Accordailles Viertenstein-Fiémance

Arios

Message par Arios »

[img]http://p2.storage.canalblog.com/26/44/672742/46139696.jpg[/img]

Le château de Bonnefonds, à la limite de la Fivardie indépendante et de la Fivardie fiémançaise, accueillerait les membres de la famille de Marie-Thérèse de Viertenstein-Hochburg, dont son père l'oncle du Prince héritier, le temps d'une fin de semaine afin que soient évoquées tous les aspects envisageables de l'union à laquelle la cousine du dirigeant en devenir du Viertenstein prétendait, au moins selon le protocole.

Joseph-Maximilian, son père, semblait être à l'origine de cette proposition. On ne savait pas s'il s'attendait à être reçu. En réalité, l'Alméra aristocratique n'était pas dans le meilleur des états, et les propositions d'union avaient été peu nombreuses. En dépit de prétendantes issues de sous-provinces du Saint-Empire, de très récente noblesse lochlannaise, ou de territoires "occupés" de l'Alméra républicaine, les seules candidates qui avaient été retenus étaient, sauf cendrillon de dernière minute, Marie-Thérèse de Viertenstein-Hochburg, Fiorella Fiorentina Acciaiuoli di Minerva la candidate du Pape, et Marguerite de Syddjurs la fille de l'Archichancelier du Thorval.

Dans le monde traditionnaliste, répétant les signes d'humilité, de grandeur d'âme puisée dans la modestie et l'attention aux sentiments humains, il était impossible de connaître les véritables motivations, ni les réactions à l'idée d'une discussion matérielle d'intérêts matrimoniaux, de ces familles et de ceux qui dans leurs Cours respectives les avaient poussé à candidater.

D'aucuns avaient probablement imaginer devenir les grands-parents du double Roi de Fiémance et de Lurie, chef de guerre reconnu par la papauté pour rétablir l'ordre en Alméra.
Contre cette gloriole, il était nécessaire d'obtenir dès maintenant des avantages, du moins la Couronne allait le demander, de son gré ou non.

Avec le Viertenstein, la Fiémance entretenait des liens très cordiaux, aidés probablement par l'éloignement. Le Viertenstein profitait des conquêtes maritimes fiémançaises au Vicaskaran participait à l'économie alimentaire et politique de ces régions. Future puissance maîtresse du passage quetelannais, il était bon de maintenir ces bons liens et de se garantir des droits en ports-francs, par exemple.

Mais le Thorval pouvait avoir davantage à offrir, comme son soutien définitif à l’acquisition d'une surface maritime au nord du continent, afin que la Fiémance divisât ses frais et son temps de déplacement par trois pour atteindre Chanabeg, le détroit du Nordland et demain peut-être l'Océan jeekimo-Vicaskaran.

Du côté des Accioly de Minerve, on espérait encore davantage que des réductions sur les commandes de vin pour les occasions festives... peut-être une place privilégiée au Vatican, du moins dans les jupons des cardinaux, auprès du Pape dont on tolérait le progressisme, au nom duquel on tuait dans les campagnes, dans l'espoir de le voir soulever de plus grands enjeux en Alméra et abattre le Schlessien.

Mais cette fin de semaine, où les chasses dans un parc réduit au nom du besoin de terres pour les habitants, seraient ponctuées de repas qui seraient la vitrine de l'influence fiémançaise sur le continent et dans le monde, était bien consacrée à la jeune Marie-Thérèse.
Ou plutôt à son père, l'oncle du Prince.
Otto

Message par Otto »

[justify]Joseph-Maximilian découvrit le château de Bonnefonds, une bâtisse gigantesque, surtout lorsque l'on la compare au château d'Hochburg, minuscule forteresse médiévale qui sert de logement pour les princes depuis des siècles. Il était venu avec sa femme Margaret de Regstaal, issue de la noblesse thorvalienne, et sa fille aîné Maria-Kristina (22 ans), sa cadette étant déjà en Fiémance. Son fils Ignatius, âgé de 20 ans était également présent. Les enfants les plus jeunes n'étaient pas venu à la rencontre, leur père ne voulant pas perturber toute la famille pour cela. Il voulait des beaux mariages pour ses enfants, choses peu aisés pour les descendants d'un frère cadet de prince, encore plus lorsque ce prince est souverain d'une petite monarchie de l'Alméra. La recherche d'une épouse pour le futur roi de Lurie était une grande occasion pour Joseph-Maximilian de présenter à sa fille un époux plus que convenable, d'autant plus que cela se faisait avec la bénédiction des princes qui ne pouvaient pas voir d'un mauvais œil un rapprochement entre la Fiémance et le Viertenstein. Avant le départ de son neveu, le régent lui a donné pour consigne de se renseigner sur l'état de la monarchie en Fiémance, qui peut sembler vacillante depuis le Viertenstein. En effet, bien qu'il soit hors de propos de forcer au mariage, il paraît évident que celui-ci sera un symbole énorme de rapprochement entre deux monarchies de l'Alméra. Il était donc nécessaire d'aborder les questions politiques, ne serait-ce que de manière succincte.

Une fois arrivé devant le château et apercevant son hôte, le noble alémanique lui adressa la parole dans un assez bon fiémançais :

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/331263PrinceMichael.png[/img][/center]

« Bonjour votre Altesse, je tiens à vous féliciter pour ce magnifique château qui est, sans le moindre doute, représentant de la beauté architecturale de votre pays. Je suis enchanté de vous rencontrer, voici ma femme, Margaret de Regstaal et mes deux aînés Marie-Christine et Ignace. J'imagine que vous avez déjà fait la rencontre de ma bien-aimé fille Marie-Thérèse, qui séjourne depuis quelques semaines dans votre pays. »[/justify]
Arios

Message par Arios »

Première journée

[quote="Programme commun"]

8h ; arrivée à l'Aé.Int. d'Opemont.
9h15 ; arrivée des voitures à Bonnefonds. Accueil de la famille royale.
9h20 ; Petit-déjeuner. [/quote]

[quote="Programme des hommes"]

10h20 ; Chasse aux sangliers.
14h00 ; Déjeuner.
14h30 ; Temps libre, repos.[/quote][quote="Programme des femmes"]
10h20 ; Discussions.
11h00 ; Promenade au parc.
13h00 ; Déjeuner.
14h15 ; Promenade en voiture dans le comté.
18h00 : Retour.[/quote]

[quote="Programme commun"]
18h30 ; Souper.
19h30 ; Salon, discussions.
20h00 ; Opéra "La Varlovienne" version courte.
22h00 ; Coucher. [/quote]

----

Jean n'avait que 16 ans, aussi se tenait-il le plus droit possible pour paraître plus grand. Il se contenta de saluer, et parce-qu'il était si jeune, c'est son père qui tînt le crachoir.

Charles-Philippe : Nous sommes heureux de vous accueillir chez nous, puisse ce séjour vous divertir qu'importe son issue. Je n'étais pas né lorsqu'ils ont construit le château, mais mon ancêtre l’assaillit... Aujourd'hui nous pouvons s'y détendre.
[...]
Les deux enfants ont eu le temps de faire connaissance ces derniers jours. Jean va nous accompagner à la chasse. Chassez-vous Joseph ?

---

[...]

La Reine Madeleine, après le petit-déjeuner, emmena les princesses dans le parc. Ce fut l'occasion d'échanger, alors que les soeurs se retrouvaient.

Madeleine : Etes-vous promise, Marie-Christine ? Et la plus jeune de vos sœurs se destine-t'elle au trône du Viertenstein ?

---

Charles-Philippe : Il est bon que les familles alméranes ne perdent pas confiance en leurs droits à régir. Nous sommes issus de gens qui ont fait la démonstration de leurs qualités, mais par ailleurs sommes formés dès notre jeune âge à exercer cet emploi. Si nous ne gouvernons pas, qui ou quoi gouvernera ? Les frustrations de quelques déshérités, les intérêts de quelques marchands. Nous sommes des créatures du Seigneur, rares sont ceux qui parmi les hommes ont la mesure de ce qu'ils sont. Comme des bactéries qui ne savent se régir, les hommes sans chefs dévorerons le monde avant d'en mourir, comme des moutons mangeant toute l'herbe qu'il y a dans leur enclos. Il faut des bergers.

La chasse se faisait sans chiens, ni battue. Il s'agissait d'une chasse ne respectant pas les modes lointaines de l'aristocratie. Quelques légers massifs, dans le parc, obstruaient la vue et permettaient aux sangliers de se déplacer et de ruser pour éviter les chasseurs. Il était fort possible que tous rentrent bredouille.

Charles-Philippe : Nous avons été faibles et cela a été la vérité. Mais il est de l'intérêt de tous que l'aristocratie reprenne les rênes. Donc, entre familles, le dialogue doit poursuivre même s'il se heurte parfois à des intermédiaires. La Fiémance n'est pas une dictature, il y existe différentes institutions et différents leviers de pouvoir... personne ne s'est proclamé guide suprême et gardien des vérités. Nous devons composer avec les civils.
Je suis curieux de savoir comment mon fils s'y prendra, avec les gouvernants de Lurie orientale... soyons honnêtes, il s'agit d'Astiens pour beaucoup.
Otto

Message par Otto »

[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/331263PrinceMichael.png[/img][/center]

« Je ne doute pas un instant que votre fils ai les compétences pour diriger un royaume. Son jeune âge risque d'être un problème les premiers temps, mais avec le soutient de bon conseillers, il ne fait aucun doute qu'il s'en sortira. De plus, il paraît évident que le système monarchique et aristocratique est voué à la direction de l'Alméra et de ses gens, nous voyons bien ce que l'idéologie république donne dans des pays comme la Franconie. J'espère que nos pays seront à l'abri de cette idéologie dans les années à venir ! D'ailleurs, j'aimerai savoir, n'avez-vous pas des problèmes avec les républicains par chez vous ? »

Ignace : s'éloignant un peu des deux pères « Jean, vous avez été au contact de ma sœur pendant plusieurs jours maintenant. Comment la trouvez-vous ? Vous est-elle sympathique ? »

---
Marie-Christine : « Non, je vous avouerai ne pas encore être promise un homme. Lors de mes études en droit, j'ai rencontré un prince schlessois, assez bel homme pour tout vous dire, et il fut question de mariage pendant un temps. Mais finalement rien ne s'est fait. Ma sœur cadette, Marie-Caroline, n'est pas destiné à épouser mon cousin François-Ulrich, dont ma tante ne semble pas presser de lui trouver une épouse. De toute façon, il est encore si jeune ! petit éclat de rire »justify]
Arios

Message par Arios »

Charles-Philippe : N'oublions pas que nos marches de manœuvre restent encadrées, ici du moins... Jean gouvernera sous l'étroite supervision du Comité de ministres de messieurs Cavacchini, Dalmasso et Gruppalo... Comme vous le dîtes, le rôle de nos monarchies est d'étendre le règne chrétien en Alméra, sur les fronts de nos défaites électorales comme sur ceux plus neufs du monde païen, Valua, Terre des Lacs...
Les Républicains, ici-même, composent une force politique qui s'étend du nationalisme à l'universalisme. Ils sont pour majorité intégrés habilement au fonctionnement du Royaume. Ce qui les réunit est une forte considération du devoir de l'État, et de la collectivité générale. Leur adversaire est davantage le localisme des Chorocrates ou le renoncement aux annexions continentales. Toutes nos familles politiques sont très hétérogènes...
Je pense que pour le moment, la chorocratie nous sert de bouclier, autant que de faire-valoir. En diminuant le poids de la nation, les messieurs du Comité rehaussent sans le vouloir celui de la Royauté.

---

Jean : Nous devrions moins parler si nous conservons le projet d'attraper quelque chose... Votre sœur est probablement très gentille. Je la conserverais volontiers en amie si les lois de la politique nous privent d'un mariage qui, à moi, me siérait tout à fait. Dîtes lui bien cela...

Les pas se répondaient sur le chuintement des feuilles noires...

Jean : De combien de cousins êtes-vous encore éloigné du trône dans votre pays ?


---

Madeleine : C'est aussi l'avantage de laisser la charge du pouvoir à d'autres... celui de choisir mieux ses amours. Par les temps qui courent, je ne marierais pas une de mes filles avec un Prince schlessois. Même s'il était bel homme... Et puis il y a cette culture lourde, gutturale, qui colle aux sabots d'argent ces nobles... une culture toute autre que la raffinée manière qui accompagne vos seigneuries septentrionales. Je me réjouis, même si je ne comprend pas la politique, que nous ne devions plus apprendre le schlessois pour y préférer l'alémanique. Tout cela est beaucoup plus doux.

[...]

Quel âge aura votre cousin déjà ?
Otto

Message par Otto »

[justify]Joseph-Maximilien : « La Chorocratie n'est donc pas un problème pour votre monarchie. Si je puis vous parler franchement, mon frère, feu le prince Antoine (est-ce bien comme cela que vous traduisez le nom de Otto ?), s'inquiétait pour vous. Néanmoins, je vois que vous avez sus rester fort et je tiens à vous en féliciter. J'espère que la monarchie perdura dans ce grand pays de Fiémance. Par ailleurs, si votre marge de manœuvre est limité, elle me semble plus importante que celle de notre cousin Alexandre de Biturige, que la Providence a placé sur un trône où les libéraux peuvent diriger presque sans contrainte. Vous devez bien le sentir avec les menaces permanentes que vous font sentir les gouvernants de cet état... Ces hommes sont capables d'être tellement détestables par moments. La Fiémance sait rester forte face à cela et sait conserver la paix, ce dont une république, toujours vacillante, ne serait sûrement pas capable de faire. »

Ignace : « Mon cousin, qui devrait être couronné d'ici trois ans, a deux autres petits frères, Conrad et Pierre-Adam, âgés respectivement de 10 et 6 ans. Après eux, et tant que mes cousines n'auront pas d'enfants, je serai le troisième dans la ligne successorale. En effet, au Viertenstein les femmes peuvent transmettre la couronne mais pas la porter. J'y pense, une question m'a vaguement traversé l'esprit : votre titre de roi de Lurie ne va t-il pas vous faire perdre votre titre de successeur au trône de Huguemagne ? »

---
Marie-Christine : « Mon cousin, l'héritier de la couronne, a 13 ans révolus. Je crois me souvenir qu'en Fiémance, cet âge est considéré comme celui de la majorité royale, mais au Viertenstein, la majorité princière est à 16 ans. »[/justify]
Arios

Message par Arios »

Charles-Philippe : Nous dirions Othon, Odon, ou Eudes. Ou Otto, à votre aise. Antoine ne peut semble pas avoir de lien avec ce prénom...
En effet, nous sommes incomparable avec la Biturige. Mais laissez-moi vous avouer que je nourris de sérieux doutes sur la fiabilité de Monsieur "de Biturige", consécutivement à ses spasmes d'orgueil et sa volonté de se faire empereur.
La Fiémance a initié une bien vilaine coutume en Alméra en refusant tout intégration dans un espace impérial chrétien reprenant les buts de l'Empire de Numance, si bien qu'aujourd'hui la majorité des pays en sont exclus. Je n'aime pas la conduite de la politique au Schlessien car ce pays s'est approprié l'Empire à des fins, je pense, nationalistes.
Mais quand bien même il n'est pas donné d'aimer l'Empire, il faut respecter les lois communes qui régissent les nations chrétiennes. La multiplication des "Empires" en Alméra est une crétinerie, et un manque de discernement, mais encore la marque d'une certaine décadence morale.
À ce sujet, "l'Empire" du Quantar est un non-sens supplémentaire, et le Viertenstein aura tout le soutien fiémançais nécessaire pour bloquer là-bas les tentatives de survivance du libéralisme, insufflé de beaucoup par les efforts de l'Albion. Un soutien subtile et discret, j'entends.

---

Jean : Huguemagne ? Ah ah.
Et bien dans un sens il m'en rapproche, mon cher Ignace, même si la perspective de marcher dans les pas d'un Litzburgeois, fût-il Empereur d'Occident, ne m'enchante pas réellement.
Mais vous devez probablement vouloir parler du trône de la petite Fiémance méridionale, dont les mérites sont à l'ensoleillement et au vin...
En fait, la coutume ne permet pas spécifiquement à un monarque d'éloigner son aîné de la succession, mais la question d'une double succession ne s'est pas posée lors des démarches qui m'ont conduit à être engagé pour l'héritage de Lurie.
Rien n'empêche le corpus royal d'être alimenté par un cas neuf et spécial qui empêcherait le cumul de deux trônes, mais il faudrait une coordination entre les deux pays.
Pour l'instant la perspective de quitter le pouvoir n'est pas encore présente dans l'esprit de mon Père.
Mais si on suit la logique de gouvernance, pour le moment, je conserverais mes droits sur la Fiémance en cas de dès de mon père, une fois intronisé en Lurie.
A moins d'une évolution législative, il faudrait alors que je meurs le premier, en laissant un fils pour gouverner la Lurie, tandis qu'un de mes frères deviendrait roi en Fiémance.
Mais à long terme, à ce stade, on se dirige vers deux Royaumes et ... un seul Roi.
Mais gardez cela pour vous. Il faut laisser le plus de monde en dehors de cette prise de conscience, et surtout les gros princes schlessois, le nez dans leurs assiettes et leurs problèmes intérieurs.

---

Madeleine : En effet treize ans me semble la majorité... mais dans les faits, chaque époque fait comme elle l'entend, en fonction surtout des proches de l'héritier.

[...]

[quote="Dîner"][center]

Écrevisses de l'Anthune à la moutarde
*
Soupe de navets à la citronnelle
*
Petits pois et côte de chevreau à la sauce myrtille
*
Fromage blanc frais de montagne
*
Fromages secs de vaches blondes du Dumey
*
Cidre
*
Salade de poires au curry du Makara
*
Assortiments de chocolats cécopiens
*
Abricots juvniens au Génépi du Comté de l'Orlasque

---

Vins

avec les Écrevisses : Vin blanc de Mitilly (Franconie), 2012

avec le chevreau : Vin rouge des Bannes, 1964

avec le fromage : Vin rouge du Rinteux, 2005

[/center][/quote]

La pièce de théâtre fut l'occasion de rappeler le terrible épisode des dernières guerres du Jeekim, et la troupe sembla heureuse de se produire devant la famille princière du Viertenstein, et de voir s'offrir un repas par la suite.
Le dramaturge, Octave de Beaurepaire, s'entretînt quelques minutes avec la famille qu'il salua, mais tout le monde fut soulagé de se rendre au lit après une journée longue.
Une journée où le devenir des deux promis avait été à peine abordé.
Otto

Message par Otto »

[justify]Une fois la soirée passée, la famille se retira dans ses appartements. La nuit passée, les cousins du prince retrouvèrent la famille royale de Fiémance au matin dans un petit salon du palais, après que chacun ai pris son petit-déjeuner. Joseph-Maximilien salua le monarque et son fils et s'adressa au plus jeune.

Joseph-Maximilien : « Votre Altesse, je n'ai que peu eu l'occasion de m'adresser à vous depuis mon arrivé dans le pays de votre père. J'aimerai savoir comment envisagez-vous votre règne ? Je dois dire que l'avenir diplomatique de votre royaume m'intéresse au plus haut point, d'autant plus si je dois unir ma fille à celui-ci. »

Ignace : s'adressant à Charles-Philippe « Sire, me permettez-vous de vous interrogez sur quelques points ? Votre royaume accorde l'indépendance à la Lurie Orientale par la création d'un nouveau royaume, cependant la Savoué reste rattaché à la Fiémance, j'aimerai savoir pourquoi ? Je vous avouerai mal connaître les cultures locales, et il ne me semble pas que la Savoué est luriophone, cependant ne serait-il pas envisageable de créer un comté indépendant sur le modèle lurien ou un protectorat ?»[/justify]
Arios

Message par Arios »

Deuxième journée

Le repas avait été fastueux et le petit-déjeuner très légèrement composé afin que chacun soit en appétit pour le midi.

Charles-Philippe : La Savouè est indépendante depuis de longues années. C'est bien ce qui cause du soucis à nos renseignements aujourd'hui. Elle n'est pas luriophone et aurait pu être attachée à la Fiémance mais son héritage national assez important nous a dissuadé de le faire. Du point de vue de la langue, elle partage celle de nombreuses régions du Royaume mais il n'en suffit pas pour qu'elle partage leur sort.
Aste et Rivea de même étaient deux nations indépendantes mais la faiblesse de leur économie, la difficulté de gouvernance des différents pays, et la menace voisine autant que la manifestation générale d'un désir d'union dans ces contrées nous a conduit à soutenir la thèse d'une formation d'un État commun qui préserverait par ailleurs les identités de chacun en déterminant une conduite politique soucieuse de ne pas bousculer la vie des communautés.
Il nous faut rencontrer ses nouveaux dirigeants, et Terdus s'en étant fait le Comte, pour connaître leurs intentions. Mais les principes économiques s'appliquant là-bas, avec plus de tolérance qu'ici, ne semblent pas contredits par le récent coup d'État.

Jean : Je vous en prie Excellence. Hélas la place des civils est très importante vers chez nous, et je devrais composé avec... retenue. Le Comité m'a invité à prendre le trône, je respecterai au mieux ses exigences du moins dans un premier temps. N'ayez pas peur, j'ai bien conscience de quel est notre rôle. Votre fille ne manquerait de rien et je garantirai les droits des aristocrates afin qu'ils soient mieux pourvus qu'ici, en Fiémance, où ils doivent charreter des sacs de boue pour payer à manger à leurs enfants sur leur propre seigneurie... Bien sûr cela ne concerne pas ceux de notre rang, mais ils sont peu nombreux vous en conviendrez.
Dîtes bien à votre fille que je la recevrai en amie si ce n'est en tant que femme et qu'elle me plait fort aussi je souffrirais de ne plus la voir.

[quote][center]Moules du Thorval aux frites de navets
*
Soupe de harengs du Qabar à la rouille d'Aigebrancune
*
Pavé de saumon d'Altevum à la fondue de poireaux
*
Fromages secs de chèvre et divers coulis fruités
*
Cidre
*
Salade de pommes, miel, pignons et laitue
*
Coupe de glace de Kola au cacao
*
Pêches confites au café

---

Vins

Rouge dur de Parassac (2019)

Hypocras des Geujes (2023)[/center][/quote]

Charles-Philippe : C'est une bien belle œuvre que nous accomplissons dans les îles nord du nouveau-monde, avec le soutien amical du Viertenstein. Il est une véritable caution qu'apporte votre pays à soutenir notre entreprise de libération des Indiens. Je bondis de rage à l'idée que certains voient d'un mauvais œil le retour des peuplades légitimes sur ces vastes étendues. En faisant définitivement sortir le Pelabssa de la hôte du capitalisme, nous privons les mauvais esprits d'un réservoir énorme de ressources fossiles, et précipitons l'étouffement des grandes compagnies étrangères aux intérêts de la Chrétienté.
Comment s’accommode le Viertenstein des droits de pêche qui lui sont confiés ?
A l'avenir nous devrions trouver autre de ces arrangements, d'abord entre les Chrétiens et les Indiens, bien que les Indiens soient Chrétiens d'ailleurs... mais aussi entre les vastes protectorats autochtones, et de potentielles firmes qui pourraient faire de l'argent avec une exploitation raisonnable et écologique de pans du territoire, par l'agriculture ou le bois... Nous recherchons des idées afin de trouver des financements, car ces opérations coûtent cher, très cher à la Couronne, bien qu'elles soient nécessaires à mon sens pour l'avenir, et que la simple quête de libération de nos frères Indiens soit bonne.
Quel est votre avis sur tous ces thèmes ?
Otto

Message par Otto »

[justify]Joseph-Maximilien : « Mon oncle le régent, bien que d'accord avec vous sur la nécessité d'un état indien sur les cendres de l'ancien Pelabssa, pense que la création d'une république agraire et traditionaliste sur une partie des anciens États-Unis et peuplée d'ancien pelabssiens pourrait être bénéfique, permettant de conserver un état chrétien et alméran au nord du continent, relogeant des victimes de la Main Noire et soulageant les indigènes d'une partie des négociations commerciales que nous pourrions lui faire. Cependant, il paraît clair que cette république doit être un état de petit taille, peuplé faiblement, et qu'il devra cohabiter avec les pays indiens. Mais tout cela n'est pas pour demain, et je pense même que cela prendra le siècle à se résoudre. Concernant le droit de pêche, nous vous remercions de nous l'avoir restauré, le Pelassa nous l'ayant retiré durant le XXème siècle. La pêche à la morue, quoique ne se faisant pas de manière industrielle, permet d'alimenter une partie du pays en poissons. Pour les ressources à venir, je pense qu'il faudra bien veiller à leur exploitation, en choisissant soigneusement les partenaires notamment. Je pense aussi que nous pourrions accorder un monopole à des corporations ou des entreprises d'états de pays dont nous sommes sûr qu'ils ne cèderont pas à la tentation de la richesse. Néanmoins, je vous avouerai une certaine méconnaissance quant aux questions économiques et aussi en ce qui concerne le Pelabssa. »[/justify]
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