Opération "Envol du Faucon" (rp commun)

Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

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Désert Orzudien , 5 Avril 2013

Ibn al-Tobrouk : Mes frères, on m'a dit que l'avion s'était écrasé ici...

Un habitant local : Si, si, je l'avais vu mes amis ! Il était là !

Ibn al-Tobrouk : Regardez ! Là bas ! Il est là bas !

Ahmed El-Béchir : Allons y, la bombe devrait-y être.

Ibn al-Tobrouk : Euh... mais qui la sort d'ici ?

Ahmed El-Béchir : TOI ! Imbécile !

- Ibn al-Tobrouk déterre donc, avec difficulté, la fameuse bombe -

Ibn al-Tobrouk : La voilà ! Aidez moi les gars ! Elle est lourde cette saloperie !

Ahmed El-Béchir : Et toi là, vient nous aider !

L'habitant local : J'ai pas envie de finir irradié !
Chauve comme Kirov et une Tumeur au cervelet comme Youri... non merci ! Allah m'en dispensera !

Ahmed El-Béchir : C'est soit la tumeur, soit une balle dans ton crâne d'hérétiques. Tu choisis mon pote.

- ils sortent la bombe du sable et des débris... -

Ibn al-Tobrouk : -étonné- Mes frères, Allah nous guidera vers la Lumière !

Ahmed El-Béchir : Ferme ta gueule et aide nous !

Une fois embarquée dans le camion, celui-ci prit la direction Adaar, et F2. Juste avant de partir, les deux islamistes payèrent l'habitant local pour son aide. Puis lui tranchèrent la gorge... et reprenaient le pognon...

Ahmed El-Béchir : Cap vers l'Ouest, mes frères !

Ibn al-Tobrouk : Quelle ville on va pulvériser ?

Ahmed El-Béchir : Je sais pas moi ! Et j'en ai rien à foutre tant que c'est une cité infidèle. Je dois d'abord voir mes amis turriïs, nous avons besoins d'eux.

-Les Islamistes arrivent enfin en Adaar, dans un camion de fortune transportant une bombe de plusieurs tonnes... il est une heure du matin, en pleine campagne adaarane-

Ahmed El-Béchir : Salam Alikoum, mes amis Turriïs ! J'ai besoin de vous !

Vladislav Terrerov : Vous l'avez ?

Ibn al-Tobrouk : Oui elle est là !

Ahmed El-Béchir : Vladislav, vous savez ce que nous voulons !

Vladislav Terrerov : Ahmed... Mon vieil ami... Cette bombe est à moi. Elle est au Turriïvostok, elle est la propriété de Youri, son concepteur. Vous allez donc me la remettre, et en échange vous aurez toute ma gratitude...
et une petite récompense.


Ibn al-Tobrouk : -naïf- Euh... attendez les gars, j'ai pas bien suivit, j'ai cru que c'est nous qui allaient.. enfin... "user" de cette arme ? Au nom de l'Islam !?

Ahmed El-Béchir : -en colère...- Traître de slave de merde ! Ennemi de l'Islam ! Infidèle ! Tu m'a menti depuis le début !
Tu brûlera dans les flammes de l'Enfer !


-Terrerov fut suivit d'un camion remplis d'hommes armés jusqu'au dent...-

Ahmed El-Béchir : Alors c'est comme cela que tu traites tes co-équipiers...
Ta vie n'est qu'un ramassis de désespoir et de solitude absolue, tu ne connaîtra jamais le bonheur.


Vladislav Terrerov : Le bonheur ? t'ai-tu déjà demandé si c'était réellement le but de tout homme ?
Est-ce mon objectif ?
Oui, mon ami... Je ne cherche pas le bonheur, ni le bien-être, ni la joie, ni le plaisir. Épargnez moi toute ces conneries.
Je ne cherche qu'une chose. Je n'ai qu'un but. Précis. Et avec mon équipe, soyez sûr qu'un jour nous y parviendrons.


Ahmed El-Béchir : Vous, hommes de Youri ou du Rovostran, de Kirov ou de Markov, vous êtes vraiment les pires des démons que la Terre n'est jamais portée. Vous êtes pire que ces porcs de juifs, pires que ces hérétiques de chiites ou que ces con-nards de pelabssiens. Vous êtes le Mal incarné !

Vladislav Terrerov : Je ne suis pas le Mal. Je ne souhaite que l'Évolution de l'Espèce humaine en faisant table-rase du Passé.

-les hommes de Terrerov pointent les deux islamistes avec des fusils-mitrailleurs-

Vladislav Terrerov : Crevez ! Crevez ! Sales humains !

- Ahmed et son co-équipier furent assassinés tous les deux, une balle dans la tête.
Dans un grand silence, Vladislav s'approcha puis dit : -

Vladislav Terrerov : -exprimant une sensation de dégoût profond- Tout ce gâchis, tout ce sang, toute cette merde... Voilà notre Monde Camarades, voilà dans quel état nous allons laisser cette maudite planète une fois que les plus grands se seront élevés...
Allons y !


-les hommes, s'équipèrent tous de masques et de tenus d'équipements anti-radioactifs. Ils transportèrent la bombe d'un camion à l'autre.-

Un équipier turriï : Quelle est la prochaine destination Camarade-Chef ?

Vladislav Terrorv : En route vers Lyöns. Dans quelques jours, au nom du tout puissant Youri, cinq millions de quantariens vont périr. Ainsi soit-il.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Le camion de Terrerov, accompagné d'un autre porteur lourd (avec la fameuse bombe...) faisait route vers la zone F-2.

_ Merde, on a plus d'essence les gars, faut vraiment trouver une station.

Vladislav Terrerov : Nous nous arrêterons.

-Une fois arrivée à la station d'essence, une petite pause s'impose. Quant le téléphone de Vladislav sonna...
Il quitte les camions, de sorte que personne ne l'entende, puis, quelques minutes plus tard revient vers ses camarades... en courant...


Vladislav Terrerov : Dégagez ! Cassez vous ! Ils arrivent ! On se casse !

-Terrerov monte sur le camion-porteur, prend le conducteur par le col et le jette à terre. Il démarre le véhicule, et prend la route à toute vitesse, abandonnant tous les autres membres de son équipe.-

Dix minutes plus tard, ils étaient arrivés sur les lieux : SNSI, CIR, et même des membres des services spéciaux du Siège Apostolique.

7 enfuis, 4 tués, 5 capturés. Mais pas de bombe...

5 jours plus tôt...

Grâce aux infos donnés et à la collaboration du NKRD rostov, les services spéciaux thorvaliens et numanciens étaient arrivé très rapidement sur les lieux du cash... Mais la bombe n'y était plus.

Ils interrogèrent la femme du défunt habitant orzudien égorgé par les islamistes.
C'est elle qui avait découvert la première la bombe, dans les gravas de l'avion, avant de prévenir son mari, puis finalement par "téléphone arabe", les fameux islamistes.

Les services secrets de la Sainte Alliance étaient stupéfait : cette femme de 35 ans était étendu sous une tente, complètement chauve, extrêmement faible et le visage pâle, tel un zombie... Le temps qui lui restait à vivre ne dépassait probablement pas quelques jours.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Les deux agents avaient pu "emprunter" (c'est ainsi que l'on désignait un vol qualifié dans le jargon de l'espionnage...) un véhicule léger et rapide pour se rendre au point de rendez-vous, une sorte de jeep de fortune qui ne payait pas de mine mais avait au moins l'avantage de rouler rapidement sans consommer trop de carburant.
Le sable se soulevait en nuées opaques sous les roues de la voiture et retombait dans l'habitacle, incommodant les deux hommes qui avaient peine à voir où ils se dirigeait. Fort heureusement, le petit logiciel de positionnement dont disposait le Numancien leur permettait de se guider dans le désert sans trop de mal.
Hvid Ridder, l'espion thorvalien, but une gorgée d'eau à la gourde et la passa à Crismón, l'agent hispanique, qui s'en empara rapidement, la referma et la jeta à l'arrière sans ménagement, le tout sans perdre le contrôle du volant. L'erg orzudien semblait s'étendre à perte de vue, interminable, laissait à peine apparaître une ou deux palmeraies ou une oasis isolée de temps à autre.
Le Numancien était totalement concentré sur sa mission et plongé dans ses pensées, évitant de temps à autres un petit rocher ou une caravane lente et majestueuse. Au contraire, Hvid Ridder semblait nerveux, crispé et ne pouvait contenir son inquiétude; il essayait toutes les cinq minutes d'engager la conversation avec Crismón, sans réel succès.



Hvid Ridder : Crismón, c'est un nom de code, j'imagine ?

Crismón : Quelle perspicacité...

Hvid Ridder : C'est de l'espagnol ? Parce que moi, j'y ai jamais rien pigé, à l'espingo... Qu'est-ce que ça veut dire ?

Crismón : Chrisme.

Hvid Ridder : Chrisme ? Quésaco ?

Crismón : Monogramme du Christ... Mais on n'est pas là pour discuter grammaire !

Hvid Ridder : Putain, ils sont barrés au Numancia à vous donner des noms de code pareils ?

Crismón : Et toi, tu crois que t'as l'air plus fin, Monsieur Hvid Ridder ?


Au détour d'une dune, la jeep s'arrêta sur une scène d'accident d'avion. L'épave était encore fumante; les deux agents descendirent, prenant garde de ne pas trébucher sur les morceaux de métal déchiqueté, les trains d'atterrissage dispersés ou le cockpit de l'appareil. Hvid Ridder, de plus en plus nerveux, sortit son pistolet et l'arma, prêt à tirer contre des ombres. Bien plus stoïque, Crismón sortit une lampe de poche et commença à inspecter ce qu'il restait de l'avion-cargo. La nuit tombait sur l'Orzudia et la luminosité n'était plus suffisante.
Le Thorvalien regardaient furieusement tout autour de lui, se sentant menacé par le bruit du vent sur le sable fin ou le blatèrement, au loin, de quelque dromadaire.



Crismón : Rien de rien... Les enfoirés ! J'aurais dû m'en douter, ils ont déjà embarqué la bombe. Mais les renseignements du NJRD étaient exacts : les sbires d'Igor Kherovitch sont bien passés par là pour continuer le sale boulot. L'avion endommagé par la DCA rostove de l'Île de la Pinta était bien celui-là et il contenait vraiment une ogive thermonucléaire.

Hvid Ridder : A quoi tu vois ça ?

Crismón : Tu vois ces sangles déchirées, ici et là ? Et ces protections renforcées ? Et la taille même de l'avion ? Tout indique qu'ils transportaient la bombe.


Soudain, une voix féminine, sans doute celle d'une vieillarde, retentit derrière Hvid Ridder, qui se retourna frénétiquement et pointa son arme vers l'endroit d'où était venue la voix.


Hvid Ridder : Qui va là ? Qui est là ? Montrez-vous !

Fatima : Ce n'est que moi, une pauvre vieille femme... Vous n'oseriez pas tirer sur une pauvre vieille femme, n'est-ce pas, sidi ?

Crismón : Qui êtes-vous ?

Fatima : Franchement, est-ce que ça une quelconque importance ? Vous venez pour la bombe, j'imagine...

Crismón : Comment êtes-vous au courant ?

Fatima : Mon mari, Ahmed el-Bechir, travaille pour eux.

Hvid Ridder : Qui ça, "eux" ?

Fatima : Vous ne m'avez pas l'air bien dégourdis... Les Slaves, pardi.


Tout en conversant, les deux espions se rapprochaient petit à petit de la femme, dont la silhouette se dessinait dans la nuit déjà bien avancée, à la fois menaçante et rassurante.
Si Hvid Ridder braquait toujours son pistolet sur la vieille femme, Crismón utilisait sa lampe-torche pour la discerner dans le noir. La pauvre femme était difforme et boursoufflée à certains endroits; elle présentait tous les signes d'une irradiation sévère.



Crismón : Qu'est-ce que vous savez d'autre ?

Fatima : Je vais bientôt mourir, je le sais... Et Ahmed est mort, maintenant, avec son "collègue", Ibn al-Tobrouk. Ils roulaient pour les Turrïïs. Ils ont récupéré la bombe et sont partis la donner...


Elle semblait à bout de souffle, voire même à l'article de la mort. Elle respirait avec une grande difficulté et s'était assise pour se reposer. Crismón comprit rapidement qu'elle ne tiendrait pas dix minutes de plus : ces paroles étaient ses dernières. Il hâta donc l'interrogatoire.


Crismón : Demain ou après-demain, peut-être, des millions de vies innocentes (ou pas...) vont partir en fumée. Alors dites-moi tout ce que vous savez.


La vieillarde, emmitouflée dans sa djellaba pour se protéger de la fraîcheur de la nuit, émit un râle effrayant puis toussa pendant deux bonnes minutes. Elle finit par répondre.


Fatima : Ils devaient la remettre aux Slaves pour qu'ils l'emmènent jusque dans une ville de croisés...

Hvid Ridder : De croisés ?

Crismón : Des gens de la croix, des chrétiens, quoi ! Et puis ferme-la, c'est pas le moment !

Fatima : Mais vous savez, ces chiens d'infidèles ne reculent devant rien... Ils les ont tous les deux abattus de sang froid.

Crismón : Quelle est cette ville ? Et comment s'appellent les Turrïïs qui ont assassiné votre mari et son "collègue" ?


La vieille femme, avec le peu d'énergie qui lui restait, se mit à pleurer à chaudes larmes, se lamentant sur le sort de son défunt mari et pointant du doigt la direction où il était parti remettre l'ogive aux sbires de Youri. Elle voulut s'exprimer une dernière fois mais, dans un dernier soupir, elle ne put prononcer que deux syllabes : "Te... Terre... Terre...". Elle s'écroula à terre, rongée par les radiations.


Hvid Ridder : Pauvre bonne femme...

Crismón : Oui, c'est triste, mais on n'a pas le temps de s'attarder ici. Le désert se chargera de lui donner une sépulture. On va reprendre la jeep et aller dans la direction qu'elle nous a montrée.


Crismón et Hvid Ridder firent tous deux une courte prière, puis le Numancien se signa et il reprit le volant aux côtés du Thorvalien.
Après à peine dix minutes de route, ils parvinrent à un endroit qui sentait la mort et la sueur. Ils arrêtèrent le véhicule; à leurs pieds gisaient deux cadavres, deux hommes, des Arabes.



Crismón : Ibn al-Tobrouk et Ahmed el-Béchir, le mari de cette malheureuse. Ils les ont bien saignés, ces porcs.

Hvid Ridder : Nous voilà bien avancés ! Et maintenant, que fait-on ?

Crismón : Ouvre les yeux, patate ! Tu ne vois pas toutes ces traces de pneu ? Il y avait au moins quatre camions différents, de gros camions. Les Turrïïs sont nombreux, ils les ont pris par surprise et leur ont piqué l'ogive. Mais ces abrutis de Slaves à la botte du dément chauve n'ont pas pris le soin d'effacer leurs traces ou d'être discrets. Ils ne se savent pas suivis, c'est évident.

Hvid Ridder : Il faut y aller, et vite !

Crismón : En effet. Pour une fois que tu démarres au quart de tour...


Ils remontèrent en voiture et suivirent les traces des camions, si profondes que le sable ne les avait pas encore recouvertes. Ils finirent par apercevoir, au loin, au bout de la piste, une station essence accolée à une petite médina, perdue dans le désert.
Lorsque Crismón vit que les camions des Turrïïs étaient là, il appuya violemment sur l'accélérateur, déséquilibrant Hvid qui manqua de tomber du véhicule mais se raccrocha in extremis à la portière.
Malheureusement, le groupe de terroristes les avait vus et les chauffeurs s'empressèrent de reprendre le volant, laissant derrière eux une quinzaine des leurs. Hvid, n'écoutant que son courage, arma son pistolet et tira sur plusieurs d'entre eux. Il en compta quatre à terre, qui étaient tous morts, mais un peu moins d'une dizaine avaient réussis à s'enfuir dans les dunes et on ne les distinguait déjà plus.
Arrivé à hauteur de la station essence, la jeep freina brusquement et les deux espions se mirent à la poursuite des terroristes, ne pouvant en capturer que cinq. Il fallait désormais les interroger et tâcher de savoir où allaient les fuyards avec leur bombe thermonucléaire. Quelle ville était la prochaine sur la liste ?
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Vladislav Terrerov, était alors au volant d'une camionnette, avec 3 de ses compatriotes, et une ogive nucléaire à bord.
Nous sommes en F-2, à proximité de la ville portuaire d'Oranabad. La camionnette entre dans l'aire urbaine de la cité, et prend la direction du port.


Igor Pavelev : Put1 vous avez vu la nouvelle ? Il paraît que Kirov est mort ! Il est mort comme un rat explosé dans un attentat !

Oleg Soudarine : Rien est prouvé. Je pense qu'il est encore vivant. Un homme comme lui ne peut mourir aussi facilement.

Igor Pavelev : Tu ne crois tout de même pas en son immortalité à la con j'espère ?

Oleg Soudarine : Écoute, je ne sais pas. Personne ne sait vraiment. Tu sais, il paraît que Kirov n'est pas si fou qu'on ne le pense. Il est un machiavélique légèrement paranoïaque et surtout assez froid et distant, à sa il n'y a pas de doute; mais sa folie n'est pas évidente. Je pense que sa philosophie n'est pas dépourvue de sagesse, elle n'est en rien de la folie. C'est une pensée purement incompréhensible.

Alexey Dnieprev : Tu oserais faire l'avocat de ce salaud de Kirov ? L'avenir c'est Youri mon pote, c'est Kherovitch la Lumière. Depuis que son nom est apparu pour la première fois dans les journaux, tous les évènements internationaux survenus depuis n'ont été qu'à son avantage. Tout c'est déroulé selon son plan. Et se sera la même chose pour cette deuxième bombe.
Kirov n'est qu'un autiste frustré qui n'a jamais eu le courage, sûrement par orgueil, d'avoir une vie normale, avec de vrais amis, une femme et des enfants.


Igor Pavelev : Tu as tout à fait raison ! J'ajouterai même une chose : c'est un raté. La fabrication de son cerveau a été un échec dès sa conception. En plus, il est impuissant !

-ils se mirent tous à rire (sauf un...)-

Oleg Soudarine : Et qui vous dit que c'est un échec ? Pourquoi ce "renfermement" ne serait-il pas une simple et pure volonté de sa part ?
Un jour, un vieil ami rostov m'a dit :
"Tu sais Oleg... lorsque j'étais encore qu'un jeune homme, j'entendais des rumeurs parmi la population, des propos ridicules annonçant l'arrivée, à l'Aube du troisième Millénaire, d'un Autre Homme, d'un Nouveau Guide. Et en 1953, la rumeur était -officiellement- confirmée : avec les pleins pouvoirs d'Ovskorine, les médias rostoviques nous prophétisais l'arrivée imminente d'un "Être Suprême". Le régime d'Ovskorine lançait régulièrement cette prédiction par les médias et ce jusqu'au début des années 60. A partir de là, plus rien. Cette histoire est passée aux oubliettes pendant près d'un demi-siècle."
Certains sont persuadés qu'il est la réincarnation de Caïn, oui, je parle bien du personnage biblique, le premier opprimé et le premier meurtrier de l'Histoire de l'Humanité !


Alexey Dnieprev : Tu rigoles ? Caïn ? Mais où va t-on !
Youri va gagner, Youri va broyer Kirov comme la mangouste broie la tête d'un serpent venimeux.


-la discussion s'arrêta là. Terrerov, qui n'était plus le conducteur, était resté silencieux tout le long.-

-Un panneau annonce : "Oranabad"-

Alexey Dnieprev : Nous arrivons enfin ! Cap sur l'Alméra !

Igor Pavelev : J'espère qu'on aura une récompense. Rien de mieux qu'un repos bien mérité ! Un petit séjour au soleil dans les plages tripiennes... quel bonheur !

Oleg Soudarine : Le problème c'est que nous n'avons pas encore semé le duo SNSI-CIR... ils sont toujours à notre recherche.

Vladislav Terrerov : Pas de panique, je leur ai réservé quelques surprises.
-il montre son écran d'ordinateur avec un sourire inquiétant...-

Oleg Soudarine : Put1, non... tu ne vas quand même pas faire ça ?

Alexey Dnieprev : S'il n'y a pas d'autres choix... autant sauver notre vie plutôt que la leur.

-Vladislav reprend les commandes du véhicule.-

Igor Pavelev : Euh... les gars, c'est quoi sa là bas ?

Alexey Dnieprev : Eh merde... voilà les flics ! Gardez votre calme, tout va bien se passer.

-quand soudain, la camionnette est arrêtée par la police locale...-

Oleg Soudarine : Put1 sa fait chier ! on va se faire fouiller ! ils vont nous fouiller !

Alexey Dnieprev : Gardons notre calme. Cette police ne fait peur à personne dans ce trou du cul du Monde.

-Terrerov baisse la vitre de la camionnette et s'adresse à l'agent de police-

Vladislav Terrerov : quel est le problème ?

Agent de police : Veuillez descendre messieurs s'il vous plait, nous allons examiner votre camionnette.

Oleg Soudarine : Excusez moi monsieur l'agent mais il y a urgence ! Nous ne devons pas perdre plus de temps !

Agent de police : Vous n'avez pas le droit de discuter mes ordres. Je répète une seconde fois, descendez de ce camion.

Alexey Dnieprev : Nous sommes vraiment désolé monsieur l'agent, mais nous devons poursuivre immédiatement, nous avons tous un rendez-vous important ! Cela relève de la sûreté de l'État !

Igor Pavelev : Et moi je dois absolument voir ma copine avant 16 heures, monsieur l'agent, sinon elle va me quitter ! Ayez pitié d'un pauvre jeune homme amoureux !

Agent de police : Ne vous foutez pas de ma gueule ! Je répète une troisième et dernière fois : descendez de ce camion !

Alexey Dnieprev : Oh ! Oh ! Ooooooooooohhh !!! regardez là bas !! un éléphant rose du Shmorod !

-l'agent légèrement déconcentré, ne vît pas le camion redémarrer à toute allure...-

Agent de Police : Omar ! Omar ! On y va ! Ils s'enfuient !

-la camionnette n'eut le temps de faire quelques centaines de mètres avant d'être denouveau stoppée...-

Agent de Police -braquant les camionneurs- : Descendez immédiatement de ce camion ! Vous serez juger sévèrement pour cet affront fait aux forces de l'ordre du pays !

Alors qu'Igor Pavelev fut le premier à descendre, on entendait au loin, le bruit de la voiture des deux agents fédéraux : Ridder et Crismòn...-

Oleg Soudarine : -illuminé, les yeux grands ouverts- Ils arrivent...

Alexey Dnieprev : Euh, monsieur l'agent, vous devriez arrêter cette voiture aussi, elle dépasse la limitation de vitesse !

Agent de Police -braquant les camionneurs- : Ferme ta gueule ! Descendez immédiatement ! Plus vite que sa !

Igor Pavelev : -en ricanant- Euh... moi je suis descendu monsieur l'agent !

Vladislav Terrerov : Pas le temps pour ses conneries !

-Terrerov appui sur l'accélérateur, Dnieprev (très fort physiquement) s'empare de Pavelev et le ramène dans le camion, l'agent est bousculé et déstabilisé, la camionnette part de nouveau à toute vitesse.
Les deux agents tirent sur le véhicule.
-

Igor Pavelev : Je suis touché ! je suis touché ! Ils m'ont eu ces bouffons ! Je vais mourir !

-La camionnette arrive sur l'autoroute, la voiture de police les rejoint, et commence à la bousculer. Celle des deux agents thorvalo-numanciens arrive, mais un peu plus en arrière.-

Alexey Dnieprev : Put1 les salopards ! Laisse moi conduire !

-Terrerov cède sa place à Alexey. Alors que le nouveau conducteur essai de frapper de nouveau le véhicule de police avec la camionnette, Terrerov sort un lance-roquettes amélioré dernière-génération...-

Igor Pavelev : J'ai mal !! aidez moi !

Vladislav Terrerov : -entrain de viser- Pour la gloire du Scorpion ferme-là tafiole ! J'essaie de me concentrer !

Igor Pavelev : -il crie encore plus fort- A l'aaaaaaiiiiiiiiide !

-Terrerov est déstabilisé par un coup de feu venu de derrière... c'était les deux agents de la Sainte Alliance, plus déterminés et proches de la victoire que jamais !-

C'est alors que, dans une situation extrême (la police affrontant toujours en duel le camion), Terrerov prend le lance-roquettes... puis, réfléchis quelques secondes...
Il repose l'arme lourde, écarte Oleg (Soudarine) qui était entrain de calmer le pauvre Pavelev et prend le blessé par les deux bras.


Oleg Soudarine : Mais qu'est ce que tu fais ? Tu es fou ????? Vladislav ! fais pas le con !

Igor Pavelev : à moooooiiii !!!! à l'aaaaaaiiiide !

Vladislav Terrerov : Gémis encore et encore, plus personne ne t'écoutera !

-Vladislav monte en haut de la camionnette, se tourne vers l'arrière, et jette Igor sur le capot de la voiture des deux agents secrets qui ralentit subitement, le devant du véhicule étant complètement brisé par le choc, et la visibilité étant devenu nul du fait de la carcasse de Pavelev. Une fois le cadavre d'Igor enlevé du devant de la voiture par Ridder; Crismòn, plus énervé que jamais, vit dans le ciel une lueur...
Non, ce n'était pas une explosion atomique...
...mais "seulement" la voiture de police enflammée qui était entrain de leur tomber dessus à la verticale !
Après quelques injures, les deux agents réussirent à s'en sortir grâce au génie du volant qu'était Crismòn.


Mais voilà le résultat : une voiture de police (ses deux occupants avec) détruite au lance-roquettes, tandis que la camionnette avait déjà disparue.

Les 3 slaves survivants arrivaient enfin au port d'Oranabad.

Alexey Dnieprev : Prochaine destination camarades : l'Allié !
Zaldora

Message par Zaldora »

Pour éviter que la voiture déchiquetée ne leur tombe dessus, Crismón donna un violent coup de volant vers la droite. Cette manœuvre permit au deux agents d'échapper à la mort mais pas de percuter le terre-plein central et de faire plusieurs têtes-à-queues. Derrière, la voiture de police fut percutée par quatre automobiles et finit par se loger dans la terre sur le bas-coté, à gauche. Le carambolage était impressionnant.


Hvid Ridder : Rien de cassé ?

Crismón : Non, ça va.

Hvid Ridder : On s'en tire plutôt bien, regarde moi le bordel la-bas.

Crismón : Ouais, ouais. En attendant, ils nous ont échappé.

Hvid Ridder : Pourquoi ne pas aller fouiller le corps du Super-Ruskof ?

Crismón : Qu'est-ce-que tu racontes ?

Hvid Ridder : Tu sais ! Le gars qui a volé jusqu'à notre par-brise !

Crismón : Ah oui, bonne idée... tu progresses, c'est bien !


Les deux agents sortirent de la voiture et partirent en direction du corps inerte de Pavelev qui gisait quelques mètres plus loin. Sur le chemin, ils virent les conducteurs impliqués dans le carambolage en train d'agoniser mais ils ne s'en soucièrent guère : mettre la main sur les Turrïïss était leur seul objectif.


Crismón : Allez, on le fouille ! Il faut se dépêcher !

Hvid Ridder : Il a morflé.

Crismón : Ferme-la et fouille.


Sur ces mots, le Numancien mit la main sur un papier émis vraisemblablement par une capitainerie.


Crismón : Rejoindre le port, voilà leur objectif.

Hvid Ridder : P.utain ! Ces connards veulent rejoindre l'Alméra. Vite avant qu'ils n'embarquent et nous échappent encore une fois !


Le Thorvalien et le Numancien coururent jusqu'à leur voiture et démarrèrent en trombe, direction le port d'Oranabad. Sur la route, le téléphone portable de Hvid Ridder sonna.


Hvid Ridder : Allô ?

NKRD : Ici le NKRD. Les Turrïïss vont mettre les voiles vers l'Allié.

Hvid Ridder : Bien reçu... Le merdeux, il a déjà raccroché.


La voiture continua son chemin, perdant sur le long de la route le pare-chocs, les enjoliveurs... Cependant, l'état du véhicule n'empêcha pas les agents d'arriver à destination. Ces derniers coururent jusqu'aux quai.


Crismón : Hé, toi, t'as pas vu trois hommes de type caucasien passer par là ?

Marin : Si. Leur bateau est à l'horizon.


Le marin montra un navire blanc se dirigeant inexorablement vers le large. Les deux agents ne perdirent pas plus de temps; il empruntèrent un hors-bord qui mouillait non loin et partirent à la poursuite du bateau Turri. Hvid Ridder pilotait.


Hvid Ridder : On va les rattraper, ils sont plus lents que nous !


Ridder avait raison : moins de cinq minutes furent nécessaires pour que leur hors-bord se retrouve au même niveau. Là, les agents prirent leur courage à deux mains et sautèrent sur le bateau ennemi. Ils sortirent leur pistolet et pénètrent dans la cabine de pilotage.


Crismón : Qui êtes-vous ? Où sont les Turrïïs ?

Quantarien milliardaire : Heu, je ne sais pas qui vous parlez Monsieur. Je vous en supplie, ne tirez pas !

Hvid Ridder : P.utain, l'autre nous a donné une fausse information, on les a encore perdu. Je rêve...

Crismón : Monsieur, on réquisitionne votre bateau. Vous feriez mieux d'accepter si vous souhaitez qu'on ferme les yeux sur ce vous faisiez avant notre arrivée...

Quantarien milliardaire : C'est un malentendu, messieurs, je ne...

Crismón : La ferme ! Nous ne sommes nés de la dernière pluie. Tu te tapais cette jeune fille de même pas seize ans... Tu sais ce que tu risques dans un pays musulman pour cela ?

Quantarien milliardaire : Oui, d'accord. Prenez mon bateau.


Ridder et Crismón retournèrent au port et laissèrent partir le Quantarien ainsi que sa maîtresse.


Hvid Ridder : Que fait-on maintenant ?

Crismón : On va à l'aéroport.


Les agents rejoignirent l'aéroport de la ville mais découvrirent que le seul vol pour l'Allié était prévu pour demain matin. Du coup, ils durent passer la nuit sur place. Cela rongeait Crismón d'attendre comme cela; de son coté, Ridder, beaucoup moins calme, se blessa la main en frappant dans une vitre. La nuit passa. Le voyage dura deux heures trente environ. Voilà nos espions de retour en Alméra, dans la capitale de l'Allié.


Crismón : Elle est grande cette ville. Où chercher maintenant ?

Hvid Ridder : Je sais vraiment pas. On n'a rien, aucune piste !

Crismón : Essayons de questionner les passants. Les slaves ne courent pas les rues ici.

Hvid Ridder : Mouais.

Crismón : C'est la seule option.


Le Thorvalien et le Numancien se mirent au boulot. Ils questionnèrent les passants pendant des heures mais n'obtinrent guère de résultat. Ils commencèrent a désespérer quand un SMS arriva sur le portable de Ridder.


Hvid Ridder : C'est le NKRD ! Ils nous souhaitent la bienvenue en Allié... Semi-remorque noir avec la plaque immatriculation. C'est sûrement ce dans quoi les Ruskovs transportent l'ogive.

Crismón : Perspicace, dis-moi...


Ces informations facilitèrent les recherches des agents qui découvrirent à la nuit tombée que leurs ennemis avaient quitté le pays et étaient déjà en Adélie depuis plusieurs heures.


Crismón : Allez monte ! Direction le pays des dégénérés.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

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Le camion-porteur d'ogive a changé de gueule. Un "iveco" de conception tripicienne, traversait les autoroutes de l'Adélie.

Oleg Soudarine : Pauvre Pavelev...

Vladislav Terrerov : Tu crois que c'est une "grande perte" ?

Oleg Soudarine : -le sourire jusqu'aux oreilles- Bah... en fait... non.

Alexey Dnieprev : Nous sommes trois. C'est amplement suffisant pour allumer une bombe.

Oleg Soudarine : Il va falloir la placer. Vous avez dit qu'elle faisait combien ?

Alexey Dnieprev : trois tonnes.

Oleg Soudarine : -en riant- Nan, moi je parle de la puissance !

Vladislav Terrerov : Il s'agit d'une petite bombe à hydrogène. Elle fait 743 800 tonnes de TNT, soit cinquante fois la puissance de la "little-boy" pélabssienne.

-bref silence d'étonnement-

Alexey Dnieprev : C'est suffisant pour détruire une ville comme Lyons ?

Vladislav Terrerov : Disons qu'il ne vaut mieux pas habiter dans les parages...

-éclat de rire général-

Oleg Soudarine : pauvres quantariens... La Lochlann va vraiment attaquer vous croyez ?

Alexey Dnieprev : Je ne sais pas. Pour l'instant, la question est... va t-on pulvériser Abby avec la ville ?

Oleg Soudarine : Oui, sa serait le jackpot les gars.


-un petit chant pour enfant retenti...-

Alexey Dnieprev : Eh, c'est le tient qui sonne là ?

Oleg Soudarine : Mais non, j'avais mit comme sonnerie, la musique de Boule et Bill !

Alexey Dnieprev : Mais... tu m'avais dit que c'était la chanson de charlotte aux fraises toi ?

Oleg Soudarine : Ah non ! je t'avais dit un jour que j'avais mit la musique de l'intro de maya l'abeille lorsque je devais communiquer des informations aux terroristes du Dagkistan qui devaient par la suite participer aux attentats contre l'ambassade des USP en Aishren. Tu ne te souviens pas ?

Alexey Dnieprev : Écoute, moi je me souviens seulement que c'était charlotte aux fraises. Après les détails on s'en fou, je te dis que c'était charlotte aux fraises ta sonnerie !
La mienne c'est Petit-Potam et sa, c'est depuis ma nomination au rang de conseiller en chef du GZRVK durant la période fasciste au Turriïvostok, sous Bogdanï.


Oleg Soudarine : Mais... j'ai cru que tu l'avais changé ? C'est Dora-l'exploratrice maintenant non ?

Alexey Dnieprev : Mais non, tu sais bien que j'ai toujours vomi ce dessin-animé, petit-potam sa fait moins merdique.

Oleg Soudarine : En tout cas la meilleur, c'est "bienvenue aux pays des schtroumpfs". C'était lors de ma mission contre les contras de Luania. Il fallait un vrai chant communiste !

Alexey Dnieprev : "Benzin" de rammstein, sa aurait été pas mal comme chant pour un intro de dessin-animé !

Vladislav Terrerov : Bon vous allez vous la fermer ? Le seul chant communiste digne d'être écouté dans les dessins animés c'est l'hymne kirepien, soit le chant des sept-nains dans blanche-neige. Et maintenant vous allez arrêter le camion pour que je puisse appeler un ami...

Alexey Dnieprev : J'ai aussi un appel à faire. J'espère que Boris a enfin avancé.

-Le camion s'arrête.-

-Terrerov parlant sur une ligne à l'étranger...-

Vladislav Terrerov : Da ? Da. Il faut que vous arriviez avant ce soir. Où habites t-il par rapport à votre position ? Bien. Parfait. Ils sont vraiment un élément clé de cette opération, ne l'oubliez pas. Si vous échouez, nous échouons.

Alexey, de son côté...

Alexey Dnieprev : Chto ? mais non ! Incapables ! Son nom c'est pas "Crismón", c'est sûrement qu'un nom de code pourri, moi je te file ici son VRAI nom ! C'est l'autre son nom de famille ! put1 mais vous l'avez eu dans une pochette surprise votre promotion pour entrer au GZRVK ? Bandes d'incapables !

-Il raccroche-

Alexey Dnieprev : Bon, c'est un échec, j'abandonne ce plan.

Vladislav Terrerov : Tout va pour le mieux mes amis. Nous sommes sécurisés.

Alexey et Oleg : QUOI ??

Vladislav Terrerov : Ils arriveront avant ce soir. Cette bombe explosera mes amis ! Elle atteindra Lyons saine et sauve !
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

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Alors que le Camion traversait l'Adélie en direction de Lyons, les deux fameux collaborateurs, Crismon et Ridder, étaient déjà... au Nord de l'Adélie prêt de la frontière avec le Quantar !

Théoriquement, les turriïs étaient piégés. Inconsciemment, ils fonçaient droit dans le piège tendu par nos amis thorvalo-numancien.


Oleg Soudarine : Nan puisque je te le dit ! Jack Bauer n'a jamais réussit à le tuer ! Le mec s'était suicidé du haut d'un immeuble je te rappel !

Alexey Dnieprev : Écoute, je sais que Ta haine contre Jack Bauer est réelle, tout comme la mienne, mais 24 n'est pas...

Vladislav Terrerov : Put1 sa sent mauvais...

Oleg Soudarine : Qu'est-ce qui se passe ?

Vladislav Terrerov : Igor Pavelev...

Alexey Dnieprev : Qu'est-ce qu'il a ? Il est mort comme une chiasse et alors ?

Vladislav Terrerov : Elle était sur lui... dans sa poche de manteau.

Oleg et Alexey furent saisis d'effroi... Le Camion s'arrête.

Oleg Soudarine : -les yeux grands ouverts- Non...

Vladislav Terrerov : J'aurais jamais du le jeter...

-bref silence d'étonnement, laissant apparaître une atmosphère de peur et de terreur... la sueur coulait sur tous les fronts.-

Alexey Dnieprev : Vladislav, tu es conscient que tu viens de faire là une erreur impardonnable, sa s'appelle de la trahison involontaire. Et quelle que soit sa forme, la trahison n'a qu'une seule issue. Et tu le sais.

Vladislav Terrerov : Vous ne pouvez pas me supprimer. Je vous suis encore indispensable, en vie, et en bon état. Croyez moi.

Alexey Dnieprev : Oooohhh... je ne suis pas sûr... mon ami Vladislav !

-Alexey sort son Avtorev et tire sur Terrerov, puis jette son corps sur la route.

Oleg Soudarine : Tu es sûr qu'on avait plus besoins de lui ?

Alexey Dnieprev : Certains. Nous avons la bombe, nous sommes encore vivant, et nous circulons sur la route de la Victoire.

le camion avançait à toute allure... lorsqu'il eu -comme par hasard ?- un problème technique. Ces occupants durent faire une longue pause de plusieurs heures... !

C'est alors que quelques kilomètres plus loin au SUD, un homme, étalé sur la route se releva.
C'était Terrerov. Sauvé par son gilet pare-balles.
"Ces merdeux n'ont pas apprit la leçon de Markov ! Heureusement pour moi !" se disait-il.*
(*= Markov enseignait toujours que la cible N°1 pour tuer un homme, c'était la tête, et surtout pas une autre partie du corps.)

S'il n'avait plus son téléphone, il avait gardé sur lui son micro-ordinateur. Mais il lui fallait un accès sur le réseau... et il n'avait pas de capacités financières à portée de mains. Il se rendit dans la ville la plus proche. Nous sommes dans une cité de 50 000 habitants, en plein cœur du territoire adélien.


Vladislav Terrerov : Tiens ? une passante ! je vais aller lui dire bonjour...

La pauvre femme étendue et immobile sur le trottoir, Terrerov semblait encore mécontent...

Vladislav Terrerov : -il crie à un autre adélien dans une ruelle de la ville puis cours vers lui...- Tiens ! Jean Claude, Mon Ami !

Le dénommé "Jean Claude", un jeune homme à lunettes en tenue d'affaires, prit peur en voyant cet inconnu courir vers lui la main pleine de sang...
Il se mit à courir lui-aussi...


Vladislav Terrerov : Mais enfin Jean-Eude ! euh.. non, Jean-Claude ! tu ne me reconnais pas ? Mon Ami, viens me dire bonjours !

Les deux hommes firent une longue course, décidément, le "multi-dénommés" adéliens étaient particulièrement endurant... Mais sa peur ne fit que grandir quand il vit que Terrerov persistait à le poursuivre...
Face à un cul de sac dans une autre ruelle de la ville, le jeune adélien commençait à trembler... il ne savait plus quoi faire...


Vladislav Terrerov : -s'approchant de l'adélien terrorisé- Ah ! Mon Ami Jean-Claude !
Tu ne te souviens pas de moi ?


L'inconnu adélien : -bafouant légèrement- Je ne te connais pas et je ne m'appelle pas Jean-Claude ! Qu'est-ce que tu me veux ? Je ne t'ai rien fait !

Vladislav Terrerov : -s'approchant encore un peu...- J'en suis navré Jean-Claude mais... tu as sur toi tout ce dont j'ai besoin. Tu ira dire bonjour à Georgette de ma part !

-Terrerov brise la nuque du pauvre homme, qui s'écroule contre-terre.
Il prend son argent et son téléphone portable.
-

Vladislav Terrerov : Eh merde ! 10 liéna (7€) ! Mais comment je vais faire ? -il réfléchit quelques instants...-
Les femmes... elles ont plus dans leurs sac à mains !

Terrerov ne vit personne jusqu'où il vînt sur une rue piétonnière, bourrée de monde.

"Allez ! Qui ne tente rien n'a rien et... Apprendre de ses erreurs !" pensa-t-il.

Il s'approche d'une jeune passante de 22 ans (elle était pourtant accompagnée d'un homme du même âge et d'une autre copine...)


Vladislav Terrerov : -se fait le plus petit et le plus timide possible- Euh... hum... excusez moi mademoiselle mais... Vous saviez que je vous trouves très jolie ?

La femme se mit à rire, et le jeune homme commençait à se foutre de la gueule du slave en imitant son accent.
Quant soudain Terrerov la prit violemment, et lui ouvra la gorge avec son vieux couteau de cuisine.
Le jeune homme, pétrifié sur place, humidifia son caleçon tandis que sa deuxième copine, cria au secours.

Terrerov s'enfuit à toute vitesse, avec le sac à main.


Vladislav Terrerov : Alors... voyons voir... Tiens, qu'est-ce ? Ah put1 un lip-stick, quelle merde !
Ah ! voilà ! ENFIN !


Le terroriste avait enfin ce qui lui fallait.
___________________________

Pendant ce temps, chez nos amis les camionneurs...

Oleg Soudarine : Tu crois qu'on aurait du le laissé sur le camion ?

Alexey Dnieprev : Non, nous sommes débarrassé.

Oleg Soudarine : Ils vont retrouver le corps ?

Alexey Dnieprev : Allume la radio, on va voir si les adéliens sont au courant...

Radio adélienne : -chanson- [quote]I love sex, I love money, I love lovers, I love gays...
Ouais ! Ha ha ha ha (éclats de rire...) ! Vous êtes sur Fun-Almera Radio, et maintenant, voici les informations du jours !
Eh, Jerem, t'as oublié d'annoncer que tu avais acheté un nouveau gode !
HA HA HA HA HA Ha ! Vraiment on se marre avec Enzo ! ALlez, plus serieusem. Mouahahahahah ! voici... ha ha ha ha ! les informations !!! HA HA HA HA HA !
Tchooooooouuuuuu ! Les Informations du Jours, avec John Dugland ! Yeh !
Bonjour très chers auditeurs,
Un évènement tragique a eu lieu il y a à peine quelques heures : trois personnes ont été retrouvés mortes dont deux jeunes femmes et un homme, à proximité et dans la ville de Rochedale.
Si vous voyez une personne en costume noir déchiré, d'origine turriï, contacté immédiatement la police.
La coupe du Monde au Numancia maintenant, ce pays fasciste-obscurantiste et violeur des droits de l'homme va donc bien organiser...[/quote]

Alexey Dnieprev : Bon, sa y'est vas-y coupe la radio !

Oleg Soudarine : Put1 il est encore vivant !

Alexey Dnieprev : Et il m'a l'air toujours aussi déterminé cet enfoiré...

Oleg Soudarine : Alors que fait-on ?

Alexey Dnieprev : Bon je vais voir ce que fou le technicien, mais faut redémarrer au plus vite ce camion

-il va voir le technicien...-

Alexey Dnieprev : Eh DUCON ! Alors c'est réparé ?

Technicien : Oui c'est bon. Vous me devez trois-cents cinquan.

Alexey Dnieprev : Parfait !-il lui tire dessus avec son Avtorev.

Alexey Dnieprev : C'est bon, on se casse !
Allume la radio, j'espère que ce salaud a été choppé par les flics !

Radio adélienne : [quote]Tandis que cette année, pour le Numancia, c'est FURIO !!! HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA !!!!![/quote]

Alexey Dnieprev : Bon, change de chaîne, ces connards n'ont pas d'autre chose à faire que parler sexe-pipole ou cracher sur les pays anti-libéraux comme le Numancia...

Radio adélienne : [quote]Oui, il est vrai que les sociétés associatives de la citoyenneté et du taux de change n'influent pas dans les affaires sociales et internationales. En revanche, celles-ci associent toujours l'administration fiduciaire des synapses optiques n'ayant pour monnaies scripturales que la désintermédiation des échanges boursiers avec le scrutin majoritaire à deux tours des roches basaltiques, sans oublier bien-entendu très cher ami, la spéculation des marchés financiers eux-même résultants de la déclaration de Barrow, d'Août 1975, annonçant le retour aux...[/quote]

-il change de chaîne...-

[quote]Est-ce un retour à la grande délinquance ? Ou s'agit-il d'un fait divers ? Monsieur Jean-Marie Li Pin ?
Il s'agit d'un turriï ! Tout s'explique ! C'est qu'un étranger de sang impu.[/quote]

-il change de chaîne-

[quote]L'assassin, qui je rappel est d'origine turriï, a été vu pour la dernière fois près de Marson City il y a seulement 1 heure...[/quote]

Oleg Soudarine : Put1 ! Il est tout proche ! Comment il a fait ?

Alexey Dnieprev : Bon, on change de trajectoire, cela devient trop dangereux !

Oleg Soudarine : Mais... et les conseils de Terrerov ? on risque de se faire chopper en passant par la N75 !

Alexey Dnieprev : Mieux vaut la police quantarienne que Terrerov !

________________________

-pendant ce temps chez nos amis les services secrets..-

Ridder : (écoutant la radio avec le sourire) Et bien... Ils ont encore largués leurs cargaisons ces losers de turriïs !

Crismon : Tais-toi et surveille ! Ils ne doivent plus être bien loin.

Ridder : Et s'ils ne passent pas ?

Crismon : Impossible. Ils n'ont aucune chance de l'autre côté. Il n'y a qu'un seul endroit, c'est ici !

Ridder : Le voilà ! Le voilà ! C'est lui ! Il fonce à tout allure !

Crismon : Put1 prépare toi ! Vise les pneus !

-avec son fusil sniper à fort calibre, le thorvalien détruisit les pneus du Camion... Avec la vitesse et les tirs répétés de Ridder, le camion fut renversé sur le côté.-

Crismon : Put1 bien joué Ridder !

Ridder : Merci Poupi !

Crismon : Ferme là !

Ridder : Ah, excuse moi c'était parti tout seul.

Crismon : Bon, j'espère que c'est bon cette fois-ci !

Ridder : -s'adressant aux deux turriïs- Alors les gars vous avez fait bon voyage ?

Alexey Dnieprev : Patasskoukha !

Ridder : Mais oui mais oui, moi aussi !

Crismon : Embarque-les et cesse tes plaisanteries à deux latinias ! Alors cette bombe...

Crismon détruisit avec difficulté la porte arrière de la remorque avec quelques explosifs peu puissants.
Une fois ouverte... rien, tout était vide.


Crismon : Que te jodan !

Ridder : Que se passe t-il ?

Crismon : Il n'y a rien !

Ridder : Quoi ? comment sa il n'y a rien ?

Oleg Soudarine : Vous voyez ? Nous ne sommes que des gentils camionneurs locaux !

Crismon : Ridder, embarque moi au plus vite ces deux salopards ! Nous allons les faire parler...
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Ridder avait déjà menotté Soudarine que Dnieprev se leva et tenta de briser le crâne du thorvalien avec un lourd fragment détaché du camion détruit. Mais Crismon agit à temps en tirant une balle dans le genou de Dnieprev, qui s'effondra en criant de douleur.

Crismon : Tu ferais bien de faire attention la prochaine fois ! Je ne serais pas toujours là pour te sauver !

Ridder : -gêné, il se dit qu'il devait à tout prix rembourser sa dette... la compétition entre agents secrets étaient réelle...
Mais sa réaction fut simple : il mit une violente droite sur le visage ensanglanté de Dnieprev puis alla couvrir sa plaie au genou.


Crismon : Bien, allons-y. On va les interroger.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Les deux agents de la Sainte Alliance, après une dizaine de minutes de route, arrivèrent dans un vieil entrepôt désaffecté de la banlieue de la petite ville adélienne où avaient été interpelés les deux Slaves.
Le lieu était parfait pour un interrogatoire totalement illégal : isolement total, pas un chat à la ronde, aucune patrouille de police, rien que ne pût déranger Crismón et Hvid Ridder dans leur travail.
Après avoir trouvé une pièce reculée de cet entrepôt, qui comportait plusieurs étages, ils y déposèrent les deux prisonniers qu'ils transportaient, tant bien que mal pour le Thorval, menottés, bâillonnés et ligotés.



Crismón : Bien, je crois que le mieux, c'est que nous nous partagions le travail et que nous séparions ces deux fumiers. Je vais m'occuper du plus petit, là. Il ne devrait pas être trop difficile à cuisiner. Charge-toi du plus costaud mais fais bien gaffe, cette fois-ci !

Hvid Ridder : Bon, ça marche comme ça !


Crismón s'empara d'Oleg Soudarine, qui tremblait comme une feuille, et l'amena dans une autre salle, non loin de celle où restait Hvid Ridder avec Alexey Dnieprev.
Il le posa comme un vulgaire fagot à terre, contre un mur. Seul une maigre lampe à la lumière vacillante éclairait la pièce, qui était immense. L'agent numancien prit une chaise, y assit le Turrïï et s'alluma une cigarette.



Crismón : Tu permets que je fume ? Ah oui, c'est vrai, tu ne peux pas parler, tu es bâillonné. Allons, enlevons donc ce vilain bâillon qui t'empêche de tout me raconter.


Il ôta le morceau de tissu replié qui faisait office de bâillon et s'assit sur une autre chaise, en face de Soudarine. Ce dernier semblait terriblement apeuré mais ne pipait mot. Il avait trop peur d'avouer, bien malgré lui, tout ce qu'il avait sur la conscience et surtout de révéler une information capitale. S'il réussissait à être fort, comme le lui avait enseigné Vladislav Terrerov, alors il pourrait être fier de lui-même.


Crismón : Tu ne m'as pas l'air bien bavard. Comment t'appelles-tu, mon gaillard ?


Soudarine fut étonné par l'air décontracté et le langage très relâché de Crismón, qui maîtrisait par ailleurs parfaitement le russe, bien qu'on notât dans son phrasé d'évidentes tournures hispaniques ou un accent numancien un peu fort.
Le prisonnier se dit qu'il ne craignait rien s'il lui donnait simplement son nom.



Oleg Soudarine : Soudarine... Oleg Soudarine.

Crismón : A la bonne heure, mon petit Oleg ! On va faire un marché, veux-tu ? Toi, tu me dis tout ce que je veux savoir dès maintenant et je te tuerai sans souffrance. Dans le cas contraire, je serai obligé - et tu ne peux pas savoir à quel point le violence me fait horreur ! - de te torturer. Il serait fâcheux qu'on en arrive à de telles extrémités, n'est-ce pas ?

Oleg Soudarine : Va te faire foutre, espèce de porc numancien !


Soudarine était fier de sa réplique : il y avait pensé tout au long du petit discours de Crismón et l'avait sortie avec suffisamment de rage et de vulgarité. Il était sûr qu'elle ferait son effet et commencerait à énerver l'espion.
Pourtant, ce dernier regarda le Slave avec un air amusé, se leva, se mit à faire les cent pas puis reprit le fil de sa pensée.



Crismón : C'est dommage, ça, c'est vraiment très dommage... Tu sais, je vais te raconter une petite histoire. C'est l'histoire d'un type - tu vas voir, c'est très amusant - qui ne supportait pas qu'on lui résiste. Ce type, c'est moi, bien entendu.
Depuis tout petit, c'est comme ça : quand je veux quelque chose, je finis toujours par l'avoir. Parfois, la manière douce suffit; d'autres fois, il faut y aller plus fortement.
Mais dès qu'on me refuse quelque chose que je désire, je suis pris d'une sorte de... comment dire ? Ah, voilà : de choc anaphylactique.

Oleg Soudarine : De quoi ?!


Mais Soudarine n'eut pas le temps de finir sa question qu'il reçut un très violent coup de poing dans le visage de la part de Crismón. L'assaut fut si rapide et inattendu que le nez du terroriste fut brisé sur le coup, ce qui lui arracha un cri venu du plus profond de ses entrailles.


Crismón : Joli cri !... Je disais donc : un choc anaphylactique. Tu vois, une sorte d'allergie. Dès que l'on me dit non, c'est incontrôlable : je cogne. Franchement, tu pourrais avoir pitié de moi et m'éviter tant de désagréments. Tu n'aimerais tout de même pas que j'aie d'autres réactions allergiques de ce genre ?

Oleg Soudarine : Espèce d'enfoiré, j'ai le nez pété !

Crismón : Arrête de ne penser qu'à toi, un peu ! Tu ne te rends pas compte des soucis que ça me cause dans la vie quotidienne ? La dernière fois, j'ai même arraché la langue d'un serveur qui m'avait apporté un plat froid, dans un restaurant.

Oleg Soudarine : Hein ?

Crismón : Oui, arraché la langue. Le pauvre, il ne peut plus présenter des excuses bidon à ses clients, aujourd'hui...


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Dans l'autre salle, Hvid Ridder, l'agent thorvalien, avait beaucoup plus de mal avec Alexey Dnieprev, beaucoup plus solide physiquement et mentalement que son compagnon.
L'espion avait même failli se faire tuer une ou deux fois lorsqu'il avait détaché le Slave et avait donc pris le parti de le ligoter fermement à un pilier de métal. Mais Dnieprev avait bien compris que, même empêché physiquement, c'était lui qui avait l'ascendant dans l'affaire et que celui qui avait peur n'était pas forcément le prisonnier...



Hvid Ridder : Bon, tu vas te mettre à parler, espèce de fumier ?

Alexey Dnieprev : C'est tout ce que tu as trouvé comme phrase choc pour que je parle, espèce de chiasse ? Tu crois vraiment que je vais te dire quelque chose avec tes insultes de fillette de huit ans ?

Hvid Ridder : J'ai tout mon temps, tu sais. Je peux même te laisser mourir de faim et de soif ici, si tu me cherches trop. Alors ne joue pas au malin avec moi.

Alexey Dnieprev : Oh mais que j'ai peur ! Tu crois franchement que j'en ai quelque chose à battre de tes menaces ? Je ne sers qu'un idéal : celui de Youri. Si je dois crever comme un chacal ici pour que sa mission réussisse, alors je crèverai comme un chacal ici. Mais ça n'empêchera pas l'avènement du grand Igor Kherovitch. Et crois-moi, quand il aura gagné, ça risque de mal se passer pour toi...


Hvid Ridder tâchait de ne pas laisser transparaître sa frayeur face à ce colosse d'au moins deux mètres et cent kilogrammes. Il remarqua qu'il avait de nombreux tatouages sur les bras et sur le cou, qui devaient se prolonger sur le torse et probablement sur tout le corps. Il décida de détourner momentanément l'attention du terroriste en lui parlant de ces tatouages.


Hvid Ridder : C'est en prison que tu t'es fait ça ?

Alexey Dnieprev : Bingo... Tu as regardé un documentaire sur le monde slave ou quoi ? Tu sais, en prison, là-bas, la vie est un enfer que tu ne peux même pas imaginer. Alors même tes manœuvres de diversion ne m'inquiètent franchement pas. Et tu sais comment on s'occupe des gars un peu trop malins comme toi en prison, chez moi ?...

Hvid Ridder : Je m'en fous. N'essaye pas de me faire peur, ça ne prend pas.

Alexey Dnieprev : Tu n'as pas les chocottes, je vois ça. C'est pour ça que tu sues comme un bœuf, que tu fais un bond en arrière dès que j'avance le corps ou que tu n'oses même pas t'approcher de moi pour me frapper !


Las de ces provocations, le Thorvaliens vint fracasser la tête de Dnieprev sur son genou. Il pensait avoir réussi à déstabiliser son prisonnier et lui avoir cassé le nez, mais tout ce qu'il avait réussi à faire, c'est à le faire rire, alors même qu'il saignait abondamment par les narines.


Alexey Dnieprev : Espèce de sous-merde, tu crois que ça va suffire ? Crois-moi, dès que Youri dominera le monde, il réduira vos villes minables à néant, il égorgera vos familles et rasera vos villages ! J'espère que tu as une bonne assurance-vie dans ta famille car ta femme et tes gosses seront bientôt éventrés !

Hvid Ridder : Je... Arrête de jacter, tu me fatigues ! Dis-moi où se trouve la bombe nucléaire et où se dirigent tes acolytes ou alors je serai obligé de te frapper encore et encore !

Alexey Dnieprev : Mais va te faire foutre, mon gars ! Vas-y, cogne, qu'est-ce que tu attends ? Tu crois que ça va servir à sauver ta petite existence de porc capitaliste ? Après tout, ce n'est pas parce que tu pries ton Dieu de pacotille que tu n'es pas un gros capitaliste de mes couilles ! Le seul Dieu, c'est Youri, et tu le sais ! C'est lui qui va tous vous balayer d'un revers de main ! Et le deuxième feu d'artifice est pour bientôt...


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Oleg Soudarine était tombé sur un os. Il n'avait pas prévu qu'il aurait affaire à un homme aussi déterminé que Crismón. L'agent numancien n'exprimait jamais aucun sentiment qui semblât sincère; il feignait tantôt la colère, tantôt la pitié, tantôt l'amusement, mais tout semblait respirer la froideur et l'absence d'émotion chez lui.
Le terroriste était de plus en plus terrifié face à ce tas de muscles redoutablement intelligent et sans aucune clémence. Et il avait toutes les raisons de prendre peur; les nombreuses brûlures de cigarette sur son visage et sur ses bras témoignaient de l'intransigeance du Numancien dans son travail.
Il avait même eu recours à une technique de torture tout à fait insupportable, grâce à un morceau de linge et à un robinet qui se trouvait dans la pièce : il avait attaché Oleg Soudarine au sol, lui avait appliqué le linge sur le visage et avait laissé couler l'eau sur le tissu, créant une sensation d'étouffement et de noyade que peu de prisonniers réussissaient à supporter bien longtemps.
Et la technique avait d'ailleurs rapidement fonctionné : Oleg Soudarine se mit à pleurer et à se confondre en une confession désordonnée.



Oleg Soudarine : Je... Je regrette ce que j'ai fait, je ne voulais pas !

Crismón : Tu sais, tu es comme nous tous : moi non plus je ne voulais pas te faire du mal, mon pauvre petit. Mais il est grand temps d'assumer.

Oleg Soudarine : Je vous jure que je ne voulais pas, j'ai été entraîné... Dnieprev me faisait peur... Je pensais agir dans l'intérêt de mon pays et du monde, au départ... Je... suis sincèrement désolé.

Crismón : Tes excuses, tu sais où tu peux te les mettre ? Alors au lieu de chialer comme une gonzesse, raconte-moi tout. Lequel de tes sbires a la bombe ? Où allez-vous la faire péter ? Quelle avance ont-ils par rapport à nous ?...

Oleg Soudarine : Je... Je ne sais pas, je...


Crismón, qui n'avait guère de patience, cogna une nouvelle fois le prisonnier qui lâcha un râle et s'écroula au sol. Il respirait rapidement et bruyamment, à la fois du fait de la douleur et de l'épouvante.


Crismón : Je t'écoute...

Oleg Soudarine : C'est Terr... C'est Terre...

Crismón : Évite de jouer aux charades avec moi, j'ai passé l'âge. Terre quoi ? Térébenthine ? Terrorisme d'État ? Tertullien ?

Oleg Soudarine : C'est Terrerov, Vladislav Terrerov qui a la bombe... Ou alors il sait au moins où elle se trouve et il est en mesure de la faire sauter... Mais par pitié, ne cognez plus ! Je vous en supplie ! Je ne suis qu'un subalterne, je n'en sais pas plus. C'est Dnieprev, l'homme que vous avez arrêté avec moi, qui connaît les détails de l'opération, pas moi !

Crismón : C'est ce que nous allons vite savoir !


<center>______________________</center>


Hvid Ridder, non content de n'avoir rien tiré d'Alexey Dnieprev, qui souriait toujours, le visage pourtant en sang, avait perdu tous ses moyens, ce qui n'arrangeait en fait en rien ses affaires.
Il était sur le poids de frapper une nouvelle fois quand Crismón fit son apparition dans la salle avec Soudarine sur l'épaule, totalement anéanti physiquement et psychologiquement. Il jeta son fardeau dans un coin, qui émit de nouveau un râle, puis se dirigea vers le Thorvalien.



Alexey Dnieprev : Oh, mais voilà notre ami le Numancien ! Vous allez faire quoi ? Vous agenouiller et prier votre Dieu ? Vous feriez mieux de vous agenouiller dès maintenant devant Youri, car quand l'Armée Noire sera devenue Main Noire, vous pourrez trembler : il sera trop tard pour sauver vos faces de rats puants !

Crismón : Toi, ta gueule !... Hvid, je vois bien que ça n'a rien donné de ton côté.

Hvid Ridder : Cette enflure n'a rien voulu me dire. J'ai eu beau cogner de toutes mes forces, il est resté stoïque comme une pierre.

Alexey Dnieprev : De toutes tes forces ? Mon pauvre, si tu avais été en prison chez moi, tu aurais décidément passé de mauvais moments dans les douches, crois-moi...


Dnieprev se mit à rire convulsivement de sa propre plaisanterie très douteuse. Si Hvid Ridder ne sut pas comment réagir, Crismón sorti son pistolet et tira une balle dans le genou encore indemne du terroriste, ce qui ne manqua pas de lui causer bien de la douleur, même s'il n'en parut tout d'abord rien.


Alexey Dnieprev : Enfoiré, si tu crois me faire parler comme ça, tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'à l'omoplate ! Ton "ami" n'a rien pu me faire dire, alors quoi ? Qu'espères-tu ?

Crismón : Te faire parler ?


Crismón se mit lui aussi à avoir un rire sardonique qui paralysa tout le monde, Hvid Ridder et Alexey Dnieprev compris. Il se calme au bout de quelques minutes puis répondit au Slave.


Crismón : Mais n'as-tu donc rien compris ? Je n'ai pas fait ça pour te faire parler : j'avais juste besoin de me détendre. Tu sais comment c'est, les longues journées de travail...

Alexey Dnieprev : Détendu ?

Crismón : Ça ira, merci. Mais, j'y songe, mon "ami" a été très grossier, il ne s'est même pas présenté. Il s'appelle Hvid Ridder, ce qui en danois veut dire chevalier blanc - c'est un nom de code, bien entendu, car entre nous, il n'a rien d'un grand et preux chevalier...


Hvid Ridder voulut protester face à cette moquerie venant de son collègue mais il se retint, comprenant rapidement que Crismón ne faisait qu'appliquer une stratégie discursive et psychologique particulier.


Alexey Dnieprev : Parce que toi, tu es un chevalier, peut-être ?

Crismón : Moi ? Certes non ! Tu sais, je n'adhère en rien à l'idéologie numancienne dominante. Si tu crois que je fais ce boulot pour Dieu, le Roi, la patrie, les idéaux chevaleresques ou je ne sais trop quoi, tu te goures totalement. Je me fous totalement de toutes ces conneries; je bosse pour celui qui me donne de l'argent, et il se trouve que c'est le Numancia, en l'occurrence. Et tu sais aussi bien que moi qu'un type qui bosse pour de l'argent est bien plus déterminé à toucher son fric à la fin du mois qu'un type qui croit servir de grandes valeurs supérieures... qui elles ne le nourriront pas.

Alexey Dnieprev : Je sais aussi que Kherovitch vous saignera tous comme des porcs d'ici peu...

Crismón : Khero qui ? Ah oui, l'espèce de chauve qui bouffe des cerveaux, le malade mental, là ? C'est lui qui a détruit Jam City, non ? Un fier service : tu pourras le remercier de ma part quand tu seras en enfer, les Astarans commençaient à nous les briser sérieusement.

Alexey Dnieprev : Tu riras moins quand l'opération que nous avons prévu au Numancia sera un succès...


Mais Dnieprev regretta vite ce qu'il venait de dire : il était moralement résistant mais pas assez malin pour Crismón qui, l'air de rien, venait de lui soutirer une première information.


Crismón : Oh, mais quelle force de conviction, mon jeune ami ! Tu ferais un parfait politicien pelabssien en campagne pour la Maison Violette... En tout cas, si tu as voulu m'effrayer, c'est réussi : regarde comme j'ai la chair de poule, je tremble comme une feuille et je vaiss bientôt mouiller mon caleçon !


L'ironie mordante de Crismón énerva sérieusement le Turrïï qui lui cracha au visage. L'agent numancien s'essuya avec le revers de sa manche sans montrer le moindre trouble.


Crismón : J'y songe, tu veux aussi peut-être te débarbouiller ? Tu as du sang tout plein le visage : c'est très vilain !

Alexey Dnieprev : Qu'est-ce que tu baves ?

Crismón : Allez, viens par ici, maman Crismón va bien s'occuper de toi !


Crismón assomma le terroriste, le détacha puis le traîna comme une bûche dans la pièce où il avait interrogé Soudarine, tandis que Hvid Ridder surveillait ce dernier qui ne représentait de toute façon plus une grande menace.
Le Numancien attacha son prisonnier au sol puis le ranima.



Alexey Dnieprev : C'est tout ce que tu as dans le ventre ? Il ne suffira pas de m'assommer pour me faire parler : Youri triomphera de toute façon !

Crismón : Qui t'a dit que j'avais seulement commencé à t'interroger ? Les choses sérieuses n'ont pas débuté. Allez, à la douche !


Dnieprev, qui avait été formé à la dure école du GZRVK, les services secrets turrïïs, pensait qu'il allait subir l'épreuve de l'étouffement, tout comme Soudarine. Mais il fut surpris que Crismón ne lui appliquât aucun tissu sur le visage et n'ouvrît qu'à peine le robinet. Seule une goutte tombait régulièrement de ce dernier sur le front du terroriste.


Crismón : Bonne douche !

Alexey Dnieprev : C'est tout ce que tu as trouvé pour me supplicier ? Si tu crois que j'ai peur de l'eau...

Crismón : J'ai tout mon temps. Dans une heure au plus tard, tu parleras.


<center>______________________</center>


Quarante minutes plus tard, Crismón réapparut subitement dans la salle où Hvid Ridder "surveillait" cette loque humaine qu'était devenu Soudarine. Le Thorvalien n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que le Numancien sortit son pistolet et tira deux balles dans le ventre du Slave; il mourut sur le coup.


Hvid Ridder : Mais... Mais qu'est-ce que tu fous ?

Crismón : Ça se voit, non ? Je liquide les prisonniers après l'interrogatoire !

Hvid Ridder : Et Dnieprev ?

Crismón : Liquidé lui aussi. Il a dit tout ce qu'il savait; le supplice chinois de la goutte, c'est plus efficace que n'importe quoi.

Hvid Ridder : Et où est la bombe, alors ?

Crismón : A Lyöns, au Quantar. Enfin, plus précisément, dans une zone industrielle de la banlieue lyönsaise, au 23 de la Falkenbergerlandstraße, à Lilienthal. Ils comptent raser la ville avec leur putain d'engin.

Hvid Ridder : Et pour le Numancia, tu en sais plus ?

Crismón : Pas vraiment, mais je ne pense pas qu'il s'agisse de la même chose. Je ne crois même pas que ça va viser Sa Majesté ou le gouvernement. Je pense qu'ils visent le carton au Mondial.

Hvid Ridder : Mais des millions de personnes vont y assister !

Crismón : Raison de plus. Allez, viens, on y va, on n'a plus une minute à perdre !
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Crismon et Ridder, arrivaient enfin dans la capitale quantarienne.
La police du pays fut contactée par les agents secrets, mais elle ne sût rien. Ce Terrerov avait donc réussit son passage à la frontière et sa route jusqu'à Lyons... avec l'arme.

Ridder se souvînt de ce qu'avait dit Dnieprev lors de son dernier supplice, et peu avant sa mort :
"Vous savez, Terrerov n'est pas comme nous ! Il est plus malin et plus sadique. Vous n'avez aucune chance face à lui. Si vous saviez le nombre de fois que j'ai tenté de le tuer... même à bout portant, il était encore en vie ! Ce type a un esprit tordu. Il est vraiment affreux. Le bonheur ou le prestige personnel ne l'intéresse pas, ce qu'il veut, c'est tuer, que se soit physiquement ou psychologiquement."


Ridder : Tu crois que Terrerov vise vraiment le gouvernement numancien ? ou Sa Majesté Sérénissime ?
Il est si bon que sa ce mec ? Mais enfin faut vraiment être Dieu pour assassiner un homme aussi grand et protégé que Felipe V ! C'est pas non plus super-man ce slave à la con !

Crismon : -il rit- Oh... Non. Et je vais te le prouver.

Crismon était plus déterminé que jamais. Il avait foi en Dieu, foi en ses capacités et était persuadé de réussir sa mission.
Ridder avait peur. Il sentait venir un évènement tragique.

_________________________

Enfin ! les voilà sur les lieux. La voiture des deux agents de la Sainte Alliance avança dans le Parking Souterrain. C'était probablement le dernier étage, en bas.

Crismon : Nous y voilà !

Ridder : On y voit rien...

Crismon : Bien, sortons de la bagnole. Il est temps de réaliser le dernier acte de notre mission mon pote !

-les deux hommes avançaient dans la pénombre. Il faisait froid et humide. Nous étions à quelques dizaines de mètres de profondeurs.

Les deux agents virent une lueur au loin... Furtivement, ils avancèrent de plus en plus vite. Puis enfin, ils virent un homme de dos, son long manteau noir le faisait paraître plus grand qu'il ne l'était.

Ridder leva son arme... et visait déjà l'inconnu...


Crismon : Vladislav Terrerov ?

Terrerov : Qui serais-je si je n'étais pas lui ?

Crismon : Tu va jeter ton petit joujou puis gentiment te retourner qu'on puissent découvrir ton joli visage.

-Terrerov jetta son arme au loin et se retourna, il exprimait déjà un petit sourire diabolique -de type markovien...-

Crismon : Sa va Ridder ? Tu va pas péter un câble ?

-Malgré sa peur croissante, Ridder tenait son pistolet parfaitement bien, et contrôlait tout aussi bien la situation.-

Crismon : Bien... tout se passera pour le mieux. Tu va te mettre à genoux, les mains sur la tête.

Terrerov s'exécuta.

Crismon : Bien, voilà... tu as bien apprit ta leçon !

Ridder s'approcha avec méfiance, et menotta le terroriste. Celui-ci (à l'exception de ce "petit sourire" très bref lorsqu'il s'était retourné) s'exécuta comme un "bon prisonnier". Il faisait un visage neutre, et restait muet.

Pour ce nouvel interrogatoire, Ridder commença.


Ridder : Bien, je suppose que tu va pas me dire où se trouve cette bombe. Moi je pose simplement la question. C'est ta seule et unique chance. Si tu ne réponds pas correctement à la question, c'est mon co-équipier qui prend le relais, et là... tu es condamné je te le promet.

Terrerov : -Terrerov commençait à trembler. Il répondit, distinctement mais lentement, et avec quelques coupures brusques :- Elle est juste là. -il montrait du doigt le lieu exact ou se trouvait la bombe.-

Ridder : Mais... dit-voir Crismon... ? Ce Terrerov est une terreur ? Ce n'est qu'un moins que rien oui ! Regarde, il a les chocottes !
Il est encore plus pitoyable que ton avant-dernière victime Soudarine !
Tu va pisser dans ton froc mon petit ?

Crismon : Pas de conclusions hâtives. Il cache quelque chose, j'en suis sûr.
N'est-ce pas ? Tu me cache quelque chose petite merde !
-il lui enfonça un tourne-fils sur son bras gauche-
Dit-moi mon petit Vladislavou, qu'est ce que tes salopards de slaves fichent dans mon pays ? Hein ?

Terrerov : -il fronce les sourcils du fait de la douleur, et regarde fixement dans les yeux son tortionnaire- Ils sont en mission.

Crismon : Quelle mission fils de p.ute ?!

Terrerov : Tu le sauras dans quelques secondes.

Crismon : -croyant que Terrerov était devenu fou- Mais qu'est-ce que...

Ridder : -criant de toute ces forces- CRISMOOOOOOOON !

-Crismon se retourne, surpris par la voix terrifiante de Ridder-

Ridder : -il crie à nouveau, et ce, de plus en plus fort, telle une scène d'épouvante- CRISMOOOOOOON !!! CRISMOOOOOOOOOOOOOON !!!!!! CRISMOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNN !!!!!!!!!!!!!!

Crismon : -criant- Oui bah c'est bon, sa va ! put1, Qu'est-ce qui te prends ? J'arrive ! T'as vu une sourit blanche ? Elle va pas te mordre tu s...

-et à cet instant, Crismon vit un écran géant. Sur cet écran, on pouvait y voir une sorte de grande pièce colorée. Des dizaines d'enfants étaient ligotés et bâillonnés. Un homme, au visage caché par un masque de clown (le nez rouge et le sourire jusqu'aux oreilles qui va avec) était tout prêt...-

Toujours dans cet écran, une horloge faisait tic-tac dans un silence absolue, avec aussi, peut-être, quelques gémissements des enfants en pleurs.

Soudain, les deux agents entendirent derrière eux une voix... "nouvelle" : "Vous savez quel âge ils ont ?"
C'était Terrerov. Il poursuit :

Terrerov : Il s'agit d'une école primaire. Trente petits numanciens et vingt-huit petits thorvaliens. J'oubliais bien-sûr, la maîtresse thorvalienne de vingt-deux ans, et la numancienne de vingt-et-un ans. Deux belles stagiaires. C'était assez drôle de les voir mourir je dois le reconnaître. Une c'était même arrachée son soutient-gorge alors qu'elle s'étranglait.

Ridder : Fils de p--ute ! Je vais te tuer ! -d'une rage sans nom, Ridder fonçait en direction du prisonnier lorsque Crismon l'en empêcha.-

Crismon : Tu crois m'avoir déstabiliser avec ta mise en scène à la con sale slave de merde ?

Terrerov : T'inquiète pas mon ami, cela ne fait que commencer. Le minuteur est en marche depuis que vous êtes arrivé.
Cette vidéo, du pur direct évidemment, va vous prouvez qu'ici, vous n'êtes plus les maîtres. Vous ne contrôlez plus rien. Il suffit d'attendre douze secondes.
Et disons... au bout de quelques minutes, vous me relâcherez sans plus jamais lever la main sur moi.


Crismon : Tu rigoles ? Si tu crois un instant que...

-un bruit d'épouvante retentit... c'était un jeune thorvalien de sept ans, qui, une fois la bouche libérée, poussa un crie de panique lorsque le clown l'emmena en face de la caméra... on vît donc en direct, et en gros plan, le petit enfant se faire déchiqueter les yeux par le preneur d'otage, à l'aide d'une petite cuillère.
Crismon et Ridder regardaient la scène, terrifiés et impuissants. Le clown arrêta la torture du pauvre enfant au bout de 20 secondes, et finit par l'étouffer de ses propres mains.


Terrerov : Un enfant mourra toutes les trente secondes à chaque fois d'une façon différente. Vous me tuer ? Ils poursuivront jusqu'au dernier d'entre eux.

Le clown prit un autre enfant : une fillette numancienne de neuf ans. Il s'équipa d'une vieille scie rouillée et commençait à cisailler son petit cou.
L'opération fut si horrible que les deux agents furent pétrifiés sur place. Puis, une fois légèrement tombée à la renverse du à la partie déjà arrachée, la tête de la jeune fille regardait fixement la camera. Ses yeux étincelants transperçaient violemment les yeux épouvantés des deux agents secrets. Ils étaient tétanisés. Malgré la -vaine- résistance de Crismon (il espérait garder sa dignité), des larmes tombèrent lentement de leurs yeux, aux deux agents de la Sainte Alliance, agressés par la violence du regard de la fillette à l'agonie.


Terrerov : Maintenant, camarades, le rapport de force à changer.

Ridder : -il était en pleur- Oh toi... tu vas la fermer ta sale gueule ? Tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu t'en prends aux innocents, aux enfants ! la pire des choses qu'on puisse faire ! S'attaquer aux enfants, c'est s'attaquer directement à Dieu ! Salopard ! Crève en Enfer !

Terrerov : Tu sais mon ami... je ne suis qu'un prisonnier. Je suis comme ces enfants. Ici c'est moi l'otage. Je ne peux rien faire tant que je reste attaché.

Crismon : -d'une voix très calme et reposée- Bon, tu as gagné. Comment on arrête ce massacre ?

Terrerov : Je veux seulement qu'on me détache. C'est tout ce que je demande.

Crismon : Ridder, détache-le.

Ridder : Quoi ? mais sa va pas ?

-le clown alla cherché un troisième enfant... en marchant sur le cadavre de la fillette...-

Crismon : -très énervé- DÉTACHE LE IMMÉDIATEMENT !

Ridder : Pourquoi faut-il que j'éxecute TES ordres hein ? Pourquoi ? Je suis ton inférieur ? Pas que je sache en tout cas !

Crismon : Ridder... !

Ridder : Oh nan Crismon ! C'est toi qui va m'écouter maintenant !

-A nouveau, tous entendirent un épouvantable cri. C'était une fille thorvalienne de 10 ans que le clown, toujours aussi froid et déterminé, installa sur une petite machine qu'il avait installé dans la salle. Les deux agents comprirent vite : elle allait subir un écartèlement.-

Crismon : Écoute Ridder ! Nous n'avons plus le choix ! Il n'y a que Terrerov qui puisse arrêter ce massacre ! Alors tu va sans plus attendre, par pitiez, libérer le turriï.

Ridder : -en pleur, se sentant trahit- Crismon, mais c'est lui le responsable ! C'est lui !

Crismon : Tu préfères que se soit des quantariens qui meurent ou des enfants thorvaliens et numanciens ? C'est quoi que tu préfères ? l'UA ou la Sainte Alliance ?

-Ridder alla finalement libérer le terroriste -en tremblant-.

Terrerov : Bien. Maintenant que vous avez compris, je vais pouvoir passer au plan B.

Crismon : -ses yeux s'illuminèrent, colère et désespoir l'envahissaient- LA PETITE FILLE, TERREROV !

Terrerov : -grand sourire- Ah ! Oui ! C'est vrai ! j'allais oublier ! Tu as bien fait de me le rappeler, parce qu'elle allait y passer !

Terrerov prit son téléphone, et le clown cessa immédiatement son action. Les deux agents étaient toujours choqués. Ils étaient encore à moitié pétrifiés.

Terrerov : Si vous me menacez à nouveau, je crains fort que se soit la fin pour nous tous. La bombe explosera, on sera tous mort, et bien-sûr, les enfants thorvalo-numanciens de cette petite école numancienne n'entendrons plus jamais leurs mamans leur raconter une histoire. Sa serait dommage n'est-ce pas ?

Ridder : Ces enfants n'ont RIEN à voir avec cette Histoire ! Libère les !
-il reprend son souffle...-
Comment oses-tu faire de telles horreurs, dis le moi !?! DIS LE MOI !

Terrerov : Vous savez, lorsque je n'étais qu'un gosse, je vis de mes propres yeux l'agonie puis la mort d'un petit chaton.
Alors qu'il buvait délicatement le lait qu'on lui avait versé dans son gobelet, mon père le visait déjà avec sa carabine depuis plusieurs minutes du haut de la fenêtre. Lorsque soudain, j'entendis un très léger bruit, à la fois sec, court, fort et distinct.
La première seconde, nous vîmes le gobelet et son contenu voler. La deuxième seconde, le chat volait à son tour. C'était la fête. Le gobelet retombé, le chat dansait, un coup à droite, un coup à gauche, en bas, en haut, je ne savais pas que les chats pouvais devenir bipèdes ! Je ne savais pas que les chats pouvaient danser et faire la fête !
Il sautait sur place comme une enfant joyeux. Il poussait de petits gémissements de temps en temps, mais le chat poursuivait sa danse. Il fallu attendre quarante longues secondes avant de voir l'animal ralentir ses mouvements. Puis, une fois la minute passée, le chat s'écrasa contre terre et s'immobilisa dans une position particulière, tel un malheureux atteint du tétanos victime de violents spasmes musculaires. Et enfin.... après quelques convulsions, quelques spasmes... plus rien.
La mort d'un chat est particulièrement drôle. En fait, j'avais rit tout le long de la scène. Et tous mes frères et sœurs furent choqués par mon comportement. Je ne riais jamais aux blagues. Et voilà que pour la première fois, j'avais un fou rire.

Pour ces deux jeunes stagiaires, Anne et Maria je crois ? c'était la même chose. Lorsque mon co-équipier leur administra la substance verte elles firent un "show"... particulièrement comique !
-sourire jusqu'aux oreilles-

Ridder : Con.nard ! fils de p.ute ! je vais t'égorger, je vais te détruire espèce de... espèce d'ENFOIRE !

-Crismon garda son calme et réfléchissait déjà à une solution...-

Terrerov : -il commence à faire ses bagages- Et oui... Pourtant, j'étais un garçon très sérieux. Lorsque, dans ma famille, nous apprîmes la mort de ma mère, je me mis à rire fortement. J'étais mort de rire, je ne pouvais plus m'arrêter. Ils ne me le pardonnèrent jamais. Et je fus bannit à tout jamais. Je fus abandonné par tous.
Mais... je me dis... POURQUOI VOULOIR CACHER QUI JE SUIS ?

-en riant- Et oui les amis... la vie c'est pas si simple !

Crismon : Comment puis-je te faire confiance ? Il va recommencer son massacre.

Terrerov : Oui tiens c'est vrai... pourquoi me faire confiance ? Oui parce qu'il n'y a aucune raison ? Pourquoi m'avez vous libérez ?

Parce que vous êtes faibles. Vous n'êtes que des humains puants la merde.

-sur ces mots, Terrerov s'enfuit à toute vitesse.-

Cirsmon : Ridder, occupe toi de la bombe, je vais me charger de Terrerov !

Ridder était toujours entrain de regarder l'écran, il regardait le clown qui attendait impatiemment qu'on lui donne l'ordre de continuer ce qu'il avait commencé. Il chuchota des phrases incompréhensibles, probablement des injures...

Il se ressaisit et exécuta finalement l'ordre de Crismon.

Le compteur de la bombe était à :

[quote]11 minutes 06 secondes[/quote]

Ridder reçu de nouveau un coup de tonnerre et appela Crismon, qui était entrain de poursuivre Terrerov.

Crismon : -essoufflé- Oui ?

Ridder : La bombe Crismon ! Elle n'est qu'à dix minutes ! il faut que tu reviennes, je ne pourrais jamais la désamorcer à temps tout seul !

Crismon : Et bien nous mourrons tous ici et maintenant dans cette put1 de ville ! Moi je n'ai plus qu'un seul objectif : défoncer la face de cet enfoiré.

-Plus qu'enragé, il raccroche-

Ridder : Mais comment je vais faire ? Mais comment je vais faire ?

Alors que Crismon ne pensait plus qu'aux yeux de la petite fille assassinée, et que toute sa haine et sa colère se concentrait sur Terrerov en fuite, Ridder lui, ne pouvait s'empêcher de penser au clown, une haine sans borne l'envahit.
__________________________________________________

Mais d'abord, revenons à nos deux sprinteurs...

Alors que Terrerov courait en direction de l'Aéroport, seul endroit où il pouvait espérer survivre à l'explosion atomique qui semblait inévitable en vue de l'incompétence de Ridder, tomba nez à nez avec la police quantarienne.

Officier de police : Eh vous ! vos papiers !

Terrerov fit demi-tour. La police avait deviné qu'il s'agissait d'un hors la loi. Il le poursuivait.

Terrerov comprit qu'il ne pouvait leur échapper. Il s'écrasa contre le sol.

La police le ramassa, il était inconscient.

Un policier : eh, regardez ! c'est Terrerov ! C'EST TERREROV ! LE TERRORISTE !

Officier de police : Emmène le.

-une fois menotté, le policier -au grade inférieur- "emmena" le redoutable terroriste.

Une fois un peu plus loin...


Un des policiers quantariens qui emporte Terrerov : et bien... alors c'est lui la Terreur ? c'ets lui le redoutable terroriste international ? cette bouse là ?

L'officier de police était resté à l'entrée de l'Aéroport, et Crismon arrivait en courant en face de lui....

Crismon : Services spéciaux ! laissez passer !

Officier de Police : Vous recherchez Terrerov ? Nous l'avons arrêté !
-Crismon, surprit, s'arrêta subitement-

Crismon : QUOI ? Vous l'avez arrêtez ?

Officier de Police : -fier de lui- Oui, vous pouvez vous reposez maintenant !

Crismon : MALHEUREUX ! Il ne fera qu'une bouchée de vos hommes !

Officier de Police : -sous le choc- Quoi ? nan mais vous rigolez ? Pour qui vous prenez vous ?

Crismon saisit l'officier et le menaça avec son pistolet.

Crismon : Pas le temps pour ces conneries. Où vous l'avez emmené ?

Officier de Police : -apeuré- Là bas ! Mes hommes l'ont emmené par là bas !

Crismon jeta l'officier de police à terre et couru à toute vitesse. Il sortait de l'Aéroport et rejoignait une voiture de police. Une fois arrivé sur les lieux...

Il vit plusieurs quantariens égorgés sur la route. Un policier était à l'intérieur d'une poubelle publique, un autre gisait sur le sol, avec ses boyaux à proximité...

Crismon : Mais où est-il...

Soudain Terrerov se jetta sur Crismon avec son petit couteau de cuisine préféré, et les mains liés avait déjà réussit à mettre hors capacité de résister le pauvre Crismon...

Terrerov : N'ai pas peur mon frère, n'ai pas peur... Je ne te ferais aucun mal.
Tu vois la tour là-bas ? C'est là où se trouve ton pote Ridder. Je ne suis pas con tu sais. J'ai piégé la bombe. Il ne peut pas la désamorcer.
Oui, ton objectif sera exhausser : je vais mourir très bientôt !
Mais au moins, ma mission sera pleinement réalisée. Non seulement la capitale quatarienne va être littéralement pulvérisée en quelques secondes, mais les gentils enfants thorvaliens et numanciens de l'École Primaire "Miguel de Cervantes", dans une petite bourgade près de Filipina, vont tous périr d'une façon différente, avant même que la police locale, impuissante, ne réagisse.
En fait, c'est toi qui a perdu la partie mon pote.


Crismon : La mort n'est qu'un chemin. L'étoile qui te guidera sur le tiens te mènera en Enfer.

Terrerov : Mais je suis tout à fait innocent mon pote ! Je n'ai fait que me défendre ! Du début à la fin ! C'est toi qui me pourchassait ! C'est toi qui est responsable de la mort de ces enfants !
Moi, je ne suis qu'un chien enragé, manipulé par Kherovitch, que je méprise autant que ta sale face.
Je vais être franc avec toi... Je... hais...cette... planète... ce... zoo, cette prison, cette... réalité peu importe comment vous la nommez je ne peux plus la supporter ! Elle sent la merde ! Si les odeurs existent alors je suis envahi, CERNE, par cette puanteur ! Je sens... d'ici... votre pestilence, et toutes les 2 minutes j'ai peur d'être infecté tellement vous me RÉPUGNEZ !
L'être humain... cette immonde créature qui se prend pour... le centre de l'Univers !
Je maudis les dieux de nous avoir créé, je maudis nos mères de nous avoir chier ! Je maudis...
Tu sais mon pote, euh... je suis comme vous, un petit con d'être humain puant. Mais au moins, j'ai l'intelligence de le savoir.
Vous servez une Cause qui certes peu être admirable mais lorsqu'on prend un peu de recul on constate que... tout ceci n'est que d'un ridicule des plus bas dans l'échelle de la dignité. Les USP... la Rostovie... le Lochlann... le Numancia... le Sionving... le Pays des Ulifs... Mais quelle puanteur ! Quelle merde ! J'exècre cette Planète et je persisterais à réaliser "mes actes terroristes" tant que cette espèce hideuse ne sera pas anéantie.
Si je meurs avant ? Tu sais, la mort de ton pays se fera lentement et progressivement. Ce n'est pas moi, ni Youri et encore moins ce vieux crouton de Kirov, qui va le détruire, c'est, à terme, ta propre civilisation qui se suicidera. L'Humanité entière finira un jours par s'auto-détruire et je n'attends que cela.
-Terrerov avec son habituel sourire diabolique...

Le terroriste regarde sa montre, tout en menaçant de mort Crismon... l'agent numancien prit en otage se mit à penser fortement à son co-équipier Ridder, et commence, dans sa tête, à prier pour lui...

Terrerov : Tiens, c'est déjà l'heure ? Nous allons mourir ensemble, MON FRÈRE !
Attention... 5... 4... 3... 2...


...
...
...

Terrerov : Mais qu'est ce que ?

____________________________________

Retour chez Ridder et la bombe...

Pourtant piégée, la bombe fut donc désamorcée.
Après un "interminable" effort, après avoir suer et trembler comme une bête, Ridder désamorça finalement cette arme atomique. Le compteur s'arrêta en annonçant :
[quote]1 minute 34 secondes[/quote]

Ridder venait de sauver la capitale du Quantar. Il venait de sauver la vie à près d'un demi-million de quantariens.

Ridder : VICTOOOOOOOOIRE !!! VIVE LE THORVAL !!!!! Put1 de merde, je suis vraiment le meilleur !

Ridder, fortement rassuré, et même fou de joie pendant 12 secondes, reprit ses esprits.
Il se dirigea vers l'écran, voyant le clown et les enfants toujours dans la même position qu'avant... la fillette était cependant toujours menacée par cette machine placée par le preneur d'otage au nez rouge...


Ridder : -parle tout seul- Put1 Crismon... c'est à toi de faire le reste ! Choppe le et tue le qu'on en finisse !
___________________________________

Crismon : -remerciant Ridder de toute sa pensée- Tu as échoué. Ridder vient de désamorcer ta bombe.

Terrerov : NON... c'est impossible !

Crismon : Tu n'as plus qu'à me tuer maintenant, et dans ton désespoir, te contenter d'assassiner ces enfants innocents.

Terrerov : -d'apparence calme mais en réalité très énervé...- Je n'ai pas finis, j'ai mon petit Joker...

Je vais te laisser en vie mon ami. Mon frère ! Franchement, je suis sympa, tu as tuer mes deux potes turriïs [Dnieprev et Soudarine] et moi je te laisse en vie ? Je suis vraiment généreux, tu devrais me remercier.

Oui, je souhaite toutes mes félicitations à ton pote Ridder. Il était pas si con que sa finalement. Vous formez une bonne équipe j'avoue. C'est pour cela que je vais te laisser la vie sauve. Donc voilà : au revoir !


Terrerov attacha Crismon contre un poteau électrique et s'enfuit à toute vitesse. Lorsque que le téléphone de l'hispanique sonna... celui-ci avait réussit aisément à se détacher, mais lorsque ce fut le cas, le terroriste rostov était déjà perdu de vue.


Crismon au téléphone : Oui ?

Ridder : Le clown va recommencer... il va recommencer ! j'en suis sûr ! tu as choppé ce salopard ?

Crismon : Malheureusement non. Il s'est enfuit. Nous n'avons plus qu'à prier Dieu...

Ridder regardait l'écran avec peur et impuissance. Il s'était même lié d'amitié "fictive" avec la petite thorvalienne de 10 ans, la prochaine sur la liste de l'assassin, qui attendait le prochain coup de fil de Terrerov (en fuite) pour pouvoir continuer.
Ridder regardait la petite comme si il s'agissait de sa fille. Il avait peur. Très peur. Ses yeux se remirent à briller, de peur que Terrerov ne relance le compte à rebours de ce début de massacre dans une école numancienne.
Lorsque soudain... une petite sonnerie provoqua la pire des conséquences : le terroriste preneur d'otage reprit la thorvalienne et la plaçat sur la machine. Avant de démarrer l'engin de torture, il prit soin de remettre en marche l'horloge qui, toutes les trente secondes, annoncera la mort d'un enfant de l'École primaire.

Crismon était abattu. Il avait laissé partir le plus dangereux criminel et ne cessait de penser, comme son équipier et ami thorvalien Ridder, aux enfants de l'école.
Les deux agents étaient désespérés. Ils avaient sauvé une ville, mais ils allèrent assister à la mort d'un cinquantaine d'enfants numanciens. Un sentiment de culpabilité les envahirent tous les deux.

Lorsque le clown commença à écartelé les membres de la petite fille, Ridder regrettait d'avoir désamorcé la bombe. Il aurait préféré que celle-ci explose. Il était au niveau zéro. Il n'avait plus de force, il était abbatu, effondré. Il n'avait qu'une envie : la Fin du Monde. Il était prêt à remettre la bombe atomique en marche.

Lorsque... enfin... une porte s'ouvrit...

C'était les forces d'interventions spéciales numanciennes !

Le clown se retourna, il s'empara d'une gigakov et de quelques grenades mais il était trop tard : il reçu des tirs de fusil à pompe dans le corps et une balle entre les deux yeux. Sous le choc des armes des soldats numanciens, le preneur d'otage fut projeté en arrière et s'écrasa contre le mur, la tête complètement défoncé. Il était devenu méconnaissable même après le vol de son masque de clown.

La police libéra les enfants en pleurs.
Mise à part une légère blessure au bras droit, la fillette thorvalienne était saine et sauve.

Il faudra néanmoins compter quatre victimes : deux enfants et deux institutrices, deux thorvaliens et deux numanciens.


Ridder c'était relevé et reçu, de nouveau, un sentiment de joie. Puis en repensant aux quatre victimes, il dit à Dieu : "Reçois les dans ton Royaume en tant que martyrs, se sont des héros. Qu'ils soient et restent heureux à tout jamais auprès de toi."

Ridder appela Crismon et lui révéla la nouvelle. L'opération donc prend fin. Tous les objectifs furent réussis.
Le seul point noir : Terrerov est toujours en liberté... mais sa mission aura été un échec total, grâce à l'héroïsme des deux hommes de la Sainte Alliance.
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