Portail de la Religion

Répondre
Loomiz

Message par Loomiz »

[center]ایمان به زبان فارسی
La foi en Perse
[/center]


[center][img]http://www.lemondedesreligions.fr/images/2016/02/12/5273_zarathustra01.jpg[/img][/center]






Ici vous trouverez une explication complète de la religion en Atransahr, et aurez une vision plus claire de son histoire et de son rôle dans le monde iranien. Cela se déroulera en trois parties:

I- Le Kerdanisme, religion d'état d'Atransahr
Une description complète des principes de cette foi Mazdéenne sur laquelle Atransahr s'est fondé, ainsi que de son rôle culturel, politique et institutionnel.

II- Histoire religieuse
La tumultueuse histoire des religions en Perse, pour une compréhension globale du rôle des foi natives est de celles venues d'ailleurs dans le développement culturel de ce peuple.

III- La religion dans la politique intérieure et extérieure d'Atransahr
Pour avoir une meilleure idée de la manière dont la religiosité influe sur les actions et les intentions du Sublime Royaume.
Loomiz

Message par Loomiz »

I- Le Kerdanisme, religion d'état d'Atransahr


[justify]Présenter le Kerdanisme requiert un lourd travail d'introduction. En effet on ne peut pas prétendre saisir sa nature et ses principes si l'on n'a aucune connaissance préalable du groupe religieux dont il fait partie, c'est à dire les religions Mazdéennes. Ainsi nous présenterons d'abord cet ensemble théologique, et les autres différents courants qui le composent, avant d'aborder le Kerdanisme en temps que tel. [/justify]

Le Mazdéisme

[justify]A l'origine le Mazdéisme est une foi polythéiste qui partage d'énormes similitudes avec la foi Védique antique des peuples du nord de Janubie, ce qui est un témoin des racines Aryennes communes aux peuples perses, afghan et nord-indiens. Le bon sens nous amène à penser qu'elles découlent toutes deux d'un même ensemble ayant un commun un principe de lutte entre la lumière et les ténèbres, entre la bonne et mauvaise conduite. Son nom découle de sa divinité tutélaire, Ahura Mazda (plus tard contracté en Ormuzd), le seigneur sage. Celui-ci représente le ciel, la lumière qui ordonne le monde, la lutte contre les ténèbres, l'omniscience et la pureté. Il préside les ahura, les dieux bénéfiques, qui sont à l'époque une multitude. Les principaux, qui survivront d'une manière ou d'une autre par la suite sont: [/justify]

- Mithra, "contrat", garant de l'amitié et des accords entre les hommes, de l'honnêteté.
- Vohu Manō : « bonne âme », incarnant le principe du « bon »
- Asha Vahishta : "Meilleure Rectitude" , incarnation du droit , de la vérité et de la justice
- Xshathra Varya : « meilleure règle », dieu du pouvoir et gardien du royaume d'Ahura Mazdā, il est aussi le gardien des métaux
- Spenta Armaiti : « pensée sacrée » : l'immortelle incarnation de la Terre, symbole de la dévotion divinité maternelle
- Haurvatāt : « perfection » et Ameretāt : « immortalité », gardiens de la nourriture et des plantes, l'un porteur d'abondance et d'endurance et l'autre de vie et de force.
- Mah: divinité lunaire
- Tishtrya, le dieu des Pluies

Ils s'opposent aux daevas, dont la nature et le mensonge et les ténèbres, sous la tutelle d'Ahriman, le père de l'illusion et de l'erreur, du mensonge cosmique, l'esprit trompeur, l'esprit des Ténèbres, du Mal et de la mort. Figurent parmis eux:


Zurvanisme

[justify]Plus tard un concept c'est imposé dans le Mazdéisme: le fait que Ahura Mazda et Ahriman soit tous deux issus d'une entité primordiale, Zurvan, personnifiant le temps et l'éternité (à comparer à chronos dans le panthéon hellénique), incarnant aussi l'espace pour quelques érudits. Cela eut pour effet de rendre ces deux entités frères jumeaux, est de mettre l'accent sur leur dualisme. Cette dernière notion, déjà présente auparavant, caractérise par la suite l'entièreté des confessions issues du Mazdéisme.[/justify]


Zoroastrisme:

[img]https://mythologica.fr/perse/pic/ahura.jpg[/img]

[justify]Au cours de la haute antiquité une réforme majeure eu lieu, sous l'impulsion d'un prophète: Zoroastre (ou Zarathoustra), bien qu'il ne se soit jamais, comme le Bouddha, considéré comme tel. Celui-ci eut une révélation à 30 ans qui le poussa à propager sa doctrine.

Le zoroastrisme prit la forme d'une religion porteuse d'une vision du monde plus fondamentale, le dualisme entre Ahura Mazda et Ahriman devenant celui entre deux forces opposées régissant le monde: Asha, en quelque sorte la vérité, et Druj, le mensonge, s'affrontent jusqu'à la fin des temps. Mais la transformation la plus grande est le passage d'un panthéon à la forme la plus ancienne d'un monothéisme, même si l'on pourrait le considérer comme un dualisme (mais l'existence de satan rends elle les religions abrahamique non monotheiste?). Certains ahura, aux nombres de six, subsistent sous la forme d'Amesha Spenta, "immortels bénéfiques", qui ne sont plus que des aspects philosophique devenus indissociables les uns des autres ansi que d'Ahura Mazda. Il s'agit de Vohu Manō, Asha Vahishta, Xshathra Varya, Spenta Armaiti, Haurvatāt et Ameretāt.

Le dévas sont toujours présents, sous la coupe d'Ahriman, chacun personnifiant un mal particulier, étant souvent un concept/entité opposé à un Amesha Spenta.

Le texte qui codifie cette doctrine est l'Avesta, divisé entre les Gathas et les Yasht.

D'autres éléments ont été apportés par Zoroastre. Entre autres figurent l'introduction de la maison des chants, un "paradis" où les justes demeurent en attendant la fin des temps, et d'un "enfer", la maison de druj, les âmes étant départagées à leur mort lors de la traversée du pont de Chinvat. Elles sont jugées sur leur Fravahr, assimilable au Karma hindouiste, qui repose sur trois principes: Humata, Hukhta, Huvarshta (« bonne pensée, bonne parole, bonne action »). Apparait aussi la figure du Saoshyant, figure messianique qui viendra sauver l'humanité à la fin des temps. Les éléments air, terre, feu et eau sont considérés comme étant de nature divine et donc digne d'être protégé et infiniment respectés.Cependant le feu à une place capitale dans les rites zoroastriens puisqu'il est le seul qui doit ^être entretenu pour subsister. Ainsi les feux sacrés ne doivent jamais s'éteindre. Cependant depuis la révolution industrielle les autres éléments ont été atteints par les activités humaines, mettant à mal leur pureté.

Des principes ont été imposés et sont devenus structurants dans la société iranienne. Ils sont :
- L'égalité des hommes et des femmes réalisée dans l'histoire de la Perse antique par l'avènement au pouvoir de femmes. L'accès à la prêtrise ne leur est pas interdit.
- Le rejet complet L'esclavage et la soumission de l'être humain, à une époque où il était omniprésent partout ailleurs. Aussi Aucune oppression ne peut être admise à l'égard des hommes, et si nécessaire, il faut se soulever pour l'éliminer.
- le rejet de toute idée de paresse, de vivre au crochet d'autrui, de voler le bien d'autrui. Chacun doit vivre de ses efforts et pouvoir bénéficier de sa propre récolte.
- le rejet de l'idolâtrie, l'adoration de la pierre ou tout autre lieu construit La maison de Dieu n'est pas celle construite par l'homme, mais le cœur et l'esprit de ce dernier, ce qui rappelle l'idée chrétienne du corps comme temple de l'esprit. C'est pour cela que la symbolique zoroastrienne peut sembler pauvre par rapport à d'autres religions. Néanmoins ce principe a évolué par la suite puisque des autels et des grands temples se sont dressés au cours des siècles pendant lequel cette foi a forgé la culture persane.
- Aucun mal ne doit être commis à l'égard des animaux et leur sacrifice doit être considéré comme un crime des hommes à leur égard : cela eut un impact lors de son introduction en particulier avec les adeptes de Mithra, dont la place a été reconsidérée. Cependant par la suite on a pu observer une application moins radicale de ce principe. La consommation de viande n'a jamais été prohibée.

Xshathra Varya, la bonne gouvernance, découle d'Ahura Mazda. Ce n'est donc pas un hasard si le zoroastrisme a pu être utilisée à des fins de légitimation politique par les souverains persans.

Une prêtrise hiérarchisée a été établie. Les mogh, termes qui à été dérivé en magi dans la langue helléniques, puis en mages dans les langues occidentales modernes, sont les prêtres de rang inférieurs. Au dessus d'eux se trouvent les mobadh, et à leur tête se trouve le mobadhan mobadh, équivalent sémantique du Shahanshah.

L'interprétation de l'avesta n'a pas été fixe dans le temps, et l'applications des préceptes ainsi que les details théologiques ont connus des évolutions, se matérialisant parfois en différents courants.
[/justify]




Manicheisme

Mazdakisme

Mithraisme
Loomiz

Message par Loomiz »

Le Kerdanisme en lui même




[justify] Le Kerdanisme est resté pendant des millénaires rien de plus qu'une secte ésotérique, déviant de la doxa Zoroastrienne mais passant inaperçue car tout simplement trop petite pour être prise pour une menace. La question de sa parenté avec elle, à savoir si elle s'est développés parallèlement où qu'elle découle ar rupture du zoroastrisme, n'a pas encore de réponse définitive.

Cette doctrine, comme beaucoup d'autres, a un prophète. Celui-ci, Kerdan, est un héros ayant vécu dans des temps mythiques, potentiellement contemporains de Zoroastre bien que cela reste soumis à débats. Il est au départ un guerrier qui, issu des classes nobles, possède un talent au combat et à la guerre inégalés et une intelligence vive. Cependant il utilise ces habiletés en agissant selon ses instinct, en provoquant le conflit partout où il passe, s'appropriant par la force ce qu'il désire, que ce soit des objets précieux ou des femmes. Quand la force ne suffit pas, il utilise la ruse et le mensonge, semant la discorde, trahissant ses amis et ceux qui lui auraient été fidèle. Cela lui amène à s'aventurer sur le chemin de ce qui a longtemps été appelé la sorcellerie, c'est à dire la recherche du savoir pour être utilisé a de sombres fins. Il est si craint que le peuple, dont ses proches, en appelle au divins pour trouver une solution et se débarrasser de lui. Ceux-ci, et particulièrement Asha Vahishta, répondent, et leur suggère de banir Kerdan. Ainsi fut-il fait, et ne pouvant lutter contre la volonté de tous fut contraint de partir. A Partir de ce moment il entama un long voyage semé d'embûches, qui toutes eurent raison de ses capacités. Ces épreuves eurent raison de toute son assurance, jusqu'à ce qu'il n'ai plus de raison de vivre. Il se retira alors dans une caverne pour mourir . Mais c'est là qu'il eut une révélation, une illumination divine, qui le transforma (ou acheva de le transformer). Orangzeb, ahura et amesha Spenta de la sagesse et de la connaissance, vint lui révéler les préceptes qui condifieront la foi Kerdanienne.
Cependant ce qui s'y passa exactement n'est pas clair, tout ce que l'on sait est qu'il ressorti avec une forme physique et un intellect surnaturellement renouvelés, ce fut l'ashraq, "l'illumination". Kerdan rencontra sur son chemin une communauté isolée qui, àcause de la secheresse, n'avais pas accès à l'eau. Il imagina alors un un moyen de créer une canalisation permettant de l'acheminer jusqu'à leur village. La tâche serait ardue et incertaine, mais comme ils n'avaient pas d'autres solutions, sûrement aussi motivés par l'allure surnaturelle de kerdan, ils se mirent à l'oeuvre. Le travail porta ses fruits et ils furent épargnés de la soif et de la mort. Il continua son chemin et arriva dans une contrée qui ne connaissait que le conflit, qui divisait jusque dans les familles. Quand il demanda la raison de cela on lui répondit que les seigneurs locaux étaient des tyrans ou des incapables, en particulier dans la manière de juger les querelles, et que c'est pour cela que les vendettas étaient devenues omniprésentes. L'illuminé entreprit alors de provoquer ces dirigeants un à un dans des combats ordaliques, pour démontrer que les dieux étaient juges. Il les vainquit tous et, une fois maître de toute la région, fort de sa légitimité divine, resolva les conflits en établissant des lois fixes et justes s'appliquant à tous, et nomma des juges afin de les mettre en oeuvre. Ceci fait, il laissa le pouvoir et s'en alla. Il résolut des problèmes, apaisa de conflits et abattit moulte créatures, mais nous ne le raconterons pas ici. A la fin de son périple il revint dans sa contrée d'origine. Il y fut reçu avec suspicion, pour ne pas dire plus. On était d'autant moins disposé à l'accueillir que la menace d'une attaque de nomades en provenance de touran se faisait sentir. Kerdan, fort de son aura et de sa réputation qui le précédait, rallia alors nombre des soldats et des chefs militaires d'influence. Avec eux il élabora de nouvelles tactiques, et il conçut de nouvelles armes avec des forgerons pour les appliquer. Quand vint la bataille décisive, il commandait un détachement armés et entraîné par lui. Ainsi, alors que le reste de la ligne flanchait et s'apprêtait à se retirer, cette unité fit une percée qui déstabilise l'assaut adverse, et par une réaction en chaîne permit de remporter la bataille.
Ayant racheté son honneur il fut à nouveau accepté parmi les siens, et devint un important conseiller à la cour du souverain, qui petit-à-petit devint son ami. Il fut à l'origine de nombreuse réformes. Certaines personnes, qui avaient vu en lui sa nature divine, étaient entrés à son service et devinrent ses premiers fidèles. Ils prirent notes de ses récits et de ses paroles de sagesse, qui furent consignées dans les "articles" . Kerdan lui même rédigea un texte, le baanah "manifeste", où il énonça ses maximes. L'ensemble forme le Darman, le traité, qui est le livre saint du Kerdanisme. A la fin de sa vie il connut une ascension jusqu'à la maison de chants, aux côtés d'Ormazd, devenu lui même Dansh Draaft, la "Connaissance obtenue", un nouvel Amesha Spenta.



Le Kerdanisme entre en rupture dans ces principaux dogmes avec le zoroastrisme. Ainsi, Asha n'est plus seulement une force bénéfique mais aussi la lumière qui révèle la connaissance du monde. Aussi, druj n'est plus seulement le chaos et le mensonge, il porte en lui une force capable d'induire en erreur dans ses découvertes, mais surtout dans l'utilisation de celle-ci. Le savoir et la connaissance sont ainsi mise aux centre du culte, et liées avec les notions, d'honnêteté, de vérité et de pureté.
Mais l'élément théologique qui le sépare le plus du zoroastrisme est l'affaiblissement du monotheiste, les Amesha Spenta est les Devas n'étant plus seulement des aspect Ormazd et D'Ahriman mais des esprits indépendants, sans être pour autant autonomes. Surtout, les hommes ont la possibilité d'accéder à l'immortalité et la divinité, comme Kerdan. Le "panthéon" est d'ailleurs refondé, avec des immortels à l'origine humains ayant connu une assention et d'autres étant simplement des divinités existante non reconnues par les autres doctrines. Certaines régions ou communautés ont donc tendance, à présent, à se dédier plus au culte d'un certain ahura.
Le concept de fin des temps a été modifié. Si les Kerdaniens croient toujours en une finalité au monde, celle-ci ne se trouve plus dans une apocalypse. Il s'agit en fait de l'accomplissement final du monde de lumière, de sagesse, de connaissance, de bien, d'immortalité et de pureté une fois totalement débarrassé du mensonge, de l'ignorance, de la perversité, dela mort et des ténèbres. Le paradis éternel se trouve donc sur terre, et la maison des chants n'est qu'un lieu d'attente en vue de ce moment où même les morts reviendrons pour habiter dans cet idéal, l'"idéale éternelle sagesse" , qu'ils ont d'ailleurs tous à leur manière contribué à construire pendant le temps qu'ils ont vécu. Celui-ci doit être atteint par la découverte du monde naturel, physique et intellectuel, et par l'application des leçons tirées de ces découvertes. Le Saoshyant n'est donc plus une figure messianique unique de la fin des temps mais plutôt un titre que reçoivent les figures qui ont particulièrement fait avancer sur cette voie. Kerdan porte évidemment ce titre, ainsi que d'autres "saints" l'ayant suivis, ceux n'étant pas Saoshyant portant le tire de "béni". Certaines figures ont été reconnues comme tel, comme Zoroastre.
Puisque chaque homme est une étape sur le chemin de l'idéal, la tradition et l'hérédité ont une place importante. Chaque homme pose sa pierre sur le grand monument des accomplissements humains, ainsi ceux qui les suivent ne doivent pas détruire ce qui a été fait avant eux, même pour construire quelque chose de nouveaux. Il peuvent remettre en question les acquis du passé, car l'erreur peut se cacher même dans la connaissance la plus sûre, mais jamais ils ne devrons s'inscrire dans une rupture totale. Cela se matérialise au niveau familial avec une notion de transmission qui prends une place très importante, ainsi descendre d'un "béni" ou carrément d'un Saoshyant est un immense honneur qui s'accompagne d'un grand prestige, mais aussi un responsabilité d'être digne de cet héritage.


Cependant d'autres choses demeurent, comme l'importance des éléments. Le feu reste prééminent car il est en plus un don d'Orangzeb, la découverte originelle et la source de tout savoir. Comme la connaissance il doit être préservé, mais il doit aussi être surveillé car il a le pouvoir de consumer tout ce qui est précieux.
Le pouvoir est toujours d'origine divine, et les gouvernants ont toujours besoin de la religion pour être légitime. Cependant cela a une signification encore plus profonde puisque comme le savoir le pouvoir a amène la possibilité d'améliorer le monde, mais il peut être aussi utilisé pour oppresser et détruire. En conséquence il doit être surveillé, c'est pour cela que des contre-pouvoirs sont encouragés.


La prêtrise joue un grand rôle dans la société, dans la politique mais aussi dans la recherche et l'éducation. Quand le Kerdanisme s'est imposé une grande parties des mages Zoroastriens se sont convertis, gardant sont gardés leur nom, beaucoup de structures ont d'ailleurs subsisté. C'est pour cela que la hiérarchie et les titres sont similaires. Les mages sont présents dans tous les organismes de recherches dans les plus hautes fonctions, et ceux qui ne le sont pas sont des individu approuvés par le clergé. Les écoles sont toutes religieuses, et les enseignants sont dans leur majorité des mages, bien que les établissement soient financés par l'état en majorité. Ce qui ne font pas partie de la prêtrise mais ont des postes dans ces organisations souhaitent souvent devenir mage, puisque il n'y a pas de restriction de genre et de contraintes pour la vie amoureuse dans l'accès à ce statut, le mariage restant autorisé.
L'organisation de la prêtrise est cependant peu centralisée, chaque grand mobadh ayant la responsabilité de son "diocèse". Toutefois une organisation, les sages d'orangzeb, a gagné un statut spécial de droit de regard et de préséance sur tout le clergé, c'est pour cela que son grand mobadh est dans les faits mobadan mobadh "mobadh des mobadh". Il préside en effet le grand concile qui fixe l'orientation que prennent les différents organisme sous le contrôle de la prêtrise ainsi que la doctrine théologique. Il a un droit de veto sur les décisions de l'exécutif et du législatif sur ce qui touche à la culture, la recherche et l'éducation, et si il ne l'utilise que peu c'est en général parce que les différents acteurs politique, le Shahanshah en tête, cherche à ne pas le déclencher. Toutefois La conscience de la nécessité de garder d'une part sa crédibilité auprès de ses confrères, d'autre part un lien avec la population, joue un rôle dans ses décisions. En choisissant d'être trop conservateur il risque de perdre les deux, car n'oublions pas que le Kerdanisme est une foi qui cherche le progrès même si la tradition a une grande place dans ses valeurs. Les sages d'Orangzeb sont à la base une organisation monastique dédiée à l'interprétation des traités. Ils sont établis sur l'île de de Kohdt dans la ville de Rasaphahan, qu'il contrôlent depuis des siècles. Ils sont considérés comme les plus éminents sages du Kerdanisme.
La prêtrise attire des personnalités curieuses et intelligentes, ce qui n'a pas que des avantages car si beaucoup sont consacrés à leur recherches, certains étant même des ermites qui ne sortent de réclusion que pour publier leurs trouvailles, ceux souhaitant se dédier au fidèles sont plutôt rares. Ainsi même si une grande part de la population en fait partie au vu de ses domaines de compétence, elle manque d'effectif pour pourvoir aux besoins spirituelles des campagnes les plus reculées.
La recherche du savoir Kerdanienne s'étends aussi aux sciences humaines, qui sont occupées par la prêtrise autant que les sciences naturelles. Les écrivains et les philosophes sont pour une grande part des mages, bien que la plupart soit des laics. En conséquence l'espace culturelle est grandement occupé par la doxa, et en laisse assez peu à la dissidence qui a toutefois son public. [/justify]
Répondre

Retourner vers « Atransahr »