Belsö tevékenységek [Activités internes]

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Laszlo

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[center]Belső tevékenységek
Activités internes

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[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/17/1493225442-parlement-int2.png[/img]
La Képviselöház, lieu central du pouvoir en Magyarie.[/center]
Laszlo

Message par Laszlo »

[center]A folyosókon a hatalom (1/?)
Les coulisses du pouvoir (1/?)

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[justify]Il était de ces jours où le Château fourmillait d'activité. Entre réunion de partis, séances de commissions, réunions parlementaires et négociations sur tel ou tel projet de loi, les passages étaient infinis dans cette immense structure. Aujourd'hui était au contraire un de ces jours où le palais Kossuth désintéressait totalement la Magyarie. Le dimanche était souvent un jour calme pour les députés, les secrétaires, les chefs de cabinet et bien sûr le Premier ministre et le gouvernement. Cependant, ce même Premier ministre était l'un des seuls présents au Château. Il ne s'y trouvait pas pour une visite de courtoisie auprès des différents travailleurs du dimanche ou pour gérer un affaire urgente, mais pour négocier avec les partis de la coalition majoritaire au sujet d'une prochaine proposition de loi soumise à la Chambre des représentants. Le Parti libéral, représenté par le Premier ministre Ferenc Szábo, assisté du ministre des Finances Tibor Olt et du ministre de l'Éducation Vilmós Gal, avait rendez-vous avec l'Union chrétienne-démocrate, représentée par son président Lászlo Boross et la ministre de la Santé Katalin Vass, et le Parti populaire magyar représenté par son président Péter Németh. Au sujet aujourd'hui : le package de loi au sujet de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport.

Lorsque Ferenc, Tibor et Vilmós pénétrèrent dans la salle de réunion István IV, leur trois invités étaient déjà arrivés depuis belle lurette, affairé à la grande table centrale en bois clair.


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/23/1496860138-szabo.png[/img]
Ferenc Szábo, Premier ministre.[/center]
Ferenc Szábo : Excusez-nous pour notre retard.

Les trois libéraux s'asseyèrent au bout de la table en saluant rapidement leur collègues.

Ferenc Szábo : Bien, si je vous ai convoqué aujourd'hui c'est pour poursuivre les négociations sur le package de loi que nous souhaitons faire passer. Il me semble que nous nous en étions quitté avant d'aborder le sujet de la santé des jeunes, c'est ça ? Katalin, si tu veux bien t'exprimer sur nos propositions.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/24/6/1497721065-nemeth.png[/img]
Péter Németh, président du Parti populaire magyar.[/center]
Péter Németh : Si tu permets, Ferenc, Lászlo et moi, en tant que présidents des deux autres partis de la coalition majoritaire, aimerions parler un peu des derniers sondages avant de négocier... tu les a vu ?

Ferenc Szábo : J'en ai rapidement eu vent, le MRP en augmentation, la gauche en baisse. La routine. Je ne vois pas où est-ce que tu veux en venir Péter...

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/24/7/1497746207-boross.png[/img]
Lászlo Boross, président de l'Union chrétienne-démocrate.[/center]
Lászlo Boross : Sans oublier la montée de nos deux partis. Si des élections avaient lieu maintenant, le Parti libéral ne pourrait reconduire que 80 de ses mandats. Tandis que la KDU et le MNP gagneraient tout les deux au moins trois sièges. Ce que nous voulons dire, c'est que cela doit se ressentir sur le gouvernement. Nous souhaitons tout les deux un portefeuille supplémentaire.

Le Premier ministre et ses deux ministres libéraux échangèrent des regards surpris. Alors que Ferenc voulu prendre la parole, il fut interrompu par le ministre des Finances Tibor Olt, l'un de ses plus proches conseillers.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/24/7/1497746917-olt.png[/img]
Tibor Olt, ministre des Finances.[/center]
Tibor Olt : Allons messieurs, ce n'est pas sérieux. Je recontextualise les chiffres. Si des élections avaient lieu maintenant, cela donnerait tout de même 80 sièges au Parti libéral, contre seulement 30 à la KDU et 9 au MNP. Ce n'est pas dans de telles conditions qu'un remaniement ministériel s'impose.

Ferenc Szábo : Et surtout, quels portefeuilles souhaitez-vous ?

Péter Németh : Lászlo veut les Affaires sociales et je demande un nouveau ministère consacré au Culte, qui était jusqu'à maintenant sous ton pouvoir par l'intermédiaire d'un quelconque secrétaire d'État.

Lászlo Boross : Et surtout, tes propositions sur la réforme de la scolarité obligatoire sur lesquelles nous avons déjà un accord ne semblent pas rencontrer un si grand succès dans mon parti. Si je ne le demande pas expressément, tu pourrais ne plus avoir de majorité. Peut-être qu'un geste montrant l'égard que tu as pour les « petits » partis de la majorité gouvernementale pourrait les motiver à te soutenir.

Ferenc baissa les yeux, soupira puis fixa ses deux alliés.

Ferenc Szábo : Bien, je crois que je n'ai pas trop le choix... c'est d'accord pour vos nouveaux portefeuilles. Mais je vous le dit : ce remaniement aura lieu pour fêter l'adoption de ce package de lois. C'est pourquoi je pense qu'il faudra reprendre les négociations au plus vite.

Le Premier ministre se leva, suivi de tout ses collaborateurs. Il se serrèrent les mains amicalement avant de se quitter. Ferenc Szábo n'avait pas une si grande poigne de fer qu'on le racontait.[/justify]
Laszlo

Message par Laszlo »

[center]A folyosókon a hatalom (2/?)
Les coulisses du pouvoir (2/?)

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[justify]Sous pression. C'est le terme qu'on pourrait utiliser pour définir l'état dans lequel se retrouve chaque Premier ministre magyar entre le jour de son entrée en fonction et la fin de son mandat. Et pourtant, quel plaisir on pouvait retirer du fait de diriger un pays. Le genre de satisfaction qui pourrait pousser à ne jamais quitter son confortable siège de Premier ministre du Royaume de Magyarie. Ferenc Szábo savait que pour conserver ce siège si cher à ses yeux, il fallait finir en beauté ce mandat, avant d'espérer être reconduit par ses concitoyens. Et il en avait des idées pour se maintenir au pouvoir : une baisse de l'impôt sur le revenu, un groupe de loi portant sur la jeunesse, le sport, l'éducation et la santé afin d'attirer les jeunes et les parents dans son électorat, tout un tas de mesures qu'il lui fallait absolument faire passer. D'autant que dernièrement, les sondages n'ont pas été clément. La perte de sièges semble inévitable au vu du rythme auquel le MRP monte dans les sondages. Mais Ferenc le savait depuis longtemps, il ne l'a simplement pas mis en pratique assez tôt : quand on est au pouvoir, la campagne électorale commence lors du premier conseil des ministres. Vissé sur son siège en cuir moelleux, derrière son bureau de Premier ministre, Ferenc attendait. Qui ça ? Tibor Olt, qui en quelques semaines avait complètement effacé son équipier de toujours au sein du Parti libéral, Miklós Pintér, le ministre des Affaires étrangères. Cette « montée en grade » de son ministre des Finances n'était sûrement pas innocente, Tibor Olt était un ambitieux. Un homme sacrément intelligent, mais un ambitieux avant tout. Lorsque Mara, la secrétaire du cabinet du Premier ministre, ouvrit la porte pour annoncer l'arrivée de son ministre des Finances, qui la suivait de très près, Ferenc sortit de sa torpeur et sourit. Tibor pénétra dans le bureau alors que Ferenc le rejoint pour le saluer, d'un ton amical et le sourire large, presque malhonnête.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/23/1496860138-szabo.png[/img]
Ferenc Szábo, Premier ministre.[/center]
Ferenc Szábo : Salut Tibor ! Comment vas-tu ?

Tibor Olt répondit à sa poignée de main de façon vigoureuse.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/24/7/1497746917-olt.png[/img]
Tibor Olt, ministre des Finances.[/center]
Tibor Olt : Salut Ferenc, très bien merci et toi ? Pas trop dur d'entamer les derniers neuf mois avant les élections ?

Ferenc lâcha un léger rire.

Ferenc Szábo : Je ne m'en fais pas pour notre victoire finale ! Si tu veux bien t'asseoir, Mara devrait nous apporter un pichet d'eau sous peu.

Ferenc et Tibor s'asseyèrent chacun d'un côté du bureau, Ferenc tentant de paraître le plus détendu possible.

Ferenc Szábo : Bien, si je t'ai convoqué aujourd'hui c'est pour qu'on parle du futur, notamment de la campagne à venir. Il nous faut faire passer dans ces derniers mois des mesures phares, qui à la fois nous ferons rentrer dans l'histoire comme des réformateurs, mais aussi ferons monter notre cote de popularité et celle du parti auprès de la population. D'autant qu'en septembre nous devons avoir fait passer la loi de finances. On va avoir du pain sur la planche.

Tibor Olt : Oui je comprends, quelles sont tes idées pour permettre au parti de remonter la pente dès les prochains sondages ?

Ferenc Szábo : Ça ne se fera pas aussi rapidement. Non je vois plus large. Comme tu le sais dès demain je rencontre Szabad et Gyurcsány du Parti travailliste à propos du package de loi sur la l'éducation et tutti quanti, voir ce qu'ils en pensent et si une large majorité est possible ou si ils y sont farouchement opposés. Ensuite, je n'exclus pas de négocier avec le MRP sur la loi de finances...

Tibor Olt : Quoi ?! Mais enfin tu n'y penses pas, le MRP ne vaut rien et tu vas t'attirer les foudres de tout le parti, le MRP est le cancer de la politique magyare !

À ce moment-là, Mara entra avec deux verres et un pichet d'eau dans les mains, les posa sur le bureau de Ferenc et repartit aussitôt. Tibor Olt se servit immédiatement un verre.

Ferenc Szábo : Merci Mara. C'est vrai que pour le moment neuf sièges ce n'est pas grand chose. Mais aux prochaines élections ils pourraient en rafler une vingtaine ! Au prix de certaines concessions et d'un assouplissement de leur part, on pourrait négocier leur entrée au gouvernement et les mettre dans notre poche. Une droite unie du centre jusqu'à l'extrême : ce serait un coup de maître de notre part !

Tibor Olt : Un coup de maître au prix de notre électorat le plus à gauche... J'espère que tu n'a pas envisagé de faire campagne avec eux au moins ? Et tu en a parlé avec Szúrös ?

Ferenc Szábo : Je ne suis pas suicidaire non plus. Les convaincre de faire partie de la coalition majoritaire serait déjà une grande réussite. Vilmós n'est pas encore au courant mais je le vois tout à l'heure. On en parlera. Et sinon, je voulais savoir ce que tu pensais d'une baisse de l'impôt sur le revenu pour faire monter notre cote ? Tu penses que ça fonctionnerait avec la loi de finances qui arrive ? Sans oublier les exigences de nos futurs alliés du MRP.

Ferenc sourit ironiquement après cette petite blague dont il était fier.

Tibor Olt : Oui, bon ça, il ne vont pas changer de chevaux de bataille : plus d'argent à la défense à la police, moins aux services sociaux et à la protection des minorités. La routine quoi ! Je epnse que c'est faisable mais il ne va pas falloir que la baisse des impôts se fasse sans un certain équilibrage. Je m'en occupe où tu as des idées ?

Ferenc Szábo : En fait... je voudrais que tu sois le parrain de cette baisse d'imposition. Je te lègue le dossier à toi et à ton ministère, et tu ne peux pas refuser. Bien je crois que nous en avons fini pour aujourd'hui. Je te tiens bien sûr au courant de ma discussion avec Vilmós, et on se revoit au conseil des ministres.

Tibor Olt : Ah bon... dans ce cas, au revoir, monsieur le Premier ministre.

Les deux hommes se serrèrent la main, et Tibor sortit du bureau de Ferenc. Malgré toute l'ambition dont pouvait faire preuve Tibor Olt, Ferenc savait qu'il serait sûrement le mieux placé et le plus à même de reprendre sa place lorsqu'il tirera sa révérence.[/justify]
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