Activités internes [RP] (utilisable sur demande)

Sovana

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Convocation.
14 décembre 2017

Bureau de l'Administrateur National.
Alan Scarifh entra dans la pièce et les deux membres du gouvernement s'inclinèrent respectueusement l'un l'autre.


Mattiew Fronch :
Comme vous pouvez vous en doutez si je vous ai convoqué ici c'est que j'ai lu votre dernier rapport. Mais j'aimerais vous entendre de vive voix sur cette situation.

Alan Scarifh :
Je suppose que vous voulez parler du secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de Libertie ? L'administrateur hocha la tête. He bien, il s'est présenté devant moi, avec visiblement des arrières pensées de militarisation et d’asservissement commercial, recouvert d'une hypocrisie, qu'un azudien ne peut tolérer. Tout simplement. Je lui ai donc fait comprendre cela.

L'Administrateur National retint un soupir.

Mattiew Fronch : Je sais qu'il n'a pas été très correct, que vous êtes Azudien mais... Bon sang Alan vous n’êtes pas que représentant, vous êtes aussi diplomate ! Si on vous a appris à repérer ce genres de combines rhétoriques c'est pour forcer l'interlocuteur à en sortir pas à se crisper de la sorte ! Vous déshonorez votre pays en agissant comme un obsessionnel-compulsif ! Vous DEVEZ acquérir plus de tact, et de finesse. Vous en avez fait preuve malgré votre manque d’expérience lors des concours, servez vous en ! J’espère avoir été assez clair. Avez vous quelque chose à redire ?

L'auxiliaire fut obligé de reconnaître la critique de son supérieur, mais se faire apprendre son métier de diplomate par un administrateur avait quelque chose d'humiliant, sans compter qu'il se rendait compte du déshonneur envers Azude de son comportement. Il garda donc la tête baissé, le regard rivé sur ses mains posés sur le bureau.

Alan Scarifh : Non Administrateur, je vous jure que ce genre d'erreur ne se reproduira plus à l'avenir, vous avez ma parole !

Mattiew Fronch : Bien. Que la raison soit avec vous.

Alan Scarifh :
Vous de même.

Et ils s'inclinèrent encore une fois avant que l'Auxiliaire ne quitte le bureau.
Sovana

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Un jour comme les autres...

Un jour comme les autres dans la deuxième ville culturelle.

Le soleil se lève et l'air de la Chevauchée des Walkyries de Wagner résonne discrètement dans les rues de la ville.
Les habitants se réveillent pour aller au travail. Peu après les rues sont noires de monde. Les habitants arborent fièrement un drapeau azudien cousu sur l'épaule ou la poitrine et leurs scores de conformité sont les plus élevés du pays.

La journée passe, rythmé par le chant de l'hymne national, en version étendue. La ville est entièrement parsemé de drapeau azudiens, dans et sur les devantures des bâtiments administratifs bien entendu, mais aussi les lieux de travail, et même les domiciles. Ici pas un appartement sans un drapeau dans son salon, voir même, pour certains, un portrait de l'Administrateur National actuel et Mattiew Fronch, connue pour sa volonté de retour aux « valeurs sources », politique toujours en cours et en accord avec les citoyens, fier de voir leur pays évoluer sur la scène internationale, même simplement en retrait, apprenant à marcher parmi les coureurs. Car c'est en se dépassant sans cesse que l'on finit par dépasser ceux qui se reposent sur leur laurier.

Tous marchent ici derrière le même étendard, exacerbation des valeurs azudiennes, ville réglée comme une horloge, mécanisme inébranlable et perpétuel. Rouages tournants, machine sociale. Tous poursuivent leur but sans savoir qu'il est celui d'une transcendance sociale, fermant les yeux sur les ficelles qui les manipulent, organes d'un corps qu'ils ignorent. Tous si singuliers et si imbriqués. Si différenciés et si complémentaires, en même temps si semblables et solidaires. Un mélange extrême de solidarité mécanique et organique. Tous les mêmes racines, mais pas les mêmes feuilles.

La journée se termine, comme tout les autres jours et comme tout les autres jours se sont passés. Éternelle fractale de la vie azudienne.
Sovana

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Fanfare onirique

[url=http://www.youtube.com/watch?v=sRq0S_0FjkE&feature=related]Musique (du film dont le discours de JD est extrait)[/url]

Alan Scarifh (Reponsable National représentant à l’Étranger) et jean Dubreuil (Administrateur National) discutaient dans le réfectoire en prenant le thé à 17 heures. Quasiment tout les administrateurs et les Responsables Nationaux étaient ici, autour de quelques tables rapprochés les une des autres. Tout le monde discutait.


Alan Scarifh : Tout ces ravages dominés par les intérêts et les idéologies... Tout cela est bien triste.

Jean Dubreuil : Vous avez entièrement raison. Tout cela, c'est la faute du loup.

Alan Scarifh : Je vous demande pardon ?

Jean Dubreuil : Oui, vous savez le grand loup cosmique de l'univers.

Alan Scarifh : Je... Je ne saisit pas ce que vous voulez dire.

Jean Dubreuil : Oui le loup cosmique, cousin du Dieu Chien dans la ville des vaches multicolores, à droite de la pleine lune. Il y a cinq dames d'honneur. Et au rythme des flûtes et des tambours de la fanfare des grenouilles les déchets recyclables se mettent à voler, quel spectacle magnifique ! On jurerait des images de synthèse ! S'il y a bien une chose que je ne supporte pas ce sont les graffitis aux couleurs naturelles et ces petits bourgeois snobinards à la banque. En Océanie c'est pourtant bien connu. Retournons triomphalement vers le ciel azuré ! Qu'une tempête de confettis franchisse le portique sacré du sanctuaire ! Que les boites aux lettres et les réfrigérateurs ouvrent la marche ! Que ceux qui tiennent compte des dates limites de consommation n'aient pas peur de parsemer de taches les railles du tramway fleurit ! Je vous en conjure les amis, il faut comprendre le foie des équerres. Sachez que cette fête est un lointain tel objectif choisit par des élèves de CE2 ! En avant ! Tous unis !

Pendant que Dubreuil faisait son discours décousu ils s'était levé et tout le monde l'avait écouté en silence, laissant naître sur leur visage des expressions d'incompréhensions ou de stupeur comme rarement vues. A la fin de son discours Dubreil se mit à courir vers la sortit du self.
Les hauts fonctionnaires restèrent calme, ils connaissaient la procédure. Traçage et interception niveau 1 code X sur Jean Dubreuil. Scarifh poursuivit Dubreuil, pendant qu'un autre administrateur déclenchait l'alarme de blocage des sorties (un digicode dans chaque pièce) et allait prévenir la sécurité.

Après cet épisode personne ne réussit à obtenir de réponse de Dubreuil, prétendant qu'il ne se souvenait de rien.
Sovana

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La troisième voie, ou l’émulation Azudienne


L’Administrateur National relisait une critique classique de la société de consommation en discutant au self quant il eu un déclic. Pendant une seconde ses pensées semblèrent imploser puis des milliers de connections se firent, flux nerveux, influx et reflux et soudainement, dans une multitude de réseaux d'idées s'assemblant de manière complexe : la solution se fit. Il reposa brusquement son mug sur la table et partit en courant en criant dans les couloirs « Euréka ! ».
Un des administrateurs se leva pour aller vers le digicode mais le doyen, Reponsable National de l'économie, l’arrêta.

« Laisse. Ça ne ressemble pas à une crise cette fois. »

Un autre répondit « Mais, que fait-on pour ses crises ? Il en est encore arriver une hier. »

« Mais jamais lorsqu'il était concentré sur son travail. Laissons, il n'est dangereux pour personne et est compétant, laissons le exprimer sa compétence. »

L'Administrateur qui s’était levé s'inclina devant le doyen.

Pendant ce temps l'administrateur Jean Dubreuil s'exclamait à son bureau en rédigeant un compte rendu. « Mais oui ! Comment n'ai-je pu y penser avant ? La solution était la, elle a toujours été la ! S'encrer dans la tradition pour servir le présent et le futur ! Innover, inventer, sortir des structures existantes ! »
L'Administrateur réfléchissait depuis des mois sur le problème de la motivation pour produire plus, sans trouver de réponse viable, désormais il avait trouvé la solution.


[quote="Jean Dubreuil"]
<center>
La troisième voie, ou l’émulation Azudienne



Libéraux, social-chrétien, kirovisme, observation des trois types de régimes : qu'est ce qui motive à la prospérité économique, c'est-à-dire le productivisme ?
Dans les régimes libéraux il s'agit évidemment de l’appât du gain matériel de manière assumée et quasiment exclusive. Dans les régimes sociaux-chrétiens cela est beaucoup plus atténué mais le système reste globalement le même. Dans le système kirovisme l'humain est réduit à l'état de bétail répondant au stimulus de peur de la menace et de la récompense. En l’occurrence il s'agit de hausses temporaires de salaires. Ces trois types de productivisme, libre, encadré ou d'Etat reposent sur la récompense matérielle. Dans deux des trois cas les régimes encouragent ce qu'ils condamnent, et l’amoindrir ne permet pas de le masquer. Ce ne serait pas gênant s'il y avait une alternative réelle. Or la seule que nous constatons est la coercition dans le régime kiroviste. Il est évidant que cela n'aurait rien de légitime dans un régime comme le notre.

Quelles alternatives s'offrent à nous ? Aucune . Aucune pour la simple et bonne raison que c'est à nous de l'inventer, de tracer notre voie azudienne hors des sentiers battus.

Ce qui relie ces régimes sont les deux fondamentaux du capitalisme. Le productivisme, et la société de l'avoir. Dans les systèmes libéraux la société de l'avoir est totalement assumée et règne pleinement, dans le système social-chrétien, les écarts de richesses sont plus réduits, le système social y est généralement plus élevé mais la norme reste l'avoir. Dans le système kiroviste même si les écarts de base sont très faibles les récompenses sont de l'avoir et l'individu n'ayant aucune autonomie l'être est inexistant en tant que tel.

Une société azudienne digne de ce nom ne peut fondamentalement ni se baser sur l'avoir ni la coercition. Il nous faut développer dans la sphère économique une société prioritairement d'être. Le travail ne dois pas être considéré comme un moyen d'avoir matériel, mais comme un moyen de réalisation d'un être par son rôle social bénéfique à la société. Un Azudien ne dois pas venir au travail pour avoir mais pour être. L'individu dois être son emploi, son rôle social, il dois l'intériorisé. C'est ce qui dois le définir, c'est dans son emploi qu'il dois se dépasser en ayant conscience de sa profonde utilité.

Voici maintenant un an que nous avons choisit de laisser une marge de trois ans pendant lequel les tensions s’accroissent et les services publiques sont atrophiés. Pourquoi ? Parce qu'il nous fallait le temps de trouver un système alternatif de productivisme qui honore nos valeurs et nos ancêtres. Dès demain il est désormais possible de mettre en place une planification souple et encourageant l'initiative personnelle ! Non dans les domaines matériellement productifs car nous aimons la sobriété, mais dans les domaines essentiels, non du primaire, secondaire et tertiaire qui appartienne à l'Etat mais le quaternaire : tels que l'information, la technologie, les sciences, les arts et la philosophie.
</center>

En conséquence :

:arrow: Salaires distribués par l'Etat selon l'utilité sociale de l'emploi et l'efficacité de la personne

:arrow: Il est possible de faire descendre les salaires plus bas que que le minimum de l'emploi si celui-si ne correspond pas à l'individu et qu'il est sous-efficace afin d'encourager celui ci a choisir un emploi plus adapté

:arrow: Il est impossible de descendre les salaires plus bas que le salaire minimum

:arrow: Information, sciences, arts (tertiaire, quaternaire) : favoriser la prise d'initiative, l'innovation par des institutions réceptrices

:arrow: Recherches d'Etat « type sniper » : A cause du faible PIB : petites équipes, projets précis et fondamentaux, fort financement.

:arrow: Tout les logiciels sont libres

:arrow: Les seuls droits valables sur les contenus culturels sont le pack de common rights: Attribution, Non commercial, partage sous semblable licence.

:arrow: Les seuls droits valables sur les contenus du secteur secondaire sont le common rights Attribution et partage sous semblable licence.


Planification :

:arrow: Mesures des besoins industriels (services publiques, infrastructures, sciences...)

:arrow: Mesures des besoins de consommation individuelle

:arrow: Répartition nationale

:arrow: Répartition par villes/régionales


Mesures par :


:arrow: Rapports régionaux/nationaux

:arrow: Objectifs Nationaux

:arrow: Pétitions (citoyennes ou administratives)

:arrow: Sondages


Innovation :


:arrow: Financement de la R&D (amélioration)

:arrow: Centres scientifiques (améliorations et inventions)

:arrow: Centres d'innovations (inventions)
[/quote]
Sovana

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Le 4 juin 2018

L'ex Administrateur National Mattiew Fronch entra dans le bureau de son successeur administratif et referma la porte après s'être incliné.

Mattiew Fronch : Vous m'avez fait appeler ?

Jean Dubreuil : Assoyez-vous, je vous en prie. C'est à propos de votre livre : « Théorisation de la machine sociale Azudienne ».

L'ex administrateur haussa les sourcils.



Mattiew Fronch : Une question de censure je suppose. Qu'y a-t-il ?

Jean Dubreuil : Vous écrivez « L'Azudien est en passe de devenir de plus en plus une machine à faire le bien, avec ou sans réflexion préalable. Ou plutôt, la réflexion viendrait donner une excuse à l'habitude. » et « A mesure que la science comprend l'être humain, l'Azudien est amené à perdre petit à petit son libre arbitre car contrôlé par des forces étatiques non douloureuses et invisibles qui le dépassent de plus en plus, il devient une machine à faire le bien. »
Vous y opposez vous ?

Mattiew Fronch : Bien sur que non. Même si le libre arbitre disparaît notre nation sera heureuse, et votre libre arbitre aussi s'effrite, l'Etat est soumis à ses règles. Je tient juste à ce que les gens se rendent compte de l'ampleur de la chose. Bientôt la seule liberté azudienne sera celle de faire le bien par un mécanisme de servitude volontaire. Je ne m'y oppose pas, mais il est important de le savoir.

Jean Dubreuil : Bien. Vous écrivez également : « Notre chère Constitution Culturelle, déjà bien ancrée en chacun de nous est amenée à quasi disparaître. Non parce qu'elle ne sera plus une référence de valeurs en tant que telle, mais parce qu'elle finira par sembler naturelle aux Azudiens, de plus en plus contrôlés a ces fins. »
Vous y opposez vous ?

Mattiew Fronch : Non, et je vous répondrais la même réponse qu'à la question précédente.

Jean Dubreuil : Bien. Vous n'aurez juste qu'à rajouter une introduction précisant cela. Maintenant que tout est en règle dite moi, vous avez l'air en forme. Vous n'avez pas réclamé votre poste d'administrateur ?

Mattiew Fronch : Non, cela n'est pas la peine, ça créerait de l'instabilité politique inutile, vous êtes tout aussi compétant que moi. En revanches vos recherches m’intéressent particulièrement. Avez vous une idée de ce à quoi l'ensemble des recherches pourraient mener ?

Jean Dubreuil : Je ne vois pas de raisons de vous refuser ce poste, vous devriez être Président du conseil. Mais où voulez vous en venir ?

Mattiew Fronch : Une démonstration de force idéologique. Une démonstration de tolérance, de liberté future, de conviction et de la puissance du quaternaire.
Sovana

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Jour de deuil

[url=http://www.youtube.com/watch?v=aHId6LIPVd4&feature=related]Musique[/url]

Il se faisait tard dans la soirée du 18 juin, jour de la mort de Victor Kim. Mais les administrateurs étaient tous la, avec leur famille, dans la cafétéria. Celle-ci était éclairé uniquement par des bougies et chacun méditais.
Jean Dubreuil se leva et prononça quelques paroles :


"C'est un grand homme que l'humanité perd aujourd'hui. Un homme qui a su défendre ses valeurs et faire rayonner la Fédération d'Aquanox. Un homme d'un grand honneur, d'une grande vertu. Je ne l'ai rencontré que lors d'une seule rencontre diplomatique, mais c’était un homme bon et humble que j'y ai rencontré. Aujourd'hui il est mort après avoir réussi à sauver des milliers de vies au moins. sa mort n'aura donc certes pas été vaine, mais quelle tragédie. Avec la nation tarnoise, c'est Azude tout entiers qui est en deuil. Un deuil pour l’humanité tout entière."

Il s’arrêta ici afin de ne pas céder à la tristesse et se rassied.
Les Azudiens étant athées personne dans la salle ne priait, mais s'adonner à une sorte de méditation mélancolique qui pouvait y ressembler, un mélange de deuil et d'espérances, de regrets et de compassion.
Sovana

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Usure

L'Administrateur National Jean Dubreuil et le Responsable National des Recherches Fondamentales Mattiew Fronch discutent dans une salle de repos. Mattiew Fronch écrit des notes sur la « complexité » tandis que Jean Dubreuil buvait son thé.


Mattiew Fronch dit sans lever la tête de ses notes :
Tu as eu plus de crises de logorrhée cette semaine que d'habitude.

Jean Dubreuil : Je dois bien t'avouer, entre nous, que ce bouleau commence à m'épuiser.

Toujours aussi imperturbable Mattiew Fronch demanda :
Pourquoi ?

Jean Dubreuil :
Hm, he bien déjà la pression sociale pour ne pas dire morale. Je suis un Azudien qui a l'habitude d'avoir un bon comportement. Mais un comportement optimal, drastiquement irréprochable, c'est juste inhumain ! Tout le monde me scrute, analyse les moindres détails de mon comportement, des mes paroles pour être sur que tout est conforme, que je ne réifie pas, que je pense entièrement ce que je dit avec spontanéité... C'est une pression gigantesque !

Mattiew Fronch arrêta d'écrire, regarda Jean Dubreuil dans les yeux et dit alors calmement, avec une sorte de compassion dans la voix :
Très cher collègue. Si vous ne vous en sentez pas la force d'esprit, démissionnez. La vivacité d'esprit n'est pas suffisante, il faut également la perméabilité ou la plus grande rigueur personnelle. Ne vous détruisez pas à la tache, vous n'aidez ni votre Nation ni vous. Faites des choses qui vous sont bien plus appropriés.

Jean Dubreuil : Mais qui me remplacera, on ne va tout de même pas faire des changements tout les 4 mois ? Il y a quelques années ce poste était aussi tranquille que les autres postes d'administrateurs mais depuis l'entrée en mouvement de la société, la politique de transparence (bien que nécessaire) ce poste est devenu inhumain, ou plutôt surhumain ! Vous pourriez retourner à votre ancien poste, vous êtes compétent, actif et apprécié.

Mattiew Fronch retourna à ses notes en disant :
L'heure n'est pas encore venu, je n'ai pas choisit ce poste par hasard. Ne vous en faites pas le système trouvera quelqu'un d'autre, les administrateurs que nous sommes sont tous les mêmes, prennent tous les mêmes décisions. [Il souris] Et je vous remercie du compliment, j'ignore si je suis à la limite de l'humanité, mais permettez moi d'en douter. Car quelque chose d'aussi complexe ne se définit pas par ses frontières, floues, mais par son noyaux. Sachez le et ne l'oubliez pas.

Jean Dubreuil : Fort bien. Certes mais tout de même, je ne peut abandonner ainsi le poste sans successeur désigné !

Mattiew Fronch : Eh bien organisez une réunion de désignement en démissionnant tout simplement. Vous devriez vraiment penser à vous reposer.


Si les administrateurs prennent souvent les mêmes décisions, ils se différencient souvent par les moyens employés....
Sovana

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Mise en Garde

[quote="Justine Clavez"] Il est temps d'équilibrer la balance en Azude. Nous avons récemment lutté contre les bas scores de conformités. Mais un trop haut de score de conformité, savez vous ce que c'est ? Du fanatisme ! Chose intolérable en notre pays, culture de la modération. S'en est trop de cette gangrène ultranationaliste, de cette ville anti-philosophie qu'est la deuxième ville culturelle. Il est tant d'en finir avec l'entre sois. Des structures sociales permettant un tel fanatisme ne sont plus concevable à notre époque.[/quote]

Justice Clavez était dans son bureau de plexiglas en train de finaliser les détails logistique de son plan de suppression du fanatisme quand elle vit Mattiew Fronch arriver à travers les couloirs transparents, le pas pressé.

Il toqua à la porte, s'inclina prestement et dit :

Administrateur Clavez, j'ai eu vent de vos préparations afin d'éliminer socialement les fanatiques. Il est de mon devoir de vous mettre en garde : vous ne pouvez pas faire cela, le pays sombrerais dans la discorde, cela...

Elle l'interrompit sèchement :
Responsable Fronch, vous êtes responsable d'un Département National et non plus Administrateur National. Quand j'aurais besoin de votre avis je le demanderai, en attendant vous savez ce que l'on dit : chacun à son poste et les Déviants seront bien gardés. La prochaine fois que vous souhaiter outrepasser vos fonctions faites le d'humain à humain non de poste à poste. Que la raison soit avec vous.

Le Responsable National lui rendit amèrement la formule d'au revoir :
Et avec vous aussi je l’espère.

Puis il s'inclina et tourna les talons, sans doute au moins aussi pressé que lors de sa venue.
Sovana

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Jour 1
Deuxième ville culturelle


[url=http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=uKz_BUL-X_s#t=25s]Musique[/url]

Il est 10 heures du matin. La plupart des habitants sont levés, en congés, vaquent à leur occupations. Soudain [url=http://www.youtube.com/watch?v=bQf8Mns_sK8&feature=related]l'alarme d'évacuation[/url] sonne. Inquiets, les habitants sortent et commencent à se rassembler dans les bâtiments publics. Des hélicoptères noirs luisant se détachent sur le gris des nuages. Des camions aux patchwork verts sont en approche. Il y avait plusieurs convois, tel un flot intarissable. Ils s’arrêtent devant les bâtiments de rassemblement, et les bâtiments publics, des militaires en uniformes sombres, armés, descendent et avancent vers la foule. Quelques minutes plus tard une voix ferme retentit dans les hauts parleurs de la ville :

« Habitants de la deuxième ville culturelle d'Azude : sur ordre de Décret National de l'Administrateur National Justice Clavez, vous êtes sommés de quitter les lieux le plus rapidement possible. Nous sommes chargés de votre évacuation et de votre répartition dans les autres villes. Veuillez coopérer. Toute résistance sera sévèrement sanctionnée. Nous devons également vous informer que nous avons reçu le droit direct d'utiliser tous les moyens de coercition possible. Je dit bien TOUS, sans exception. Veuillez maintenant coopérer pour le bien de tous. »

Les menaces sévères eurent les effets escomptés. Toute la journée des nuées d'hélicoptères et tout autant de camions arrachèrent des centaines de familles de leur sol natal pour les emmener loin de leur habitat, dans d'autres appartements vierges à re-personaliser avec peu de souvenirs de leur premier logement. On interdits aux gens de prendre des affaires personnelles autre que le minimum vital, parfois au prix de coups de crosse. Tout les drapeaux Azudiens affichés en place public hors des bâtiments administratifs furent descendus puis brûlés, les statues à l'effigie de quelques administrateurs (qui n'avaient rien demandés et toujours refusés ce genres de choses) furent démolies.

Le midi des vivres furent distribués à ceux qui étaient encore là. Le soir vint, il restait encore beaucoup de monde dans la ville. On autorisa les gens à rentrer chez eux à 22 heures après leur avoir distribuer des vivres. A 22H30 l’électricité fut coupée.
Sovana

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Jour 1
Ajustements :


Justice Clavez était dans son bureau transparent, il était 09H50. L'opération devait commencer bientôt. Elle avez eu de justesse l'autorisation du Conseil National de Sécurité Externe afin d'avoir le contrôle indirect de l’armée le temps des opérations. Tout était prêt. Elle signa les derniers formulaires.

L'un d'eux était rouge, signifiant la plus grande confidentialité. Elle hésita, son stylo au dessus de la feuille. Elle soupira « Pour la science... » puis signa. A 10H elle donna la confirmation de déconstruction sociale.

Au fil de la journée, des archives et rapports qu'elle avait demandé à diverses personnes s'amoncelèrent sur son bureau, venant des quatre coins de la Cité Administrative.

Le soir venu elle prit les dossiers qu'elle mis dans une valise, et la feuille rouge dans sa poche. Heureusement que les puces nanitas ne seraient développés en Azude que dans trois ans. Elle sortis de la ville motif : méditation. Les transports privés n’existant pas elle du marcher plusieurs heures. Vers 23 heures, enfin, elle arriva au lieu convenue : un ancien centre de recherches à l'abandon.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/28/1341948299-Jan_Ditlev_-_Abandoned_Platform.jpg[/img]

Un homme l'y attendais. Sans se soucier de la milice, elle alla à sa rencontre. Ils s'inclinèrent l'un l'autre puis elle donna la valise en disant :

Détruisez tout cela, c'est impératif. Et conserver bien cela, dit elle en tendant la feuille rouge.

L'homme lui donna une valise semblable en disant :
Voici les documents demandés.

Justice Clavez : Le compte est bon ? Aucun problème avec l'installation ?

L'inconnu :
C'est un peu sommaire mais je crois que nous pourrons faire avec. Que la science soit avec vous Administrateur Clavez.

Justice Clavez : Avec vous aussi.

Ils s'inclinèrent l'un l'autre puis partirent d'où ils venaient.
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