Imperium humanum est [RP]

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Joyan

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<center>Imperium Humanum Est
L'empire est humain
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UTILISATION INTERDITE
Joyan

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9h30. Une riche demeure de la banlieue ouest de Tiret se réveille tranquillement, ou plutôt semble se réveiller, car dans les faits, le nid est agité depuis plusieurs jours. Le portail est certes resté fermé, mais l'intérieur n'en est pas moins grouillant de va-et viens, de communication radios et autres travaux utiles à leurs actions. Ce matin donc, les portail était ouvert. Une berline, bleu foncé, entrait, doucement, en faisant raisonner les graviers dans la cour de la résidence. En entendant arriver la voiture, deux hommes, en costume, franchirent l'entrée majestueuse pour arriver à l'extérieur. Ils étaient vêtus de costumes, et ne paraissaient pas confiants. Il attendaient l'ouverture de la portière droite patiemment, sur les haut de l'escalier. Un poignée de secondes plus tard, la portière s'ouvrit, et c'est Auguste de la Riveaudière qui en sortit, un attaché-case à la main. Il ne dit pas un mot, n'ouvrit pas la bouche, même pas pour dire "merci" au chauffeur, ni "bonjour" aux hommes l'ayant attendu. Sans même un signe, les personnes en costumes suivirent Auguste jusque dans le salon privé de la résidence, où ils s'installèrent.

A. de la Riveaudière: Bien, messieurs, c'est un échec cuisant. Mais pourquoi diantre n'avez vous pas réagi ?
D. Georges-Lhuilier: Mais parce que nous croyions que...
A. de la Riveaudière: Vous croyiez, vous croyiez, imbéciles ! fallait y aller, une fois vaut mieux que deux! Bref, nous allons rebondir. Au moins cette affaire nous a fait comprendre une chose: la République bouseuse est bel et bien installée, du moins à Avaric. Il nous faut donc agir autre part. Et j'ai mes idées...
Joyan

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A de la Riveaudière: On va dans le bon sens, on va dans le bon sens.
D. Georges-Lhuilier: On commence l'opération "fermeté" ?
A. de la Riveaudière: Non, on attend. Il faut voir ce qu'on peut faire ailleurs. Mais ça ne saurait tarder. Vous avez trouvé le trésor ?
P. Dumas: Oui. Enfin non. Enfin presque. Nous sommes sur sa piste
A. de la Riveaudière: Que ça ne traîne pas.
Joyan

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20h02. Le téléphone sonne dans le cabinet d'Auguste de la Riveaudière. Il attend 3 sonneries, baisse le son de la télé sur laquelle il vient de voir le résultat. Il n'en croit encore ni ses yeux ni ses oreilles. Philippe Dumas, à sa droite, n'en revient pas non plus, ses mains sont restées fermées depuis la seconde où il a vu les résultats. Il faut dire qu'ils ne s'y attendaient pas.

D. geroges Lhuilier: Beau travail monsieur, félicitations!
A. de la Riveaudière: Merci. Je crois que je vais vous nommer chef du groupe ID au Sénat. Cela ne peut vous faire que du bien...
D. Georges Lhuilier: Ohhhh merci monsieur. Merci ! Je voulais aussi vous dire que nous avons trouvé le trésor. Il est d'accord.
A. de la Riveaudière: Formidable. Vous êtes formidable David. Franchement. Mettez le en lieu sûr.
Joyan

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La riche demeure de l'ouest de Tiret est agitée. On s'affaire. Coups de téléphone, courriels, défilé de voitures... Bref, c'est agité.

A. de la Riveaudière: Il faut qu'on soit prêts vite. On va pas attendre. On commence à se méfier de nous. Si on est pris, c'est mort.
D. Georges Lhuilier: Nous avons eu confirmation. Le Sénat sera bouclé. On sera prêts. et le PIC nous appuie.
A de la Riveaudière: Parfait. Et le trésor, où est-il ?
D. Georges Lhuilier: Il arrive. On lui a déjà expliqué la situation, normalement c'est bon. Nous lui avons dit que nous allons passer des mois difficiles. Surement agités, et violents. Mais il est avec nous.
A. de la Riveaudière: Et l'armée ? On a son soutien ?
D. Georges Lhuilier: C'est Philippe qui devait s'en occuper, mais il a dit que normalement, ça ne poserait pas de problème. On aura de la résistance, mais il connait bien le maréchal, donc on devrait s'en sort...

On entre violemment par la porte principale. Le valet n'a pas eu le temps de les annoncer. Philippe Dumas arrive, en nage, accompagné d'Alexandre de Berry, le fameux "trésor".

A. de la Riveaudière: Eh bien, Eh bien, que se passe-t-il mon cher Philippe ?
P. Dumas: Monsieur, je vous présente sa majesté, le Dauphin Alexandre de Berry.
A. de la Riveaudière: Votre Majesté. il s'incline. Bref, que s'est-il passé ?
P. Dumas: Nous avons été poursuivis par la police. Je sais pas ce qu'il voulaient... On a réussi à les semer grâce à nos membres postés en ville qui les ont bien ralenti.
A. de la Riveaudière: Ahh ! c'est pas vrai ! Qu'est ce qu'ils veulent ? Je suis sur qu'ils ont quelque chose contre nous. Asseyez-vous, je vous en prie.
Vers son valet, Qu'on se dépêche, on doit partir avant ce soir.
continue vers Philippe et le Dauphin, Vous avez rencontré le maréchal ?
P. Dumas: Non Monsieur, le Consul. Il nous soutien monsieur.
A de la Riveaudière: C'est pas vrai ? Vous êtes un génie. De notre côté, le Sénat sera sous contrôle. On tient le bon bout, on tient le bon bout.
P. Dumas: D'ailleurs, on procedera à l'évacuation du centre de recherches militaire de Tiret, officiellement pour des raisons de sécurité, dans la journée. L'armée nous soutien. Les chercheurs renvoyés ne disposeront normalement d'aucune donnée sur les recherches en cours.
A. de la Riveaudière: Un bon coup pour ces Fiémançais qui nous en veulent jusqu'à l'os.
Joyan

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Un matin, dans une cave du centre d'Avaric plutôt bien équipée...

Chef opérateur: A toutes les unités, vous recevez ?
quelques grésillements, puis le silence est brisé
D. Georges-Lhuilier: Ici unité 1, on reçoit
T. Vlodry: Ici unité 3 bien reçu.
P. Dumas: Ici unité 2, reçu 5/5
Chef opérateur, après un signe d'aprobation: Bien, unité 3, en place ?
T. Vlodry: Soldats en place monsieur. Place de la République prête à être bouclée. Prêts à boucler les grandes avenues et à surgir dans les gares. Les régiments sont en place à Grix, à Tiret, Egrafine, Aigbourg, Le Grive, Pomonde, enfin partout. Tout est supervisé depuis la salle de crise au ministère. Nous pouvons déferler à tout moment.
Chef opérateur: Bien, maintenant, faites tous vos rapports à l'opérateur 3, il vous guidera.
T. Vlodry: Reçu.
Chef Opérateur: Unité 1, en place ?
D. Georges-Lhuilier: Groupe d'intervention en place en face du Sénat. Nous avons mené à bien notre supervision des sénateurs, tous sont OK. Le Sénat sera bloqué dès notre arrivée, avec le soutien de la compagnie bien sûr.
Chef Opérateur: Une fois le Sénat sous contrôle, vous faites les rapports à l'opérateur 1 sur le canal 114.
D. Georges Lhuilier: Bien compris.
Chef Opérateur: Unité 2, en place ?
P. Dumas: Le trésor est au chaud, le Consulat juste devant. Tout est calme. L'armée est en place et dès qu'elle débarque, on fonce. On va se marrer. Mais j'ai comme l'impression que la Garde Républicaine est plus sur le qui-vive depuis ce matin. Je sais pas ce qu'il se passe. Peut être qu’un des ses cons de consuls s’est cassé la jambe.
Chef Opérateur : Ouais, restez sur vos gardes, de toute façon l’armée est avec vous, ça devrait bien se passer. Encas de pépin, vous prévenez l’opérateur 2, canal 125.
P. Dumas: Reçu 5/5.
Joyan

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T. Vlodry: Majesté, ça va mal. On gagne sur les Républicains, mais on est menacés de partout. Je crois que c'est votre titre qui dérange. Et avec vos ambitions, je vous le dit comme je le pense, vous faites fausse route. Tous nos anciens alliés sont contre nous.
Alexandre Ier: Mais vous vous trompez. Ils ont juste peur de nous voir manger leurs seules marges. Mais ils ne feront rien. S'en prendre à plus faible qu'eux est ridicule.
T. Vlodry: En attendant, ils ont coulé notre flotte.
Alexandre Ier: Je suis sur que ce sont les Républicains. Ils feront tout pour ralentir notre avancée.
T. Vlodry: Je ne suis pas autant convaincu que vous, Majesté.
Alexandre Ier: Ne vous inquiétez pas, dans deux semaines tout est réglé et plus personne ne nous en voudra.
Joyan

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Sur la table, quatre verres de vin rouge et un ramequin dans lequel les olives sont placées. Le pendule de l'horloge martèle le temps toutes les secondes et le tableau sur le mur de gauche rappelle l'ancien Empire. Le coucou chante, cela fait un peu plus de deux heures que les hommes sont réunis, et maintenant une poignée de secondes que Auguste de la Riveaudière a raccroché. Tout le monde semble avoir compris, mais personne ne réagit. Ils ont l'air terrassés, écrasés par un poids de plusieurs tonnes.

D. Georges-Lhuilier: Alors c'est officiel ?
A. de la Riveaudière: Oui. De toute façon, ça devait arriver, aujourd'hui ou dans 20 ans.
P. Dumas: Et il l'annonce quand ?
A. de la Riveaudière: Ce soir. Il ne nous laisse pas le temps de nous préparer. Mais il a été clair: on ne change pas nos positions.
D. Georges Lhuilier: Rien d'autre ? Vous vous êtes rien dit d'autre pendant 10 minutes ?
A. de la Riveaudière: Non, rien, on parlé du pourquoi et du comment, et d'après.
F. Rassis: D'après ? Après un petit silence d'hésitation: Il a tout prévu ?
A. de la Riveaudière: Oui, tout. On aura de l'occupation.

Il prend son cure-dent et mange une olive.
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