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Scènes de vie
&
Portraits
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Vue aérienne des rues de Burdiga en 2037[/center]
Ici les scènes de la vie quotidienne permettant de mieux comprendre les vascons et les vasconnes sont rassemblés et prennent la forme d'émissions TV, de témoignages ou de scènes de vie sur un point de vue interne ou omniscient.
[DIVERS] Scènes de vie et portraits
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Youggort
Révolution
Partie 1 : Génèse
==> HRP: Pour comprendre le RP, voici [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=17033#p343391]la carte de Vasconie[/url], et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=354291#p354291]derniers articles de presses parus sur le sujet[/url].
Cette histoire aurait pu se dérouler dans n’importe quelle ville de Vasconie. Dans le Conflans, où les habitants meurent littéralement de faim et sont sans le sou, ou dans les villes commerciales de la façade maritime du nord du Pays. Mais cette réunion ultra secrète se tenait dans le sous-sol d’une maison de campagne, quelque part entre la capitale Burdiga et la ville de La Mire. Cette bourgade campagnarde qui était un village essentiellement calme et éloigné de toutes les mauvaises ondes de la civilisation était l’endroit parfait. Celui-ci avait été choisi par José Herbert pour échafauder son plan, l’œuvre de sa vie : La conquête du pouvoir. Le Secrétaire général du Front Communiste avait longtemps pensé que s’allier à l’étoile montante Théodore Lunnet, socialiste de la première heure et volontaire pour réformer la République serait sa seule chance pour accéder au pouvoir. Mais il faut dire que la crise du blé en Dytolie avait rabattu les cartes pour tout le monde : La Conflanie lui offrait un terreau fertile pour pouvoir s’emparer de l’objet de ses convoitises : Burdiga.
Pour arriver à ses fins, le Premier-Secrétaire avait acquis à sa cause déjà de nombreux dignitaires : Le plus important et la pièce centrale du dispositif était assurément le Maréchal Landry Gauthier qui tenait d’une main de fer l’armée de terre, et par extension la quasi-totalité de l’armée qui protégeait les Vascons. D’autres pièces vinrent ensuite compléter le puzzle : D’autres généraux, indispensables mais qualifiées de « petites mains de l’ombre », des leader de groupuscules communistes, des Fonctionnaires Territoriaux élus de tous bords venus de diverses régions… Ils étaient au total une petite dizaine. Oui mais voilà. L’invité surprise de ces petites discussions secrètes étaient assurément le Premier-Délégué de l’Assemblée Nationale (Equivalent du Président de l’Assemblée Nationale). Paul Rousset, car c’est son nom avait toujours été fidèle au parti du Président de la République et par extension au Gouvernement. Cependant, quand le vent tourne et que l’argent vient à montrer le bout de son nez, un politicien a le choix entre la vie et la richesse ou la mort et l’oubli. Bien souvent, le politicien, par pragmatisme ou par volonté de sauver sa tête choisit le pragmatisme. Il était donc de la partie. Il faut dire que le vent avait bien tourné. Les récents évènements qui s’étaient déroulés en Conflanie avait jeté le discrédit sur la capacité de l’Etat à répondre de manière immédiate à une crise qui pouvait l’ébranler comme un château de carte. Un célèbre vascon disait « Quand l’Etat n’inspire plus la peur, les révolutions naissent ». Il y avait un petit air révolutionnaire dans le QG de la rébellion communiste.
Tous les occupants de la pièce savaient parfaitement ce pourquoi ils étaient là. Celui qui faignait encore de l’ignorer était soit un sombre crétin soit un très mauvais joueur de poker. Dans cette pièce souterraine de seulement quelques dizaines de centimètres, une table en bois rustique supportait une carte de la Vasconie, des photos, des figurines en bois de différentes couleurs ainsi que des post-it très utiles dans ce genre de situation pour noter les principales caractéristiques des gens avec qui les protagonistes de cette œuvre auraient l’obligation de traiter. Au mur, un véritable champs d’informations était placé : Le plan point par point était détaillé. Une âme netflixienne aurait pu comparer cette scène à celle où le Professeur explique aux braqueurs son plan pour devenir richissimes dans la Casa de Papel. Cependant, il n’y avait aucun braquage de prévu car le but était moins dangereux mais plus risqué : Un coup d’état politique ainsi qu’une insurrection de la capitale et de Conflanie étaient prévus.
Le cerveau de l’opération venait d’entrer : Les conspirateurs s’étaient assis sur des chaises qui tenaient encore debout par on ne sait quel miracle et étaient prêts, après les salutations d’usage à écouter le Secrétaire du Parti Communiste parler.
« Merci à tous d’être là aujourd’hui. Avant de commencer, si cela devait mal se passer, votre simple présence à cette réunion fait de vous un traitre à la patrie. Et les traitres à la patrie, la Cour Suprême ou même un tribunal martial n’hésiteront pas à les condamner à mort. A vous condamner à mort. Vous avez fait un choix très courageux pour le peuple : Ne vous détrompez pas. Nous prendrons le pouvoir pour lui. Il est primordial qu’il soit au cœur de notre réflexion aujourd’hui. Vous verrez que c’est lui qui nous mettra à la tête de l’Etat et qui balaiera du revers près de 150 ans de république de marché. Si certains d’entre vous ne croient pas en nos chances, qu’il parte maintenant. »
Un silence s’était installé. Il était pesant, lourd. C’était de ces silences qui se voulaient être assassin pour celui qui oserait le rompre. Il était cependant nécessaire : Dans l’esprit des conspirateurs, il fallait faire la part du bien et du mal. Et ce qu’il fallait dire, c’est que pour eux, la part était déjà faite : Ils écoutaient le peuple et leurs revendications et essayaient de changer les choses. De manière violente, certes. De manière impromptue, certes. Mais la fin du Régime en place était inévitable de toute façon : L’économie de marché avait failli à sa mission de protection contre ses propres dérives, et aujourd’hui le blé, nécessaire à l’alimentation d’une grande majorité de Vascon était absent ou son prix en perpétuelle hausse. Bien que le Gandhari soit très éloigné de la Vasconie, ce qu’avait dit son premier-Ministre avait sonné comme une vérité : Quand le peuple n’a pas ce qu’il veut, il se révolte. Et quand cette révolte n’est pas encadrée, elle vire au carnage et à la déchéance de tout un état. Leur mission telle qu’elle était expliquée par le Secrétaire Général du Parti Communiste était donc simple : Attiser en leur faveur les velléités révolutionnaires du peuple en leur faveur pour contrôler la révolution et partir sur des bases plus saines et moins anarchiques qui sont celles post-révolutionnaires dans les autres états. Après une longue introduction, le plan leur était enfin détaillé.
« Bien, alors nous pouvons commencer » reprit alors le maître des cérémonies du jour. « Notre plan sera simple, net et sans bavures autres que celles que nous aurons définies. Il est primordial que personne ne s’écarte de la ligne de conduite que nous aurons planifiée ici. Alors, voilà. Nous savons que la situation en Conflanie est explosive. Ce sont les premiers groupuscules communistes qui vont ouvrir les hostilités. La colère du peuple est un fruit mur que l’on a plus qu’à saisir de nos pleines mains : Nous devons attiser leur colère, exacerber leurs opinions négatives à l’encontre du pouvoir en place pour le mené à l’insurrection. Nous devons également nous arrangé pour que ces révoltes interviennent dans la capitales. Pour ces premières, le Président de la République se contentera d’envoyer l’armée ou un médiateur pour tenter de calmer la situation… Pour la deuxième c’est plus compliqué : Imaginez le Président comme un sac d’or entouré de pirates. Vous aurez naturellement compris que les pirates sont les Burdigaliens. Quand les agitateurs que vous serez auront électrisé la foule et que ça commencera à sentir la poudre dans la capitale, Coumier devra se rendre à l’évidence que fuir la capitale est sa seule possibilité. C’est là, Monsieur Rousset que vous entrez en jeu. Vous avez la confiance du Président. Il vous sera aisé de l’influencer dans ce sens. La Présidence de la République dispose d’un château de province à 50 kilomètres de Castelagan en Argeonie. Vous le dirigerez vers cet endroit. J’ai de très étroites relations avec des indiques du Bureau Militaire de Sécurité Intérieure. Ils pourront m’obtenir des codes permettant de nous faire passer pour le chef de ce service et lui envoyer des messages codés le conseillant en ce sens. Quand il s’y rendra, monsieur le Maréchal, vous vous arrangerez pour que la Garde Républicaine soit dans le plus petit nombre possible. Vous prétexterez que la capitale doit être défendue ou que leur solde n’est pas assez suffisante pour faire subsister leur famille… Enfin, vous trouverez bien. Vous ne les accompagnerez pas de toute façon. Vous resterez à Burdiga. Mais revenons sur ce transfert. Le convoi sera attaqué par des hommes qui nous sont fidèles à mi-chemin. Nous récupérons le Président de la République, coupons toute communication entre lui, le gouvernement et la Capitale et nous le transportons en lieu sûr : A la frontière avec le Talamh Uaine dans le petit village de Lubec, dans la baie d’Armor. Nous ferons ensuite courir le bruit qu’Edouard Coumier se cache en Argeonie pour préparer une répression sanglante dans la capitale : Vous ferez croire que le Président a ordonné un rassemblement des chars à 5 kilomètres de Burdiga au sud. Le but va être de manipuler la peur des habitants de la capitale pour la diriger en notre faveur. »
Une pose pour revenir à la carte où l’orateur bougeait les pions sur la grande carte posée sur la carte. Cela avait l’air très simple. Peut-être trop simple. Mais, les projets les plus simples sont parfois les meilleurs. Il fallait agir vite, prendre à revers le pouvoir, profiter du mécontentement du peuple pour se placer au pouvoir. L’affaire serait entendue en moins de vingt-quatre heures et ensuite, le parti communiste créera le Premier état socialiste en Vasconie depuis sa fondation. Il faudrait réformer rapidement aussi, mais également ne pas croire que l’affaire serait terminée une fois arrivé au pouvoir : José Herbert le savait, il faudrait tout refonder. Alors tout avait déjà été préparé avec les têtes les plus brillantes du parti et dans le dos de l’allié PPV qu’ils avaient complètement laissé de côté. Venir au pouvoir et se maintenir. Mais pour l’instant, le plan n’en était pas encore à là.
« Les deux choses primordiales dans ces phases que je viens de vous décrire, c’est la surprise et le fait que notre ennemi, l’état, ne pourra pas communiquer avec le chef et entre eux. Nous les isolerons. Les brigades communistes que nous aurons préparées investiront les ministères, mais laisseront l’Assemblée Nationale et le Conseil Constitutionnel. Le peuple sera armé et dans la rue. Il mettra la pression au Premier-Ministre pour qu’il agisse dans la précipitation et qu’il donne la démission de tout son gouvernement. Les plus modérés chercheront à quitter la capitale : Ils ne pourront pas le faire car nous aurons coupé les voies aériennes, ferroviaires et routières. La première phase de surprise et de ruse est terminée. Nous devrons persuader ensuite devant les députés : On devra les obliger à penser que le Front Communiste est la seule entité capable de sauver leur vie : Ils voteront en notre faveur parce qu’ils n’auront pas le choix : Parce que leur famille sera menacée, parce que leur vie immédiate est menacée également. Nous allons leur demander de désavouer le Président de la République.
- Ce n’est pas constitutionnel.
- Et je vous répondrai que ce n’est pas grave. Nous organiserons un référendum dès que nous aurons revendiqué le pouvoir et si les résultats venaient à ne pas nous être favorables, hé bien nous truquerons les résultats. Nous aurons le soutien d’autres puissances communistes également. Peut-être même l’internationale communiste. Tout est en préparation. Nous passons à l’action dans quelques jours. Et la constitution… Nous la changerons ! »
Partie 1 : Génèse
==> HRP: Pour comprendre le RP, voici [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=17033#p343391]la carte de Vasconie[/url], et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=354291#p354291]derniers articles de presses parus sur le sujet[/url].
Cette histoire aurait pu se dérouler dans n’importe quelle ville de Vasconie. Dans le Conflans, où les habitants meurent littéralement de faim et sont sans le sou, ou dans les villes commerciales de la façade maritime du nord du Pays. Mais cette réunion ultra secrète se tenait dans le sous-sol d’une maison de campagne, quelque part entre la capitale Burdiga et la ville de La Mire. Cette bourgade campagnarde qui était un village essentiellement calme et éloigné de toutes les mauvaises ondes de la civilisation était l’endroit parfait. Celui-ci avait été choisi par José Herbert pour échafauder son plan, l’œuvre de sa vie : La conquête du pouvoir. Le Secrétaire général du Front Communiste avait longtemps pensé que s’allier à l’étoile montante Théodore Lunnet, socialiste de la première heure et volontaire pour réformer la République serait sa seule chance pour accéder au pouvoir. Mais il faut dire que la crise du blé en Dytolie avait rabattu les cartes pour tout le monde : La Conflanie lui offrait un terreau fertile pour pouvoir s’emparer de l’objet de ses convoitises : Burdiga.
Pour arriver à ses fins, le Premier-Secrétaire avait acquis à sa cause déjà de nombreux dignitaires : Le plus important et la pièce centrale du dispositif était assurément le Maréchal Landry Gauthier qui tenait d’une main de fer l’armée de terre, et par extension la quasi-totalité de l’armée qui protégeait les Vascons. D’autres pièces vinrent ensuite compléter le puzzle : D’autres généraux, indispensables mais qualifiées de « petites mains de l’ombre », des leader de groupuscules communistes, des Fonctionnaires Territoriaux élus de tous bords venus de diverses régions… Ils étaient au total une petite dizaine. Oui mais voilà. L’invité surprise de ces petites discussions secrètes étaient assurément le Premier-Délégué de l’Assemblée Nationale (Equivalent du Président de l’Assemblée Nationale). Paul Rousset, car c’est son nom avait toujours été fidèle au parti du Président de la République et par extension au Gouvernement. Cependant, quand le vent tourne et que l’argent vient à montrer le bout de son nez, un politicien a le choix entre la vie et la richesse ou la mort et l’oubli. Bien souvent, le politicien, par pragmatisme ou par volonté de sauver sa tête choisit le pragmatisme. Il était donc de la partie. Il faut dire que le vent avait bien tourné. Les récents évènements qui s’étaient déroulés en Conflanie avait jeté le discrédit sur la capacité de l’Etat à répondre de manière immédiate à une crise qui pouvait l’ébranler comme un château de carte. Un célèbre vascon disait « Quand l’Etat n’inspire plus la peur, les révolutions naissent ». Il y avait un petit air révolutionnaire dans le QG de la rébellion communiste.
Tous les occupants de la pièce savaient parfaitement ce pourquoi ils étaient là. Celui qui faignait encore de l’ignorer était soit un sombre crétin soit un très mauvais joueur de poker. Dans cette pièce souterraine de seulement quelques dizaines de centimètres, une table en bois rustique supportait une carte de la Vasconie, des photos, des figurines en bois de différentes couleurs ainsi que des post-it très utiles dans ce genre de situation pour noter les principales caractéristiques des gens avec qui les protagonistes de cette œuvre auraient l’obligation de traiter. Au mur, un véritable champs d’informations était placé : Le plan point par point était détaillé. Une âme netflixienne aurait pu comparer cette scène à celle où le Professeur explique aux braqueurs son plan pour devenir richissimes dans la Casa de Papel. Cependant, il n’y avait aucun braquage de prévu car le but était moins dangereux mais plus risqué : Un coup d’état politique ainsi qu’une insurrection de la capitale et de Conflanie étaient prévus.
Le cerveau de l’opération venait d’entrer : Les conspirateurs s’étaient assis sur des chaises qui tenaient encore debout par on ne sait quel miracle et étaient prêts, après les salutations d’usage à écouter le Secrétaire du Parti Communiste parler.
« Merci à tous d’être là aujourd’hui. Avant de commencer, si cela devait mal se passer, votre simple présence à cette réunion fait de vous un traitre à la patrie. Et les traitres à la patrie, la Cour Suprême ou même un tribunal martial n’hésiteront pas à les condamner à mort. A vous condamner à mort. Vous avez fait un choix très courageux pour le peuple : Ne vous détrompez pas. Nous prendrons le pouvoir pour lui. Il est primordial qu’il soit au cœur de notre réflexion aujourd’hui. Vous verrez que c’est lui qui nous mettra à la tête de l’Etat et qui balaiera du revers près de 150 ans de république de marché. Si certains d’entre vous ne croient pas en nos chances, qu’il parte maintenant. »
Un silence s’était installé. Il était pesant, lourd. C’était de ces silences qui se voulaient être assassin pour celui qui oserait le rompre. Il était cependant nécessaire : Dans l’esprit des conspirateurs, il fallait faire la part du bien et du mal. Et ce qu’il fallait dire, c’est que pour eux, la part était déjà faite : Ils écoutaient le peuple et leurs revendications et essayaient de changer les choses. De manière violente, certes. De manière impromptue, certes. Mais la fin du Régime en place était inévitable de toute façon : L’économie de marché avait failli à sa mission de protection contre ses propres dérives, et aujourd’hui le blé, nécessaire à l’alimentation d’une grande majorité de Vascon était absent ou son prix en perpétuelle hausse. Bien que le Gandhari soit très éloigné de la Vasconie, ce qu’avait dit son premier-Ministre avait sonné comme une vérité : Quand le peuple n’a pas ce qu’il veut, il se révolte. Et quand cette révolte n’est pas encadrée, elle vire au carnage et à la déchéance de tout un état. Leur mission telle qu’elle était expliquée par le Secrétaire Général du Parti Communiste était donc simple : Attiser en leur faveur les velléités révolutionnaires du peuple en leur faveur pour contrôler la révolution et partir sur des bases plus saines et moins anarchiques qui sont celles post-révolutionnaires dans les autres états. Après une longue introduction, le plan leur était enfin détaillé.
« Bien, alors nous pouvons commencer » reprit alors le maître des cérémonies du jour. « Notre plan sera simple, net et sans bavures autres que celles que nous aurons définies. Il est primordial que personne ne s’écarte de la ligne de conduite que nous aurons planifiée ici. Alors, voilà. Nous savons que la situation en Conflanie est explosive. Ce sont les premiers groupuscules communistes qui vont ouvrir les hostilités. La colère du peuple est un fruit mur que l’on a plus qu’à saisir de nos pleines mains : Nous devons attiser leur colère, exacerber leurs opinions négatives à l’encontre du pouvoir en place pour le mené à l’insurrection. Nous devons également nous arrangé pour que ces révoltes interviennent dans la capitales. Pour ces premières, le Président de la République se contentera d’envoyer l’armée ou un médiateur pour tenter de calmer la situation… Pour la deuxième c’est plus compliqué : Imaginez le Président comme un sac d’or entouré de pirates. Vous aurez naturellement compris que les pirates sont les Burdigaliens. Quand les agitateurs que vous serez auront électrisé la foule et que ça commencera à sentir la poudre dans la capitale, Coumier devra se rendre à l’évidence que fuir la capitale est sa seule possibilité. C’est là, Monsieur Rousset que vous entrez en jeu. Vous avez la confiance du Président. Il vous sera aisé de l’influencer dans ce sens. La Présidence de la République dispose d’un château de province à 50 kilomètres de Castelagan en Argeonie. Vous le dirigerez vers cet endroit. J’ai de très étroites relations avec des indiques du Bureau Militaire de Sécurité Intérieure. Ils pourront m’obtenir des codes permettant de nous faire passer pour le chef de ce service et lui envoyer des messages codés le conseillant en ce sens. Quand il s’y rendra, monsieur le Maréchal, vous vous arrangerez pour que la Garde Républicaine soit dans le plus petit nombre possible. Vous prétexterez que la capitale doit être défendue ou que leur solde n’est pas assez suffisante pour faire subsister leur famille… Enfin, vous trouverez bien. Vous ne les accompagnerez pas de toute façon. Vous resterez à Burdiga. Mais revenons sur ce transfert. Le convoi sera attaqué par des hommes qui nous sont fidèles à mi-chemin. Nous récupérons le Président de la République, coupons toute communication entre lui, le gouvernement et la Capitale et nous le transportons en lieu sûr : A la frontière avec le Talamh Uaine dans le petit village de Lubec, dans la baie d’Armor. Nous ferons ensuite courir le bruit qu’Edouard Coumier se cache en Argeonie pour préparer une répression sanglante dans la capitale : Vous ferez croire que le Président a ordonné un rassemblement des chars à 5 kilomètres de Burdiga au sud. Le but va être de manipuler la peur des habitants de la capitale pour la diriger en notre faveur. »
Une pose pour revenir à la carte où l’orateur bougeait les pions sur la grande carte posée sur la carte. Cela avait l’air très simple. Peut-être trop simple. Mais, les projets les plus simples sont parfois les meilleurs. Il fallait agir vite, prendre à revers le pouvoir, profiter du mécontentement du peuple pour se placer au pouvoir. L’affaire serait entendue en moins de vingt-quatre heures et ensuite, le parti communiste créera le Premier état socialiste en Vasconie depuis sa fondation. Il faudrait réformer rapidement aussi, mais également ne pas croire que l’affaire serait terminée une fois arrivé au pouvoir : José Herbert le savait, il faudrait tout refonder. Alors tout avait déjà été préparé avec les têtes les plus brillantes du parti et dans le dos de l’allié PPV qu’ils avaient complètement laissé de côté. Venir au pouvoir et se maintenir. Mais pour l’instant, le plan n’en était pas encore à là.
« Les deux choses primordiales dans ces phases que je viens de vous décrire, c’est la surprise et le fait que notre ennemi, l’état, ne pourra pas communiquer avec le chef et entre eux. Nous les isolerons. Les brigades communistes que nous aurons préparées investiront les ministères, mais laisseront l’Assemblée Nationale et le Conseil Constitutionnel. Le peuple sera armé et dans la rue. Il mettra la pression au Premier-Ministre pour qu’il agisse dans la précipitation et qu’il donne la démission de tout son gouvernement. Les plus modérés chercheront à quitter la capitale : Ils ne pourront pas le faire car nous aurons coupé les voies aériennes, ferroviaires et routières. La première phase de surprise et de ruse est terminée. Nous devrons persuader ensuite devant les députés : On devra les obliger à penser que le Front Communiste est la seule entité capable de sauver leur vie : Ils voteront en notre faveur parce qu’ils n’auront pas le choix : Parce que leur famille sera menacée, parce que leur vie immédiate est menacée également. Nous allons leur demander de désavouer le Président de la République.
- Ce n’est pas constitutionnel.
- Et je vous répondrai que ce n’est pas grave. Nous organiserons un référendum dès que nous aurons revendiqué le pouvoir et si les résultats venaient à ne pas nous être favorables, hé bien nous truquerons les résultats. Nous aurons le soutien d’autres puissances communistes également. Peut-être même l’internationale communiste. Tout est en préparation. Nous passons à l’action dans quelques jours. Et la constitution… Nous la changerons ! »
-
Youggort
Révolution
Partie 2: L'insurrection de Conflans
==> HRP: Pour comprendre le RP, voici [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=17033#p343391]la carte de Vasconie[/url], et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=354291#p354291]derniers articles de presses parus sur le sujet[/url]. Il vous est conseillé de lire également la partie 1 sur la préparation du Coup d'Etat par le Front Communiste.
[center][img]http://img.over-blog-kiwi.com/1/44/95/69/20160318/ob_3412db_urss-drapeau-rouge.jpg[/img][/center]
J’étais rentré de l’usine. C’était pas la joie en ce moment… Avec les prix du pains qui augmentent, je dois travailler plus pour nourrir mes 4 enfants et ma femme. Cette crise n’était pas que financière, oh non, loin de là. Moi je la ressentais au fond de moi : Je voyais ma fille et mes trois fils maigrir de jours en jours parce que la nourriture était irrémédiablement rationnée par le prix. Et au fur et à mesure, tout était toujours plus rationné. Bientôt, je n’aurai plus assez d’argent pour nourrir ma famille de 6 personnes et je ne savais pas comment faire pour m’en sortir. Je partais à l’usine normalement à l’usine à 8 h au matin jusqu’au soir à 18h. Un peu de train, e j’étais revenu dans l’appartement presque insalubre qu’occupait mon « ménage modeste » comme le dit si bien l’INEES. Cette situation avait cependant évolué avec la crise. De nombreux collègues étaient devenus malade ou s’étaient blessés du fait de l’absence de céréale. Vous me direz, oui mais il y a bien des légumes, de la viande, des œufs… Je vous répondrai que quand on est pauvre et que notre budget tourne autour du pain parce que c’était encore ce qui coutait le moins cher, on tombe plus facilement. Comme toutes ces mains étaient absentes, le patron recrutait à tour de bras et m’avait proposé des heures de travail supplémentaires. Je n’avais pas beaucoup le choix c’était soit refuser et se retrouver sans emploi ou accepter avec une maigre compensation salariale qui nous permettait parfois de joindre les deux bouts.
Ce jour-là, mon unique fille était tombée malade. A force de ne pas être nourrie convenablement, la petite en bas âge était tombée malade. Comme ce que j’avais nous permettait tout juste de subsister, aller payer une consultation auprès d’un médecin était hors de question. J’étais en colère. En colère après moi, après notre condition. Le soir, à la sortie de l’usine, je voyais également autour de moi des dizaines et des dizaines de pères et de mères de familles mécontents. Je traversais la ville de part en part et j’étais dans ce vieux métro qui allait être rénové quand les finances régionales le permettraient. D’un coup, celui-ci est stoppé. Il y avait quelqu’un sur les rails. Quelqu’un ce n’était pas le mot exact. Il y avait des centaines de gens sur la place de la Liberté à Conflans ce jour-là. Peut-être des milliers. Ils paraissaient pauvres et étaient armés comme ils pouvaient : probablement certains d’entre eux avaient braqué des armureries. J’étais prêt à parier que certaines d’entre elles étaient consentantes tellement il y en avait. Ce qui caractérisait la foule, c’est qu’ils avaient tous un objet de couleur rouge. D’imposants drapeaux étaient également présents dans la foule. C’était beau à voir. Je ne savais pas bien ce que ça pouvait représenter. Au centre, un tas de meuble avait été édifié en estrade pour un orateur. Je décidais de descendre de la rame dans laquelle j’étais et j’investissais moi aussi les lieux.
J’écoutais avec intérêt le discours des deux personnes qui y étaient présentes. Je me donnais l’opportunité de rêver. De rêver à un avenir meilleur, à un futur peut-être un tout petit peu plus glorieux que ce que je vivais actuellement. Alors je buvais les paroles des deux tribuns. Il passait ses 10 minutes à critiquer la société capitaliste, à dire que tout était de sa faute, et je le croyais. Il termina enfin son discours en révélant à la population qu’un groupe d’hommes en arme se dirigeait vers la ville pour tuer les « honnêtes camarades ». Car oui, les citoyens étaient devenus camarades… J’étais devenu un camarade.
Tout d’un coup, un instant de panique s’était installé dans la foule, bien vite succédé par un appel à l’insurrection de la capitale conflanésienne. Des hourras vinrent de la foule et « L’Internationale » retentit alors, chanté par les voix de la misère.
S’en suivit un mouvement rouge formidable : La place se vidait petit à petit, lancée en cortège dans les rues de Conflans vers l’hôtel de région où à nouveau la foule, rejointe par des hommes armés comme ils pouvaient. Quelques minutes plus tard, des coups de feu retentirent. D’abord un, puis deux, puis les tirs furent plus nourris. La foule avait décidé de manière désorganisée de charger sur l’hôtel de région pour se débarrasser de ses occupants. Tant est si bien qu’à la fin de la journée, le drapeau rouge flottait sur le dôme qui surplombait le bâtiment administratif. Un homme vint nous informer à 21h que la mairie avait subis le même assaut et que le drapeau rouge flottait. C’était l’euphorie et on ne pensait pas que la suite pourrait être dramatique pour tout le monde.
Partie 2: L'insurrection de Conflans
==> HRP: Pour comprendre le RP, voici [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=17033#p343391]la carte de Vasconie[/url], et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=354291#p354291]derniers articles de presses parus sur le sujet[/url]. Il vous est conseillé de lire également la partie 1 sur la préparation du Coup d'Etat par le Front Communiste.
[center][img]http://img.over-blog-kiwi.com/1/44/95/69/20160318/ob_3412db_urss-drapeau-rouge.jpg[/img][/center]
J’étais rentré de l’usine. C’était pas la joie en ce moment… Avec les prix du pains qui augmentent, je dois travailler plus pour nourrir mes 4 enfants et ma femme. Cette crise n’était pas que financière, oh non, loin de là. Moi je la ressentais au fond de moi : Je voyais ma fille et mes trois fils maigrir de jours en jours parce que la nourriture était irrémédiablement rationnée par le prix. Et au fur et à mesure, tout était toujours plus rationné. Bientôt, je n’aurai plus assez d’argent pour nourrir ma famille de 6 personnes et je ne savais pas comment faire pour m’en sortir. Je partais à l’usine normalement à l’usine à 8 h au matin jusqu’au soir à 18h. Un peu de train, e j’étais revenu dans l’appartement presque insalubre qu’occupait mon « ménage modeste » comme le dit si bien l’INEES. Cette situation avait cependant évolué avec la crise. De nombreux collègues étaient devenus malade ou s’étaient blessés du fait de l’absence de céréale. Vous me direz, oui mais il y a bien des légumes, de la viande, des œufs… Je vous répondrai que quand on est pauvre et que notre budget tourne autour du pain parce que c’était encore ce qui coutait le moins cher, on tombe plus facilement. Comme toutes ces mains étaient absentes, le patron recrutait à tour de bras et m’avait proposé des heures de travail supplémentaires. Je n’avais pas beaucoup le choix c’était soit refuser et se retrouver sans emploi ou accepter avec une maigre compensation salariale qui nous permettait parfois de joindre les deux bouts.
Ce jour-là, mon unique fille était tombée malade. A force de ne pas être nourrie convenablement, la petite en bas âge était tombée malade. Comme ce que j’avais nous permettait tout juste de subsister, aller payer une consultation auprès d’un médecin était hors de question. J’étais en colère. En colère après moi, après notre condition. Le soir, à la sortie de l’usine, je voyais également autour de moi des dizaines et des dizaines de pères et de mères de familles mécontents. Je traversais la ville de part en part et j’étais dans ce vieux métro qui allait être rénové quand les finances régionales le permettraient. D’un coup, celui-ci est stoppé. Il y avait quelqu’un sur les rails. Quelqu’un ce n’était pas le mot exact. Il y avait des centaines de gens sur la place de la Liberté à Conflans ce jour-là. Peut-être des milliers. Ils paraissaient pauvres et étaient armés comme ils pouvaient : probablement certains d’entre eux avaient braqué des armureries. J’étais prêt à parier que certaines d’entre elles étaient consentantes tellement il y en avait. Ce qui caractérisait la foule, c’est qu’ils avaient tous un objet de couleur rouge. D’imposants drapeaux étaient également présents dans la foule. C’était beau à voir. Je ne savais pas bien ce que ça pouvait représenter. Au centre, un tas de meuble avait été édifié en estrade pour un orateur. Je décidais de descendre de la rame dans laquelle j’étais et j’investissais moi aussi les lieux.
J’écoutais avec intérêt le discours des deux personnes qui y étaient présentes. Je me donnais l’opportunité de rêver. De rêver à un avenir meilleur, à un futur peut-être un tout petit peu plus glorieux que ce que je vivais actuellement. Alors je buvais les paroles des deux tribuns. Il passait ses 10 minutes à critiquer la société capitaliste, à dire que tout était de sa faute, et je le croyais. Il termina enfin son discours en révélant à la population qu’un groupe d’hommes en arme se dirigeait vers la ville pour tuer les « honnêtes camarades ». Car oui, les citoyens étaient devenus camarades… J’étais devenu un camarade.
Tout d’un coup, un instant de panique s’était installé dans la foule, bien vite succédé par un appel à l’insurrection de la capitale conflanésienne. Des hourras vinrent de la foule et « L’Internationale » retentit alors, chanté par les voix de la misère.
S’en suivit un mouvement rouge formidable : La place se vidait petit à petit, lancée en cortège dans les rues de Conflans vers l’hôtel de région où à nouveau la foule, rejointe par des hommes armés comme ils pouvaient. Quelques minutes plus tard, des coups de feu retentirent. D’abord un, puis deux, puis les tirs furent plus nourris. La foule avait décidé de manière désorganisée de charger sur l’hôtel de région pour se débarrasser de ses occupants. Tant est si bien qu’à la fin de la journée, le drapeau rouge flottait sur le dôme qui surplombait le bâtiment administratif. Un homme vint nous informer à 21h que la mairie avait subis le même assaut et que le drapeau rouge flottait. C’était l’euphorie et on ne pensait pas que la suite pourrait être dramatique pour tout le monde.
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Youggort
Révolution
Partie 3: Répression
==> HRP: Pour comprendre le RP, voici [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=17033#p343391]la carte de Vasconie[/url], et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=354291#p354291]derniers articles de presses parus sur le sujet[/url]. Il vous est conseillé de lire également la partie 1 sur la préparation du Coup d'Etat par le Front Communiste.
[center][img]https://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/wp-content/uploads/2016/12/15748150_1561045080577661_878861965_o.jpg[/img][/center]
Ça sentait la poudre au sein de la ville de Conflans. Passée sous contrôle rebelle il y a quelques jours, l’insurrection avait été rejointe par de nouveaux émeutiers qui voyaient en cette révolte une opportunité de vie meilleure. Les drapeaux rouges flottaient désormais dans presque toutes les rues de la ville ouvrière. Le centre, la place de l’hôtel de ville était devenue une tribune politique où les chefs de faction communiste défilaient pour enflammer la foule et lui donner de nombreux espoirs. « Aujourd’hui Conflans, bientôt la Conflanie, demain la Vasconie » n’avaient-ils de cesse de répéter. C’était devenu un cri de raliement. Un peu comme l’Internationale, ce chant communiste qui résonnait près de trois ou quatre fois par jours minimums. Les habitants n’étaient pas dupes : Bien que toutes les télécommunications vers l’extérieur de la ville aient été bloquées, les nouvelles de l’extérieur arrivaient au compte-goutte. Les émeutiers savaient qu’une flotte venue d’un autre continent allait arriver vers eux avec des armes et des vivres pour tenir la ville. Egalement, ils s’étaient mis en tête de barricader la ville : On saccageait le mobilier publique, on braquait littéralement les magasins de construction et tout ce qui pouvait servir à obstruer les chemains était utilisé. Les factions communistes qui avaient fait une sorte d’Union sacrée s’était entendues pour la défense face aux troupes qui allaient vouloir récupérer la ville.
Le centre des opérations était l’ancien hôtel de ville. Là se prenaient toutes les décisions. Leur objectif n’était pas de tenir la ville coute que coute. C’était de gagner du temps. Gagner du temps et mettre dans l’embarras la Présidence pour que le réel complot se mette en place. Bien sûr, ça, personne ne pouvait le dire au sein de l’état-major. Les centaines de milliers de personnes n’auraient pas accepté pareils mensonges. Alors pour eux, résister était la première étape et marcher sur la capitale la seconde. Les grandes avenues avaient été bloquées avec ce qu’on pouvait trouver dans la ville : Conflans ressemblait plus à un champ de bataille qu’à la ville bien vivante et populeuse, et le pire était assurément que la bataille n’était pas encore venue.
Quatre jours plus tard, les rues étaient désertes. Les chats et les chiens ne sortaient plus de leur cachette et pour cause : Des éclaireurs qui avaient été envoyés plus tôt avaient vus les troupes bouger et se diriger vers la ville : Dans quelques minutes ils seraient là et tous les citoyens révoltés s’y étaient préparés. Alors que certains avaient hissé le drapeau blanc et attendaient dans les caves, d’autres étaient aux fenêtres, cachés derrière leur volet avec des fusils, des mitrailleuses, des simples pistolets, quelquefois de simples lance-pierres. L’assaut promettait d’être formidable.
Prévenus des préparatifs engagés par les défenseurs, l’assaillant était préparé à une guerilla urbaine. Ci-tôt entrés dans la ville les militaires essuyaient une première salve nourrie de tirs d’armes de toutes sortes, si bien qu’un d’entre eux fut blessé. Ce fut le début de la sanglante répression : Identifiant clairement les premiers tireurs, l’armée vint à leur rencontre dans les immeubles et éliminaient systématiquement toute résistance. Pour sûr, on était loin des promesses de retour au calme de manière pacifique : Mais pour le nouvel état-major, on ne devait répondre au désordre que par une balle bien placée. Alors de véritables combats urbains eurent lieu et le nombre de communistes tués par balle ce jour-là ce comptait dans les premières heures en centaines. Les rues barricadées sautaient un à un, les maisons pouvaient entendre les tirs se rapprocher, des balles perdues pouvaient aussi arriver dans les salons… De toute façon, les plus prudents s’étaient réfugiés dans les caves pour éviter d’être touché. Puis tout à coup, une violente explosion survint près des plus grandes barricades dressées. Les connaisseurs le savaient : l’Armée venait de déployer des engins explosifs pour libérer le passage. Toutes les barrières avaient été franchies à 16h51 quand cette détonation avait retenti, puisque les défenseurs tiraient désormais au lance-missile en direction des forces de l’ordre qui ripostaient à coup de grenade, de tirs à l’arme automatique et au fumigène. L’avancée ne se déroulait pas aussi rapidement que l’Etat-Major l’avait espéré et les pertes commençaient à être lourdes. Des hélicoptères d’assaut avaient été commandés en nombre également auprès de la base militaire et ils tiraient désormais sur la foule qui tentait de se défendre. La nuit se poursuivit sur le même acabit : Les détonations, tirs d’armes et explosions illuminaient un ciel sombre. Certains bâtiments étaient tombés, beaucoup étaient morts mais peu d’observateurs étaient là pour le voir : La région avait été totalement vidée des ressortissants étrangers et relogés dans les régions du Nord de la Vasconie, les télécommunications coupées ne rendaient pas la situation plus facile à comprendre et à analyser pour les autres pays du monde.
Au petit matin, les derniers coups de feu retentirent : La ville insurgée était tombée une nouvelle fois dans le feu et le sang. Cependant, quelque chose ne collait pas. Il manquait une pièce au puzzle de l’armée qui venait de reprendre possession avec perte et fracas de la ville : Où sont donc passés les leaders communistes qui il y a quelques heures encore échafaudaient un plan de défense de la ville ?
[QUOTE]CE QUI FILTRE DANS LA PRESSE:
- La ville a été reprise par les forces républicaine tôt dans la matinée du 27 septembre 2039, vers 4 ou 5 heures du matin.
- Des échauffourées violentes ont éclatées dans les rues de la ville et des manifestants très bien armés ont ouvert un feu nourrit sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en prenant la tangente.
- Le nombre de morts n'est pas encore annoncé. Il est cependant très lourd.
- Des [url=https://ohmydrone.fr/wp-content/uploads/2016/02/homs-syrie.jpg]clichés certains quartiers particulièrement touchés par les affrontements[/url] ont fuité sur le net et sont au vu et au su de tous.
- Certains leaders ont été capturés et comparaîtront rapidement devant un tribunal militaire pour actes de rébellion.
[/quote]
Partie 3: Répression
==> HRP: Pour comprendre le RP, voici [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=17033#p343391]la carte de Vasconie[/url], et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=354291#p354291]derniers articles de presses parus sur le sujet[/url]. Il vous est conseillé de lire également la partie 1 sur la préparation du Coup d'Etat par le Front Communiste.
[center][img]https://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/wp-content/uploads/2016/12/15748150_1561045080577661_878861965_o.jpg[/img][/center]
Ça sentait la poudre au sein de la ville de Conflans. Passée sous contrôle rebelle il y a quelques jours, l’insurrection avait été rejointe par de nouveaux émeutiers qui voyaient en cette révolte une opportunité de vie meilleure. Les drapeaux rouges flottaient désormais dans presque toutes les rues de la ville ouvrière. Le centre, la place de l’hôtel de ville était devenue une tribune politique où les chefs de faction communiste défilaient pour enflammer la foule et lui donner de nombreux espoirs. « Aujourd’hui Conflans, bientôt la Conflanie, demain la Vasconie » n’avaient-ils de cesse de répéter. C’était devenu un cri de raliement. Un peu comme l’Internationale, ce chant communiste qui résonnait près de trois ou quatre fois par jours minimums. Les habitants n’étaient pas dupes : Bien que toutes les télécommunications vers l’extérieur de la ville aient été bloquées, les nouvelles de l’extérieur arrivaient au compte-goutte. Les émeutiers savaient qu’une flotte venue d’un autre continent allait arriver vers eux avec des armes et des vivres pour tenir la ville. Egalement, ils s’étaient mis en tête de barricader la ville : On saccageait le mobilier publique, on braquait littéralement les magasins de construction et tout ce qui pouvait servir à obstruer les chemains était utilisé. Les factions communistes qui avaient fait une sorte d’Union sacrée s’était entendues pour la défense face aux troupes qui allaient vouloir récupérer la ville.
Le centre des opérations était l’ancien hôtel de ville. Là se prenaient toutes les décisions. Leur objectif n’était pas de tenir la ville coute que coute. C’était de gagner du temps. Gagner du temps et mettre dans l’embarras la Présidence pour que le réel complot se mette en place. Bien sûr, ça, personne ne pouvait le dire au sein de l’état-major. Les centaines de milliers de personnes n’auraient pas accepté pareils mensonges. Alors pour eux, résister était la première étape et marcher sur la capitale la seconde. Les grandes avenues avaient été bloquées avec ce qu’on pouvait trouver dans la ville : Conflans ressemblait plus à un champ de bataille qu’à la ville bien vivante et populeuse, et le pire était assurément que la bataille n’était pas encore venue.
Quatre jours plus tard, les rues étaient désertes. Les chats et les chiens ne sortaient plus de leur cachette et pour cause : Des éclaireurs qui avaient été envoyés plus tôt avaient vus les troupes bouger et se diriger vers la ville : Dans quelques minutes ils seraient là et tous les citoyens révoltés s’y étaient préparés. Alors que certains avaient hissé le drapeau blanc et attendaient dans les caves, d’autres étaient aux fenêtres, cachés derrière leur volet avec des fusils, des mitrailleuses, des simples pistolets, quelquefois de simples lance-pierres. L’assaut promettait d’être formidable.
Prévenus des préparatifs engagés par les défenseurs, l’assaillant était préparé à une guerilla urbaine. Ci-tôt entrés dans la ville les militaires essuyaient une première salve nourrie de tirs d’armes de toutes sortes, si bien qu’un d’entre eux fut blessé. Ce fut le début de la sanglante répression : Identifiant clairement les premiers tireurs, l’armée vint à leur rencontre dans les immeubles et éliminaient systématiquement toute résistance. Pour sûr, on était loin des promesses de retour au calme de manière pacifique : Mais pour le nouvel état-major, on ne devait répondre au désordre que par une balle bien placée. Alors de véritables combats urbains eurent lieu et le nombre de communistes tués par balle ce jour-là ce comptait dans les premières heures en centaines. Les rues barricadées sautaient un à un, les maisons pouvaient entendre les tirs se rapprocher, des balles perdues pouvaient aussi arriver dans les salons… De toute façon, les plus prudents s’étaient réfugiés dans les caves pour éviter d’être touché. Puis tout à coup, une violente explosion survint près des plus grandes barricades dressées. Les connaisseurs le savaient : l’Armée venait de déployer des engins explosifs pour libérer le passage. Toutes les barrières avaient été franchies à 16h51 quand cette détonation avait retenti, puisque les défenseurs tiraient désormais au lance-missile en direction des forces de l’ordre qui ripostaient à coup de grenade, de tirs à l’arme automatique et au fumigène. L’avancée ne se déroulait pas aussi rapidement que l’Etat-Major l’avait espéré et les pertes commençaient à être lourdes. Des hélicoptères d’assaut avaient été commandés en nombre également auprès de la base militaire et ils tiraient désormais sur la foule qui tentait de se défendre. La nuit se poursuivit sur le même acabit : Les détonations, tirs d’armes et explosions illuminaient un ciel sombre. Certains bâtiments étaient tombés, beaucoup étaient morts mais peu d’observateurs étaient là pour le voir : La région avait été totalement vidée des ressortissants étrangers et relogés dans les régions du Nord de la Vasconie, les télécommunications coupées ne rendaient pas la situation plus facile à comprendre et à analyser pour les autres pays du monde.
Au petit matin, les derniers coups de feu retentirent : La ville insurgée était tombée une nouvelle fois dans le feu et le sang. Cependant, quelque chose ne collait pas. Il manquait une pièce au puzzle de l’armée qui venait de reprendre possession avec perte et fracas de la ville : Où sont donc passés les leaders communistes qui il y a quelques heures encore échafaudaient un plan de défense de la ville ?
[QUOTE]CE QUI FILTRE DANS LA PRESSE:
- La ville a été reprise par les forces républicaine tôt dans la matinée du 27 septembre 2039, vers 4 ou 5 heures du matin.
- Des échauffourées violentes ont éclatées dans les rues de la ville et des manifestants très bien armés ont ouvert un feu nourrit sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en prenant la tangente.
- Le nombre de morts n'est pas encore annoncé. Il est cependant très lourd.
- Des [url=https://ohmydrone.fr/wp-content/uploads/2016/02/homs-syrie.jpg]clichés certains quartiers particulièrement touchés par les affrontements[/url] ont fuité sur le net et sont au vu et au su de tous.
- Certains leaders ont été capturés et comparaîtront rapidement devant un tribunal militaire pour actes de rébellion.
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Youggort
Putsch
Partie 1: Préparatifs
[center][img]http://www.essonnesecurite.fr/media/visuelslide7__031318400_0812_21052014.jpg[/img][/center]
Les feuilles tombaient une à une des arbres qui subissaient l’arrivée des jours froids de plein fouet mais la ville vivait tout de même. La capitale de Vasconie avait l’air de se ficher éperdument de ce qui pouvait se passer à plusieurs centaines de kilomètres au sud, à Conflans. Pourtant, dans les bureaux, tout le monde en parlait. Il suffisait de passer les portes des bâtiments administratifs pour voir à quel point la tension était palpable : Le président de la République risquait la destitution et avec ça, tout semblait devenir plausible : Une Vasconie communiste ? Le retour des royalistes ? Une restauration de l’Empire Dyton ? Beaucoup de choses qui semblaient encore impossibles du fait de la stabilité apparente de la République semblent aujourd’hui plus aussi bêtes. Une chose est certaine : La République vacille. C’est ce qu’a compris le maréchal Landry Gauthier, et ce dernier avait peut-être été celui qui avait été le plus responsable de cette situation. Le maréchal été « l’ami » du Président (entre bons guillemets) mais était celui également qui complotait pour sa chute. Une situation ambigüe qui était due au pouvoir qu’exerçait en réalité cet homme : l’homme d’armée était surtout un grand meneur d’homme. Par conséquent, il était suivi par une grande majorité de soldats qui en ces temps troubles ne faisaient qu’écouter et obéir aveuglément à leur chef seul et unique. Multi-décoré et multi-vétéran, il l’avait mise à l’envers à tous ceux qui croyaient en son allégeance : En le président de la République tout d’abord, en participant au complot communiste à son encontre, mais aussi aux communistes qu’il allait piéger dans les jours à venir. Il ne pouvait piéger tout le monde tout seul, lui et son armée. Alors il s’était entretenu avec les dignitaires militaires de la République de Vasconie et il leur avait confié son projet : Une refonte complète du système sans communisme et sans capitalisme absolu. Une société moderne. C’est la dénomination qu’il avait utilisé pour son projet.
Il avait beaucoup travaillé à convaincre, et sa stratégie était bien huilée : Le Président avec lequel il était ami avait été conseillé par le Maréchal et Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre d’intervenir militairement à Conflans : Aucune mention de ce conseil n’est apparue nulle part et aujourd’hui, c’est le président qui en assume toutes les responsabilités : Se montrer cruel et parfois plus appréciable que se montrer bête et aussi facilement influençable. Il avait également entourloupé les conspirateurs communistes en leur faisant savoir que la rébellion dans le Conflans serait sans accrocs et avec peu de morts car aucune intervention n’avait été prévue. Peu de temps avant l’attaque de l’armée, le maréchal ne répondait plus à aucun appel, ne répondait plus à aucun texto et était injoignable pour les conspirateurs qui devaient avoir compris que la partie avait été perdue, et qu’ils avaient été battus par plus forts qu’eux. Et plus forts qu’eux, c’était le Maréchal chef des armées.
Ce dernier savait très bien quelle était la puissance d’une armée dans un pays et dans le maintien d’un régime en place. Il savait aussi quel soutien une armée pouvait représenter pour un peuple. Landry Gauthier avait établi une stratégie simple : Faire passer le message que l’armée était groggy de ce qu’elle avait dû faire et qu’elle réfléchissait à sa fidélité envers le Président Edouard Coumier. Ensuite, prendre le contrôle des organes principaux de la République que sont l’Assemblée Nationale et le Conseil Constitutionnel : Les forcer à proclamer la loi martiale. Ensuite, faire chuter la République, et créer un nouvel état dont lui et lui seul serait le chef. C’était une opération particulièrement risquée car elle pouvait porter le discrédit sur ses hommes et plonger la Vasconie dans le chaos pendant de nombreuses années.
Contre tout ordre écrit, l’Etat-major avait ordonné aux troupes de l’Armée de Terre qui étaient stationnées en Conflanie de converger vers les bases militaires ceinturant la capitale pour la suite des opérations.
[quote]CE QUI SE SAIT:
- Un convoi armé conséquent se dirige vers de la Conflanie en Julionie (Région de Burdiga, capitale) pour des raisons inconnues et apparemment sans ordres directs du Président de la République ou de son Gouvernement
- Selon les rumeurs, l'armée serait entrain de se mutiner en Conflanie et la situation pourrait prochainement encore dégénérer.
- Un couvre-feu a été instauré à Conflans par l'Armée de manière unilatérale.
[/quote]
Partie 1: Préparatifs
[center][img]http://www.essonnesecurite.fr/media/visuelslide7__031318400_0812_21052014.jpg[/img][/center]
Les feuilles tombaient une à une des arbres qui subissaient l’arrivée des jours froids de plein fouet mais la ville vivait tout de même. La capitale de Vasconie avait l’air de se ficher éperdument de ce qui pouvait se passer à plusieurs centaines de kilomètres au sud, à Conflans. Pourtant, dans les bureaux, tout le monde en parlait. Il suffisait de passer les portes des bâtiments administratifs pour voir à quel point la tension était palpable : Le président de la République risquait la destitution et avec ça, tout semblait devenir plausible : Une Vasconie communiste ? Le retour des royalistes ? Une restauration de l’Empire Dyton ? Beaucoup de choses qui semblaient encore impossibles du fait de la stabilité apparente de la République semblent aujourd’hui plus aussi bêtes. Une chose est certaine : La République vacille. C’est ce qu’a compris le maréchal Landry Gauthier, et ce dernier avait peut-être été celui qui avait été le plus responsable de cette situation. Le maréchal été « l’ami » du Président (entre bons guillemets) mais était celui également qui complotait pour sa chute. Une situation ambigüe qui était due au pouvoir qu’exerçait en réalité cet homme : l’homme d’armée était surtout un grand meneur d’homme. Par conséquent, il était suivi par une grande majorité de soldats qui en ces temps troubles ne faisaient qu’écouter et obéir aveuglément à leur chef seul et unique. Multi-décoré et multi-vétéran, il l’avait mise à l’envers à tous ceux qui croyaient en son allégeance : En le président de la République tout d’abord, en participant au complot communiste à son encontre, mais aussi aux communistes qu’il allait piéger dans les jours à venir. Il ne pouvait piéger tout le monde tout seul, lui et son armée. Alors il s’était entretenu avec les dignitaires militaires de la République de Vasconie et il leur avait confié son projet : Une refonte complète du système sans communisme et sans capitalisme absolu. Une société moderne. C’est la dénomination qu’il avait utilisé pour son projet.
Il avait beaucoup travaillé à convaincre, et sa stratégie était bien huilée : Le Président avec lequel il était ami avait été conseillé par le Maréchal et Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre d’intervenir militairement à Conflans : Aucune mention de ce conseil n’est apparue nulle part et aujourd’hui, c’est le président qui en assume toutes les responsabilités : Se montrer cruel et parfois plus appréciable que se montrer bête et aussi facilement influençable. Il avait également entourloupé les conspirateurs communistes en leur faisant savoir que la rébellion dans le Conflans serait sans accrocs et avec peu de morts car aucune intervention n’avait été prévue. Peu de temps avant l’attaque de l’armée, le maréchal ne répondait plus à aucun appel, ne répondait plus à aucun texto et était injoignable pour les conspirateurs qui devaient avoir compris que la partie avait été perdue, et qu’ils avaient été battus par plus forts qu’eux. Et plus forts qu’eux, c’était le Maréchal chef des armées.
Ce dernier savait très bien quelle était la puissance d’une armée dans un pays et dans le maintien d’un régime en place. Il savait aussi quel soutien une armée pouvait représenter pour un peuple. Landry Gauthier avait établi une stratégie simple : Faire passer le message que l’armée était groggy de ce qu’elle avait dû faire et qu’elle réfléchissait à sa fidélité envers le Président Edouard Coumier. Ensuite, prendre le contrôle des organes principaux de la République que sont l’Assemblée Nationale et le Conseil Constitutionnel : Les forcer à proclamer la loi martiale. Ensuite, faire chuter la République, et créer un nouvel état dont lui et lui seul serait le chef. C’était une opération particulièrement risquée car elle pouvait porter le discrédit sur ses hommes et plonger la Vasconie dans le chaos pendant de nombreuses années.
Contre tout ordre écrit, l’Etat-major avait ordonné aux troupes de l’Armée de Terre qui étaient stationnées en Conflanie de converger vers les bases militaires ceinturant la capitale pour la suite des opérations.
[quote]CE QUI SE SAIT:
- Un convoi armé conséquent se dirige vers de la Conflanie en Julionie (Région de Burdiga, capitale) pour des raisons inconnues et apparemment sans ordres directs du Président de la République ou de son Gouvernement
- Selon les rumeurs, l'armée serait entrain de se mutiner en Conflanie et la situation pourrait prochainement encore dégénérer.
- Un couvre-feu a été instauré à Conflans par l'Armée de manière unilatérale.
[/quote]
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Youggort
Putsch
Partie 2: Les pleins pouvoirs
[center][img]http://www.essonnesecurite.fr/media/visuelslide7__031318400_0812_21052014.jpg[/img][/center]
Dans toutes les civilisations quelles qu’elles soient, ceux qui tiennent l’armée, tiennent le pays. Les politiciens de la capitale, qui l’avaient oublié depuis de nombreuses années étaient rappelés brusquement à cette réalité conjoncturelle. L’armée était stationnée dans les bases du sud de la Julionie, à moins d’une heure de la Capitale en voiture. Leur position n’avait rien de naturel : Ils ne devraient pas être ici. Le Président de la République avait voulu que les troupes soient stationnées à Conflans afin de restaurer la paix et le régime républicain. Cependant, Landry Gauthier ne l’avait pas vu de cette oreille et après avoir trahi le complot dans lequel il s’était engagé. Il a marché avec son armée sur la capitale. Enfin, marcher n’était pas le mot exact. Le modernisme ainsi que les progrès technologiques avaient fait que l’Armée était placée sur des véhicules adaptés au transport de masse de quelques milliers d’hommes. Les hélicoptères de combat s’étaient aussi chargés d’hommes et avaient rejoint les bases. Les chars, plus lent ne tardèrent cependant pas non plus à arriver. C’était grandiose à voir : Les campagnes dans lesquelles passait l’improbable convoi s’arrêtait de vivre l’histoire de quelques heures pour regarder passer les hommes armés en direction de la capitale, mais ils ne comprenaient pas. Les rumeurs allaient bon train : « Ils viennent chercher les drôles* de la capitale », « les fesses de cette faignasse de président doivent chauffer! ». Ils ne se doutaient pas de ce qui allait se passer !
Car quelques jours plus tard, les troupes toutes arrivées avaient été briffées par le chef de l’Etat-Major de l’Armée de Terre :
« Messieurs, mesdames. Vous savez pourquoi nous sommes venus ici. Le Président de la République vous a utilisé comme paratonnerre pour se protéger LUI-MÊME des conséquences du massacre qu’il a LUI-MÊME ordonné ! Je ne veux pas faire un coup d’état, un putsch comme il disent, mais force est de constaté que Coumier et ses autres larbins ne nous laissent pas le choix : Sans nous, sans vous qui les défendez… Que serait la Vasconie ? Où serait leur c** à l’heure actuelle ? Certainement pas là où ils sont ! » Il était acclamé par les soldats qui scandaient son nom avant que ceux-ci ne se fassent plus discrets à la demande du tribun. « Nous allons entrer dans la capitale, forcer le président de la République à démissionner et à assumer ses responsabilités… Ensuite, forçons les instances de la République à nous reconnaître à notre juste valeur : AU CENTRE DU POUVOIR ! »
La clameur se fit encore entendre près du véhicule qui surélevait le Maréchal. Suite à cela, les véhicules de transports se remplissaient de quelques milliers d’hommes et fonçaient vers la capitale. Plus d’une heure après, les journaux, sièges de radio et de télévision, l’Assemblée Nationale ainsi que la mairie de la capitale étaient investis par l’Armée. Très rapidement, les télécommunications étaient bloquées : Plus aucune information ne pouvait sortir ou entrer dans la capitale. Des messages préenregistrés circulaient sur les écrans publicitaires : Un général essayait de rassurer la foule qui s’était calfeutrée dans les habitations de peur qu’un massacre semblable à celui de Conflans ne se produise.Les grandes avenues de la capitale étaient désertes et par moment, des véhicules de transport emmenaient des soldats d’un point à un autre. Les lieux publiques importants n’étaient plus occupés que par des soldats armés jusqu’aux dents qui conseillaient aux habitants de rentrer chez eux. Ils ne pouvaient qu’attendre : Un brouillard visuel s’était installé sur les télévisions et un brouillard auditif s’était installé sur les ondes radios. Les téléphones ne pouvaient émettre ou recevoir d’appels, et les ordinateurs affichaient toujours les mêmes pages d’erreur de connexion à internet.
Les lieux étant occupés, l’armée pouvait se diriger vers le Palais présidentiel et le Conseil Constitutionnel qui étaient également coupés du monde. Cependant, ils étaient encore « libres » : La garde présidentielle qui ne dépendait pas directement du commandement du maréchal Landry était restée fidèle au Président Coumier. Tant est si bien que la garde et les armées mutinées se regardaient en chien de faïence pendant plusieurs minutes. Dès que le tenant de l’exécutif avait appris que l’armée était entrée, il s’était réfugié dans le bunker, craignant pour sa vie. Nettement en surnombre, les gardes présidentiels étaient peut-être mieux armés, mais face aux hélicoptères armés qui sillonnaient le ciel de la Capitale et face à l’effectif d’hommes armés qui les affrontait et qui était constamment croissant, il semblait évident qu’ils n’avaient pas guère de chances. Cependant, cette unité était réputée pour pugnacité ainsi que pour son mental à tout épreuve. Dire qu’ils renonceraient sous aucun prétexte était le plus proche de la réalité, et ça, Landry Gauthier le savait très bien. Les deux forces armées se regardaient. La capitale, entièrement occupée désormais, avait un ilot de résistance où les communications vers l’extérieur étaient bloquées. Face à ce blocus imposé, il était certain qu’ils ne tiendraient pas longtemps.
Un sniper tira le premier du côté présidentiel et un torrent de balles partit alors des deux camps. Un hélicoptère larguait sur le toit du palais présidentiel des hommes qui prenaient à revers la garde présidentielle présente dans la cour du palais présidentiel. Les portes furent brisées, tout comme les vitres. Au fur et à mesure que le temps passait, le palais présidentiel était submergé par les vagues du maréchal Landry et le palais était occupé de moitié quand un haut gradé de la garde intervint avec une nappe blanche : Le Président de la République se rendait, lui et sa garde. La nouvelle fut aussitôt diffusée à l’Assemblée Nationale.
Dans les heures qui venaient ensuite, le Conseil Constitutionnel pris acte de la démission du Gouvernement et du Président Coumier, et fut contraint de proclamer l’état de guerre : C’était un régime prescrit par la Constitution et qui servait normalement uniquement en cas d’invasion étrangère. Cette disposition constitutionnelle prévoyait notamment que les sages désignent une personne assurant les pleins pouvoirs en Vasconie. En quelques heures, la République était tombée et le Régime de Landry Gauthier venait de commencer.
[quote]CE QUI SE SAIT:
- Toutes les télécommunications émanant ou à destination de la capitale ont été coupées. De fait, les pays ayant un ambassadeur présent en Vasconie tels que la Ligue du Lébira ou l'Ennis sont sans nouvelles de leurs corps diplomatiques.
- Les aéroports, les gares ainsi que les routes sont bloquées pour partir et pour revenir de la capitale. Les pays ayant des voyageurs ou des ressortissants à Budiga ou dans les alentours sont également sans nouvelle.
- Les médias les plus téméraires et la presse internationale n'hésite pas à faire le lien entre les déplacements militaires survenus il y a quelques jours et la situation actuelle, sans trop avoir de preuve.
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Partie 2: Les pleins pouvoirs
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Dans toutes les civilisations quelles qu’elles soient, ceux qui tiennent l’armée, tiennent le pays. Les politiciens de la capitale, qui l’avaient oublié depuis de nombreuses années étaient rappelés brusquement à cette réalité conjoncturelle. L’armée était stationnée dans les bases du sud de la Julionie, à moins d’une heure de la Capitale en voiture. Leur position n’avait rien de naturel : Ils ne devraient pas être ici. Le Président de la République avait voulu que les troupes soient stationnées à Conflans afin de restaurer la paix et le régime républicain. Cependant, Landry Gauthier ne l’avait pas vu de cette oreille et après avoir trahi le complot dans lequel il s’était engagé. Il a marché avec son armée sur la capitale. Enfin, marcher n’était pas le mot exact. Le modernisme ainsi que les progrès technologiques avaient fait que l’Armée était placée sur des véhicules adaptés au transport de masse de quelques milliers d’hommes. Les hélicoptères de combat s’étaient aussi chargés d’hommes et avaient rejoint les bases. Les chars, plus lent ne tardèrent cependant pas non plus à arriver. C’était grandiose à voir : Les campagnes dans lesquelles passait l’improbable convoi s’arrêtait de vivre l’histoire de quelques heures pour regarder passer les hommes armés en direction de la capitale, mais ils ne comprenaient pas. Les rumeurs allaient bon train : « Ils viennent chercher les drôles* de la capitale », « les fesses de cette faignasse de président doivent chauffer! ». Ils ne se doutaient pas de ce qui allait se passer !
Car quelques jours plus tard, les troupes toutes arrivées avaient été briffées par le chef de l’Etat-Major de l’Armée de Terre :
« Messieurs, mesdames. Vous savez pourquoi nous sommes venus ici. Le Président de la République vous a utilisé comme paratonnerre pour se protéger LUI-MÊME des conséquences du massacre qu’il a LUI-MÊME ordonné ! Je ne veux pas faire un coup d’état, un putsch comme il disent, mais force est de constaté que Coumier et ses autres larbins ne nous laissent pas le choix : Sans nous, sans vous qui les défendez… Que serait la Vasconie ? Où serait leur c** à l’heure actuelle ? Certainement pas là où ils sont ! » Il était acclamé par les soldats qui scandaient son nom avant que ceux-ci ne se fassent plus discrets à la demande du tribun. « Nous allons entrer dans la capitale, forcer le président de la République à démissionner et à assumer ses responsabilités… Ensuite, forçons les instances de la République à nous reconnaître à notre juste valeur : AU CENTRE DU POUVOIR ! »
La clameur se fit encore entendre près du véhicule qui surélevait le Maréchal. Suite à cela, les véhicules de transports se remplissaient de quelques milliers d’hommes et fonçaient vers la capitale. Plus d’une heure après, les journaux, sièges de radio et de télévision, l’Assemblée Nationale ainsi que la mairie de la capitale étaient investis par l’Armée. Très rapidement, les télécommunications étaient bloquées : Plus aucune information ne pouvait sortir ou entrer dans la capitale. Des messages préenregistrés circulaient sur les écrans publicitaires : Un général essayait de rassurer la foule qui s’était calfeutrée dans les habitations de peur qu’un massacre semblable à celui de Conflans ne se produise.Les grandes avenues de la capitale étaient désertes et par moment, des véhicules de transport emmenaient des soldats d’un point à un autre. Les lieux publiques importants n’étaient plus occupés que par des soldats armés jusqu’aux dents qui conseillaient aux habitants de rentrer chez eux. Ils ne pouvaient qu’attendre : Un brouillard visuel s’était installé sur les télévisions et un brouillard auditif s’était installé sur les ondes radios. Les téléphones ne pouvaient émettre ou recevoir d’appels, et les ordinateurs affichaient toujours les mêmes pages d’erreur de connexion à internet.
Les lieux étant occupés, l’armée pouvait se diriger vers le Palais présidentiel et le Conseil Constitutionnel qui étaient également coupés du monde. Cependant, ils étaient encore « libres » : La garde présidentielle qui ne dépendait pas directement du commandement du maréchal Landry était restée fidèle au Président Coumier. Tant est si bien que la garde et les armées mutinées se regardaient en chien de faïence pendant plusieurs minutes. Dès que le tenant de l’exécutif avait appris que l’armée était entrée, il s’était réfugié dans le bunker, craignant pour sa vie. Nettement en surnombre, les gardes présidentiels étaient peut-être mieux armés, mais face aux hélicoptères armés qui sillonnaient le ciel de la Capitale et face à l’effectif d’hommes armés qui les affrontait et qui était constamment croissant, il semblait évident qu’ils n’avaient pas guère de chances. Cependant, cette unité était réputée pour pugnacité ainsi que pour son mental à tout épreuve. Dire qu’ils renonceraient sous aucun prétexte était le plus proche de la réalité, et ça, Landry Gauthier le savait très bien. Les deux forces armées se regardaient. La capitale, entièrement occupée désormais, avait un ilot de résistance où les communications vers l’extérieur étaient bloquées. Face à ce blocus imposé, il était certain qu’ils ne tiendraient pas longtemps.
Un sniper tira le premier du côté présidentiel et un torrent de balles partit alors des deux camps. Un hélicoptère larguait sur le toit du palais présidentiel des hommes qui prenaient à revers la garde présidentielle présente dans la cour du palais présidentiel. Les portes furent brisées, tout comme les vitres. Au fur et à mesure que le temps passait, le palais présidentiel était submergé par les vagues du maréchal Landry et le palais était occupé de moitié quand un haut gradé de la garde intervint avec une nappe blanche : Le Président de la République se rendait, lui et sa garde. La nouvelle fut aussitôt diffusée à l’Assemblée Nationale.
Dans les heures qui venaient ensuite, le Conseil Constitutionnel pris acte de la démission du Gouvernement et du Président Coumier, et fut contraint de proclamer l’état de guerre : C’était un régime prescrit par la Constitution et qui servait normalement uniquement en cas d’invasion étrangère. Cette disposition constitutionnelle prévoyait notamment que les sages désignent une personne assurant les pleins pouvoirs en Vasconie. En quelques heures, la République était tombée et le Régime de Landry Gauthier venait de commencer.
[quote]CE QUI SE SAIT:
- Toutes les télécommunications émanant ou à destination de la capitale ont été coupées. De fait, les pays ayant un ambassadeur présent en Vasconie tels que la Ligue du Lébira ou l'Ennis sont sans nouvelles de leurs corps diplomatiques.
- Les aéroports, les gares ainsi que les routes sont bloquées pour partir et pour revenir de la capitale. Les pays ayant des voyageurs ou des ressortissants à Budiga ou dans les alentours sont également sans nouvelle.
- Les médias les plus téméraires et la presse internationale n'hésite pas à faire le lien entre les déplacements militaires survenus il y a quelques jours et la situation actuelle, sans trop avoir de preuve.
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