Presse électronique
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Iskupitel
[center]Principaux journaux électroniques :[/center]
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Meneheran Online, journal d'information à visée locale et nationale.[/center]
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Sport Online, journal d'information sportive.[/center]
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Today Online, journal d'information à visée nationale et internationale.[/center]
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Kangourou Kid's : L'entreprise de babysitting était en réalité... un réseau de pédophilie[/center]
[justify]Au sein de cette entreprise au nom tout ce qu'il y a de plus mignon, les babysitters changeaient régulièrement. Une spécificité qui mit la puce à l'oreille de la police et leur permit de mettre fin à l'entourloupe après 4 ans d'activité. La méthode était bien rodée et semblait bien marcher : lorsqu'un employé de cette entreprise de babysitting était appelé à devoir garder un enfant unique pendant une soirée où les parents étaient absents et avaient fait appel aux services de Kangourou Kid's, il profitait de son service pour assouvir ses désirs pédophiles.
L'affaire marchait bien, et les parents satisfaits de l'intervention de Kangourou Kid's étaient très nombreux. Entre 2024, année de fondation de l'entreprise à Meylands (État de Victoria) et les premiers jours de 2029, lorsque les policiers ont stoppé les activités de l'entreprise, près de 3 000 parents ont fait appel aux babysitters kangourous. Un succès retentissant qui valut à l'entreprise un article dans le Victoria Tribune en mars 2026. Un article dithyrambique qui fit l'éloge de la firme fondée par Matt Cewckston, originaire de Calton, en Océania. Et pourtant, les babysitters étaient tous des pédophiles. Matt Cewckston recrutait ses employés sur Internet, à travers les réseaux pédophiles soutenus par des groupuscules tel-éribains. Les entretiens d'embauche étaient courts, et la période de formation consistait pour l'employeur en un cours magistral, où il apprenait à ses recrues l'art de violer les enfants dont ils avaient la garde. Une besogne horrible qui, selon les estimations, toucha 800 enfants, soit le quart de ceux qui furent gardés. Les babysitters, entraînés à l'art de la manipulation des enfants, parvenaient généralement à les faire taire. Et en effet, aucun enfant ne parla avant que la police ne découvre les faits.
C'est en août 2028 qu'un parent anonyme appelle la police pour leur signaler que, selon lui, sa fille avait été abusée sexuellement par le babysitter. Lorsque les forces de l'ordre lui ont demandé plus d'informations, il a seulement expliqué, soigneux de son anonymat, qu'il l'avait vue sur un site de vidéos pédopornographiques et que, au vu de l'environnement de la chambre, qui était en cours de rénovation lorsque lui et sa femme avaient fait appel à Kangourou Kid's, il s'agissait du babysitter. Une piste qui fut sérieusement suivie par la police, selon le Chef des Opérations Simmons : « Dès août 2028, nous avons reçu un appel d'un parent déclarant les faits. Son argumentation était plausible et étayée par des faits, et nous avons donc décidé de passer l'éponge sur le fait que le témoin s'est aperçu du cas en consommant des images pédopornographiques. Nous sommes dans un premier temps restés discrets, et avons fait des recherches sur l'entreprise incriminée ainsi que des filatures des babysitters. » C'est lorsque la police se rend compte que la moyenne d'ancienneté des babysitters au sein de Kangourou Kid's était d'une semaine qu'elle s'intéresse plus encore à l'affaire. « C'était louche de changer aussi souvent que cela d'employés. Lorsque ce sont des étudiants ou des jeunes qui commencent dans la vie active, cela peut se comprendre » continue Simmons. « Mais la moyenne d'âge était de 32 ans, et la plupart des employés avait un autre emploi lors de l'embauche, auquel ils ajoutaient le job de babysitter une fois de temps en temps. » Il est inutile de préciser que le travail de recherche discrète de la police a également permis d'identifier certains babysitters, qui étaient connus pour avoir déjà été condamnés pour des actes de pédophilie.
Finalement, le 30 janvier 2029, les forces de police procèdent à plusieurs arrestations discrètes à Meylands et dans les environs, avant d'intervenir, le lendemain matin, au domicile de Matt Cewckston, également siège de l'entreprise de garde d'enfant à domicile. 54 arrestations sont menées, et les instructions pénales sont en cours pour viol sur mineur envers les babysitters, et pour proxénétisme et association de malfaiteurs pour Matt Cewckston. Un chef d'accusation dur qui n'est pas sans déplaire à son avocat, Maître Borhow, qui a rapidement annoncé qu'il serait impossible de juger son client sans accord du Commonwealth of Océania. Les procédures pour le cas du maître d'œuvre sont actuellement à l'arrêt, mais le ministère fédéral des affaires étrangères a assuré vouloir faire au plus vite afin de conclure avec l'allié océanien un accord au sujet de M. Cewckston. De son côté, Charlotte Lyles-Churgh, Présidente du Comté de Weswood, où se sont déroulés les faits, a exprimé sa tristesse de voir de tels choses arriver de nos jours ainsi que sa gratitude à l'égard de la police, qui a fait « un travail de grande qualité. La police du Comté de Weswood est plus que compétente, et nous pouvons en être fiers », a-t-il précisé dans une conférence de presse le 1er février.[/justify]
[right]Lucy Aynther,
Journaliste.[/right]
Kangourou Kid's : L'entreprise de babysitting était en réalité... un réseau de pédophilie[/center]
[justify]Au sein de cette entreprise au nom tout ce qu'il y a de plus mignon, les babysitters changeaient régulièrement. Une spécificité qui mit la puce à l'oreille de la police et leur permit de mettre fin à l'entourloupe après 4 ans d'activité. La méthode était bien rodée et semblait bien marcher : lorsqu'un employé de cette entreprise de babysitting était appelé à devoir garder un enfant unique pendant une soirée où les parents étaient absents et avaient fait appel aux services de Kangourou Kid's, il profitait de son service pour assouvir ses désirs pédophiles.
L'affaire marchait bien, et les parents satisfaits de l'intervention de Kangourou Kid's étaient très nombreux. Entre 2024, année de fondation de l'entreprise à Meylands (État de Victoria) et les premiers jours de 2029, lorsque les policiers ont stoppé les activités de l'entreprise, près de 3 000 parents ont fait appel aux babysitters kangourous. Un succès retentissant qui valut à l'entreprise un article dans le Victoria Tribune en mars 2026. Un article dithyrambique qui fit l'éloge de la firme fondée par Matt Cewckston, originaire de Calton, en Océania. Et pourtant, les babysitters étaient tous des pédophiles. Matt Cewckston recrutait ses employés sur Internet, à travers les réseaux pédophiles soutenus par des groupuscules tel-éribains. Les entretiens d'embauche étaient courts, et la période de formation consistait pour l'employeur en un cours magistral, où il apprenait à ses recrues l'art de violer les enfants dont ils avaient la garde. Une besogne horrible qui, selon les estimations, toucha 800 enfants, soit le quart de ceux qui furent gardés. Les babysitters, entraînés à l'art de la manipulation des enfants, parvenaient généralement à les faire taire. Et en effet, aucun enfant ne parla avant que la police ne découvre les faits.
C'est en août 2028 qu'un parent anonyme appelle la police pour leur signaler que, selon lui, sa fille avait été abusée sexuellement par le babysitter. Lorsque les forces de l'ordre lui ont demandé plus d'informations, il a seulement expliqué, soigneux de son anonymat, qu'il l'avait vue sur un site de vidéos pédopornographiques et que, au vu de l'environnement de la chambre, qui était en cours de rénovation lorsque lui et sa femme avaient fait appel à Kangourou Kid's, il s'agissait du babysitter. Une piste qui fut sérieusement suivie par la police, selon le Chef des Opérations Simmons : « Dès août 2028, nous avons reçu un appel d'un parent déclarant les faits. Son argumentation était plausible et étayée par des faits, et nous avons donc décidé de passer l'éponge sur le fait que le témoin s'est aperçu du cas en consommant des images pédopornographiques. Nous sommes dans un premier temps restés discrets, et avons fait des recherches sur l'entreprise incriminée ainsi que des filatures des babysitters. » C'est lorsque la police se rend compte que la moyenne d'ancienneté des babysitters au sein de Kangourou Kid's était d'une semaine qu'elle s'intéresse plus encore à l'affaire. « C'était louche de changer aussi souvent que cela d'employés. Lorsque ce sont des étudiants ou des jeunes qui commencent dans la vie active, cela peut se comprendre » continue Simmons. « Mais la moyenne d'âge était de 32 ans, et la plupart des employés avait un autre emploi lors de l'embauche, auquel ils ajoutaient le job de babysitter une fois de temps en temps. » Il est inutile de préciser que le travail de recherche discrète de la police a également permis d'identifier certains babysitters, qui étaient connus pour avoir déjà été condamnés pour des actes de pédophilie.
Finalement, le 30 janvier 2029, les forces de police procèdent à plusieurs arrestations discrètes à Meylands et dans les environs, avant d'intervenir, le lendemain matin, au domicile de Matt Cewckston, également siège de l'entreprise de garde d'enfant à domicile. 54 arrestations sont menées, et les instructions pénales sont en cours pour viol sur mineur envers les babysitters, et pour proxénétisme et association de malfaiteurs pour Matt Cewckston. Un chef d'accusation dur qui n'est pas sans déplaire à son avocat, Maître Borhow, qui a rapidement annoncé qu'il serait impossible de juger son client sans accord du Commonwealth of Océania. Les procédures pour le cas du maître d'œuvre sont actuellement à l'arrêt, mais le ministère fédéral des affaires étrangères a assuré vouloir faire au plus vite afin de conclure avec l'allié océanien un accord au sujet de M. Cewckston. De son côté, Charlotte Lyles-Churgh, Présidente du Comté de Weswood, où se sont déroulés les faits, a exprimé sa tristesse de voir de tels choses arriver de nos jours ainsi que sa gratitude à l'égard de la police, qui a fait « un travail de grande qualité. La police du Comté de Weswood est plus que compétente, et nous pouvons en être fiers », a-t-il précisé dans une conférence de presse le 1er février.[/justify]
[right]Lucy Aynther,
Journaliste.[/right]
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La transition énergétique, nouveau souffle de prospérité[/center]
[justify]Hier, le respectable journal The Tribune a publié un article consacré aux prétendus « méfaits » de la transition énergétique engagée par le gouvernement fédéral, à travers le Ministre fédéral de l'Énergie et de l'Environnement, M. Mustapha Chustnic. Revenant sur son article du 13 septembre 2028 qui faisait l'éloge de M. Chustnic et de sa politique de mise en valeur des énergies renouvelables, le journal, édité à Yathorage, a ici dressé un portrait fataliste, grossier et politiquement orienté de la transition énergétique et du projet PartaGaz, auquel la Cyrénanie s'est déclarée participante il y a quelques semaines. Ce changement a sans aucun doute un lien fort avec le rachat, au 1er janvier 2029, du quotidien yathoragien par le Messeich Group, ce qui n'est pas précisé par le journaliste, Abraham Waynwright. Bilan de l'article : la transition énergétique s'apparenterait à une destruction immédiate et absolue de toutes les entreprises du secteur énergétique conventionnel. Un bilan faux et faussé.
En effet, M. Waynwright assure par les chiffres que 11,02 % de la population active serait dangereusement mise en péril par l'avènement du tout renouvelable. Si les chiffres sont corrects – en ce sens qu'effectivement 11 % de la population active travaille dans le secteur énergétique actuel –, l'interprétation qui en est sortie démontre le fait que le journaliste ne maîtrise pas son sujet. Le projet PartaGaz, s'il a pour objectif de réduire la part des énergies non renouvelables dans la consommation des états membres, est avant tout un projet de mise en commun des ressources scientifiques afin d'améliorer les énergies renouvelables, qui sont imparfaites mais pas imperfectibles. Peut-être est-ce le signe d'une confiance trop importante envers les capacités de la recherche scientifique. Mais peut-être est-ce davantage le signe d'une confiance envers l'avenir.
Dans le cadre du projet PartaGaz, qui est un projet à long terme car s'étendant sur 15 à 20 ans, la Cyrénanie s'est présentée ouverte à l'idée de participer activement aux recherches communes, comme à celle de prêter ou louer des terres pour tester les nouvelles installations Power to Gas et initier un marché de surplus de production des énergies renouvelables au sein des États membres du projet. Le projet PartaGaz, c'est le maillon manquant de la transition énergétique réussie, en ce sens qu'elle ne fera pas disparaître des millions d'emplois, mais qu'elle les reconvertira progressivement vers un secteur énergétique plus respectueux de la nature et plus propre. Le projet PartaGaz, c'est ce qui manquait au monde, par sa portée internationale et inter-idéologique ; c'est ce qui montre que quel que soit le régime, les peuples sont unis dans l'objectif de marcher ensemble vers un avenir plus écologique, humain et responsable.
Cet avenir, c'est ce que le Messeich Group et les autres pontes de l'industrie énergétique redoutent. Le Messeich Group, c'est un conglomérat de dizaines d'entreprises, plus ou moins grandes, de tous les secteurs, unies autour d'un homme, Jomi Messeich, et de ses treize neveux, qui ne sont rien d'autre que ses bras droits, qui obéissent à ses ordres et permettent simplement de donner l'impression qu'il délègue certaines fonctions. On retrouve un neveu Messeich à la tête du Ministère de l'Énergie tel-éribain, comme on retrouve le nom de Messeich sur les véhicules de l'écurie tel-éribaine de F1 ou sur les maillots de l'équipe cyrénane de cyclisme. Jomi, le grand sage, dispose d'une fortune suffisante pour effectuer quelques actions lorsqu'il le souhaite. Il a ainsi racheté The Tribune aux premières lueurs de 2029, mais également le Blightal Neutre courant novembre 2028, qu'il a ajoutés au Confédéré dans sa collection de journaux. Le Xénocrate, le grand mensuel critique de l'information et spécialisé dans la documentation et le reportage de fond, a plusieurs fois refusé les propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres de M. Messeich, indiquant que même si le journal venait à disparaître il ne céderait pas face à un tel homme. De plus en plus rares sont les entreprises et les hommes qui osent s'opposer au milliardaire, et son empire ne cesse de croître. Ce qui en soit ne serait pas un problème s'il n'en profitait pas pour retirer à certains articles la totale liberté dont doivent pouvoir bénéficier les journalistes. L'article paru hier sur les méfaits de la transition énergétique aurait pu être signé de sa main que les mots auraient été les mêmes. Nos condoléances, ainsi, à M. Waynwright, qui vient de s'inscrire sur la liste des journalistes ayant signé un papier ne leur appartenant pas réellement.
Cette mainmise sur les médias permet à M. Messeich de faire croire aux lecteurs qui n'auront pas lu l'article que vous avez présentement sous les yeux que la transition énergétique constituerait « la base d'une instabilité insurrectionnelle. » Un funeste présage qui fera frémir le plus optimiste des cyrénans. Non content de prédire la fin de la Fédération, l'article continue en évoquant que ce serait également « la base d'une crise économique » qui, il faut le préciser, toucherait « nombre de pays dans le monde. » À cela je me dois, en tant que journaliste libre, de clamer que non, la transition énergétique n'est pas une impasse dans laquelle nous sommes en train de nous engouffrer. Non, passer progressivement à une prédominance des énergies renouvelables par rapport aux énergies polluantes (aussi prudemment appelées « conventionnelles » par The Tribune) ne causera pas de crise économique. Non, 20 millions de personnes ne sombreront pas dans le chômage du jour au lendemain sans aucun espoir de retrouver un pays. Non, M. Messeich et les autres pontes du secteur de l'énergie ne verront pas disparaître leur fortune. Non, enfin, M. Messeich et ses confrères, bien qu'ils soient présentés ainsi dans les colonnes de The Tribune, ne sont pas de désintéressés héros s'étant battus à coups de pétrodollars en faveur de la liberté des peuples de l'Île du Prince. De chaque côté du Cær, ils se sont bien accommodés de la dictature comme ils ont soutenus, sur le tard, les révolutions, afin de conserver une place de choix auprès des nouvelles autorités, tout cela pour ne pas perdre leur précieuse fortune. Aujourd'hui, M. Jomi Messeich souhaite tenter de contrôler les pensées des gens afin de les faire agir comme il l'entend, dans une recherche du profit constant et dans une peur du changement brutal. À ce M. Messeich, je dis que la transition énergétique n'est pas un danger pour l'économie mais, au contraire, un nouveau souffle de prospérité. Le projet PartaGaz et l'investissement dans les nouvelles technologies sont les bases d'une nouvelle croissance, une croissance qui s'appuie sur les fondements de la base précédente : la nouveauté technologique introduite par les avancées prévues du projet PartaGaz vont accroître les investissements et développer le secteur énergétique, qui va s'étoffer et non s'atrophier. PartaGaz est donc un projet qui fera avancer la Cyrénanie sans pour autant renier ses fondements énergétiques incontestables.
À la domination de riches personnages sur les médias, je réponds que les médias se développeront de manière libre et parallèle, comme nous le faisons sur Internet, un lieu que jamais les riches financiers ne pourront acquérir. La presse écrite est gangrenée, à quelques exceptions toutefois, par le capital et la recherche du profit plutôt que par la recherche de l'information et de la réflexion. Qu'à cela ne tienne, la presse électronique est libre, et se fera entendre chaque jour davantage comme un espace de liberté d'expression et d'indépendance ! Si la transition énergétique et le projet PartaGaz insupportent M. Messeich au point de faire perdre leur indépendance aux bons journalistes qui sont employés par les quotidiens de presse nationale, alors je dis qu'il faut s'opposer à M. Messeich et à sa domination autant qu'il faut encourager l'avènement de l'ère du tout renouvelable.[/justify]
[right]Phil Jusling,
le 4 avril 2029.[/right]
La transition énergétique, nouveau souffle de prospérité[/center]
[justify]Hier, le respectable journal The Tribune a publié un article consacré aux prétendus « méfaits » de la transition énergétique engagée par le gouvernement fédéral, à travers le Ministre fédéral de l'Énergie et de l'Environnement, M. Mustapha Chustnic. Revenant sur son article du 13 septembre 2028 qui faisait l'éloge de M. Chustnic et de sa politique de mise en valeur des énergies renouvelables, le journal, édité à Yathorage, a ici dressé un portrait fataliste, grossier et politiquement orienté de la transition énergétique et du projet PartaGaz, auquel la Cyrénanie s'est déclarée participante il y a quelques semaines. Ce changement a sans aucun doute un lien fort avec le rachat, au 1er janvier 2029, du quotidien yathoragien par le Messeich Group, ce qui n'est pas précisé par le journaliste, Abraham Waynwright. Bilan de l'article : la transition énergétique s'apparenterait à une destruction immédiate et absolue de toutes les entreprises du secteur énergétique conventionnel. Un bilan faux et faussé.
En effet, M. Waynwright assure par les chiffres que 11,02 % de la population active serait dangereusement mise en péril par l'avènement du tout renouvelable. Si les chiffres sont corrects – en ce sens qu'effectivement 11 % de la population active travaille dans le secteur énergétique actuel –, l'interprétation qui en est sortie démontre le fait que le journaliste ne maîtrise pas son sujet. Le projet PartaGaz, s'il a pour objectif de réduire la part des énergies non renouvelables dans la consommation des états membres, est avant tout un projet de mise en commun des ressources scientifiques afin d'améliorer les énergies renouvelables, qui sont imparfaites mais pas imperfectibles. Peut-être est-ce le signe d'une confiance trop importante envers les capacités de la recherche scientifique. Mais peut-être est-ce davantage le signe d'une confiance envers l'avenir.
Dans le cadre du projet PartaGaz, qui est un projet à long terme car s'étendant sur 15 à 20 ans, la Cyrénanie s'est présentée ouverte à l'idée de participer activement aux recherches communes, comme à celle de prêter ou louer des terres pour tester les nouvelles installations Power to Gas et initier un marché de surplus de production des énergies renouvelables au sein des États membres du projet. Le projet PartaGaz, c'est le maillon manquant de la transition énergétique réussie, en ce sens qu'elle ne fera pas disparaître des millions d'emplois, mais qu'elle les reconvertira progressivement vers un secteur énergétique plus respectueux de la nature et plus propre. Le projet PartaGaz, c'est ce qui manquait au monde, par sa portée internationale et inter-idéologique ; c'est ce qui montre que quel que soit le régime, les peuples sont unis dans l'objectif de marcher ensemble vers un avenir plus écologique, humain et responsable.
Cet avenir, c'est ce que le Messeich Group et les autres pontes de l'industrie énergétique redoutent. Le Messeich Group, c'est un conglomérat de dizaines d'entreprises, plus ou moins grandes, de tous les secteurs, unies autour d'un homme, Jomi Messeich, et de ses treize neveux, qui ne sont rien d'autre que ses bras droits, qui obéissent à ses ordres et permettent simplement de donner l'impression qu'il délègue certaines fonctions. On retrouve un neveu Messeich à la tête du Ministère de l'Énergie tel-éribain, comme on retrouve le nom de Messeich sur les véhicules de l'écurie tel-éribaine de F1 ou sur les maillots de l'équipe cyrénane de cyclisme. Jomi, le grand sage, dispose d'une fortune suffisante pour effectuer quelques actions lorsqu'il le souhaite. Il a ainsi racheté The Tribune aux premières lueurs de 2029, mais également le Blightal Neutre courant novembre 2028, qu'il a ajoutés au Confédéré dans sa collection de journaux. Le Xénocrate, le grand mensuel critique de l'information et spécialisé dans la documentation et le reportage de fond, a plusieurs fois refusé les propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres de M. Messeich, indiquant que même si le journal venait à disparaître il ne céderait pas face à un tel homme. De plus en plus rares sont les entreprises et les hommes qui osent s'opposer au milliardaire, et son empire ne cesse de croître. Ce qui en soit ne serait pas un problème s'il n'en profitait pas pour retirer à certains articles la totale liberté dont doivent pouvoir bénéficier les journalistes. L'article paru hier sur les méfaits de la transition énergétique aurait pu être signé de sa main que les mots auraient été les mêmes. Nos condoléances, ainsi, à M. Waynwright, qui vient de s'inscrire sur la liste des journalistes ayant signé un papier ne leur appartenant pas réellement.
Cette mainmise sur les médias permet à M. Messeich de faire croire aux lecteurs qui n'auront pas lu l'article que vous avez présentement sous les yeux que la transition énergétique constituerait « la base d'une instabilité insurrectionnelle. » Un funeste présage qui fera frémir le plus optimiste des cyrénans. Non content de prédire la fin de la Fédération, l'article continue en évoquant que ce serait également « la base d'une crise économique » qui, il faut le préciser, toucherait « nombre de pays dans le monde. » À cela je me dois, en tant que journaliste libre, de clamer que non, la transition énergétique n'est pas une impasse dans laquelle nous sommes en train de nous engouffrer. Non, passer progressivement à une prédominance des énergies renouvelables par rapport aux énergies polluantes (aussi prudemment appelées « conventionnelles » par The Tribune) ne causera pas de crise économique. Non, 20 millions de personnes ne sombreront pas dans le chômage du jour au lendemain sans aucun espoir de retrouver un pays. Non, M. Messeich et les autres pontes du secteur de l'énergie ne verront pas disparaître leur fortune. Non, enfin, M. Messeich et ses confrères, bien qu'ils soient présentés ainsi dans les colonnes de The Tribune, ne sont pas de désintéressés héros s'étant battus à coups de pétrodollars en faveur de la liberté des peuples de l'Île du Prince. De chaque côté du Cær, ils se sont bien accommodés de la dictature comme ils ont soutenus, sur le tard, les révolutions, afin de conserver une place de choix auprès des nouvelles autorités, tout cela pour ne pas perdre leur précieuse fortune. Aujourd'hui, M. Jomi Messeich souhaite tenter de contrôler les pensées des gens afin de les faire agir comme il l'entend, dans une recherche du profit constant et dans une peur du changement brutal. À ce M. Messeich, je dis que la transition énergétique n'est pas un danger pour l'économie mais, au contraire, un nouveau souffle de prospérité. Le projet PartaGaz et l'investissement dans les nouvelles technologies sont les bases d'une nouvelle croissance, une croissance qui s'appuie sur les fondements de la base précédente : la nouveauté technologique introduite par les avancées prévues du projet PartaGaz vont accroître les investissements et développer le secteur énergétique, qui va s'étoffer et non s'atrophier. PartaGaz est donc un projet qui fera avancer la Cyrénanie sans pour autant renier ses fondements énergétiques incontestables.
À la domination de riches personnages sur les médias, je réponds que les médias se développeront de manière libre et parallèle, comme nous le faisons sur Internet, un lieu que jamais les riches financiers ne pourront acquérir. La presse écrite est gangrenée, à quelques exceptions toutefois, par le capital et la recherche du profit plutôt que par la recherche de l'information et de la réflexion. Qu'à cela ne tienne, la presse électronique est libre, et se fera entendre chaque jour davantage comme un espace de liberté d'expression et d'indépendance ! Si la transition énergétique et le projet PartaGaz insupportent M. Messeich au point de faire perdre leur indépendance aux bons journalistes qui sont employés par les quotidiens de presse nationale, alors je dis qu'il faut s'opposer à M. Messeich et à sa domination autant qu'il faut encourager l'avènement de l'ère du tout renouvelable.[/justify]
[right]Phil Jusling,
le 4 avril 2029.[/right]
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Iskupitel
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Les chercheurs cyrénans sur la piste de l'Atlantide[/center]
[justify]Des chercheurs cyrénans assurent que plusieurs grandes îles de l'Océan Altevum ont disparu mystérieusement dans la deuxième moitié du Ier siècle de notre ère. L'une d'entre elles aurait existé entre le Kweku et la Cyrénanie, expliquant l'exode tel-éribaine. Une autre, entre Azude et le Perlian, aurait abrité une civilisation en avance sur son temps dont la culture aurait survécu au Perlian et au Tarnosia.
Si la recherche en géographie, au niveau mondial, n'est pas encore à même d'expliquer avec certitude le climat irrationnel de notre monde, ravivant par là même les croyances païennes et les théories du complot assurant l'existence d'extraterrestres ayant créé notre planète (théorie dite « des anciens astronautes », ndlr), des chercheurs cyrénans de l'Université d'Ajnin (Tel-Ajnin, Tel-Érib) ont récemment publié un article au sein de la revue mensuelle Weekly Geographics affirmant qu'ils avaient découvert l'explication de la colonisation de l'Île du Prince, mais aussi du Vicaskaran ainsi que les vagues migratoires que le monde a connu bien avant qu'il soit aisé de se déplacer entre les continents. Les liens entre le Vicaskaran Sud et le Zanyane ne sont pas reconnus par la plupart des historiens, toutefois il est fait état, dans des documents présumés officiels datant du IIe siècle après Jésus-Christ, d'une population juive sur l'Île du Prince. Selon le mythe tel-éribain, en effet, leur peuple serait arrivé sur l'Île en l'an 33, fuyant Bardaran en suivant le Prince Iskupitel, et ce après un périple maritime ayant duré pas moins de 3 ans. Se pose alors une question essentielle pour ceux qui ne croient pas aux capacités surnaturelles d'Iskupitel mais admettent que les tel-éribains ont effectivement débarqué sur l'Île au début de l'ère chrétienne : Comment ont-ils pu traverser l'Océan Altevum ? La technologie maritime de l'époque, selon les historiens, aurait pu permettre l'exploration des côtes du Zanyane austral, mais n'aurait pas résisté aux forts vents et marées qui surviennent dès qu'un navire s'aventure davantage dans l'océan. Pour répondre à cette question, une équipe de 7 chercheurs de l'Université d'Ajnin a mené des recherches sur la profondeur des fonds marins ainsi que les vents et courants de l'Altevum Sud, faute de pouvoir reproduire le voyage avec les moyens techniques de l'époque du fait d'un trop faible budget.
Pendant leurs recherches, des îlots ont été découverts entre l'Hagaro et l'État cyrénan d'Orient, ce qui a réorienté les recherches des scientifiques, qui avaient imaginé une traversée ayant l'Éone pour origine. « Les îlots de Saint-Marcien [i38], Saint-Eusèbe [i37], mais surtout de Fiufiafuro [i51], nous ont conforté dans l'idée qu'une île a, dans un lointain passé oublié de tous, existé entre le Zanyane et l'Île du Prince », explique le responsable de la recherche géographique à l'Université d'Ajnin, Pr Tzvi Heshem, dans l'article paru au Weekly Geographics. « Sur l'île Fiufiafuro, les militaires et ethnologues esmarkiens ont raconté avoir rencontré une population n'ayant jamais été recensée auparavant. Cette annonce a été perçue par notre équipe comme un indice supplémentaire, une donnée prouvant un peu plus qu'une civilisation aujourd'hui quasiment disparu a existé ici, mais surtout qu'elle s'est développée sur une plus grande île avant que cette dernière ne disparaisse. » En cas de présence d'une île sur le chemin, les navires iskupiteliens auraient pu faire escale dans les ports de la civilisation locale, ce qui serait confirmé par les récits relatant le voyage du Prince – quoiqu'à considérer avec précaution, ceux-ci étant des chants et ayant été traduits plusieurs fois après une longue tradition de transmission orale – ainsi que par les légendes des villages côtiers hagariens. Pour ce qui est de l'explication de la disparition de ces îles, les géographes ont rapidement écarté la thèse de la montée des eaux, étant donné qu'aucune montée significative de celles-ci n'a été constatée depuis plusieurs milliers d'années sur les côtes cyrénanes, du fait de la virginité des proches littoraux immergés, et qu'une montée des eaux à un seul endroit contredit les lois basiques de la physique. Bien que leur explication n'ait pu encore être prouvée, les chercheurs ont donc considéré qu'un changement de nature tectonique aurait fait s'effondrer les fondations immergées de l'île – ou de l'archipel, les deux options étant envisagées –, ce qui aurait entraîné la terre émergée vers les profondeurs ; mais pas assez profondément pour quelques hautes montagnes, qui correspondraient aujourd'hui aux îlots découverts dans la région. Afin d'élucider le mystère, les 7 chercheurs ont donc annoncé vouloir faire un appel de fonds afin de monter une expédition sous-marine pour rechercher des traces d'une civilisation disparue dans les profondeurs de l'Océan Altevum Sud.
Mais une telle île aurait également pu exister dans l'Altevum Nord, entre Azude et le Perlian, selon les chercheurs, et ce selon le même procédé. Cette île, aujourd'hui engloutie, aurait disparu bien avant le Ier siècle après Jésus-Christ, et aurait abrité une civilisation bien plus renommée que sa camarade australe. En effet, selon les chercheurs cyrénans, cette île aurait pu être ce que les poètes et philosophes helléniques de l'Antiquité appelaient l'Atlantide, mais qui aurait porté de nombreux noms parmi les peuples originels du Vicaskaran. L'île, plateforme des échanges entre l'Alméra et le Vicaskaran, à travers des comptoirs commerciaux installés dans ce qui est aujourd'hui le Perlian, aurait abrité une civilisation riche de ces échanges et très avancée technologiquement par rapport aux autres peuples de l'époque. De nombreux témoignages ont été faits sur l'Atlantide par les hellènes, Platon décrivant ainsi la science impressionnante de cette civilisation qui aurait disparu dans un déluge quelques millénaires avant la naissance de Jésus-Christ. Ce déluge aurait ainsi englouti l'Atlantide, mais ses comptoirs vicaskarans auraient subsisté, et leurs habitants se seraient mêlé à la population locale afin de jeter les premières bases de ce qu'est aujourd'hui la culture perlianne, et se seraient étendues jusqu'à la péninsule tarnoise. Si les chercheurs tel-ajniens se concentrent actuellement sur leurs recherches en Altevum Sud, le Professeur Heshem a appelé au lancement de recherches semblables au Nord, afin de découvrir de nouveaux îlots et d'ainsi disposer d'un premier lieu d'exploration. « Nous pensions tout connaître de notre planète depuis quelques décennies, écrit le Professeur Heshem dans son article. Mais la découverte de plus d'une soixantaine d'îlots à ce jour pousse tous les chercheurs et scientifiques à reconsidérer tout ce que nous savions – ou plutôt croyions savoir – en matière de migrations humaines et de géographie. Les climatologues repensent les facteurs expliquant les climats, les ethnologues et anthropologues réforment leurs modèles et classifications, les géographes et historiens trouvent de nouvelles réponses et confirment ou infirment des théories jusqu'ici considérées comme obscurantistes ou tout simplement irrationnelles. La science, c'est avant tout de la recherche, pas des réponses, car toute réponse est également une question. Mais, je dois l'avouer, il est toujours agréable de progresser, et c'est pourquoi j'espère de tout cœur que nous trouverons suffisamment de fonds pour partir en exploration au large de Fiufiafuro, car je suis confiant que nous y ferons de grandes découvertes. »[/justify]
[right]Thane Lindsey,
Journaliste.[/right]
Les chercheurs cyrénans sur la piste de l'Atlantide[/center]
[justify]Des chercheurs cyrénans assurent que plusieurs grandes îles de l'Océan Altevum ont disparu mystérieusement dans la deuxième moitié du Ier siècle de notre ère. L'une d'entre elles aurait existé entre le Kweku et la Cyrénanie, expliquant l'exode tel-éribaine. Une autre, entre Azude et le Perlian, aurait abrité une civilisation en avance sur son temps dont la culture aurait survécu au Perlian et au Tarnosia.
Si la recherche en géographie, au niveau mondial, n'est pas encore à même d'expliquer avec certitude le climat irrationnel de notre monde, ravivant par là même les croyances païennes et les théories du complot assurant l'existence d'extraterrestres ayant créé notre planète (théorie dite « des anciens astronautes », ndlr), des chercheurs cyrénans de l'Université d'Ajnin (Tel-Ajnin, Tel-Érib) ont récemment publié un article au sein de la revue mensuelle Weekly Geographics affirmant qu'ils avaient découvert l'explication de la colonisation de l'Île du Prince, mais aussi du Vicaskaran ainsi que les vagues migratoires que le monde a connu bien avant qu'il soit aisé de se déplacer entre les continents. Les liens entre le Vicaskaran Sud et le Zanyane ne sont pas reconnus par la plupart des historiens, toutefois il est fait état, dans des documents présumés officiels datant du IIe siècle après Jésus-Christ, d'une population juive sur l'Île du Prince. Selon le mythe tel-éribain, en effet, leur peuple serait arrivé sur l'Île en l'an 33, fuyant Bardaran en suivant le Prince Iskupitel, et ce après un périple maritime ayant duré pas moins de 3 ans. Se pose alors une question essentielle pour ceux qui ne croient pas aux capacités surnaturelles d'Iskupitel mais admettent que les tel-éribains ont effectivement débarqué sur l'Île au début de l'ère chrétienne : Comment ont-ils pu traverser l'Océan Altevum ? La technologie maritime de l'époque, selon les historiens, aurait pu permettre l'exploration des côtes du Zanyane austral, mais n'aurait pas résisté aux forts vents et marées qui surviennent dès qu'un navire s'aventure davantage dans l'océan. Pour répondre à cette question, une équipe de 7 chercheurs de l'Université d'Ajnin a mené des recherches sur la profondeur des fonds marins ainsi que les vents et courants de l'Altevum Sud, faute de pouvoir reproduire le voyage avec les moyens techniques de l'époque du fait d'un trop faible budget.
Pendant leurs recherches, des îlots ont été découverts entre l'Hagaro et l'État cyrénan d'Orient, ce qui a réorienté les recherches des scientifiques, qui avaient imaginé une traversée ayant l'Éone pour origine. « Les îlots de Saint-Marcien [i38], Saint-Eusèbe [i37], mais surtout de Fiufiafuro [i51], nous ont conforté dans l'idée qu'une île a, dans un lointain passé oublié de tous, existé entre le Zanyane et l'Île du Prince », explique le responsable de la recherche géographique à l'Université d'Ajnin, Pr Tzvi Heshem, dans l'article paru au Weekly Geographics. « Sur l'île Fiufiafuro, les militaires et ethnologues esmarkiens ont raconté avoir rencontré une population n'ayant jamais été recensée auparavant. Cette annonce a été perçue par notre équipe comme un indice supplémentaire, une donnée prouvant un peu plus qu'une civilisation aujourd'hui quasiment disparu a existé ici, mais surtout qu'elle s'est développée sur une plus grande île avant que cette dernière ne disparaisse. » En cas de présence d'une île sur le chemin, les navires iskupiteliens auraient pu faire escale dans les ports de la civilisation locale, ce qui serait confirmé par les récits relatant le voyage du Prince – quoiqu'à considérer avec précaution, ceux-ci étant des chants et ayant été traduits plusieurs fois après une longue tradition de transmission orale – ainsi que par les légendes des villages côtiers hagariens. Pour ce qui est de l'explication de la disparition de ces îles, les géographes ont rapidement écarté la thèse de la montée des eaux, étant donné qu'aucune montée significative de celles-ci n'a été constatée depuis plusieurs milliers d'années sur les côtes cyrénanes, du fait de la virginité des proches littoraux immergés, et qu'une montée des eaux à un seul endroit contredit les lois basiques de la physique. Bien que leur explication n'ait pu encore être prouvée, les chercheurs ont donc considéré qu'un changement de nature tectonique aurait fait s'effondrer les fondations immergées de l'île – ou de l'archipel, les deux options étant envisagées –, ce qui aurait entraîné la terre émergée vers les profondeurs ; mais pas assez profondément pour quelques hautes montagnes, qui correspondraient aujourd'hui aux îlots découverts dans la région. Afin d'élucider le mystère, les 7 chercheurs ont donc annoncé vouloir faire un appel de fonds afin de monter une expédition sous-marine pour rechercher des traces d'une civilisation disparue dans les profondeurs de l'Océan Altevum Sud.
Mais une telle île aurait également pu exister dans l'Altevum Nord, entre Azude et le Perlian, selon les chercheurs, et ce selon le même procédé. Cette île, aujourd'hui engloutie, aurait disparu bien avant le Ier siècle après Jésus-Christ, et aurait abrité une civilisation bien plus renommée que sa camarade australe. En effet, selon les chercheurs cyrénans, cette île aurait pu être ce que les poètes et philosophes helléniques de l'Antiquité appelaient l'Atlantide, mais qui aurait porté de nombreux noms parmi les peuples originels du Vicaskaran. L'île, plateforme des échanges entre l'Alméra et le Vicaskaran, à travers des comptoirs commerciaux installés dans ce qui est aujourd'hui le Perlian, aurait abrité une civilisation riche de ces échanges et très avancée technologiquement par rapport aux autres peuples de l'époque. De nombreux témoignages ont été faits sur l'Atlantide par les hellènes, Platon décrivant ainsi la science impressionnante de cette civilisation qui aurait disparu dans un déluge quelques millénaires avant la naissance de Jésus-Christ. Ce déluge aurait ainsi englouti l'Atlantide, mais ses comptoirs vicaskarans auraient subsisté, et leurs habitants se seraient mêlé à la population locale afin de jeter les premières bases de ce qu'est aujourd'hui la culture perlianne, et se seraient étendues jusqu'à la péninsule tarnoise. Si les chercheurs tel-ajniens se concentrent actuellement sur leurs recherches en Altevum Sud, le Professeur Heshem a appelé au lancement de recherches semblables au Nord, afin de découvrir de nouveaux îlots et d'ainsi disposer d'un premier lieu d'exploration. « Nous pensions tout connaître de notre planète depuis quelques décennies, écrit le Professeur Heshem dans son article. Mais la découverte de plus d'une soixantaine d'îlots à ce jour pousse tous les chercheurs et scientifiques à reconsidérer tout ce que nous savions – ou plutôt croyions savoir – en matière de migrations humaines et de géographie. Les climatologues repensent les facteurs expliquant les climats, les ethnologues et anthropologues réforment leurs modèles et classifications, les géographes et historiens trouvent de nouvelles réponses et confirment ou infirment des théories jusqu'ici considérées comme obscurantistes ou tout simplement irrationnelles. La science, c'est avant tout de la recherche, pas des réponses, car toute réponse est également une question. Mais, je dois l'avouer, il est toujours agréable de progresser, et c'est pourquoi j'espère de tout cœur que nous trouverons suffisamment de fonds pour partir en exploration au large de Fiufiafuro, car je suis confiant que nous y ferons de grandes découvertes. »[/justify]
[right]Thane Lindsey,
Journaliste.[/right]
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Iskupitel
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/133896Today.png[/img][/center]
[center]Édito : se dresser contre le corporatisme[/center]
Le 25 novembre 2029
[justify]L'année 2030 approche, et avec elle quelques dates importantes. Diverses élections approches, des législatives aux sénatoriales. L'année prochaine sera une fin de campagne pour de nombreux partis locaux et régionaux, tandis que les partis nationaux continueront jusqu'en 2031, afin de mettre en avant leur candidat à l'élection présidentielle. Les sujets de discussion sont très diversifiés, avec un accent placé sur la chose militaire et géopolitique, sur des réformes sociales ou sur des ajustements constitutionnels, ceux-ci étant majoritairement motivés par les compte-rendus parlementaires quant à la dislocation de Tel-Érib et la création d'une seconde chambre au Parlement Fédéral ; en effet, les deux commissions parlementaires réunies pour discuter de ces questions ont rendu leur avis, positif pour le premier sujet et négatif pour le second.
Mais au-delà de ces sujets que je considère finalement comme secondaire car relevant de détails, il est tout une part du paysage politique et institutionnel de la Cyrénanie que personne ne discute, ou à tout le moins de manière ostentatoire. Je parle ici du corporatisme, et plus précisément de la place qu'ont et que devraient avoir ces groupes d'entreprises, nationales comme étrangères, dans la vie des cyrénans. La plus emblématique de ces corporations est bien entendu le Messeich Group. Dirigé d'une main de fer par M. Jomi Messeich, le consortium est profondément installé dans le paysage tel-éribain, et possède des dizaines d'entreprises plus ou moins grandes, ainsi que des membres dans les plus prestigieuses institutions de notre Fédération. Que l'on ne me comprenne pas mal : je ne suis pas opposé à la croissance des entreprises et peux tout à fait comprendre que celles-ci décident d'en racheter d'autres. Cela enlève certaines épines des pieds de l'État, cela sauve des emplois, et cela fait s'enrichir certaines personnes qui l'ont mérité car elles ont travaillé pour réussir. Ce que je veux critiquer aujourd'hui, c'est la place qu'ont ces corporations, et cette veille d'élections me pousse d'autant plus à me dresser contre le corporatisme. Il n'est pas un secret que M. Jomi Messeich finance à coups de milliards de pétrocouronnes le Parti Nationaliste-Conservateur. De la même façon, son principal rival au sein de la Fédération, Durward Corporation, mené par M. Thad Wayland Durward, est connu pour financer le Parti Travailliste. Mais ces deux consortiums ne se gênent pas pour financer d'autres partis, occasionnellement et par des moyens détournés, afin de générer une émulsion populaire favorisant, à moyen terme, leurs affaires. Cela passe par des dons, mais aussi des rachats de diverses entreprises… et le rachat de médias. Ainsi, le Messeich Group a intégré, en 2029, le grand journal The Tribune, ce qui lui permet de faire publier des articles servant sa cause et son point de vue au sein d'un papier lu par des dizaines de millions de personnes et faisant partie des plus influents journaux cyrénans. Pour exemple, nos deux seuls représentants au Prix Lyapine 2029 étaient des journalistes de The Tribune. Attention, je ne doute pas une seule seconde de la qualité de la rédaction au sein du journal. Mais cette acquisition, qui s'est ajoutée au rachat par le Messeich Group du Blightal Neutre en novembre 2028, lui faisant ainsi perdre toute sa neutralité, montre bien que le corporatisme à outrance n'a pas que des effets positifs sur la vie politique au sein de la Fédération.
Sans grande surprise, ce thème n'est au sein du programme d'aucun parti national ou régional, car les répercussions en termes de pertes de fonds seraient immenses. J'ai cité le Messeich Group et Durward Corporation, mais ce ne sont que les deux plus grands, et leurs petits frères sont nombreux et répartis dans tous les États fédérés. Tel-Akko International, Mainsters Corp, Pasan Enterprises ou encore le Dordington Group sont des consortiums de moyenne taille, puisqu'ils contrôlent « seulement » entre 12 et 18 entreprises sur le territoire cyrénan. Tous, au vu et au su de tous, financent des partis politiques, et font donc pression sur les responsables politiques fédéraux pour faire adopter des mesures allant dans leur sens.
Je ne me définis pas comme quelqu'un de foncièrement anti-libéral, et ne veux pas être assimilé à un communiste que je ne suis pas. Mais tout en étant favorable à la démocratie que nous avons, des institutions stables et riches qui peuvent apporter plus de bonheur, de prospérité et de progrès à la population que ne pourront jamais en apporter les grands groupes commerciaux, je ne peux que demander à ceux qui sont lassés de cette irruption permanente des entreprises dans la vie politique de notre Fédération de se dresser contre le corporatisme. Notre devoir citoyen me semble, aujourd'hui, être de demander à l'État Fédéral de nous donner des armes afin de contrebalancer celles qu'ont les corporations, à défaut de leur retirer les leurs. À la manière de la Sébaldie, j'imagine une Cyrénanie où la demande populaire pourra être amenée directement au Parlement, et ce sans devoir passer par l'approbation d'un parlementaire. Si les corporations peuvent faire pression par l'argent, les citoyens feront pression par le nombre.[/justify]
[right]Phil Jusling,
Rédacteur en chef.[/right]
[center]Édito : se dresser contre le corporatisme[/center]
Le 25 novembre 2029
[justify]L'année 2030 approche, et avec elle quelques dates importantes. Diverses élections approches, des législatives aux sénatoriales. L'année prochaine sera une fin de campagne pour de nombreux partis locaux et régionaux, tandis que les partis nationaux continueront jusqu'en 2031, afin de mettre en avant leur candidat à l'élection présidentielle. Les sujets de discussion sont très diversifiés, avec un accent placé sur la chose militaire et géopolitique, sur des réformes sociales ou sur des ajustements constitutionnels, ceux-ci étant majoritairement motivés par les compte-rendus parlementaires quant à la dislocation de Tel-Érib et la création d'une seconde chambre au Parlement Fédéral ; en effet, les deux commissions parlementaires réunies pour discuter de ces questions ont rendu leur avis, positif pour le premier sujet et négatif pour le second.
Mais au-delà de ces sujets que je considère finalement comme secondaire car relevant de détails, il est tout une part du paysage politique et institutionnel de la Cyrénanie que personne ne discute, ou à tout le moins de manière ostentatoire. Je parle ici du corporatisme, et plus précisément de la place qu'ont et que devraient avoir ces groupes d'entreprises, nationales comme étrangères, dans la vie des cyrénans. La plus emblématique de ces corporations est bien entendu le Messeich Group. Dirigé d'une main de fer par M. Jomi Messeich, le consortium est profondément installé dans le paysage tel-éribain, et possède des dizaines d'entreprises plus ou moins grandes, ainsi que des membres dans les plus prestigieuses institutions de notre Fédération. Que l'on ne me comprenne pas mal : je ne suis pas opposé à la croissance des entreprises et peux tout à fait comprendre que celles-ci décident d'en racheter d'autres. Cela enlève certaines épines des pieds de l'État, cela sauve des emplois, et cela fait s'enrichir certaines personnes qui l'ont mérité car elles ont travaillé pour réussir. Ce que je veux critiquer aujourd'hui, c'est la place qu'ont ces corporations, et cette veille d'élections me pousse d'autant plus à me dresser contre le corporatisme. Il n'est pas un secret que M. Jomi Messeich finance à coups de milliards de pétrocouronnes le Parti Nationaliste-Conservateur. De la même façon, son principal rival au sein de la Fédération, Durward Corporation, mené par M. Thad Wayland Durward, est connu pour financer le Parti Travailliste. Mais ces deux consortiums ne se gênent pas pour financer d'autres partis, occasionnellement et par des moyens détournés, afin de générer une émulsion populaire favorisant, à moyen terme, leurs affaires. Cela passe par des dons, mais aussi des rachats de diverses entreprises… et le rachat de médias. Ainsi, le Messeich Group a intégré, en 2029, le grand journal The Tribune, ce qui lui permet de faire publier des articles servant sa cause et son point de vue au sein d'un papier lu par des dizaines de millions de personnes et faisant partie des plus influents journaux cyrénans. Pour exemple, nos deux seuls représentants au Prix Lyapine 2029 étaient des journalistes de The Tribune. Attention, je ne doute pas une seule seconde de la qualité de la rédaction au sein du journal. Mais cette acquisition, qui s'est ajoutée au rachat par le Messeich Group du Blightal Neutre en novembre 2028, lui faisant ainsi perdre toute sa neutralité, montre bien que le corporatisme à outrance n'a pas que des effets positifs sur la vie politique au sein de la Fédération.
Sans grande surprise, ce thème n'est au sein du programme d'aucun parti national ou régional, car les répercussions en termes de pertes de fonds seraient immenses. J'ai cité le Messeich Group et Durward Corporation, mais ce ne sont que les deux plus grands, et leurs petits frères sont nombreux et répartis dans tous les États fédérés. Tel-Akko International, Mainsters Corp, Pasan Enterprises ou encore le Dordington Group sont des consortiums de moyenne taille, puisqu'ils contrôlent « seulement » entre 12 et 18 entreprises sur le territoire cyrénan. Tous, au vu et au su de tous, financent des partis politiques, et font donc pression sur les responsables politiques fédéraux pour faire adopter des mesures allant dans leur sens.
Je ne me définis pas comme quelqu'un de foncièrement anti-libéral, et ne veux pas être assimilé à un communiste que je ne suis pas. Mais tout en étant favorable à la démocratie que nous avons, des institutions stables et riches qui peuvent apporter plus de bonheur, de prospérité et de progrès à la population que ne pourront jamais en apporter les grands groupes commerciaux, je ne peux que demander à ceux qui sont lassés de cette irruption permanente des entreprises dans la vie politique de notre Fédération de se dresser contre le corporatisme. Notre devoir citoyen me semble, aujourd'hui, être de demander à l'État Fédéral de nous donner des armes afin de contrebalancer celles qu'ont les corporations, à défaut de leur retirer les leurs. À la manière de la Sébaldie, j'imagine une Cyrénanie où la demande populaire pourra être amenée directement au Parlement, et ce sans devoir passer par l'approbation d'un parlementaire. Si les corporations peuvent faire pression par l'argent, les citoyens feront pression par le nombre.[/justify]
[right]Phil Jusling,
Rédacteur en chef.[/right]
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Iskupitel
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/404744SportOnline.png[/img]
Tzvi Retom laisse sa place à Yehiel Fermi à la tête du XV à la Couronne[/center]
[justify]Il y a deux jours, lors d'une conférence de presse, Tzvi Retom, entraîneur de la sélection nationale de rugby de Tel-Érib, puis de la Cyrénanie, depuis 2020, a annoncé sa démission, qu'il a remise quelques heures plus tôt à Alden Hawking, le Président de la Fédération Tel-Éribo-Cyrénane de Rugby (FTECR). Si les raisons évquées par M. Retom sont la santé déclinante de sa femme Avigail ainsi que son âge, puisqu'il aura 67 ans en mars prochain. Désireux de se reposer, l'entraîneur a tout de même souhaité remercier chaleureusement tous les joueurs qu'il a entraînés dans sa vie, en insistant sur sa période de 9 ans à la tête de la sélection nationale tel-éribaine. Lorsqu'il mit fin à la conférence de presse, il fut applaudi par les journalistes sportifs et les joueurs présents. Sur les les réseaux sociaux, la conférence de presse étant diffusée en direct sur les chaînes d'information du pays et sur les chaînes sportives d'autres pays comme l'Océania, les hommages, les remerciements et les vœux de bon repos se sont multipliés, et l'entraîneur des Kangaroos océaniens, Phil Anderson, un ami proche de M. Retom, a lui-même posté un message sur Twikle : « Un grand merci et un immense chapeau bas à @Tzvi_Retom pour ces 9 années. Je passerai te voir la prochaine fois que la Cyrénanie accueillera la @Jeffersons_Cup. » Suffisamment de preuves d'affection et d'admiration pour que certains soient induits en erreur. Le très modeste journal franconien L'Équipier, en date d'hier, a ainsi publié un article revenant sur « La mort de l'entraîneur du XV cyrénan », ce qui n'a pas manqué d'affoler une partie des blogueurs et autres internautes.
Hier, les discussions dans les médias sportifs ont principalement tourné autour du successeur de M. Retom. Dans la soirée, Alden Hawking a mis fin au mystère et a annoncé que Yehiel Fermi, entraîneur de l'équipe de Nazareth depuis 2024, avait accepté de prendre la suite de Tzvi Retom, et qu'il avait rencontré les joueurs du XV cyrénan dans un premier contact qui s'est révélé « très encourageant ». Yehiel Fermi, qui a transformé le XV nazaréen en une équipe généralement considérée comme la meilleure de Tel-Érib, malgré ses hauts et ses bas inévitables. Le nouvel entraîneur de la sélection nationale a pourtant pris sa nomination avec une humilité très appréciée. Dans un communiqué, il a commencé par remercier son prédécesseur et le féliciter, le citant comme principal responsable du surnom de « XV à la Couronne », du aux nombreux titres remportés dans des compétitions internationales par l'équipe que l'on qualifie dans les médias océaniens d'ogre cyrénan. Yehiel Fermi a également annoncé souhaiter vouloir reprendre en main l'équipe avant la Jefferson's Cup, qui aura lieu du 22 au 27 février 2030, en Océania. Son objectif pour la compétition est simple : gagner, et ainsi ramener le championnat annuel opposant les 6 meilleures équipes du monde en Cyrénanie, où il prit place pendant six ans consécutifs, entre 2023 et 2028. Du fait de problèmes internes à la Fédération Internationale de Rugby (FIR), aucune compétition internationale n'eut lieu en 2029, et l'Océania organisera donc la Jefferson's Cup 2030 en tant que championne de l'édition précédente. La seconde place de 2028, que certains voient comme le début de la dégringolade de l'équipe cyrénane, est vue par le nouvel entraîneur comme la meilleure façon d'entrer dans la compétition sans avoir la pression du champion devant conserver son titre. « La victoire à la Coupe du Monde au Kaiyuan montre que le XV cyrénan est loin d'être fini. Nous avons fait un petit pas en arrière, mais restons en tête du Classement FIR et parmi les six meilleures équipes du monde. Les Couronnes nous sont peut-être montées à la tête ; il est temps de montrer que la Cyrénanie sait se renouveler », a précisé Yehiel Fermi dans son communiqué. S'il n'a pas encore annoncé les joueurs sélectionnés qui composeront l'équipe qui se rendra en Océania dès le 1er février afin de s'entraîner sur les terrains qui seront utilisés lors de la compétition, l'entraîneur de 51 ans a laissé sous-entendre que les joueurs ayant participé aux compétitions précédentes se rapprochaient pour la plupart de la retraite. Il est donc tout à fait possible que l'effectif soit entièrement remanié afin d'amener du sang frais dans une équipe vieillissante.
Contrebalançant l'optimisme de Yehiel Fermi, Ottar Sheveb, représentant de la Cyrénanie au Conseil Décisionnel de la FIR et ancien entraîneur, a indiqué lors d'une interview sur une chaîne sportive télévisée que la prise en main d'une équipe demandait du temps, et qu'ainsi il avait peu d'espoir concernant la réussite du nouveau XV lors de la Jefferson's Cup. « Les intentions de Yehiel Fermi sont louable, bien entendu. Mais il ne faut se faire d'illusions : les océaniens seront bien plus entrainés que la nouvelle sélection cyrénane. Une victoire n'est pas impossible, mais une telle faille offre une bonne occasion pour les océaniens de nous surpasser, au moins cette année, et je sais que Phil Anderson en est bien conscient », a-t-il rappelé. En effet, les Kangaroos seront le principal adversaire des cyrénans lors de la Jefferson's Cup, même s'il ne faut pas oublier la CESS, qui est arrivée en finale de la coupe du Monde et a a commencé celle-ci en défaitant l'équipe cyrénane. Le niveau de ces trois équipes est sensiblement équivalent, et les matches devraient donc être de toute beauté. Pour rassurer Ottar Sheveb, la King's Cup, qui a lieu chaque année et qui oppose les équipes de rugby et de football cyrénane et océanienne, aura lieu sur l'Île du Prince, à Siallin, au sein du « All Hail Lorestan » Oval. Parfaite occasion pour Yehiel Fermi et ses joueurs de faire face aux mêmes océaniens qu'ils retrouveront le mois suivant. Interrogé à ce sujet, le nouvel entraîneur a quitté son discours optimiste et a indiqué vouloir pour le moment se concentrer sur l'entraînement de ses joueurs avant de s'avancer, sans toutefois oublier d'encourager la sélection nationale de football, elle aussi mondialement réputée mais n'ayant jamais réussi à trouver la place que s'est arrogée l'équipe de rugby, peut-être à cause d'un championnat national trop peu diversifié et réputé. Les meilleurs footballeurs cyrénans partent faire carrière en Océania, l'inverse s'observant rarement. Mais Yehiel Fermi est certain que, comme souvent, les deux pays s'affronteront de manière fair play et donneront lieu à une excellente compétition. « Je ne peux dire qu'une chose : même si nous ne sommes pas prêts, nous jouerons de notre mieux pour faire honneur à notre pays », a-t-il conclu.[/justify]
[right]John Mastersfield,
Journaliste.[/right]
Tzvi Retom laisse sa place à Yehiel Fermi à la tête du XV à la Couronne[/center]
[justify]Il y a deux jours, lors d'une conférence de presse, Tzvi Retom, entraîneur de la sélection nationale de rugby de Tel-Érib, puis de la Cyrénanie, depuis 2020, a annoncé sa démission, qu'il a remise quelques heures plus tôt à Alden Hawking, le Président de la Fédération Tel-Éribo-Cyrénane de Rugby (FTECR). Si les raisons évquées par M. Retom sont la santé déclinante de sa femme Avigail ainsi que son âge, puisqu'il aura 67 ans en mars prochain. Désireux de se reposer, l'entraîneur a tout de même souhaité remercier chaleureusement tous les joueurs qu'il a entraînés dans sa vie, en insistant sur sa période de 9 ans à la tête de la sélection nationale tel-éribaine. Lorsqu'il mit fin à la conférence de presse, il fut applaudi par les journalistes sportifs et les joueurs présents. Sur les les réseaux sociaux, la conférence de presse étant diffusée en direct sur les chaînes d'information du pays et sur les chaînes sportives d'autres pays comme l'Océania, les hommages, les remerciements et les vœux de bon repos se sont multipliés, et l'entraîneur des Kangaroos océaniens, Phil Anderson, un ami proche de M. Retom, a lui-même posté un message sur Twikle : « Un grand merci et un immense chapeau bas à @Tzvi_Retom pour ces 9 années. Je passerai te voir la prochaine fois que la Cyrénanie accueillera la @Jeffersons_Cup. » Suffisamment de preuves d'affection et d'admiration pour que certains soient induits en erreur. Le très modeste journal franconien L'Équipier, en date d'hier, a ainsi publié un article revenant sur « La mort de l'entraîneur du XV cyrénan », ce qui n'a pas manqué d'affoler une partie des blogueurs et autres internautes.
Hier, les discussions dans les médias sportifs ont principalement tourné autour du successeur de M. Retom. Dans la soirée, Alden Hawking a mis fin au mystère et a annoncé que Yehiel Fermi, entraîneur de l'équipe de Nazareth depuis 2024, avait accepté de prendre la suite de Tzvi Retom, et qu'il avait rencontré les joueurs du XV cyrénan dans un premier contact qui s'est révélé « très encourageant ». Yehiel Fermi, qui a transformé le XV nazaréen en une équipe généralement considérée comme la meilleure de Tel-Érib, malgré ses hauts et ses bas inévitables. Le nouvel entraîneur de la sélection nationale a pourtant pris sa nomination avec une humilité très appréciée. Dans un communiqué, il a commencé par remercier son prédécesseur et le féliciter, le citant comme principal responsable du surnom de « XV à la Couronne », du aux nombreux titres remportés dans des compétitions internationales par l'équipe que l'on qualifie dans les médias océaniens d'ogre cyrénan. Yehiel Fermi a également annoncé souhaiter vouloir reprendre en main l'équipe avant la Jefferson's Cup, qui aura lieu du 22 au 27 février 2030, en Océania. Son objectif pour la compétition est simple : gagner, et ainsi ramener le championnat annuel opposant les 6 meilleures équipes du monde en Cyrénanie, où il prit place pendant six ans consécutifs, entre 2023 et 2028. Du fait de problèmes internes à la Fédération Internationale de Rugby (FIR), aucune compétition internationale n'eut lieu en 2029, et l'Océania organisera donc la Jefferson's Cup 2030 en tant que championne de l'édition précédente. La seconde place de 2028, que certains voient comme le début de la dégringolade de l'équipe cyrénane, est vue par le nouvel entraîneur comme la meilleure façon d'entrer dans la compétition sans avoir la pression du champion devant conserver son titre. « La victoire à la Coupe du Monde au Kaiyuan montre que le XV cyrénan est loin d'être fini. Nous avons fait un petit pas en arrière, mais restons en tête du Classement FIR et parmi les six meilleures équipes du monde. Les Couronnes nous sont peut-être montées à la tête ; il est temps de montrer que la Cyrénanie sait se renouveler », a précisé Yehiel Fermi dans son communiqué. S'il n'a pas encore annoncé les joueurs sélectionnés qui composeront l'équipe qui se rendra en Océania dès le 1er février afin de s'entraîner sur les terrains qui seront utilisés lors de la compétition, l'entraîneur de 51 ans a laissé sous-entendre que les joueurs ayant participé aux compétitions précédentes se rapprochaient pour la plupart de la retraite. Il est donc tout à fait possible que l'effectif soit entièrement remanié afin d'amener du sang frais dans une équipe vieillissante.
Contrebalançant l'optimisme de Yehiel Fermi, Ottar Sheveb, représentant de la Cyrénanie au Conseil Décisionnel de la FIR et ancien entraîneur, a indiqué lors d'une interview sur une chaîne sportive télévisée que la prise en main d'une équipe demandait du temps, et qu'ainsi il avait peu d'espoir concernant la réussite du nouveau XV lors de la Jefferson's Cup. « Les intentions de Yehiel Fermi sont louable, bien entendu. Mais il ne faut se faire d'illusions : les océaniens seront bien plus entrainés que la nouvelle sélection cyrénane. Une victoire n'est pas impossible, mais une telle faille offre une bonne occasion pour les océaniens de nous surpasser, au moins cette année, et je sais que Phil Anderson en est bien conscient », a-t-il rappelé. En effet, les Kangaroos seront le principal adversaire des cyrénans lors de la Jefferson's Cup, même s'il ne faut pas oublier la CESS, qui est arrivée en finale de la coupe du Monde et a a commencé celle-ci en défaitant l'équipe cyrénane. Le niveau de ces trois équipes est sensiblement équivalent, et les matches devraient donc être de toute beauté. Pour rassurer Ottar Sheveb, la King's Cup, qui a lieu chaque année et qui oppose les équipes de rugby et de football cyrénane et océanienne, aura lieu sur l'Île du Prince, à Siallin, au sein du « All Hail Lorestan » Oval. Parfaite occasion pour Yehiel Fermi et ses joueurs de faire face aux mêmes océaniens qu'ils retrouveront le mois suivant. Interrogé à ce sujet, le nouvel entraîneur a quitté son discours optimiste et a indiqué vouloir pour le moment se concentrer sur l'entraînement de ses joueurs avant de s'avancer, sans toutefois oublier d'encourager la sélection nationale de football, elle aussi mondialement réputée mais n'ayant jamais réussi à trouver la place que s'est arrogée l'équipe de rugby, peut-être à cause d'un championnat national trop peu diversifié et réputé. Les meilleurs footballeurs cyrénans partent faire carrière en Océania, l'inverse s'observant rarement. Mais Yehiel Fermi est certain que, comme souvent, les deux pays s'affronteront de manière fair play et donneront lieu à une excellente compétition. « Je ne peux dire qu'une chose : même si nous ne sommes pas prêts, nous jouerons de notre mieux pour faire honneur à notre pays », a-t-il conclu.[/justify]
[right]John Mastersfield,
Journaliste.[/right]
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[center]Jomi Messeich et ses drôles de chars[/center]
Le 4 janvier 2030
[justify]Alors que les premières heures de l'année 2030 sonnaient dans l'austrobeysin, et que le soleil se levait sur le 31 décembre sur l'Île du Prince, le Messeich Group, devenait détenteur, contre la somme de rien de moins que 10,5 milliards de dollars raksasans, de 13000 engins militaires d'occasion achetés au Wapong. 6000 blindés légers et 7000 chars légers lanceurs de missiles ont en effet été mis aux enchères par l'État wapongais, qui traverse une crise économique depuis déjà quelques années.
Dans son offre publique, le Messeich Group indiquait sa volonté d'aider la Varlovie avec ce matériel militaire. Ce qui a posé de nombreuses questions sur le positionnement du conglomérat tel-éribain, et sur la place que doit avoir une entreprise. Certes, les entreprises disposent de leurs propres règles, tant qu'elles correspondent à celles des États, et acheter du matériel militaire n'est pas réservé aux gouvernement. Néanmoins, faire la guerre est jusqu'ici, et dans tous les pays, resté l'apanage des États. Se dédouanant de toute responsabilité, le gouvernement fédéral a unanimement rappelé sa neutralité dans le conflit opposant la Varlovie à la Schenkennie, conflit s'étant quelque peu élargi en termes d'acteurs depuis son origine.
Jomi Messeich, Président-Directeur Général de Tel-Érib Petroleum et du Messeich Group, a, une fois l'enchère achevée, déclaré par le biais d'un communiqué : « L'achat de ces engins a été fait pour mon usage personnel », avant de préciser qu'il entendait par là aider indirectement l'économie wapongaise à se redresser. Interviewé par téléphone, il précisa sa pensée. « Plutôt que d'acheter du matériel neuf qui, pour arriver à une même somme, aurait été trop pléthorique pour que je l'utilise, j'ai préféré faire d'une pierre deux coups et éviter que le conflit jeekimois ne s'étoffe de davantage d'armes. » Se pose alors la question de son usage personnel, expression plus souvent entendue lorsqu'un dealer de drogue se fait arrêter que lorsqu'une corporation remporte un appel d'offre. Sur Internet et les réseaux sociaux, les photomontages, tweets et nouvelles d'anticipation se multiplient, exagérant l'excentricité du vieillissant tel-éribain. Ici, il aurait pour projet d'envahir le Novacan ; là, il ferait une participation originale pour le Domino Day ; là encore, il aurait été lassé de faire des châteaux avec des cartes, chercherait un moyen novateur de faire passer de la drogue au Jeekim ou avait besoin de nains de jardin pour les 168 hectares de terrain entourant son pied-à-terre situé dans la campagne tel-hiérosolymitaine. Une nouvelle érotique circulant beaucoup centre pour sa part son scénario sur une utilisation par le milliardaire de la fameuse disquette « Excuse-moi, je crois que mon tank est passé par là, j'peux tankuler ? », très en vogue sur Twikle. Un achat étrange aux finalités inconnues mais ne manquant par de faire réagir les internautes avec humour.[/justify]
[right]Phil Jusling,
Rédacteur en chef.[/right]
[center]Jomi Messeich et ses drôles de chars[/center]
Le 4 janvier 2030
[justify]Alors que les premières heures de l'année 2030 sonnaient dans l'austrobeysin, et que le soleil se levait sur le 31 décembre sur l'Île du Prince, le Messeich Group, devenait détenteur, contre la somme de rien de moins que 10,5 milliards de dollars raksasans, de 13000 engins militaires d'occasion achetés au Wapong. 6000 blindés légers et 7000 chars légers lanceurs de missiles ont en effet été mis aux enchères par l'État wapongais, qui traverse une crise économique depuis déjà quelques années.
Dans son offre publique, le Messeich Group indiquait sa volonté d'aider la Varlovie avec ce matériel militaire. Ce qui a posé de nombreuses questions sur le positionnement du conglomérat tel-éribain, et sur la place que doit avoir une entreprise. Certes, les entreprises disposent de leurs propres règles, tant qu'elles correspondent à celles des États, et acheter du matériel militaire n'est pas réservé aux gouvernement. Néanmoins, faire la guerre est jusqu'ici, et dans tous les pays, resté l'apanage des États. Se dédouanant de toute responsabilité, le gouvernement fédéral a unanimement rappelé sa neutralité dans le conflit opposant la Varlovie à la Schenkennie, conflit s'étant quelque peu élargi en termes d'acteurs depuis son origine.
Jomi Messeich, Président-Directeur Général de Tel-Érib Petroleum et du Messeich Group, a, une fois l'enchère achevée, déclaré par le biais d'un communiqué : « L'achat de ces engins a été fait pour mon usage personnel », avant de préciser qu'il entendait par là aider indirectement l'économie wapongaise à se redresser. Interviewé par téléphone, il précisa sa pensée. « Plutôt que d'acheter du matériel neuf qui, pour arriver à une même somme, aurait été trop pléthorique pour que je l'utilise, j'ai préféré faire d'une pierre deux coups et éviter que le conflit jeekimois ne s'étoffe de davantage d'armes. » Se pose alors la question de son usage personnel, expression plus souvent entendue lorsqu'un dealer de drogue se fait arrêter que lorsqu'une corporation remporte un appel d'offre. Sur Internet et les réseaux sociaux, les photomontages, tweets et nouvelles d'anticipation se multiplient, exagérant l'excentricité du vieillissant tel-éribain. Ici, il aurait pour projet d'envahir le Novacan ; là, il ferait une participation originale pour le Domino Day ; là encore, il aurait été lassé de faire des châteaux avec des cartes, chercherait un moyen novateur de faire passer de la drogue au Jeekim ou avait besoin de nains de jardin pour les 168 hectares de terrain entourant son pied-à-terre situé dans la campagne tel-hiérosolymitaine. Une nouvelle érotique circulant beaucoup centre pour sa part son scénario sur une utilisation par le milliardaire de la fameuse disquette « Excuse-moi, je crois que mon tank est passé par là, j'peux tankuler ? », très en vogue sur Twikle. Un achat étrange aux finalités inconnues mais ne manquant par de faire réagir les internautes avec humour.[/justify]
[right]Phil Jusling,
Rédacteur en chef.[/right]
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[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/133896Today.png[/img][/center]
[center]Le Lerminia ne se laisse pas faire par la Tchoconalie[/center]
Le 12 avril 2030
[justify]Le Lerminia, anciennement Machrek, a été jusqu'à il y a relativement peu de temps le principal bastion de la Main Noire au Barebjal. Après une guerre, difficile, d'éradication de la Main Noire et de ses soutiens, menée par la Tchoconalie et l'Andaral, entre septembre 2027 et septembre 2028, le gouvernement lerminien d'union nationale, mené par le centriste laïc Mohammed Ibrahim al-Chaar, proclama la République Arabe de Lerminia. Après quatre années de contrôle de la Main Noire, le pays était ravagé, la famine était quotidienne, et la plupart des lignes de communications étaient coupées. L'objectif des nouvelles autorités a donc logiquement été de reconstruire le pays, d'assurer à nouveau les services publics auprès de tous les habitants, et de remettre en service les voies de communication. Le récent voyage d'un train entre les deux extrémités géographiques du pays montre que ce plan de reconstruction est en bonne voie, et que les différentes factions politiques du pays ont su, pour le moment, mettre de côté leurs différents afin d'œuvrer en commun sur la réhabilitation du pays après la guerre. Ce plan, coûteux, aura nécessité la souscription d'un emprunt de RAK$ 50,475 milliards afin d'être mis en pace. S'il commence seulement à porter ses fruits, il est sûr que les choses s'amélioreront au fil des ans. Et lorsqu'il sera achevé, le Lerminia retrouvera sans aucun doute une importance technologique et économique qui compensera largement les pertes financières accusées lors des cinq années de perturbation dues à la Main Noire.
Et pour rembourser ce prêt, le Lerminia souhaite aujourd'hui utiliser ses ressources pétrolières. Non en vendant du pétrole aux nombreux pays nécessiteux du monde, mais en vendant directement les infrastructures d'extraction. En effet, la guerre n'a pas laissé les puits de pétrole intacts, et c'est pourquoi la plupart sont endommagés, incapables d'assurer une production sans des coûts de remise en état qui seraient bien trop élevés pour les compagnies pétrolières lerminiennes. Par conséquent, un appel d'offres internationales a été passé afin de trouver des acheteurs pour les 353 puits existants. Des entreprises comme Opa (Mayong), Tel-Érib Petroleum (Cyrénanie), TarnEnergy (Tarnosia), Kontakt (Sébaldie) ou la Société Impériale à l'Énergie (Kaiyuan), ont d'ores et déjà déposé des offres publiques, ce qui montre la disponibilité des entreprises étrangères lorsqu'il s'agit d'acheter à prix raisonnable des capacités d'extraction dans un pays à la main d'œuvre peu chère et aux réserves estimées comme importantes.
Mais le Lerminia libéré n'est pas un Lerminia indépendant et apte à faire ses propres choix et à se gouverner lui-même, considère la Tchoconalie et son leader, Fahd el-Sayeed. Le pays, généralement considéré comme le fer de lance du Barebjal pour sa stabilité, a en effet conservé une présence militaire sur le territoire lerminien, aide l'armée nationale lerminienne à se former, et œuvre à la neutralisation des derniers bastions de résistance au pouvoir en place. Et en plus de cette présence, le parlement tchoconalien, l'Assemblée du Peuple, a adopté le 11 mars 2029 une loi « visant à protéger les ressources pétrolières et gazières du Lerminia ». Dans le texte de cette loi, proposée par le parti Al-Harakat, au pouvoir, il est précisé qu'« aucune compagnie pétrolière ou gazière appartenant à la République Populaire Arabe de Tchoconalie, le Royaume d’Andaral et au Sultanat du Plarel n’a le droit de s'installer en République Arabe de Lerminia avant tout retrait militaire. » Une mesure qui en soi n'est pas dénuée de sens, puisqu'elle assure le statu quo concernant l'appartenance des ressources naturelles lerminiennes, évitant qu'elles ne soient accaparées par l'une ou l'autre nation barebjalienne.
Le problème étant qu'alors que le Lerminia souhaite céder l'exploitation de ses puits de pétrole à des entreprises étrangères, le Commissaire tchoconalien aux Finances, Omar Murat, a annoncé, le 9 avril dernier, que la Tchoconalie opposerait son « veto » à la vente des ressources lerminiennes à l'étranger, assurant que les forces tchoconaliennes sur place pourraient aider à faire appliquer la décision, car la décision lerminienne va à l'encontre de la loi du 11 mars 2029. Le Lerminia, à l'instar d'autres acteurs internationaux tels que les entreprises cherchant à acquérir les puits, a réagi en questionnant le droit pour un État de faire ainsi de l'ingérence au sein des affaires diplomatiques et économiques d'un État libre et indépendant. Mais il me semble que la question la plus importante, c'est celle de la justification tchoconalienne, puisqu'Omar Murat s'appuie sur une loi qui ne concerne que l'installation d'entreprises tchoconaliennes, andaraliennes ou plarelliennes sur le sol lerminien pour en exploiter les ressources pétrolières et gazières. Parmi les quatre acheteurs à l'heure actuelle annoncés publiquement, aucun n'est barebjalien. Par conséquent, et en admettant que la Tchoconalie ait eu le droit de légiférer sur un territoire qui n'est pas le sien, la loi ne s'applique même pas.
Mais c'est l'ingérence manifeste de la Tchoconalie dans les affaires lerminiennes qui a choqué le gouvernement de Mohammed Ibrahim al-Chaar, qui a publié, le 11 avril dernier, un communiqué dans lequel il annonce le remerciement des soldats tchoconaliens encore sur le territoire lerminien en réponse à la menace militaire que fait peser Fahd el-Sayeed sur les actions du gouvernement de coalition, qui se considère pourtant agir selon les lois lerminiennes, et donc dans un cadre légal digne de n'importe quel État de droit. En quinze jours, les forces armées tchoconaliennes devront donc quitter le territoire du Lerminia. De même, al-Chaar a annoncé mettre fin au programme de formation de l'armée lerminiennes par les forces de Kûrial. Bien que la Tchoconalie n'ait pas encore réagi officiellement à ce communiqué lerminien, l'avenir du Lerminia sera bien sombre si Fahd el-Sayeed ne considère par le pays capable de se gérer de manière indépendante, ce qui serait un tremplin pour les opposants au gouvernement central, stable, de Lermin, ce qui risquerait de replonger le pays dans la guerre civile.
Le gouvernement fédéral cyrénan, lui, n'a pas souhaité se positionner officiellement, considérant que les affaires barebjaliennes ne devaient être réglées que par les barebjaliens. Heydar Attar, le ministre des affaires étrangères, a toutefois souhaité préciser que l'Agence de Médiation Internationale (AMI), jeune organisation mettant en avant la médiation entre les pays sous le regard bienveillant d'un médiateur régional, accepté par les deux parties, pouvait servir à apaiser des conflits et tensions de ce type, afin d'assurer la paix régionale. L'Alamut, qui a accepté d'être médiateur pour les États barebjaliens s'ils le demandent, pourrait être un bon médiateur impartial pouvant aider à apaiser ces tensions, qui vont au-delà d'une loi tchoconalienne mais concernent surtout l'ensemble du plan d'aide et de protection de la Tchoconalie au Lerminia.[/justify]
[right]Francis Shew,
Journaliste.[/right]
[center]Le Lerminia ne se laisse pas faire par la Tchoconalie[/center]
Le 12 avril 2030
[justify]Le Lerminia, anciennement Machrek, a été jusqu'à il y a relativement peu de temps le principal bastion de la Main Noire au Barebjal. Après une guerre, difficile, d'éradication de la Main Noire et de ses soutiens, menée par la Tchoconalie et l'Andaral, entre septembre 2027 et septembre 2028, le gouvernement lerminien d'union nationale, mené par le centriste laïc Mohammed Ibrahim al-Chaar, proclama la République Arabe de Lerminia. Après quatre années de contrôle de la Main Noire, le pays était ravagé, la famine était quotidienne, et la plupart des lignes de communications étaient coupées. L'objectif des nouvelles autorités a donc logiquement été de reconstruire le pays, d'assurer à nouveau les services publics auprès de tous les habitants, et de remettre en service les voies de communication. Le récent voyage d'un train entre les deux extrémités géographiques du pays montre que ce plan de reconstruction est en bonne voie, et que les différentes factions politiques du pays ont su, pour le moment, mettre de côté leurs différents afin d'œuvrer en commun sur la réhabilitation du pays après la guerre. Ce plan, coûteux, aura nécessité la souscription d'un emprunt de RAK$ 50,475 milliards afin d'être mis en pace. S'il commence seulement à porter ses fruits, il est sûr que les choses s'amélioreront au fil des ans. Et lorsqu'il sera achevé, le Lerminia retrouvera sans aucun doute une importance technologique et économique qui compensera largement les pertes financières accusées lors des cinq années de perturbation dues à la Main Noire.
Et pour rembourser ce prêt, le Lerminia souhaite aujourd'hui utiliser ses ressources pétrolières. Non en vendant du pétrole aux nombreux pays nécessiteux du monde, mais en vendant directement les infrastructures d'extraction. En effet, la guerre n'a pas laissé les puits de pétrole intacts, et c'est pourquoi la plupart sont endommagés, incapables d'assurer une production sans des coûts de remise en état qui seraient bien trop élevés pour les compagnies pétrolières lerminiennes. Par conséquent, un appel d'offres internationales a été passé afin de trouver des acheteurs pour les 353 puits existants. Des entreprises comme Opa (Mayong), Tel-Érib Petroleum (Cyrénanie), TarnEnergy (Tarnosia), Kontakt (Sébaldie) ou la Société Impériale à l'Énergie (Kaiyuan), ont d'ores et déjà déposé des offres publiques, ce qui montre la disponibilité des entreprises étrangères lorsqu'il s'agit d'acheter à prix raisonnable des capacités d'extraction dans un pays à la main d'œuvre peu chère et aux réserves estimées comme importantes.
Mais le Lerminia libéré n'est pas un Lerminia indépendant et apte à faire ses propres choix et à se gouverner lui-même, considère la Tchoconalie et son leader, Fahd el-Sayeed. Le pays, généralement considéré comme le fer de lance du Barebjal pour sa stabilité, a en effet conservé une présence militaire sur le territoire lerminien, aide l'armée nationale lerminienne à se former, et œuvre à la neutralisation des derniers bastions de résistance au pouvoir en place. Et en plus de cette présence, le parlement tchoconalien, l'Assemblée du Peuple, a adopté le 11 mars 2029 une loi « visant à protéger les ressources pétrolières et gazières du Lerminia ». Dans le texte de cette loi, proposée par le parti Al-Harakat, au pouvoir, il est précisé qu'« aucune compagnie pétrolière ou gazière appartenant à la République Populaire Arabe de Tchoconalie, le Royaume d’Andaral et au Sultanat du Plarel n’a le droit de s'installer en République Arabe de Lerminia avant tout retrait militaire. » Une mesure qui en soi n'est pas dénuée de sens, puisqu'elle assure le statu quo concernant l'appartenance des ressources naturelles lerminiennes, évitant qu'elles ne soient accaparées par l'une ou l'autre nation barebjalienne.
Le problème étant qu'alors que le Lerminia souhaite céder l'exploitation de ses puits de pétrole à des entreprises étrangères, le Commissaire tchoconalien aux Finances, Omar Murat, a annoncé, le 9 avril dernier, que la Tchoconalie opposerait son « veto » à la vente des ressources lerminiennes à l'étranger, assurant que les forces tchoconaliennes sur place pourraient aider à faire appliquer la décision, car la décision lerminienne va à l'encontre de la loi du 11 mars 2029. Le Lerminia, à l'instar d'autres acteurs internationaux tels que les entreprises cherchant à acquérir les puits, a réagi en questionnant le droit pour un État de faire ainsi de l'ingérence au sein des affaires diplomatiques et économiques d'un État libre et indépendant. Mais il me semble que la question la plus importante, c'est celle de la justification tchoconalienne, puisqu'Omar Murat s'appuie sur une loi qui ne concerne que l'installation d'entreprises tchoconaliennes, andaraliennes ou plarelliennes sur le sol lerminien pour en exploiter les ressources pétrolières et gazières. Parmi les quatre acheteurs à l'heure actuelle annoncés publiquement, aucun n'est barebjalien. Par conséquent, et en admettant que la Tchoconalie ait eu le droit de légiférer sur un territoire qui n'est pas le sien, la loi ne s'applique même pas.
Mais c'est l'ingérence manifeste de la Tchoconalie dans les affaires lerminiennes qui a choqué le gouvernement de Mohammed Ibrahim al-Chaar, qui a publié, le 11 avril dernier, un communiqué dans lequel il annonce le remerciement des soldats tchoconaliens encore sur le territoire lerminien en réponse à la menace militaire que fait peser Fahd el-Sayeed sur les actions du gouvernement de coalition, qui se considère pourtant agir selon les lois lerminiennes, et donc dans un cadre légal digne de n'importe quel État de droit. En quinze jours, les forces armées tchoconaliennes devront donc quitter le territoire du Lerminia. De même, al-Chaar a annoncé mettre fin au programme de formation de l'armée lerminiennes par les forces de Kûrial. Bien que la Tchoconalie n'ait pas encore réagi officiellement à ce communiqué lerminien, l'avenir du Lerminia sera bien sombre si Fahd el-Sayeed ne considère par le pays capable de se gérer de manière indépendante, ce qui serait un tremplin pour les opposants au gouvernement central, stable, de Lermin, ce qui risquerait de replonger le pays dans la guerre civile.
Le gouvernement fédéral cyrénan, lui, n'a pas souhaité se positionner officiellement, considérant que les affaires barebjaliennes ne devaient être réglées que par les barebjaliens. Heydar Attar, le ministre des affaires étrangères, a toutefois souhaité préciser que l'Agence de Médiation Internationale (AMI), jeune organisation mettant en avant la médiation entre les pays sous le regard bienveillant d'un médiateur régional, accepté par les deux parties, pouvait servir à apaiser des conflits et tensions de ce type, afin d'assurer la paix régionale. L'Alamut, qui a accepté d'être médiateur pour les États barebjaliens s'ils le demandent, pourrait être un bon médiateur impartial pouvant aider à apaiser ces tensions, qui vont au-delà d'une loi tchoconalienne mais concernent surtout l'ensemble du plan d'aide et de protection de la Tchoconalie au Lerminia.[/justify]
[right]Francis Shew,
Journaliste.[/right]
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Le Kaiyuan, plus bel endroit du monde[/center]
[justify]Lorsque je me présente à de nouvelles personnes, l'on considère souvent que, comme je suis journaliste, je sais énormément de choses sur de très nombreux sujets -- ce qui est partiellement faux, mais passons. Une question qui revient souvent est alors : « Quel est le plus bel endroit du monde ? ». Dans les centaines de millions de kilomètres carrés de terres émergées, il doit bien en effet exister un endroit si beau que personne ne pourra le contester, si beau qu'il dépassera le concept de beauté subjective. Si les antiques lieux alamutiens, la beauté sauvage de certains points isolés dans la jungle, au Khaldidan, dans le désert océanien, ou dans les étendues gelées des grandes plaines rostoves peuvent faire rêver plus d'un spectateur, nombreux seront ceux qui trouveront cela trop froid, trop chaud, trop humide, trop sauvage. Du côté de la civilisation moderne, la beauté n'est pas absente de nos plus grandes villes, bien qu'elle diffère très fortement de la beauté de nos forêts et nos montagnes. Aucun de ces lieux ne fera l'unanimité, car ils sont tous liés à une vision subjective, un passé personnel, une expérience de vie. Alors lorsqu'on me pose cette question, je réponds sans hésiter : le Kaiyuan en 2028.
Certes, c'est un endroit très grand, puisque le pays fait peu ou prou 2,2 millions de kilomètres carrés. Mais ce ne sont pas ses jungles, sa civilisation plus que millénaire, ses temples ou ses villes qui sont sublimes -- en tous cas pas suffisamment pour être unanimement le plus bel endroit du monde. Non, si je précise que c'est en 2028 que le Kaiyuan était le plus bel endroit du monde, c'est car cet endroit ne reparaîtra qu'en 2032. Il y a deux ans, en effet, le Kaiyuan accueillait la Coupe du Monde de Rugby, et c'est cet événement, réparti sur quelques stades et la zone alentour, qui était le plus bel endroit du monde, indépendamment du pays hôte.
Car une Coupe du Monde, ce n'est pas rien. C'est la réunion d'une cinquantaine d'équipes qui décident de jouer ensemble. Afin de déterminer un vainqueur certes, mais avant tout de jouer ensemble. En 2028, aucun heurt majeur n'a été rapporté par le service organisationnel de la Coupe. C'est donc un endroit de paix, où les gens, quel que soit leur origine, cohabitent, supportent, souffrent, s'extasient aux côtés de leur équipe ou de celle des autres. C'est un endroit de fair-play, où les mastodontes côtoient les souris sans les dénigrer. C'est un endroit d'union, car tous les spectateurs, peu importe leur langue, communiquent, et peut-être communient, grâce au rugby. À l'image de cette histoire biblique de la Tour de Babel, les compétitions internationales sont la réunion des meilleurs de ce monde, quelle que soit leur langue, afin qu'ils bâtissent ensemble leur avenir sportif.
En effet, les États représentés sont bien plus pacifiques et ouverts que sur la scène internationale, quand bien même les conflits peuvent se mêler : tous se rappellent de la période, sombre, où les matches entre la Sébaldie et le Kirkstan étaient constamment reportés car des heurts parmi les supporters prenaient une ampleur indicible. Mais parfois le sport est une enclave de paix, comme cela fut vu au Wilmore Tournament, cette année, pour le match Thorval-Schenkennie, très opposés au sujet de la guerre au Jeekim qui fait encore, hélas, rage. Le sport est aussi un moyen diplomatique, et le fer de lance est Tel-Érib et sa diplomatie du ballon rond, menée avec l'Océania et d'autres États. Mais tous ces cas ne sont que des utilisations du sport pour des raisons géopolitiques, jamais l'inverse. Le sport est un électron libre, dont le seul maître est la Fédération Internationale de Rugby, et non un pays ou un autre. Et ce contrôle par un seul organe indépendant permet beaucoup plus de paix dans les échanges sportifs que sont les compétitions internationales comme la Coupe du Monde. Car ce qui participe grandement à l'absence de conflit rugbyesque d'envergure est la présence d'arbitres, qui écoutent les doléances de chaque joueur, chaque équipe, et prend une décision en conséquence, une décision qui ne peut être contestée par quiconque, pas même la FIR. Mais, plus important que ces arbitres, c'est l'absence d'intérêts stratégiques ou « supérieurs de l'État » à préserver qui fait le calme du sport. En effet, dès qu'il y a une ressource à obtenir, que ce soit du pétrole, de l'or ou des hommes, à obtenir, nul doute que les États voisins tenteront de se l'accaparer. Dernier facteur, les grandes puissances. Si en diplomatie, les grandes puissances sont la Rostovie et le Raksasa, au rugby, le tandem de tête est composé de la Cyrénanie et de l'Océania. Loin de moi l'idée d'être suffisamment subjectif pour considérer qu'un monde contrôlé par nos amis adélophones serait plus pacifique ; mais cette différence joue peut-être, au moins car ce ne sont pas des équipes de voyous.
Qu'on ne se trompe pas : je ne suis pas sportif pour un sou. Je n'ai jamais compris ce principe de se faire du mal pour se sentir bien, cela me semble clairement contre-productif et un peu idiot. Mais je préfère laisser ceux qui veulent souffrir le faire, pendant ce temps je me contente de les regarder, à la télé ou dans un stade. Il est difficilement descriptible, ce sentiment de bonheur et d'extase que l'on ressent lorsque l'équipe que l'on soutient remporte un match, marque un essai, ou même remporte une mêlée, aborde bien une touche. C'est cela que je décris comme le plus beau sentiment du monde, et ce sont les manifestations sportives qui sont le plus bel endroit du monde, et ce bien au-delà du concept de beauté visuelle.
[right]Thomas Mainriver,
Journaliste.[/right]
Le Kaiyuan, plus bel endroit du monde[/center]
[justify]Lorsque je me présente à de nouvelles personnes, l'on considère souvent que, comme je suis journaliste, je sais énormément de choses sur de très nombreux sujets -- ce qui est partiellement faux, mais passons. Une question qui revient souvent est alors : « Quel est le plus bel endroit du monde ? ». Dans les centaines de millions de kilomètres carrés de terres émergées, il doit bien en effet exister un endroit si beau que personne ne pourra le contester, si beau qu'il dépassera le concept de beauté subjective. Si les antiques lieux alamutiens, la beauté sauvage de certains points isolés dans la jungle, au Khaldidan, dans le désert océanien, ou dans les étendues gelées des grandes plaines rostoves peuvent faire rêver plus d'un spectateur, nombreux seront ceux qui trouveront cela trop froid, trop chaud, trop humide, trop sauvage. Du côté de la civilisation moderne, la beauté n'est pas absente de nos plus grandes villes, bien qu'elle diffère très fortement de la beauté de nos forêts et nos montagnes. Aucun de ces lieux ne fera l'unanimité, car ils sont tous liés à une vision subjective, un passé personnel, une expérience de vie. Alors lorsqu'on me pose cette question, je réponds sans hésiter : le Kaiyuan en 2028.
Certes, c'est un endroit très grand, puisque le pays fait peu ou prou 2,2 millions de kilomètres carrés. Mais ce ne sont pas ses jungles, sa civilisation plus que millénaire, ses temples ou ses villes qui sont sublimes -- en tous cas pas suffisamment pour être unanimement le plus bel endroit du monde. Non, si je précise que c'est en 2028 que le Kaiyuan était le plus bel endroit du monde, c'est car cet endroit ne reparaîtra qu'en 2032. Il y a deux ans, en effet, le Kaiyuan accueillait la Coupe du Monde de Rugby, et c'est cet événement, réparti sur quelques stades et la zone alentour, qui était le plus bel endroit du monde, indépendamment du pays hôte.
Car une Coupe du Monde, ce n'est pas rien. C'est la réunion d'une cinquantaine d'équipes qui décident de jouer ensemble. Afin de déterminer un vainqueur certes, mais avant tout de jouer ensemble. En 2028, aucun heurt majeur n'a été rapporté par le service organisationnel de la Coupe. C'est donc un endroit de paix, où les gens, quel que soit leur origine, cohabitent, supportent, souffrent, s'extasient aux côtés de leur équipe ou de celle des autres. C'est un endroit de fair-play, où les mastodontes côtoient les souris sans les dénigrer. C'est un endroit d'union, car tous les spectateurs, peu importe leur langue, communiquent, et peut-être communient, grâce au rugby. À l'image de cette histoire biblique de la Tour de Babel, les compétitions internationales sont la réunion des meilleurs de ce monde, quelle que soit leur langue, afin qu'ils bâtissent ensemble leur avenir sportif.
En effet, les États représentés sont bien plus pacifiques et ouverts que sur la scène internationale, quand bien même les conflits peuvent se mêler : tous se rappellent de la période, sombre, où les matches entre la Sébaldie et le Kirkstan étaient constamment reportés car des heurts parmi les supporters prenaient une ampleur indicible. Mais parfois le sport est une enclave de paix, comme cela fut vu au Wilmore Tournament, cette année, pour le match Thorval-Schenkennie, très opposés au sujet de la guerre au Jeekim qui fait encore, hélas, rage. Le sport est aussi un moyen diplomatique, et le fer de lance est Tel-Érib et sa diplomatie du ballon rond, menée avec l'Océania et d'autres États. Mais tous ces cas ne sont que des utilisations du sport pour des raisons géopolitiques, jamais l'inverse. Le sport est un électron libre, dont le seul maître est la Fédération Internationale de Rugby, et non un pays ou un autre. Et ce contrôle par un seul organe indépendant permet beaucoup plus de paix dans les échanges sportifs que sont les compétitions internationales comme la Coupe du Monde. Car ce qui participe grandement à l'absence de conflit rugbyesque d'envergure est la présence d'arbitres, qui écoutent les doléances de chaque joueur, chaque équipe, et prend une décision en conséquence, une décision qui ne peut être contestée par quiconque, pas même la FIR. Mais, plus important que ces arbitres, c'est l'absence d'intérêts stratégiques ou « supérieurs de l'État » à préserver qui fait le calme du sport. En effet, dès qu'il y a une ressource à obtenir, que ce soit du pétrole, de l'or ou des hommes, à obtenir, nul doute que les États voisins tenteront de se l'accaparer. Dernier facteur, les grandes puissances. Si en diplomatie, les grandes puissances sont la Rostovie et le Raksasa, au rugby, le tandem de tête est composé de la Cyrénanie et de l'Océania. Loin de moi l'idée d'être suffisamment subjectif pour considérer qu'un monde contrôlé par nos amis adélophones serait plus pacifique ; mais cette différence joue peut-être, au moins car ce ne sont pas des équipes de voyous.
Qu'on ne se trompe pas : je ne suis pas sportif pour un sou. Je n'ai jamais compris ce principe de se faire du mal pour se sentir bien, cela me semble clairement contre-productif et un peu idiot. Mais je préfère laisser ceux qui veulent souffrir le faire, pendant ce temps je me contente de les regarder, à la télé ou dans un stade. Il est difficilement descriptible, ce sentiment de bonheur et d'extase que l'on ressent lorsque l'équipe que l'on soutient remporte un match, marque un essai, ou même remporte une mêlée, aborde bien une touche. C'est cela que je décris comme le plus beau sentiment du monde, et ce sont les manifestations sportives qui sont le plus bel endroit du monde, et ce bien au-delà du concept de beauté visuelle.
[right]Thomas Mainriver,
Journaliste.[/right]