Rencontre Constance-Schlessien à Neucivite

Clave Juin

Message par Clave Juin »

La République constantine s'apprêtait à recevoir son premier visiteur de marque depuis bien longtemps, et le premier venu d'un autre continent depuis tellement longtemps que la mémoire en était presque perdue.

Les journaux avaient annoncé à leur une cette visite, et l'on s'était mis immédiatement aux préparatifs : l'on avait trouvé et fabriqué autant de drapeaux schlessois que possible à tendre de par les rues que parcourrait le couple impérial ou à distribuer à la population, le Palais impérial avait réservé un hôtel entier pour les journalistes, ainsi que cinq suites au Lupus, plus grand palace de Neucivite où se déroulerait la rencontre - on ignorait si la bienséance schlessoise commandait que les époux impériaux dormissent ensemble ou séparés, des membres de l'équipe protocolaire avaient reçu mission de s'en informer le plus vite possible, dans tous les cas une suite serait apprêtée pour chacun des deux époux.

Tout le palace avait été redécoré en l'honneur des invités, et l'on pouvait raisonnablement penser qu'ils s'y sentiraient bien, même s'ils venaient d'un pays considérablement plus riche. L'Empereur, les deux Consuls, la Préfète des Affaires étrangères et le Ministre des finances suivaient des cours intensifs de bienséance schlessoise, malheureusement la quasi-autarcie dans laquelle avait vécu Constance empêchait d'avoir à ce sujet un spécialiste valable. On essayait donc de se renseigner dans les médias étrangers de la manière dont ils avaient été reçus ailleurs.

En tous les cas, on ne pensait pas avoir commis d'impair en préparant tapis rouge et fanfare jouant Der Gloria March à l'arrivée de la délégation. A son arrivée, après une brève réception, la délégation serait invitée à se rendre dans une salle de conférence attenante à l'hôtel au style épuré pour discuter avec ses homologues constanciens de tous sujets qu'il lui plairait d'aborder - après tout, c'était le Schlessien qui avait voulu la rencontre.

Constance était, du moins le pensait-elle, prête.
Braunschweig

Message par Braunschweig »

L'ensemble du corps journalistique schlessois était arrivé quelques heures avant le couple impérial et la délégation officielle. L'hôtel Lupus entièrement redécoré était du goût des invités qui y logeraient. Tout était parfait. Malgré les difficultés rencontrées pour se confronter au protocole impérial schlessois, très stricte à vrai dire, si ce n'est le plus stricte d'Alméra, les responsables de la République impériale avaient fait un très bon travail. Le couple impérial avait pour habitude de loger dans une même chambre. Le temps où les époux ne partageait le lit que pour les rapports intimes étaient loin et la modernisation des époques avait amené les traditions a évoluer légèrement, même si dans l'ensemble, le protocole était resté le même qu'au XVIIIe siècle.
Lorsque l'avion officiel impérial se posa, l'on pu apercevoir au travers des hublots les installations mises en place. Le tapis rouge, les musiciens militaires et tout le dispositif était impressionnant pour une nation en voie de développement. Rarement Friedrich IV n'avait été ausi agréablement surpris.
L'ensemble de la délégation schlessoise descndit de l'avion suivant le couple impérial. L'on salua les hôtes et lorsque retentit le [url=http://www.youtube.com/watch?v=vKnRLUqynds]Gloria Marsch[/url], l'Empereur passa en revue, avec ses hôtes les troupes.
Clave Juin

Message par Clave Juin »

Le reste des mondanités se développa sans anicroche majeure. Un dignitaire mineur de la République écorcha quelque peu le titre de Son Altesse Impériale mais fut repris avec humour et sans cruauté par son Empereur, et celui-ci put se réjouir d'avoir passé sans encombre le premier cap lorsque tous les chefs d'Etat, de gouvernement et les ministres s'isolèrent après de brefs discours - rien n'ayant été décidé, nul n'avait grand chose à dire. A vrai dire, il était au moins aussi surpris que le Saint Empereur tant tout se déroulait mieux que d'habitude dans ce pays.

Etant l'hôte du sommet, c'est à lui que revenait l'insigne honneur d'ouvrir les débats. Une fois tout le monde confortablement installé le long d'une table rectangulaire présidée d'un côté par un Empereur et de l'autre par l'autre ; les autres dignitaires se faisant face autant que possible par appariement de fonctions (le Consul patricien était face à l'Impératrice, ils étaient de part et d'autre du Saint Empereur ; tandis que de chaque côté de l'Empereur de Constance se trouvaient le Chancelier et le Consul Plébéien), les rafraîchissements servis allant de jus de fruit frais à de l'eau de source en passant par du lait, l'Empereur se leva et se racla légèrement la gorge.

Sire, Ma Dame, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un honneur que d'ouvrir cette discussion porteuse de grandes espérances. Nos relations évidemment sont trop neuves - nous sommes en train de les inaugurer - pour prévoir exactement ce qui sortira de notre rencontre, mais lorsque je vois le chemin parcouru avant nous par le Saint Empire, lorsque je vois comment il a su le long de cette route rester attaché à ses valeurs, à ses traditions chrétiennes sans pour autant, bien au contraire ! renoncer à la modernité, je ne puis que me dire que Constance n'a qu'à gagner à rentrer en contact avec si admirable nation que le Schlessien.

C'est avec humilité, et je l'espère dignité, que nous recevons des visiteurs aussi illustres que le couple Impérial et les ministres d'une si grande nation, mais je crois cependant que Constance peut apporter sa pierre à l'édifice chrétien. Notre nation est pauvre, mais sa situation n'est pas désespérée au contraire. Elle jouit de ressources non négligeables, bien que largement sous-exploitées, en pétrole et en gaz naturel notamment, ressources dont je ne crois pas que l'on puisse disposer en surplus lorsque l'on est l'un des trois blocs mondiaux. Lorsqu'on est celui qui doit en permanence veiller à n'être pas écrasé entre les deux autres.

Ces ressources, et les autres : culturelles, humaines... Constance brûle d'un feu nouveau qui la pousse à les mettre au service d'une oeuvre plus grande encore que son accomplissement comme nation : l'accomplissement de la volonté du Seigneur. Qu'il soit dit que Constance n'a pas choisi son camp par opportunité, mais par un désir sincère de l'aider.

C'est ce désir d'intégration dans le bal des nations, d'une intégration qui n'est pas opportuniste mais utile à elle et à l'humanité que symbolise, je crois, notre rencontre. Et ce sont les moyens de le mettre en oeuvre que nous devrons rechercher.

Et j'avoue que la terrible inexpérience constantine en la matière se fait sentir ici : je l'ai dit Constance sait être humble, aussi j'avoue sans ambages que j'ignore quels sujets concrets nous devrions aborder avant le reste. C'est conscient de cette limite que j'ai l'honneur de laisser la parole à Son Altesse Impériale pour qu'il nous éclaire, s'il le veut bien, à ce propos.
Braunschweig

Message par Braunschweig »

Comme on s'y attendait lors de ces sommets qui marquent l'histoire, tout s'était déroulé pour le mieux. Malgré que l'un des dignitaires constantin ait écorché légèrement le nom de l'Empereur, ce dont il ne lui tenait pas rigueur, le début de la recontre étatique se déroulait pour le mieux. Au début on avait senti les représentants constantins sensiblement tendus. Avec les premiers échanges, cette électricité s'était dissipée et à présent, chacun avait réussi à trouver sa place parmi des représentants de marques. Friedrich IV et son épouse avaient trouvé quelques heures pour se reposer durant le trajet en avion et ils étaient donc parfaitement disposés à discuter, échanger et bien sur débattre des sujets aussi divers soient-ils. Dans l'avion officiel, le Chancelier avait même échangé avec les journalistes présents à l'arrière de l'appareil (c'était une pratique courante de voyeger avec quelques représentants des médias lors des visites officielles, même si l'immense majorité d'entre eux se rendaient sur place une ou deux journées auparavant pour régler des détails administratifs et logistiques). Ludwig von Ferdinand avait alors lâché une petite phrase comme il sait en faire. Sur les relations que devaient bâtir ensemble Constance et le Schlessien, il avait assuré qu'elles seraient "sincères et profondément amicales".
Ainsi lorsque l'Empereur constantin s'exprima en ouverture des débats, attablé avec tous les hôtes de marque, on l'écouta avec attention et nombreux étaient ceux qui étaient surpendus à ses lèvres et buvaient ses paroles. Une fois le discours terminé, Friedrich IV se leva et se laissa quelques secondes avant de débuter. Cette stratégie de communication, il la maîtrisait bien. Elle lui permettait de faire monter la tension et de rendre encore plus attentifs les personnes en présence. Cette fois encore, c'était un coup gagnant. Tous l'écoutèrent avec une attention remarquable.


<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=152555FriedrichIV21.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/152555FriedrichIV21.jpg[/img][/url]</center>

Friedrich IV : Altesses, Chanceliers, Consuls, Mesdames, Messieurs les ministres, nous remercions tout d'abord chacun de ceux qui ont organisé et planifié ce sommet historique. Ils sont les artisans de la reprise du dialogue entre la République Impériale de Constance et le Saint Empire du Schlessien. C'est à eux que revient en premier la réussite de cette rencontre qui va sans aucun doute marquer le commencement d'une amitié que nous espérons, avec l'ensemble de la délégation schlessoise sincère, et surtout durable. Au moment où nous nous exprimons devant vous, représentants politiques de nos deux nations, nous pensons à tous ceux qui ont fait ces pays. Nous pensons à l'histoire de la République de Constance, mais aussi à celle de notre patrie. Une nation n'est rien sans son peuple, et un peuple n'existe que pour son pays. C'est ce subtile équilibre qu'il nous faut préserver. L'harmonie entre les populations et les instances nationales est la plus grande richesse, mais aussi la plus grande force pour un pays. La sauvegarder, c'est se battre, au quotidien pour son pays. Le patriotisme c'est cela. Alors oui, quand nous entendons Son Altesse saluer le Saint Empire du Schlessien pour le chemin parcouru durant toutes ces années pour s'élever enfin au rang des grandes puissances de ce monde, c'est bien au peuple schlessois que nous rendons hommage. c'est vers nos sujets que se tourne notre coeur pour leur dire combien nous estimons leur sacrifices, leurs privations, mais aussi leur refus du renoncement.
Nos traditions sont le fer de lance de notre civilisation. Ce sont elles qui nous ont permis de survivre aux assauts répétés de la mondialisation et de la dérégulation sauvage de l'économie. En luttant pour la survie de nos coutumes, de notre histoire nous avons combattu un mode de vie que nous rejetons. Le consumérisme, le libre-échange sont deux des nombreux fléaux qui s'abattent sur les sociétés ayant perdues tout sens moral et toute dignité. Nous savons que la République de Constance rejette aussi fortement et aussi énergiquement ces maux des temps modernes. Pourtant, refuser le libéralisme ne doit pas nous entrainer sur l'autre pente glissante de la politique nationale et internationale. Non, le communisme et le socialisme ne sont pas les réponses adaptées aux besoins des sociétés modernes. Le conservatisme moral, religieux, économique et politique peut nous permettre de survivre dans la jungle qui se dresse devant chacun de nos gouvernements. L'ordoéconomiqme constitue le volet économique de cette réponse. Il prend en compte le facteur humain dans le cycle de production et rejette tout asservissement des travailleurs. En revanche, il exclu aussi une quelconque dictature du prolétariat, tout aussi nuisible à la société et à la chaine productive.
Si nos valeurs de travail, de mérite, de courage et sociétale nous ont permi de nous hisser au sommet de l'échelle mondiale, il en sera de même pour Constance. Vous avez les atouts pour réussir. Alors oui, le Saint Empire du schlessien fait partie des puissances qui chaque jour un petit peu plus gagnent en force économique et militaire. Néanmoins, nous restons conscients de ce que nous devons à nos partenaires, aux autres nations de ce monde. Nous sommes conscients que sans ce que les experts aiment à nommer les "petites puissances" et que nous préférons qualifier de partenaires vitaux à notre développement. Nous refusons d'asservir des nations souveraines par la toute puissance de l'argent. Nous souhaitons les intégrer au processus qui est initié depuis la création de la Sainte Alliance. Défendre la patrimoine humain, culturel, et historique d enos nations est le premier pas vers l'amélioration des conditions de vie des sujets de nos empires.
Nous saluons l'humilité de la République impériale, mais nous l'invitons à relever la tête pour s'affirmer comme ce qu'elle a toujours été : un acteur incontournable de la politique jeekimoise et internationale. Nous conjurons le peuple constantin à prendre son destin en main pour s'élever à nouveau au rang de nation respectée et idolatrée. Tournons nous vers l'avenir sans jamais renier notre passé. c'est ainsi que nous parviendrons, ensemble et sous le regard miséricordieux du Tout Puissant, à construire notre présent. C'est la Foi en notre Seigneur qui nous a toujours guidé et qui grâce à l'action des hommes continuera à nous conduire vers le Salut éternel.
Clave Juin

Message par Clave Juin »

L'Empereur avait écouté avec la plus grande attention son homologue. Manifestement, le gros des discussions n'avait pas encore commencé... Ou du moins l'on n'était pas encore entré dans le vif du sujet, mis à part en se congratulant mutuellement pour ses nombreuses vertus. Ce qui n'était pas désagréable, mais pas beaucoup plus productif. Sur un regard, il invita sa préfète et femme-lige, Claudia Juvena, à s'exprimer, lui faisant confiance pour ramener la discussion sur un terrain plus technique et pratique, ce qu'elle ne manqua pas de faire :

Messires, Ma Dame, Mesdames et Messieurs... Je ne répéterai pas tout ce qui vient d'être dit mieux que je ne l'aurais su faire. Qu'il me soit pardonné de faire perdre un peu de hauteur aux discussions, mais je crois aussi que c'est par une action concrète, effective, que l'on sert le Seigneur.

Ainsi, j'aimerais aborder des points qui, bien qu'ils ne me semblent pas devoir rencontrer grande résistance, méritent d'être évoqués. J'oserai considérer la visite de Leurs Altesses comme la reconnaissance indiscutable de Constance, mais celle-ci est si longtemps restée hors du jeu diplomatique qu'un signal moins fort mais plus durable me semble souhaitable, aussi je propose pour la promotion de relations diplomatiques fluides entre nos deux nations l'établissement mutuel d'ambassades sur nos territoires respectifs.

Dans la même logique et afin d'affirmer l’indéfectibilité des liens qui nous unissent déjà du simple fait de nos convictions partagées, j'ose proposer, avant même l'adhésion de Constance à la Sainte Alliance qui le remplacera avantageusement, la conclusion d'un traité de non agression entre nos deux nations. Traité très symbolique vous en conviendrez tant notre éloignement géographique eût de toute façon rendu un conflit entre nos pays improbable même s'ils s'étaient - Dieu nous en garde ! - détestés. C'est précisément la valeur que je tends à accorder à un tel pacte : ne servant pas à garantir la paix qui était acquise sans lui, il sera le signe de notre volonté d'un rapprochement amical et perpétuel entre nos peuples.

Enfin, Constance est cruellement dépourvue de chercheurs, et c'est à cet effet que mes propositions seront les plus audacieuses, mais elles portent sur le long terme. Il m'est apparu qu'il pourrait être profitable à nos deux nations de voir une grande université schlessoise s'installer sur le territoire de la République impériale, procurant au Saint Empire un surcroît de notoriété et lui permettant d'attirer des cerveaux de tout le Jeekim, en contrepartie de quoi une partie de ces cerveaux restera à Constance, et les entreprises privées constantines pourront trouver un partenaire crédible pour investir dans des projets de recherche - ainsi qu'à l'occasion l'Etat constantin lui-même, si notre accord final le permet.

Ceci n'est qu'une solution parmi d'autres, et je n'oserai penser qu'elle soit entièrement satisfaisante, mais peut-être pourrions-nous conclure dès maintenant un accord mettant en place une commission mixte chargée de nous présenter, à terme, un projet viable en la matière.

J'espère ne pas avoir brusqué mes très respectés interlocuteurs par la hardiesse de mon entrée en matière, mais je pense que l'enthousiasme constantin saura s'il en est besoin les aider à me pardonner.
Braunschweig

Message par Braunschweig »

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=152555FriedrichIV21.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/152555FriedrichIV21.jpg[/img][/url]</center>

Friedrich IV : Notre présence en Constance est en effet l'une des nombreuses preuves de la reconnaissance de l'Etat constantin et de ses institutions impériales. Nous pensons que les preuves de reconnaissance de nos deux nations et de nos deux pays se traduit indubitablement par cette rencontre historique. Cette volonté se combinera donc sans grand souci d'un traité de non agression qui sera renforcé par un traité de défense mutuelle en cas d'intégration à la Sainte Alliance si elle devait être votée.
Nous aimerions à présent revenir sur votre proposition de création d'une université schlessoise en République impériale. Cette proposition est une première dans les relations bilatérales schlessoises. C'est non sans plaisir que nous l'acceptons. Le mieux serait sans nul doute de placer cette institution universitaire. Les modalités doivent aussi être définies. Les fonds seront alloués par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche schlessois en revanche, les universitaires qui enseigneront dans cette université. Ils suivront une formation délivrée par le Ministère de l'Enseignement supérieur schlessois en Constance. Comme vous l'avez indiqué, les diplômés travailleront pour les groupes conctantins et les entreprises locales.
Clave Juin

Message par Clave Juin »

Claudia Juvena :

J'ai pris la liberté de faire rédiger un traité pour le cas où Votre Altesse accepterait mon humble proposition. Je me permets de le soumettre à votre lecture.

Elle tendit un exemplaire à chacun des membres de la délégation ainsi que des Constantins qui assistaient à la réunion.

[quote]La République impériale et sénatoriale Constantine et le Saint-Empire de Schlessien ;

Conscients que leurs peuples n’ont jamais connu de guerre entre eux ;

Ayant à l’esprit qu’ils partagent des valeurs conservatrices, sociales et humanistes inspirées par la foi chrétienne ;

Résolus à développer entre les nations et tout particulièrement entre les leurs des relations amicales fondées sur le principe de l’égalité des droits, du respect de la souveraineté des Etats et de la nécessité de laisser chacun s’épanouir ;

Déterminés à assurer entre eux les conditions d’un codéveloppement et d’un enrichissement mutuel économiques, culturels et humains ;

Représentés par :
- pour la République impériale : Sa Majesté l’Empereur Clave Juin
- pour le Saint-Empire : Son Altesse le Saint-Empereur ;

sont convenus de ce qui suit le 3 février 2016 :

Titre premier : des dispositions générales propres à garantir l’amitié entre les peuples schlessois et constantin

Article premier

Les Hautes Parties Contractantes sont des Etats souverains, seuls gouvernements légitimes sur l’étendue de leurs territoires.

Elles excluent entre elles l’usage de la force et régleront leurs éventuels et regrettables différends par voie de négociation. Dans le cas où un différend apparaîtrait insurmontable par cette voie, ils recourraient à l’arbitrage d’une Partie au Traité fondateur de la nouvelle Sainte Alliance choisie par les deux parties ; ou dans le cas où aucune des Parties à ce traité n’accepterait d’endosser le rôle d’arbitre, à tout Etat ou organisation tiers dont auront pu convenir les deux Parties.

Article 2

Les Hautes Parties Contractantes se garantissent mutuellement le respect des droits humains fondamentaux des ressortissants de l’autre Partie lorsqu’ils résident ou séjournent sur leur territoire.

Article 3

Les Hautes Parties Contractantes établissent une représentation consulaire l’une auprès de l’autre, et mettent à la disposition de leur cocontractante des locaux suffisants pour cet établissement. Ces représentations ainsi que leurs locaux et les terrains y étant rattachés sont soumis au droit international coutumier en matière consulaire.

Article 4

Les Hautes Parties Contractantes s’abstiennent de tout agissement ou conduite diplomatique manifestement susceptible de nuire directement aux intérêts nationaux de l’autre.


Titre II : de la mise en place de la commission pour l’établissement d’une université schlessoise en territoire constantin

Article 5

Les Hautes Parties Contractantes nomment les membres de la Commission pour l’établissement d’une université schlessoise en territoire constantin (C.U.S.C.), à hauteur de quatre membres chacune qui sont acceptés par l’autre Partie.

Article 6

La C.U.S.C. étudie la possibilité de mettre en place sur le territoire constantin une université composée de chercheurs schlessoise et d’étudiants choisis selon le droit de l’éducation constantin.

Cette université doit avoir pour objet de permettre à la République impériale de disposer à terme de chercheurs formés selon les standards schlessois et au Saint Empire de profiter des investissements privés constantins qui sont de ce fait facilités par la République impériale.

Elle a loisir de se servir de l’avant-projet élaboré par la préfète des affaires étrangères de la République Impériale Claudia Juvena.

Article 7

La C.U.S.C. se réunira à Constance au plus tard six mois après l’entrée en vigueur du présent traité, et rendra son rapport au plus tard un an après cette première réunion.

Article 8

Les Hautes Parties Contractantes ne sont pas engagées par le rapport de la C.U.S.C., ni même par une obligation de voir le projet d’université aboutir, elles s’y efforcent néanmoins.

Titre III : clauses finales

Article 9

Le titre premier et le titre II du présent traité sont séparables et un différend naissant de l’application de l’un de ces titres ne saurait affecter celle du second.

Article 10

Le présent traité entrera en vigueur dès sa ratification selon le droit de chacune des Hautes Parties Contractantes qu’elles s’efforcent d’obtenir avec diligence.[/quote]
Braunschweig

Message par Braunschweig »

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=152555FriedrichIV21.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/152555FriedrichIV21.jpg[/img][/url]</center>

Friedrich IV : Ce traité nous semble être juste et surtout il apporte les réponses nécessaires à l'établissement de bonnes relations entre le Schlessien et le République impériale. Toutefois, nous voudrions qu'en sus de l'établissement de plusieurs représentations consulaires, nous établissions une ambassed. En outre, cette commission devra établir rapidement un rapport afin que nous puissions envisager l'établissement de cette université qui donnera des jeunes talents à votre pays tout en garantissant un rayonnement du Schlessien en Constance et au Jeekim. Nous espérons qu'elle atirera de nombreux étudiants de tous les pays limitrophes de Constance. Cela donnera à votre pays l'occasion de rayonner aussi.
Mais puisque nous discutons d'éducation et de culture, pourquoi ne pas ouvrir des centres culturels schlessois en Constance. Les Instituts du Schlessien sont des lieux de diffusion de la culture germanique. Ils comportent une bibliothèque, des salles de cours pour enseigner les langues germaniques, des salles de projection, une vaste galerie pour les expositions en tout genre en rapport avec la culture du Schlessien. Ils sont financés par le Ministère des Affaires étrangères schlessois et dépendent de l'Ambassade. Les diplomates jouissent donc d'une imunité diplomatique en fonction de leur rang.
Clave Juin

Message par Clave Juin »

Clave Juin :

En effet, je pense même que l'emploi du terme "consulaire" est une erreur, un latinisme, de nos services : nous voulions bel et bien parler d'une représentation diplomatique au sens plein.

Pour ce qui est de l'ouverture de centres culturels, la population constantine n'a qu'à y gagner ! Et je suis sûr que dès que nous en aurons les moyens, nous pourrons vous retourner cette faveur et faire profiter les schlessois de la culture de notre pays !
Braunschweig

Message par Braunschweig »

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=152555FriedrichIV21.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/152555FriedrichIV21.jpg[/img][/url]</center>

Friedrich IV : Vous nous voyez rassurer. En effet, nous aimons à avoir des représentations permettant d'être les intermédiaires entre nos partenaires et nous.
Pour les centres culturels, nous pensions en ouvrir cinq, environ. A moins que cela ne vous pose problème.
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