Rencontre Kirep - Oustrie à Ophrone

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Alexei

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Sommet Oustrie - Kirep à Ophrone[/center]

Avec l'émergence de l'Oustrie et du Sébastov, l'Alméra-orientale connaissait une renaissance politique inédite, mais dans un mauvais sens malheureusement. Si le Sébastov se dirigeait sur la voie marxiste-léniniste pure, semblable à celle prônée par Ophrone, la Fédération d'Oustrie appliquait une sorte d'anarcho-collectivisme, relativement mal vue par Ophrone, d'autant plus qu'il faisait partie du voisinage directe de la puissance yougoslave, désormais la dernière grande puissance marxiste-léniniste du monde, succédant à une URCM meurtrie. De nouvelles directives incombaient donc aux communistes kirépiens : celles de prendre la tête du mouvement communiste international d'une part, et de consolider les acquis révolutionnaires dans leur pré carré d'autre part.

De nouveaux adversaires, bien qu'insignifiants, tentaient de tirer leur épingle du jeu de cette Alméra de l'Est encore instable. Le Raksasa qui s'appropriait Juvna par le biais de ses satellites barebjaliens, et la "Fédération transnationale", se servant des anarchistes de La Culture pour faire passer ses idées technocrates -donc anti-populaires- et bourgeoises -anti-révolutionnaires-. Cette-dernière s'était montrée très active au Sébastov, et, à peine l'Oustrie ouverte au monde, avait envoyé des émissaires dans ce dernier pays, stratégique pour Ophrone. Il convenait de remédier à cela et de montrer à la direction oustrienne qu'un partenariat avec les anarcho-technocrates n'amènerait à rien. Parallèlement à cela, il fallait influencer les élites et les masses de ce pays-voisin pour entamer un retour au marxisme-léninisme, comme il fut le cas au Sébastov, dans l'espoir de constituer un futur bloc uni est-alméran, réuni autour des idées d'Ovskorine.

Cette mission avait été assignée à Boris Novak, véritable dinosaure de la politique kirépienne cumulant des années au Bureau politique, au Comité central, et au gouvernement, fraîchement nommé Commissaire aux Affaires Etrangères. De cette manière, la puissance yougoslave mêlait deux doctrines semblant opposées : la première étant la doctrine Vujin, du nom du secrétaire-général de l'Internationale Communiste, radicale et révolutionnaire. La seconde serait baptisée la doctrine Novak, se voulant ouverte et plus pragmatique, notamment avec les nombreux pays "nationaliste-progressistes", mais toujours teintée de l'essence révolutionnaire essentielle. L'objectif restait le même : diffuser le socialisme et combattre le Raksasa, nouvel ennemi bourgeois et impérialiste que seul le Kirep et les pays barebjaliens affrontaient réellement. Mais ne brûlons point les étapes, ce qui importait à cet instant était l'accueil que l'on dédierait aux représentants oustriens à l'aéroport Gakovo (du nom de Vliduj Gak) d'Ophrone, la capitale de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. Etant voisins et partageant des valeurs idéologiques communes, il n'était pas nécessaire d'impressionner outre mesure. Seul un détachement de l'Armée populaire du Kirep et de gardes rouges serait disposé en haie d'honneur, tenant les drapeaux oustrien et kirépien, et la bannière du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, le parti unique au centre du pouvoir, selon la tradition marxiste-léniniste.

[center][img]http://www.notablebiographies.com/images/uewb_07_img0489.jpg[/img]
Boris Novak
Commissaire aux Affaires Etrangères de la RPDPK[/center]
[justify]« Dobro jutro, camarade, cela faisait longtemps que nous n'avions pas reçu nos voisins -sourire-. Avez-vous fait bon voyage ? »[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

Ophrone, capitale de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. Des liens diplomatiques avaient commencé à se tisser entre la Fédération et le Kirep, notamment à cause de leurs proximités idéologiques. Il y a peu, l'Oustrie officialisait son entrée au sein de l'Internationale Communiste. Malgré les divergences d'un point de vue doctrinal, il était nécessaire d'unifier l'ensemble des pays socialistes afin qu'ils puissent mener un front commun et uni, contre les menaces extérieurs qui pourraient se profiler. C'est pour cette raison que Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères, avait été envoyé au Kirep pour discuter de l'avenir du socialisme dans l'Alméra. En vue de la capitale du Kirep, l'ensemble de la délégation s'affairait pour être prêt lors de la descente d'avion. Encore assise dans son coin, la Secrétaire Général de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire, Irina Derdon, trouvait tout ce remue-ménage grotesque.

IRINA DERDON | « Allons allons camarades et citoyens. Vous êtes grotesque à agir comme vous le faîtes. Vous croyez que vous tirer à quatre épingle changera quelque chose devant nos camarades du Kirep ? Soyons sérieux. »

IOSSIF KATEV | « Je vous ai connu plus diplomate, camarade Derdon. Un peu de tenue pour nos hôtes, est la moindre des choses, ne croyez-vous pas ? »

IRINA DERDON | « Ah bon ? Iossif, depuis quand faisons nous des phrases pour ne rien dire ? Nous nous connaissons depuis longtemps, inutile de cacher ton anxiété. »

Le Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères ne dit rien, se contentant de s'esclaffer de manière bruyante, avant de reprendre son calme et son sérieux. Quelques minutes plus tard, chacun avait regagné sa place pour l'atterrissage. Puis quand la porte s'ouvrit, la délégation se marcha presque dessus pour descendre de l'appareil. Sans doute une preuve de l'amateurisme dont ils faisaient encore preuve. Heureusement, cela ne pouvait pas être vu par la foule à l'extérieur, devait se dire Irina Derdon. Descendant de l'appareil en saluant la foule, la délégation s'arrêta un court instant pour adresser un salut militant quelque peu expéditif aux détachements de l'Armée Populaire avant de se presser à la rencontre de Boris Novak, Commissaire aux Affaires Étrangères et de lui serrer la main.

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Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]

IOSSIF KATEV | « Camarade Novak, c'est un plaisir de pouvoir nous rendre au Kirep après de nombreuses années. Le voyage s'est très bien passé et votre accueil est des plus chaleureux. J'aimerai vous présenter la Camarade Derdon, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire, qui est également la responsable de notre entrée au sein de l'Internationale Communiste. »

IRINA DERDON | « Camarade Novak. » -Elle hoche la tête de bas en haut simplement-

IOSSIF KATEV | « J'espère que nous ne vous avons pas trop fait attendre ? Quoi qu'il en soit, c'est un véritable plaisir de pouvoir rencontrer nos frères socialistes. J'espère que cette rencontre scellera le début d'une grande amitié et d'une coopération durable entre nos deux nations. »
Alexei

Message par Alexei »

[center][img]http://www.notablebiographies.com/images/uewb_07_img0489.jpg[/img]
Boris Novak
Commissaire aux Affaires Etrangères de la RPDPK[/center]
[justify]« Il aurait été difficile de me faire attendre -sourire-. C'est un plaisir, camarade Derdon, je partage également l'espoir d'une amitié solide entre nos deux nations, déjà esquissée ces-derniers jours, et dont nous avons la mission commune de dessiner. »[/justify]

Boris Novak, tout en serrant les mains tendues avec un sourire, jaugea ses interlocuteurs. Si Iossif Katev semblait sincèrement admiratif du système yougoslave, cela ne semblait être le cas de sa camarade, que la froideur apparente et le bref salut rendaient plutôt antipathique. Il espérait cependant que cette impression se dissiperait, tout en conduisant la délégation au convoi diplomatique, composé des habituelles voitures sombres ornées de petits drapeaux.

Boris Novak -Commissaire aux Affaires Etrangères de la RPDPK- : [justify]« Nous avons un peu de route avant d'atteindre Ophrone à proprement parler. Avec 32 millions d'habitants, dans toute son agglomération, elle est la seconde ville du monde derrière Jiyuan au Raksasa. Elle mélange socialisme et Histoire, à la manière de Novgorod ou In Tao. Nous en reparlerons, en attendant, j'aimerais découvrir et mieux connaître l'Oustrie qui est, vous en conviendrez, relativement atypique. -sourire- »[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

Devant l'attitude de Derdon, Katev lui avait lancé un regard sévère du coin de l'œil, pour lui faire comprendre qu'elle ferait ses caprices un autre moment. L'accueil fait aux deux envoyés de l'Oustrie, fut fort chaleureux, malgré un aspect un peu trop martial qui pouvait en rebuter plus d'un. Seulement, il était compréhensible après les récents évènements dans le pays. Mieux vaut prévenir que guérir. Le long convoi diplomatique partit enfin, pour atteindre le coeur de la ville d'Ophrone, énorme mégalopole socialiste. Irina Derdon regardait par al vitre le paysage défilé, laissant Iossif Katev mené la discussion.

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Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]

IOSSIF KATEV | « Sans doute qu'elle vous paraît atypique camarade, car elle ne rentre pas nécessairement dans les canons officiel de la pensée communiste dominante. Cependant, notre adhésion à l'Internationale Communiste marque très bien notre volonté de construire le socialisme avec les particularités de notre peuple et de notre histoire. »

IRINA DERDON | « Cela n'est pas du 'nationalisme bourgeois' au moins, Camarade Novak ? »-Elle fixe le Commissaire aux Affaires Étrangères dans les yeux, tournant rapidement la tête-

IOSSIF KATEV | « Ne vous fiez pas à ses provocations, la Camarade Derdon est une révolutionnaire de premier ordre. Elle a combattue durant toute la guerre populaire dans la IIIème Armée de Libération. Elle a gardée ses aspects un peu martiaux, qui font d'elle une très grande et estimée camarade. »

Irina Derdon se contenta de sourire timidement, avant de replonger son regard dans le paysage qui défilait sous ses yeux.

IOSSIF KATEV | « Nous ne sommes qu'à la première étape de notre révolution pour le moment. Nous posons les bases d'un ordre socialiste nouveau, qui se veut populaire, démocratique et impliquant les masses elles-même. Certes, nous avons l'air d'être des ovnis, mais nous pensons que nos Communes et nos Syndicats, nous apporterons les bases d'accumulation nécessaire pour abattre ce qu'il reste du capitalisme dans notre pays. »

IRINA DERDON | « Il faudrait commencer par faire autre chose que des mesures 'pansements sur jambes de bois', Camarade Katev. Sur la question des femmes par exemple. »

IOSSIF KATEV | « Nous y travaillons, nous y travaillons. Comme vous le voyez Camarade Novak, nous avons encore pas mal de choses à modifier en profondeur, des tares idéologiques qu'il nous faudra combattre. Mais avec votre aide et votre soutien, nous pourrons réaliser de grandes choses pour la Fédération, ainsi que le socialisme. »
Alexei

Message par Alexei »

Des gratte-ciels ovskoriniens apparaissaient au loin, dévoilant une face de la capitale yougoslave. Boris Novak se contenta d'ignorer purement et simplement les remarques inopportunes de son invitée.

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Boris Novak
Commissaire aux Affaires Etrangères de la RPDPK[/center]
[justify]« C'est une marche révolutionnaire peu commune que vous entamez, camarades. Le passage au socialisme est, généralement, rapidement appliqué après la Révolution. Or, vous semblez avoir déjà passé cet intermède pour vous diriger vers une société collectiviste. Cependant, je ne peux que vous rejoindre dans votre politique du ralliement des masses qui fut fort prometteuse au Kirep ces-derniers mois, dans la campagne dite de la "Troisième Révolution", notamment. Des avancées anti-bureaucratiques et anti-révisionnistes majeures ont été réalisées, et peu-à-peu, le Kirep retrouve sa stabilité autour de ce nouvel ordre prolétaire. Au fait, désirez-vous boire quelque chose ? »[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]La tension était palpable à l'intérieur de la voiture d'escorte. Pourtant, le représentant du Kirep faisait tout pour ne pas envenimer la chose. Sans doute que l'approche de la Secrétaire Général avait été plus que mauvaise et absolument pas diplomate. Elle s'attendait à un piège alors qu'il n'y en avait pas.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/16/1428921617-iossif-katev.jpg[/img] [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/16/1428921816-irina-derdon.jpg[/img]
Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]

IRINA DERDON | « Nous faisons notre possible pour éviter que ne se forme une aristocratie ouvrière, ou même élective. Il faut impérativement mettre des bases solides, apprendre la gestion aux masses pour qu'arriver à un stade de maturité, nous n'ayons plus besoin de toute notre appareillage gouvernement. Dans ce domaine, nous nous plaçons en porte à faux avec le kirovisme, mais nous trouvons des aspects intéressantes dans le gakisme, par exemple. »

IOSSIF KATEV | « Nous sommes d'accord sur l'essentiel là dessus à mon avis. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce qu'est entrain de traverser le Kirep. Cette 'Troisième Révolution' devrait être un point d'orgue dans votre politique de continuation de la lutte des classes sous le socialisme. Il vous a fallut Trois Révolution, nous espérons que notre période de transition actuelle nous permettra de franchir les étapes plus rapidement en toute franchise. »

IRINA DERDON | « Laissons les Kirepiens faire leurs révolutions par eux-même. Quand ils seront mûres, nous devrons être là pour les soutenir. Nous en attendons autant en retour de la part du Kirep, bien évidemment. »

La tension venait de baissé d'un coup et l'air était plus respirable tout d'un coup.

IOSSIF KATEV | « Qu'avez vous à nous offrir à boire ? Sans alcool, le protocole nous y oblige. »[/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[center][img]http://www.notablebiographies.com/images/uewb_07_img0489.jpg[/img]
Boris Novak
Commissaire aux Affaires Etrangères de la RPDPK[/center]
[justify]« Le Kirep socialiste existe depuis maintenant plus de soixante-dix ans, devenu le second pays de ce type juste après la révolution kirovienne en Rostovie. C'est la "Première Révolution". Pour comprendre le socialisme au Kirep, il faut le diviser en trois phases, que nous appelons "Révolutions". Vous connaissez maintenant la première, celle qui a instauré le communisme dans notre Etat et a ouvert une période nouvelle.

Néanmoins, cette période socialiste est discontinue et est marquée de multiples intermèdes, comme la dictature fasciste du tyran Lumnor, de 1980 à 1991, au terme de laquelle le Kirep gakiste est né, suite à une guerre civile sanglante à laquelle j'ai pris part, aux côtés du camarade-leader. S'en est suivie une période extraordinairement prospère pour mon pays qui a pu recouvrer son territoire historique, des montagnes de Tvrđava jusqu'à Metenica, sur Pesak. Toutefois, les persécutions religieuses qui ont marqué cette époque m'ont dégoûtées, et je suis plusieurs fois entré en désaccord avec le défunt camarade Gak à ce sujet. Finalement, cela a entraîné la perte de Pesak, qui est notre poumon économique, et donc la perte de confiance en le gakisme, pour des raisons paradoxalement plus économiques que politiques. Au final, les Pésakiens sont venus, avec l'aide de la Rostovie ultra-kiroviste et de l'Union du Jeekim ultra-libérale, jusqu'ici, à Ophrone, pour manifester contre le camarade-leader et la Révolution. La situation a rapidement dégénérée, et la Police autonome (les gardes rouges de l'époque) a fini par réprimer le mouvement qu'après quelques jours, ce qui fut une erreur. L'armée s'est finalement ralliée aux contestataires, et la foi révolutionnaire qui animait Vliduj Gak autrefois a cédé place au défaitisme, et a ordonné de déposer les armes, abandonnant son pays au tyran sénile qu'est Bogoljub II et à un gouvernement conservateur -autorisait cependant les maison-closes et la polygamie dans les régions musulmanes.

Fort heureusement, cette nouvelle direction n'a pu reconvertir notre économie planifiée en économie de marché, comme elle n'a pu dissoudre les coopératives et les fermes collectives qui constituaient l'avant-garde du Parti, bénéficiant encore d'un soutien populaire immense. Devant tous ces facteurs, Franjo Tadac, l'actuel camarade secrétaire du Peuple a pris la tête du prolétariat et l'a mené contre les institutions royales fléchissantes, c'est la "Seconde Révolution" que nous célébrons chaque année. Désireux de ne pas retomber dans le gakisme le plus radical, nous avons tenté d'adapter le kirovisme au Kirep, mais cela a peu marché, et s'est traduit par la formation d'une bureaucratie endémique et d'une véritable bourgeoisie au sein du Parti, que nous venons de neutraliser dans notre "Troisième Révolution". Désormais, nous prenons nos principes dans le kirovisme tout en en prenant certains du gakisme, qui reste un courant très puissant le Parti.

Je peux vous proposer de l'eau ou divers jus dans ce cas. »[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/16/1428921617-iossif-katev.jpg[/img] [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/16/1428921816-irina-derdon.jpg[/img]
Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]

IOSSIF KATEV | « Nous nous contenterons de l'eau, cela sera parfait. Ma foi, votre expérience révolutionnaire est intéressante et montre très bien l'étendu des contradictions qui règnent au sein du socialisme et de son idéologie. L'on peut dire que le Kirovisme est trop ultra et que le Gakisme se focalisait sur la répression d'éléments ne constituant pas forcément un danger pour l'édification révolutionnaire. Peut-être que la solution juste réside entre les deux, afin de couvrir mutuellement les possibles dérives qui pourraient se faire jour. »

IRINA DERDON | « Pour trois révolutions effectués, il faudra encore en faire trois autre au minimum. Nous savons qu'il n'existe pas d'édifice stable et propre ou pouvoir se reposer, tant qu'il reste la possibilité à la contre-révolution ou aux déviationnistes de pouvoir se faire jour. En Oustrie, notre système politique tente de contre-carrer ce problème d'autonomisation des institutions en place, en instaurant une forte participation populaire aux différents échelons du pouvoir. Si il n'y a pas de contrôle, il n'y a que la défaite qui peut nous attendre au bout. Votre expérience en la matière est cependant intéressante, en espérant que cette troisième phase permette un bond qualitatif en avant, pour les Kipériens. »

Ayant reçu leurs boissons, les deux envoyés d'Oustrie en profitent pour se rafraichir, entrant de plus en plus au cœur d'Ophrone.

IOSSIF KATEV | « Cette ville est imposante et majestueuse, il faut bien le reconnaître. »

IRINA DERDON | « Il serait plus intéressant pour une prochaine fois, de pouvoir visiter les alentours et de rencontrer directement les travailleurs des fermes, coopératives et autres travailleurs des villes. Si cela est bien évidemment possible, Camarade Novak. »[/justify]
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