Troisième rencontre Viertenstein - Litzburg

Otto

Message par Otto »

[justify]Pour la troisième fois en une demi-douzaine d'année, le Grand-Duché du Litzburg et la Principauté du Viertenstein organisait une rencontre. Cette fois-ci, c'était au tour des deux ministres des affaires étrangères de ce rencontrer. Les relations entre les deux monarchies n'ont pas toujours au beau fixe, mais la Principauté voulait absolument renouer les liens avec sa cousine et homologue litzbourgeoise. L'impossibilité pour Hellen de recevoir le régent avait beaucoup déçu au Viertenstein, de même que la missive qui semblait montrer que le Litzburg se montrait toujours froid à l'égard du Viertenstein. Néanmoins, la ministre des Affaires Etrangères, Frederike Kraft serait reçue avec tout les honneurs. A peine arrivée dans le port d'Hochburg, elle était reçue par un cortège de Gendarmes du Viertenstein, ses hommes en grands uniformes bleues foncés, qui semblaient tout droit sortie du XIXème siècle. Composée uniquement de fils puinés de la noblesse vierteneinoise, les Gendarmes doivent traditionnellement protéger les membres de la famille princière ; c'est donc un honneur pour la Ministre d'être aujourd'hui escorté par ces hommes. Elle est conduite par un véhicule hippomobile dans les rues de la ville baroque d'Hochburg avant d'arriver dans un petit bâtiment : la Chancellerie du Viertenstein.

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Madame Kraft pénétra dans le bâtiment et fut conduite par un officier des Gendarmes jusqu'au bureau du Chancelier. Le bureau était une petite pièce, meublé assez sobrement. Elle découvrit alors Karl von Leunheim dans sa grande soutane noire. En effet, celui-ci était un prêtre et ni la primature du Viertenstein ni la papauté n'avait jugé nécessaire de le suspendre de ses fonctions religieuses depuis son entré au Conseil du Prince. Il salua la ministre :

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« Madame, c'est un grand honneur pour moi de pouvoir vous rencontrer. Je suis désolé de ne pas avoir pus venir à votre rencontre. Avez-vous fait bon voyage depuis votre pays ? »[/justify]
YenSid

Message par YenSid »

Frederike Kraft arrivait en ce matin de novembre à la chancellerie de la principauté. Durant le relativement long trajet, elle avait pu préparer les dossiers à traiter durant sa rencontre avec le chancelier du Viertenstein. Comme l'ensemble des Litzburgeois, et bien que Staatsekretaer aux affaires étrangères, il n'était pas habituelle pour elle de prendre l'avion pour des vols de plus de 2 heures. Ainsi le voulait la politique étrangère litzburgeoise, centrée sur ses voisins immédiat ou presque. Le Viertenstein se trouvait à la périphérie de cette zone.
En 6 ans, les rapports entre les deux états avaient beaucoup changé, d'abord très cordiale, elles s'étaient ensuite brusquement refroidies pour finalement redevenir plus cordiale, mais nul projet ou accord d'envergure n'avait été conclu.

La grande-duchesse étant occupée par le dossier bassaxois et par la relance des investissements dans le pays, elle avait trouvé plus judicieux d'envoyer sa conseillère, personne de confiance, pour discuter avec la principauté.

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Escorté tel un monarque, Frederike fut menée au chancelier, Karl von Leunheim, un homme certainement du même âge qu'elle, qui semblait avoir de l'expérience. C'était un prêtre, ce qu'elle ne manqua pas de remarquer. C'était une chose qui eut été complètement proscrite au Litzburg, mais il faut faire preuve de tolérance, et particulièrement à ce poste.

"Bonjour Monsieur von Leunheim, je suis ravie de vous rencontrer. Le voyage fut agréable et studieux pour ma part. Au nom de la couronne litzburgoise, je suis honorée de vous remettre une de nos bouteilles de garde de liqueur de mirabelle, certainement la meilleure au monde."

On lui transmit la bouteille dans son coffret de cerisier rouge.

"Je comprends que votre gouvernement ait pu être déçu que la grande-duchesse ne se déplace pas en personne, mais elle croit fortement en notre capacité à mener à bien les discussions. Quel est donc le premier sujet que vous souhaitez adresser aujourd'hui ?"
Otto

Message par Otto »

[justify][center][img]http://www.sulpc.org/ed/ouellet.jpg[/img][/center]

« Je pense que nous pourrions commencer par aborder les sujets de politiques internationales, comme la Nydersachse/Bassaxe notamment. Nous pensons qu'il est inacceptable que nos frères alémaniques vivent encore sous la domination des libéraux de Prétorus, que nous suspectons d'avoir manipulés le peuple et truqués les résultats. Je crois me souvenir que votre monarchie a ouvert ses frontières à ses voisins et cousins, et je l'en félicite. Nous envisageons de continuer à soutenir l'indépendance de cette province, mais la principauté voudrait connaître les positions précises du Grand-Duché. Si celles-ci convergent avec les nôtres, il n'est pas inenvisageable de collaborer, qu'en pensez-vous ? »[/justify]
YenSid

Message par YenSid »

" Très bien, cela me semble un excellent début.

Notre position est moins virulente que celle que vous présentez ici. Il n'y a pas pour nous de domination, mais uniquement deux destins qui après s'être rapprochés, se sont à nouveaux éloignés. Le démocratisme et le libéralisme franconnien nous permet de comprendre que si la question avait du se poser avant, elle se serait posée... mais ce ne fut pas le cas. Personne n'a un jour forcé les Bassaxois à hisser haut les couleurs de la république et de Prétorus.

Et c'est dans ce même esprit que nous souhaiterions que soit respectée la volonté de ce même peuple à hisser haut ses propres couleurs.

Pendant de longues années avant le règne d'Ellen du Litzburg, la tyrannie au Litzburg, ou même le règne du roi Thomas au Thorval, n'était pas plus une bonne chose que le régime ultra-libéral de Prétorus aujourd'hui. Aujourd'hui le Litzburg et le Thorval défendent de vrais valeurs en Alméra centrale, des valeurs de traditions qui font échos à la vie passée dans les régions non-francophone de la Franconie, et qui ont par effet domino participé au réveil de ces dernières.

Nous souhaitons accompagner le processus engagé par Pretorus pour émanciper ces régions et les laisser choisir leur mode de gouvernement, leurs moeurs, et tout ce qui a attrait au respect de leurs traditions. Encore une fois, nous ne souhaitons pas affronter la Franconie, mais plutôt encourager l'indépendantisme modéré, qui seul peut apporter une réponse viable, durable et sans douleurs à ces populations. Ouvrir nos frontières et créer cette zone tampon, est un acte militant, nous n'ingérons pas dans les affaires de la Franconie, mais encourageons la population à faire le bon choix, celui de la tradition.

Pour ce qui est du référendum, nous avons des raisons de croire dans les deux versions avancées. Même si il y a eu une quelconque fraude, il faut prendre en compte que près de 1 habitants sur 2 restaient attaché à Pretorus, et en tant que Bassaxois, ces personnes méritent du respect. Le processus engagé par Pretorus, que nous soutenons et que nous allons certainement accompagné avec l'accord des autorités franconiennes, assurera une transition douce et plus profonde. Et alors nous nous satisferons de voir l'indépendance votée dans 5 ans, à plus de 80%. "
Otto

Message par Otto »

[justify][center][img]http://www.sulpc.org/ed/ouellet.jpg[/img][/center]

« Je respecte vos positions concernant la Nydersachse, qui sont bien sage. Le Viertenstein s'alignera sur vos positions car vous êtes directement frontaliers avec la Franconie et vous êtes le plus à même d'aider nos frères à trouver la meilleure voie. Cependant, nous devons vous informer qu'il y avait parmi les observateurs du scrutin des viertensteinois qui ont repéré des fraudes, confirmés par le témoignages d'observateurs culturéens. Néanmoins, et je le répète, le Viertenstein s'aligne sur vos positions, qui sont sages, d'autant plus que votre pays est touché bien plus directement par ces affaires.

Pouvons-nous passer à un autre sujets, ceux-ci ne manquent pas (Quantar, Saint-Empire...), ou souhaitez-vous ajouter quelque chose sur la Bassaxe ? »[/justify]
YenSid

Message par YenSid »

"Nous prenons note de votre position et vous remercions de votre soutien. Il n'est pas d'autres points à aborder sur le sujet pour le moment il me semble. Nous vous laissons donc le soin d'exprimer vos positions sur d'autres sujets, puis nous réagirons."
Otto

Message par Otto »

[justify][center][img]http://www.sulpc.org/ed/ouellet.jpg[/img][/center]

« Bien, je souhaiterai aborder la question du Quantar en ce cas. Vous n'êtes pas sans savoir que la République Albionnaise et le Quantar sont entrain de se lancer dans une politique d'union. Que pense votre gouvernement de celle-ci ?
La Principauté craint cette politique qui créerait un immense État libéral à nos frontières, unissant de fait une monarchie qui commençait à se détacher du libéralisme et une république très capitaliste. »[/justify]
YenSid

Message par YenSid »

"Pour être franche, cela ne nous étonne qu'à moitié. Les relations du Litzburg avec ces deux pays n'ont jamais été excellentes, tout au plus cordiale avec l'Empire du Quantar. Aussi, le regroupement de ces dernières est assez logique quand on voit la politique libérale économique du Quantar, et la politique libérale de l'Albion. Néanmoins, nous sommes surpris de la facilité avec laquelle ces deux états arrivent à s'entendre.
Dussent-ils avoir des accords que cela ne nous choquerait point, mais un tel rapprochement peut poser nombre de questions, comme de comprendre qui tient l'autre, et par quels éléments ? Ou encore de connaître la source, le fait provocateur, de ces discussions ?

Nous ne sommes en revanche pas plus inquiets, que pour n'importe quel autre bouleversement que notre monde connait. Et puis après tout, nous pouvons toujours espérer revoir émerger une monarchie forte, qui aura su convaincre un Albion libéral des bienfaits de la monarchie et d'un minimum de traditions. Mais nous ne pouvons que prier pour cela.

Avez vous de plus grandes craintes ?
Sinon, je vous propose d'adresser le sujet suivant."
Otto

Message par Otto »

[justify][center][img]http://www.sulpc.org/ed/ouellet.jpg[/img][/center]

« J'espère que vous aurez raison et que le Conseil s'inquiète pour rien... Pourvu que l'empereur sache montrer à ses nouveaux peuples la voix de la sagesse.
Passons d'un empire à l'autre, je veux maintenant parler de la situation au sein du Saint-Empire. Vous n'êtes pas sans savoir que le Saint-Empire se délite doucement. Malgré les mauvais relations que notre principauté a entretenu avec l'Empire depuis le XIXème siècle, nous ne pouvons que nous affoler de la perte de puissance de celui-ci, qui était la grande puissance temporelle mais aussi culturelle et militaire de la Chrétienté. Le Saint-Empire ne se limite pas au Schlessein, par sa nature, il est commun à toute la chrétienté. Pour contrer ce délitement, je dois vous informer que notre prince a récemment proposé à l'Empereur de lui prêter hommage et de se mettre à son service ; nous ne serions que vous conseiller de faire de même, afin de œuvrer à la réforme de l'Empire. Bien que la couronne soit élective, le régent veut que votre grande-duchesse sache qu'il ne brigue pas l'élection à l'Empire, ni pour lui, ni pour le prince-héréditaire, S.A.S Franz-Ulrich. Savez-vous ce qu'en pense votre monarque ?»[/justify]
YenSid

Message par YenSid »

"Je ne puis m'exprimer pour Sa Majesté, mais notre politique étrangère a été fixée sur ces deux sujets, à savoir les relations avec la Sainte Couronne, et les relations avec nos cousins schlessois.

Commençons par les secondes. Le schlessien, berceau de nos pères fondateurs a pendant très longtemps été un allié de taille pour notre pays, et qui nous permis de faire le choix de la neutralité. Néanmoins, nos liens se sont progressivement desserrés à mesure que l'île s'est modernisée et a tourné le dos à la tradition, n'en gardant qu'une extrêmement petite partie à savoir le clergé catholique et la piété aveugle des habitants pour le pape. Néanmoins, nos liens économiques et militaires se maintiennent, à un niveau beaucoup plus faible, certes, mais nous ne couperons jamais nos relations avec l'aigle à deux têtes.

Pour ce qui est de la Sainte Couronne, notre position est toute autre. Jamais le souverain litzburgeois n'a prêté serment à un autre souverain que celui des Cieux. Considérez que cela n'arrivera jamais. En tant que couronne chrétienne, nous soutenons le Saint-Empire dans ses actions de défense de la chrétienté en tant qu'église d'Hommes autour de cette planète. Le terme impérial est pour nous un reliquat d'un temps où cette couronne rassemblait sous elle, de nombreuses autres couronnes et leurs imposait des lois ordinaires. Aujourd'hui, il faut comprendre la charge impériale comme une mission supplémentaire, de la défense des hommes et femmes chrétiens, et non comme une charge temporelle. Telle est la conception de Sa Majesté pour la couronne impériale. C'est pour nous un grand paradoxe de voir que l'Etat le mieux placé pour défendre la chrétienté, le Schlessien, ne le peut que par une modernisation que nous n'apprécions guère et qui lui a permis d'avoir un bras armé suffisamment solide pour cette charge.

Pour ce qui est du mélange des deux, que nous voyons dans la thématique des territoires, nous estimons que le Schlessien peut avoir la politique étrangère, militaire et d'expansion qu'il souhaite, tant qu'il n'a aucune vue sur le grand-duché et ses cousins que sont les habitants du Thorval."
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