[center][img]http://img.xooimage.com/files110/9/9/c/686ff412-4c97768.png[/img][/center]
L'Université Oligarchique de Tylester édite depuis plus de deux siècles sa Collection Encyclopédique, qui regroupe des livres traitants de nombreux sujets et permettant, chacun dans son domaine, de se faire une idée précise sur les divers aspects de la société oligarchique, ainsi que sur celle du petit peuple lénovinir. Lus tous ensemble, ils permettent donc de connaître au mieux l'ensemble de la société du Lénovin. Chaque année, le Conseil de l'Université se réunis et évalue les différents ouvrages et textes de la Collection, en éliminant certains et en ajoutant ou en faisant revoir d'autres, permettant de toujours garder une image aussi actuelle et pertinente que possible sur la Principauté Oligarchique.
Liste des ouvrages actuellement disponibles :
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p267135]Brèves informations sur le Lénovin[/url], par le Cabinet du Haut Conseiller aux Affaires Externes.
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p267426]Des lois et de l'esprit des lois au sein de la Principauté Oligarchique du Lénovin[/url], par le Professeur Jalmari Movidonen.
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p267438]Oligarchie et Noblesse dans la Principauté du Lénovin, deux concepts étroitement liés[/url], par le Professeur Elias Ombrelune.
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p268530]Les chevaux dans la Principauté de Lénovin, une histoire millénaire[/url], par le Professeur Lugus Kentigern.
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p270221]Les relations entre la Principauté de Lénovin avec l'Occident, une histoire longue et complexe[/url], par le Professeur Elias Ombrelune.
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p275995]La géographie politique de la Principauté du Lénovin[/url], par le Professeur Mareslav Bélorega.
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p276619]Le territoire du Lénovin à l'aube de la formation de la Principauté[/url], par le Professeur Elias Ombrelune.
-[url=http://www.simpolitique.com/collection-encyclopedique-universite-oligarchique-t12162.html#p289494]La géographie physique de la Principauté de Lénovin[/url], par le Professeur Néléras Oléanon.
(En construction)
Collection Encyclopédique de l'Université Oligarchique
-
Elliania
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/9/9/c/686ff412-4c97768.png[/img]
[img]http://img.xooimage.com/files110/2/a/f/87c48d212-4c9776f.png[/img][/center]
Nom officiel de royaume : Noble Principauté Oligarchique et Élective du Lénovin
Nom courant du royaume: Lénovin
Gentilé: Lénovinirs/Lénovinires
Le drapeau national :
[img]http://img.xooimage.com/files110/9/4/3/blaz-hximero.svg-4c8d97e.png[/img]
La Chimère féminine aux cheveux mauves est le symbole adopté par la Principauté de Lénovin dès le XIIIe siècle, pour marquer la multitude de ses origines qui en fait un pays composite, tout comme la Chimère est une créature composite de nombreuses autres. Les trois couleurs représentent les trois composantes principales antérieurs à la Principauté, organisées selon l'importance de ces trois territoires lors de leur union :
-Le Rouge était la couleur du Royaume de Goranov.
-Le Violet était la couleur de la Tyrannie de Tylvolens
-Le Bleu Clair était la couleur des Cités de Balianor
De façon plus moderne, une autre lecture a été proposée, que certains considère comme cynique alors que d'autres la trouvent simplement réaliste :
-Le Bleu Clair, symbole du ciel, portant la Chimère, symbolise l'Oligarchie, moins nombreuse mais plus élevée et souveraine.
-Le Violet, situé en bas du drapeau et occupant la plus grande largeur, représente le peuple, qui sert de base à la nation.
-Le Rouge, situé à côté du Bleu Clair et au-dessus du Violet, représente l'Armée et la Foi, qui sont en partie tiré du peuple mais sont au-dessus de lui et aident à assurer la domination de l'Oligarchie
Langue officielle du royaume : Le Lénovinik, mélange obscure d'un grand nombre de langues, qui réussi l'exploit de n'être vaguement compréhensible pour aucune des langues l'aillant nourrit.
Autres langues reconnues : Aucune autre langue officielle. Sont par contre reconnues comme secondes langues régionales ou locales : le finnois, le grec, plusieurs langues scandinaves (à définir précisément selon les nations scandinaves passées ou actuelles in rp), plusieurs langues slaves (pareil), le celte moderne lénovinir, le français (ou équivalent dans le rp), l'allemand (idem), italien (idem), latin, plusieurs autres langues dites « lénovones », de vieilles langues lénovinirs originales ou mélanges de plusieurs autres langues, équivalent de patois locaux plus ou moins répandus.
Devises : Devise du pays : « Ensemble nous vaincrons ».
[Devise détournée des oligarques : « Ensemble nous dominons ».]
Devise des Movidonen (actuelle famille princière) : « Noble sang ne saurait faillir ».
Le Chant des Lénovinirs, dont voici la version courte composée des premières strophes du chant complet :
« Ô vous, fiers enfants du Lénovin,
Unis sous la protection de l'Oligarchie,
Qui vous procure le pain et le vin,
Soyez toujours fidèle à votre pays.
Protéger par le sceptre princier,
Ensemble vous défendez votre patrie,
Contre tous les conquérants étrangers,
Voulant contrôler vos vies.
Tous unis vous labourez la terre,
Tous unis vous marchez au combat,
Ensemble vous défendez votre Mère,
La Patrie qui refuse tous les Rois.
Qu'ils gardent leurs guerres, leurs fléaux,
Toutes leurs querelles et leurs vains combats,
Leurs haines, tous leurs peuples rivaux,
Le Lénovin ne se divisera pas.
Le Prince vous gouverne vers la paix,
L'Oligarchie vous guide vers la joie,
Au peuple de refuser les mauvais,
De renier tous les ennemis d'outre-Kova.
Ô vous, fiers enfants du Lénovin,
Unis sous la protection de l'Oligarchie,
Qui vous procure le pain et le vin,
Soyez toujours fidèle à votre pays.
[...] »
La monnaie: La drachme lénovinik (ΔρχL)
La capitale : Tyléonov
La plus grande ville : Balianor, Tylester, Tyléonov
Régime national : Principauté Oligarchique et Élective
Chef de l'état : Son Altesse Princière le Prince Edvard IX, né Edvard Movidonen.
[img]http://img.xooimage.com/files110/2/a/f/87c48d212-4c9776f.png[/img][/center]
Nom officiel de royaume : Noble Principauté Oligarchique et Élective du Lénovin
Nom courant du royaume: Lénovin
Gentilé: Lénovinirs/Lénovinires
Le drapeau national :
[img]http://img.xooimage.com/files110/9/4/3/blaz-hximero.svg-4c8d97e.png[/img]
La Chimère féminine aux cheveux mauves est le symbole adopté par la Principauté de Lénovin dès le XIIIe siècle, pour marquer la multitude de ses origines qui en fait un pays composite, tout comme la Chimère est une créature composite de nombreuses autres. Les trois couleurs représentent les trois composantes principales antérieurs à la Principauté, organisées selon l'importance de ces trois territoires lors de leur union :
-Le Rouge était la couleur du Royaume de Goranov.
-Le Violet était la couleur de la Tyrannie de Tylvolens
-Le Bleu Clair était la couleur des Cités de Balianor
De façon plus moderne, une autre lecture a été proposée, que certains considère comme cynique alors que d'autres la trouvent simplement réaliste :
-Le Bleu Clair, symbole du ciel, portant la Chimère, symbolise l'Oligarchie, moins nombreuse mais plus élevée et souveraine.
-Le Violet, situé en bas du drapeau et occupant la plus grande largeur, représente le peuple, qui sert de base à la nation.
-Le Rouge, situé à côté du Bleu Clair et au-dessus du Violet, représente l'Armée et la Foi, qui sont en partie tiré du peuple mais sont au-dessus de lui et aident à assurer la domination de l'Oligarchie
Langue officielle du royaume : Le Lénovinik, mélange obscure d'un grand nombre de langues, qui réussi l'exploit de n'être vaguement compréhensible pour aucune des langues l'aillant nourrit.
Autres langues reconnues : Aucune autre langue officielle. Sont par contre reconnues comme secondes langues régionales ou locales : le finnois, le grec, plusieurs langues scandinaves (à définir précisément selon les nations scandinaves passées ou actuelles in rp), plusieurs langues slaves (pareil), le celte moderne lénovinir, le français (ou équivalent dans le rp), l'allemand (idem), italien (idem), latin, plusieurs autres langues dites « lénovones », de vieilles langues lénovinirs originales ou mélanges de plusieurs autres langues, équivalent de patois locaux plus ou moins répandus.
Devises : Devise du pays : « Ensemble nous vaincrons ».
[Devise détournée des oligarques : « Ensemble nous dominons ».]
Devise des Movidonen (actuelle famille princière) : « Noble sang ne saurait faillir ».
Le Chant des Lénovinirs, dont voici la version courte composée des premières strophes du chant complet :
« Ô vous, fiers enfants du Lénovin,
Unis sous la protection de l'Oligarchie,
Qui vous procure le pain et le vin,
Soyez toujours fidèle à votre pays.
Protéger par le sceptre princier,
Ensemble vous défendez votre patrie,
Contre tous les conquérants étrangers,
Voulant contrôler vos vies.
Tous unis vous labourez la terre,
Tous unis vous marchez au combat,
Ensemble vous défendez votre Mère,
La Patrie qui refuse tous les Rois.
Qu'ils gardent leurs guerres, leurs fléaux,
Toutes leurs querelles et leurs vains combats,
Leurs haines, tous leurs peuples rivaux,
Le Lénovin ne se divisera pas.
Le Prince vous gouverne vers la paix,
L'Oligarchie vous guide vers la joie,
Au peuple de refuser les mauvais,
De renier tous les ennemis d'outre-Kova.
Ô vous, fiers enfants du Lénovin,
Unis sous la protection de l'Oligarchie,
Qui vous procure le pain et le vin,
Soyez toujours fidèle à votre pays.
[...] »
La monnaie: La drachme lénovinik (ΔρχL)
La capitale : Tyléonov
La plus grande ville : Balianor, Tylester, Tyléonov
Régime national : Principauté Oligarchique et Élective
Chef de l'état : Son Altesse Princière le Prince Edvard IX, né Edvard Movidonen.
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Elliania
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[img]http://img.xooimage.com/files110/2/e/5/4d1475d52-4c989ce.png[/img][/center]
Par le Professeur Jalmari Movidonen.
Les lois au Lénovin sont une chose difficile à mettre au claire dans une liste précise, et plus difficile encore à étudier, surtout au niveau national. Il y a plusieurs clivages dans les lois nationales, qui les rendent très difficiles à synthétiser. Le premier clivage, le plus simple peut-être, puisqu'il s'étend de façon clairement définie et uniforme sur tout le pays, est celui qui existe entre l'Oligarchie et le reste de la population. Il est facile à comprendre, et réside dans le concept même d'oligarchie. Néanmoins, il est loin d'être le seul. En effet, du fait de la nature très clientéliste de notre système, chaque famille a, au fil du temps, cherché à obtenir des exceptions à la loi pour sa région, ou pour sa foi, ou pour son monopole. Au final, nombre de lois sont à géométrie variable en fonction des lieux, des secteurs, des religions, etc... De ce fait, aucune liste ne pourra jamais être totalement exhaustive, mais je vais tenter de vous en dresser trois qui donnent au final une bonne image globale : une pour les lois qui s'appliquent aux oligarques, une pour les lois qui concernent le reste du peuple et une « de synthèse » reprenant les lois globales, autant que possible. Dans ces listes, les exceptions religieuses et locales seront mentionnées, mais peu détaillées. Il conviendra de se référer à des ouvrages plus spécialisés sur telle religion ou telle région pour plus d'informations.
Les Lois Oligarchiques :
Droits fondamentaux :
Liberté d'expression : garantie
Liberté de culte : garantie
Liberté de rassemblement : garantie
Liberté d'association : garantie
Droit de grève : garanti
Droit d'entreprendre : garanti
Droits des femmes : garanti
Droits des enfants : garanti
Droits des animaux : aucune loi
Droit d'héritage : garanti pour les enfants oligarques (aucune perception possible par l'état, aucun moyen de faire sortir l'héritage de la sphère oligarchique)
Droit à une représentation politique : garanti
Législation sur les mœurs
Divorce : garanti et encadré (chaque partie reprend ses biens selon un code strict, surtout en cas de mariage entre deux familles différentes ; remplacé par régime de séparation des biens dans certaines religions, qui empêche le remariage au sein de la même religion)
Relation sexuelle hors-majorité : autorisée si le non-majeur est non-oligarque (et dans le cadre du mariage pour certaines religions)
Relation sexuelle hors-mariage : autorisée (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation extra-conjugale : autorisée avec un non-oligarque (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation et mariage consanguin : autorisée sous condition (vérification du degré de consanguinité, autorisée ou interdite strictement pour certaines religions, degré de consanguinité « minimum » variant selon les familles)
Polygamie : variable (en fonction des religions)
Contraception : variable (en fonction des religions)
Avortement : variable (en fonction des religions)
Euthanasie : interdite
Homosexualité : variable (en fonction des religions et des familles)
Mariage homosexuel : variable (en fonction des religions)
Adoption homosexuelle : autorisée
Transsexualisme : variable (en fonction des religions et des familles)
Exhibitionnisme : autorisé seulement devant les non-oligarques
Prostitution : autorisée (cependant un(e) oligarque ne peut se prostituer au près des non-oligarques)
Pornographie : autorisée
Jeux de hasards : autorisés
Sectarisme : autorisée (toute famille peut virtuellement créer sa secte, qui sera reconnue, chaque famille gérant l'identité religieuse de ses membres en interne)
Législation sécuritaire
Armes de tout type : autorisées
Espionnage domestique (sur eux) : interdit
Torture (sur eux) : interdite
Peine capitale : abolie
Droit à l'auto-défense : garanti (si « l'agresseur » est non-oligarque)
Les Lois Populaire:
Droits fondamentaux :
Liberté d'expression : non-garantie
Liberté de culte : garantie (mais forte incitation à respecter un culte défini par la famille dont dépend telle ou telle personne)
Liberté de rassemblement : non-garantie
Liberté d'association : non-garantie
Droit de grève : non-garanti
Droit d'entreprendre : non-garanti
Droits des femmes : garanti
Droits des enfants : non-garanti
Droits des animaux : aucune loi
Droit d'héritage : faiblement garanti (perception de l'état, si l'héritage se perd l'état le récupère)
Droit à une représentation politique : non-garanti
Législation sur les mœurs
Divorce : garanti (remplacé par régime de séparation des biens dans certaines religions, qui empêche le remariage au sein de la même religion)
Relation sexuelle hors-majorité : variable (en fonction des religions)
Relation sexuelle hors-mariage : autorisée (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation extra-conjugale : variable (en fonction des religions)
Relation et mariage consanguin : variable (en fonction des religions)
Polygamie : variable (en fonction des religions)
Contraception : variable (en fonction des religions)
Avortement : variable (en fonction des religions)
Euthanasie : autorisée
Homosexualité : variable (en fonction des religions)
Mariage homosexuel : variable (en fonction des religions)
Adoption homosexuelle : interdite
Transsexualisme : variable (en fonction des religions)
Exhibitionnisme : interdit
Prostitution : autorisée
Pornographie : autorisée
Jeux de hasards : autorisés
Sectarisme : interdit (les non-oligarques ne peuvent créer de sectes ou en rejoindre une non-officielle)
Législation sécuritaire
Armes de tout type : interdites
Espionnage domestique (sur eux) : autorisé
Torture (sur eux) : autorisée
Peine capitale : existante
Droit à l'auto-défense : non-garanti
Les Lois Générales :
Droits fondamentaux :
Liberté d'expression : variable (en fonction de la classe)
Liberté de culte : variable (en fonction de la classe)
Liberté de rassemblement : variable (en fonction de la classe)
Liberté d'association : variable (en fonction de la classe)
Droit de grève : variable (en fonction de la classe)
Droit d'entreprendre : variable (en fonction de la classe)
Droits des femmes : garanti
Droits des enfants : variable (en fonction de la classe)
Droits des animaux : aucune loi
Droit d'héritage : variable (en fonction de la classe)
Droit à une représentation politique : variable (en fonction de la classe)
Législation sur les mœurs
Divorce : garanti (remplacé par régime de séparation des biens dans certaines religions, qui empêche le remariage au sein de la même religion)
Relation sexuelle hors-majorité : variable (en fonction des religions et de la classe)
Relation sexuelle hors-mariage : autorisée (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation extra-conjugale : variable (en fonction des religions et de la classe)
Relation et mariage consanguin : variable (en fonction des religions et de la classe)
Polygamie : variable (en fonction des religions)
Contraception : variable (en fonction des religions)
Avortement : variable (en fonction des religions)
Euthanasie : variable (en fonction de la classe)
Homosexualité : variable (en fonction des religions)
Mariage homosexuel : variable (en fonction des religions)
Adoption homosexuelle : variable (en fonction de la classe)
Transsexualisme : variable (en fonction des religions)
Exhibitionnisme : variable (en fonction de la classe)
Prostitution : autorisée
Pornographie : autorisée
Jeux de hasards : autorisés
Sectarisme : variable (en fonction de la classe)
Législation sécuritaire
Armes de tout type : variable (en fonction de la classe)
Espionnage domestique : variable (en fonction de la classe)
Torture : variable (en fonction de la classe)
Peine capitale : variable (en fonction de la classe)
Droit à l'auto-défense : variable (en fonction de la classe)
Au final, on constate rapidement que très peu de droits sont garantis de la même façon pour tous : le droit des femmes, en ce sens que la femme d'un groupe, d'une région et d'une religion donnés est l'égal d'un homme avec les mêmes données, la possibilité de regarder de la pornographie et le droit de jouer à des jeux de hasard sont strictement égaux pour tous. Le droit au divorce, ou à la séparation des biens, et l'accès à la prostitution sont garantis pour tous, mais il existe de légères différences d'applications en fonction des classes. Tout le reste varie soit en fonction de la classe, soit en fonction de la religion, soit des deux, ce qui donne au final un ensemble législatif très complexe, qui donne des maux de tête depuis des générations à tous les étudiants en droit national.
[img]http://img.xooimage.com/files110/2/e/5/4d1475d52-4c989ce.png[/img][/center]
Par le Professeur Jalmari Movidonen.
Les lois au Lénovin sont une chose difficile à mettre au claire dans une liste précise, et plus difficile encore à étudier, surtout au niveau national. Il y a plusieurs clivages dans les lois nationales, qui les rendent très difficiles à synthétiser. Le premier clivage, le plus simple peut-être, puisqu'il s'étend de façon clairement définie et uniforme sur tout le pays, est celui qui existe entre l'Oligarchie et le reste de la population. Il est facile à comprendre, et réside dans le concept même d'oligarchie. Néanmoins, il est loin d'être le seul. En effet, du fait de la nature très clientéliste de notre système, chaque famille a, au fil du temps, cherché à obtenir des exceptions à la loi pour sa région, ou pour sa foi, ou pour son monopole. Au final, nombre de lois sont à géométrie variable en fonction des lieux, des secteurs, des religions, etc... De ce fait, aucune liste ne pourra jamais être totalement exhaustive, mais je vais tenter de vous en dresser trois qui donnent au final une bonne image globale : une pour les lois qui s'appliquent aux oligarques, une pour les lois qui concernent le reste du peuple et une « de synthèse » reprenant les lois globales, autant que possible. Dans ces listes, les exceptions religieuses et locales seront mentionnées, mais peu détaillées. Il conviendra de se référer à des ouvrages plus spécialisés sur telle religion ou telle région pour plus d'informations.
Les Lois Oligarchiques :
Droits fondamentaux :
Liberté d'expression : garantie
Liberté de culte : garantie
Liberté de rassemblement : garantie
Liberté d'association : garantie
Droit de grève : garanti
Droit d'entreprendre : garanti
Droits des femmes : garanti
Droits des enfants : garanti
Droits des animaux : aucune loi
Droit d'héritage : garanti pour les enfants oligarques (aucune perception possible par l'état, aucun moyen de faire sortir l'héritage de la sphère oligarchique)
Droit à une représentation politique : garanti
Législation sur les mœurs
Divorce : garanti et encadré (chaque partie reprend ses biens selon un code strict, surtout en cas de mariage entre deux familles différentes ; remplacé par régime de séparation des biens dans certaines religions, qui empêche le remariage au sein de la même religion)
Relation sexuelle hors-majorité : autorisée si le non-majeur est non-oligarque (et dans le cadre du mariage pour certaines religions)
Relation sexuelle hors-mariage : autorisée (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation extra-conjugale : autorisée avec un non-oligarque (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation et mariage consanguin : autorisée sous condition (vérification du degré de consanguinité, autorisée ou interdite strictement pour certaines religions, degré de consanguinité « minimum » variant selon les familles)
Polygamie : variable (en fonction des religions)
Contraception : variable (en fonction des religions)
Avortement : variable (en fonction des religions)
Euthanasie : interdite
Homosexualité : variable (en fonction des religions et des familles)
Mariage homosexuel : variable (en fonction des religions)
Adoption homosexuelle : autorisée
Transsexualisme : variable (en fonction des religions et des familles)
Exhibitionnisme : autorisé seulement devant les non-oligarques
Prostitution : autorisée (cependant un(e) oligarque ne peut se prostituer au près des non-oligarques)
Pornographie : autorisée
Jeux de hasards : autorisés
Sectarisme : autorisée (toute famille peut virtuellement créer sa secte, qui sera reconnue, chaque famille gérant l'identité religieuse de ses membres en interne)
Législation sécuritaire
Armes de tout type : autorisées
Espionnage domestique (sur eux) : interdit
Torture (sur eux) : interdite
Peine capitale : abolie
Droit à l'auto-défense : garanti (si « l'agresseur » est non-oligarque)
Les Lois Populaire:
Droits fondamentaux :
Liberté d'expression : non-garantie
Liberté de culte : garantie (mais forte incitation à respecter un culte défini par la famille dont dépend telle ou telle personne)
Liberté de rassemblement : non-garantie
Liberté d'association : non-garantie
Droit de grève : non-garanti
Droit d'entreprendre : non-garanti
Droits des femmes : garanti
Droits des enfants : non-garanti
Droits des animaux : aucune loi
Droit d'héritage : faiblement garanti (perception de l'état, si l'héritage se perd l'état le récupère)
Droit à une représentation politique : non-garanti
Législation sur les mœurs
Divorce : garanti (remplacé par régime de séparation des biens dans certaines religions, qui empêche le remariage au sein de la même religion)
Relation sexuelle hors-majorité : variable (en fonction des religions)
Relation sexuelle hors-mariage : autorisée (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation extra-conjugale : variable (en fonction des religions)
Relation et mariage consanguin : variable (en fonction des religions)
Polygamie : variable (en fonction des religions)
Contraception : variable (en fonction des religions)
Avortement : variable (en fonction des religions)
Euthanasie : autorisée
Homosexualité : variable (en fonction des religions)
Mariage homosexuel : variable (en fonction des religions)
Adoption homosexuelle : interdite
Transsexualisme : variable (en fonction des religions)
Exhibitionnisme : interdit
Prostitution : autorisée
Pornographie : autorisée
Jeux de hasards : autorisés
Sectarisme : interdit (les non-oligarques ne peuvent créer de sectes ou en rejoindre une non-officielle)
Législation sécuritaire
Armes de tout type : interdites
Espionnage domestique (sur eux) : autorisé
Torture (sur eux) : autorisée
Peine capitale : existante
Droit à l'auto-défense : non-garanti
Les Lois Générales :
Droits fondamentaux :
Liberté d'expression : variable (en fonction de la classe)
Liberté de culte : variable (en fonction de la classe)
Liberté de rassemblement : variable (en fonction de la classe)
Liberté d'association : variable (en fonction de la classe)
Droit de grève : variable (en fonction de la classe)
Droit d'entreprendre : variable (en fonction de la classe)
Droits des femmes : garanti
Droits des enfants : variable (en fonction de la classe)
Droits des animaux : aucune loi
Droit d'héritage : variable (en fonction de la classe)
Droit à une représentation politique : variable (en fonction de la classe)
Législation sur les mœurs
Divorce : garanti (remplacé par régime de séparation des biens dans certaines religions, qui empêche le remariage au sein de la même religion)
Relation sexuelle hors-majorité : variable (en fonction des religions et de la classe)
Relation sexuelle hors-mariage : autorisée (autorisée strictement dans le cadre de certaines religions, interdite strictement pour d'autres)
Relation extra-conjugale : variable (en fonction des religions et de la classe)
Relation et mariage consanguin : variable (en fonction des religions et de la classe)
Polygamie : variable (en fonction des religions)
Contraception : variable (en fonction des religions)
Avortement : variable (en fonction des religions)
Euthanasie : variable (en fonction de la classe)
Homosexualité : variable (en fonction des religions)
Mariage homosexuel : variable (en fonction des religions)
Adoption homosexuelle : variable (en fonction de la classe)
Transsexualisme : variable (en fonction des religions)
Exhibitionnisme : variable (en fonction de la classe)
Prostitution : autorisée
Pornographie : autorisée
Jeux de hasards : autorisés
Sectarisme : variable (en fonction de la classe)
Législation sécuritaire
Armes de tout type : variable (en fonction de la classe)
Espionnage domestique : variable (en fonction de la classe)
Torture : variable (en fonction de la classe)
Peine capitale : variable (en fonction de la classe)
Droit à l'auto-défense : variable (en fonction de la classe)
Au final, on constate rapidement que très peu de droits sont garantis de la même façon pour tous : le droit des femmes, en ce sens que la femme d'un groupe, d'une région et d'une religion donnés est l'égal d'un homme avec les mêmes données, la possibilité de regarder de la pornographie et le droit de jouer à des jeux de hasard sont strictement égaux pour tous. Le droit au divorce, ou à la séparation des biens, et l'accès à la prostitution sont garantis pour tous, mais il existe de légères différences d'applications en fonction des classes. Tout le reste varie soit en fonction de la classe, soit en fonction de la religion, soit des deux, ce qui donne au final un ensemble législatif très complexe, qui donne des maux de tête depuis des générations à tous les étudiants en droit national.
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Elliania
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/9/9/c/686ff412-4c97768.png[/img]
[img]http://img.xooimage.com/files110/b/2/6/4d1475d53-4ca0129.png[/img][/center]
Par le Professeur Elias Ombrelune.
Le concept de noblesse tel que formalisé aujourd'hui dans la « Noble » Principauté Oligarchique et Élective du Lénovin ne date pas, comme voudraient le faire croire certains, et comme le croient bel et bien une bonne partie de la population, au XIIIe siècle et à l'instauration de la Principauté, ou même avant, mais seulement au XVIe siècle, lors de l'arrivée de nobles venus d'Alméra Occidentale qui formèrent le dernier grand apport de l'oligarchie. Outre leurs richesses et leurs connaissances, ils apportèrent ainsi leurs titres de noblesses qui, après quelques années, furent repris par le reste de l'oligarchie, jusqu'à ce que finalement le Conseil Oligarchique ne formalise et ne hiérarchise les titres pour éviter la prolifération des Grands-Ducs et autres Vices-Princes de toutes sortes. Ainsi, au final, la hiérarchie nobiliaire est particulière à l'Oligarchie, et ne recouvre aucune réalité territoriale spécifique, simplement la hiérarchisation des familles au sein du système oligarchique, en reprenant des noms venus tout droit d'Alméra. Cela a du moins le mérite de générer une situation claire pour les lénovinirs, quoiqu'elle puisse parfois étonner les voyageurs venus de l’étranger et peut-être plus habitués soit à une correspondance plus « traditionnelle » entre ces titres et leurs réalités matérielles, soit à plus aucune correspondance du tout. Quoi qu'il en soit, dans le document qui va suivre seront présentés les différentes classes de la noblesse, avec une explication de leur nature en Lénovin, ainsi que le détail du nombre de voix dont chaque titre dispose au Conseil Oligarchique.
I. Le Prince : Bien entendu, il n'y a qu'un seul prince à la fois en Lénovin, portant le titre d'Altesse Princière. Il s'agit du chef de l'état, élu par ses pairs au Conseil Oligarchique, selon une répartition des voix détaillée après pour chaque titre. Les droits et devoirs du Prince sont repris en détail dans d'autres documents. Le titre de Prince, puisque électif, est non héréditaire, et ne le portent que le Prince, ainsi que sa femme, qui est Princesse Consort – ou inversement si la couronne est portée par une femme. Le Prince est bien entendu chef de sa propre famille, mais son héritier présomptif dans la famille porte tout de même de plein droit le titre de Grand-Duc. Les autres membres de sa famille portent le titre de Leurs Excellences Princières, comme marque de distinction. Le Prince ne vote pas au Conseil Oligarchique, et sa famille vote en tant que famille Grand-Ducale.
II. Les Grands-Ducs : Le titre de Grand-Duc est un titre héréditaire, qui est conféré au chef de toute famille qui a un jour porté la Couronne Princière, ainsi qu'à l'héritier familial du Prince en titre. C'est un titre inaliénable, qui reste porté par la famille tant qu'elle existe, quelque soit sa fortune ou son destin. Il existe actuellement sept familles grands-ducales : les Movidonen, les Aingeal, les Nolidis, les Vartanen, les Ombrelune, les Goltanen et les Vaïeslav. Généralement, elles ont conservé une grande influence dans un domaine ou un autre, mais même une famille tombée en disgrâce continue de porter le titre, jusqu'à son extinction. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui porte le titre de Leurs Grâces Grand-Ducales, ainsi, le cas échéant, que le Prince et son conjoint, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Grands-Ducales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Grand-Ducale dispose de cinq voix, y compris la famille princière, qui lors de tels votes n'a pas de préséance quelconque sur les autres familles du même rang.
III. Les Ducs : Le titre de Duc est un titre héréditaire, mais qui peut être perdu, puisqu'il correspond en fait à la réalité concrète de Gouverneur Oligarchique de Province, un titre qui n'est plus jamais utilisé maintenant dans la langue courante. Les familles ducales sont donc celles qui occupent la tête d'une province, mais ne sont pas pour autant des familles grands-ducales. Il existe douze provinces, mais quatre sont entre les mains de familles grands-ducales, laissant huit familles ducales. Le titre de Duc peut être perdu, vers le bas si la famille perd la charge de Gouverneur Oligarchique au profit d'une autre, mais aussi vers le haut en cas d'élévation au rang grand-ducal. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui portent le titre de Leurs Grâces Ducales, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Ducales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Ducale dispose de quatre voix.
IV. Les Marquis : Le titre de Marquis est un titre héréditaire, dit « de déchéance », car il est le titre accordé aux anciennes familles ducales déchues. Originellement, quand les charges de Gouverneur Oligarchique se disputaient souvent entre quelques familles dans certaines provinces, c'était un moyen d'atténuer l'effet de la déchéance pour la famille sortante, aujourd'hui, la chose est tout simplement entrée dans la tradition. Le titre de Marquis est inaliénable, sauf dans le cas où la famille s'élèverait plus haut bien entendu. Certains familles ont gardé une influence forte, mais d'autres ont au contraire grandement baissées en prestige, et ne conservent une petite influence que grâce à leur poids politique. Il existe actuellement douze familles marquisales, d'autres aillant existé mais s'étant éteintes. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui portent le titre de Leurs Grâces Marquisales, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Marquisales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Masquisale dispose de trois voix.
V. Les Comtes : Le titre de Comte est un titre héréditaire et inaliénable, qui est celui porté par tout membre légitime et de plein droit du Conseil Oligarchique, sauf bien évidemment pour les familles portant un titre supérieur. Il traduit l'appartenance pleine et entière à l'Oligarchie, et compose le gros des titres de noblesses du Lénovin. Il y a des influences très diverses dans le cadre de la fonction comtale, allant de petites familles sans influences à de grandes puissances familiales n'aillant simplement jamais occupé la fonction de Prince ou de Duc. Actuellement, il existe nonante deux familles comtales. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui portent le titre de Leurs Grandeurs Comtales, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Comtales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Comtale dispose d'une voix.
VI. Les Barons : Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le titre de baron est beaucoup moins répandu que celui de Comte, bien qu'il lui soit inférieur. C'est un titre qui traduit non pas l'appartenance mais la proximité avec l'Oligarchie, et le titre est, en théorie, purement honorifique. Il est décerné parfois à des personnes non-oligarques exceptionnellement méritantes à titre privé et non héréditaire, mais peut aussi être conféré à titre héréditaire, généralement pour une famille au service de l'Oligarchie depuis de nombreuses générations ou, plus rarement, pour une famille dont on pense qu'elle pourrait entrer dans l'Oligarchie un jour, chose extrêmement rare et n'arrivant peut-être qu'une ou deux fois par siècle, souvent moins, parfois pas du tout en cent ans, car l'Oligarchie se veut extrêmement fermée à de nouvelles familles, traditions oblige. Il existe actuellement onze barons à titre propre, et quatre familles baronnales. Le baron et son conjoint porte le titre de Leurs Seigneuries Baronnales, alors que les autres membres de la famille, dans le cas d'un titre héréditaire, portent simplement le titre de Sir (parfois Seigneur, mais rarement, pour éviter toute confusion) ou Dame. Les Barons n'ont pas droit de vote au Conseil Oligarchique, mais ils peuvent assister aux séances librement, et prendre la parole lors des débats.
VII. Les Chevaliers : Les Chevaliers, enfin, ne sont pas non plus membres de l'Oligarchie. Il s'agit cette fois d'un titre purement honorifique, et décerné à titre uniquement personnel, pour services rendus à l'Oligarchie, comme pour le grade personnel de Baron, mais à un moindre degré. Bien que n'offrant aucun avantage réel, hormis le fait d'apporter le droit d’assister au Conseil Oligarchique mais sans avoir le droit ni à la parole ni, bien entendu, au vote, il offre un grand prestige vis-à-vis des gens du peuple, qui voit son porteur comme un membre de l'Oligarchie, mais aussi vis-à-vis des oligarques, bien qu'ils ne verront jamais vraiment un chevalier comme l'un des leurs. Il existe actuellement une cinquantaine de chevaliers, mais ce nombre peut varier dès que l'un d'entre eux meurt, ou que quelqu'un est fait chevalier. Un Chevalier porte simplement le titre de Sir (parfois Seigneur, mais rarement, pour éviter toute confusion) ou Dame.
C'est la réunion des représentants de toutes ces familles, ou du moins des Grands-Ducs aux Comtes, qui forme le Conseil Oligarchique. Comme on peut rapidement le constater, le Conseil compte cent-dix-neuf sièges votants, pour un total de cent-nonante-cinq voix. Ces chiffres, loin d'être calculés précisément, sont simplement le fruit du hasard et de l'histoire, le nombre de sièges votant variant au fil des extinctions, élévations ou parfois divisions des familles, tandis que le nombre de voix, outre ces variations, bougent aussi en fonction des titres acquis par telle ou telle famille. Il suffirait qu'une famille comtale conquiert un Duché pour gagner deux voix au total par exemple. Au contraire si une famille Grand-Ducal prendrait possession d'un Duché, on perdrait une voix. Le Conseil étant lui-même une organisation complexe, nous laisseront un autre ouvrage en présenter le détail, mais cet aperçu permet de se faire une idée des rapports de forces des divers rangs en son sein, ainsi que de son caractère mouvant. Plus toutefois que le simple fait de faire partie du Conseil Oligarchique, la noblesse au Lénovin est surtout une histoire de séparation sociale : il y a une ligne très claire entre les nobles, les semi-nobles, tels que les barons et chevaliers, et les non-nobles, bien plus marqué qu'aucune autre. Un Grand-Duc traitera un Comte avec respect, comme un égal, alors que les rapports seront beaucoup moins égaux entre un Comte et un Baron, par exemple, sans parler d'un noble vis-à-vis d'un non-noble.
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Par le Professeur Elias Ombrelune.
Le concept de noblesse tel que formalisé aujourd'hui dans la « Noble » Principauté Oligarchique et Élective du Lénovin ne date pas, comme voudraient le faire croire certains, et comme le croient bel et bien une bonne partie de la population, au XIIIe siècle et à l'instauration de la Principauté, ou même avant, mais seulement au XVIe siècle, lors de l'arrivée de nobles venus d'Alméra Occidentale qui formèrent le dernier grand apport de l'oligarchie. Outre leurs richesses et leurs connaissances, ils apportèrent ainsi leurs titres de noblesses qui, après quelques années, furent repris par le reste de l'oligarchie, jusqu'à ce que finalement le Conseil Oligarchique ne formalise et ne hiérarchise les titres pour éviter la prolifération des Grands-Ducs et autres Vices-Princes de toutes sortes. Ainsi, au final, la hiérarchie nobiliaire est particulière à l'Oligarchie, et ne recouvre aucune réalité territoriale spécifique, simplement la hiérarchisation des familles au sein du système oligarchique, en reprenant des noms venus tout droit d'Alméra. Cela a du moins le mérite de générer une situation claire pour les lénovinirs, quoiqu'elle puisse parfois étonner les voyageurs venus de l’étranger et peut-être plus habitués soit à une correspondance plus « traditionnelle » entre ces titres et leurs réalités matérielles, soit à plus aucune correspondance du tout. Quoi qu'il en soit, dans le document qui va suivre seront présentés les différentes classes de la noblesse, avec une explication de leur nature en Lénovin, ainsi que le détail du nombre de voix dont chaque titre dispose au Conseil Oligarchique.
I. Le Prince : Bien entendu, il n'y a qu'un seul prince à la fois en Lénovin, portant le titre d'Altesse Princière. Il s'agit du chef de l'état, élu par ses pairs au Conseil Oligarchique, selon une répartition des voix détaillée après pour chaque titre. Les droits et devoirs du Prince sont repris en détail dans d'autres documents. Le titre de Prince, puisque électif, est non héréditaire, et ne le portent que le Prince, ainsi que sa femme, qui est Princesse Consort – ou inversement si la couronne est portée par une femme. Le Prince est bien entendu chef de sa propre famille, mais son héritier présomptif dans la famille porte tout de même de plein droit le titre de Grand-Duc. Les autres membres de sa famille portent le titre de Leurs Excellences Princières, comme marque de distinction. Le Prince ne vote pas au Conseil Oligarchique, et sa famille vote en tant que famille Grand-Ducale.
II. Les Grands-Ducs : Le titre de Grand-Duc est un titre héréditaire, qui est conféré au chef de toute famille qui a un jour porté la Couronne Princière, ainsi qu'à l'héritier familial du Prince en titre. C'est un titre inaliénable, qui reste porté par la famille tant qu'elle existe, quelque soit sa fortune ou son destin. Il existe actuellement sept familles grands-ducales : les Movidonen, les Aingeal, les Nolidis, les Vartanen, les Ombrelune, les Goltanen et les Vaïeslav. Généralement, elles ont conservé une grande influence dans un domaine ou un autre, mais même une famille tombée en disgrâce continue de porter le titre, jusqu'à son extinction. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui porte le titre de Leurs Grâces Grand-Ducales, ainsi, le cas échéant, que le Prince et son conjoint, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Grands-Ducales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Grand-Ducale dispose de cinq voix, y compris la famille princière, qui lors de tels votes n'a pas de préséance quelconque sur les autres familles du même rang.
III. Les Ducs : Le titre de Duc est un titre héréditaire, mais qui peut être perdu, puisqu'il correspond en fait à la réalité concrète de Gouverneur Oligarchique de Province, un titre qui n'est plus jamais utilisé maintenant dans la langue courante. Les familles ducales sont donc celles qui occupent la tête d'une province, mais ne sont pas pour autant des familles grands-ducales. Il existe douze provinces, mais quatre sont entre les mains de familles grands-ducales, laissant huit familles ducales. Le titre de Duc peut être perdu, vers le bas si la famille perd la charge de Gouverneur Oligarchique au profit d'une autre, mais aussi vers le haut en cas d'élévation au rang grand-ducal. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui portent le titre de Leurs Grâces Ducales, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Ducales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Ducale dispose de quatre voix.
IV. Les Marquis : Le titre de Marquis est un titre héréditaire, dit « de déchéance », car il est le titre accordé aux anciennes familles ducales déchues. Originellement, quand les charges de Gouverneur Oligarchique se disputaient souvent entre quelques familles dans certaines provinces, c'était un moyen d'atténuer l'effet de la déchéance pour la famille sortante, aujourd'hui, la chose est tout simplement entrée dans la tradition. Le titre de Marquis est inaliénable, sauf dans le cas où la famille s'élèverait plus haut bien entendu. Certains familles ont gardé une influence forte, mais d'autres ont au contraire grandement baissées en prestige, et ne conservent une petite influence que grâce à leur poids politique. Il existe actuellement douze familles marquisales, d'autres aillant existé mais s'étant éteintes. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui portent le titre de Leurs Grâces Marquisales, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Marquisales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Masquisale dispose de trois voix.
V. Les Comtes : Le titre de Comte est un titre héréditaire et inaliénable, qui est celui porté par tout membre légitime et de plein droit du Conseil Oligarchique, sauf bien évidemment pour les familles portant un titre supérieur. Il traduit l'appartenance pleine et entière à l'Oligarchie, et compose le gros des titres de noblesses du Lénovin. Il y a des influences très diverses dans le cadre de la fonction comtale, allant de petites familles sans influences à de grandes puissances familiales n'aillant simplement jamais occupé la fonction de Prince ou de Duc. Actuellement, il existe nonante deux familles comtales. Hormis le titulaire du titre et son conjoint, qui portent le titre de Leurs Grandeurs Comtales, les autres membres de la famille portent le titre de Leurs Excellences Comtales. Dans les votes du Conseil Oligarchique, chaque famille Comtale dispose d'une voix.
VI. Les Barons : Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le titre de baron est beaucoup moins répandu que celui de Comte, bien qu'il lui soit inférieur. C'est un titre qui traduit non pas l'appartenance mais la proximité avec l'Oligarchie, et le titre est, en théorie, purement honorifique. Il est décerné parfois à des personnes non-oligarques exceptionnellement méritantes à titre privé et non héréditaire, mais peut aussi être conféré à titre héréditaire, généralement pour une famille au service de l'Oligarchie depuis de nombreuses générations ou, plus rarement, pour une famille dont on pense qu'elle pourrait entrer dans l'Oligarchie un jour, chose extrêmement rare et n'arrivant peut-être qu'une ou deux fois par siècle, souvent moins, parfois pas du tout en cent ans, car l'Oligarchie se veut extrêmement fermée à de nouvelles familles, traditions oblige. Il existe actuellement onze barons à titre propre, et quatre familles baronnales. Le baron et son conjoint porte le titre de Leurs Seigneuries Baronnales, alors que les autres membres de la famille, dans le cas d'un titre héréditaire, portent simplement le titre de Sir (parfois Seigneur, mais rarement, pour éviter toute confusion) ou Dame. Les Barons n'ont pas droit de vote au Conseil Oligarchique, mais ils peuvent assister aux séances librement, et prendre la parole lors des débats.
VII. Les Chevaliers : Les Chevaliers, enfin, ne sont pas non plus membres de l'Oligarchie. Il s'agit cette fois d'un titre purement honorifique, et décerné à titre uniquement personnel, pour services rendus à l'Oligarchie, comme pour le grade personnel de Baron, mais à un moindre degré. Bien que n'offrant aucun avantage réel, hormis le fait d'apporter le droit d’assister au Conseil Oligarchique mais sans avoir le droit ni à la parole ni, bien entendu, au vote, il offre un grand prestige vis-à-vis des gens du peuple, qui voit son porteur comme un membre de l'Oligarchie, mais aussi vis-à-vis des oligarques, bien qu'ils ne verront jamais vraiment un chevalier comme l'un des leurs. Il existe actuellement une cinquantaine de chevaliers, mais ce nombre peut varier dès que l'un d'entre eux meurt, ou que quelqu'un est fait chevalier. Un Chevalier porte simplement le titre de Sir (parfois Seigneur, mais rarement, pour éviter toute confusion) ou Dame.
C'est la réunion des représentants de toutes ces familles, ou du moins des Grands-Ducs aux Comtes, qui forme le Conseil Oligarchique. Comme on peut rapidement le constater, le Conseil compte cent-dix-neuf sièges votants, pour un total de cent-nonante-cinq voix. Ces chiffres, loin d'être calculés précisément, sont simplement le fruit du hasard et de l'histoire, le nombre de sièges votant variant au fil des extinctions, élévations ou parfois divisions des familles, tandis que le nombre de voix, outre ces variations, bougent aussi en fonction des titres acquis par telle ou telle famille. Il suffirait qu'une famille comtale conquiert un Duché pour gagner deux voix au total par exemple. Au contraire si une famille Grand-Ducal prendrait possession d'un Duché, on perdrait une voix. Le Conseil étant lui-même une organisation complexe, nous laisseront un autre ouvrage en présenter le détail, mais cet aperçu permet de se faire une idée des rapports de forces des divers rangs en son sein, ainsi que de son caractère mouvant. Plus toutefois que le simple fait de faire partie du Conseil Oligarchique, la noblesse au Lénovin est surtout une histoire de séparation sociale : il y a une ligne très claire entre les nobles, les semi-nobles, tels que les barons et chevaliers, et les non-nobles, bien plus marqué qu'aucune autre. Un Grand-Duc traitera un Comte avec respect, comme un égal, alors que les rapports seront beaucoup moins égaux entre un Comte et un Baron, par exemple, sans parler d'un noble vis-à-vis d'un non-noble.
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Elliania
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Par le Professeur Lugus Kentigern.
L'histoire de l'équitation et, plus largement, de l'élevage de chevaux, est très ancienne au Lénovin et remonte, à dire vrai, à plus d'un millénaire. C'est dès l'antiquité que les peuples celtes, venus de l'ouest, apportèrent avec eux le premier apport notable de chevaux dans notre pays. Il se trouve que les grandes plaines lénovinires, si propices, encore aujourd'hui, à l'agriculture et à l'élevage, comparativement à la population qui les exploite, furent tout simplement parfaites pour permettre l'élevage et la prolifération des chevaux, de sorte que, dès les premiers siècles de la présence celtique, ceux-ci devinrent nombreux sur les terres de ce qui est aujourd'hui la Principauté de Lénovin. D'abord d'un usage militaire, ils devinrent aussi, avec le temps et les croisements, le principal atout des agriculteurs, des forestiers, bref, de tous ceux qui avaient besoin d'une force de traction, supplantant totalement les bœufs dans ce genre d'ouvrage, mais également, pour d'autres races, le moyen de transport privilégié, sans oublier un grand moteur des paris sportifs entre tribus de ces époques primitives. Et, aujourd'hui encore tous ces aspects, de la guerre à l'économie en passant par le transport et le sport, font encore partie de la question du cheval au Lénovin. L’œuvre qui suit a pour objet l'étude de ces différents aspects, dans le but de permettre à chacun de saisir la profondeur à laquelle la culture de l'élevage et de l'utilisation des chevaux plonge ses racines jusqu'à l'un des cœurs de ce qui construit l'identité lénovinire.
I. Les chevaux dans l'armée : Depuis son introduction au Lénovin, le cheval fut, en premier lieu, un élément-clé dans les armées locales, celles qui surent se doter d'une solide cavalerie prenant le plus souvent l'avantage sur leurs voisines. Pendant toute son histoire, et en dépit des modifications qui agitaient parfois les autres armées du monde, le Lénovin, d'abord morcelé puis unis en une unique Principauté, garda toujours une place de choix à la cavalerie dans ses armées. Encore aujourd'hui, elle est un élément-clé de l'armée lénovinire, composant l'essentielle des Troupes Oligarchiques, qui laissent bien entendu des postes aussi vils que ceux de l'infanterie aux simples citoyens. Les chevaux militaires sont choisis pour leur endurance, leur vitesse, leur force et leur intelligence. Ils sont généralement grands, et capables de porter leur équipement et celui de leur cavalier au combat. Ils sont de plus entraînés très rigoureusement pour ne pas être effrayés outre mesure par le bruit des tirs et des explosion, et pour répondre parfaitement aux ordres de leurs cavaliers. La plupart sont également capable de projetés de puissants coups de sabots postérieurs quand l'occasion leur en est donnée au corps-à-corps. Dans tous les cas, ce sont des montures de prix, toujours bien nourries et bien soignées, puisque la vie de leur propriétaire peut dépendre de leur condition physique autant que de leur entraînement.
II. Les chevaux dans l'agriculture : La seconde utilisation qui se répandit largement dans tout le territoire actuel du Lénovin fut l'utilisation agricole, à entendre ici au sens large, puisqu'on regroupe ici les chevaux utilisés pour l'agriculture proprement dites et ceux utilisés par exemple dans les forêts, pour tracter les arbres. Encore aujourd'hui, les paysans lénovinirs, qui connaissent peu l'usage du tracteur, voir même pas du tout, utilisent encore cette façon ancestrale de travailler, qui permet de produire les riches ressources agricoles et forestières de notre pays. Si le pouvoir oligarchique n'a jamais initié de changement, c'est sans doute parce que passer à une agriculture et une sylviculture motorisées l'obligerait à devenir beaucoup plus dépendant du pétrole qui, vu qu'on n'en trouve pas dans le sous-sol du Lénovin, devrait forcément être importé, rendant le pays et donc l'Oligarchie très dépendante de l'extérieur. Sans compter les problèmes que pourraient poser les foules de gens ordinaires qui, à terme, pourraient être mis au chômage par la mécanisation de ces activités. Au contraire, en continuant de privilégier l'usage des chevaux dits « de trait », il garde une agriculture totalement maîtrisée, les productions lénovinires étant plus que suffisantes et permettant de s'assurer que le peuple aura toujours de quoi manger, tout en le maintenant au travail, ces deux facteurs combinés faisant qu'il n'a donc aucune raison de se plaindre. Les chevaux de trait sont généralement massifs, choisis pour leur force et leur endurance uniquement, dressés à suivre les ordres pour tracter des choses lourdes, d'une charrue à un assemblage de troncs d'arbres, par exemple. Leur santé est souvent bonne, car ils sont bien nourris pour pouvoir fournir du bon travail, mais on n'hésite généralement pas à sacrifier les animaux vieillissants ou affaiblit, dont la viande n'est pas perdue mais consommée par la famille ou revendue, assurant alors une petite somme qui permet de racheter plus facilement un nouveau cheval.
III. Les chevaux dans les transports : Bien que cela semble désuet voir dépassé ou rétrograde dans beaucoup d'états étrangers, le cheval est encore présent au Lénovin jusque dans le monde du transport. Là encore, le désire des Oligarques de ne pas voir leur pays, et donc eux-mêmes, devenir dépendant d'une puissance pétrolière est pour beaucoup dans cet état de fait, qui tient également beaucoup du culturel. C'est une marque de prestige pour un noble que de circuler sur un magnifique cheval de race, ou dans un superbe carrosse tiré par de beaux étalons, par exemple, et pour les paysans c'est la chose la plus naturelle du monde que de conduire son chariot à la ville ou de prendre une des calèches de transport disponibles entre les différents villages, les plus longs trajets ou les plus gros transports se faisant généralement en train. Il faut noter ici que si les chevaux de l'armée sont globalement réservés aux oligarques, et que bien entendu seuls les non-oligarques utilisent des chevaux de traits, chacun dans la société peut utiliser des chevaux pour se déplacer, ce qui rend cette catégorie beaucoup moins uniforme. En soit, les chevaux « de bataille » sont parfois utilisés par les nobles pour se déplacer, mais ils disposent également d'autres montures, généralement choisies pour leurs performances mais aussi pour leurs beauté, qu'ils utilisent d'ailleurs autant pour des promenades ou des défilés que pour un véritable déplacement. De leur côté, les non-oligarques utilisent parfois leurs chevaux de traits pour se déplacer, particulièrement quand ils le font en charrette, et les calèches à l'usage du peuple disposent de chevaux moins beaux que ceux des nobles, mais souvent robustes. Là encore, les chevaux, particulièrement ceux du petit peuple, sont souvent éliminés lorsque trop vieux et mangés ou revendus.
IV. Les chevaux dans le sport : Enfin, les chevaux sont bien entendu aussi utilisés dans différents sports, qui sont d'ailleurs de manière générale les plus populaires au Lénovin, surtout dans l'Oligarchie. Il s'agit là du point le plus largement partagé avec les étrangers, d'ailleurs. La course hippique, sous différentes modulations, est la reine des disciplines au Lénovin, et les chevaux y sont entourés de plus de soins qu'aucuns autres. Souvent, les champions valent des prix considérables, et les sommes pariés dans les stades le sont aussi, quand on ne parie pas directement des faveurs politiques. En plus de cela, des sports comme le polo par exemple ou d'autres sports à cheval, parfois particuliers à certaines régions, attirent aussi des spectateurs. Si ce sont les sports par excellence de l'Oligarchie, ils restent également très prisés du reste de la société, en partie par intérêt réel et en partie pour singer les têtes pensantes de l'état.
Au final, nous pouvons voir que le cheval est encore fortement présent dans la vie des lénovinirs, et ce à contre-courant de beaucoup d'états dits « modernes ». L'usage du cheval permet à la Principauté de garder une large part d'indépendance vis-à-vis des producteurs de pétroles, bien que sa politique aurait sans doute été toute différente si elle avait elle-même produit cette ressource, et a un fort encrage traditionnel dans la population. Comme mentionné en quelques endroits, il entre aussi dans la consommation courante du peuple et parfois de l'aristocratie, mais les détails sur ces pratiques seront laissés à un ouvrage plus spécialisés en gastronomie. En revanche, nous pouvons affirmer que le cheval est l'un des piliers de la culture lénovinir, ce qui explique sans nul doute la qualité de ses meilleures bêtes, réputées sur le plan international, autant que la quantité des autres, plus ordinaires mais essentielles, qui participent à faire tourner l'économie et la vie du pays.
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Par le Professeur Lugus Kentigern.
L'histoire de l'équitation et, plus largement, de l'élevage de chevaux, est très ancienne au Lénovin et remonte, à dire vrai, à plus d'un millénaire. C'est dès l'antiquité que les peuples celtes, venus de l'ouest, apportèrent avec eux le premier apport notable de chevaux dans notre pays. Il se trouve que les grandes plaines lénovinires, si propices, encore aujourd'hui, à l'agriculture et à l'élevage, comparativement à la population qui les exploite, furent tout simplement parfaites pour permettre l'élevage et la prolifération des chevaux, de sorte que, dès les premiers siècles de la présence celtique, ceux-ci devinrent nombreux sur les terres de ce qui est aujourd'hui la Principauté de Lénovin. D'abord d'un usage militaire, ils devinrent aussi, avec le temps et les croisements, le principal atout des agriculteurs, des forestiers, bref, de tous ceux qui avaient besoin d'une force de traction, supplantant totalement les bœufs dans ce genre d'ouvrage, mais également, pour d'autres races, le moyen de transport privilégié, sans oublier un grand moteur des paris sportifs entre tribus de ces époques primitives. Et, aujourd'hui encore tous ces aspects, de la guerre à l'économie en passant par le transport et le sport, font encore partie de la question du cheval au Lénovin. L’œuvre qui suit a pour objet l'étude de ces différents aspects, dans le but de permettre à chacun de saisir la profondeur à laquelle la culture de l'élevage et de l'utilisation des chevaux plonge ses racines jusqu'à l'un des cœurs de ce qui construit l'identité lénovinire.
I. Les chevaux dans l'armée : Depuis son introduction au Lénovin, le cheval fut, en premier lieu, un élément-clé dans les armées locales, celles qui surent se doter d'une solide cavalerie prenant le plus souvent l'avantage sur leurs voisines. Pendant toute son histoire, et en dépit des modifications qui agitaient parfois les autres armées du monde, le Lénovin, d'abord morcelé puis unis en une unique Principauté, garda toujours une place de choix à la cavalerie dans ses armées. Encore aujourd'hui, elle est un élément-clé de l'armée lénovinire, composant l'essentielle des Troupes Oligarchiques, qui laissent bien entendu des postes aussi vils que ceux de l'infanterie aux simples citoyens. Les chevaux militaires sont choisis pour leur endurance, leur vitesse, leur force et leur intelligence. Ils sont généralement grands, et capables de porter leur équipement et celui de leur cavalier au combat. Ils sont de plus entraînés très rigoureusement pour ne pas être effrayés outre mesure par le bruit des tirs et des explosion, et pour répondre parfaitement aux ordres de leurs cavaliers. La plupart sont également capable de projetés de puissants coups de sabots postérieurs quand l'occasion leur en est donnée au corps-à-corps. Dans tous les cas, ce sont des montures de prix, toujours bien nourries et bien soignées, puisque la vie de leur propriétaire peut dépendre de leur condition physique autant que de leur entraînement.
II. Les chevaux dans l'agriculture : La seconde utilisation qui se répandit largement dans tout le territoire actuel du Lénovin fut l'utilisation agricole, à entendre ici au sens large, puisqu'on regroupe ici les chevaux utilisés pour l'agriculture proprement dites et ceux utilisés par exemple dans les forêts, pour tracter les arbres. Encore aujourd'hui, les paysans lénovinirs, qui connaissent peu l'usage du tracteur, voir même pas du tout, utilisent encore cette façon ancestrale de travailler, qui permet de produire les riches ressources agricoles et forestières de notre pays. Si le pouvoir oligarchique n'a jamais initié de changement, c'est sans doute parce que passer à une agriculture et une sylviculture motorisées l'obligerait à devenir beaucoup plus dépendant du pétrole qui, vu qu'on n'en trouve pas dans le sous-sol du Lénovin, devrait forcément être importé, rendant le pays et donc l'Oligarchie très dépendante de l'extérieur. Sans compter les problèmes que pourraient poser les foules de gens ordinaires qui, à terme, pourraient être mis au chômage par la mécanisation de ces activités. Au contraire, en continuant de privilégier l'usage des chevaux dits « de trait », il garde une agriculture totalement maîtrisée, les productions lénovinires étant plus que suffisantes et permettant de s'assurer que le peuple aura toujours de quoi manger, tout en le maintenant au travail, ces deux facteurs combinés faisant qu'il n'a donc aucune raison de se plaindre. Les chevaux de trait sont généralement massifs, choisis pour leur force et leur endurance uniquement, dressés à suivre les ordres pour tracter des choses lourdes, d'une charrue à un assemblage de troncs d'arbres, par exemple. Leur santé est souvent bonne, car ils sont bien nourris pour pouvoir fournir du bon travail, mais on n'hésite généralement pas à sacrifier les animaux vieillissants ou affaiblit, dont la viande n'est pas perdue mais consommée par la famille ou revendue, assurant alors une petite somme qui permet de racheter plus facilement un nouveau cheval.
III. Les chevaux dans les transports : Bien que cela semble désuet voir dépassé ou rétrograde dans beaucoup d'états étrangers, le cheval est encore présent au Lénovin jusque dans le monde du transport. Là encore, le désire des Oligarques de ne pas voir leur pays, et donc eux-mêmes, devenir dépendant d'une puissance pétrolière est pour beaucoup dans cet état de fait, qui tient également beaucoup du culturel. C'est une marque de prestige pour un noble que de circuler sur un magnifique cheval de race, ou dans un superbe carrosse tiré par de beaux étalons, par exemple, et pour les paysans c'est la chose la plus naturelle du monde que de conduire son chariot à la ville ou de prendre une des calèches de transport disponibles entre les différents villages, les plus longs trajets ou les plus gros transports se faisant généralement en train. Il faut noter ici que si les chevaux de l'armée sont globalement réservés aux oligarques, et que bien entendu seuls les non-oligarques utilisent des chevaux de traits, chacun dans la société peut utiliser des chevaux pour se déplacer, ce qui rend cette catégorie beaucoup moins uniforme. En soit, les chevaux « de bataille » sont parfois utilisés par les nobles pour se déplacer, mais ils disposent également d'autres montures, généralement choisies pour leurs performances mais aussi pour leurs beauté, qu'ils utilisent d'ailleurs autant pour des promenades ou des défilés que pour un véritable déplacement. De leur côté, les non-oligarques utilisent parfois leurs chevaux de traits pour se déplacer, particulièrement quand ils le font en charrette, et les calèches à l'usage du peuple disposent de chevaux moins beaux que ceux des nobles, mais souvent robustes. Là encore, les chevaux, particulièrement ceux du petit peuple, sont souvent éliminés lorsque trop vieux et mangés ou revendus.
IV. Les chevaux dans le sport : Enfin, les chevaux sont bien entendu aussi utilisés dans différents sports, qui sont d'ailleurs de manière générale les plus populaires au Lénovin, surtout dans l'Oligarchie. Il s'agit là du point le plus largement partagé avec les étrangers, d'ailleurs. La course hippique, sous différentes modulations, est la reine des disciplines au Lénovin, et les chevaux y sont entourés de plus de soins qu'aucuns autres. Souvent, les champions valent des prix considérables, et les sommes pariés dans les stades le sont aussi, quand on ne parie pas directement des faveurs politiques. En plus de cela, des sports comme le polo par exemple ou d'autres sports à cheval, parfois particuliers à certaines régions, attirent aussi des spectateurs. Si ce sont les sports par excellence de l'Oligarchie, ils restent également très prisés du reste de la société, en partie par intérêt réel et en partie pour singer les têtes pensantes de l'état.
Au final, nous pouvons voir que le cheval est encore fortement présent dans la vie des lénovinirs, et ce à contre-courant de beaucoup d'états dits « modernes ». L'usage du cheval permet à la Principauté de garder une large part d'indépendance vis-à-vis des producteurs de pétroles, bien que sa politique aurait sans doute été toute différente si elle avait elle-même produit cette ressource, et a un fort encrage traditionnel dans la population. Comme mentionné en quelques endroits, il entre aussi dans la consommation courante du peuple et parfois de l'aristocratie, mais les détails sur ces pratiques seront laissés à un ouvrage plus spécialisés en gastronomie. En revanche, nous pouvons affirmer que le cheval est l'un des piliers de la culture lénovinir, ce qui explique sans nul doute la qualité de ses meilleures bêtes, réputées sur le plan international, autant que la quantité des autres, plus ordinaires mais essentielles, qui participent à faire tourner l'économie et la vie du pays.
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Elliania
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Par le Professeur Elias Ombrelune.
Les relations du Lénovin avec les territoires « occidentaux », situés directement à l'ouest de la Principauté, sont ancestrales. C'est de cette direction que, jadis, les Celtes s'en vinrent dans les territoires qui forment maintenant le Lénovin, pour, avec les populations finnoises originelles, former le noyau de population le plus ancien de notre territoire. Il ne fait pratiquement aucun doute, pour les historiens modernes, que ces mêmes populations celtiques résidèrent un temps dans ces « terres d'occident », et ne les traversèrent pas seulement, ce qui, d'ailleurs, s'accorde avec les légendes transmises par le clergé celtique ainsi que par les grandes familles d'origines celtes, aux premiers rangs desquels les Aingeal, leurs récits ancestraux, qui tous où presque parlent du temps où leurs glorieux ancêtres – mais l'on parle rarement des ancêtres infamants – vécurent en Occident avant de passer dans les terres riches qui leurs étaient promises par les dieux, à savoir celles du Lénovin. Mais, si elle plonge ainsi dans la plus lointaine histoire connue, outre les vieilles légendes finnoises antérieurs, cette relation entre le Lénovin et l'Occident ne s'est pas cantonnée à une note en bas des livres d'histoire poussiéreux, une sorte d'histoire antique et ancienne à demi oubliée. Au contraire, au fil des siècles, et jusqu'aux dates les plus récentes, cette relation à continuer à être vivante, dynamique, que l'on parle, comme on le fera majoritairement ici, des terres du Jeekim occidental, celles qui forment généralement ce que le lénovinir moyen voit comme « l'Occident », soit ce qui se trouve directement à l'ouest de notre pays, ou que l'on entende par cela une catégorie plus large. Pour cette seconde question, toutefois, nous laisserons d'autres ouvrages, plus spécialisés dans ce domaine, traiter la chose en détail, et nous nous concentrerons sur la version que l'on pourrait dire « populaire », de l'Occident, en découpant les choses de façon chronologique.
I. Les origines : Comme on l'a déjà dis plus haut, les origines des relations avec l'Occident se situent dans l'antiquité, quand des peuples celtes, après avoir séjourné un temps dans ces régions, partirent pour l'est et s'établirent dans ce qui est maintenant le Lénovin. On sait mal d'où venaient au part avant ces peuplades celtes qui, autant d'après les légendes de notre propre pays que d'après celles que l'on retrouve dans l'Ouest, était en tout cas établit là depuis longtemps. De même, on sait peu quelles raisons « concrètes » poussèrent les celtes à se mettre en route. Les légendes des familles lénovinirs parlent souvent de la « volonté des Dieux », voir de prophéties, d'envoyés divins, si pas directement d'une intervention de telle ou telle divinité. Quel signe fut interprété par ces populations comme un signe divin ? Une guerre, une famine, ou tout simplement un excédent de population qui suivit peut-être un prophète, une comète ou une étoile brillant particulièrement à ce moment ? C'est difficile à dire, mais cette première intervention de l'Occident dans la vie du Lénovin se fit plutôt pacifiquement, car les finnois étaient loin d'occuper tout le territoire à cette époque. Ce fut donc avec peu de conflits que les celtes, venus de l'ouest, s'intégrèrent sur la terre du Lénovin, et devinrent un des piliers de son identité antique et, dans une moindre mesure mais de façon toujours très concrète, moderne.
II. L'époque pré-unification : Dans les temps qui séparèrent cette époque antique de l'unification du Lénovin en tant que Principauté unie et souveraine, les rapports entre les territoires qui formeront cette Principauté et l'Occident sont réels, mais peu structurés et codifiés, en grande partie parce que, d'un côté comme de l'autre, les territoires ne sont pas unis, justement. On a trace de tel traité entre le Royaume de Goranov et tel royaume occidental, de tels accords commerciaux entre une des Cités de Balianor telle tribu de l'ouest, par exemple, ce genres de choses. Il y a même des états anciens qui étaient à cheval entre ce qui est actuellement le Lénovin et l'extérieur, et furent par la suite en partie conquis ou intégrés soit à un ensemble d'avant la Principauté, soit à celle-ci une fois unifiée. Bref, au fur et à mesure que de nouveaux peuples s'intégrèrent au Lénovin, construisant une large partie de ce qui fait toute sa richesse et sa complexité culturelle actuelle, les rapports avec l'ouest se sont modifiés, et notamment les peuples celtiques de l'est et de l'ouest se sont en partie différenciés les uns des autres mais, comme de bien entendu pour des peuples voisins et partiellement parent, elles n'ont jamais cessées. Parfois belliqueuses, parfois constructives, le plus souvent neutres, elles ont dessinés des habitudes bien ancrées de relation avec cette partie du monde pour les peuples de la future principauté, surtout dans la partie occidentale de celle-ci.
III. L'époque de l'unification : Au XIIIe siècle, vient l'époque de l'unification de la Principauté du Lénovin. Voulue à l'origine pour résister aux menaces extérieures autant que pour éviter désormais les guerres « internes », ou du moins qui pourraient maintenant être qualifiées comme telles, celle-ci fut, finalement, le moteur de nouvelles guerres... dirigées vers l'extérieur. Hors, à cette époque, une large partie de ce que l'on désigne largement comme « l'Occident » s'est lui aussi unis en une entité unique : le Royaume puis l'Empire de Schenkennie, qui lui aussi avait soif de conquête. C'est sans doute naturellement que l'une des familles les plus importantes de l'époque, et qui gardera une forte influence pendant huit siècles jusqu'à l'époque actuelle, incite à nouer une relation solide avec eux. Cette famille, c'est bien entendu celle des Aingeal, d'origine celte et qui, dès cette époque, tenait souvent la fonction princière. C'est lors d'une de ces occasions, au début du règne de Rainagan I Main-de-Foudre, de la Maison Aingeal, que l'alliance avec la Schenkennie fut concrétisée, et matérialisée par le mariage d'une Princesse Schenkennienne avec le Prince Rainagan, qui fit entrer du sang impérial dans la lignée, chose dont ils sont fière jusqu'à notre époque, dans une alliance matrimoniale qui fut parfois renouée au fil des siècles. Cette alliance déboucha sur une guerre commune, qui permis la conquête des royaumes situés entre le Lénovin et la Schenkennie. Leurs parties orientales entrèrent dans la Principauté, l'autre fut intégré à l'Empire, alors que le Lénovin prenait peu à peu la forme qu'il garderait jusqu'à l'époque actuelle.
IV. Du XIVe au XXe siècle : Dans les siècles qui suivirent, les relations entre l'Empire et la Principauté furent parfois fluctuantes, mais généralement bonnes, particulièrement quand une lignée d'origine celtique était au pouvoir en Lénovin, et plus encore les Aingeal, mais pas seulement. Lors de menaces étrangères, particulièrement, les deux états eurent coutume de se battre côte à côte, au nom des liens passés mais également par réalisme, l'un sachant pouvoir compter sur l'aide de l'autre pour préserver leur indépendance commune. La langue commune entre une partie de la population du Lénovin et les schenkenniens aidait beaucoup à cette relation, et cela influença sans nul doute l'évolution parallèle de la langue et la non-divergence, ou du moins guère marquée, entre les dialectes celtes de l'est et de l'ouest, ainsi que la part importante de celte dans la base de la langue moderne de la Principauté. La religion également évolua de manière parallèle, et, sans que l'on puisse savoir si c'était une raison ou une conséquence des relations entre les deux états, la culture celtique connu globalement assez peu de divergence entre la Schenkennie et les celtes lénovinirs. On peut noter aussi à cette époque une certaine sympathie de certaines familles lénovinirs pour l'idéal impérial d'une seule famille tenant solidement et définitivement la nation, même si cette idée ne pu jamais s'imposer, aucune famille noble n'étant prête à céder le pouvoir définitivement à une autre, même si toutes auraient sans doute été prêtes à le prendre définitivement, sans jamais y parvenir.
V. La Grande Guerre : Quand éclata ce qu'on a appelé la Grande Guerre, le Lénovin, déjà en grande partie structuré comme l'état actuel, se posa la question : avait-il un intérêt à combattre ? La réponse apporté par le Prince d'alors fut que non, et il déclara donc la Principauté neutre. Cela néanmoins ne plu guère aux factions les plus belliciste de l'Oligarchie, qui voyaient au contraire dans la guerre une occasion d'acquérir gloire, richesse et privilèges personnels. Néanmoins, ils étaient largement en minorité au Conseil Oligarchique, et ne pouvaient guère espérer faire bouger les choses. Hors, les meneurs des bellicistes ont presque toujours été des Aingeal, dont on a déjà expliqué les liens privilégiés avec l'occident schenkennien. Ainsi les bellicistes passèrent-ils un accord avec l'Empire : une collaboration pour la conquête du Lénovin, assorti en échange du maintiens de leurs privilèges, et bien entendu de riches récompenses pour eux-mêmes. Sous le commandement de son Haut Général Aingeal, l'armée de la principauté, divisée entre ceux qui obéirent au haut-commandement et les autres, fut balayée facilement par l'Armée Impériale, et le Lénovin fut occupé entre 1944 et 1948. Passé une période initiale néanmoins, l'occupation fut de plus en plus mal vécue par tous, y compris par les familles qui avaient appelé l'Empire, et qui le regrettèrent de plus en plus. Le Grand Duc Aingeal trouva la mort en 1946 d'une mystérieuse chute du dixième étage, et son successeur fut beaucoup moins ouvertement en faveur de l'Empire. Ainsi, avec le temps, la contestation monta de plus en plus. Pourtant, parallèlement, ce fut l'occasion d'unifier durablement et définitivement la langue et la religion celtique du Lénovin. Déjà très proche de celles de la Schenkennie, elles devinrent officiellement le Schenkennien et l'Hénaïsme, et gagnèrent en influence. Cela n'empêcha pas les celtes de se joindre aux autres quand l'Empire vacilla : quand le Pelabssa attaqua la Schenkennie, et que les troupes impériales durent déserter le Lénovin pour défendre la métropole, l'armée et le peuple se souleva et, sans aide directe de l'extérieur, rejeta les impériaux hors du pays. La Principauté fut restaurée et se ferma aux influences de ses libérateurs indirects avant qu'ils n'aient pu la libérer directement, tandis qu'à l'ouest était instaurée une République.
VI. Les relations avec la République de Schenkennie : Les relations avec la nouvelle république commencèrent de façon très agressive, puisque les « libérateurs » de la Schenkennie la forcèrent à une série de traités, et notamment un qui, en guise de réparation, déplaça la frontière entre les deux pays un peu plus vers l'ouest, allouant du territoire à la Principauté. Si cet apport fut apprécié, le reste des « améliorations » instaurées par le Pelabssa furent loin de plaire au Lénovin. Ce fut une époque de refroidissement des relations, du moins officielles. Car, dans les faits, le peuple continuait d'avoir des contacts, d'autant qu'une langue et une religion restèrent commune entre les celtes de l'est et de l'ouest. Assez paradoxalement pour qui ne connaît pas la mentalité du Lénovin, la famille impériale et sa noblesse, qui avaient été à l'origine de l'invasion et de l'occupation de la Principauté, furent reçu à bras ouverts en Lénovin, et furent traités comme des oligarques. Les groupes « impérialistes » à l'ouest reçurent souvent des soutiens lénovinirs et, globalement, tout en reprochant la guerre à la République et en refusant toute restauration de relations avec elle, le Lénovin soutint justement les nobles... qui avaient réellement décidé la guerre. Ce qui n'est pas si étrange pour qui connaît vraiment notre pays : la noblesse, l'oligarchie chez nous, compte toujours plus que les « populistes ». Qu'importe la vérité historique de la guerre, l'important pour les oligarques lénovinirs était que tombe le pouvoir dit « démocratique » et que soit restaurer un allié fort et solide en la personne de l'Empereur, qui était un gouvernant que pouvait comprendre les oligarques, et qui les rassurait bien plus sur leur flanc ouest.
VII. La Restauration Schenkennienne : Ainsi, lors de la Restauration, le Lénovin vint en aide au futur Empereur pour revenir sur son trône, n'hésitant pas à fournir une aide directe dans cette entreprise. En échange, le serment fut fait de ne plus jamais tenter l'aventure de la conquête réalisée lors de la Grande Guerre. Des alliances furent projetées, pour le temps où l'Empire serait à nouveau solide, et depuis cette époque les relations ont repris avec de plus en plus de force.
Au final les relations avec l'Ouest sont ancestrales, et toujours renouvelée au fil du temps. Avec l'Ouest, et plus spécifiquement depuis le XIIIe siècle avec l'Empire de Schenkennie, les relations n'ont jamais cessées, et se concrétises par des points précis. Ainsi, les celtes de la Principauté, qui sont un des grands peuples de celle-ci, partagent avec nos voisins occidentaux une langue, le Schenkennien, et une religion, l'Hénaïsme, unifiés depuis septante ans, mais aussi nombre de détails culturels et même, au niveau des plus hauts lignages, des liens de sangs, parfois directement avec la Famille Impériale. L'histoire est chargée entre les deux états, parfois de manière positive, lors d'alliances militaires, ou avec l'aide apportée par le Lénovin pour la Restauration Schenkennienne, parfois négatives, lors de la conquête de la Principauté lors de la Grande Guerre, par exemple, mais toujours de manière vivante. Une chose est sûre, le Lénovin ne pourra jamais se couper de ses voisins occidentaux, qui partagent une histoire et des racines communes, et ont donc, aux yeux du peuple lénovinir, une légitimité à interagir avec la Principauté plus grandes qu'aucun peuple totalement « étranger » à celle-ci.
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Par le Professeur Elias Ombrelune.
Les relations du Lénovin avec les territoires « occidentaux », situés directement à l'ouest de la Principauté, sont ancestrales. C'est de cette direction que, jadis, les Celtes s'en vinrent dans les territoires qui forment maintenant le Lénovin, pour, avec les populations finnoises originelles, former le noyau de population le plus ancien de notre territoire. Il ne fait pratiquement aucun doute, pour les historiens modernes, que ces mêmes populations celtiques résidèrent un temps dans ces « terres d'occident », et ne les traversèrent pas seulement, ce qui, d'ailleurs, s'accorde avec les légendes transmises par le clergé celtique ainsi que par les grandes familles d'origines celtes, aux premiers rangs desquels les Aingeal, leurs récits ancestraux, qui tous où presque parlent du temps où leurs glorieux ancêtres – mais l'on parle rarement des ancêtres infamants – vécurent en Occident avant de passer dans les terres riches qui leurs étaient promises par les dieux, à savoir celles du Lénovin. Mais, si elle plonge ainsi dans la plus lointaine histoire connue, outre les vieilles légendes finnoises antérieurs, cette relation entre le Lénovin et l'Occident ne s'est pas cantonnée à une note en bas des livres d'histoire poussiéreux, une sorte d'histoire antique et ancienne à demi oubliée. Au contraire, au fil des siècles, et jusqu'aux dates les plus récentes, cette relation à continuer à être vivante, dynamique, que l'on parle, comme on le fera majoritairement ici, des terres du Jeekim occidental, celles qui forment généralement ce que le lénovinir moyen voit comme « l'Occident », soit ce qui se trouve directement à l'ouest de notre pays, ou que l'on entende par cela une catégorie plus large. Pour cette seconde question, toutefois, nous laisserons d'autres ouvrages, plus spécialisés dans ce domaine, traiter la chose en détail, et nous nous concentrerons sur la version que l'on pourrait dire « populaire », de l'Occident, en découpant les choses de façon chronologique.
I. Les origines : Comme on l'a déjà dis plus haut, les origines des relations avec l'Occident se situent dans l'antiquité, quand des peuples celtes, après avoir séjourné un temps dans ces régions, partirent pour l'est et s'établirent dans ce qui est maintenant le Lénovin. On sait mal d'où venaient au part avant ces peuplades celtes qui, autant d'après les légendes de notre propre pays que d'après celles que l'on retrouve dans l'Ouest, était en tout cas établit là depuis longtemps. De même, on sait peu quelles raisons « concrètes » poussèrent les celtes à se mettre en route. Les légendes des familles lénovinirs parlent souvent de la « volonté des Dieux », voir de prophéties, d'envoyés divins, si pas directement d'une intervention de telle ou telle divinité. Quel signe fut interprété par ces populations comme un signe divin ? Une guerre, une famine, ou tout simplement un excédent de population qui suivit peut-être un prophète, une comète ou une étoile brillant particulièrement à ce moment ? C'est difficile à dire, mais cette première intervention de l'Occident dans la vie du Lénovin se fit plutôt pacifiquement, car les finnois étaient loin d'occuper tout le territoire à cette époque. Ce fut donc avec peu de conflits que les celtes, venus de l'ouest, s'intégrèrent sur la terre du Lénovin, et devinrent un des piliers de son identité antique et, dans une moindre mesure mais de façon toujours très concrète, moderne.
II. L'époque pré-unification : Dans les temps qui séparèrent cette époque antique de l'unification du Lénovin en tant que Principauté unie et souveraine, les rapports entre les territoires qui formeront cette Principauté et l'Occident sont réels, mais peu structurés et codifiés, en grande partie parce que, d'un côté comme de l'autre, les territoires ne sont pas unis, justement. On a trace de tel traité entre le Royaume de Goranov et tel royaume occidental, de tels accords commerciaux entre une des Cités de Balianor telle tribu de l'ouest, par exemple, ce genres de choses. Il y a même des états anciens qui étaient à cheval entre ce qui est actuellement le Lénovin et l'extérieur, et furent par la suite en partie conquis ou intégrés soit à un ensemble d'avant la Principauté, soit à celle-ci une fois unifiée. Bref, au fur et à mesure que de nouveaux peuples s'intégrèrent au Lénovin, construisant une large partie de ce qui fait toute sa richesse et sa complexité culturelle actuelle, les rapports avec l'ouest se sont modifiés, et notamment les peuples celtiques de l'est et de l'ouest se sont en partie différenciés les uns des autres mais, comme de bien entendu pour des peuples voisins et partiellement parent, elles n'ont jamais cessées. Parfois belliqueuses, parfois constructives, le plus souvent neutres, elles ont dessinés des habitudes bien ancrées de relation avec cette partie du monde pour les peuples de la future principauté, surtout dans la partie occidentale de celle-ci.
III. L'époque de l'unification : Au XIIIe siècle, vient l'époque de l'unification de la Principauté du Lénovin. Voulue à l'origine pour résister aux menaces extérieures autant que pour éviter désormais les guerres « internes », ou du moins qui pourraient maintenant être qualifiées comme telles, celle-ci fut, finalement, le moteur de nouvelles guerres... dirigées vers l'extérieur. Hors, à cette époque, une large partie de ce que l'on désigne largement comme « l'Occident » s'est lui aussi unis en une entité unique : le Royaume puis l'Empire de Schenkennie, qui lui aussi avait soif de conquête. C'est sans doute naturellement que l'une des familles les plus importantes de l'époque, et qui gardera une forte influence pendant huit siècles jusqu'à l'époque actuelle, incite à nouer une relation solide avec eux. Cette famille, c'est bien entendu celle des Aingeal, d'origine celte et qui, dès cette époque, tenait souvent la fonction princière. C'est lors d'une de ces occasions, au début du règne de Rainagan I Main-de-Foudre, de la Maison Aingeal, que l'alliance avec la Schenkennie fut concrétisée, et matérialisée par le mariage d'une Princesse Schenkennienne avec le Prince Rainagan, qui fit entrer du sang impérial dans la lignée, chose dont ils sont fière jusqu'à notre époque, dans une alliance matrimoniale qui fut parfois renouée au fil des siècles. Cette alliance déboucha sur une guerre commune, qui permis la conquête des royaumes situés entre le Lénovin et la Schenkennie. Leurs parties orientales entrèrent dans la Principauté, l'autre fut intégré à l'Empire, alors que le Lénovin prenait peu à peu la forme qu'il garderait jusqu'à l'époque actuelle.
IV. Du XIVe au XXe siècle : Dans les siècles qui suivirent, les relations entre l'Empire et la Principauté furent parfois fluctuantes, mais généralement bonnes, particulièrement quand une lignée d'origine celtique était au pouvoir en Lénovin, et plus encore les Aingeal, mais pas seulement. Lors de menaces étrangères, particulièrement, les deux états eurent coutume de se battre côte à côte, au nom des liens passés mais également par réalisme, l'un sachant pouvoir compter sur l'aide de l'autre pour préserver leur indépendance commune. La langue commune entre une partie de la population du Lénovin et les schenkenniens aidait beaucoup à cette relation, et cela influença sans nul doute l'évolution parallèle de la langue et la non-divergence, ou du moins guère marquée, entre les dialectes celtes de l'est et de l'ouest, ainsi que la part importante de celte dans la base de la langue moderne de la Principauté. La religion également évolua de manière parallèle, et, sans que l'on puisse savoir si c'était une raison ou une conséquence des relations entre les deux états, la culture celtique connu globalement assez peu de divergence entre la Schenkennie et les celtes lénovinirs. On peut noter aussi à cette époque une certaine sympathie de certaines familles lénovinirs pour l'idéal impérial d'une seule famille tenant solidement et définitivement la nation, même si cette idée ne pu jamais s'imposer, aucune famille noble n'étant prête à céder le pouvoir définitivement à une autre, même si toutes auraient sans doute été prêtes à le prendre définitivement, sans jamais y parvenir.
V. La Grande Guerre : Quand éclata ce qu'on a appelé la Grande Guerre, le Lénovin, déjà en grande partie structuré comme l'état actuel, se posa la question : avait-il un intérêt à combattre ? La réponse apporté par le Prince d'alors fut que non, et il déclara donc la Principauté neutre. Cela néanmoins ne plu guère aux factions les plus belliciste de l'Oligarchie, qui voyaient au contraire dans la guerre une occasion d'acquérir gloire, richesse et privilèges personnels. Néanmoins, ils étaient largement en minorité au Conseil Oligarchique, et ne pouvaient guère espérer faire bouger les choses. Hors, les meneurs des bellicistes ont presque toujours été des Aingeal, dont on a déjà expliqué les liens privilégiés avec l'occident schenkennien. Ainsi les bellicistes passèrent-ils un accord avec l'Empire : une collaboration pour la conquête du Lénovin, assorti en échange du maintiens de leurs privilèges, et bien entendu de riches récompenses pour eux-mêmes. Sous le commandement de son Haut Général Aingeal, l'armée de la principauté, divisée entre ceux qui obéirent au haut-commandement et les autres, fut balayée facilement par l'Armée Impériale, et le Lénovin fut occupé entre 1944 et 1948. Passé une période initiale néanmoins, l'occupation fut de plus en plus mal vécue par tous, y compris par les familles qui avaient appelé l'Empire, et qui le regrettèrent de plus en plus. Le Grand Duc Aingeal trouva la mort en 1946 d'une mystérieuse chute du dixième étage, et son successeur fut beaucoup moins ouvertement en faveur de l'Empire. Ainsi, avec le temps, la contestation monta de plus en plus. Pourtant, parallèlement, ce fut l'occasion d'unifier durablement et définitivement la langue et la religion celtique du Lénovin. Déjà très proche de celles de la Schenkennie, elles devinrent officiellement le Schenkennien et l'Hénaïsme, et gagnèrent en influence. Cela n'empêcha pas les celtes de se joindre aux autres quand l'Empire vacilla : quand le Pelabssa attaqua la Schenkennie, et que les troupes impériales durent déserter le Lénovin pour défendre la métropole, l'armée et le peuple se souleva et, sans aide directe de l'extérieur, rejeta les impériaux hors du pays. La Principauté fut restaurée et se ferma aux influences de ses libérateurs indirects avant qu'ils n'aient pu la libérer directement, tandis qu'à l'ouest était instaurée une République.
VI. Les relations avec la République de Schenkennie : Les relations avec la nouvelle république commencèrent de façon très agressive, puisque les « libérateurs » de la Schenkennie la forcèrent à une série de traités, et notamment un qui, en guise de réparation, déplaça la frontière entre les deux pays un peu plus vers l'ouest, allouant du territoire à la Principauté. Si cet apport fut apprécié, le reste des « améliorations » instaurées par le Pelabssa furent loin de plaire au Lénovin. Ce fut une époque de refroidissement des relations, du moins officielles. Car, dans les faits, le peuple continuait d'avoir des contacts, d'autant qu'une langue et une religion restèrent commune entre les celtes de l'est et de l'ouest. Assez paradoxalement pour qui ne connaît pas la mentalité du Lénovin, la famille impériale et sa noblesse, qui avaient été à l'origine de l'invasion et de l'occupation de la Principauté, furent reçu à bras ouverts en Lénovin, et furent traités comme des oligarques. Les groupes « impérialistes » à l'ouest reçurent souvent des soutiens lénovinirs et, globalement, tout en reprochant la guerre à la République et en refusant toute restauration de relations avec elle, le Lénovin soutint justement les nobles... qui avaient réellement décidé la guerre. Ce qui n'est pas si étrange pour qui connaît vraiment notre pays : la noblesse, l'oligarchie chez nous, compte toujours plus que les « populistes ». Qu'importe la vérité historique de la guerre, l'important pour les oligarques lénovinirs était que tombe le pouvoir dit « démocratique » et que soit restaurer un allié fort et solide en la personne de l'Empereur, qui était un gouvernant que pouvait comprendre les oligarques, et qui les rassurait bien plus sur leur flanc ouest.
VII. La Restauration Schenkennienne : Ainsi, lors de la Restauration, le Lénovin vint en aide au futur Empereur pour revenir sur son trône, n'hésitant pas à fournir une aide directe dans cette entreprise. En échange, le serment fut fait de ne plus jamais tenter l'aventure de la conquête réalisée lors de la Grande Guerre. Des alliances furent projetées, pour le temps où l'Empire serait à nouveau solide, et depuis cette époque les relations ont repris avec de plus en plus de force.
Au final les relations avec l'Ouest sont ancestrales, et toujours renouvelée au fil du temps. Avec l'Ouest, et plus spécifiquement depuis le XIIIe siècle avec l'Empire de Schenkennie, les relations n'ont jamais cessées, et se concrétises par des points précis. Ainsi, les celtes de la Principauté, qui sont un des grands peuples de celle-ci, partagent avec nos voisins occidentaux une langue, le Schenkennien, et une religion, l'Hénaïsme, unifiés depuis septante ans, mais aussi nombre de détails culturels et même, au niveau des plus hauts lignages, des liens de sangs, parfois directement avec la Famille Impériale. L'histoire est chargée entre les deux états, parfois de manière positive, lors d'alliances militaires, ou avec l'aide apportée par le Lénovin pour la Restauration Schenkennienne, parfois négatives, lors de la conquête de la Principauté lors de la Grande Guerre, par exemple, mais toujours de manière vivante. Une chose est sûre, le Lénovin ne pourra jamais se couper de ses voisins occidentaux, qui partagent une histoire et des racines communes, et ont donc, aux yeux du peuple lénovinir, une légitimité à interagir avec la Principauté plus grandes qu'aucun peuple totalement « étranger » à celle-ci.
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Elliania
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[img]http://img.xooimage.com/files110/5/3/5/4d1475d59-4e166fe.png[/img][/center]
Par le Professeur Mareslav Bélorega
La géographie politique du Lénovin est le fruit d'un héritage complexe, qui tient en partie des anciens états qui, au XIIIe siècle, se fondirent pour bâtir la Principauté, en partie des conquêtes qui se firent depuis lors et aussi en bonne partie des arrangements divers qui ont été conclus depuis lors au gré des alliances et des jeux d'influence. Au final, cela a débouché sur douze provinces, dont les frontières n'ont plus bougé depuis un siècle environs. Chacune de ces provinces, appelées Provinces Oligarchiques, sont sous la gouvernance d'un Duc ou parfois d'un Grand-Duc, dispose de son territoire, plus ou moins vaste, et de ses propres spécificités. Sans prétendre vouloir décrire dans tous les détails chacun de ces ensembles, le présent travail a plutôt pour but de dresser un portrait d'ensemble de la géographie politique du Lénovin, en laissant à d'autres ouvrages postérieurs le soin de détailler chacun d'entre eux. Pour faciliter la compréhension de nos lecteurs, le plus efficace est encore de fournir une carte, représentée ici avec l'aimable autorisation de son auteur :
[center][img]http://zupimages.net/up/16/03/d2ng.png[/img][/center]
[quote="Légende"]Légende :
-Losange : Capitale nationale
-Rond : Capitale de province
-Nom : Nom de la capitale
-Nom en italique : Nom de la province[/quote]
I. Léonov : Le Léonov, l'une des provinces du nord-est, est dominée avant tout et surtout par la capitale nationale, Tyléonov, qui est aussi la capitale régionale. Peut-être à cause de son rôle politique de premier plan, ou de la forte concentration de population oligarchique induite par la présence du Conseil, les Gouverneurs Oligarchiques de Léonov n'ont jamais pris une position politique de premier plan, comme si l'Oligarchie ne voulait pas risquer de voir la fonction princière devenir un fief territorial. Actuellement, c'est la famille Ducale des Erisaël, active surtout dans le commerce du luxe, très prospère en Léonov du fait de la profusion de clients vivants ou se rendant régulièrement à Tyléonov, qui tient y tient la fonction de Gouverneur Oligarchique depuis un peu moins d'un siècle.
II. Mariar : Le Mariar, située à la pointe nord-est du Lénovin, est une province majoritairement tournée vers la mer et dont la capitale, Marianor, est l'un des grands ports lénovinirs. C'est le fief traditionnel de la famille Ducal des Olanonen, qui tiennent la charge de Gouverneur Oligarchique depuis trois siècles. Généralement clients des Vartanen, ils sont majoritairement tournés vers les industries de la pêche, et de fait le Mariar produit environs une moitié de la production en produits de la mer du Lénovin.
III. Baliar : Le Baliar, située à la pointe est du Lénovin, est le cœur de la région que l'on nommait jadis les Cités de Balianor, qui est d'ailleurs encore aujourd'hui la capitale de la province, ainsi que la plus grande ville du pays. Premier port de la région qui forma plus tard le Lénovin depuis l'antiquité, Balianor est l'une des premières cités fondée par les finnois, les premiers habitants du Lénovin, qui n'a jamais perdu d'importance au fil du temps. Aujourd'hui encore, c'est le premier port de commerce, et un centre de production important. Depuis très longtemps maintenant, il aux mains de la famille Grand-Ducale des Vartanen, qui en est originaire et s'y est imposée presque dès la création de la charge de Gouverneur Oligarchique.
IV. Élios : L'Élios, située au sud de la côté lénovinir, est plus en équilibre entre terre et mer, mais Tylélios, sa capitale, n'en reste pas moins le quatrième port du pays. Province assez discrète sur la scène Oligarchique, elle possède une bonne production maritime comme terrestre, et est au mains de la discrète mais bien implantée famille Ducale des Argentombre depuis un siècle environs.
V. Ester : L'Ester, jadis à l'ouest de la Tyrannie de Tylvolens, est aujourd'hui au cœur du pays, et sa capitale, Tylester, est un grand nœud commercial terrestre, ainsi que la deuxième plus grande ville du pays, derrière Balianor. Vivant avant tout du commerce, la province possède également une production agricole tout à fait honnête. Depuis cinq siècle, c'est le fief du pouvoir des Movidonen, famille Grand-Ducale et actuellement Princière, qui y entretient un clientélisme politique et économique fort.
VI. Goval : Le Goval, au nord du Lénovin, possède un petit accès à la mer mais reste principalement tourné vers la terre. Située le long de la frontière, c'est une province pas particulièrement riche, et assez repliée sur elle même. Sa capitale, Tylgoval, est une ancienne ville militaire qui s'est agrandie, mais reste caractérisée par ses puissantes murailles. Elle est dominée par la famille Ducale des Morienal, généralement proches voir clients des Aingeal et très actifs dans le commerce des armes.
VII. Garor : Le Garor, fondée jadis avec la partie nord du Royaume de Goranov, l'extrême est de la Tyrannie de Tylvolens et une partie de terres nouvellement conquise, est depuis ses origines le fief territorial des puissants Aingeal, qui en ont conquis jadis une grande partie. C'est la province militaire par excellence du Lénovin, mais aussi une province à la production agricole solide. Sa capitale, Tylgaror, est un centre de formation militaire très actif et très bien fortifié.
VIII. Conquar : Le Conquar, ou Terre Conquise, est l'une des dernières adjonction du Lénovin, à l'extrême ouest. Particulièrement actif dans le commerce avec la Schenkennie, par la force des choses, elle est caractérisée par une culture très fortement celtique, plus encore qu'en Garor. Sa capitale est Tylnova, la Cité Neuve, fondée après la conquête de ces terres par la principauté, et elle est actuellement depuis cinquante ans aux mains de la famille Ducale des Kartenal, clients des Aingeal, qui y connaissent notamment une forte opposition de la famille de Marquis des Zoldonav, qui tenait la charge de Gouverneur Oligarchique au part avant, mais aussi d'autres, donnant une vie politique interne assez animée.
IX. Goranov : Le Goranov, jadis cœur du Royaume du même nom, est une province très active, sur le plan agricole notamment, et est la première productrice du pays, suivie de prêt par ses voisines du sud et de l'ouest. Sa capitale éponyme, Goranov, est la quatrième ville du pays, généralement très prospère. Depuis le XVe siècle, c'est la famille Grand-Ducale des Vaïeslav qui tient le poste de Gouverneur Oligarchique, et n'en a que rarement été délogée.
X. Ouest-Goranov : L'Ouest-Goranov, ancienne partie du Royaume du même nom, est la deuxième productrice agricole du pays, juste derrière sa voisine occidentale. Sa capitale, Maranov, est une des clés du commerce entre l'est et l'ouest du pays, et le lieu de nombreuses foires agricoles. Les chevaux de l'Ouest-Goranov sont particulièrement prisés dans tout le pays, et la première famille d'éleveurs de chevaux de la région, la famille Ducale des Kentigern, liée à la fois aux Aingeal et aux Vaïeslav, y tient depuis longtemps la charge de Gouverneur Oligarchique.
XI. Sud-Goranov : Le Sud-Goranov, ancienne partie du Royaume du même nom, est la troisième productrice agricole du pays, juste derrière ses voisines du nord. Sa capitale, Salanov, est la plus méridionale des grandes cités lénovinirs, connue pour les cultures très riches qui l'entourent autant que pour sa puissante garnison. La charge de Gouverneur Oligarchique y est tenue depuis un siècle par les Zadavega, clients des Vaïeslav.
XII. Agoron : L'Agoron, ancien royaume indépendant, fut l'une des premières conquêtes du Lénovin unifié. Aujourd'hui sa capitale, Oragon, est la première ville-garnison du pays, au mains de la famille Ducale des Oléanon depuis l'époque de la conquête, où ceux-ci, alors grands nobles du pays, aidèrent à faire tomber la famille royale d'alors de l'intérieur, et surent ensuite se maintenir par un clientélisme tant interne qu'externe vis-à-vis des grandes familles lénovinirs.
HJ : Merci à Hohenhoff d'avoir gracieusement réalisé une carte concrétisant mes écrits.
[img]http://img.xooimage.com/files110/5/3/5/4d1475d59-4e166fe.png[/img][/center]
Par le Professeur Mareslav Bélorega
La géographie politique du Lénovin est le fruit d'un héritage complexe, qui tient en partie des anciens états qui, au XIIIe siècle, se fondirent pour bâtir la Principauté, en partie des conquêtes qui se firent depuis lors et aussi en bonne partie des arrangements divers qui ont été conclus depuis lors au gré des alliances et des jeux d'influence. Au final, cela a débouché sur douze provinces, dont les frontières n'ont plus bougé depuis un siècle environs. Chacune de ces provinces, appelées Provinces Oligarchiques, sont sous la gouvernance d'un Duc ou parfois d'un Grand-Duc, dispose de son territoire, plus ou moins vaste, et de ses propres spécificités. Sans prétendre vouloir décrire dans tous les détails chacun de ces ensembles, le présent travail a plutôt pour but de dresser un portrait d'ensemble de la géographie politique du Lénovin, en laissant à d'autres ouvrages postérieurs le soin de détailler chacun d'entre eux. Pour faciliter la compréhension de nos lecteurs, le plus efficace est encore de fournir une carte, représentée ici avec l'aimable autorisation de son auteur :
[center][img]http://zupimages.net/up/16/03/d2ng.png[/img][/center]
[quote="Légende"]Légende :
-Losange : Capitale nationale
-Rond : Capitale de province
-Nom : Nom de la capitale
-Nom en italique : Nom de la province[/quote]
I. Léonov : Le Léonov, l'une des provinces du nord-est, est dominée avant tout et surtout par la capitale nationale, Tyléonov, qui est aussi la capitale régionale. Peut-être à cause de son rôle politique de premier plan, ou de la forte concentration de population oligarchique induite par la présence du Conseil, les Gouverneurs Oligarchiques de Léonov n'ont jamais pris une position politique de premier plan, comme si l'Oligarchie ne voulait pas risquer de voir la fonction princière devenir un fief territorial. Actuellement, c'est la famille Ducale des Erisaël, active surtout dans le commerce du luxe, très prospère en Léonov du fait de la profusion de clients vivants ou se rendant régulièrement à Tyléonov, qui tient y tient la fonction de Gouverneur Oligarchique depuis un peu moins d'un siècle.
II. Mariar : Le Mariar, située à la pointe nord-est du Lénovin, est une province majoritairement tournée vers la mer et dont la capitale, Marianor, est l'un des grands ports lénovinirs. C'est le fief traditionnel de la famille Ducal des Olanonen, qui tiennent la charge de Gouverneur Oligarchique depuis trois siècles. Généralement clients des Vartanen, ils sont majoritairement tournés vers les industries de la pêche, et de fait le Mariar produit environs une moitié de la production en produits de la mer du Lénovin.
III. Baliar : Le Baliar, située à la pointe est du Lénovin, est le cœur de la région que l'on nommait jadis les Cités de Balianor, qui est d'ailleurs encore aujourd'hui la capitale de la province, ainsi que la plus grande ville du pays. Premier port de la région qui forma plus tard le Lénovin depuis l'antiquité, Balianor est l'une des premières cités fondée par les finnois, les premiers habitants du Lénovin, qui n'a jamais perdu d'importance au fil du temps. Aujourd'hui encore, c'est le premier port de commerce, et un centre de production important. Depuis très longtemps maintenant, il aux mains de la famille Grand-Ducale des Vartanen, qui en est originaire et s'y est imposée presque dès la création de la charge de Gouverneur Oligarchique.
IV. Élios : L'Élios, située au sud de la côté lénovinir, est plus en équilibre entre terre et mer, mais Tylélios, sa capitale, n'en reste pas moins le quatrième port du pays. Province assez discrète sur la scène Oligarchique, elle possède une bonne production maritime comme terrestre, et est au mains de la discrète mais bien implantée famille Ducale des Argentombre depuis un siècle environs.
V. Ester : L'Ester, jadis à l'ouest de la Tyrannie de Tylvolens, est aujourd'hui au cœur du pays, et sa capitale, Tylester, est un grand nœud commercial terrestre, ainsi que la deuxième plus grande ville du pays, derrière Balianor. Vivant avant tout du commerce, la province possède également une production agricole tout à fait honnête. Depuis cinq siècle, c'est le fief du pouvoir des Movidonen, famille Grand-Ducale et actuellement Princière, qui y entretient un clientélisme politique et économique fort.
VI. Goval : Le Goval, au nord du Lénovin, possède un petit accès à la mer mais reste principalement tourné vers la terre. Située le long de la frontière, c'est une province pas particulièrement riche, et assez repliée sur elle même. Sa capitale, Tylgoval, est une ancienne ville militaire qui s'est agrandie, mais reste caractérisée par ses puissantes murailles. Elle est dominée par la famille Ducale des Morienal, généralement proches voir clients des Aingeal et très actifs dans le commerce des armes.
VII. Garor : Le Garor, fondée jadis avec la partie nord du Royaume de Goranov, l'extrême est de la Tyrannie de Tylvolens et une partie de terres nouvellement conquise, est depuis ses origines le fief territorial des puissants Aingeal, qui en ont conquis jadis une grande partie. C'est la province militaire par excellence du Lénovin, mais aussi une province à la production agricole solide. Sa capitale, Tylgaror, est un centre de formation militaire très actif et très bien fortifié.
VIII. Conquar : Le Conquar, ou Terre Conquise, est l'une des dernières adjonction du Lénovin, à l'extrême ouest. Particulièrement actif dans le commerce avec la Schenkennie, par la force des choses, elle est caractérisée par une culture très fortement celtique, plus encore qu'en Garor. Sa capitale est Tylnova, la Cité Neuve, fondée après la conquête de ces terres par la principauté, et elle est actuellement depuis cinquante ans aux mains de la famille Ducale des Kartenal, clients des Aingeal, qui y connaissent notamment une forte opposition de la famille de Marquis des Zoldonav, qui tenait la charge de Gouverneur Oligarchique au part avant, mais aussi d'autres, donnant une vie politique interne assez animée.
IX. Goranov : Le Goranov, jadis cœur du Royaume du même nom, est une province très active, sur le plan agricole notamment, et est la première productrice du pays, suivie de prêt par ses voisines du sud et de l'ouest. Sa capitale éponyme, Goranov, est la quatrième ville du pays, généralement très prospère. Depuis le XVe siècle, c'est la famille Grand-Ducale des Vaïeslav qui tient le poste de Gouverneur Oligarchique, et n'en a que rarement été délogée.
X. Ouest-Goranov : L'Ouest-Goranov, ancienne partie du Royaume du même nom, est la deuxième productrice agricole du pays, juste derrière sa voisine occidentale. Sa capitale, Maranov, est une des clés du commerce entre l'est et l'ouest du pays, et le lieu de nombreuses foires agricoles. Les chevaux de l'Ouest-Goranov sont particulièrement prisés dans tout le pays, et la première famille d'éleveurs de chevaux de la région, la famille Ducale des Kentigern, liée à la fois aux Aingeal et aux Vaïeslav, y tient depuis longtemps la charge de Gouverneur Oligarchique.
XI. Sud-Goranov : Le Sud-Goranov, ancienne partie du Royaume du même nom, est la troisième productrice agricole du pays, juste derrière ses voisines du nord. Sa capitale, Salanov, est la plus méridionale des grandes cités lénovinirs, connue pour les cultures très riches qui l'entourent autant que pour sa puissante garnison. La charge de Gouverneur Oligarchique y est tenue depuis un siècle par les Zadavega, clients des Vaïeslav.
XII. Agoron : L'Agoron, ancien royaume indépendant, fut l'une des premières conquêtes du Lénovin unifié. Aujourd'hui sa capitale, Oragon, est la première ville-garnison du pays, au mains de la famille Ducale des Oléanon depuis l'époque de la conquête, où ceux-ci, alors grands nobles du pays, aidèrent à faire tomber la famille royale d'alors de l'intérieur, et surent ensuite se maintenir par un clientélisme tant interne qu'externe vis-à-vis des grandes familles lénovinirs.
HJ : Merci à Hohenhoff d'avoir gracieusement réalisé une carte concrétisant mes écrits.
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Elliania
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Par le Professeur Elias Ombrelune.
Avant le XIIIe siècle, et la création de notre Principauté telle que nous la connaissons, le territoire du Lénovin connu une histoire assez mouvementée, qui vit intervenir une grande diversité de peuples, lesquels nous ont laissé encore aujourd'hui leur héritage culturel et linguistique. Juste avant que cette histoire ne débouche sur notre état actuel – lequel connaîtrait encore par la suite bien des apports et des évolutions – le territoire du Lénovin moderne était divisé en cinq ensembles plus ou moins unis : les Cités de Balianor, la Tyrannie de Tylvolens, le Royaume de Goranov, le Royaume d'Agoron et enfin ce que l'on appel les royaumes celtiques orientaux. Parmi ces ensembles, les trois premiers étaient destinés à s'unir et à conquérir les deux autres, pour donner au pays ses frontières actuelles. Sans prétendre rentrer dans les détails de chaque cas, le présent ouvrage a pour ambition de présenter rapidement tous ces ensembles, leurs principales caractéristiques, leurs frontières et leurs relations au début du XIIIe siècle, avant que n'intervienne l'unification puis la conquête. Et pour se représenter ceux-ci, le plus efficace reste encore de fournir une carte, reproduite ici avec l'aimable autorisation de son auteur.
[center][img]http://www.zupimages.net/up/16/02/a0la.png[/img][/center]
[quote="Légende"]Légende :
-Losange : Capitale nationale
-Nom : Nom de la capitale
-Nom en italique : Nom du territoire[/quote]
I. Les Cités de Balianor : Situées à l'est du territoire du Lénovin actuel, les Cités de Balianor formaient un ensemble de cités-états, constitué dès l'antiquité et qui au fil des âges avait évolué d'abord en une confédération assez lâche, puis en une fédération plus resserrée et enfin vers une forme intermédiaire, qui donnait la prépondérance à la plus grande des cités de ce temps, qui est d'ailleurs toujours la plus grande et prospères des cités du Lénovin actuel, à savoir Balianor la Grande, qui avait donné son nom à l'ensemble, tout en laissant également un véritable pouvoir au reste des grandes cités, qui se livraient entre elles à un jeu de pouvoir qui n'était pas sans préfigurer celui qui, plus tard, existerait entre les grandes familles du Lénovin unifié. Même si elles n'étaient pas les seules à disposer d'un accès à la mer, rejointes en cela par leurs voisins de Tylvolens, avec qui elles avaient une large frontière terrestre à l'ouest, les Cités de Balianor étaient largement celles qui y étaient le plus ouvertes, et avaient beaucoup plus de relations avec l'extérieur que le reste du futur Lénovin, et formaient la partie la plus prospères. Néanmoins, elles manquaient cruellement de forces armées terrestres, et devaient importer une partie de leur nourriture, ayant un système de fonctionnement se reposant largement sur la vie citadine. Les Cités de Balianor furent à l'origine du processus d'unification, elles donnèrent l'impulsion première, et formèrent par la suite une large partie de la culture politique de la future Principauté. Aujourd'hui, les provinces « héritières » directes des Cités sont celles de Baliar, mais aussi de Mariar, qui reprennent le gros de leur territoire, quoique celui-ci s'étendait aussi sur une partie des actuelles provinces d'Élios et de Léonov.
II. La Tyrannie de Tylvolens : Située au centre-nord-est du Lénovin actuel, la Tyrannie de Tylvolens, comme son nom l'indique, était un ensemble placé sous la poigne d'une famille de tyrans, qui siégeaient dans la puissante cité de Tylvolens, aujourd'hui en ruine, assisté par une forme d'oligarchie militaire. L'ensemble était en fait plutôt disparate, formé par la conquête au dixième siècle de plusieurs petits royaumes et cités-états par la Cité de Tylvolens, qui était alors à mi-chemin entre la démocratie et la ploutocratie. Mais la soif de pouvoir des généraux avait rapidement débordé le Sénat de Tylvolens, et au début du onzième siècle la République avait basculée sous un régime de tyrannie, d'abord de plusieurs familles puis d'une seule, qui tenait le pays sous une poigne assez ferme. Dotée de vastes terres mais aussi de deux accès à la mer, un au sud et un au nord, la Tyrannie était sans doute l'état le plus équilibré du futur Lénovin, mais souffrait de mauvaises relations diplomatiques, tant avec ses voisins qu'avec le reste du monde. La Révolte de Tylvolens, qui mena au renversement de la Tyrannie et au Sac de Tylvolens, fut l'un des éléments déclencheurs de l'unification, et les plus grands esprits du début de la Principauté furent de cette région, expliquant le placement de la capitale sur son territoire, dans la cité de Tyléonov, fondée à cette époque. Aujourd'hui, les provinces se considérant comme les « héritières » de Tylvolens sont celles du Léonov, du Goval, de l'Ester et de l'Élios bien que son territoire ait aussi couvert une partie de l'Ouest-Goranov et surtout du Garor.
III. Le Royaume de Goranov : Situé au sud-est du Lénovin actuel, le Royaume de Goranov était sans doute le plus « classique » des états qui formeraient la future Principauté, placé sous la gouvernance d'un roi, dont la famille régnait depuis le septième siècle environs. Agrégat des diverses cultures les plus guerrières qui avaient traversées le territoire du futur Lénovin, le Goranov était fort surtout par sa puissante armée, ainsi que par son agriculture très performante – les « trois Goranov » formant encore aujourd'hui le cœur de la production agricole du pays – mais faible par son commerce, qui laissait grandement à désirer, en partie à cause de son manque d'accès à la mer et de ses relations en dents de scie avec ses voisins, parfois bonnes avec certains royaumes d'orients, mais souvent mauvaises. Devant le refus des rois de s'allier avec leurs voisins contre des menaces extérieures, ils furent assassinés et la lignée renversée par les grands nobles du Royaume, ce qui ouvrit la voie à la finalisation de l'alliance qui devait mener à la concrétisation du Lénovin moderne. Ce sont en grande partie les citoyens de Goranov qui refusèrent de se doter d'un nouveau Roi et, avec leurs voisins orientaux de Tylvolens, pesèrent pour que le pouvoir ne soit pas remis définitivement entre les mains d'une seule famille. C'est également le Goranov qui légua sa culture guerrière et assez peu scrupuleuse avec l'extérieur au Lénovin moderne. Les provinces qui en sont les « héritières » directes sont bien sûr les « trois Goranov », à savoir le Goranov proprement dit, le Sud-Goranov et l'Ouest-Goranov, mais aussi dans une large mesure le Garor, qui comprend une partie de son ancien territoire, lequel s'étendait aussi à des parties de l'Ester actuel.
IV. Le Royaume d'Agoron : Situé au sud-ouest du Lénovin actuel, le Royaume d'Agoron était un petit royaume assez renfermé sur lui-même, qui ne participa nullement à l'unification du Lénovin. Au contraire, convoité pour les richesses qu'il possédait à l'époque, assez faibles comparées à ses défenses, il fut l'une des premières conquêtes de la Principauté nouvellement formée, conquête facilitée par la trahison des Oléanon, famille de la haute noblesse qui, en permettant la chute de l'ancienne monarchie, se gagna une place solide dans les rangs de l'Oligarchie du Lénovin autant qu'une grande influence dans la province conquise, au point de tenir la charge de Gouverneur Oligarchique pas tout à fait en continu mais plus que souvent au cours des siècles, jusqu'à aujourd'hui encore, d'ailleurs. De fait, il a assez peu légué au Lénovin moderne, et en fait sa culture fut plutôt assimilée et remplacée largement par la culture lénovinir. Comme il fut intégré d'un bloc, après la formation des provinces, et était assez petit, il a la particularité d'avoir gardé aussi bien son nom que sa forme d'origine, sans modification significative de sa frontière avec le reste du Lénovin, de sorte que son héritier actuel et direct est la province du même nom, l'Agoron.
V. Les royaumes celtiques orientaux : Situés à l'ouest du Lénovin actuel, les royaumes celtiques orientaux faisaient partie d'un ensemble plus vastes de royaumes celtiques appartenant à la même culture que l'Empire de Schenkennie et située à l'est de cet ensemble, d'où le nom qui leur fut donné par la suite par les lénovinirs. Ils furent conquis par la toute jeune Principauté, en collaboration avec le tout jeune Empire qui venait de se former à l'ouest, et sont sans doute largement à l'origine de la pérennité du Lénovin par les richesses qu'apportèrent leur pillage. La culture celtique était déjà présente dans les peuples du Lénovin avant leur intégration – les Aingeal, qui menèrent leur conquête, étant celtes eux-mêmes, comme par une certaine ironie des choses – mais n'en fut que renforcée suite à celle-ci. On ne peut pas vraiment dire que des provinces en soit vraiment les héritières, mais son territoire couvrait l'ensemble du Conquar et une partie du Garor actuels.
HJ : Merci à Hohenhoff d'avoir gracieusement réalisé une carte concrétisant mes écrits.
[img]http://img.xooimage.com/files110/2/f/7/4d1475d510-4e1de20.png[/img][/center]
Par le Professeur Elias Ombrelune.
Avant le XIIIe siècle, et la création de notre Principauté telle que nous la connaissons, le territoire du Lénovin connu une histoire assez mouvementée, qui vit intervenir une grande diversité de peuples, lesquels nous ont laissé encore aujourd'hui leur héritage culturel et linguistique. Juste avant que cette histoire ne débouche sur notre état actuel – lequel connaîtrait encore par la suite bien des apports et des évolutions – le territoire du Lénovin moderne était divisé en cinq ensembles plus ou moins unis : les Cités de Balianor, la Tyrannie de Tylvolens, le Royaume de Goranov, le Royaume d'Agoron et enfin ce que l'on appel les royaumes celtiques orientaux. Parmi ces ensembles, les trois premiers étaient destinés à s'unir et à conquérir les deux autres, pour donner au pays ses frontières actuelles. Sans prétendre rentrer dans les détails de chaque cas, le présent ouvrage a pour ambition de présenter rapidement tous ces ensembles, leurs principales caractéristiques, leurs frontières et leurs relations au début du XIIIe siècle, avant que n'intervienne l'unification puis la conquête. Et pour se représenter ceux-ci, le plus efficace reste encore de fournir une carte, reproduite ici avec l'aimable autorisation de son auteur.
[center][img]http://www.zupimages.net/up/16/02/a0la.png[/img][/center]
[quote="Légende"]Légende :
-Losange : Capitale nationale
-Nom : Nom de la capitale
-Nom en italique : Nom du territoire[/quote]
I. Les Cités de Balianor : Situées à l'est du territoire du Lénovin actuel, les Cités de Balianor formaient un ensemble de cités-états, constitué dès l'antiquité et qui au fil des âges avait évolué d'abord en une confédération assez lâche, puis en une fédération plus resserrée et enfin vers une forme intermédiaire, qui donnait la prépondérance à la plus grande des cités de ce temps, qui est d'ailleurs toujours la plus grande et prospères des cités du Lénovin actuel, à savoir Balianor la Grande, qui avait donné son nom à l'ensemble, tout en laissant également un véritable pouvoir au reste des grandes cités, qui se livraient entre elles à un jeu de pouvoir qui n'était pas sans préfigurer celui qui, plus tard, existerait entre les grandes familles du Lénovin unifié. Même si elles n'étaient pas les seules à disposer d'un accès à la mer, rejointes en cela par leurs voisins de Tylvolens, avec qui elles avaient une large frontière terrestre à l'ouest, les Cités de Balianor étaient largement celles qui y étaient le plus ouvertes, et avaient beaucoup plus de relations avec l'extérieur que le reste du futur Lénovin, et formaient la partie la plus prospères. Néanmoins, elles manquaient cruellement de forces armées terrestres, et devaient importer une partie de leur nourriture, ayant un système de fonctionnement se reposant largement sur la vie citadine. Les Cités de Balianor furent à l'origine du processus d'unification, elles donnèrent l'impulsion première, et formèrent par la suite une large partie de la culture politique de la future Principauté. Aujourd'hui, les provinces « héritières » directes des Cités sont celles de Baliar, mais aussi de Mariar, qui reprennent le gros de leur territoire, quoique celui-ci s'étendait aussi sur une partie des actuelles provinces d'Élios et de Léonov.
II. La Tyrannie de Tylvolens : Située au centre-nord-est du Lénovin actuel, la Tyrannie de Tylvolens, comme son nom l'indique, était un ensemble placé sous la poigne d'une famille de tyrans, qui siégeaient dans la puissante cité de Tylvolens, aujourd'hui en ruine, assisté par une forme d'oligarchie militaire. L'ensemble était en fait plutôt disparate, formé par la conquête au dixième siècle de plusieurs petits royaumes et cités-états par la Cité de Tylvolens, qui était alors à mi-chemin entre la démocratie et la ploutocratie. Mais la soif de pouvoir des généraux avait rapidement débordé le Sénat de Tylvolens, et au début du onzième siècle la République avait basculée sous un régime de tyrannie, d'abord de plusieurs familles puis d'une seule, qui tenait le pays sous une poigne assez ferme. Dotée de vastes terres mais aussi de deux accès à la mer, un au sud et un au nord, la Tyrannie était sans doute l'état le plus équilibré du futur Lénovin, mais souffrait de mauvaises relations diplomatiques, tant avec ses voisins qu'avec le reste du monde. La Révolte de Tylvolens, qui mena au renversement de la Tyrannie et au Sac de Tylvolens, fut l'un des éléments déclencheurs de l'unification, et les plus grands esprits du début de la Principauté furent de cette région, expliquant le placement de la capitale sur son territoire, dans la cité de Tyléonov, fondée à cette époque. Aujourd'hui, les provinces se considérant comme les « héritières » de Tylvolens sont celles du Léonov, du Goval, de l'Ester et de l'Élios bien que son territoire ait aussi couvert une partie de l'Ouest-Goranov et surtout du Garor.
III. Le Royaume de Goranov : Situé au sud-est du Lénovin actuel, le Royaume de Goranov était sans doute le plus « classique » des états qui formeraient la future Principauté, placé sous la gouvernance d'un roi, dont la famille régnait depuis le septième siècle environs. Agrégat des diverses cultures les plus guerrières qui avaient traversées le territoire du futur Lénovin, le Goranov était fort surtout par sa puissante armée, ainsi que par son agriculture très performante – les « trois Goranov » formant encore aujourd'hui le cœur de la production agricole du pays – mais faible par son commerce, qui laissait grandement à désirer, en partie à cause de son manque d'accès à la mer et de ses relations en dents de scie avec ses voisins, parfois bonnes avec certains royaumes d'orients, mais souvent mauvaises. Devant le refus des rois de s'allier avec leurs voisins contre des menaces extérieures, ils furent assassinés et la lignée renversée par les grands nobles du Royaume, ce qui ouvrit la voie à la finalisation de l'alliance qui devait mener à la concrétisation du Lénovin moderne. Ce sont en grande partie les citoyens de Goranov qui refusèrent de se doter d'un nouveau Roi et, avec leurs voisins orientaux de Tylvolens, pesèrent pour que le pouvoir ne soit pas remis définitivement entre les mains d'une seule famille. C'est également le Goranov qui légua sa culture guerrière et assez peu scrupuleuse avec l'extérieur au Lénovin moderne. Les provinces qui en sont les « héritières » directes sont bien sûr les « trois Goranov », à savoir le Goranov proprement dit, le Sud-Goranov et l'Ouest-Goranov, mais aussi dans une large mesure le Garor, qui comprend une partie de son ancien territoire, lequel s'étendait aussi à des parties de l'Ester actuel.
IV. Le Royaume d'Agoron : Situé au sud-ouest du Lénovin actuel, le Royaume d'Agoron était un petit royaume assez renfermé sur lui-même, qui ne participa nullement à l'unification du Lénovin. Au contraire, convoité pour les richesses qu'il possédait à l'époque, assez faibles comparées à ses défenses, il fut l'une des premières conquêtes de la Principauté nouvellement formée, conquête facilitée par la trahison des Oléanon, famille de la haute noblesse qui, en permettant la chute de l'ancienne monarchie, se gagna une place solide dans les rangs de l'Oligarchie du Lénovin autant qu'une grande influence dans la province conquise, au point de tenir la charge de Gouverneur Oligarchique pas tout à fait en continu mais plus que souvent au cours des siècles, jusqu'à aujourd'hui encore, d'ailleurs. De fait, il a assez peu légué au Lénovin moderne, et en fait sa culture fut plutôt assimilée et remplacée largement par la culture lénovinir. Comme il fut intégré d'un bloc, après la formation des provinces, et était assez petit, il a la particularité d'avoir gardé aussi bien son nom que sa forme d'origine, sans modification significative de sa frontière avec le reste du Lénovin, de sorte que son héritier actuel et direct est la province du même nom, l'Agoron.
V. Les royaumes celtiques orientaux : Situés à l'ouest du Lénovin actuel, les royaumes celtiques orientaux faisaient partie d'un ensemble plus vastes de royaumes celtiques appartenant à la même culture que l'Empire de Schenkennie et située à l'est de cet ensemble, d'où le nom qui leur fut donné par la suite par les lénovinirs. Ils furent conquis par la toute jeune Principauté, en collaboration avec le tout jeune Empire qui venait de se former à l'ouest, et sont sans doute largement à l'origine de la pérennité du Lénovin par les richesses qu'apportèrent leur pillage. La culture celtique était déjà présente dans les peuples du Lénovin avant leur intégration – les Aingeal, qui menèrent leur conquête, étant celtes eux-mêmes, comme par une certaine ironie des choses – mais n'en fut que renforcée suite à celle-ci. On ne peut pas vraiment dire que des provinces en soit vraiment les héritières, mais son territoire couvrait l'ensemble du Conquar et une partie du Garor actuels.
HJ : Merci à Hohenhoff d'avoir gracieusement réalisé une carte concrétisant mes écrits.
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Elliania
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/9/9/c/686ff412-4c97768.png[/img]
[img]http://img.xooimage.com/files110/c/9/6/4d1475d511-4fde5b8.png[/img][/center]
Par le Professeur Néléras Oléanon.
Tout pays est le fruit certes de ses populations, mais également de sa géographie. Sans les obstacles naturelles entre telle ou telle contrée, entre telle ou telle région, sans les richesses en eau, en pierre ou en autres ressources, sans les répartitions entre terres fertiles et terres ingrates, le destin des hommes et des nations serait indubitablement changé. C'est ainsi que le Lénovin est aussi, en partie, l’héritier d'une géographie, faites de fleuves, de montagnes et d'autres éléments encore. Le présent ouvrage a ainsi pour but de vous présenter ladite géographie et de faire en sorte qu'à terme celle-ci ne présente plus pour vous aucun secret. Pour ce faire, le mieux est encore de nous baser sur une carte que voici, qui servira à matérialiser concrètement les éléments que nous allons évoquer, et représentée ici avec l'aimable autorisation de son auteur.
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/5/5/6/16041005283321391214135463-4f091a4.png[/img][/center]
I. Les fleuves : Il existe quatre fleuves qui traversent le paysage lénovinir, tous d'une étendue en soit fort inégale et d'une importance historique toute aussi variable. Le premier, au nord, est le Polygale, qui sert de frontière avec la Carnutie sur une grande partie de son cours, et possède seulement une moitié de son gigantesque bassin fluvial sur le territoire lénovinir. Son principal affluent lénovinir est l'Afarea, de très loin la plus longue rivière du pays, qui n'a pas mérité le nom de fleuve uniquement parce qu'il se jette dans le Polygale, doublant presque son débit, plutôt que dans la mer, et possède lui-même un immense bassin fluvial qui compose une partie imposante de celui du fleuve. Ensuite, au cœur du pays, le traversant sur une large partie de son cours, il y a le Volensea, qui prend sa source au sud-sud-est, traverse Goranov, Tylester et les ruines de Tylvolens, pour finalement se jeter dans la mer à Tyléonov. On le voit, c'est un peu « l'épine dorsale » du pays, qui traverse la plupart de nos grandes cités historiques. Ses principaux affluents sont l'Ocrocil, le Goriasea, l'Ibarale et le Leosea. Vient ensuite un fleuve plus petit, l'Eliosea, qui forme une large partie de la frontière de l'Agoron avec le reste du pays puis va se jeter dans la mer à Tylélios, dont il tire son nom. Il n'a aucun grand affluent majeur, mais a joué un rôle de frontière naturelle pendant longtemps. Enfin, un peu au nord de l'Eliosea on peut voir le quatrième fleuve lénovinir, le Balianea, qui irrigue la puissante cité de Balianor. Tout comme le Volensea, il n'a jamais été une frontière mais plutôt une voie de communication, au même titre que son affluent principal, le Mariaea.
II. Les montagnes : Le Lénovin est un pays largement plat, ou du moins avec des altitudes raisonnables, en particuliers dans les vastes plaines fertiles du sud du pays, dans le « grand Goranov », comme on a coutume de le dire. Néanmoins il existe bien, dans les zones extérieures, trois grands massifs montagneux. Au nord, on trouve les Montagnes de la Barrière, qui forment, renforcées par le Polygale, la frontière carnuto-lénovinir. Ce sont elles, plus que le seul fleuve, frontière parfois symbolique, qui ont séparé les deux peuples en formant une barrière naturelle efficace, avec un terrain peu enviable à revendiquer. Ce sont les montagnes les plus hautes et les plus froides du pays. À l'ouest, on trouve les Monts de la Frontières, qui forment une partie de la frontière à cet endroit, comme leur nom l'indique. Peu explorés par les lénovinirs, ils ne sont ni les plus hauts ni les plus importants du pays mais forment avec la pointe ouest de la Barrière le « couloir celte », par lequel les celtes notamment sont entrés sur le continent. Enfin, au sud, se trouvent les Montagnes d'Agoron, qui isolent l'ancien royaume du reste du monde. Seule une ouverture au nord est « bouchée » par l'Eliosea, qui y prend d'ailleurs sa source... bouchon moins efficace puisqu'il n'aura pas empêché la conquête de l'Agoron. Ces montagnes font partie de l'identité locale des habitants du Duché, qui y sont tous très attachés, et ont bien entendu, elles aussi, une forte importance historique, servant d'ailleurs maintenant de zone de frontière naturellement protégée pour le Lénovin lui-même.
HJ : Merci à François de Callune d'avoir gracieusement réalisé une carte concrétisant mes écrits.
[img]http://img.xooimage.com/files110/c/9/6/4d1475d511-4fde5b8.png[/img][/center]
Par le Professeur Néléras Oléanon.
Tout pays est le fruit certes de ses populations, mais également de sa géographie. Sans les obstacles naturelles entre telle ou telle contrée, entre telle ou telle région, sans les richesses en eau, en pierre ou en autres ressources, sans les répartitions entre terres fertiles et terres ingrates, le destin des hommes et des nations serait indubitablement changé. C'est ainsi que le Lénovin est aussi, en partie, l’héritier d'une géographie, faites de fleuves, de montagnes et d'autres éléments encore. Le présent ouvrage a ainsi pour but de vous présenter ladite géographie et de faire en sorte qu'à terme celle-ci ne présente plus pour vous aucun secret. Pour ce faire, le mieux est encore de nous baser sur une carte que voici, qui servira à matérialiser concrètement les éléments que nous allons évoquer, et représentée ici avec l'aimable autorisation de son auteur.
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/5/5/6/16041005283321391214135463-4f091a4.png[/img][/center]
I. Les fleuves : Il existe quatre fleuves qui traversent le paysage lénovinir, tous d'une étendue en soit fort inégale et d'une importance historique toute aussi variable. Le premier, au nord, est le Polygale, qui sert de frontière avec la Carnutie sur une grande partie de son cours, et possède seulement une moitié de son gigantesque bassin fluvial sur le territoire lénovinir. Son principal affluent lénovinir est l'Afarea, de très loin la plus longue rivière du pays, qui n'a pas mérité le nom de fleuve uniquement parce qu'il se jette dans le Polygale, doublant presque son débit, plutôt que dans la mer, et possède lui-même un immense bassin fluvial qui compose une partie imposante de celui du fleuve. Ensuite, au cœur du pays, le traversant sur une large partie de son cours, il y a le Volensea, qui prend sa source au sud-sud-est, traverse Goranov, Tylester et les ruines de Tylvolens, pour finalement se jeter dans la mer à Tyléonov. On le voit, c'est un peu « l'épine dorsale » du pays, qui traverse la plupart de nos grandes cités historiques. Ses principaux affluents sont l'Ocrocil, le Goriasea, l'Ibarale et le Leosea. Vient ensuite un fleuve plus petit, l'Eliosea, qui forme une large partie de la frontière de l'Agoron avec le reste du pays puis va se jeter dans la mer à Tylélios, dont il tire son nom. Il n'a aucun grand affluent majeur, mais a joué un rôle de frontière naturelle pendant longtemps. Enfin, un peu au nord de l'Eliosea on peut voir le quatrième fleuve lénovinir, le Balianea, qui irrigue la puissante cité de Balianor. Tout comme le Volensea, il n'a jamais été une frontière mais plutôt une voie de communication, au même titre que son affluent principal, le Mariaea.
II. Les montagnes : Le Lénovin est un pays largement plat, ou du moins avec des altitudes raisonnables, en particuliers dans les vastes plaines fertiles du sud du pays, dans le « grand Goranov », comme on a coutume de le dire. Néanmoins il existe bien, dans les zones extérieures, trois grands massifs montagneux. Au nord, on trouve les Montagnes de la Barrière, qui forment, renforcées par le Polygale, la frontière carnuto-lénovinir. Ce sont elles, plus que le seul fleuve, frontière parfois symbolique, qui ont séparé les deux peuples en formant une barrière naturelle efficace, avec un terrain peu enviable à revendiquer. Ce sont les montagnes les plus hautes et les plus froides du pays. À l'ouest, on trouve les Monts de la Frontières, qui forment une partie de la frontière à cet endroit, comme leur nom l'indique. Peu explorés par les lénovinirs, ils ne sont ni les plus hauts ni les plus importants du pays mais forment avec la pointe ouest de la Barrière le « couloir celte », par lequel les celtes notamment sont entrés sur le continent. Enfin, au sud, se trouvent les Montagnes d'Agoron, qui isolent l'ancien royaume du reste du monde. Seule une ouverture au nord est « bouchée » par l'Eliosea, qui y prend d'ailleurs sa source... bouchon moins efficace puisqu'il n'aura pas empêché la conquête de l'Agoron. Ces montagnes font partie de l'identité locale des habitants du Duché, qui y sont tous très attachés, et ont bien entendu, elles aussi, une forte importance historique, servant d'ailleurs maintenant de zone de frontière naturellement protégée pour le Lénovin lui-même.
HJ : Merci à François de Callune d'avoir gracieusement réalisé une carte concrétisant mes écrits.