Sommet conciliatoire Stalagmanque-Azude
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Rezzacci
La révolution battait son plein depuis le début de l'année, et les autorités se montraient réalistes : le continent et la Nursie étaient perdus. Et, plutôt que d'essayer de se raccrocher à ce qui n'était plus, mieux valait défendre avec l'énergie du désespoir ce qui était encore sien. Ce n'était qu'à l'état de projet, mais on soutenait de plus en plus l'idée de rassembler toutes les forces vives de la nation pour venir protéger les côtes de l'île de Furibaldi, qui était soit stalagmantine, de part un contrat de mariage vieux de neuf siècles, soit qui n'était pas.
Les préoccupations des esprits présents se tournaient plutôt vers un autre chemin : la recherche d'un bouc émissaire. Et il se pourrait qu'ils l'ai trouvé, en la personne des responsables judiciaires d'Azude. Le fait que la République Technocratique soit en pleine discorde n'était que pour arranger les magistrats de la République.
Le Première Administratrice et le Représentant du Désaccord Gouvernemental arrivèrent par bateau, la République était dépourvu de systèmes de transports aériens efficients tant que l'aérodrome de Furibaldi ne sera pas améliorer.
Un vaporetto privé lesembarqua ensuite à travers les canaux de la sérénissime capitale. La forte tension était palpable, surtout en une telle situation.
Mais le petit navire privé ne s'arrêta ni devant le Palais des Doges, lieu habituel des rencontres diplomatiques de haute importance, ni devant le Palais des Diplomates, ou se situaient usuellement les autres rencontres diplomatiques. Il freina et s'ammarra devant un bâtiment aux étages supérieurs couverts de mousse : le Palais Vert, encore nommé Palais de Justice ou Grand Tribunal de la République. Devant, se massait une foule curieuse, et on pouvait observer quelques magistrats en costumes qui patientaient et discutaient.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121021042852170910.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/10/21/121021042852170910.jpg[/img][/url]</center>
Un horrible pressentiment s'empara des deux représentants d'Azude, et la vue d'un bourreau tout de noir vêtu n'était pas pour les réconforter.
Un greffier descendit vivement les marches, ouvrit la portière et invita les deux éminents représentants à descendre. Ils s'exécutèrent et pénétrèrent dans le tribunal. Les gradins étaient complets, un brouhaha insensé se faisait entendre. Au centre de l'amphithéâtre se trouvait le tribunal proprement dit : deux fauteuils au centre, attendant leurs hôtes, et dirigés vers le Haut Barreau, où patientaient déjà les trois cousins Doppiezza, les trois Juges Métropolitains, le Conseil des III. Une bonne vingtaine de greffiers, derrières leurs bureaux et leurs codes de lois, prenaient déjà des notes et compulsaient leurs livres.
On pouvait lire un sourire mauvais sur les visages ridés et séniles de trois Juges. Ils étaient fiers d'avoir réussi à piéger deux membres d'une des sociétés les plus intelligentes de leur siècle. Et à présent, on allait pouvoir les juger tranquillement, et enfin faire éclater la vérité et faire rejaillir sur ces hérétiques théophobes la faute de ces troubles.
Don Francesco Doppiezza demanda le silence en abbattant plusieurs fois son marteau sur son bureau. L'effet fut presque instantané. Il se leva alors et prit la parole, de cette voix aigrelette typique des centenaires.
Don Francesco Doppiezza : Je déclare ouverte la XIIe séance correctionnelle supré-républicaine, représentant la Sérénissime République de Stalagmanque à la République Technocratique-Démocratique d'Azude. Avant tout, précisons bien les règles. Ce tribunal n'est pas là pour infliger une quelconque sentence. Le but de cette séance - ou plusieurs séances, en fonction des besoins - est juste de définir la culpabilité ou l'innoncence de la personne morale d'Azude dans les griefs qui lui sont proposés. Les accusés n'auront pas droit à un avocat, mais auront droit de prendre la parole pour exposer leur version des faits. Après quoi, si les deux versions concordent, le verdict sera laissé à l'appréciation du Conseil des III. Si les deux versions ne peuvent concorder, alors la séance sera ajournée, et des inquisiteurs mèneront une enquête complémentaire dans le but d'éclaircir ces zones d'ombre. Avant de débuter effectivement, j'aimerais savoir si pour tout le monde ici présent ces règles sont claires et assimilées, et si les accusés s'y plient de bonne grâce ou ont des objections procédurières.
Le Juge se pencha, sourit de ses gencives édentés, l'air d'un rapace vorace, attendant la réponse des deux représentants. Ce sommet "diplomatique" avait véritablement de quoi les perturber...
Les préoccupations des esprits présents se tournaient plutôt vers un autre chemin : la recherche d'un bouc émissaire. Et il se pourrait qu'ils l'ai trouvé, en la personne des responsables judiciaires d'Azude. Le fait que la République Technocratique soit en pleine discorde n'était que pour arranger les magistrats de la République.
Le Première Administratrice et le Représentant du Désaccord Gouvernemental arrivèrent par bateau, la République était dépourvu de systèmes de transports aériens efficients tant que l'aérodrome de Furibaldi ne sera pas améliorer.
Un vaporetto privé lesembarqua ensuite à travers les canaux de la sérénissime capitale. La forte tension était palpable, surtout en une telle situation.
Mais le petit navire privé ne s'arrêta ni devant le Palais des Doges, lieu habituel des rencontres diplomatiques de haute importance, ni devant le Palais des Diplomates, ou se situaient usuellement les autres rencontres diplomatiques. Il freina et s'ammarra devant un bâtiment aux étages supérieurs couverts de mousse : le Palais Vert, encore nommé Palais de Justice ou Grand Tribunal de la République. Devant, se massait une foule curieuse, et on pouvait observer quelques magistrats en costumes qui patientaient et discutaient.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121021042852170910.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/10/21/121021042852170910.jpg[/img][/url]</center>
Un horrible pressentiment s'empara des deux représentants d'Azude, et la vue d'un bourreau tout de noir vêtu n'était pas pour les réconforter.
Un greffier descendit vivement les marches, ouvrit la portière et invita les deux éminents représentants à descendre. Ils s'exécutèrent et pénétrèrent dans le tribunal. Les gradins étaient complets, un brouhaha insensé se faisait entendre. Au centre de l'amphithéâtre se trouvait le tribunal proprement dit : deux fauteuils au centre, attendant leurs hôtes, et dirigés vers le Haut Barreau, où patientaient déjà les trois cousins Doppiezza, les trois Juges Métropolitains, le Conseil des III. Une bonne vingtaine de greffiers, derrières leurs bureaux et leurs codes de lois, prenaient déjà des notes et compulsaient leurs livres.
On pouvait lire un sourire mauvais sur les visages ridés et séniles de trois Juges. Ils étaient fiers d'avoir réussi à piéger deux membres d'une des sociétés les plus intelligentes de leur siècle. Et à présent, on allait pouvoir les juger tranquillement, et enfin faire éclater la vérité et faire rejaillir sur ces hérétiques théophobes la faute de ces troubles.
Don Francesco Doppiezza demanda le silence en abbattant plusieurs fois son marteau sur son bureau. L'effet fut presque instantané. Il se leva alors et prit la parole, de cette voix aigrelette typique des centenaires.
Don Francesco Doppiezza : Je déclare ouverte la XIIe séance correctionnelle supré-républicaine, représentant la Sérénissime République de Stalagmanque à la République Technocratique-Démocratique d'Azude. Avant tout, précisons bien les règles. Ce tribunal n'est pas là pour infliger une quelconque sentence. Le but de cette séance - ou plusieurs séances, en fonction des besoins - est juste de définir la culpabilité ou l'innoncence de la personne morale d'Azude dans les griefs qui lui sont proposés. Les accusés n'auront pas droit à un avocat, mais auront droit de prendre la parole pour exposer leur version des faits. Après quoi, si les deux versions concordent, le verdict sera laissé à l'appréciation du Conseil des III. Si les deux versions ne peuvent concorder, alors la séance sera ajournée, et des inquisiteurs mèneront une enquête complémentaire dans le but d'éclaircir ces zones d'ombre. Avant de débuter effectivement, j'aimerais savoir si pour tout le monde ici présent ces règles sont claires et assimilées, et si les accusés s'y plient de bonne grâce ou ont des objections procédurières.
Le Juge se pencha, sourit de ses gencives édentés, l'air d'un rapace vorace, attendant la réponse des deux représentants. Ce sommet "diplomatique" avait véritablement de quoi les perturber...
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Sovana
Les autorités azudiennes étaient surprises d'une missive suite à une annonce de coupure des relations diplomatiques mais voyaient se sommet comme une chance de rattraper les choses pour les uns, ou d'exclure définitivement Justice Clavez du gouvernement pour d'autres.
Les deux azudiens ne furent pas plus surpris que ça lorsque le navire ne s’arrêta pas devant le palais des Doges, un peu plus lorsqu'il dépassa le Palais des Diplomates. Ils arrivèrent au comble de la surprise lorsque le navire stoppa devant le Palais de Justice.
Justice Clavez haussa un sourcil, ne voyant rien de bon augure, Mattiew Fronch avança, en proie à la plus grande inquiétude, les mains tremblantes.
Ce piège diplomatique n'étais pas des plus plaisant pour les deux Empathes, considérant cela comme une forme d'irrespect de l’honnêteté. L'effet fut immédiat, les deux représentants n'échangèrent, qu'un regard, infime, d'une seconde, mais le message était passé. Uni face à l'adversité pour Azude !
Les Stalgmanquais voulaient juger la personne morale d'Azude alors qu'il s'agit de la décision personnelle de la Justice Clavez ? Alors le désaccord n'a pas sa place ici. Cela était un piège habile, l'affaire s'annonçait rude et diviser les forces étaient hors de question. Ce qui avaient fait leur désunion ferait leur union.
Ce fut Mattiew Fronch qui prit la parole après une lente inspiration-expiration afin de concentrer ses forces mentales. Ses mains tremblaient toujours, mais sa voix fut claire et forte.
[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]
[quote="Mattiew Fronch"]Nous sommes en effet sur le territoire de Stalagmanque. Nous sommes donc sous vos lois et nous les reconnaissons. Nous reconnaissons la légitimité de votre Tribunal ainsi que sa compétence et nous nous engageons à vériter.
[/quote]
[N.d.T. : vériter est un verbe en français azudien, au même titre que mentir ou boire, il signifie dire la vérité.]
Les deux azudiens ne furent pas plus surpris que ça lorsque le navire ne s’arrêta pas devant le palais des Doges, un peu plus lorsqu'il dépassa le Palais des Diplomates. Ils arrivèrent au comble de la surprise lorsque le navire stoppa devant le Palais de Justice.
Justice Clavez haussa un sourcil, ne voyant rien de bon augure, Mattiew Fronch avança, en proie à la plus grande inquiétude, les mains tremblantes.
Ce piège diplomatique n'étais pas des plus plaisant pour les deux Empathes, considérant cela comme une forme d'irrespect de l’honnêteté. L'effet fut immédiat, les deux représentants n'échangèrent, qu'un regard, infime, d'une seconde, mais le message était passé. Uni face à l'adversité pour Azude !
Les Stalgmanquais voulaient juger la personne morale d'Azude alors qu'il s'agit de la décision personnelle de la Justice Clavez ? Alors le désaccord n'a pas sa place ici. Cela était un piège habile, l'affaire s'annonçait rude et diviser les forces étaient hors de question. Ce qui avaient fait leur désunion ferait leur union.
Ce fut Mattiew Fronch qui prit la parole après une lente inspiration-expiration afin de concentrer ses forces mentales. Ses mains tremblaient toujours, mais sa voix fut claire et forte.
[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]
[quote="Mattiew Fronch"]Nous sommes en effet sur le territoire de Stalagmanque. Nous sommes donc sous vos lois et nous les reconnaissons. Nous reconnaissons la légitimité de votre Tribunal ainsi que sa compétence et nous nous engageons à vériter.
[/quote]
[N.d.T. : vériter est un verbe en français azudien, au même titre que mentir ou boire, il signifie dire la vérité.]
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Rezzacci
Don Francesco Doppiezza : Bien, bien, fort bien. Nous allons pouvoir commencer alors.
En préambule, je souhaiterais qu’avant que vous ne preniez la parole pour un quelconque témoignage, vous juriez sur un texte que vous jugez sacré que vous vous engagez à dire la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Vous aurez à votre disposition tous les textes sacrés dont vous aurez envie. Nous avons même une copie de votre Constitution Culturelle, si vous le souhaitez.
Parfait…
Huissier ! Venez ici et exposez les griefs.
Un petit homme sec se leva, une liasse de feuilles à la main. Il alla à la barre, posa ses documents, mit la main gauche sur une bible et leva la main droite :
Huissier : Je jure de dire la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité.
Il reprit alors ses documents qu’il se mit en devoir de lire et attendit le coup de départ du magistrat, selon les antiques formules latines.
Don Francesco Doppiezza : Quis ?
Huissier : l’accusé est la personne morale de la République Technocratique-Démocratique d’Azude. En tant que personne morale, ce sont ses représentants judiciaires, id est ses dirigeants selon nos lois, qui sont jugées. Ladite accusée, Justice Clavez, Première Administratrice d’Azude, se trouve effectivement présente ici.
Don Francesco Doppiezza : Quid ?
Huissier : Les accusés sont accusés d’avoir fait pénétré sur le territoire stalagmantin plusieurs œuvres d’art lyrique et scénique, faisant preuve d’un prosélytisme flagrant et cause première de la révolution sunniste de Logudoro et de sa désolidarisation par rapport à la Sérénissime République de Stalagmanque.
Don Francesco Doppiezza : Ubi ?
Huissier : Vraisemblablement et principalement à Logudoro, épicentre du sunnisme à Stalagmanque, mais il est fort probable qu’environ 30% de la couverture d’opéras de toute l’ex-république aient été touchés.
Don Francesco : Quibus auxiliis ?
Huissier : Plusieurs compositeurs et librettistes, dont voici une liste ci-jointe, dont la culpabilité sera à vérifier mais qui agissaient en pleine connaissance de cause.
Don Francesco Doppiezza : Cur ?
Huissier : Il s’agit là du point le plus épineux, qui devra être éclairci par témoignages desdits accusés.
Don Francesco Doppiezza : Quomodo ?
Huissier : Par un investissement massif de monnaie.
Don Francesco Doppiezza : Quando ?
Huissier : Cela débuta effectivement le 2 avril 2019 après la naissance de notre sauveur et seigneur Jésus Christ, fils de Dieu.
Don Francesco Doppiezza : Fort bien, vous pouvez aller vous asseoir. Madame Justice Clavez, en tant que Première Administratrice, vous serez notre premier témoin. Levez-vous, et allez à la barre. Jurez que vous direz la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Fort bien.
A présent, nous avons quelques questions à vous poser. La première, et bien évidemment, la plus fondamentale, est : quelle est la raison de cet agissement ? De quel droit, en tant que chef exécutif d’Azude, avez-vous osé ingérer en nos affaires ? Les conséquences de vos actes sont très graves, Madame, et nous avons besoin de réponses…
En préambule, je souhaiterais qu’avant que vous ne preniez la parole pour un quelconque témoignage, vous juriez sur un texte que vous jugez sacré que vous vous engagez à dire la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Vous aurez à votre disposition tous les textes sacrés dont vous aurez envie. Nous avons même une copie de votre Constitution Culturelle, si vous le souhaitez.
Parfait…
Huissier ! Venez ici et exposez les griefs.
Un petit homme sec se leva, une liasse de feuilles à la main. Il alla à la barre, posa ses documents, mit la main gauche sur une bible et leva la main droite :
Huissier : Je jure de dire la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité.
Il reprit alors ses documents qu’il se mit en devoir de lire et attendit le coup de départ du magistrat, selon les antiques formules latines.
Don Francesco Doppiezza : Quis ?
Huissier : l’accusé est la personne morale de la République Technocratique-Démocratique d’Azude. En tant que personne morale, ce sont ses représentants judiciaires, id est ses dirigeants selon nos lois, qui sont jugées. Ladite accusée, Justice Clavez, Première Administratrice d’Azude, se trouve effectivement présente ici.
Don Francesco Doppiezza : Quid ?
Huissier : Les accusés sont accusés d’avoir fait pénétré sur le territoire stalagmantin plusieurs œuvres d’art lyrique et scénique, faisant preuve d’un prosélytisme flagrant et cause première de la révolution sunniste de Logudoro et de sa désolidarisation par rapport à la Sérénissime République de Stalagmanque.
Don Francesco Doppiezza : Ubi ?
Huissier : Vraisemblablement et principalement à Logudoro, épicentre du sunnisme à Stalagmanque, mais il est fort probable qu’environ 30% de la couverture d’opéras de toute l’ex-république aient été touchés.
Don Francesco : Quibus auxiliis ?
Huissier : Plusieurs compositeurs et librettistes, dont voici une liste ci-jointe, dont la culpabilité sera à vérifier mais qui agissaient en pleine connaissance de cause.
Don Francesco Doppiezza : Cur ?
Huissier : Il s’agit là du point le plus épineux, qui devra être éclairci par témoignages desdits accusés.
Don Francesco Doppiezza : Quomodo ?
Huissier : Par un investissement massif de monnaie.
Don Francesco Doppiezza : Quando ?
Huissier : Cela débuta effectivement le 2 avril 2019 après la naissance de notre sauveur et seigneur Jésus Christ, fils de Dieu.
Don Francesco Doppiezza : Fort bien, vous pouvez aller vous asseoir. Madame Justice Clavez, en tant que Première Administratrice, vous serez notre premier témoin. Levez-vous, et allez à la barre. Jurez que vous direz la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Fort bien.
A présent, nous avons quelques questions à vous poser. La première, et bien évidemment, la plus fondamentale, est : quelle est la raison de cet agissement ? De quel droit, en tant que chef exécutif d’Azude, avez-vous osé ingérer en nos affaires ? Les conséquences de vos actes sont très graves, Madame, et nous avons besoin de réponses…
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Sovana
[url=http://www.youtube.com/watch?v=YBXV2ekE2To&feature=related]Proposition de trame sonore pour le procès.[/url]
Après avoir juré sur la Déclaration des Droits et Devoirs Humains de vériter et uniquement vériter, autrement dit de dire la Vérité et uniquement la Vérité, Justice Clavez vint à la barre.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/27/1341714626-Prometheus_10.png[/img]</center>
[quote="Justice Clavez"]
Si ce Tribunal était pénal je serais prête à assumer l'entièreté de mes actes et recevrais votre condamnation légitime étant sur vos terres.
Ce tribunal ne l'étant pas il ne sera tout de même pas sans conséquence et je laisserai donc juger mes collègues de ma compétence en tant que Première Administratrice. Considérez donc la peine comme existante. Ainsi votre justice s'exercera soyez en assurés.
Mais trêves de bavardages. Pourquoi serais-je prête à assumer mes actes ?
je suis consciente d'avoir enfreint le principe de non ingérence. Il ne s'agit donc pas, comme vous venez de le souligner d'une question de droit. Je me suis en effet par mes actes mis dans une situation hors du droit je le reconnais.
Mais pourquoi ? Pourquoi faire une telle chose ? Pourquoi faire quelque chose d'aussi absurde et stupide que le non respect de la loi et s'exposer au danger d'un jugement en bon et due forme ?
Pour commencer, afin d'éclaircir la situation j'aimerais nuancer votre penultiemme missive.
Vous semblez nous accuser d'un orgueil idéologique, comme si nous prétendions détenir la Vérité ultime au niveau de nos idéologies.
Que neni, je ne sais où vous avez pu lire une telle chose. Nous traitons les autres pays d'égal à égal tant qu'ils ne font pas abus de la violence. Nous ne pensons donc pas être supérieur temporellement à vous, étant d'autant plus un régime aussi stable que le votre, suivant simplement une évolution de moyens. Nous traitons donc d'égal à égal tout autant avec vous que le Quantar par exemple.
Sur le plan idéologique nous ne considérons ni le sunnisme ni la technocratie comme purement universel ou faisant parti d'une quelconque vérité ultime. Nous les jugeons simplement supérieur au libéralisme et au communisme.
Loin de nous l'idée de voir Stalagmanque embrasser le sunnisme, ce serait un viol culturel sauvage dont nous serions sans doute les premiers à nous offusquer, en tant que nations de sociologues.
Je n'ai nullement agi par idéologie ou idéalisme comme vous pensez le croire, ce n'est pas mon genre. Bien au contraire j'ai agit avec le plus grand pragmatisme qui soit.
Comme vous le savez sans doute le rapport du Centre d'Etudes Sociologiques avait émis un rapport alarmant concernant certains points de votre société. La révolution continentale était donc jugée entre "assez probable" et "très probable". Il n'avait pas les outils nécessaire pour extirper plus d'informations de la situation.
Moi, si. J'ai demandé au Département de Psychosociologie un rapport analytique sur votre pays concernant les mois précédents ce jour. La situation était inquiétante, très inquiétante. Non seulement la révolution continentale était inévitable, non nécessairement, mais simplement parce que le processus était trop engagé pour faire retour arrière. En effet, quoique je n'ai point le temps nécessaire pour le démontrer en détails mais il me suffit afin de simplifier de rappeler la deuxième lois de la thermodynamique, qui s'applique aussi à la cybernétique et aux systèmes sociaux complexes.
En effet, toute transformation d'un système s'effectue avec une augmentation de l'entropie globale incluant l'entropie du système et du milieu extérieur.
L'entropie étant le désordre microscopique engendrant l'équilibre macroscopique, produit lors d'une transformation réelle (par exemple si on lance deux millions de dés 6 en équilibre, qu'on fait la somme des résultats et qu'on la divise par le nombre de dés les chances sont extrêmes pour que l'on est un résultat proche de 3,5).
De plus cette lois établit l’irréversibilité des changements, sauf si l'entropie est nulle, ce qui en constitue donc pas un processus de changement réel.
Or à l'instant T ou le rapport du CES commençait à être fait, l'entropie calculée dans l'ensemble de votre pays était déjà bien trop forte et elle n'allait qu'augmenté, créant un déséquilibre macrosociolgique ou autrement dit un "changement réel".
Autrement dit, la révolution était déjà faite, la Nursie se désolidariserait et le continent sombrerait. Voila, en clair ce que nos calculs ont trouvés.
Il est clair que nous trouvions cela désolant. En réalité c'est même pire que cela. Car ce sont les communistes qui auraient gagnés le continent. Je ne serais jamais intervenue s'il c’était agit d'une révolution libérale, pourtant nous les portons pas dans notre cœur.
Qu'est ce qui à donc bien pu me pousser à agir, à outrepasser le principe de non ingérance ?
Mon sens du devoir humain. Sachant que les révolutions seraient uniquement communistes, cela signifierait que le continent serait donc "purgé" par la mise en place du mensonge généralisé, de camps de travail, et autres atrocités.
Sachant impossible de sauver les individus continentaux de la révolution, je choisit de les sauver de la souffrance et de la mort. Le sunnisme n'est que prétexte pour contrer l'avancée de la mort rouge sur vos terres. Il est vrai, me diriez vous, que certains communismes peuvent être plus doux. Mais étant donné l'environnement direct de votre pays, ainsi que divers facteurs, ce cas est d'une probabilité infime.
Mon but n'était pas tant de répandre le sunnisme que de sauver des individus. Voila ce qui m'a poussé à outrepasser la loi sacré de non ingérence : mon amour du prochain, et du respect de la culture ancestrale.
Et quand bien même la révolution aurait pu être stoppée, mon action aurait été une mesure de prévention contre la peste rouge. Peu m'importe que vous auriez écraser les révolutions sunnistes tant que les rouges soient arrêtés avec. Peu importe qu'elles aient la possibilité de faillir pour peu qu'elles remplacent les révolutions rouges. C'est la politique du moindre mal. La révolution va impérativement avoir lieux ? Mieux vaut éviter un maximum de souffrances aux individus sous l'égide des futurs Etats. Quitte à ce qu'il y ai une révolution, autant qu'elle respecte la culture et les individus.
Imaginez si la révolution rouge avaient triomphé à Logudoro, phare culturel et politique de la région, ils se seraient pressés de débarrasser les "bourgeois" de leurs biens, et leur vie. Ils auraient fait table rase du passé pour construire un "monde nouveau" détruisant ainsi les reliquats et chefs d’œuvre d'une culture millénaire, chose pour nous inacceptable.
Par ailleurs, j'aimerais revenir sur les méthodes employés.Encore une fois, s'il est vrai que j'ai enfreint le principe de non ingérence et les lois de Stalagmanque, je l'ai fait avec une modération relative. La Rostovie peut en témoigné, elle à reconnu elle même l’ingérence militaire du Krikstan par la livraison d'armes et d'officiers, chose autrement plus mortelle et grave vous me l'avouerais qu'un simple opéra.
Il me semble avoir tout dit messieurs. Avez vous besoins de précisions quelconques ?
[/quote]
Après avoir juré sur la Déclaration des Droits et Devoirs Humains de vériter et uniquement vériter, autrement dit de dire la Vérité et uniquement la Vérité, Justice Clavez vint à la barre.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/27/1341714626-Prometheus_10.png[/img]</center>
[quote="Justice Clavez"]
Si ce Tribunal était pénal je serais prête à assumer l'entièreté de mes actes et recevrais votre condamnation légitime étant sur vos terres.
Ce tribunal ne l'étant pas il ne sera tout de même pas sans conséquence et je laisserai donc juger mes collègues de ma compétence en tant que Première Administratrice. Considérez donc la peine comme existante. Ainsi votre justice s'exercera soyez en assurés.
Mais trêves de bavardages. Pourquoi serais-je prête à assumer mes actes ?
je suis consciente d'avoir enfreint le principe de non ingérence. Il ne s'agit donc pas, comme vous venez de le souligner d'une question de droit. Je me suis en effet par mes actes mis dans une situation hors du droit je le reconnais.
Mais pourquoi ? Pourquoi faire une telle chose ? Pourquoi faire quelque chose d'aussi absurde et stupide que le non respect de la loi et s'exposer au danger d'un jugement en bon et due forme ?
Pour commencer, afin d'éclaircir la situation j'aimerais nuancer votre penultiemme missive.
Vous semblez nous accuser d'un orgueil idéologique, comme si nous prétendions détenir la Vérité ultime au niveau de nos idéologies.
Que neni, je ne sais où vous avez pu lire une telle chose. Nous traitons les autres pays d'égal à égal tant qu'ils ne font pas abus de la violence. Nous ne pensons donc pas être supérieur temporellement à vous, étant d'autant plus un régime aussi stable que le votre, suivant simplement une évolution de moyens. Nous traitons donc d'égal à égal tout autant avec vous que le Quantar par exemple.
Sur le plan idéologique nous ne considérons ni le sunnisme ni la technocratie comme purement universel ou faisant parti d'une quelconque vérité ultime. Nous les jugeons simplement supérieur au libéralisme et au communisme.
Loin de nous l'idée de voir Stalagmanque embrasser le sunnisme, ce serait un viol culturel sauvage dont nous serions sans doute les premiers à nous offusquer, en tant que nations de sociologues.
Je n'ai nullement agi par idéologie ou idéalisme comme vous pensez le croire, ce n'est pas mon genre. Bien au contraire j'ai agit avec le plus grand pragmatisme qui soit.
Comme vous le savez sans doute le rapport du Centre d'Etudes Sociologiques avait émis un rapport alarmant concernant certains points de votre société. La révolution continentale était donc jugée entre "assez probable" et "très probable". Il n'avait pas les outils nécessaire pour extirper plus d'informations de la situation.
Moi, si. J'ai demandé au Département de Psychosociologie un rapport analytique sur votre pays concernant les mois précédents ce jour. La situation était inquiétante, très inquiétante. Non seulement la révolution continentale était inévitable, non nécessairement, mais simplement parce que le processus était trop engagé pour faire retour arrière. En effet, quoique je n'ai point le temps nécessaire pour le démontrer en détails mais il me suffit afin de simplifier de rappeler la deuxième lois de la thermodynamique, qui s'applique aussi à la cybernétique et aux systèmes sociaux complexes.
En effet, toute transformation d'un système s'effectue avec une augmentation de l'entropie globale incluant l'entropie du système et du milieu extérieur.
L'entropie étant le désordre microscopique engendrant l'équilibre macroscopique, produit lors d'une transformation réelle (par exemple si on lance deux millions de dés 6 en équilibre, qu'on fait la somme des résultats et qu'on la divise par le nombre de dés les chances sont extrêmes pour que l'on est un résultat proche de 3,5).
De plus cette lois établit l’irréversibilité des changements, sauf si l'entropie est nulle, ce qui en constitue donc pas un processus de changement réel.
Or à l'instant T ou le rapport du CES commençait à être fait, l'entropie calculée dans l'ensemble de votre pays était déjà bien trop forte et elle n'allait qu'augmenté, créant un déséquilibre macrosociolgique ou autrement dit un "changement réel".
Autrement dit, la révolution était déjà faite, la Nursie se désolidariserait et le continent sombrerait. Voila, en clair ce que nos calculs ont trouvés.
Il est clair que nous trouvions cela désolant. En réalité c'est même pire que cela. Car ce sont les communistes qui auraient gagnés le continent. Je ne serais jamais intervenue s'il c’était agit d'une révolution libérale, pourtant nous les portons pas dans notre cœur.
Qu'est ce qui à donc bien pu me pousser à agir, à outrepasser le principe de non ingérance ?
Mon sens du devoir humain. Sachant que les révolutions seraient uniquement communistes, cela signifierait que le continent serait donc "purgé" par la mise en place du mensonge généralisé, de camps de travail, et autres atrocités.
Sachant impossible de sauver les individus continentaux de la révolution, je choisit de les sauver de la souffrance et de la mort. Le sunnisme n'est que prétexte pour contrer l'avancée de la mort rouge sur vos terres. Il est vrai, me diriez vous, que certains communismes peuvent être plus doux. Mais étant donné l'environnement direct de votre pays, ainsi que divers facteurs, ce cas est d'une probabilité infime.
Mon but n'était pas tant de répandre le sunnisme que de sauver des individus. Voila ce qui m'a poussé à outrepasser la loi sacré de non ingérence : mon amour du prochain, et du respect de la culture ancestrale.
Et quand bien même la révolution aurait pu être stoppée, mon action aurait été une mesure de prévention contre la peste rouge. Peu m'importe que vous auriez écraser les révolutions sunnistes tant que les rouges soient arrêtés avec. Peu importe qu'elles aient la possibilité de faillir pour peu qu'elles remplacent les révolutions rouges. C'est la politique du moindre mal. La révolution va impérativement avoir lieux ? Mieux vaut éviter un maximum de souffrances aux individus sous l'égide des futurs Etats. Quitte à ce qu'il y ai une révolution, autant qu'elle respecte la culture et les individus.
Imaginez si la révolution rouge avaient triomphé à Logudoro, phare culturel et politique de la région, ils se seraient pressés de débarrasser les "bourgeois" de leurs biens, et leur vie. Ils auraient fait table rase du passé pour construire un "monde nouveau" détruisant ainsi les reliquats et chefs d’œuvre d'une culture millénaire, chose pour nous inacceptable.
Par ailleurs, j'aimerais revenir sur les méthodes employés.Encore une fois, s'il est vrai que j'ai enfreint le principe de non ingérence et les lois de Stalagmanque, je l'ai fait avec une modération relative. La Rostovie peut en témoigné, elle à reconnu elle même l’ingérence militaire du Krikstan par la livraison d'armes et d'officiers, chose autrement plus mortelle et grave vous me l'avouerais qu'un simple opéra.
Il me semble avoir tout dit messieurs. Avez vous besoins de précisions quelconques ?
[/quote]
-
Rezzacci
Proposition de trame sonore pour le procès acceptée.
Justice Clavez venait elle-même de se condamner. En affirmant qu'il fallait considérer la peine comme existante, alors elle existe. Et si elle existe, alors elle s'applique. Si Justice Clavez était reconnue coupable, alors elle devra subir la peine ordonnée par les Juges. Par ces mots, Justice Clavez venait, selon la Loi du 15 mai 1598, article XIV, alinéa XII, de transformer ce tribunal en tribunal pénal...
Don Francesco Doppiezza jubilait intérieurement. Il allait être le premier Juge métropolitain a pouvoir condamner effectivement, et non pas dans le vent, un haut magistrat étranger. Une chose extraordinaire, qui ne s'était jamais vue.
Cette déclaration provoqua beaucoup de remue-ménage parmi les greffiers. Tous les gratte-papiers connaissaient l'ampleur de cette déclaration. Les phonographes avaient enregistré l'aveu, et tous avaient noté les mots de la Première Administratrice.
Le procès devenait beaucoup plus intéressant...
Les trois juges écoutèrent attentivement les dires de Clavez, prenant même des notes et ne dodelinant à peine de la tête. Le Docteur Vuibegallo, de l'Université, présent en tant que conseiller scientifique, acquieça et approuva les dires de la Première Administratrice au sujet de l'entropie et de la thermodynamique sociale, affirmant qu'elle n'essayait pas de les embrouiller.
Ce fut le Docteur Vuibegallo qui prit la parole, avec l'accord des Juges et après avoir prêté serment.
<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c8/DIMendeleevCab.jpg/220px-DIMendeleevCab.jpg[/img]</center>
Dr Vuibegallo : vos dires sont d'une grande clarté, Mme Clavez, et nous vous remercions. Mais avant d'aller vous asseoir, nous aimerions éclaircir quelques points, voulez-vous ?
Tout d'abord, nous voulons être sûrs d'avoir bien compris. Vous placez l'être humain au-dessus de l'Etat, n'est-ce pas ? Ce qui explique votre ingérence en nos affaires, alors qu'il s'agissait de notre souveraineté. Cependant, l'être humain ne pouvant survivre sans Etat, sans régime politique l'entourant et le guidant l'Etat est forcément supérieur à l'être humain, à l'individu, simple particule perturbatrice qui se doit d'être guidée sur le droit chemin. La survie des êtres humains n'est pas un motif pour venir ingérer ; la survie de l'Etat, elle, par contre, oui.
Le Centre d'Etudes Sociologiques avait en effet parler d'un risque fort probable de révolution, soit. Il est vrai, nous avons été quelque peu négligent sur ce point. Mais sachez, Madame, que nous avions la situation sous contrôle. Certes, la révolution était amorcée. Certes, Héphaïs et Bel Proximus étaient perdus. Mais pas forcément pour toujours. Nous avons réussi à les conquérir par deux fois, nous aurions parfaitement pû le faire une troisième fois, car, comme on dit, jamais deux sans trois. Et la troisième aurait été définitive.
Mais votre petite intervention mit tout par terre. En effet, si auparavant, nous n'avions que les foyers communistes comme préoccupation, voilà à présent que nous avons deux révolutions parallèles à contrer. Comment diable souhaitez-vous que notre gouvernement s'en sorte ? Vous parlez de politique de moindre mal, mais si vous n'étiez pas intervenus, nous aurions arrêter la révolution rouge avec l'aide des territoires encore sous notre souveraineté, et le continent serait resté sous l'égide stalagmantine, et l'île de Nursie n'aurait été qu'un grondement sans lendemain.
La révolution rouge n'aurait jamais pu atteindre Logudoro. Tout d'abord parce qu'idéologiquement, elle ne peut adhérer à un mensonge aussi brut et grossier que le marxisme. Et, ensuite, parce que ses défenses sont faites de telle manière qu'elle est capable de tenir un siège de dix ans, et possède suffisament de défenses pour résister à plusieurs bombes - Dieu bénisse nos architectes. Mais avoir un esprit aussi bas, aussi vil, aussi tordu pour utiliser le plus Bel Art qui existe, l'opéra, pour semer trouble et indécision dans l'esprit de nos sujets, voilà qui n'est pas digne de vous. Mais peu importe : du prosélytisme, même par opéra, reste puni par la Loi, Madame. Il est plus préférable d'écraser un peuple par les armes : il reste une minorité opprimée. Mais le manipuler par l'opéra, c'est détruire son être, son âme, sa personalité et son identité. Vous parliez de respecter la culture locale ? Mais déjà la Troïka de Logudoro liquide ses plus belles oeuvres d'art pour permettre aux êtres les plus démunis d'avoir un accès gratuit aux soins, et met en place un programme social sur le dos d'oeuvres séculaires dont ils se débarrassent sans la moindre vergogne.
Ainsi, vos actions ont eu des portées qui vous dépassaient. La seconde question que je vous pose donc est : étiez-vous consciente, en lançant votre projet, que par là-même vous nous condamniez ?
[HRP : Pour le discours sur la thermodynamique des régimes politiques et systèmes sociaux, j'avais fait le même parallèle durant mes cours. J'ai crû me lire moi-même en lisant Justice Clavez ^^ /HRP]
Justice Clavez venait elle-même de se condamner. En affirmant qu'il fallait considérer la peine comme existante, alors elle existe. Et si elle existe, alors elle s'applique. Si Justice Clavez était reconnue coupable, alors elle devra subir la peine ordonnée par les Juges. Par ces mots, Justice Clavez venait, selon la Loi du 15 mai 1598, article XIV, alinéa XII, de transformer ce tribunal en tribunal pénal...
Don Francesco Doppiezza jubilait intérieurement. Il allait être le premier Juge métropolitain a pouvoir condamner effectivement, et non pas dans le vent, un haut magistrat étranger. Une chose extraordinaire, qui ne s'était jamais vue.
Cette déclaration provoqua beaucoup de remue-ménage parmi les greffiers. Tous les gratte-papiers connaissaient l'ampleur de cette déclaration. Les phonographes avaient enregistré l'aveu, et tous avaient noté les mots de la Première Administratrice.
Le procès devenait beaucoup plus intéressant...
Les trois juges écoutèrent attentivement les dires de Clavez, prenant même des notes et ne dodelinant à peine de la tête. Le Docteur Vuibegallo, de l'Université, présent en tant que conseiller scientifique, acquieça et approuva les dires de la Première Administratrice au sujet de l'entropie et de la thermodynamique sociale, affirmant qu'elle n'essayait pas de les embrouiller.
Ce fut le Docteur Vuibegallo qui prit la parole, avec l'accord des Juges et après avoir prêté serment.
<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c8/DIMendeleevCab.jpg/220px-DIMendeleevCab.jpg[/img]</center>
Dr Vuibegallo : vos dires sont d'une grande clarté, Mme Clavez, et nous vous remercions. Mais avant d'aller vous asseoir, nous aimerions éclaircir quelques points, voulez-vous ?
Tout d'abord, nous voulons être sûrs d'avoir bien compris. Vous placez l'être humain au-dessus de l'Etat, n'est-ce pas ? Ce qui explique votre ingérence en nos affaires, alors qu'il s'agissait de notre souveraineté. Cependant, l'être humain ne pouvant survivre sans Etat, sans régime politique l'entourant et le guidant l'Etat est forcément supérieur à l'être humain, à l'individu, simple particule perturbatrice qui se doit d'être guidée sur le droit chemin. La survie des êtres humains n'est pas un motif pour venir ingérer ; la survie de l'Etat, elle, par contre, oui.
Le Centre d'Etudes Sociologiques avait en effet parler d'un risque fort probable de révolution, soit. Il est vrai, nous avons été quelque peu négligent sur ce point. Mais sachez, Madame, que nous avions la situation sous contrôle. Certes, la révolution était amorcée. Certes, Héphaïs et Bel Proximus étaient perdus. Mais pas forcément pour toujours. Nous avons réussi à les conquérir par deux fois, nous aurions parfaitement pû le faire une troisième fois, car, comme on dit, jamais deux sans trois. Et la troisième aurait été définitive.
Mais votre petite intervention mit tout par terre. En effet, si auparavant, nous n'avions que les foyers communistes comme préoccupation, voilà à présent que nous avons deux révolutions parallèles à contrer. Comment diable souhaitez-vous que notre gouvernement s'en sorte ? Vous parlez de politique de moindre mal, mais si vous n'étiez pas intervenus, nous aurions arrêter la révolution rouge avec l'aide des territoires encore sous notre souveraineté, et le continent serait resté sous l'égide stalagmantine, et l'île de Nursie n'aurait été qu'un grondement sans lendemain.
La révolution rouge n'aurait jamais pu atteindre Logudoro. Tout d'abord parce qu'idéologiquement, elle ne peut adhérer à un mensonge aussi brut et grossier que le marxisme. Et, ensuite, parce que ses défenses sont faites de telle manière qu'elle est capable de tenir un siège de dix ans, et possède suffisament de défenses pour résister à plusieurs bombes - Dieu bénisse nos architectes. Mais avoir un esprit aussi bas, aussi vil, aussi tordu pour utiliser le plus Bel Art qui existe, l'opéra, pour semer trouble et indécision dans l'esprit de nos sujets, voilà qui n'est pas digne de vous. Mais peu importe : du prosélytisme, même par opéra, reste puni par la Loi, Madame. Il est plus préférable d'écraser un peuple par les armes : il reste une minorité opprimée. Mais le manipuler par l'opéra, c'est détruire son être, son âme, sa personalité et son identité. Vous parliez de respecter la culture locale ? Mais déjà la Troïka de Logudoro liquide ses plus belles oeuvres d'art pour permettre aux êtres les plus démunis d'avoir un accès gratuit aux soins, et met en place un programme social sur le dos d'oeuvres séculaires dont ils se débarrassent sans la moindre vergogne.
Ainsi, vos actions ont eu des portées qui vous dépassaient. La seconde question que je vous pose donc est : étiez-vous consciente, en lançant votre projet, que par là-même vous nous condamniez ?
[HRP : Pour le discours sur la thermodynamique des régimes politiques et systèmes sociaux, j'avais fait le même parallèle durant mes cours. J'ai crû me lire moi-même en lisant Justice Clavez ^^ /HRP]
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Sovana
[url=http://www.youtube.com/watch?v=YBXV2ekE2To&feature=related]Trame sonore pour le procès (rappel, donc musique identique).[/url]
Justice Clavez soupira intérieurement. Elle commençait à être lassée des relents de décadence, le passé, comme le passé, encore et toujours lui, et il en sera toujours ainsi. Enfin bref, quoiqu'elle soit prête à assumer ses actes elle ne se laissera pas bouquémissariser aussi simplement, il fallait sortir de la densité, bien plus de densité.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/27/1341714626-Prometheus_10.png[/img]</center>
[quote="Justice Clavez"]
Je remarque d'après le brouhaha dans la salle qu'il y à légère mésinterprétation de mes paroles puisque sortit de leur contexte. Mais peu importe, je ne suis pas ici pour parlementer de ce genres de choses. Qu'il s'agisse d'une mésinterprétation volontaire ou non je n'en ai que cure, j'ai toujours assumer mes actes et ce n'est pas maintenant que ma morale fléchira. Mais je m'égare, je m’égare.
Je remarque quelques... Omissions, dans ce que vous venez de dire. Chose bien normale, les informations circulent rapidement en cet instant et tout système cognitif trie les donnés pour conserver ce qui est jugé le pertinent par le système en question.
Mais commençons par une rectification qui me semble nécessaire. Je met l'être humain au dessus de l'Etat dites vous ? Nullement. Les choses sont en réalité "complexes" c'est le cas de le dire. Si certes à partir d'un grand nombre d'êtres humains vivant en société il est nécessaire d'instaurer un Etat, on peut dans une moindre mesure considéré que l'individu dans une telle société n'est rien sans l'Etat. Mais l'Etat n'est rien non plus sans les individus tant qui le compose, que ses sujets. les relations sont réciproques. L'Etat à des pouvoirs sur les individus et vice versa, ne serait-ce par leur soumission à celui-ci. Les deux ont besoins l'un de l'autre et vivent l'un par l'autre. L'individu appartient à l'Etat mais l'Etat appartient aussi à l'individu. L'Etat forge l'individu mais l'individu forge l'Etat. L'un ne peut exister sans l'autre.
Ce n'est donc pas une considération aussi simple que ce que vous dites qui m'a poussé à sauver des vies, non.
Mais avant de continuer sur cette lancée j'aurais besoin de reprendre vos omissions, et même ajouter des détails qui me semblent important.
Vous dites que vous aviez la situation sous contrôle, que ce qui s'est produit par le passé se reproduira de la même manière dans le présent et que tout serait rentré dans l'ordre. Et à présent vous vous inquiétez aussi pour votre Etat. Chose normale certes.
Néanmoins, je rappel, et complète ce que j'ai dit précédemment :
Nos équations psychosociologiques sont claires. Tôt ou tard le continent tomberait. Cette impression de contrôle est purement factice, tout comme celle précédant les révolutions. Que se soit à cause du communisme, de simple indépendance par éloignement, ingérence militaire communiste, et bien d'autres facteurs, ou plutôt : le tout à la fois. Lentement mais surement cela était inévitable. Cela était estimé à tout au plus quelques années pour la majeure partie du territoire, une décennie tout au plus. Utiliser les armes comme vous le proposez ? Fort bien, cela est un facteur catalyseur. Ne rien faire ? Encore pire. Parlementer ? Inutile. Tôt ou tard Logudoro se serait retrouvée coupée de votre aide et aurait finit par sombrer. En dernier certes, dans un peu plus de 10 ans oui, mais la chute tant à l'usure qu'à la rupture aurait été autrement plus terrible que sa simple révolution actuelle. C'est sans compter bien entendu le nombre de morts, la souffrance et la peur. Le pire était déjà écrit. Si je compare donc aux équations originelles mon action n'a donc été qu'un simple catalyseur pacifique. L’objectif initial de remplacer certaines révolutions communistes par des révolutions pacifiques afin d'éviter d'avoir un continent entièrement communiste a en effet été atteint. la situation était donc bien plus sous contrôle que ce que vous semblez croire.
Sachant donc que l'inévitable aller se produire, j'ai fait mon possible pour éviter un maximum de morts et de souffrances, obligé par mon empathie et les liens d'Azude envers votre peuple. Ce n'est pas pour rien que ce que vous nommez surdoués nous le nommons Empathes. Je n'ai nullement changer le cours des choses, en négatif du moins. Je tient par ailleurs à vous rassurer. L'évènement de la perte du continent, et la survie de l'île de Furibaldi, sont exclusif. Là est l'art de la psychosociologie, elle serait bien inutile si elle ne nous apprenait que des choses que nous savions déjà. La chute du continent était donc non seulement inévitable, mais indispensable sur le plus long terme, pour la survie de votre capitale. Je ne menaçait donc aucunement la survie de votre île.
Pour en revenir sur vos dernières phrases, quoique le terme de troïka ne soit pas exact, certes les œuvres sont vendues, mais non détruites, comme le ferait aisément les communistes. Il est donc possible par la suite de se les réappropriés.
Donc pour en revenir à votre question initiale : la situation ne me dépassait pas et je ne vous ai pas condamner non plus, je me suis contentée de pacifier une partie de la situation.
Avez vous besoins d'autres précisions ?
[/quote]
Justice Clavez soupira intérieurement. Elle commençait à être lassée des relents de décadence, le passé, comme le passé, encore et toujours lui, et il en sera toujours ainsi. Enfin bref, quoiqu'elle soit prête à assumer ses actes elle ne se laissera pas bouquémissariser aussi simplement, il fallait sortir de la densité, bien plus de densité.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/27/1341714626-Prometheus_10.png[/img]</center>
[quote="Justice Clavez"]
Je remarque d'après le brouhaha dans la salle qu'il y à légère mésinterprétation de mes paroles puisque sortit de leur contexte. Mais peu importe, je ne suis pas ici pour parlementer de ce genres de choses. Qu'il s'agisse d'une mésinterprétation volontaire ou non je n'en ai que cure, j'ai toujours assumer mes actes et ce n'est pas maintenant que ma morale fléchira. Mais je m'égare, je m’égare.
Je remarque quelques... Omissions, dans ce que vous venez de dire. Chose bien normale, les informations circulent rapidement en cet instant et tout système cognitif trie les donnés pour conserver ce qui est jugé le pertinent par le système en question.
Mais commençons par une rectification qui me semble nécessaire. Je met l'être humain au dessus de l'Etat dites vous ? Nullement. Les choses sont en réalité "complexes" c'est le cas de le dire. Si certes à partir d'un grand nombre d'êtres humains vivant en société il est nécessaire d'instaurer un Etat, on peut dans une moindre mesure considéré que l'individu dans une telle société n'est rien sans l'Etat. Mais l'Etat n'est rien non plus sans les individus tant qui le compose, que ses sujets. les relations sont réciproques. L'Etat à des pouvoirs sur les individus et vice versa, ne serait-ce par leur soumission à celui-ci. Les deux ont besoins l'un de l'autre et vivent l'un par l'autre. L'individu appartient à l'Etat mais l'Etat appartient aussi à l'individu. L'Etat forge l'individu mais l'individu forge l'Etat. L'un ne peut exister sans l'autre.
Ce n'est donc pas une considération aussi simple que ce que vous dites qui m'a poussé à sauver des vies, non.
Mais avant de continuer sur cette lancée j'aurais besoin de reprendre vos omissions, et même ajouter des détails qui me semblent important.
Vous dites que vous aviez la situation sous contrôle, que ce qui s'est produit par le passé se reproduira de la même manière dans le présent et que tout serait rentré dans l'ordre. Et à présent vous vous inquiétez aussi pour votre Etat. Chose normale certes.
Néanmoins, je rappel, et complète ce que j'ai dit précédemment :
Nos équations psychosociologiques sont claires. Tôt ou tard le continent tomberait. Cette impression de contrôle est purement factice, tout comme celle précédant les révolutions. Que se soit à cause du communisme, de simple indépendance par éloignement, ingérence militaire communiste, et bien d'autres facteurs, ou plutôt : le tout à la fois. Lentement mais surement cela était inévitable. Cela était estimé à tout au plus quelques années pour la majeure partie du territoire, une décennie tout au plus. Utiliser les armes comme vous le proposez ? Fort bien, cela est un facteur catalyseur. Ne rien faire ? Encore pire. Parlementer ? Inutile. Tôt ou tard Logudoro se serait retrouvée coupée de votre aide et aurait finit par sombrer. En dernier certes, dans un peu plus de 10 ans oui, mais la chute tant à l'usure qu'à la rupture aurait été autrement plus terrible que sa simple révolution actuelle. C'est sans compter bien entendu le nombre de morts, la souffrance et la peur. Le pire était déjà écrit. Si je compare donc aux équations originelles mon action n'a donc été qu'un simple catalyseur pacifique. L’objectif initial de remplacer certaines révolutions communistes par des révolutions pacifiques afin d'éviter d'avoir un continent entièrement communiste a en effet été atteint. la situation était donc bien plus sous contrôle que ce que vous semblez croire.
Sachant donc que l'inévitable aller se produire, j'ai fait mon possible pour éviter un maximum de morts et de souffrances, obligé par mon empathie et les liens d'Azude envers votre peuple. Ce n'est pas pour rien que ce que vous nommez surdoués nous le nommons Empathes. Je n'ai nullement changer le cours des choses, en négatif du moins. Je tient par ailleurs à vous rassurer. L'évènement de la perte du continent, et la survie de l'île de Furibaldi, sont exclusif. Là est l'art de la psychosociologie, elle serait bien inutile si elle ne nous apprenait que des choses que nous savions déjà. La chute du continent était donc non seulement inévitable, mais indispensable sur le plus long terme, pour la survie de votre capitale. Je ne menaçait donc aucunement la survie de votre île.
Pour en revenir sur vos dernières phrases, quoique le terme de troïka ne soit pas exact, certes les œuvres sont vendues, mais non détruites, comme le ferait aisément les communistes. Il est donc possible par la suite de se les réappropriés.
Donc pour en revenir à votre question initiale : la situation ne me dépassait pas et je ne vous ai pas condamner non plus, je me suis contentée de pacifier une partie de la situation.
Avez vous besoins d'autres précisions ?
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Rezzacci
Le Dr. Vuibegallo, après écoute du témoignage de Justice Clavez, fit signe au Conseil des III qu’il en avait terminé avec son contre-interrogatoire. Les juges métropolitains se penchèrent les uns vers les autres, échangèrent quelques mots puis reprirent leur place. Ils ne semblaient pas particulièrement convaincus du discours de la Première Administratrice, mais en prenaient bonne note.
Don Francesco Doppiezza : Merci, Madame Calvez. Nous avons toutes les informations nécessaires. Vous pouvez retourner vous assoir.
Nous appelons à la barre Monsieur Matthew Fronch.
Le Représentant du Désaccord Gouvernemental se leva et prit place à la barre. Don Francesco leva les yeux de ses feuilles et le regarda dans les yeux.
Don F.D. : Messieurs, jurez, et en ces termes, de dire la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Levez la main droite et posez la gauche sur le document sacré de votre choix.
Endébut, veuillez nous décliner votre nom, prénom, âge exact au nombre de jours près ou date de naissance, votre qualité, votre confession religieuse ainsi que vos liens et rapports avec l’accusé, à savoir Azude et, plus spécifiquement, Mme Justice Clavez ici présente.
Ensuite, nous vous demandons de servir de témoin de moralité, afin de savoir si les dires de Mme Justice Clavez ici présente possèdent la dignité d’y accorder de la foi.
Enfin, nous vous demandons de corroborer, dans la mesure de vos connaissances et vos possibilités, les dires de Mme Justice Clavez ici présente. Et n’oubliez pas que vous êtes sous serment.
Don Francesco Doppiezza : Merci, Madame Calvez. Nous avons toutes les informations nécessaires. Vous pouvez retourner vous assoir.
Nous appelons à la barre Monsieur Matthew Fronch.
Le Représentant du Désaccord Gouvernemental se leva et prit place à la barre. Don Francesco leva les yeux de ses feuilles et le regarda dans les yeux.
Don F.D. : Messieurs, jurez, et en ces termes, de dire la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Levez la main droite et posez la gauche sur le document sacré de votre choix.
Endébut, veuillez nous décliner votre nom, prénom, âge exact au nombre de jours près ou date de naissance, votre qualité, votre confession religieuse ainsi que vos liens et rapports avec l’accusé, à savoir Azude et, plus spécifiquement, Mme Justice Clavez ici présente.
Ensuite, nous vous demandons de servir de témoin de moralité, afin de savoir si les dires de Mme Justice Clavez ici présente possèdent la dignité d’y accorder de la foi.
Enfin, nous vous demandons de corroborer, dans la mesure de vos connaissances et vos possibilités, les dires de Mme Justice Clavez ici présente. Et n’oubliez pas que vous êtes sous serment.
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Sovana
Mattiew Fronch se leva, déjà plus calme mais toujours autant inquiet. Il jura sur la Constitution Culturelle de dire la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité.
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
[quote="Mattiew Fronch"]
Nom : Fronch, prénom : Mattiew, date de naissance : 18 Juin 1984, qualité : Responsable National des Recherches Fondamentales, ex Premier Administrateur National, confession : aucune.
Azude est mon pays de naissance, où je vie actuellement.
Je suis responsable uniquement devant le Conseil Administratif National. Au niveau hiérarchique je suis donc égal à Justice Clavez sur le plan formel, néanmoins mon domaine d'action est considérablement plus réduit. Je ne puis en effet m'occuper que des affaires scientifiques, tandis que Justice Clavez s'occupe des affaires sociales internes et de la politique externe. Depuis que nous nous connaissons l'un l'autre en tant qu'Administrateurs Nationaux, soit quelques années, nous entretenons des rapports purement professionnels.
En tant qu'individu ayant favorisé l'exportation de la psychosociologie en Azude je fut l'un des premiers à l'apprendre. Je puis donc tout à fait corroborer ses affirmations sur la psychosociologie pour avoir moi même demandé une copie de ce rapport, dont les équations mathématiques. Pour le reste de son discours il est en effet en tout point exacts à celui qu'elle me tenait lors de nos discussions sur le sujet. Je puis donc vous assurer de son entière sincérité.
D'autres questions ?
[/quote]
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
[quote="Mattiew Fronch"]
Nom : Fronch, prénom : Mattiew, date de naissance : 18 Juin 1984, qualité : Responsable National des Recherches Fondamentales, ex Premier Administrateur National, confession : aucune.
Azude est mon pays de naissance, où je vie actuellement.
Je suis responsable uniquement devant le Conseil Administratif National. Au niveau hiérarchique je suis donc égal à Justice Clavez sur le plan formel, néanmoins mon domaine d'action est considérablement plus réduit. Je ne puis en effet m'occuper que des affaires scientifiques, tandis que Justice Clavez s'occupe des affaires sociales internes et de la politique externe. Depuis que nous nous connaissons l'un l'autre en tant qu'Administrateurs Nationaux, soit quelques années, nous entretenons des rapports purement professionnels.
En tant qu'individu ayant favorisé l'exportation de la psychosociologie en Azude je fut l'un des premiers à l'apprendre. Je puis donc tout à fait corroborer ses affirmations sur la psychosociologie pour avoir moi même demandé une copie de ce rapport, dont les équations mathématiques. Pour le reste de son discours il est en effet en tout point exacts à celui qu'elle me tenait lors de nos discussions sur le sujet. Je puis donc vous assurer de son entière sincérité.
D'autres questions ?
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Rezzacci
Don Francesco Doppiezza : Fort bien, merci de cette corroboration. A présent que nous avons tous les éléments nécéssaires, nous allons nous retirer pour y cogiter. Nous délibérerons, demain...
Don Alidoro Doppiezza : A l'occasion...
Don Ludovico Doppiezza : Devant une bonne sou-soupe !
Don F.D. : En attendant, euh...
Don L.D. : Qu'on les jette au cachot !
Don F.D. : Mais tu es fou ! Tu n'y penses pas, voyons !
Don L.D. : Quedonc ?
Don A.D. : Même si les lois de notre Cité sont très claires et que Mme Jusitce Clavez s'est remise à notre justice pénale de son plein gré, elle reste soumise au libre arbitre diplomatique et reste donc libre de ses mouvements.
Don L.D. : Il est trop tard pour réfléchir efficacement...
Don F.D. : Je propose... hum... de laisser M. Mattiew Fronch... hum... totalement libre de ses mouvements. Quant à... hum... Mme Justice Clavez, vous aussi êtes libre de vos mouvements, mais nous vous prions de bien vouloir rester dans l'enceinte de la ville. Rien ne vous empêche de nous quitter, mais alors vous perdrez notre respect. Je déclare la séance d'aujourd'hui ajournée pour demain... Ou après-demain...
Don L.D. : Quand les évènements seront disposés à s'annoncer.
Don A.D. : Maintenant, à la soupe !
La discussion s'était faite très rapidement, ne laissant pas le temps aux deux éminents étrangers azudiens de réagir. Le marteau de la justice s'abbatit sur son promontoire, et les Juges métropolitains se levèrent pour aller dîner. Deux greffiers proposèrent, s'ils le souhaitèrent, de conduire M. Fronch et Mme Clavez en des appartements du Palais des Diplomates, où tout le confort et l'ascétisme requit pour leur bien-être leur seront fournis.
Ils étaient impuissants, et ne pouvaient attendre que demain que les Juges Métropolitains veuillent bien se remmettre dans leurs cogitations suite à cet incident.
[HRP : Là, Sovanna, tu n'as besoin que de dire s'ils restent ou pas. Le verdict tombera demain IRL (ce qui aura laissé un temps de cogitation bien important, bien sûr, mais ce sont des vieillards), et Justice Clavez pourra revenir sur la décision, auquel cas une autre séance sera ouverte. C'aura été rapide, mais au moins ç'aura réglé le contentieux, et on pourra repartir sur des bases (presque ?) saines. /HRP]
Don Alidoro Doppiezza : A l'occasion...
Don Ludovico Doppiezza : Devant une bonne sou-soupe !
Don F.D. : En attendant, euh...
Don L.D. : Qu'on les jette au cachot !
Don F.D. : Mais tu es fou ! Tu n'y penses pas, voyons !
Don L.D. : Quedonc ?
Don A.D. : Même si les lois de notre Cité sont très claires et que Mme Jusitce Clavez s'est remise à notre justice pénale de son plein gré, elle reste soumise au libre arbitre diplomatique et reste donc libre de ses mouvements.
Don L.D. : Il est trop tard pour réfléchir efficacement...
Don F.D. : Je propose... hum... de laisser M. Mattiew Fronch... hum... totalement libre de ses mouvements. Quant à... hum... Mme Justice Clavez, vous aussi êtes libre de vos mouvements, mais nous vous prions de bien vouloir rester dans l'enceinte de la ville. Rien ne vous empêche de nous quitter, mais alors vous perdrez notre respect. Je déclare la séance d'aujourd'hui ajournée pour demain... Ou après-demain...
Don L.D. : Quand les évènements seront disposés à s'annoncer.
Don A.D. : Maintenant, à la soupe !
La discussion s'était faite très rapidement, ne laissant pas le temps aux deux éminents étrangers azudiens de réagir. Le marteau de la justice s'abbatit sur son promontoire, et les Juges métropolitains se levèrent pour aller dîner. Deux greffiers proposèrent, s'ils le souhaitèrent, de conduire M. Fronch et Mme Clavez en des appartements du Palais des Diplomates, où tout le confort et l'ascétisme requit pour leur bien-être leur seront fournis.
Ils étaient impuissants, et ne pouvaient attendre que demain que les Juges Métropolitains veuillent bien se remmettre dans leurs cogitations suite à cet incident.
[HRP : Là, Sovanna, tu n'as besoin que de dire s'ils restent ou pas. Le verdict tombera demain IRL (ce qui aura laissé un temps de cogitation bien important, bien sûr, mais ce sont des vieillards), et Justice Clavez pourra revenir sur la décision, auquel cas une autre séance sera ouverte. C'aura été rapide, mais au moins ç'aura réglé le contentieux, et on pourra repartir sur des bases (presque ?) saines. /HRP]
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Sovana
[HRP : Pour le plaisir de RP]
Justice Clavez et Mattiew Fronch allèrent dans leurs appartements au palais des diplomates, silencieux la durée du voyage.
L'inquiétude se lisait clairement sur le visage de Mattiew Fronch.
Mattiew Fronch : Je heu... Bonne chance. Je suis désolé.
Justice Clavez : Je vous remercie. Mais vous n'avez pas à l'être vous n'y êtes pour rien.
Mattiew Fronch : Certes mais tout de même. Je compatis, être jugé de la sorte, par ce genres de personnes dans un tel pays... Qui sait le sort qu'ils vous réservent ?
Justice Clavez : Peu importe, vous le savez aussi bien que moi.
Mattiew Fronch : Oui vous pouvez faire appel c'est vrai
Justice Clavez ne répondit pas et s'en suivit un long moment de silence avant que Mattiew Fronch n'ajoute, un peu gêné :
Mattiew Fronch : Au cas vous seriez condamner : je voulais vous dire que je tient tout de même à reconnaitre votre dynamisme. Il est parfois un peu brut mais il met en mouvement Azude vers le bon chemin, j'en suis sur.
Justice Clavez, dont le visage restait généralement de marbre, se mit à sourire, provoquant l'étonnement de Mattiew Fronch. Ce devait être la première fois qu'il la voyait ainsi.
Justice Clavez : Vous savez tout aussi bien que moi que je ne mérite pas tant d'honneur, je suis inadapté.
Mattiew Fronch : Mais plus que compétente ! Azude et moi avons encore besoin de vous au poste, je ne puis pas encore reprendre le poste de Premier Administrateur.
Justice Clavez : Je le sais, mais j'ai confiance en notre système.
Mattiew Fronch : je ne suis pas sur que... Et, enfin, cessons de parler comme si vous étiez déjà condamner ! Tout de même ! Les juges ne se sont pas encore prononcés et vous avez l'appel...
Justice Clavez : Comme vous voudrez. Un peu de thé peut-être ?
Justice Clavez et Mattiew Fronch allèrent dans leurs appartements au palais des diplomates, silencieux la durée du voyage.
L'inquiétude se lisait clairement sur le visage de Mattiew Fronch.
Mattiew Fronch : Je heu... Bonne chance. Je suis désolé.
Justice Clavez : Je vous remercie. Mais vous n'avez pas à l'être vous n'y êtes pour rien.
Mattiew Fronch : Certes mais tout de même. Je compatis, être jugé de la sorte, par ce genres de personnes dans un tel pays... Qui sait le sort qu'ils vous réservent ?
Justice Clavez : Peu importe, vous le savez aussi bien que moi.
Mattiew Fronch : Oui vous pouvez faire appel c'est vrai
Justice Clavez ne répondit pas et s'en suivit un long moment de silence avant que Mattiew Fronch n'ajoute, un peu gêné :
Mattiew Fronch : Au cas vous seriez condamner : je voulais vous dire que je tient tout de même à reconnaitre votre dynamisme. Il est parfois un peu brut mais il met en mouvement Azude vers le bon chemin, j'en suis sur.
Justice Clavez, dont le visage restait généralement de marbre, se mit à sourire, provoquant l'étonnement de Mattiew Fronch. Ce devait être la première fois qu'il la voyait ainsi.
Justice Clavez : Vous savez tout aussi bien que moi que je ne mérite pas tant d'honneur, je suis inadapté.
Mattiew Fronch : Mais plus que compétente ! Azude et moi avons encore besoin de vous au poste, je ne puis pas encore reprendre le poste de Premier Administrateur.
Justice Clavez : Je le sais, mais j'ai confiance en notre système.
Mattiew Fronch : je ne suis pas sur que... Et, enfin, cessons de parler comme si vous étiez déjà condamner ! Tout de même ! Les juges ne se sont pas encore prononcés et vous avez l'appel...
Justice Clavez : Comme vous voudrez. Un peu de thé peut-être ?