"Casino Imperiale" [RP Commun, Tcherkessie-Kaldia]

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Frederick St-Luys

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Casino Imperiale

Chapitre 1: Jamais de repos pour les espions

Ceci est un RP commun d'espionnage entre Alexei (Tcherkessie) et moi (Kaldia). Si d'autres désirent participer - prière de nous contacter.</center>

Personnages de ce chapitre:
Clement Dunstove, Directeur de Pro Specialis Causa, service clandestin
Matsu Sonowa, Chef de l'unité "contact & liaison" de PSC, services secrets kaldiens
Andrew Fletcher, Agent du service action de PSC
Ann Hannigham, Agent du service action de PSC


La matinée était froide et vaguement humide, et les murs de béton du quartier général souterrain de Pro Specialis Causa n'aidaient pas les choses. De plus, malgré son solide thé earl grey matinal, Fletcher sentait encore un peu trop la fatigue à son goût.
Cela faisait moins de 24 heures qu'il venait de revenir d'outre-Alteva, de la FNUS, où il avait procédé à la surveillance et l'aiguillage "discret" de réfugiés pelabssiens... utiles vers les services spéciaux moins clandestins du Kaldia, pour prise en charge, et il devait avouer que ses journées récemment avaient été un peu longues à son goût. Malgré tout, son apparence n'en trahissait rien lorsqu'il pénétra dans le bureau du directeur Dunstove - "D", comme le surnommaient en plaisantant les collaborateurs trop abreuvés de films d'espionnage.
Le directeur avait, comme à l'accoutumée, une barbe grise parfaitement taillée, seul caractéristique prouvant distinctivement qu'il avait passé la cinquantaine, et était en train de signer des documents sur le long plateau de verre de son bureau.

-Ah, Fletcher, entrez, je vous en prie! s'écria-t-il en relevant le nez, puis se relever.

Ils se serrèrent la main, et chacun pris place de part et d'autre du bureau. Ce ne fut qu'à ce moment qu'il remarqua une petite femme aux origines makaranes, veste d'uniforme grise et bleu marine simplement jetée sur les épaules, elle-même installée sur l'une des chaises entourant la petite table de conférence occupant l'autre côté du bureau souterrain du directeur.

-Chief Sonowa, la salua l'agent en inclinant la tête, revenant un geste semblable en guise de confirmation.
-Bien, Fletcher, commença Dunstove, j'ai reçu votre rapport concernant la dernière opération, et je suis satisfait de ce que vous avez fait. Nous avons étés en mesure de récupérer un nombre significatif de spécialistes, en accord avec les objectifs transmis depuis en haut. Ce...

Il s'interrompit avec l'ouverture de la porte, qui révéla la partenaire de Fletcher, Ann Hannigham, 29 ans, ses cheveux châtains serrés en chignon sévère derrière sa tête, et portant elle aussi l'uniforme gris et bleu standard. Tout comme Fletcher, elle avait manqué de sommeil ses derniers temps, mais semblait tenir le coup, respirant la retenue comme la netteté.

-Monsieur le directeur, dit-elle en le saluant, avant de se tourner et de saluer plus briévement les deux autres assistants.
-Excellent, répliqua ce dernier pendant que, sur un geste d'invitation de sa part, la jeune femme s'installait, nous sommes donc au complet. Je terminais juste de dire que j'étais satisfait de votre dernière mission. Mais, ce n'est pas tout, évidemment je ne vous aurais pas dérangé pour si peu. J'ai une nouvelle tâche à vous confier. Mademoiselle Sonowa?

L'intéressée hocha la tête, prit une petite télécommande posée jusque là sur la table de conférence, et y appuya sur un bouton. Un projecteur s'alluma, tandis que l'éclairage de la salle diminuait granduellement.
Sur le mur blanc face aux assistants apparut le rendu d'une photographie de mauvaise qualité, montrant un tronçon de côte, avec un petit ponton et un bateau.

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-L'un de nos informateurs au Camouska (F4) a pris cette photo il y a deux jours, à l'extrême nord du pays, fit la chef de la section "contact & liaison", nous suivons la piste d'un transport de diamants pillés dans une mine de l'est du Yaboron (F17), où plusieurs guerillas et mouvements rebelles sont actifs. Nous avons identifié le fait que la revente de ces diamants sert au blanchissage d'argent de mouvements rebelles et terroristes, ainsi que de façon générale au crime organisé en Zanyane et en Alméra. Nos hommes ont perdu la trace de la marchandise à son entrée au Camouska, mais cet informateur a repéré ce qui est très probablement la vedette rapide qui allait servir au transfert clandestin de la marchandise en Hellas. Nos hommes de l'autre côté du détroit l'y ont retrouvée, mouillant près du port de Myos Sornos. C'est alors que nous avons remarqué une coincidence intéressante.

Matsu Sonowa appuya une nouvelle fois sur un bouton, et une nouvelle image remplaça la première. C'était celle d'un homme d'une quarantaine d'années, avec des cheveux sombres, accompagné d'un autre homme, les eux manifestement pressés de quitter le découvert où ils s'exposaient à la sortie d'une voiture.

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-Drachiamos, se contenta de grincer Fletcher.
-Préçisément, confirma Sonowa, Basilos Drachiamos, alias "le kop" ("le chef"), le trafiquant d'armes et d'objets précieux ravendelien qui a été à l'origine du casse sur les "réserves personnelles" du dictateur cécopien L'Baraku durant la chute de son régime, ou encore celui qui a vendu les armes ayant permis la flambée de la violence en Anakréon. Un homme dangereux et influent, qui a réussi grâce à son influence à éviter même les foudres de l'administration du président du Ravendel, St. Luys, après l'affaire des incidents frontaliers au Laran (F22).

Fletcher ne se souvenait que trop bien de Basilos Drachiamos; il avait été stationné un temps en Anakréon, et avait vu comment le ravendelien avait fait rentrer clandestinement les armes dans le pays, armes qui allaient ensuite servir aux habitants à s'entre-tuer. C'était un homme froid et impitoyable, non dépourvu d'un certain charme mystérieux propre à ceux qui préfère dicter leurs propres règles plutôt que de suivre celles des autres. Les femmes adoraient ça, et cela semblait attirer aussi des partenaires en affaires.

-Nos sources confirment que dans quatre jours se tiendra préçisément au casino de Myos Sornos - nommé "Casino Imperiale" - qui est un bastion de la mafia locale, une vente aux enchères organisée par Drachiamos, comprenant ce que nous pensons être des objets d'arts, des pierres préçieuses et autres biens mal acquis. Nous comptions déjà envoyé quelqu'un surveiller la chose, mais, maintenant que nous tenons toute la fillière avec les diamants, il sera possible de faire tomber des têtes - si nous disposons des preuves adéquates.
-Vous comptez donc nous envoyer sur place vous procurer ces preuves? Demanda Ann Hanningham.

Ce fut Dunstove qui opina, et dit:

-Oui, c'est l'occasion ou jamais de faire tomber une partie de l'organisation de Drachiamos, voire peut-être le chef lui-même. C'est pour cela qu'il me faut des agents solides sur place, avec de l'expérience de terrain, d'infiltration et de combat. Fletcher, Hanningham, je sais que nous avons demandé beaucoup de vous ces derniers temps, mais je vous le demande: est-ce que vous êtes prêts à effectuer cette opération?

Les deux partenaires échangèrent un regard. Puis, après quelques secondes, la jeune femme inclina la tête:

-Oui, nous le ferons. Dites-nous comment cela va se passer.
Alexei

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Casino Imperiale

Chapitre 1: Jamais de repos pour les espions

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60, 61, 62, 63...
Slavoboj soulevait la lourde barre d'haltères de 40 kilogrammes depuis maintenant 2 minutes, de la sueur perlait sur son visage dur, tandis que son débardeur blanc sobre s'imbibait de transpiration, tout comme ses cheveux brus. Les tatouages de l'agent de la Tchaba brillaient. Ces curieux tatouages, dont on croyait qu'ils représentaient une organisation criminelle, étaient en fait des symboles de la Tchaba, qui fonctionnait ainsi pour désigner le grade de quelqu'un. La salle de sport immense, alignant haltères, barres de traction, tapis d'exercice, punching-ball et machines en tout genre était quasiment déserte à cette heure-ci, par les grandes baies vitrées, on pouvait voir les majestueuses montagnes de la chaîne des Vatras (transcription française du pluriel "Vatry"), d'où l'on apercevait le célèbre mont Stutováň, un des symboles majeurs de la Tcherkessie et de la Ketchevie où il se trouvait...
Le camp d'entraînement n°6 de la Tchaba était l'un des endroits les plus secrets de Tcherkessie, installé durant l'ère tsariste dans des grottes ketcheves, comme base secrète de l'armée tcherkesse, elle servait désormais de forteresse aux hommes de Kubicki. Comprenant une salle de sport, une salle d'entrainement, une cafétéria, des quartiers d'habitation, une mini-prison et une infinité d'autres pièces reliés par des couloirs serpentant à travers la montagne.
98, 99, 100... Slavoboj banda ses muscles pour reposer la barre de développé-couché à l'endroit approprié, puis, s'asseyant de côté, il saisit une petite gourde dans laquelle il but une grande gorgée d'eau mélangée à de la kitchera (alcool tcherkesse très connu au Jeekim et en Alméra de l'Est). En effet, Slavoboj était un grand alcoolique, il ne pouvait supporter de ne pas en avoir dans sa gourde. Cette face cachée -relativement peu conventionnelle dans le milieu du renseignement- faisait de lui quelqu'un de violent parfois imprévisible, ce qui était un défaut comme une qualité.
Son collègue, Slavoljub, était lui, dans la salle de tir. Féru d'armes à feu, il testait actuellement une Sautuvas liethuviskienne, récupérée par l'armée tcherkesse lors de la reconquête du nord du pays, l'actuelle Moravie. Dans l'atmosphère sombre du stand de tir, il braquait son arme sur des cibles diverses, allant de Terienkov à Victoria du Saint-Empire ainsi qu'Annabelle, s'arrêtant par un enfant zanyanais miséreux. Ce panel si varié de cibles de cartons s'expliquait par le fait que les agents de la Tchaba devaient tout simplement se départir d'Humanité. Slavoljub, lui, préféra tirer une rafale sur une figure vierge. Sans surprise, les balles trouèrent le crâne de papier de la cible de Slavoljub qui notait déjà les caractéristiques du fusil d'assaut sur un morceau de papier. Soudain, son biper se mit à vibrer, tout comme celui de Slavoboj de l'autre côté du couloir. Les deux agents se levèrent comme un seul homme, leurs mouvements étant d'une coordination implacable, même si ils ne se voyaient pas. La Tchaba leur avait inculqué pendant des années ce genre d'automatisme. Arrivés dans un bureau massif, éclairé d'une lumière faussement chaleureuse, les deux hommes toisèrent "H" (initiale curieuse pouvant faire penser à un "plagiat" d'un célèbre roman kaldien, désignant en réalité "hlava" ou "chef" en tcherkesse). Ce-dernier portait l'uniforme vert réglementaire, son képi posé sur le bureau en noyer laissait voir ses cheveux poivre-et-sel coiffés sur la gauche de manière à produire une raie de ce côté.

H : Bonsoir, camarades, installez-vous.

H ne regardait pas ses agents, il avait les yeux rivés vers l'extérieur, sur l'immensité des montagnes de son pays. La lune sublimait leurs faces enneigées. Ce spectacle paraissait insignifiant aux yeux de Slavoboj et de Slavoljub.

H : Si je vous ai convoqué, c'est pour vous confier votre première mission en duo.

Les deux agents échangèrent un regard neutre avant que hlava reprenne.

H : Avez-vous déjà entendu parler de Brasilos Drachiamos ?

Ne voyant aucune réponse des deux hommes, il ouvrit un tiroir dans son bureau, tirant un dossier assez chargé de celui-ci. Puis, il l'ouvrit sur la table, face aux deux hommes, avant de réciter le contenu de celui-ci en se retournant vers la fenêtre.

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H : Basilos Georgios Drachiamos. Trafiquant d'armes hellassien, ayant probablement des liens avec l'une des plus grande organisation mafieuse de ce pays. On le soupçonne d'arroser l'Anakréon de ses armes prises d'une manière inconnue au président cécopien L'Baraku. Il s'est aussi mis le Ravendel à dos où il a réussi à échapper aux autorités de ce-dernier. Cet homme est actuellement dans son pays natal au Casino Impérial avec un de nos agents. L'objectif de ce-dernier est de rencontrer Drachiamos et de négocier dans divers domaines avec lui. Voici votre mission : Vous devez les protéger tous les deux. Pour cause, Drachiamos n'a pas que des amis, et le tournoi de poker au Casino Imperiale ne va rien arranger, bien au contraire. Vous pourrez, bien entendu, rallier la mafia locale.

Slavoboj Polykárpov et Slavoljub Hamstákovík échangèrent un bref regard avant de se tourner simultanément vers le chef.

Slavoboj Polykárpov : Je suis sûr qu'il n'arrivera rien à Drachiamos.
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

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Casino Imperiale

Chapitre 2:

Ceci est un RP commun d'espionnage entre Alexei (Tcherkessie) et moi (Kaldia). Si d'autres désirent participer - prière de nous contacter.</center>

Personnages de ce chapitre:
Andrew Fletcher, Agent du service action de PSC, alias Charles James Montrose, baron Montrose
Ann Hannigham, Agent du service action de PSC, alias Victoria Hanning
Michael Canills, chef de bureau Alméra-Sud de PSC
Réceptionniste du "Casino Imperiale"


Malgré la saison, un doux soleil apergeait le paysage de sa lumière: il était quinze heures, et les landes vaguement caillouteuses et claires de l'Hellas reflétaient encore assez fortement pour forcer à porter des lunettes de soleil. Etonnant, avec les différents désordres météorologiques récents, mais cela allait tout à fait à Ann, qui allait donc pouvoir porter sans attirer l'attention ses propres lunettes, qui étaient pour l'instant soigneusement pliées et rangée dans la poche avant de son blazer noir.

Ils étaient tout les deux à bord de la limousine Wollster-Denley que les services leur avaient généreusement prêté à leur arrivée en Hellas, la veille, et longeaient à présent une route côtière du sud du pays, se dirigeant vers Myos Sornos, où se trouvait leur cible. Andrew, le partenaire d'Ann, était installé à côté d'elle sur la banquette arrière, et discutait avec Michael Canills, le chef du bureau de surveillance Alméra-Sud que PSC avait dépêché à leur rencontre pour leur faire un dernier briefing. La jeune femme l'écoutait vaguement, jettant de temps en temps un regard à l'extérieur, mais ne participant pas à la conversation. Ils parlaient surtout des risques politiques de la mission, des antécédants connus du trafiquant ravendelien qu'ils avaient dans le viseur.

Ann elle-même n'en avait pas grand chose à faire. Elle avait toujours été une spécialiste du côté opératif: trois ans dans les commandos des forces spéciales amphibies avant d'être recrutée par PSC, et déjà quatre années supplémentaires d'expérience sur trois continents lui avaient appris à ne pas se mêler des longues discussions oiseuses des supérieurs, et de plutôt attendre qu'on lui dise qui blesser ou tuer. Ou ne pas tuer. C'était à ça que servaient les quatre couteaux qui étaient attachés à ses cuisses ou dans des poches, et le revolver à son flanc gauche, sous le bras.

Pour cela, sa couverture lui plaisait. Andrew et elle étaient sensés jouer un riche lord kaldien passionné de jeu d'argent, et son escorte - garde du corps, et plus, semblait laisser entendre cette formulation, ce qui n'avait pas manqué d'amuser Andrew. Ann avait haussé les épaules - tant mieux si les gens y croyaient, ça ne changeait rien pour elle.
Elle s'était pour cela habillée d'un costume noir et sobre pour femme, d'une belle coupe lui avait-on dit, ce qu'elle avait volontiers accepté pour argent comptant. Andrew, lui, avait opté pour un ensemble plus luxueux, doublé d'une canne avec pommeau en argent, un brin à l'ancienne mais pas si rare que cela dans les tribunes des compétitions de polo au Kaldia.

Ils arrivèrent enfin à destination; le casino était situé un peu en retrait le la petite ville côtière typique de Myos Sornos, sur une falaise d'une quarantaine de mètres donnant sur la mer. Passant avec la limousine le portail de métal soigneusement travaillé, ils entrèrent dans un jardin parsemé de palmiers et d'essences tropicales, avant de s'arrêter devant le porche du casino, où un portier en uniforme s'approcha immédiatement, tandis que le chauffeur de la Wollster-Denley quittait la voiture et allait ouvrir la porte.

-Bonne chance, fit à voix basse Canills tandis que les deux agents la quittaient.

D'un petit geste très authentique, Andrew indiqua sans le regarder ni dire quoi que ce soit le coffre au portier, afin qu'il aille chercher leurs bagages, tandis qu'Ann observait les environs.

C'était le milieu de l'après-midi, et l'endroit n'était pas encore très rempli. Quelques joueurs plus âgés quittaient le casino, riches schlessois ou quantariens en vacances en soleil, tandis que le personnel vaquait à ses occupations. Une bonne heure à laquelle arriver.

Après un instant, une fois que le portier eut les bagages en main et que la limousine fut partie, ils se dirigèrent vers la porte tournante de l'entrée, la canne d'Andrew claquant au sol, traversèrent un magnifique atrium en style art déco, au sol en marbre et éclairé par un vaste lustre tout de dorures fait, avant d'arriver devant la réception, où Ann s'avança, tandis que son partenaire faisait mine d'admirer l'endroit.

-Nous avons réservé une suite au nom de Lord Montrose, dit-elle en simulant un lourd accent.

Le réceptionniste hocha la tête, fouille un instant dans ses papiers, puis opina de nouveau.

-Oui... tout-à-fait, Lord Charles Montrose et son... sa garde du corps, Victoria Hanning. Puis-je avoir votre signature?

Elle s'exécuta, et, quelques instants plus tard, il étaient emmenés vers leur suite.

-Pourriez-vous nous montrer tout de suite la salle de jeu? Demanda alors insidueusement Andrew.

Le réceptionniste hésita un instant, puis hocha la tête, espérant sans doute un bon pourboire. Ils se déportèrent de la direction de l'ascenseur, et descendirent une rampe en marbre qui les emmenait de l'autre côté du bâtiment par rapport à l'entrée, et le mena jusqu'à la principale salle de jeu.
Celle-ci était amménagée spatieusement, les grandes tables de jeu couvertes de velours colorés bien espacés, le tout éclairé par quelques lustres de cristal, mais surtout par la lumière en provenance de l'immense baie vitrée qui donnait directement sur la mer - ils étaient au bord de la falaise. Il y avait peu de monde - deux tables sur douze occupées, encore une fois une moyenne d'âge plutôt élevée à cette heure de la journée. Mais, dans les lobbies sur les côtés, des ombres bougeaient.
Longuement, Andrew oberva l'endroit. Tout comme Ann, il devait avoir rapidement repéré ce qu'il cherchait: un peu l'écart des tables, dans les profonds sièges en cuir noir qui s'alignaient dans les alcoves latérales, trois silhouettes étaient installées, dont l'une leur était familière.
Le trafiquant ravendelien, Drachiamos.

-C'est très bien, emmenez-moi à ma suite, dit alors avec satisfaction Andrew.
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