[center]HISTOIRE
de la
Phalanstérie[/center]
Antiquité :
Haut Moyen-Âge :
Bas Moyen-Âge :
Période Moderne :
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1315&t=17023&p=344710#p344710]La Conquête du Nord (1862)[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1315&t=17023&p=347867#p347867]L'abolition du droit d'entreprendre (1867)[/url]
Période Contemporaine :
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1315&t=17023#p344298]L'Allayrie, la Ferme Phalange (1980)[/url]
[ENCYCLOPEDIE] - Histoire
-
Anarcohème
[center]HISTOIRE CONTEMPORAINE XX-XXIe[/center]
[center][img]https://zupimages.net/up/18/43/yppb.jpg[/img][/center]
[center]L'Allayrie, la Ferme Phalange[/center]
Forte de 2.788.215 d'hectares, le département de l'Allayrie a posé son développement sur l'agriculture depuis 1920.
Déjà en 1840, le Comté Allairyan était réputé comme les terres les plus fertiles et les mieux cultivés ! Mais le réel tournant se situe plutôt vers 1868 quand l'éphémère République des Peuples de la Phalange (1861-1869) décrète que le Département Allairyan ne pourra avoir une usine sur son sol. Le poète Jean de Vilmande dit Jean le Malheureux (1824-1869), très influent dans la République avait écrit un poème qu'il avait récité devant le Parlement des Peuples pour défendre la "sauvage nature" de l'Allayrie et faire adopter cette mesure. Puis en 1902, la République Soviétique promulgue la Loi d'Industrialisation Générale qui offre le privilège à l'Allayrie de n'avoir aucun plan de construction d'usines. Et depuis, rien n'a été construit sur ces terres mais les cultures n'ont cessé d'augmenter. La seule industrialisation autorisée était celle des engins agricoles. S'il fallait résumer l'Allayrie, ça serait un morceau de ruralité au milieu d'une nation industrialisée.
Aujourd'hui c'est le poumon de la Phalanstérie mais également son jardin potager. Avec 1.222.033 hectares de cultures soit environ 40% de son territoire l'Allayrie représente 18,1% des terres cultivées phalanges, avec pour avantage d'avoir une population très rurale et paysanne.
Depuis les années 1980, l'Allayrie connait une vague d'industrialisation agricole et l'on voit apparaître des nombreux tracteurs pour cultiver les champs phalanges, c'est typiquement la chose qu'il ne faut pas faire chez une population rurale qui possède la majeure partie de ses emplois dans le secteur agricole. Cette industrialisation a eu pour conséquence de grandes grèves en Allayrie ce qui paralysa l'agriculture et l'autarcie phalange au niveau d'alimentation. Cette grève a eu pour conséquence la fin du plan d'industrialisation et un tournant radical de la politique ce qui affaiblit grandement la dictature soviétique qui vivait ses dernières heures. Depuis la signature des Accords de Lacèpe, sous-préfecture de l'Allayrie, le 12 décembre 1980, l'Allayrie est destinée à être la ferme phalanstérienne dans laquelle seuls des paysans travaillent encore, loin des grosses machines et des pesticides, avec un taux de chômage extrêmement faible et une population extrêmement rurale.
[center][img]https://zupimages.net/up/18/43/yppb.jpg[/img][/center]
[center]L'Allayrie, la Ferme Phalange[/center]
Forte de 2.788.215 d'hectares, le département de l'Allayrie a posé son développement sur l'agriculture depuis 1920.
Déjà en 1840, le Comté Allairyan était réputé comme les terres les plus fertiles et les mieux cultivés ! Mais le réel tournant se situe plutôt vers 1868 quand l'éphémère République des Peuples de la Phalange (1861-1869) décrète que le Département Allairyan ne pourra avoir une usine sur son sol. Le poète Jean de Vilmande dit Jean le Malheureux (1824-1869), très influent dans la République avait écrit un poème qu'il avait récité devant le Parlement des Peuples pour défendre la "sauvage nature" de l'Allayrie et faire adopter cette mesure. Puis en 1902, la République Soviétique promulgue la Loi d'Industrialisation Générale qui offre le privilège à l'Allayrie de n'avoir aucun plan de construction d'usines. Et depuis, rien n'a été construit sur ces terres mais les cultures n'ont cessé d'augmenter. La seule industrialisation autorisée était celle des engins agricoles. S'il fallait résumer l'Allayrie, ça serait un morceau de ruralité au milieu d'une nation industrialisée.
Aujourd'hui c'est le poumon de la Phalanstérie mais également son jardin potager. Avec 1.222.033 hectares de cultures soit environ 40% de son territoire l'Allayrie représente 18,1% des terres cultivées phalanges, avec pour avantage d'avoir une population très rurale et paysanne.
Depuis les années 1980, l'Allayrie connait une vague d'industrialisation agricole et l'on voit apparaître des nombreux tracteurs pour cultiver les champs phalanges, c'est typiquement la chose qu'il ne faut pas faire chez une population rurale qui possède la majeure partie de ses emplois dans le secteur agricole. Cette industrialisation a eu pour conséquence de grandes grèves en Allayrie ce qui paralysa l'agriculture et l'autarcie phalange au niveau d'alimentation. Cette grève a eu pour conséquence la fin du plan d'industrialisation et un tournant radical de la politique ce qui affaiblit grandement la dictature soviétique qui vivait ses dernières heures. Depuis la signature des Accords de Lacèpe, sous-préfecture de l'Allayrie, le 12 décembre 1980, l'Allayrie est destinée à être la ferme phalanstérienne dans laquelle seuls des paysans travaillent encore, loin des grosses machines et des pesticides, avec un taux de chômage extrêmement faible et une population extrêmement rurale.
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Anarcohème
[center]HISTOIRE MODERNE XIXe[/center]
[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f1/Le_Monde_illustr%C3%A9_-_10_avril_1886_-_p233_-_Roux_-_Les_chasseurs_du_3e_r%C3%A9giment_dispersent_par_la_force_les_%C3%A9meutiers_qui_viennent_d%27incendier_la_Verrerie_du_Hainaut.jpg/1024px-thumbnail.jpg[/img][/center]
[center]La Conquête du Nord[/center]
Nous sommes le 21 septembre 1860 quand l'illégal Organisation-unie des Républicains, Communistes, Anarchistes et Socialistes (OURCAS) proclame la République-Unie du Peuple Phalange et s'emparent d'une dizaine de villes entre les actuels départements des Antonins, du Mistralin et des pays Vascons qui étaient respectivement le Marquisat d'Antonin et le Grand-Duché de Dytonie. L'OURCAS prend de court le Royaume de Tallevance qui ne saura réussir à mettre en place un front d'avec les fédérés qu'en décembre 1860 alors que les insurgés prennent le rivage et l'actuel département du Mistralin.
De là, les fédérés uniront leur luttes avec l'Organisation Nationale des Agricultures, et étendrons le front grâce à un recrutement extrêmement efficace et parfaitement bien géré, à l'encontre de la monarchie, qui après la crise de 1866, qui avait démantelé la monarchie absolue, était devenue féodale, ne parvint pas à lever assez de troupes, ni à organiser son front de manière convenable à cause d'une cour qui cherchait à contrôler le plus d'armées, de traîtrises et même de massacres dans le camp de ses alliés comme le Comte des Cèses qui, le 16 Février 1861, fit massacrer 2000 soldats du Prince d'Évys et 1800 soldats du Duc des Fallans afin de libérer seul une partie de l'Est et de récupérer un plus grand territoire à la fin de la guerre. Bien sûr ces coups bas entre nobles empêcha l'armée royale de marcher sur l'Armée des Peuples Phalanges qui avançait de jour en jour et gagnait toujours plus de soldats et de terres. L'OURCAS décide alors de mener l'opération Front Large qui doit amener la création d'un front si large qu'aucune armée ne pourrait le tenir afin que les insurgés, habitués des guérillas et des encerclements, puissent user de leurs stratégies furtives.
En mars 1861 est proclamée la Fédération Phalanstérienne qui englobait la République-Unie du Peuple Phalange, les différents Communes (dont celles de Villemur, Sarlet (capitale), Gramdam, Fort-de-Tallevance (aujourd'hui, Fort-de-Phalange), Lomstal,...), les Communautés Anarchistes Antonines, les Soviets Dytoniens et les Unions Autonomes des Mistrals. Elle n'aura aucun poids ou presque et ne sera jamais qu'évoquée comme entité préfondatrice de la République des Peuples de la Phalange proclamée le 12 juillet 1861 et abrogée le 12 juin 1869 après l'adoption de la République Soviétique Phalanstérienne (1869-1987).
Le 15 novembre 1861, l'opération du Front Large est réussie, et est crée un front de 1000 km qu'aucune armée n'est capable de tenir, ce qui bénéficie grandement aux fédérés qui n'ont pas les mêmes armes qu'une armée royale réduite et donc mieux organisée. Le 23 décembre 1861, le roi Maximilien V proclame l'armée comme possession royale et décrète la monarchie absolue. Mais c'est trop tard les fédérés se sont empressés de laisser avancer des troupes royales encore désunies par endroit afin de les encercler et de mener à la capitulation de nombreux duchés et marquisats du nord.
En janvier 1862, craignant une armée royale unie et puissante (bénéficiant d'armes que les insurgés n'avaient pas en nombre suffisant), on crée l'opération Front Resserré pour que donner l'avantage au nombre d'insurgés. Ainsi le Général Vaugrin est dépêché de diviser les territoires royaux ce qu'il réussira le 30 janvier avec la division du Royaume en Nord-Allayrie et Réans, c'est le triomphe de l'opération Front Resserré qui voit le Royaume de Tallevance se diviser en deux, et le Marquisat du Réans proclamer son indépendance. Finalement le 14 mars 1862, la signature de l'abdication des deux entités a lieu, bien que le Royaume ait capitulé depuis le 2 mars et le Marquisat le 10 mars, les insurgés ne voulaient qu'une date pour affirmer leur victoire et la fin de la Guerre Civile.
[img]https://www.zupimages.net/up/18/46/2rl4.png[/img]
Résumé des avancées de l'OURCAS
[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f1/Le_Monde_illustr%C3%A9_-_10_avril_1886_-_p233_-_Roux_-_Les_chasseurs_du_3e_r%C3%A9giment_dispersent_par_la_force_les_%C3%A9meutiers_qui_viennent_d%27incendier_la_Verrerie_du_Hainaut.jpg/1024px-thumbnail.jpg[/img][/center]
[center]La Conquête du Nord[/center]
Nous sommes le 21 septembre 1860 quand l'illégal Organisation-unie des Républicains, Communistes, Anarchistes et Socialistes (OURCAS) proclame la République-Unie du Peuple Phalange et s'emparent d'une dizaine de villes entre les actuels départements des Antonins, du Mistralin et des pays Vascons qui étaient respectivement le Marquisat d'Antonin et le Grand-Duché de Dytonie. L'OURCAS prend de court le Royaume de Tallevance qui ne saura réussir à mettre en place un front d'avec les fédérés qu'en décembre 1860 alors que les insurgés prennent le rivage et l'actuel département du Mistralin.
De là, les fédérés uniront leur luttes avec l'Organisation Nationale des Agricultures, et étendrons le front grâce à un recrutement extrêmement efficace et parfaitement bien géré, à l'encontre de la monarchie, qui après la crise de 1866, qui avait démantelé la monarchie absolue, était devenue féodale, ne parvint pas à lever assez de troupes, ni à organiser son front de manière convenable à cause d'une cour qui cherchait à contrôler le plus d'armées, de traîtrises et même de massacres dans le camp de ses alliés comme le Comte des Cèses qui, le 16 Février 1861, fit massacrer 2000 soldats du Prince d'Évys et 1800 soldats du Duc des Fallans afin de libérer seul une partie de l'Est et de récupérer un plus grand territoire à la fin de la guerre. Bien sûr ces coups bas entre nobles empêcha l'armée royale de marcher sur l'Armée des Peuples Phalanges qui avançait de jour en jour et gagnait toujours plus de soldats et de terres. L'OURCAS décide alors de mener l'opération Front Large qui doit amener la création d'un front si large qu'aucune armée ne pourrait le tenir afin que les insurgés, habitués des guérillas et des encerclements, puissent user de leurs stratégies furtives.
En mars 1861 est proclamée la Fédération Phalanstérienne qui englobait la République-Unie du Peuple Phalange, les différents Communes (dont celles de Villemur, Sarlet (capitale), Gramdam, Fort-de-Tallevance (aujourd'hui, Fort-de-Phalange), Lomstal,...), les Communautés Anarchistes Antonines, les Soviets Dytoniens et les Unions Autonomes des Mistrals. Elle n'aura aucun poids ou presque et ne sera jamais qu'évoquée comme entité préfondatrice de la République des Peuples de la Phalange proclamée le 12 juillet 1861 et abrogée le 12 juin 1869 après l'adoption de la République Soviétique Phalanstérienne (1869-1987).
Le 15 novembre 1861, l'opération du Front Large est réussie, et est crée un front de 1000 km qu'aucune armée n'est capable de tenir, ce qui bénéficie grandement aux fédérés qui n'ont pas les mêmes armes qu'une armée royale réduite et donc mieux organisée. Le 23 décembre 1861, le roi Maximilien V proclame l'armée comme possession royale et décrète la monarchie absolue. Mais c'est trop tard les fédérés se sont empressés de laisser avancer des troupes royales encore désunies par endroit afin de les encercler et de mener à la capitulation de nombreux duchés et marquisats du nord.
En janvier 1862, craignant une armée royale unie et puissante (bénéficiant d'armes que les insurgés n'avaient pas en nombre suffisant), on crée l'opération Front Resserré pour que donner l'avantage au nombre d'insurgés. Ainsi le Général Vaugrin est dépêché de diviser les territoires royaux ce qu'il réussira le 30 janvier avec la division du Royaume en Nord-Allayrie et Réans, c'est le triomphe de l'opération Front Resserré qui voit le Royaume de Tallevance se diviser en deux, et le Marquisat du Réans proclamer son indépendance. Finalement le 14 mars 1862, la signature de l'abdication des deux entités a lieu, bien que le Royaume ait capitulé depuis le 2 mars et le Marquisat le 10 mars, les insurgés ne voulaient qu'une date pour affirmer leur victoire et la fin de la Guerre Civile.
[img]https://www.zupimages.net/up/18/46/2rl4.png[/img]
Résumé des avancées de l'OURCAS
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Anarcohème
[center]HISTOIRE MODERNE XIXe[/center]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/06/sq9e.png[/img][/center]
[center]L'abolition du droit d'entreprendre[/center]
Lors de l'éphémère République des Peuples de la Phalange (1861-1869) les débats font rage à l'Assemblée en vue de reconstituer le pays et de le doter d'une Constitution sociale. Si de multiples mesures sont prises (abolition de l'esclavage, de la peine de mort, du travail forcé, création d'une caisse commune, création du suffrage universel direct, etc.) la mesure qui fera couler le plus d'encre et qui déchaînera les passions jusqu'en dehors des Assemblées et de la presse, c'est l'abolition du droit d'entreprendre.
En 1861, les Révolutionnaires font, un peu à la hâte, une Constitution pour le nouvel état, qui proclame en son article XIV, que la "liberté d'entreprendre" est garantie par l'Etat. De même le droit au travail est énoncé dans l'article XV. Si l'on pourrait croire que ces mesures font l'unanimité et sont le fruit d'un développement social progressiste, on se met le doigt dans l'oeil jusqu'aux coudes. En réalité, les articles XIV et XV étaient très décriés, surtout par un homme -gravure ci-dessus- Gustave Poitre, un ancien ouvrier devenu boulanger, engagé durant le Guerre Civile aux côtés des communistes, et ce dès 1863. Cet homme parviendra à créer au fil de ses interventions, interviews, discours et éditoriaux, une frange de la population favorable à ses idées, ce mouvement intellectuel qui commençait à prendre de l'ampleur était surnommé par ses détracteurs -de manière dérisoire- l'Amouvement des Paresseux, surnom ensuite reprit par les soutiens de Poitre.
L'Amouvement (puisque ses militants sont réputés si paresseux qu'ils ne sont pas capables de mettre en place un mouvement) des Paresseux réclamera l'abolition des droits du travail et des droits d'entreprendre en 1866 lors de la Conférence de Lacèpe par un vote solennel. Dès lors, Poitre va tout faire pour faire comprendre au peuple phalanstérien que le travail n'est pas un droit mais un devoir, que réclamer le droit au travail c'est réclamer le droit à son exploitation, que l'entreprise n'est pas une liberté mais une nécessité, que toute activité économique doit être dictée par la nécessité et des lois strictes et non une liberté imbécile. Par ces revendications, il dénonça l'hypocrisie des autres mouvements et revendications socialistes et communistes à travers le monde, pour qui le droit du travail doit être assuré, ce qui revient à dire -selon Poitre- que ceux qui travaillent sont des privilégiés, quand le principe des mouvances socialistes est justement de dire que les travailleurs sont exploités.
Si ces idées du "droit à la paresse" ne dépassent généralement pas les frontières de la Phalanstérie, elles ont un écho profond dans le coeur des phalanges qui aux élections de 1867 élisent à la majorité relative Gustave Poitre au titre de Président de la République puis qui deux mois plus tard éliront une majorité absolue de députés favorables à l'abolition du droit d'entreprendre, cette majorité abolira définitivement le droit d'entreprendre et le droit au travail, lors de la deuxième séance du 14 mai 1867, avec le vote de la loi Poitre II dite de la Liberté de paresse.
C'est sur cette loi qu'aujourd'hui s'appuient et se fondent les lois de baisse du temps de travail hebdomadaire et les revendications ouvrières.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/06/sq9e.png[/img][/center]
[center]L'abolition du droit d'entreprendre[/center]
Lors de l'éphémère République des Peuples de la Phalange (1861-1869) les débats font rage à l'Assemblée en vue de reconstituer le pays et de le doter d'une Constitution sociale. Si de multiples mesures sont prises (abolition de l'esclavage, de la peine de mort, du travail forcé, création d'une caisse commune, création du suffrage universel direct, etc.) la mesure qui fera couler le plus d'encre et qui déchaînera les passions jusqu'en dehors des Assemblées et de la presse, c'est l'abolition du droit d'entreprendre.
En 1861, les Révolutionnaires font, un peu à la hâte, une Constitution pour le nouvel état, qui proclame en son article XIV, que la "liberté d'entreprendre" est garantie par l'Etat. De même le droit au travail est énoncé dans l'article XV. Si l'on pourrait croire que ces mesures font l'unanimité et sont le fruit d'un développement social progressiste, on se met le doigt dans l'oeil jusqu'aux coudes. En réalité, les articles XIV et XV étaient très décriés, surtout par un homme -gravure ci-dessus- Gustave Poitre, un ancien ouvrier devenu boulanger, engagé durant le Guerre Civile aux côtés des communistes, et ce dès 1863. Cet homme parviendra à créer au fil de ses interventions, interviews, discours et éditoriaux, une frange de la population favorable à ses idées, ce mouvement intellectuel qui commençait à prendre de l'ampleur était surnommé par ses détracteurs -de manière dérisoire- l'Amouvement des Paresseux, surnom ensuite reprit par les soutiens de Poitre.
L'Amouvement (puisque ses militants sont réputés si paresseux qu'ils ne sont pas capables de mettre en place un mouvement) des Paresseux réclamera l'abolition des droits du travail et des droits d'entreprendre en 1866 lors de la Conférence de Lacèpe par un vote solennel. Dès lors, Poitre va tout faire pour faire comprendre au peuple phalanstérien que le travail n'est pas un droit mais un devoir, que réclamer le droit au travail c'est réclamer le droit à son exploitation, que l'entreprise n'est pas une liberté mais une nécessité, que toute activité économique doit être dictée par la nécessité et des lois strictes et non une liberté imbécile. Par ces revendications, il dénonça l'hypocrisie des autres mouvements et revendications socialistes et communistes à travers le monde, pour qui le droit du travail doit être assuré, ce qui revient à dire -selon Poitre- que ceux qui travaillent sont des privilégiés, quand le principe des mouvances socialistes est justement de dire que les travailleurs sont exploités.
Si ces idées du "droit à la paresse" ne dépassent généralement pas les frontières de la Phalanstérie, elles ont un écho profond dans le coeur des phalanges qui aux élections de 1867 élisent à la majorité relative Gustave Poitre au titre de Président de la République puis qui deux mois plus tard éliront une majorité absolue de députés favorables à l'abolition du droit d'entreprendre, cette majorité abolira définitivement le droit d'entreprendre et le droit au travail, lors de la deuxième séance du 14 mai 1867, avec le vote de la loi Poitre II dite de la Liberté de paresse.
C'est sur cette loi qu'aujourd'hui s'appuient et se fondent les lois de baisse du temps de travail hebdomadaire et les revendications ouvrières.