La vie au Chikkai - 竹界での生活

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Cyrus

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[center]La vie au Chikkai
竹界での生活/Chikkai de no Seikatsu

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Sommaire
Cyrus

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Société: Une journée dans la vie d'un salaryman.

Métro, boulot, dodo.
Métro, boulot, dodo.
Métro, boulot, dodo.

Comme tous les jours depuis qu'il était sorti de l'université il y a quinze ans, Tatsumi Tonegawa se réveille difficilement à six heures et demi du matin, après une nuit de sept heures. Sa femme Yuiko était déjà levée depuis une demi-heure, ayant préparé le petit déjeuner pour toute la famille: Tatsumi, Yuiko, et leurs deux enfants lycéens. Ils se levaient vers sept heures et demie, car le lycée n'était pas bien loin de la maison, ce qui voulait dire que comme tous les matins, Tatsumi aurait à peine le temps de voir ses enfants avant de devoir partir au travail.

Une douche rapide, puis on enfile le costard, on avale un café et un peu d'oeufs brouillés sur un toast, comme tous les matins, et il faut déjà partir au travail. Tatsumi a de la chance, il travaille comme employé de bureau senior chez Nomura, une des plus grandes banques Teiko, en tant que salaryman, employé à vie quasi impossible à licencier. Avec quinze ans d'ancienneté, Tatsumi a un salaire confortable qui lui permet de vivre dans une petite maison de la banlieue de Subarashî avec sa famille. Mais cela veut aussi dire que pour arriver au travail, il doit passer une heure et demie dans les transports, partant de la gare de Karasuma au sud-est de la ville, non loin de chez lui, prenant un train jusqu'à la cauchemardesque gare Tokokawa, la plus grande du Teikoku, où il doit changer de train pour entrer dans les wagons bondés et étouffants de la ligne C jusqu'à Kabushikigaishia, où se trouvent ses bureaux.

A dix heures pile, Tatsumi est enfin installé à son bureau, dans l'open space du vingt-septième étage de la Nomura Tower, au milieu de la jungle de verre et de béton qu'est Kabushikigaishia, le quartier d'affaires de la capitale. Pendant les trois prochaines heures, Tatsumi va encore devoir endurer les remarques de Jotaro Shigeru, son irascible supérieur, pour qui le travail n'est jamais assez rapide, et toujours bâclé. Comment veut-il que les tampons soient parfaitement alignés avec les cadres sur la paperasse s'il donne des paquets de centaines de feuilles à lire et tamponner en quelques heures? Enfin bon, le travail est facile, et tant que les tampons sont bien appliqués, M. Shigeru n'est pas trop pénible.

13 heures, enfin l'heure de la pause déjeuner. Comme à son habitude, Tatsumi se rend à un petit restaurant de ramen coincé entre deux buildings. Il est toujours rempli à ras-bord de salarymen comme lui, mais au moins on y mange pas trop mal, on est vite servi et personne n'essaie d'engager la conversation, tous perdus dans leurs pensées ou bien à regarder la télé, qui dit qu'il pleuvra demain, après tout c'est le début de la saison des pluies.

Après une pause repas, il est temps de se remettre au travail. En règle générale, M. Shigeru passe l'après-midi dans son petit bureau à "travailler", mais on peut l'entendre ronfler depuis l'autre bout de l'open space. Il y a quelques années, Tatsumi aurait diligemment continué à travailler au même rythme que le matin, mais il a vite appris que si on est pas supervisé, c'est comme si ce travail ne comptait pas pour les supérieurs, alors mieux vaut se la couler douce et aller lentement, quitte à s'ennuyer, tant qu'il reste du travail à finir le lendemain matin.

A 18 heures pile, après un après-midi d'ennui mortel, Tatsumi se prépare enfin à quitter le bureau, jusqu'à ce que son voisin de cubicule, Taro, ne le retienne par sa maudite phrase:

"Tonegawa-Senpai, vous ne venez pas au pot avec le reste de l'équipe ce soir?"

Après tout, on est Mardi, et comme tous les mardis, et aussi les jeudis et vendredis, "l'équipe" se réunit dans un izakaya, autour de nourriture grasse et hors de prix et de mauvaise bière, pour une soirée entre collègues. Tatsumi déteste ce genre de soirées. C'est vrai qu'au début, d'être ivre avec son supérieur est amusant, mais au bout de quinze ans de maison, on commence à savoir qu'après quelques verres, Shigeru est bruyant, Hanada est un peu trop tactile avec la serveuse, Yamamoto fait du zèle auprès du manager, et la bière donne un mal de crâne pas possible. Mais il faut tout de même y aller: si on ne se fait pas mousser auprès des managers en commandant des tournées, comment on peut espérer être promu? Alors Tatsumi se résigne, et suit de mauvais gré le reste de l'équipe dans un izakaya enfumé par la cigarette. Comme d'habitude, il boit trop car on ne refuse pas une tournée, même de la bière la moins chère. Comme d'habitude, il a la nausée après la dixième brochette, et comme d'habitude il doit débourser plus de deux mille ginkô pour régler sa part de l'addition.

A 23 heures, enfin, l'interminable soirée se termine, et Tatsumi est dans les rues du quartier de Taisho, un peu ivre et ayant hâte de rentrer chez lui. Pour cela, il doit prendre la ligne D à partir de là gare de Minato-e, puis changer à la gare de Naito pour la ligne C. Dans le train, la même scène se joue que tous les soirs: les banquettes sont monopolisées par des salarymen en costard, sentant l'alcool et ronflant profusément. Ils ressortent sans doute du même genre de journée et de soirée que Tatsumi, et que les millions d'autres salarymen du Teikoku.

A minuit trente, Tatsumi arrive enfin chez lui. Les enfants, à qui il n'a même pas pu dire bonjour ce matin, sont déjà couchés. Sa femme aussi est au lit, et toute la maison est silencieuse. Le plus discrètement possible, Tatsumi se met au lit, évitant au maximum de faire du bruit, et se prépare à dormir. Demain s'annonce encore une journée comme les autres à tamponner des feuilles, métro, boulot, dodo.

Métro, boulot, dodo.
Métro, boulot, dodo.
Métro, boulot, dodo.
Cyrus

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Gastronomie: Cuisines régionales du Chikkai


Si certaines spécialités Teikos sont connues de par le monde, tels les sushis, les ramen ou encore la sauce teriyaki, il existe en réalité au sein du petit archipel une diversité culinaire insoupçonnée, et des plats essentiels dans une ville peuvent être pratiquement inconnus dans la suivante. On divise généralement les cuisines régionales Teiko de la manière suivante:


Cuisine Chikkai / Cuisine de Subarashî
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Sushis de thon de Subarashî.[/center]

Centrée autour de la capitale Subarashî, la cuisine Chikkai actuelle reflète bien l'histoire de la plaine du Sentâ, parfois appelée Pays Chikkai. Basée principalement sur le riz (comme le reste de la cuisine Teiko), qui était abondamment cultivé dans la région autrefois, mais aussi sur la volaille et les poissons de la Baie de Subarashî (notamment le saumon), la cuisine Chikkai "traditionnelle", codifiée à partir du XVème Siècle, se distingue principalement par sa forte utilisation de la friture, que ce soit de légumes, de poulet, de crevettes ou plus rarement de poisson, la présence courante de la mayonnaise (dans sa version Teiko, plus légère que la mayonnaise occidentale) sa forte quantité de plats froids, et la quasi-absence de bouillons, les nouilles étant servies froides ou bien sautées dans une petite boîte. Développée principalement à Subarashî, cette cuisine est en fait celle du repas sur le pouce, les Subarashiotes du XVème Siècle étant déjà vus comme des gens pressés à l'époque, ne prenant pas le temps de savourer un repas et préférant emporter leur nourriture avec eux. Les plats emblématiques Chikkai sont: les sushis, tranches de poisson crues posées sur du riz, les tempuras, fritures de viande ou de légumes servies accompagnées de riz, et les yakisoba, des nouilles sautées accompagnées d'oeufs et de plantes, principalement du gingembre.

Aujourd'hui, de nombreux apports du reste du monde ont fait de la cuisine Chikkai l'une des plus cosmopolites du Teikoku, en témoignent les "Kebabs Teiko", au poulet frit, une recette importée du Marquaz, ou encore les hamburgers et pizzas revisités à la Teiko (et donc pleins de mayonnaise).


Cuisine de Mae

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Bol de thé vert "macha" de Kyûshingai.[/center]

Souvent considérée comme la cuisine traditionnelle la plus "raffinée" du Teikoku, la Cuisine de Mae est celle pratiquée dans le Nord-Est de l'île d'Ôkinahi (à l'exception de Hantô), centrée autour de l'ancienne capitale de Kyûshingai. La cuisine Mae se caractérise par sa sobriété dans les ingrédients, ainsi que la blancheur de ces derniers, donnant à la Cuisine de Mae son surnom de "Cuisine Blanche": le poulet y est fortement représenté, ainsi que les poissons blancs, principalement la daurade. En accompagnement, le riz et le tofu, agrémentés d'oignon vert Teiko, sont les plus courants. Cependant, c'est dans la boisson que la Cuisine de Mae se distingue, puisque le coeur de la production de thé vert Teiko se trouve dans la vallée de Mae, donnant lieu à une omniprésence de la boisson dans les plats de Mae (on estime que les Maéens sont les plus gros consommateurs de thé au monde, et qu'ils en consomment autant que l'eau). De plus, le Mae est le centre de la production des deux principaux alcools Teikos, à savoir le saké (vin de riz) et l'umeshu (vin de prune), qui sont souvent incorporés aux repas Maéens, du fait de leur saveur particulière et de leur taux d'alcool relativement peu élevé par rapport aux autres liqueurs Teikos.

Cuisine de Hantô

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Takoyaki de Hantô.[/center]

Située à l'embouchure du fleuve Mae, la ville de Hantô ne pourrait pas être plus éloignée culinairement de ses voisines en amont: là où la cuisine de Mae est un exemple de sobre gastronomie Teiko, la cuisine Hantôaise est grasse et on y célèbre les marchés alimentaires de rue. Descendue de l'histoire maritime de la ville, la cuisine Hantôaise est basée principalement sur les fruits de mer, à la tête desquels se trouve un aliment immanquable dans la cuisine de cette ville: le poulpe. Décliné en d'infinies variations, que ce soit en sashimi (cru), grillé, frit ou comme base de bouillon, le poulpe est cependant le plus souvent consommé sous la forme de takoyaki, des beignets ronds de poulpe vendus en barquettes dans la rue, couverts de sauces, devenus l'emblème de la cuisine Hantôaise et l'un des phares de la cuisine Teiko dans le monde. L'autre plat emblématique de Hantô est l'okonomiyaki, souvent surnommé "Pizza Teiko": une pâte épaisse, pouvant être fourrée à presque n'importe quel ingrédient, mais contenant souvent soit du porc soit du poulpe comme base.

Cuisine des Montagnes / Cuisine du Sagaku
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Bol de Ramen du Sagaku.[/center]

Représentée dans l'ouest et le centre de l'île d'Ôkinahi, la cuisine du Sagaku se distingue du reste de la cuisine Teiko par la quasi-omniprésence du porc, qu'il soit rôti, pané ou plus rarement grillé, ainsi que la présence moindre du riz comme accompagnement, remplacé le plus souvent par des nouilles de sarrasin fines de type "soba", accompagnées de morceaux de bambou, d'oignons, et de soupe miso, qui, si elle est consommée dans tout le Teikoku, est originaire du Sagaku où elle est omniprésente lors des repas. Parmi les plats emblématiques du Sagaku, nous pouvons citer les Ramen, ce bouillon de nouille aux tranches de porc, mais aussi les "tonkatsu", ces larges tranches de porc panées et frites qui remplissent aisément l'estomac. Si la cuisine du Sagaku semble moins spécifique que les autres cuisines Teiko, il n'en est rien: au contraire, les plats originaires du Sagaku se sont tant répandus dans le régime Teiko standard qu'il semblerait que le Sagaku n'ait que peu à offrir en termes de spécificités culinaires, alors qu'en réalité cette région a contribué, peut-être plus que toute autre, à la gastronomie Teiko en général.

Cuisine du Nord / Cuisine Kitaote
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Bol de riz au sahsimi d'Akaishima.[/center]

Les îles du Nord (Nishi, Sôgankyo et Burushima et Akaishima, qui forment la région du Kimyô au nord de l'Ôkinah)i, ont une cuisine qui reflète le principal gagne-pain de la région depuis les temps anciens: la pêche au thon. Ce poisson est en effet un aliment de base de la cuisine Kitaote, qu'il soit servi cru en sashimi, ou bien grillé et en brochette, le plus souvent accompagné d'oignons. C'est aussi du Sôgankyô que provient la sauce soja, qui, si elle est utilisée dans le reste du Teikoku, est omniprésente dans les plats du Nord. Ainsi, le plat emblématique de la région est un bol de riz chaud, surmonté de sashimis de thon et de feuilles d'algues nori, sur lequel on verse au moins une coupelle de sauce soja, accompagné de soupe miso et de tofu. Le Kimyo et le Nishi sont aussi les deux régions productrices de bière au Teikoku, même si la boisson qui en résulte est souvent considérée de piètre qualité par rapport aux bières des pays nippons septentrionaux.

Cuisine du Heion
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Bol de Nattô du Heion.[/center]

Sans doute la cuisine régionale la moins connue, même par les autres Teikos, la cuisine du Heion est pratiquée sur le petit archipel du même nom, au Sud-Est du pays. Elle se caractérise par la quasi-absence de viande, à l'exception du poisson, et est généralement jugée "peu savoureuse" par les non-initiés, ses caractéristiques uniques étant véritablement des goûts acquis. L'ingrédient le plus connu de la cuisine du Heion est le soja fermenté: là où cette graine est généralement utilisée pour en faire des huiles ou du tofu dans le reste du pays, le Heion s'est spécialisé dans une manière originale de cuisiner cet aliment. Ainsi, le tofu du Heion, connu sous les noms de sufu, tofu fermenté, ou parfois tofu puant, est fait en ensemençant le tofu blanc de moisissure, lui donnant un goût et une odeur fortes, parfois proches des fromages Töttern. Un autre plat traditionnel du Heion, plus répandu dans le reste du Teikoku, est le nattô, une préparation de graines de soja fermentées, consommées avec du riz. Plat controversé, le nattô est soit adoré soit détesté presque sans possibilité d'opinions modérées. Pour les étrangers au Teikoku, le nattô est souvent un challenge: qui sera capable de manger le plat le plus odorant et le moins appétissant du pays? C'est ainsi, paradoxalement, par les étrangers que la cuisine du Heion commence à trouver sa place au sein des cuisines Teiko.

Cuisine du Kouma
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Curry Teiko au porc de Sunano.[/center]

Si l'on devait résumer la cuisine de l'île méridionale et occidentale du Kouma en deux mots, ceux-ci seraient "épicée" et "sucrée". Fortement inspirée des cuisines continentales, qu'elles soient Posunoises, Kaiyuanaises ou Janubiennes, mais aussi influencée par la cuisine Dytolienne, la cuisine du Kouma est sans doute la plus variée du Teikoku, au point qu'il est pour beaucoup injuste de réunir des plats aussi différents sous la même ombrelle géographique. Au centre des plats salés du Kouma, un condiment lie des plats en apparence extrêmement disparates: le piment, importé du Posun aux alentours de l'an 1000. On le retrouve dans la préparation du curry Teiko, spécialité de la ville de Sunano, où un bol de riz accompagné de viande panée est recouvert d'une épaisse sauce curry brune, épicée et légèrement sucrée; dans le "Kimuchi" de la côte Ouest, version Teiko du plat traditionnel Posunois, où le chou Kaiyuanais, au lieu d'être fermenté, est salé; Dans les Karashi Mentaiko, ces gonades de colin du Natolique, remplis d'oeufs et mangées crues après avoir été préparées dans une sauce au piment, qu'on mange à Midoriyama; Enfin, dans les Karashi Udon de Chikyû, ces nouilles épaisses servies dans une soupe pimentée. Une autre préparation de la ville de Chikyû, moins épicée, est la "Paera", une version Teiko d'un plat traditionnel du Sud-Ouest de la Dytolie, la "Paella". Inspirée des recettes traditionnelles amenées au cours de l'Age de l'Exploration Dytolien, ce plat, fait de riz safrané accompagné de viande de poulet et/ou de porc ainsi que d'oignon, se rapproche plus de la paella traditionnelle que les versions modernes consommées en Dytolie, selon de nombreux experts; Il s'agit du plat traditionnel de la communauté chrétienne du Teikoku. Enfin, la cuisine du Kouma est réputée pour ses sucreries, principalement préparées à partir de haricots rouges, au point où la sagesse populaire dit "Si un dessert est rouge, il vient du Kouma. S'il est vert, il vient du Mae. Sinon, il vient du Konbini". Le dessert Kouman le plus connu est sans nul doute le Mochi, une pâte de riz fourrée à la pâte de haricots rouge sucrée.
Cyrus

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Histoire: Les chrétiens du Teikoku.

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Une statue de Dom João Takaragi à Chikyô.[/center]
Les premiers pas du Christianisme au Teikoku (1520-1631)
C'est avec l'arrivée des premiers Dytoliens dans l'ancien Empire Teiko que la Chrétienté prend pied au Teikoku. Si les premières expéditions Dytoliennes atteignant l'archipel sont faites de marchands recherchant les denrées exotiques de l'Orient, très vite, la volonté d'une mission évangélique se fait ressentir dans les ordres religieux catholiques de Dytolie. Les premiers à envoyer des missionnaires sur le sol Teiko sont les Jésuites, vite suivis par ceux des ordres mendiants. Lorsque les missionnaires arrivent, ils trouvent au Teikoku un reflet de leur propre civilisation trois cents ans auparavant, une société féodale de petits seigneurs concurrent, prenant avantage de la faiblesse de l'autorité centrale pour se tailler leur propre domaine, commandant une classe de guerriers adoptant un strict code d'honneur, similaire à celui de la Chevalerie médiévale. Ceci conduit un missionnaire Gallique, Jean de Gâtines, à dire des Teikos qu'ils sont "les plus civilisés d'entre les Païens".
Cependant, les missions de conversion ne se passent pas toujours bien au début: les missionnaires ont le mauvais goût de déclarer que les ancêtres des Teikos brûlent en Enfer car ils ne sont pas baptisés, et sont alors promptement exécutés. Dans un premier temps, seuls les missionnaires Jésuites basés à Chikyô connaissent un certain succès, ceux-ci évitant de parler de la damnation éternelle des non-baptisés et réussissant à établir une communauté chrétienne prospère dans la ville. Cet engouement remonte vite au Daimyô de Chikyô, Yoshitsune Takaragi, qui se rend compte qu'en se convertissant, il lui serait plus facile de commercer avec les Dytoliens, et notamment de leur acheter des armes à feu, qui lui procureraient un avantage technologique certain face à son adversaire, le Daimyô d'Ibawara, dans la guerre qui les opposait. Par opportunisme, Takaragi se fait donc baptiser par des Jésuites sous le nom chrétien de Dom João Takaragi en 1573, en faisant le premier seigneur chrétien du Teikoku. Cependant, malgré la conversion de quelques nobles de l'île de Kouma, le Christianisme peine à se répandre dans la société Teiko en dehors des quelques poches du Sud-Ouest du pays.


[center][img]https://i.imgur.com/Mc6KUp4.png[/img]
Une représentation moderne de Saint Charles-Xavier de Sunano jeune.[/center]
Saint Charles-Xavier de Sunano et le syncrétisme Christiano-Bouddhiste (1631-1684)
Pour les chrétiens du Teikoku, tout change à partir de 1631. C'est en effet cette année qu'un certain Yoshihiro Akai, fils d'un marchand converti au catholicisme de la ville de Sunano, est officiellement ordonné prêtre par la congrégation de Jésuites locale, sous le nom de Carlos Javier Santos y Akai, connu en Gallique comme Charles-Xavier de Sunano. Le jeune prêtre Teiko, âgé de 25 ans à peine, est envoyé en mission sur l'île voisine de Sôgankyô afin d'aider à la conversion des habitants de la ville de Shio. En arrivant dans la cité, Charles-Xavier se rend compte de l'hostilité des habitants au christianisme et est plusieurs fois battu lors de ses sermons. C'est en 1633 qu'il se lie d'amitié avec un bureaucrate non-chrétien de la ville qui l'avait hébergé par bonté de coeur, Komaru Houei. les deux hommes, éduqués et ouverts d'esprit, se livrent à des joutes verbales théologiques quotidiennes, qui font naître une idée révolutionnaire dans l'esprit de Charles-Xavier: Dans ses enseignements, Jésus est très proche de certains Bouddhas vénérés dans les temples de Shio. L'arrivée d'une nouvelle foi étrangère rebutait la plupart des Teikos, mais s'il pouvait établir un lien entre Christianisme et Bouddhisme, la conversion serait plus facile, car alors elle ne serait pas si différente de simplement suivre une branche différente de la foi bouddhique. Charles-Xavier rencontre dans ses sermons un franc succès, et très vite à Shio se forme une communauté ayant mêlé lessons de vies chrétiennes et rites inspirés du Bouddhisme, faisant correspondre les saints Catholiques aux Bodhisattvas voire aux esprits divins de la foi Shinto qui était aussi pratiquée dans la ville.
En 1647, quatorze ans après son arrivée à Shio, Charles-Xavier reprit la mer, laissant dans la ville une communauté originale de chrétiens aux rites bouddhistes. Son port d'arrivée fut Ôji, une ville de l'île d'Ôkinahi sur laquelle il resta jusqu'à la fin de ses jours. Le christianisme était moins bien implanté en Ôkinahi que sur les îles de l'Ouest du Teikoku, et Charles-Xavier rencontra dans certains lieux, notamment les grands centres religieux tels que Yamano, une réelle difficulté à recruter des fidèles à sa foi. Néanmoins, il de démordit pas et on estime qu'entre cinquante et cent mille chrétiens d'Ôkinahi suivaient directement ou indirectement les enseignements de Charles-Xavier de Sunano. Cependant, l'Ôkinahi était en proie aux terribles conflits de l'ère Hongan, une période d'anarchie sans précédent au Teikoku, avec le Shôgunat disparu depuis la mort de Yoshizaki Azuma et l'Empereur Heibei incapable de pallier aux problèmes de ses vassaux. Ainsi, pour continuer d'exercer son prosélytisme en paix, Charles-Xavier fut contraint de choisir des camps dans plusieurs des guerres de l'île, offrant l'aide des marchands d'armes Dytoliens, prêts à négocier avec des chrétiens ou tout du moins avec leurs soutiens, en échange d'un droit de pratiquer le prosélytisme. De 1653 à 1661, Charles-Xavier, désormais vieux, résida à Kanshô, l'une des grandes villes du Sagaku et domaine du Daimyô Takeshi Ôtomo, et créa une solide communauté chrétienne dans la ville et ses environs, dans les terres des Daimyôs de la "Coalition du Haku", l'alliance dirigée par Ôtomo. Le seigneur lui-même avait accueilli à sa table le missionnaire de nombreuses fois, appréciant son intelligence, sa conversation et son ouverture d'esprit.
Lorsque Takeshi Ôtomo lança, en 1661, sa conquête du Sagaku puis du reste du Teikoku, Charles-Xavier de Sunano, désormais son ami et conseiller, le suivit, prêchant sa foi partout où il passait et créant de nombreux nouveaux fidèles, incluant plusieurs des Samouraïs d'Ôtomo. En 1677, Takeshi Ôtomo avait pratiquement unifié l'Ôkinahi entier et fut nommé par Shôgun par l'Empereur Heibei, désormais un vieillard. A ses côtés, immortalisé dans les tableaux des artistes de la cour Impériale, se trouvait un vieil homme en soutane, Charles-Xavier de Sunano. Pendant les six ans qui suivirent, la foi chrétienne progressa grandement au Teikoku, libre de prospérer grâce à la tolérance du Shôgun et aux efforts de prosélytisme des disciples de Charles-Xavier. Cependant, le vent tourna six ans plus tard, lors de la Trahison de Sakawan. En effet, la rumeur se répandait que le Shôgun envisageait de se convertir au Christianisme sous l'influence de son conseiller, ce qui déplaisait énormément à de nombreux seigneurs, en premier lieu le Daimyô du Pays Chikkai, le puissant Tokimune Keido.
Le 4 Août 1683, Takeshi Ôtomo est à Sakawan, dans le domaine des Keido, et se rend à un rituel accompagné de son entourage proche et de celui de Tokimune Keido au Temple Hanayama-Ji de Sakawan. Nul ne sait exactement ce qui se passa dans ce temple, le rituel étant privé, mais une chose est sûre: près d'une heure après que les portes se soient fermées, des bruits de combat furent entendus, puis quelques minutes plus tard les portes du temple furent rouvertes, Tokimune Keido tenant la tête du Shôgun entre ses mains, clamant qu'il avait trahi l'Empire et avait été forcé de commettre le suicide rituel pour laver son honneur. Le reste de la garde du Shôgun avait subi le même sort, à l'exception d'un homme, Charles-Xavier de Sunano. Capturé par les hommes de Keido, le missionnaire fut jeté au cachot pendant six mois. Sorti de sa cellule après le retour de Tokimune Keido à son domaine de Subarashî après avoir été nommé Shôgun, il fut vite jugé pour avoir "corrompu l'esprit des Teikos et du Shôgun Ôtomo", et crucifié devant les portes du Château de Subarashî, la première victime des massacres anti-chrétiens du Shôgunat Keido. Son martyre lui vaudra cependant une vénération de la part des Chrétiens Teikos, qui le révèrent comme saint patron du Teikoku, même s'il n'est pas reconnu par l'Eglise Catholique.


[center][img]https://i.imgur.com/FZuUTOr.png[/img]
Une représentation de la Crucifixion de Chikyô.[/center]
La répression du Christianisme par le shôgunat Keido (1684-1851)
Dans la continuité du martyre de Saint Charles-Xavier, Tokimune Keido et ses descendants s'engagèrent dans une politique de persécution des Chrétiens au Teikoku, les empêchant de posséder des terres ou des titres de noblesse, leur confisquant leurs armes, les forçant dans des ghettos et commettant des massacres envers les communautés chrétiennes. Sous Tokimune Keido, deeux des plus impressionnants massacres de masse sont commis, la Crucifixion de Kanshô et la Crucifixion de Chikyô faisant respectivement 35 et 77 morts, crucifiés devant les portes de la ville. La stigmatisation des chrétiens devenant monnaie courante, leurs temples incendiés et commerces détruits, et les Teikos étant coupés de l'influence papale du fait de l'isolement total du pays imposé par les Keido, de nouveaux rituels se développèrent afin de pratiquer la foi Catholique. Bien souvent, les fidèles se réunissaient à la maison de l'un des membres de leur église, et l'un d'entre eux, secrètement ordonné prêtre, conduisait la messe dans le plus grand secret, replaçant la vin de messe, difficile à trouver et amenant la suspicion, par du saké, et parfois l’hostie par des boules de riz. Dans la ville de Chikyô, où au XVIIIème Siècle résidaient la moitié des Chrétiens du Teikoku, au nombre de 30 000, les messes se faisaient dans des églises secrètes aménagées au sein des cavers naturelles situées sous la ville, avec l'aide des marchands Occidentaux, qui avaient le droit d'entrer dans cette ville pour y vendre leur marchandise, mais interdits d'entrée dans tout le reste du pays. Durant cette période de répression, la population Chrétienne du Teikoku va fortement baisser, pour atteindre environ 1% de la population sur la fin du Shôgunat.
A partir des années 1830, le Shôgun voit son pouvoir affaibli par la dissension de nombreux seigneurs souhaitant l'ouverture du pays et se ralliant au nouvel Empereur Kindai, un monarque communiquant régulièrement avec des érudits occidentaux. Formé aux idées du libéralisme et du constitutionnalisme par ses correspondances, Kindai est ouvert à la liberté religieuse des Chrétiens, et est leur principal soutien à l'époque, envoyant sa garde protéger un groupe de chrétiens de Kyûshingai attaqués par des Samouraïs du clan Keido en 1843. Au cours de la Guerre d'Unification, les popualtions catholiques du Teikoku se soulèvent ainsi en faveur de l'Empereur, permettant notamment de prendre Chikyô et Shio des mains des forces du Shôgun qui occupaient les deux villes abritant une forte communauté chrétienne. Lors de la Bataille de la Kingawa à Subarashî, qui marque la fin de la guerre, ce sont des milices chrétiennes qui vont capturer Tashiro Keido, le dernier Shôgun, quand celui-ci tente de fuir sur un bateau à direction du Kishû, et vont le donner à l'Empereur Kindai victorieux.


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Une statue de style Kanon de la Vierge Marie, symbole des chrétiens du Teikoku.[/center]
La consécration de la liberté religieuse à partir de l'Empereur Kindai (1851-aujourd'hui)

A compter de 1851, le Teikoku est une monarchie constitutionnelle sur le modèle Dytolien, avec à sa tête l'Empereur. Dans la Constitution Kindai, ratifiée en 1852 et qui aura cours jusqu'en 1946 et sa suspension par l'Amiral Seto qui lui substitue un régime militaire d'urgence, la liberté de religion est présente. Si, au cours du XIXème Siècle, on peut encore voir quelques actes anti-chrétiens au Teikoku, ceux-ci ne sont plus persécutés et peuvent de nouveau pratiquer leur foi. Les catholiques Teikos renouent avec l'Eglise, conservant tout de même leurs rituels particuliers développés pendant deux siècles d'isolation, tels que la vénération des Bouddhas comme des saints ou le mariage des prêtres. Un grand point de tension cependant vient du fait que l'Eglise refuse de canoniser Charles-Xavier de Sunano, reconnu comme un saint dans la tradition Teiko.

Parallèlement, le protestantisme se développe du fait des nombreux contacts avec la Britonnie et l'Olgarie. Kyûshingai et Hantô, en particulier, accueillent des universités Protestantes fondées par des Teikos ayant vécu en Olgarie et convertis au presbytérianisme qui restent encore aujourd'hui des universités prestigieuses réputées dans tout le Teikoku: l'Université Imadegawa de Kyûshingai et l'Université Dôton de Hantô.

Au cours de la dictature Seto, les Chrétiens, bien que bénéficiant de la liberté de culte, se voyaient discriminés par leur manque de vénération envers l'Empereur du Japon, et avaient l'interdiction de travailler dans le service public. En 1934, un Représentant à la Chambre originaire de Chinkyô, un Chrétien du nom de Taro Kusan, s'opposa aux discriminations avant d'être arrêté pour trahison à l'Empire et jeté en prison, où il mourut en 1941. Il faudra attendre 1949 pour que les chrétiens soient définitivement libres de pratiquer leur foi au Teikoku avec l'établissement de la Consitution Jiyû qui crée la République Teiko.

Conclusion: les Chrétiens du Teikoku, une communauté réduite mais néanmoins stable

Aujourd'hui, les chrétiens représentent environ 1% de la population Teiko à 450 000 pratiquants. Ce chiffre relativement stable n'a presque pas changé depuis 1949. Une communauté pa part entière, les chrétiens du Teiko sont très concentrés: plus de la moitié vivent à Chikyô et Subarashî, avec le reste répartis pour la plupart entre Kyûshingai, Hantô, Sunano, Shio et Kanshô, en faisant une communauté très urbaine. Aujourd'hui, les Chrétiens agissent a égalité avec toute autre religion au Teikoku, l'état étant officiellement laïc et la majorité de la population athée.
Sur les 450 000 chrétiens, environ 200 000 sont pratiquants réguliers, tandis que le reste sont soit pratiquants occasionnels soit une faible minorité de non-pratiquants. 2/3 des chrétiens du Teikoku sont des catholiques, pour la plupart venant de familles chrétiennes depuis quatre siècles environ. Le dernier tiers est séparé entre protestants et une très faible minorité Orthodoxe et Nestorienne, généralement venus après 1851 voire après 1949 au Teikoku.
Cyrus

Message par Cyrus »

[justify]Société: Micro-trottoir: Que pensez-vous du reste du monde?

Ce micro-trottoir réalisé le 6 Février 2041, à Subarashî, et diffusé le lendemain sur la chaîne de télévision Teiko TVTA. Les questions posées aux personnes interrogées avaient pour objectif de faire ressortie ce que les Teikos pensent de l'étranger en général, ainsi que des questions spécifiques sur certains pays.

Nous savons tous ce que les étrangers pensent des Teikos: des gens au premier abord discrets, polis, serviables, aimables même si parfois distants, mais ayant parfois un côté déjanté et une vision du monde un peu particulière. Mais nous ne nous posons pas souvent la question inverse: qu'est-ce que nous, les Teikos, pensons du reste du monde? C'est pour répondre à cette question que nous avons entamé ce micro-trottoir dans les rues de Subarashî.

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Takeo et Harui, 2 hommes, 20-25 ans:

Alors, avez vous déjà voyagé à l'étranger?

Takeo: Une fois seulement, j'ai passé une semaine au Kishû, mais toi, Harui...

Harui: Oui, moi j'ai pas mal voyagé! Je suis allé... Au Kaiyuan, au Liang, en Santogne, en Britonnie, en Katherina et au Shinkyôko!

Est-ce que, dans ces pays étragers, vous avez vu des choses bizarres, qui vous ont étonné?

Harui: Oui, beaucoup. Surtout au Kaiyuan et en Santogne, les vendeurs dans les magasins étaient différents!

Différents comment?

Harui: Je ne dirais pas malpolis mais...

Takeo: Détendus?

Harui: Oui c'est ça! Du genre, tu entres dans le magasin, et eux ils sont juste en train de discuter entre eux et ne te remarquent pas vraiment. Il faut aller les chercher si tu as besoin d'aide. En revanche, ils aident sans problème, donc je pense pas que ce soit un manque de politesse, c'est juste... normal, chez eux je suppose?

Autre chose?

Harui: euh...

Takeo: Mais si tu sais, tu m'avais parlé d'un truc avec les repas au Katherina!

Harui: Ah oui! au Katherina c'est bizarre, les portions sont immenses! genre je commande une boisson taille petite là-bas, c'est l'équivalent d'une taille large ici! Et c'est la même avec les portions de repas! Et pourtant, les Katherinois, ils avalent tout, c'est assez impressionnant!

Je vois, merci de votre temps!

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Taro et Haru, homme et femme, 25-30 ans

Avez-vous déjà voyagé à l'étranger?

Haru: Oui, on est allés ensemble au Sengaï, et moi j'ai visité les Îles Lorthon quand j'étais ado!

Est-ce que quoi que ce soit vous avait paru bizarre là-bas, comparé au Teikoku?

Haru: Au Lorthon, j'étais hébergée chez l'habitant, et il y avait trois choses bizarres dont je me souviens: ils trient leurs déchets bizarrement, ils n'ont pas le même système qu'ici avec la poubelle des incinérables, la poubelle des plastiques et verres et la poubelle des alimentaires! Aussi, ils mangent très gras, mais ils restent en bonne santé! si je mangeais aussi gras, je ferais 200 kilos! Je pense que c'est par ce qu'ils font du sport. Mais le truc qui m'a le plus surpris, c'est quand ils ont essayé de me faire la bise. J'avais entendu que c'était courant en Dytolie mais je n'étais pas prête du tout, et j'ai paniqué! rire

Et vous?

Taro: Je suis allé seulement au Sengaï, donc j'ai pas beaucoup d'expérience avec l'étranger. Le Sengaï c'était intéressant, mais il fallait faire attention à nos affaires, c'est pas comme ici, on risquait de se faire pickpocketer à tous les instants! Nan, ce que je trouve bizarre c'est plutôt avec les étrangers ici en fait, ils ont l'air d'avoir la conversation très facile, ils ont l'air plus chaleureux que les Teikos!

Pourquoi, selon vous?

Taro: Je sais pas... Peut-être qu'on est plus timides? Bonne question.

Merci de votre temps!

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Enfin, pour finir, au cours de ce micro-trottoir, nous avons collecté de nombreuses citations concernant de nombreux pays, en voici un florilège:

Algarbe du Sud: "C'est pas ce pays où on a plus le droit d'aller? Ils sont racistes c'est ça?"

Alilée Amarantine: "Des gros pervers bizarres. Même mon frère qui reste dans sa chambre à lire des hentai est plus normal."

Aminavie: "Ils ont bien souffert, mais vu que les ELA [sic] n'existent plus, je pense qu'ils ont eu le dernier mot."

Archavêne: "Ca a l'air joli. Je crois que j'ai vu un anime qui se passait là-bas."

Asdriche: "J'en ai entendu parler à la télé. On dirait que leurs politiciens font du cosplay du XIXème Siècle"

Athabaska: "J'ai jamais trop compris pourquoi c'est pas une région Teiko."

Atransahr: "C'est pas eux qui ont des prêtres pyromanes, ou un truc du genre?"

Aurora: "J'ai rencontré un Auroran une fois. Quand je lui ai dit bonjour il m'a répondu "Baise-moi le cul." Ca m'a pas donné envie de visiter."

Azouglie: "Ah, c'est pas là qu'il y a eu une révolution ou un truc il y a quelques mois?"

Britonnie: "Une île ou on boit du thé, où on mange du poisson, et qui a une histoire d'envahir les autres pays. Un peu comme chez nous en fait."

Bykova: "Ah, les rouges..."

Caeturia: "Mais du coup je comprend pas. C'est une entreprise, un pays ou une armée?"

Caskar: "C'est des Teikos qui se sont perdus, basiquement."

Cybistrie: "Ca a l'air d'un endroit plein d'histoire, dommage que ce soit si violent."

Eashatri: "Ils sont dans l'OCC eux nan?"

Ennis: "Ils aiment pas les communistes eux, c'est ça?"

Epibatie: "J'ai reçu un mail il y a un mois qui me disait de payer 10 000 Ginkô pour soutenir un Prince Epibate, et qu'il m'enverrai de l'or en échange. Je crois que je me suis juste fait arnaquer."

Estura: "Ils intègrent des criminels à l'armée, ou alors c'est l'armée qui est criminelle, je sais plus."

Flavie: "Je crois qu'ils aiment pas trop quand on rentre chez eux."

Gandhari: "Ils ont été en guerre il y a pas longtemps. Je sais pas trop comment ça s'est fini."

Gänsernberg: "Je parie qu'ils feraient des yuri de ouf s'ils avaient un studio d'animation."

Jernland: "On croirait un peu qu'ils sortent d'un bouquin cyperpunk eux."

Kaiyuan: "J'adore! On mange bien, il y a des jolies plages et c'est pas cher."

Karmalistan: "Il y a marqué "réalisé au Karmalistan" sur toutes les études statistiques de mon cours de géopolitique à la fac.

Kars: "C'est un pays? Je croyais que c'était le nom d'un méchant d'anime."

Katherina: "J'ai un ami qui y est allé, ils l'ont pris pour un natif et l'ont appelé "sauvage", pas cool.

Kishû: "Mais du coup, comment il peut faire plus beau là-bas qu'ici, quand c'est plus au Nord?"

Lantanie: "Eux aussi ils ont des problèmes avec leur gouvernement non?"

Leonora: "C'est là que mon dealer se fournit sa weed. Oups, j'aurais peut-être dû me taire."

Liang: "Je pouvais être à cheval et immédiatement poster mes photos de la steppe sur Internet avec la 4G. Trop bien."

Lorthon: "Attendez, comment ça c'est un pays? Je croyais que c'était une région de la Britonnie."

Lébira: "Ils ont pas d'argent là bas. Nan, je veux pas dire qu'ils sont pauvres. Je veux dire que leur fric s'est volatilisé."

Lôre: "J'ai vu un reportage sur ce pays à la télé. Ils disaient qu'ils ont beaucoup de pétrole je crois."

Makengo: "Le petit Makengais dont je parrainais l'éducation a été bouffé par un lion. Tant mieux, ça coûtait vraiment trop cher."

Nuevo Rio: "C'est un pays ça?"

Nunakya: "Ca sonne Teiko, mais c'est à l'autre bout du monde. J'ai bon?"

Ölan: "Pourquoi le rouge c'est une couleur de communistes au fait? Je veux dire, le drapeau Teiko est plus rouge que celui de l'Ölan, et pourtant je vois pas beaucoup de gens chanter l'Internationale ici."

Oroverdie: "Ah, c'est une toute nouvelle démocratie ça nan?"

Ostlandgar: "Du coup, c'est un pays de Ventéliens avec un fétiche pour les Tötterns, c'est ça?"

Saint-Brendan: "Hein?"

Santogne: "C'est pas là que Gyôkai avait une usine? Je me demande ce qu'elle est devenue."

Saog: "J'ai visité ce pays et on m'a confisqué mon saké à l'aéroport."

Sarkhovie: "Je connais quelqu'un qui a fait venir son ex-femme de là-bas. Ils ont été mariés juste assez longtemps pour qu'elle prenne la nationalité puis paf, le divorce."

Sengaï: "Qu'est-ce que c'est beau! Mais c'est pas très sûr malheureusement, on m'a volé mon portefeuille là bas, la galère pour rentrer au Teikoku sans passeport!"

Shinkyôko: "Ah, le Nord... C'est beau, c'est froid, c'est loin et il y a de la bonne bière."

Slézanie: "Il y avait un Slézan qui était en année de mobilité à ma fac. Il était super catho, super conservateur, et il buvait comme un putain d'ivrogne."

Thorval: "Attendez, c'est un pays? Je croyais que c'était une fête médiévale/"

Txile: "J'ai un cousin qui a émigré là-bas. Sa boutique a été vandalisé il y a quelques mois."

Uhmali: "Vous croyez qu'ils nous en veulent encore pour la guerre?"

Valdaquie: "Ah, j'en ai entendu parler quand j'étais en vacances au Panoa. J'avais l'impression qu'ils détestaient les Valdaques mais j'ai jamais trop su pourquoi."

Valvatides: "C'est là que mon dealer se fournit sa weed. Oups, j'aurais peut-être dû me taire."

Vasconie: "J'y étais allé pour voir des champs de lavande, c'était sympa mais franchement un chouïa décevant."

Vryheid: "Ils sortent tout juste d'une guerre civile nan? C'est quoi le truc avec l'Algarbe et les guerres?"

Westrait: "Ah oui, c'est là qu'ils font de la diplomatie avec des actrices porno je crois."
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