je savoir ce qui se passe sur la grande île au Sud-Est de la Rostovie ? (appartenant jadis à la grande Stalagmanque unifiée)
Merci d'avance !
La principale armada de Rostovie, la Ière flotte du Nord, manœuvre le long de la grande île "d'Itouroup" (désignation rostove de l'île stalagmantaise au nom inconnu, où se trouva l'ancien [url=http://nsa32.casimages.com/img/2012/11/11/121111111620711543.png]Royaume de Nurzijk[/url]), et investi le territoire insulaire par le littoral avec :
[quote]_ 20 frégates
_ 5 destroyers
_ 3 croiseurs
_ 10 sous-marins[/quote]
HRP : Puis-je savoir ce qui se passe sur la grande île au Sud-Est de la Rostovie ? (appartenant jadis à la grande Stalagmanque unifiée)
Merci d'avance !
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Vladimir Ivanov
---HRP---
[url]http://www.simpolitique.com/post170297.html#170297[/url]
Ah... une république marchande juste à côté de la Rostovie... bon bah c'est réglé !
---HRP---
[img]http://m.ruvr.ru/data/2012/05/23/1293173177/4RIAN_00936162.LR.ru.jpg[/img]
Débarquement rostov sur l'île désormais appelée "Itouroup" :
_ 30 000 hommes (Gigakov-4, lance-roquettes RPRT-9 "Black Mamba", grenades, fusils de précision...)
_ 500 blindés légers amphibies BMR-70
_ 50 hélicoptères polyvalent (attaque et transport) Mil-24 "Hind"
_ 50 hélicoptères d'attaque Mil-28 "Laska"
_ 30 hélicoptères de combat (blindage anti-stinger) Ka-54 "Krokodil"
_ 15 avions espions décollant depuis l'île de Kounachir en Rostovie
Tout le matériel débarquera ou décollera à partir des plateformes navales que sont les frégates, les destroyers et les croiseurs.
Objectifs :
_ prendre le contrôle de l'île toute entière
_ mettre hors d'état de nuire les éventuels résistants
_ aider et surveiller la population pacifique
_ renverser l’État marchand et instaurer une république indépendante à parti unique
[url]http://www.simpolitique.com/post170297.html#170297[/url]
Ah... une république marchande juste à côté de la Rostovie... bon bah c'est réglé !
---HRP---
[img]http://m.ruvr.ru/data/2012/05/23/1293173177/4RIAN_00936162.LR.ru.jpg[/img]
Débarquement rostov sur l'île désormais appelée "Itouroup" :
_ 30 000 hommes (Gigakov-4, lance-roquettes RPRT-9 "Black Mamba", grenades, fusils de précision...)
_ 500 blindés légers amphibies BMR-70
_ 50 hélicoptères polyvalent (attaque et transport) Mil-24 "Hind"
_ 50 hélicoptères d'attaque Mil-28 "Laska"
_ 30 hélicoptères de combat (blindage anti-stinger) Ka-54 "Krokodil"
_ 15 avions espions décollant depuis l'île de Kounachir en Rostovie
Tout le matériel débarquera ou décollera à partir des plateformes navales que sont les frégates, les destroyers et les croiseurs.
Objectifs :
_ prendre le contrôle de l'île toute entière
_ mettre hors d'état de nuire les éventuels résistants
_ aider et surveiller la population pacifique
_ renverser l’État marchand et instaurer une république indépendante à parti unique