<center>LA SECONDE GUERRE CIVILE
- Partie 1 : Prelude à la Guerre civile -
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Roumalie, Rouziwu, Palais de la Concorde
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Shergan était débout dans le salon de ce qui fut rien d'autre qu'un petit mais confortable palais de ville. Trente ans, voila son âge, et il fut ici, loin de sa patrie, réfugié avec beaucoup de membres de sa famille dans le Royaume de Roumalie. Avec la révolution culturelle, la famille impériale de l'Empire tarnois avait du soit s'exiler en Roumalie soit fuir vers les provinces les plus éloignés de ce qu'on connaissait aujourd'hui comme la Fédération d'Aquanox. Pour les derniers, la fuite vers la campagne s'était soldé par la déportation à Urba que venait d'avoir lieu il y a quelques jours. Implantés à Urba à la tête d'une monarchie fantôche, Arategnon assurait la survie d'une partie de la famille alors que le reste se trouvait en Roumalie. Les Tarnos, fondateur du plus grand et mythique empire qu'aille connu l'hémisphère occidentale, ceci était l'avis des patriotes et nationalistes tarnois, se trouvaient exilés a des centaines de centaines de lieux de Titanua, la ville qu'ils avaient jadis fondés. Aujourd'hui, Shergan admirait le jardin du palais alors que la république fédérale fut plus forte que jamais. Il était depuis que son oncle avait renoncé à la couronne pour prendre quelques lots de terre à Urba, l'héritier légitime d'un empire qui fut plus. Alors que durant quinze siècles des millions d'hommes rêvaient de sa situation, il était là, dans un pays étranger, incapable de faire valoir ses droits face à une république omnipotente. Son seul droit ? Admirer un chef d’œuvre de jardinage alors que la nation tarnoise périssait dans une république internationaliste. Mais Shergan ne savait pas que la puissante Fédération était souffrante, souffrante d'un Premier Ministre assoiffé de pouvoir et voulant l'alliance avec l'OTH ; un Président jouant avec l'idée de supprimer le Parlement pour revenir à la dictature de Gorun Sun ; un Parlement incapable de former une coalition stable car trop divisé et une population souffrante d'un progrès et une modernisation servant d'avantage les puissants que les petits. Encore aujourd'hui la richesse du pays restait en main de quelques uns et même l’œuvre de Victor Kim n'avait pas pu apporter la redistribution tant nécessaire pour le bien de tous. La Fédération semblait au sommet de sa puissance, prête à défier les USP et le Raksasa ; forte d'une œuvre colossale faite par Victor Kim mais à l'intérieur, le système commençait à souffrir et à pourrir. Shergan pour sa part ne pouvait pas se douter ce que les prochains mois apporteront. La seule chose qu'il savait, fut qu'il allait dans quelque jours rencontrer un membre éminent du parti conservateur fédéral dans ce même palais. Il ne connaissait pas cet homme. Ce fut un certain Arsen Roujï qui allait faire le voyage au-dessus de l'océan pour parler avec lui.
Péninsule tarnoise, Namikon, un bar tout pourri
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Arsen Roujï n'aimait pas ce lieu. Le bar était envahi de fumé produite par les cigares et cigarettes kirepiennes mais il avait l'avantage d'offrir la discrétion via le bruit des discussions éphémères des ouvriers de l’aciérie voisine. Arsen Roujï fut ce qu'on nommait jadis un patricien, un membre de la basse aristocratie d'un empire mourant. Fort de ses soixante ans, il avait vu durant sa vie l'empire pour à la fin voir le jeune monarque abdiquer et par ceci créer une longue guerre civile suivi par la naissance de la Fédération. Au fond, peu de choses avaient changés. Les pauvres restaient pauvres et la corruption des fonctionnaires avait été remplacée par la corruption des dirigeants. Le monde semblait presque incapable d'évoluer. Les technologies avançaient, les ordinateurs devenaient meilleurs mais le nombre de pauvres et miséreux travaillant pour un rien restait constant. La gloire des grands couvrait l’infamie du sort de la masse. Mais il était nécessaire que le changement ait lieu. Il était nécessaire de lutter contre une oligarchie sans morale et compassion embrassant le libéralisme comme une promesse d'assurer éternellement leur pouvoir. Il fallait la vertu de la tradition, de ceux qui avaient été éduqués selon des principes moraux stricts et non l'avidité de quelques marchands sans foi ni loi.
Une femme entra dans le bar. Elle devait avoir autour de cinquante ans. Elle portait une robe bleue longue avec un chapeau de même couleur. Quelques têtes se tournaient vers elle mais on se détourna rapidement d'elle ne trouvant point un intérêt continu en une femme de son âge. Elle s'approcha de la table d'Arsen Roujï et s'y assit. Le patricien soupira en la voyant s'asseoir et lui dit.
« Ma très chère, vous ne semblez point donner d'importance à la discrétion. N'avions-nous pas convenu d'être discret ? Je dois avouer que votre allure ne l'est point. »
La dame lui répondit du tac au tac.
« Soyez assuré, cet endroit est assez lugubre pour que même les Robes noirs s'osent pas s'y aventurer. Je ne vois pas comme quelqu'un comme vous peut s'aventurer ici. Bien, quelle est la raison qui me force de venir ici ? »
Roujï lui répondit dans un calme plat.
« Le sort du pays. Je sais que ceci peut sonner pompeux mais nous savons tous que la situation n'est plus acceptable. La puissance de l'oligarchie n'a pas amoindri, le gouvernement se corrompe et ils se partagent le pouvoir comme un butin de guerre. Je ne parles même pas la politique diplomatique qui ressemble à un vieux navire battu par les flots. Il faut un changement mais il ne saurait avoir lieu sans user de la force. »
La femme demanda inquiète.
« Vous pensez pas à un coup armé ? La République est trop forte et les troupes trop bien entrainés. Tout action serait écrasée dans le sang. »
Le patricien secoua la tête et continua son discours.
« Mais non. Il existe d'autres moyens de faire pression. Nous savons que nous pouvons agir via le Parlement mais il faudra quelque chose de plus...convaincant pour pouvoir rompre le cou au gouvernement et même au président. Notre parti a le contrôle sur les zones rurales ou mieux dit, la population paysanne rejette cette république et reste toujours ancré dans l'idéal impérial. En bloquant le ravitaillement agricole, nous pourrons forcer le gouvernement à la démission. Les gens des villes ne pourront rien si les régions agricoles se rebellent car envoyer les tanks ne fera pas venir le blé qui sera détruit avant leur arrivé. Le gouvernement devra alors céder et mettre fin à sa politique. Si nécessaire, nous le forcerons même à se dissoudre et à partir de là il suffira d'un petit coup de force pour éjecter le président. La République est une abération, un monstre internationaliste qui détruire la culture et civilisation tarnoise. La nation tarnoise disparaît au fur à mesure que d'autres régions rejoignent la Fédération. Notre nation se meurt, elle se meurt pour faute de cet internationalisme, ce républicanisme et libéralisme. »
Elle restait toujours méfiante mais l'idée de couper l'alimentation n'était pas mal. Le risque de famine n'existait pas vraiment mais ceci ferait assez peur aux citadins pour se tourner contre le gouvernement. Un plan machiavélique et efficace. Elle dit alors.
« Je suppose que vous avez déjà parlé avec les autres membres du parti ? Bien, dans ce cas vous avez mon soutien. J'informerai les partis conservateurs des régions agricoles pour mettre en marche la machine. J'espère néanmoins que vous êtes conscient qu'il n'aura pas de retour possible ? Oui, le gouvernement est dévoré par la quête pour le pouvoir et notre nation se meurt mais ce que nous allons faire aura des conséquences, peut être en laisserons-nous nos vies ? »
Le conservateur répondit alors.
« Nous sommes convaincus. Nous vous demandons juste de convaincre les partis de l'Est ce que vous devriez réussir rapidement vu votre autorité. Une fois les régions agricoles en main, tout ira de tout seul. La terres de l'Est sont le grenier du Vicaskaran ; si le grenier se ferme, la Fédération ne pourra pas nourrir les villes et vu que les prix agricoles exploseront dans les marchés internationaux, elle pourra non plus en importer. La révolte urbaine fera le reste. »
Valacida, Hornoz, Université de Hornoz
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Jak Lorn se trouvait dans une des salles de l'Université de Hornoz. La salle était vide excepté lui et il écrivait une lettre. C'était un des rares lieux ou on pouvait écrire tranquillement. L'immeuble dans lequel il vivait depuis la guerre civile tarnoise fut en mauvais état, mal isolé et les gens s'entassaient les uns sur les autres. Il se rappelait encore quand il était un jeune dans le parti anarchiste. Des défilés rouges à Titanua. Mais ce temps fut révolu pour faute de la défaite durant la guerre civile. Mais les choses changeaient. Les socialistes tarnois s'étaient à nouveau organisés, mieux et en souterrain en se basant sur la masse ouvrière laissée pour compte dans le progrès et la modernisation du pays. La chute du régime anarchiste fut qu'une défaite passagère car la modernisation suivante la naissance de la Fédération avait crée la masse prolétaire tant nécessaire à une révolution. Il continua ainsi à écrire sa lettre, plongée dans ses pensées. Les jours à venir, cette lettre voyagera vers la péninsule tarnoise vers les groupes socialistes cachées au fond des banlieues. Son contenu n'a pas d'importance. Une chose fut certaine, elle fut qu'une parmi tant de lettres qui échangeait idées et projets. La semence des actions du future. Alors que la puissance du gouvernement fédéral semblait au sommet, le socialisme prenaient place dans les intestins pourris de la Fédération. C'étaient dans les banlieues surpeuplés, dans les immeubles ou vivait la classe ouvrière ou le socialisme s'étendait. Discret, silencieux mais de manière constante et efficace. Jak Lorn finit la lettre. Bientôt il l'enverra. La dernière qu'il enverra depuis le Valacida car dans une semaine, profitant des accords de paix entre les deux pays, il ira vers Urba et de là vers l'Astara. Il était temps de revenir dans le pays pour aller soutenir sur place par l'action la cause socialiste.
C'est ainsi que les protagonistes se mettent gentiment en place. La plus part ignorent ce qui adviendra prochainement. Mais voilà, les instruments sont prêts ; chacun a sa place et est prêt à jouer son rôle dans cette pièce qui s'ouvre ; incertaine dans sa fin mais inévitable dans sa naissance. Maestro, que le concert commence !
La Seconde Guerre civile
-
Amaski
<center>LA SECONDE GUERRE CIVILE
- Partie 2 : Analyse post-événementielle -
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[quote]<center>
ANALYSE SUR LA CHUTE DE LA FEDERATION
- Fait en l'an 2039 par Arden Zren, professeur en psychohistoire -
[img]http://img706.imageshack.us/img706/304/ruincitysection1.jpg[/img]</center>
Introduction
Aujourd'hui, vingt ans après les tragiques évenements de l'année 2018, nous pouvons enfin prendre le recul nécessaiore pour procèder à l'analyse de la seconde guerre civile, évenement tragique par son ampleur morale. D'une certaine facon, nous pouvons dire que la seconde guerre civile débuta très tôt et fut le fruit d'une longue décadence que Victor Kim sut stopper temporairement mais pas annihiler. Elle fut, ainsi nous pouvons résumer, le conflit insoluble entre le passé impérial et social de la civilisation tarnoise et la politique internationaliste de la Fédération d'Aquanox. Ironie du sort, plus puissante la Fédération devenait, plus le point de rupture social devenait inévitable. Ce traité envisage d'analyser le chemin qui mena jusqu'à la seconde guerre civile.
Un conflit inévitable?
Nous pouvons aujourd'hui affirmés, grâce à la psychohistoire, que la guerre civile fut inévitable. Elle le fut plus que la première car tout tendait vers cette direction. La Fédération d'Aquanox, par sa nature internationaliste, ne pouvait qu'échouer dans sa victoire. Tant que la Fédération subissait des revers, elle trouva une force extraordinaire mais des, avec Victor Kim, elle entama une phase d'expansion pacifique hors norme sur le plan du territoire et l'économie, la Fédération sema les bases de sa destruction. Pourquoi ? Il faut savoir que la Fédération d'Aquanox avait un but final ouvertement avoué des Victor Kim : unir l'humanité. Un projet demandant une énergie incroyable. Pour arriver à cette fin, la Fédération devait posséder des institutions internationalistes, un multiculturalisme et une tolérance très poussée pour unir une multitude incroyable de peuples. Avec l'adhésions d'Astara, Jabo, Tae Wan et la Nueva Esperanza, la Fédération avait atteint une première phase d'expansion important. Elle créa des institutions internationalistes, une constitution et des lois devant tolérer et pacifier tous ses nouveaux territoires. Plus la Fédération s'étendait, plus elle était forcé d'étendre la tolérance et de constituer une culture nationale à caractère universel pour appâter les nouveaux peuples. Ceci se faisait inévitablement au détriment de la culture nationale du cœur de la Fédération donc du subcontinent tarnois.
Le calcul est d'une simplicité monstrueuse : plus la Fédération s'étendait, plus elle devait s'internationaliser et par ceci, plus elle s'éloignait de son foyer culturel d'origine. En somme, plus la Fédération devenait grande, plus s’agrandissait le fossé entre elle et les tarnois créant des tensions culturels qui pouvaient que conclure vers un conflit ouvert entre une élite internationaliste et une masse populaire restée attaché à sa culture nationale. Si la Fédération ne s'était pas étendu autant, probablement qu'elle aurait pas souffert de ce conflit mais ceci aurait été contre sa nature profonde. La Fédération devait s'étendre pour réaliser l'unité humaine et par ceci, elle creusa sa tombe. La Fédération portait donc en elle sa destruction. La Fédération avait besoin de l'énergie du subcontinent tarnois mais plus elle en faisait bon usage, plus sa source de pouvoir s'éloigna d'elle. Sa nature expansionniste lui était inévitable et fatal. En somme, des la fondation de la Fédération, ce colosse fut voué à la destruction. Il lui aurait fallu détruire toute forme de culture dans le subcontinent tarnois, une tâche impossible, pour seulement espérer de survivre les décennies à venir. La question autour la révolte paysanne des conservateurs n'est donc pas : pourquoi se sont-ils révoltés mais pourquoi pas plus tôt.
Une diplomatie impossible à stabiliser ?
Beaucoup des auteurs se sont questionnés sur l'instabilité diplomatique de la Fédération. Elle fut, également une source de sa destruction. Création internationaliste, elle avait le but d'unir l'humanité et par conséquence poursuivait une politique tellement planifié sur le long terme, qu'elle perdit le sens de la raison d'Etat. Les diplomates fédéraux ne furent pas des idiots mais leurs chefs ne possédaient pas une vision diplomatique du 21ème siècle car planifiant celle du 25ème. La planification sur des trop grands espaces temporels, un concept tellement cher aux fédéraux, fut autodestructeur pour l'action au début du 21ème siècle. Il faut s'imaginer des chirurgiens voulant faire une opération au cœur avec une tronçonneuse. Leurs outils idéologiques furent trop grands pour la finesse, trop centré sur le but final que fut l'unité humaine. La vision de l'unité humaine sabotait ainsi toute alliance car cette alliance étant vu comme de facto temporaire vu l'idée que toute forme d'alliance disparaîtrait au fil du temps. On peut donc dire que la Fédération d'Aquanox a enterré tellement d'organisations par le simple fait que leur destruction fut dans le Plan. La Fédération d'Aquanxo ne pouvait donc pas envisager une participation sur long terme car ceci aurait contré son plan ultime. Ceci conduisait à son isolation diplomatique et ainsi permit que la révolte des paysans fut aussi dévastatrices. Dotés des USP comme allié ou le Raksasa, la Fédération aurait pu surmonter la crise alimentaire mais ceci ne fut pas le cas et elle trépassa à la pointe des fourches paysannes. Elle n'avait pas la nature à être un allié permanent.
Une politique du tout-industrie trop radicale ?
La Fédération partageait avec le communisme la foi incontestée en l'industrie. Oui, l'agriculture subie quelques réformes importantes mais resta toujours secondaire dans la perspective du fameux Grand Plan. Les Sunistes n'avaient guère à faire des paysans et ceci fut un trait idéologique également fatal. La paysannerie, restant toujours majoritaire, tomba sous l'influence du parti conservateur qu'y trouva une base et force politique incontestable. Les Sunistes eux misaient sur les villes et l'industrie nourrie en main-d’œuvre et biens agricoles par les provinces de l'Est. Il y avait la conviction que l'industrie allait régler tous les problèmes. Certes, la Fédération accompli des succès industriels considérables mais en ignorant l'agriculture, elle négligea le cœur de la nation tarnoise. L'agriculture fut en ce début de siècle stratégique face à une humanité en plein boom démographique. Une politique audacieuse aurait rapidement transformé la FA en le grenier du Monde mais ceci ne fut pas le cas à l'époque. L'industrie grandissait de manière exponentielle et les villes croissant rapidement au point d'atteindre le point de vulnérabilité qui devenait fatal. Les villes devenant trop grandes pour se nourrir de leurs provinces devaient compter sur le blé de l'Est et par ceci devenaient dramatiquement dépendantes. Borisk, fière capitale, n'était pas capable de se nourrir de quelconque facon et dépendant de pas plus de deux préfectures agricoles. Sans parler de l'Astara qui connaissait un boom démographique la rendant vulnérable. Les fières villes fédérales dépendaient des paysans qu'ils méprisaient. Un puissant outil avait ainsi été donné aux conservateurs.
La FA fut-elle décadente ?
Certains posent aujourd'hui la question : Est-ce que la Fédération fut décadence ? A son époque, un jour avant la révolte, tout le monde aurait dit le contraire. La Fédération semblait plus forte que jamais mais n'est-pas ceci un signe de décadence en soi-même ? Nous connaissons, selon Isaac Asimov, trois critères de la décadence : le despotisme, l'immobilisme et la mauvaise répartition des richesses. Au sujet du despotisme, il faut constater que le pays était en apparence plus démocratique mais en réalité fut chaque jour plus dominé par les hommes d'affaires et la puissance d'un président qui au contraire de Victor Kim. Chaque jour, le pouvoir central devenait plus puissant, moins transparent et ouvert. Également, si la science avançait dans certains domaines, la Fédération fut bloquée dans le domaine de la culture. L'art n'avancait pas, la philosophie était immobile sans parler de la faible participation aux événements sportifs et culturels. L'absence aux jeux olympiques et au Festival de Borisk furent marquant d'un immobilisme des esprits. Concernant la mauvaise répartition des richesses, tous savent qu'au détriment des efforts de Victor Kim, l'oligarchie garda le contrôle sur presque toute la richesse du pays d'une façon ne pouvant que risquer la révolution. La prolétarisation de la population avec des salaires toujours trop bas ne facilita pas la tâche. Ne sachant pas surmonter ce qui avait tué l'Empire, la Fédération devait à la fin affronter la colère ouvrière multiplia par cent à cause de la révolte paysanne. A la fin, oui, elle fut décadente car trop en avance sur son temps et pas faite pour une nation qui sortait de quinze siècles d'empire. A la fin, comme toujours dans l'histoire, les facteurs sociaux et économiques avait rattrapés les rêveries humaines. Gorun Sun eut une vision noble mais elle était irréaliable au début du 21ème siècle. C'est ainsi qu'à la fin, la Fédération tomba et se brisa. Un géant était mort dans le silence de l'histoire.
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- Partie 2 : Analyse post-événementielle -
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ANALYSE SUR LA CHUTE DE LA FEDERATION
- Fait en l'an 2039 par Arden Zren, professeur en psychohistoire -
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Introduction
Aujourd'hui, vingt ans après les tragiques évenements de l'année 2018, nous pouvons enfin prendre le recul nécessaiore pour procèder à l'analyse de la seconde guerre civile, évenement tragique par son ampleur morale. D'une certaine facon, nous pouvons dire que la seconde guerre civile débuta très tôt et fut le fruit d'une longue décadence que Victor Kim sut stopper temporairement mais pas annihiler. Elle fut, ainsi nous pouvons résumer, le conflit insoluble entre le passé impérial et social de la civilisation tarnoise et la politique internationaliste de la Fédération d'Aquanox. Ironie du sort, plus puissante la Fédération devenait, plus le point de rupture social devenait inévitable. Ce traité envisage d'analyser le chemin qui mena jusqu'à la seconde guerre civile.
Un conflit inévitable?
Nous pouvons aujourd'hui affirmés, grâce à la psychohistoire, que la guerre civile fut inévitable. Elle le fut plus que la première car tout tendait vers cette direction. La Fédération d'Aquanox, par sa nature internationaliste, ne pouvait qu'échouer dans sa victoire. Tant que la Fédération subissait des revers, elle trouva une force extraordinaire mais des, avec Victor Kim, elle entama une phase d'expansion pacifique hors norme sur le plan du territoire et l'économie, la Fédération sema les bases de sa destruction. Pourquoi ? Il faut savoir que la Fédération d'Aquanox avait un but final ouvertement avoué des Victor Kim : unir l'humanité. Un projet demandant une énergie incroyable. Pour arriver à cette fin, la Fédération devait posséder des institutions internationalistes, un multiculturalisme et une tolérance très poussée pour unir une multitude incroyable de peuples. Avec l'adhésions d'Astara, Jabo, Tae Wan et la Nueva Esperanza, la Fédération avait atteint une première phase d'expansion important. Elle créa des institutions internationalistes, une constitution et des lois devant tolérer et pacifier tous ses nouveaux territoires. Plus la Fédération s'étendait, plus elle était forcé d'étendre la tolérance et de constituer une culture nationale à caractère universel pour appâter les nouveaux peuples. Ceci se faisait inévitablement au détriment de la culture nationale du cœur de la Fédération donc du subcontinent tarnois.
Le calcul est d'une simplicité monstrueuse : plus la Fédération s'étendait, plus elle devait s'internationaliser et par ceci, plus elle s'éloignait de son foyer culturel d'origine. En somme, plus la Fédération devenait grande, plus s’agrandissait le fossé entre elle et les tarnois créant des tensions culturels qui pouvaient que conclure vers un conflit ouvert entre une élite internationaliste et une masse populaire restée attaché à sa culture nationale. Si la Fédération ne s'était pas étendu autant, probablement qu'elle aurait pas souffert de ce conflit mais ceci aurait été contre sa nature profonde. La Fédération devait s'étendre pour réaliser l'unité humaine et par ceci, elle creusa sa tombe. La Fédération portait donc en elle sa destruction. La Fédération avait besoin de l'énergie du subcontinent tarnois mais plus elle en faisait bon usage, plus sa source de pouvoir s'éloigna d'elle. Sa nature expansionniste lui était inévitable et fatal. En somme, des la fondation de la Fédération, ce colosse fut voué à la destruction. Il lui aurait fallu détruire toute forme de culture dans le subcontinent tarnois, une tâche impossible, pour seulement espérer de survivre les décennies à venir. La question autour la révolte paysanne des conservateurs n'est donc pas : pourquoi se sont-ils révoltés mais pourquoi pas plus tôt.
Une diplomatie impossible à stabiliser ?
Beaucoup des auteurs se sont questionnés sur l'instabilité diplomatique de la Fédération. Elle fut, également une source de sa destruction. Création internationaliste, elle avait le but d'unir l'humanité et par conséquence poursuivait une politique tellement planifié sur le long terme, qu'elle perdit le sens de la raison d'Etat. Les diplomates fédéraux ne furent pas des idiots mais leurs chefs ne possédaient pas une vision diplomatique du 21ème siècle car planifiant celle du 25ème. La planification sur des trop grands espaces temporels, un concept tellement cher aux fédéraux, fut autodestructeur pour l'action au début du 21ème siècle. Il faut s'imaginer des chirurgiens voulant faire une opération au cœur avec une tronçonneuse. Leurs outils idéologiques furent trop grands pour la finesse, trop centré sur le but final que fut l'unité humaine. La vision de l'unité humaine sabotait ainsi toute alliance car cette alliance étant vu comme de facto temporaire vu l'idée que toute forme d'alliance disparaîtrait au fil du temps. On peut donc dire que la Fédération d'Aquanox a enterré tellement d'organisations par le simple fait que leur destruction fut dans le Plan. La Fédération d'Aquanxo ne pouvait donc pas envisager une participation sur long terme car ceci aurait contré son plan ultime. Ceci conduisait à son isolation diplomatique et ainsi permit que la révolte des paysans fut aussi dévastatrices. Dotés des USP comme allié ou le Raksasa, la Fédération aurait pu surmonter la crise alimentaire mais ceci ne fut pas le cas et elle trépassa à la pointe des fourches paysannes. Elle n'avait pas la nature à être un allié permanent.
Une politique du tout-industrie trop radicale ?
La Fédération partageait avec le communisme la foi incontestée en l'industrie. Oui, l'agriculture subie quelques réformes importantes mais resta toujours secondaire dans la perspective du fameux Grand Plan. Les Sunistes n'avaient guère à faire des paysans et ceci fut un trait idéologique également fatal. La paysannerie, restant toujours majoritaire, tomba sous l'influence du parti conservateur qu'y trouva une base et force politique incontestable. Les Sunistes eux misaient sur les villes et l'industrie nourrie en main-d’œuvre et biens agricoles par les provinces de l'Est. Il y avait la conviction que l'industrie allait régler tous les problèmes. Certes, la Fédération accompli des succès industriels considérables mais en ignorant l'agriculture, elle négligea le cœur de la nation tarnoise. L'agriculture fut en ce début de siècle stratégique face à une humanité en plein boom démographique. Une politique audacieuse aurait rapidement transformé la FA en le grenier du Monde mais ceci ne fut pas le cas à l'époque. L'industrie grandissait de manière exponentielle et les villes croissant rapidement au point d'atteindre le point de vulnérabilité qui devenait fatal. Les villes devenant trop grandes pour se nourrir de leurs provinces devaient compter sur le blé de l'Est et par ceci devenaient dramatiquement dépendantes. Borisk, fière capitale, n'était pas capable de se nourrir de quelconque facon et dépendant de pas plus de deux préfectures agricoles. Sans parler de l'Astara qui connaissait un boom démographique la rendant vulnérable. Les fières villes fédérales dépendaient des paysans qu'ils méprisaient. Un puissant outil avait ainsi été donné aux conservateurs.
La FA fut-elle décadente ?
Certains posent aujourd'hui la question : Est-ce que la Fédération fut décadence ? A son époque, un jour avant la révolte, tout le monde aurait dit le contraire. La Fédération semblait plus forte que jamais mais n'est-pas ceci un signe de décadence en soi-même ? Nous connaissons, selon Isaac Asimov, trois critères de la décadence : le despotisme, l'immobilisme et la mauvaise répartition des richesses. Au sujet du despotisme, il faut constater que le pays était en apparence plus démocratique mais en réalité fut chaque jour plus dominé par les hommes d'affaires et la puissance d'un président qui au contraire de Victor Kim. Chaque jour, le pouvoir central devenait plus puissant, moins transparent et ouvert. Également, si la science avançait dans certains domaines, la Fédération fut bloquée dans le domaine de la culture. L'art n'avancait pas, la philosophie était immobile sans parler de la faible participation aux événements sportifs et culturels. L'absence aux jeux olympiques et au Festival de Borisk furent marquant d'un immobilisme des esprits. Concernant la mauvaise répartition des richesses, tous savent qu'au détriment des efforts de Victor Kim, l'oligarchie garda le contrôle sur presque toute la richesse du pays d'une façon ne pouvant que risquer la révolution. La prolétarisation de la population avec des salaires toujours trop bas ne facilita pas la tâche. Ne sachant pas surmonter ce qui avait tué l'Empire, la Fédération devait à la fin affronter la colère ouvrière multiplia par cent à cause de la révolte paysanne. A la fin, oui, elle fut décadente car trop en avance sur son temps et pas faite pour une nation qui sortait de quinze siècles d'empire. A la fin, comme toujours dans l'histoire, les facteurs sociaux et économiques avait rattrapés les rêveries humaines. Gorun Sun eut une vision noble mais elle était irréaliable au début du 21ème siècle. C'est ainsi qu'à la fin, la Fédération tomba et se brisa. Un géant était mort dans le silence de l'histoire.
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Amaski
<center>LA SECONDE GUERRE CIVILE
- Partie 3 : Meastro, musique! -
[img]http://img338.imageshack.us/img338/4930/170pxcharleslamoureux.png[/img]</center>
Le Destin s'avance. Habillé de son costume noir, il monte la marche vers le podium pour s'y attarder une seconde. Il hésite. Doit-il jouer cette pièce ? Mais son doute n'est qu'une ombre. Il sait qu'il ne peut pas refuser de jouer cette pièce. Il sort alors sa baguette de chef d'orchestre. Elle est blanche, fine et source de la destinée de millions d'humains. Il la lève. Les instruments se tiennent prêts. Chacun a son rôle à faire dans cette pièce. Une pièce sombre. Une musique accompagnant la chute de toute une civilisation. Quand les premiers instruments retentissent, les événements se mettent en marche. Le souffle des cornes concordent avec celui des signes de la fin d'un Monde. Larmes et sang, cendres et haine ; voilà ce que la Symphonie de la fin de la Fédération offrira aux oreilles des puissants spectateurs. Histoire, Temps, Providence, Victoria et tous les Dieux imaginaires se tiennent dans le public prêt à écouter une musique impériale. Il suffira seulement de quelques heures pour anéantir des années de construction. Un simple souffle pour ruiner et détruire une nation. Un coup de pouce pour que le Vicaskaran tout en entier, du Ranekika jusqu'au Aderon s'enflamme dans les feux de la guerre la plus totale.
Les violons entament de jouer. A l'Est, dans les provinces agricoles, les associations et coopérations d'agriculteurs déclarent leur intention de cesser de ravitailler les villes de l'Argon et de l'Astara. C'est le jour un qui commence, le début de la fin. Les conservateurs jubilent et déclarent que le blocus alimentaire tiendra aussi longtemps que le gouvernement et le président ne démissionne pas en faveur d'un comité d'unité national composé de membres du parti conservateur. La première balle a été tiré. A Borisk, le gouvernement et le Président Droka, ignorent le blocus. Ils ne savent pas que celui-ci leur sera fatal. Qu'ont-ils à faire de cette pitoyable manœuvre des conservateurs ? Les paysans finiront rapidement par cesser leur chantage faute de revenus financiers, ainsi leur réflexion. Mais ceci est sous-estimer la puissance de la nourriture, un défaut qu'à toujours eu la Fédération. Quatre jours passent ou les violons dansent d'un air presque joyeux. Mais ceci est trompeur. Les conservateurs maintiennent leur engagement de lutte et quittent le Parlement. Les paysans restent fidèle aux conservateurs ; une fidélité nourrie par la nostalgie à un passé vu comme meilleur avec un empereur qui sut toujours que l'agriculture fut le pilier du pays. La Fédération s'était construite sur le dos des agriculteurs et ouvriers mais le jour semblait venue ou ceux-ci décident de renverser le colosse.
Au cinquième jour, c'est les ouvriers qui sortent de leurs usines et vont dans la rue. Pendant cette semaine, le prix des aliments avait doublé en raison de la spéculation des distributeurs. Le gouvernement de la Fédération est incapable d'assurer le ravitaillement des magasins faute de fournisseurs. Le grenier fédéral est fermé et ceci frappe la masse ouvrière dans les villes. Les tambours se mettent à l'oeuvre. Puissant, ils incarnent la colère d'une masse ouvrière travaillant pour la richesse de l'oligarchie. Les ouvriers, animés par les mouvements socialistes s'étant longtemps préparés à ce jour, protestent et manifestent contre le gouvernement. Mais ceci n'est qu'un calme comparé aux désastres à venir. Pendant que Jak Lorn organise les manifestations ouvrières à Agdhapur et Mikpur ; le Président Droka regarde les défilés populaires depuis le Palais du Président. Il ne sait pas qu'il sera le dernier chef d'état de cette nation. Il ne sait pas que le crépuscule s'approche. La mort et le désespoir, vêtus dans leurs longues robes attendent dans son antichambre sans qu'il le sache. Il croit que ceci n'est qu'une crise parmi d'autres. Il suffira de faire intervenir l'armée, ainsi son idée. Bientôt il ordonnera aux troupes militaires d'intervenir et c'est là que d'autres instruments entreront en jeu.
Entre temps, Shergan voyage à travers les flots sur un bateau roumalien. Il traverse la mer. Les cornes soufflent dans ses voiles accélérant son voyage. Le dragon est en route. Roujï pour sa part est déjà de retour et prépare tout pour l'arrivé de l'homme qui aura à jouer le rôle principale dans la chanson de la fin de la Fédération. Les personnages de cette pièce bougent, se mettent en place. Chacun tient son rôle. Quand Shergan voit les sommets des rochers des iles Panflers, le sixième jours se meurt à l'horizon, le jour de la naissance de l'homme. Demain Dieu se reposera laissant le septième jour au Diable. Plus que quelques heures avant le septième jour. Pendant que la Fédération se meurt, le groupe 1848 se rassemble et discute sur la menace communiste. Ils ne savent pas quels risques se présenteront à leurs portes.
Destin descend sa baguette de dirigeant. Les instruments se taisent les uns après les autres. C'est la nuit du sixième jour. Les ouvriers continuent à manifester durant la nuit dans les grandes villes. Les paysans refusent toujours de livrer les villes. La première partie de la Symphonie est ainsi terminée. L'entrée est piano mais ceci ne sert qu'à renforcer les parties suivantes. Un piano n'est que la racine d'un fortissimo. Les auditeurs n'osent pas respirer. Destin tourne la page. Dans quelques secondes il lèvera à nouveau sa baguette. Tous les instruments se tiennent prêts. La prochaine partie sera celle de la première goutte de sang et de la révolte des militaires. Le temple de la Fédération est déjà entra de s'écrouler mais ses puissants prêtres en ignorent encore ceci.
- Partie 3 : Meastro, musique! -
[img]http://img338.imageshack.us/img338/4930/170pxcharleslamoureux.png[/img]</center>
Le Destin s'avance. Habillé de son costume noir, il monte la marche vers le podium pour s'y attarder une seconde. Il hésite. Doit-il jouer cette pièce ? Mais son doute n'est qu'une ombre. Il sait qu'il ne peut pas refuser de jouer cette pièce. Il sort alors sa baguette de chef d'orchestre. Elle est blanche, fine et source de la destinée de millions d'humains. Il la lève. Les instruments se tiennent prêts. Chacun a son rôle à faire dans cette pièce. Une pièce sombre. Une musique accompagnant la chute de toute une civilisation. Quand les premiers instruments retentissent, les événements se mettent en marche. Le souffle des cornes concordent avec celui des signes de la fin d'un Monde. Larmes et sang, cendres et haine ; voilà ce que la Symphonie de la fin de la Fédération offrira aux oreilles des puissants spectateurs. Histoire, Temps, Providence, Victoria et tous les Dieux imaginaires se tiennent dans le public prêt à écouter une musique impériale. Il suffira seulement de quelques heures pour anéantir des années de construction. Un simple souffle pour ruiner et détruire une nation. Un coup de pouce pour que le Vicaskaran tout en entier, du Ranekika jusqu'au Aderon s'enflamme dans les feux de la guerre la plus totale.
Les violons entament de jouer. A l'Est, dans les provinces agricoles, les associations et coopérations d'agriculteurs déclarent leur intention de cesser de ravitailler les villes de l'Argon et de l'Astara. C'est le jour un qui commence, le début de la fin. Les conservateurs jubilent et déclarent que le blocus alimentaire tiendra aussi longtemps que le gouvernement et le président ne démissionne pas en faveur d'un comité d'unité national composé de membres du parti conservateur. La première balle a été tiré. A Borisk, le gouvernement et le Président Droka, ignorent le blocus. Ils ne savent pas que celui-ci leur sera fatal. Qu'ont-ils à faire de cette pitoyable manœuvre des conservateurs ? Les paysans finiront rapidement par cesser leur chantage faute de revenus financiers, ainsi leur réflexion. Mais ceci est sous-estimer la puissance de la nourriture, un défaut qu'à toujours eu la Fédération. Quatre jours passent ou les violons dansent d'un air presque joyeux. Mais ceci est trompeur. Les conservateurs maintiennent leur engagement de lutte et quittent le Parlement. Les paysans restent fidèle aux conservateurs ; une fidélité nourrie par la nostalgie à un passé vu comme meilleur avec un empereur qui sut toujours que l'agriculture fut le pilier du pays. La Fédération s'était construite sur le dos des agriculteurs et ouvriers mais le jour semblait venue ou ceux-ci décident de renverser le colosse.
Au cinquième jour, c'est les ouvriers qui sortent de leurs usines et vont dans la rue. Pendant cette semaine, le prix des aliments avait doublé en raison de la spéculation des distributeurs. Le gouvernement de la Fédération est incapable d'assurer le ravitaillement des magasins faute de fournisseurs. Le grenier fédéral est fermé et ceci frappe la masse ouvrière dans les villes. Les tambours se mettent à l'oeuvre. Puissant, ils incarnent la colère d'une masse ouvrière travaillant pour la richesse de l'oligarchie. Les ouvriers, animés par les mouvements socialistes s'étant longtemps préparés à ce jour, protestent et manifestent contre le gouvernement. Mais ceci n'est qu'un calme comparé aux désastres à venir. Pendant que Jak Lorn organise les manifestations ouvrières à Agdhapur et Mikpur ; le Président Droka regarde les défilés populaires depuis le Palais du Président. Il ne sait pas qu'il sera le dernier chef d'état de cette nation. Il ne sait pas que le crépuscule s'approche. La mort et le désespoir, vêtus dans leurs longues robes attendent dans son antichambre sans qu'il le sache. Il croit que ceci n'est qu'une crise parmi d'autres. Il suffira de faire intervenir l'armée, ainsi son idée. Bientôt il ordonnera aux troupes militaires d'intervenir et c'est là que d'autres instruments entreront en jeu.
Entre temps, Shergan voyage à travers les flots sur un bateau roumalien. Il traverse la mer. Les cornes soufflent dans ses voiles accélérant son voyage. Le dragon est en route. Roujï pour sa part est déjà de retour et prépare tout pour l'arrivé de l'homme qui aura à jouer le rôle principale dans la chanson de la fin de la Fédération. Les personnages de cette pièce bougent, se mettent en place. Chacun tient son rôle. Quand Shergan voit les sommets des rochers des iles Panflers, le sixième jours se meurt à l'horizon, le jour de la naissance de l'homme. Demain Dieu se reposera laissant le septième jour au Diable. Plus que quelques heures avant le septième jour. Pendant que la Fédération se meurt, le groupe 1848 se rassemble et discute sur la menace communiste. Ils ne savent pas quels risques se présenteront à leurs portes.
Destin descend sa baguette de dirigeant. Les instruments se taisent les uns après les autres. C'est la nuit du sixième jour. Les ouvriers continuent à manifester durant la nuit dans les grandes villes. Les paysans refusent toujours de livrer les villes. La première partie de la Symphonie est ainsi terminée. L'entrée est piano mais ceci ne sert qu'à renforcer les parties suivantes. Un piano n'est que la racine d'un fortissimo. Les auditeurs n'osent pas respirer. Destin tourne la page. Dans quelques secondes il lèvera à nouveau sa baguette. Tous les instruments se tiennent prêts. La prochaine partie sera celle de la première goutte de sang et de la révolte des militaires. Le temple de la Fédération est déjà entra de s'écrouler mais ses puissants prêtres en ignorent encore ceci.
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Amaski
<center>LA SECONDE GUERRE CIVILE
- Partie 4 : Chaos, sang et pourpe -
[img]http://img835.imageshack.us/img835/5128/doukas.jpg[/img]</center>
Et au septième jour fut le sang. Le gouvernement réagit face aux manifestations et premières émeutes par l'intervention de l'armée. Il fallit que quelques heures avant que le premier coup de fusil détonna par accident et tua les premiers civils. Des centaines de gens étaient massacrées dans les rues des grandes villes par un gouvernement en agonie. Face à la menace mortelle, la Fédération agit par la force la plus brutale. Ce ne sera pas la dernière fois et des nombreuses brutalités allaient accompagner la chute de la Fédération et la renaissance de l'Empire. Le désordre se transforma en chaos. Les magasins étaient pillés par une foule apeurée par la faim, les palais et villas prit d'assaut par les ouvriers incités par les socialistes, réglant leurs comptes avec l'oligarchie. En quelques heures, l'élite de la Fédération fut soit lynchée soit prit la fuite. Même parmi les troupes fédérales, la désertion ne cessa pas d'augmenter. La Fédération, trop occupée de lutter contre ne population en révolte, n'eut pas la force de contrer les menaces externes. Face à la désertion croissant, le gouvernement fut obligé de retirer ses troupes d'Astara, du Jabo, d'Urba, du Tae Wan et de Nueva Esperanza. Ceci fut au dixième jour, le jour ou la Périphérie fut perdue. Les nations opprimées prirent alors les armes contre leur ancienne patrie. Au treizième jour, l'Astara et la Nueva Esperanza déclarèrent leur indépendance et la guerre contre la Fédération. La-voila, la Fédération dépourvu de ses plus puissants boucliers. Le Tae Wan fit également sécession sans déclarer la guerre, présentant qu'après le chaos, un nouveau maître s'imposera voir l'ancien. Le Jabo, perdu au Zanyane, déclara son indépendance dans le parfait anonymat. Personne se souviendra pour longtemps de ce pays et qui en voudra pour quelques kilomètres carrés ? Le futur empereur ne dira pas sans raison : Le Jabo ? Par tous les Dieux, construisez un bac de sable et celui-ci saura compenser la perte du Jabo !
Le Kansteltatum d'Urba déclara à son tour la guerre contre la Fédération d'Aquanox. Le moment fut trop opportun pour le vieux empereur de poignarder cette république tant haït. C'est alors qu'Erin van Richthoven et Droka découvrait quelle trafique erreur ils avaient fait en confiant ses terres à un Tarnos. Partout la guerre fut déclarée en grand pompe et avec des soldats faisant claquer les talons. Ce fut sans aucun doute le chaos mais dans tout chaos, se trouve la semence de l'ordre à venir. Il avait suffit de dix jours pour faire sombrer le géant fédéral dans la guerre civile. Il en faudra moins pour restaurer ce qui fut perdu depuis trop longtemps.
C'est à Sayakon que commence l'histoire nouvelle ou mieux dit que renaît comme un phénix l'ordre naturel. Shergan, prince tarnois, tueur de taureaux ; un jeune ambitieux et conscient de ses droits, accosta. Shergan descendit du navire roumalien pour sentir le sable chaud de la cité de Sayakon, la sparte simpoliticienne. Jadis fondé par Sayak le Grand, la cité fut le centre culturel et militaire des sayaken. C'est ici que vivent les généraux et soldats répudiés sous la République. C'est ici que se trouve la poudre noire qui saura faire exploser les fondations de la Fédération. Shergan fut un Tarnos, membre d'une dynastie dont les origines se perdaient dans la nuit des temps. Maître sur l'Empire tarnois, cette famille avait jadis été des simples voyous spatial dont le fondateur dynastique s'échoua sur une planète primitive connue sous le nom de Simpo. Ceci fut depuis longtemps oublié et l'histoire fait bien de pas retenir ce détail mettant en cause beaucoup de convictions humaines. Les Tarnos avaient toujours eu un rapport privilégié avec les sayaken. Soldats, les sayaken avaient servis, aimés et trahis les empereurs tarnois. Les Tarnos s'étaient souvent mariés à des femmes sayaken depuis Arkos le Grand. C'est ainsi que quand Shergan arriva à Sayakon, il fut accueilli à bras ouvert. Ne fut-il pas plus proche d'eux sur tous les plans que ces hautain fonctionnaires nameken ? Sa couleur de peau cuivrée rappelait aux anciennes alliances matrimoniales. Il n'eut pas de peine de rencontrer le gouverneur qui vit en lui un acte de providence. Les sayaken avaient subis mille humiliations sous la République et ceci allait maintenant se retourner contre la Fédération. Une rencontre de trois heures entre le prince et le gouverneur suffisait à rallier trois cent mille ex-soldats sayaken sous la bannière de l'homme que les latins nommeront : le Fléau ardent. Shergan savait qu'il avait l'appui des paysans mais ceci ne suffisait pas pour conquérir son héritage. Les soldats sayaken offrait au prince enfin la base militaire tant nécessaire. Sayakon, la puissante cité militaire joignit la cause impériale. Ce fut qu'une cité mais pas la moindre. Shergan savait que le chaos lui fut profitable et qu'il suffisait d'un coup pour faire tomber le géant républicain. Il en avait bien l'intention de le donner. Depuis Sayakon, il envoya des messages vers les provinces rurales et les chefs du parti conservateur. Pendant que la Fédération tentait de reprendre le contrôle sur un pays en chaos, Shergan organisait déjà l'après-guerre. Durant la soirée du 11ème jour, Roujï fut accueilli au palais du gouverneur de Sayakon. C'est ainsi que les deux hommes se rencontraient à nouveau mais cette fois sur l'autre rive de l'océan. Roujï apportait avec lui les provinces de l'Est, riche en nourriture ; et Shergan avait la force militaire. Combiné, les deux éléments sonneront le glas de la Fédération. Plus que quelques jours avant que Shergan marche sur Borisk ; juste quelques jours de préparation et t'attente que le chaos soit complet.
- Partie 4 : Chaos, sang et pourpe -
[img]http://img835.imageshack.us/img835/5128/doukas.jpg[/img]</center>
Et au septième jour fut le sang. Le gouvernement réagit face aux manifestations et premières émeutes par l'intervention de l'armée. Il fallit que quelques heures avant que le premier coup de fusil détonna par accident et tua les premiers civils. Des centaines de gens étaient massacrées dans les rues des grandes villes par un gouvernement en agonie. Face à la menace mortelle, la Fédération agit par la force la plus brutale. Ce ne sera pas la dernière fois et des nombreuses brutalités allaient accompagner la chute de la Fédération et la renaissance de l'Empire. Le désordre se transforma en chaos. Les magasins étaient pillés par une foule apeurée par la faim, les palais et villas prit d'assaut par les ouvriers incités par les socialistes, réglant leurs comptes avec l'oligarchie. En quelques heures, l'élite de la Fédération fut soit lynchée soit prit la fuite. Même parmi les troupes fédérales, la désertion ne cessa pas d'augmenter. La Fédération, trop occupée de lutter contre ne population en révolte, n'eut pas la force de contrer les menaces externes. Face à la désertion croissant, le gouvernement fut obligé de retirer ses troupes d'Astara, du Jabo, d'Urba, du Tae Wan et de Nueva Esperanza. Ceci fut au dixième jour, le jour ou la Périphérie fut perdue. Les nations opprimées prirent alors les armes contre leur ancienne patrie. Au treizième jour, l'Astara et la Nueva Esperanza déclarèrent leur indépendance et la guerre contre la Fédération. La-voila, la Fédération dépourvu de ses plus puissants boucliers. Le Tae Wan fit également sécession sans déclarer la guerre, présentant qu'après le chaos, un nouveau maître s'imposera voir l'ancien. Le Jabo, perdu au Zanyane, déclara son indépendance dans le parfait anonymat. Personne se souviendra pour longtemps de ce pays et qui en voudra pour quelques kilomètres carrés ? Le futur empereur ne dira pas sans raison : Le Jabo ? Par tous les Dieux, construisez un bac de sable et celui-ci saura compenser la perte du Jabo !
Le Kansteltatum d'Urba déclara à son tour la guerre contre la Fédération d'Aquanox. Le moment fut trop opportun pour le vieux empereur de poignarder cette république tant haït. C'est alors qu'Erin van Richthoven et Droka découvrait quelle trafique erreur ils avaient fait en confiant ses terres à un Tarnos. Partout la guerre fut déclarée en grand pompe et avec des soldats faisant claquer les talons. Ce fut sans aucun doute le chaos mais dans tout chaos, se trouve la semence de l'ordre à venir. Il avait suffit de dix jours pour faire sombrer le géant fédéral dans la guerre civile. Il en faudra moins pour restaurer ce qui fut perdu depuis trop longtemps.
C'est à Sayakon que commence l'histoire nouvelle ou mieux dit que renaît comme un phénix l'ordre naturel. Shergan, prince tarnois, tueur de taureaux ; un jeune ambitieux et conscient de ses droits, accosta. Shergan descendit du navire roumalien pour sentir le sable chaud de la cité de Sayakon, la sparte simpoliticienne. Jadis fondé par Sayak le Grand, la cité fut le centre culturel et militaire des sayaken. C'est ici que vivent les généraux et soldats répudiés sous la République. C'est ici que se trouve la poudre noire qui saura faire exploser les fondations de la Fédération. Shergan fut un Tarnos, membre d'une dynastie dont les origines se perdaient dans la nuit des temps. Maître sur l'Empire tarnois, cette famille avait jadis été des simples voyous spatial dont le fondateur dynastique s'échoua sur une planète primitive connue sous le nom de Simpo. Ceci fut depuis longtemps oublié et l'histoire fait bien de pas retenir ce détail mettant en cause beaucoup de convictions humaines. Les Tarnos avaient toujours eu un rapport privilégié avec les sayaken. Soldats, les sayaken avaient servis, aimés et trahis les empereurs tarnois. Les Tarnos s'étaient souvent mariés à des femmes sayaken depuis Arkos le Grand. C'est ainsi que quand Shergan arriva à Sayakon, il fut accueilli à bras ouvert. Ne fut-il pas plus proche d'eux sur tous les plans que ces hautain fonctionnaires nameken ? Sa couleur de peau cuivrée rappelait aux anciennes alliances matrimoniales. Il n'eut pas de peine de rencontrer le gouverneur qui vit en lui un acte de providence. Les sayaken avaient subis mille humiliations sous la République et ceci allait maintenant se retourner contre la Fédération. Une rencontre de trois heures entre le prince et le gouverneur suffisait à rallier trois cent mille ex-soldats sayaken sous la bannière de l'homme que les latins nommeront : le Fléau ardent. Shergan savait qu'il avait l'appui des paysans mais ceci ne suffisait pas pour conquérir son héritage. Les soldats sayaken offrait au prince enfin la base militaire tant nécessaire. Sayakon, la puissante cité militaire joignit la cause impériale. Ce fut qu'une cité mais pas la moindre. Shergan savait que le chaos lui fut profitable et qu'il suffisait d'un coup pour faire tomber le géant républicain. Il en avait bien l'intention de le donner. Depuis Sayakon, il envoya des messages vers les provinces rurales et les chefs du parti conservateur. Pendant que la Fédération tentait de reprendre le contrôle sur un pays en chaos, Shergan organisait déjà l'après-guerre. Durant la soirée du 11ème jour, Roujï fut accueilli au palais du gouverneur de Sayakon. C'est ainsi que les deux hommes se rencontraient à nouveau mais cette fois sur l'autre rive de l'océan. Roujï apportait avec lui les provinces de l'Est, riche en nourriture ; et Shergan avait la force militaire. Combiné, les deux éléments sonneront le glas de la Fédération. Plus que quelques jours avant que Shergan marche sur Borisk ; juste quelques jours de préparation et t'attente que le chaos soit complet.
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Amaski
<center>LA SECONDE GUERRE CIVILE
- Partie 5 : Un empereur pour tous les gouverner -
[img]http://img713.imageshack.us/img713/8181/anotherhistoricquestion.jpg[/img]</center>
Le vingt-unième jour fut celui de la chute finale. Alors que les révoltes et émeutes avaient paralysés la Fédération, les régions agricoles avaient jurés leur loyauté à Shergan. Les conservateurs ne pouvaient que se féliciter de ce succès. Entre temps les premiers morts de faim couvraient les rues des grandes villes. La violence fit alors place à la peur et panique. Désespérées, les gouverneurs et maires firent la seule chose raisonnable : ils se ralliaient à Shergan. Le Prince ne se fit pas mauvais vainqueur et demanda aux provinces agraires de livrer les villes « raisonnées ». C'est ainsi que la loyauté s’acheta par l'or du peuple : le pain. En l'espace de quelques jours, sans grande conquête, sans batailles, la péninsule passa en main d'un seul homme. Le pan conservateur avait permis d'éviter une guerre civile coûtant des millions de vies. Quelques dizaines de milliers étaient morts de faim mais que fut ceci dans un monde ou on gazer les peuples à volonté ? Que sont quelques milliers de vies dans le torrent de l'histoire ? Quelques jours et un peu de stratégie avaient eu raison de la Fédération démontrant à quelle point sa puissance avait été éphémère. Il ne restait plus que Borisk et ses villes voisines mais leur sort fut scellé. Shergan avait marché avec ses troupes sur la capitale et celle-ci fut presque totalement prise.
Le Président Droka fut dans son bureau observant la ville de Borisk proie à la panique. Le jour se leva à l'horizon, la lueur rougeâtre envahie une capitale apeurée. Dans les avenues principales, les soldats sayaken, chars Arkos et les Son Gohan défilaient de manière triomphante. Minas Sun avait des les premiers jours rejoint les provinces agricoles, trop dépendant d'eux pour rester fidèle à Borisk Le drapeau tricolore fut brûlé et on hissa le drapeau impérial sur tous les fenêtres et bâtiments publics. Droka savait que son heure avait sonnée. Mais comment ceci avait-il pu avoir lieu ? Si rapidement ? Si brutalement ? Comme si toutes les précautions prises par lui et ses prédécesseurs auraient été volatilisés par le Destin. Soudainement la porte s'ouvrit. Les gardes qui venaient maintenant pour lui ? La porte se renferma et une voix résonna, une voix que Droka n'aurait jamais cru pouvoir entendre en ce lieu.
« Vous voilà donc, vous allez rater les festivités et surtout une escorte qui vous attend. »
Droka se retourna. Devant lui se tenait Shergan. Une barbe noire maigre ornée son visage, signe qu'il n'avait pas eu le temps de se raser pendant la marche sur Borisk. Ses cheveux noirs raides étaient également imprégné de poussière et saleté. Shergan portait une uniforme noire, en textile synthétique avec sur la poitrine le double croissant de lune et l'étoile d'Amenion en couleur d'argent. A sa taille pendaient une ceinture contenant un pistolet à munition renforcé. Shergan mesurait deux mètres dix, pas rare pour les Tarnos qui avaient su tirer profit du sang sayaken. Sa peau cuivrée aurait pu lui donner un aspect latin si ce ne serait pas ses traits durs marquant les Tarnos. Droka ne su pas quoi dire, il barbouilla alors.
« Vous êtes..ici...seul ? »
Shergan ne sourit pas. Il n'avait pas envie de jouir de ce moment. Il lui répondit calmement.
« Oui, je pensais que ceci était un minimum de respect. Même si vous êtes un méprisable républicain, vous n'avez jamais trahi l'Empire. Vous êtes que le fruit d'une longue série d'erreurs qui vous dépasse. Je n'ai pas l'intention de vous traiter comme un esclave. Je viens donc vous dire que dans quelques minutes mes hommes viendront vous cherchez. Vous serez alors amenés à Remisk ou vous resterez en résidence assignée. Soyez sans crainte, vous ne mourrez pas ce soir. Il y a déjà eu assez de morts. »
Droka n'avait pas pu saisir les derniers événements, tellement rapidement ils avaient eu lieu. Shergan, sentant les doutes du Président lui dit.
« Je sais, tout est allé très rapidement mais vous croyiez quoi ? Que vous pouvez lutter contre quinze siècles d'évolution et d'avantage ? Ce soir fut inévitable, la Fédération fut mourante à sa naissance. L'Empire ne pouvait que gagner car il est naturel et le fruit de quinze siècle. Après tout, cinq petites années, ne sont rien face à quinze siècles de gloire et de larmes. Ah, la vanité des républicains, vous croyez qu'il suffit de faire des lois pour changer les choses. Il faut plus. Il faut avoir les cœurs avec soi. Même les pires révolutions ne peuvent pas faire disparaître l’œuvre de cinquante générations. La Rostovie le découvrira bientôt comme beaucoup d'autres pays.. Mais je pense que le temps est venu pour vous de prendre un répos. »
Les gardes sayaken enterrèrent dans la salle et saisirent le Président. Demain matin, Shergan quittera Borisk pour se diriger vers Titanua. Il avait beaucoup de travail à faire et surtout de nettoyage. Il fallait réorganiser un pays ayant vécu cinq années d’usurpation et réunir un empire millénaire.
- Partie 5 : Un empereur pour tous les gouverner -
[img]http://img713.imageshack.us/img713/8181/anotherhistoricquestion.jpg[/img]</center>
Le vingt-unième jour fut celui de la chute finale. Alors que les révoltes et émeutes avaient paralysés la Fédération, les régions agricoles avaient jurés leur loyauté à Shergan. Les conservateurs ne pouvaient que se féliciter de ce succès. Entre temps les premiers morts de faim couvraient les rues des grandes villes. La violence fit alors place à la peur et panique. Désespérées, les gouverneurs et maires firent la seule chose raisonnable : ils se ralliaient à Shergan. Le Prince ne se fit pas mauvais vainqueur et demanda aux provinces agraires de livrer les villes « raisonnées ». C'est ainsi que la loyauté s’acheta par l'or du peuple : le pain. En l'espace de quelques jours, sans grande conquête, sans batailles, la péninsule passa en main d'un seul homme. Le pan conservateur avait permis d'éviter une guerre civile coûtant des millions de vies. Quelques dizaines de milliers étaient morts de faim mais que fut ceci dans un monde ou on gazer les peuples à volonté ? Que sont quelques milliers de vies dans le torrent de l'histoire ? Quelques jours et un peu de stratégie avaient eu raison de la Fédération démontrant à quelle point sa puissance avait été éphémère. Il ne restait plus que Borisk et ses villes voisines mais leur sort fut scellé. Shergan avait marché avec ses troupes sur la capitale et celle-ci fut presque totalement prise.
Le Président Droka fut dans son bureau observant la ville de Borisk proie à la panique. Le jour se leva à l'horizon, la lueur rougeâtre envahie une capitale apeurée. Dans les avenues principales, les soldats sayaken, chars Arkos et les Son Gohan défilaient de manière triomphante. Minas Sun avait des les premiers jours rejoint les provinces agricoles, trop dépendant d'eux pour rester fidèle à Borisk Le drapeau tricolore fut brûlé et on hissa le drapeau impérial sur tous les fenêtres et bâtiments publics. Droka savait que son heure avait sonnée. Mais comment ceci avait-il pu avoir lieu ? Si rapidement ? Si brutalement ? Comme si toutes les précautions prises par lui et ses prédécesseurs auraient été volatilisés par le Destin. Soudainement la porte s'ouvrit. Les gardes qui venaient maintenant pour lui ? La porte se renferma et une voix résonna, une voix que Droka n'aurait jamais cru pouvoir entendre en ce lieu.
« Vous voilà donc, vous allez rater les festivités et surtout une escorte qui vous attend. »
Droka se retourna. Devant lui se tenait Shergan. Une barbe noire maigre ornée son visage, signe qu'il n'avait pas eu le temps de se raser pendant la marche sur Borisk. Ses cheveux noirs raides étaient également imprégné de poussière et saleté. Shergan portait une uniforme noire, en textile synthétique avec sur la poitrine le double croissant de lune et l'étoile d'Amenion en couleur d'argent. A sa taille pendaient une ceinture contenant un pistolet à munition renforcé. Shergan mesurait deux mètres dix, pas rare pour les Tarnos qui avaient su tirer profit du sang sayaken. Sa peau cuivrée aurait pu lui donner un aspect latin si ce ne serait pas ses traits durs marquant les Tarnos. Droka ne su pas quoi dire, il barbouilla alors.
« Vous êtes..ici...seul ? »
Shergan ne sourit pas. Il n'avait pas envie de jouir de ce moment. Il lui répondit calmement.
« Oui, je pensais que ceci était un minimum de respect. Même si vous êtes un méprisable républicain, vous n'avez jamais trahi l'Empire. Vous êtes que le fruit d'une longue série d'erreurs qui vous dépasse. Je n'ai pas l'intention de vous traiter comme un esclave. Je viens donc vous dire que dans quelques minutes mes hommes viendront vous cherchez. Vous serez alors amenés à Remisk ou vous resterez en résidence assignée. Soyez sans crainte, vous ne mourrez pas ce soir. Il y a déjà eu assez de morts. »
Droka n'avait pas pu saisir les derniers événements, tellement rapidement ils avaient eu lieu. Shergan, sentant les doutes du Président lui dit.
« Je sais, tout est allé très rapidement mais vous croyiez quoi ? Que vous pouvez lutter contre quinze siècles d'évolution et d'avantage ? Ce soir fut inévitable, la Fédération fut mourante à sa naissance. L'Empire ne pouvait que gagner car il est naturel et le fruit de quinze siècle. Après tout, cinq petites années, ne sont rien face à quinze siècles de gloire et de larmes. Ah, la vanité des républicains, vous croyez qu'il suffit de faire des lois pour changer les choses. Il faut plus. Il faut avoir les cœurs avec soi. Même les pires révolutions ne peuvent pas faire disparaître l’œuvre de cinquante générations. La Rostovie le découvrira bientôt comme beaucoup d'autres pays.. Mais je pense que le temps est venu pour vous de prendre un répos. »
Les gardes sayaken enterrèrent dans la salle et saisirent le Président. Demain matin, Shergan quittera Borisk pour se diriger vers Titanua. Il avait beaucoup de travail à faire et surtout de nettoyage. Il fallait réorganiser un pays ayant vécu cinq années d’usurpation et réunir un empire millénaire.