Committee, Episode 1
Calton, Blue Coast, 14h12
[justify]Matthew Cook fut introduit dans le grand bureau par deux gardes du corps qui se retirèrent immédiatement en refermant derrière eux la grande porte blindée. La silhouette du président Howes, qui se tenait devant la grande baie centrale, se découpait du paysage caltonien. La tour dominait le quartie des affaires de la ville mais on pouvait aussi voir plus loin la mer et les plages. Avant que Cook n'ait pu dire un mot, le président se tourna et s'avança vers son bureau.[/justify]
[center][img]http://www.suneducationgroup.com/wp-content/uploads/2011/11/Sydney%20Business%20School.jpg[/img]
Gateway Tower, 19 Shayne Olutma Bvd, Bureau d'Alexander Howes[/center]
[justify]President Alexander Howes, Président du Committee
- Matthew, si j'ai demandé à vous voir aujourd'hui c'est pour une affaire qui, comment dire, me tracasse.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- C'est ce que l'on m'a dit Président, et c'est pourquoi je me suis déplacé.
President Alexander Howes, Président du Committee
- Je vous en remercie, je sais que vous avez un agenda chargé en ce moment. Faites seulement, prenez-place. Ces fauteuils m'ont coûtés une petite fortune. Savez-vous qu'ils étaient autrefois dans le bureau du gouverneur adélien en Océania ? J'en suis particulièrement fier.
Le président du Commonwealth s'avança et pris place autour du luxueux bureau d'Howes. Le maître des lieux sortit une bouteille d'alcool fort et remplit deux verres dont il disposa l'un devant Cook et l'autre devant lui.
- Une grande menace plane sur le Commonwealth, Matthew.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Vous dite cela en raison de la crise cabale ? Ou de cette offre fiémançaise pour le comptoir de Port-Louis ?
President Alexander Howes, Président du Committee
- Vous êtes trop terre à terre. Il soupira. Je vous parle d'une vrai menace, qui met en péril le Commonwealth en lui-même.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- J'ai bien peur de ne pas vous suivre Président...
President Alexander Howes, Président du Committee
- Le Commonwealth est encore jeune, fragile. L'Océania en tant que nation est forte, mais pas son organisation politique actuelle. Le Commonwealth peut exploser à tout moment.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Notre Committee n'est-il pas là pour s'en assurer justement ? Pour construire une politique cohérente qui bâtira les bases d'un Commonwealth puissant et solide ? Pour éviter les renversements, coups d'états et autres plaintes de minorités qui bouleverseraient l'ordre établi ?
President Alexander Howes, Président du Committee
- Vous êtes droit dans la cible Matthew. De là vient la menace qui plane sur nous...
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Enfin, cela est absurde... son rôle est de le protéger, pas de le menacer.
President Alexander Howes, Président du Committee
- C'est le rôle du Committee, oui. Mais, mis entre de mauvaises mains, ce pouvoir est énorme, et il peut pousser à la destruction de ce que nous avons mis tant de temps à construire.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Ou voulez-vous en venir ? J'ai parfaite confiance en vous, Président, si c'est ce que vous voulez entendre.
President Alexander Howes, Président du Committee
- Calmez-vous Matthew, ce n'est pas là mon intention.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Alors expliquez-vous bon sang ! J'ai l'impression de perdre mon temps.
President Alexander Howes, Président du Committee
- J'y viens. Après de longues réflexions, j'ai atteint la fine conviction que la Chancelière reprèsente un risque pour la sécurité du Commonwealth.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- La Chancelière du Committee, Jena Moorhead-Gray ?
President Alexander Howes, Président du Committee
- Elle-même.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Et bien quoi ? Elle fait son travail à merveille. Vous n'allez quand même pas me dire que... ?
President Alexander Howes, Président du Committee
- Parfaitement. Vous connaissez aussi bien que moi les outils dont elle dispose grâce à sa charge.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Enfin, président, c'est ridicule ce que vous me dites-là. Elle possède ces outils afin de limiter les pouvoirs du Président et ainsi ne pas permettre qu'un homme seul prenne le pouvoir au Committee. Justement pour éviter ce que vous craigniez...
President Alexander Howes, Président du Committee
- Elle pourrait les utiliser à mauvaise escient. Vous savez aussi bien que moi qu'il lui suffit de rallier la majorité des membres pour qu'elle puisse lancer la procédure.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- C'est le code. Je ne vois pas ou est le problème, nous l'avons tous acceptés et même encouragés. C'est une soupape de sécurité... Elle n'en fera pas une mauvaise utilisation, je ne vois pas pourquoi elle le ferait. Enfin, voyons Président ! Vous êtes parano... Elle n'a que 27 ans, elle n'a pas l'expérience pour faire ça. Ni le besoin, ca ne lui servirait à rien... C'est une fille ambitieuse certes, mais loyale. Mes services n'ont jamais eu à se plaindre d'elle.
President Alexander Howes, Président du Committee
- Et bien sachez que les miens oui, justement. Elle est en train de rallier tout le Committee à sa cause, dans mon dos. Je l'ai mise sous écoute et...
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Vous espionnez un membre du Committee ! C'est contraire au code, vous le savez très bien...
President Alexander Howes, Président du Committee
- C'est autorisé si le Commonwealth est menacé. Et vous ne pouvez nier que c'est le cas actuellement. Son influence grandissante auprès des membres du Committee ne me plaît pas du tout. Matthew, il nous faut agir si nous voulons préserver le Commonwealth.
Matthew Cook, Président du Commonwealth d'Océania
- Vous êtes complètement parano président. Vous n'avez aucune preuve, juste des impressions que je ne partage même pas, et vous voulez que je vous croie ? Je vous considère comme un grand ami, mais là je ne peux pas vous suivre. Recontactez-moi quand vous aurez quelque chose sous la main. En attendant vous feriez mieux de vous intéresser aux vrais problèmes du Commonwealth, notamment sur les dossiers que nous devrons aborder lors de la prochaine réunion. Si vous n'avez rien à ajouter, je vais devoir vous quitter président.[/justify]
[RP 2025] La menace fantôme
-
Wellington
[justify]Episode II
Port Margaux, 10h40
Dans un petit building sur l'avenue centrale, entre une assurance tout-ménages et un restaurant traditionnel fiémançais (L'Opemont), se trouve un bureau qui semble comme les autres. Sauf qu'il est celui ou tout se passe, depuis lequel est dirigé l'empire Moorhead-Gray, colossal réseau d'entreprise, de filiale et de comptes bancaires.
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Madame Moorhead-Gray, je suis content de vous voir.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Et bien j'ai du travail en ce moment, mais cela pourrait devenir réciproque. Des bonnes nouvelles ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Excellente, les technocrates tel-eribains ont enfin produits les formulaires de vote pour les délégués au Territoire National.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Quelle ravissante nouvelle. Mais, dites-moi, vous vous êtes bien assurés que notre délégué partageait, comment dire, notre point de vue ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Oui, ne vous inquiétez pas. Tout a été fait dans les règles de l'art. Sans violences ni sexe.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Johnston devait être complètement soûl pour envoyer des jeunots se former là-bas. Dire qu'il a suffit d'une prostitué ménovienne pour que la moitié commence à déconner sérieusement. Heureusement que nous avons pu contrôler derrière. Enfin, tant que cela ne dessert pas nos intérêts. J'espère qu'il n'existe aucune trace entre ce jeune homme et moi, ou mes entreprises ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Aucune, comme je vous l'ai dit il n'a pas été compliqué à convaincre, il était très... idéaliste si je puis utiliser ce terme. Il considère votre père comme étant le bon homme pour diriger Tel-Erib.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Et c'est le cas. Bien, je vous remercie William. Autre chose ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Hem, et bien on m'a indiqué que Howes pourrait tenter une opération contre vous...
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Il s’apprête enfin à faire son grand nettoyage. Je pense le moment mal choisi, mais soit. Bien, j'irai voir Cook demain dans ce cas.
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Vous voulez que je l'appelle ?
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Ne vous inquiétez pas pour moi, je me débrouillerai. Parfait, laissez-moi maintenant je dois appeler mon père.
Et elle prit son téléphone.[/justify]
Port Margaux, 10h40
Dans un petit building sur l'avenue centrale, entre une assurance tout-ménages et un restaurant traditionnel fiémançais (L'Opemont), se trouve un bureau qui semble comme les autres. Sauf qu'il est celui ou tout se passe, depuis lequel est dirigé l'empire Moorhead-Gray, colossal réseau d'entreprise, de filiale et de comptes bancaires.
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Madame Moorhead-Gray, je suis content de vous voir.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Et bien j'ai du travail en ce moment, mais cela pourrait devenir réciproque. Des bonnes nouvelles ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Excellente, les technocrates tel-eribains ont enfin produits les formulaires de vote pour les délégués au Territoire National.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Quelle ravissante nouvelle. Mais, dites-moi, vous vous êtes bien assurés que notre délégué partageait, comment dire, notre point de vue ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Oui, ne vous inquiétez pas. Tout a été fait dans les règles de l'art. Sans violences ni sexe.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Johnston devait être complètement soûl pour envoyer des jeunots se former là-bas. Dire qu'il a suffit d'une prostitué ménovienne pour que la moitié commence à déconner sérieusement. Heureusement que nous avons pu contrôler derrière. Enfin, tant que cela ne dessert pas nos intérêts. J'espère qu'il n'existe aucune trace entre ce jeune homme et moi, ou mes entreprises ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Aucune, comme je vous l'ai dit il n'a pas été compliqué à convaincre, il était très... idéaliste si je puis utiliser ce terme. Il considère votre père comme étant le bon homme pour diriger Tel-Erib.
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Et c'est le cas. Bien, je vous remercie William. Autre chose ?
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Hem, et bien on m'a indiqué que Howes pourrait tenter une opération contre vous...
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Il s’apprête enfin à faire son grand nettoyage. Je pense le moment mal choisi, mais soit. Bien, j'irai voir Cook demain dans ce cas.
William Flury, Conseiller de la Chancelière Moorhead-Gray
- Vous voulez que je l'appelle ?
Jean Moorhead-Gray, Chancelière du Commitee
- Ne vous inquiétez pas pour moi, je me débrouillerai. Parfait, laissez-moi maintenant je dois appeler mon père.
Et elle prit son téléphone.[/justify]
-
Wellington
[justify]Episode IV
A proximité de Tel-Erib, 16h30
[img]http://img110.xooimage.com/files/1/6/7/banni-repetronas-48ea3c9.png[/img]
Dans l'avion Jena avait eu le temps de réfléchir. Willy avait raison au fond, elle s'était emportée. Son père n'était pas plus coupable qu'elle dans ce plan. Et puis elle n'avait pas perdue plus de 200 millions. Pas grand chose pour elle. Elle ne savait pas trop quoi penser, quoi faire. Mais en tout cas pas n'importe quoi. Elle vivait confortablement, luxueusement même, tout perdre pour des histoires dont elle se fichait bien au final n'allait l'avancer à rien.
Elle détestait toujours autant Tel-Erib, et surtout la ville, ne supportant pas le froid qui y régnait 364 jours sur 365 mais cette fois elle se surprit à apprécier la température locale et flâna un long moment dans les rues de la capitale avant de rejoindre son père au restaurant. Il l'embrassa tendrement et l'invita à prendre place, il avait réservé une place au fond de la salle. Rizla paraissait encore plus fatigué qu'elle mais comme toujours il s'efforça de lui adresser son plus beau sourire. Immédiatement elle eut honte d'avoir pu le détester autant.
Après avoir longuement parlé ensemble ils décidèrent de rejoindre la résidence privée de Rizla où les attendait sa femme. La nuit n'allait pas tarder à tomber et l'ex président détestait rouler sur la neige sans lumière. Ils montèrent tous les deux dans la berline blanche de marque thorvalienne et partirent pour plus de 4 heures de route. Elle remarqua qu'il n'avait même pas encore enlevé le sticker vantant sa personne pour l'élection qui venait de se terminer et voulut discrètement l'enlever mais il le lui interdit en riant : "c'est pour la prochaine fois, ca nous fera des économies".
Rizla se brancha sur une radio de la capitale ne passant que des musiques juives. L'ambiance s'y prêtant bien, elle se prit à discuter en hébreu avec son père. Les deux ne virent pas le temps passer. Mais soudain, alors que la berline débouchait à vive allure dans un virage serré Rizla aperçut quelque chose et freina de toutes ses forces dans un énorme crissement de pneu....[/justify]
A proximité de Tel-Erib, 16h30
[img]http://img110.xooimage.com/files/1/6/7/banni-repetronas-48ea3c9.png[/img]
Dans l'avion Jena avait eu le temps de réfléchir. Willy avait raison au fond, elle s'était emportée. Son père n'était pas plus coupable qu'elle dans ce plan. Et puis elle n'avait pas perdue plus de 200 millions. Pas grand chose pour elle. Elle ne savait pas trop quoi penser, quoi faire. Mais en tout cas pas n'importe quoi. Elle vivait confortablement, luxueusement même, tout perdre pour des histoires dont elle se fichait bien au final n'allait l'avancer à rien.
Elle détestait toujours autant Tel-Erib, et surtout la ville, ne supportant pas le froid qui y régnait 364 jours sur 365 mais cette fois elle se surprit à apprécier la température locale et flâna un long moment dans les rues de la capitale avant de rejoindre son père au restaurant. Il l'embrassa tendrement et l'invita à prendre place, il avait réservé une place au fond de la salle. Rizla paraissait encore plus fatigué qu'elle mais comme toujours il s'efforça de lui adresser son plus beau sourire. Immédiatement elle eut honte d'avoir pu le détester autant.
Après avoir longuement parlé ensemble ils décidèrent de rejoindre la résidence privée de Rizla où les attendait sa femme. La nuit n'allait pas tarder à tomber et l'ex président détestait rouler sur la neige sans lumière. Ils montèrent tous les deux dans la berline blanche de marque thorvalienne et partirent pour plus de 4 heures de route. Elle remarqua qu'il n'avait même pas encore enlevé le sticker vantant sa personne pour l'élection qui venait de se terminer et voulut discrètement l'enlever mais il le lui interdit en riant : "c'est pour la prochaine fois, ca nous fera des économies".
Rizla se brancha sur une radio de la capitale ne passant que des musiques juives. L'ambiance s'y prêtant bien, elle se prit à discuter en hébreu avec son père. Les deux ne virent pas le temps passer. Mais soudain, alors que la berline débouchait à vive allure dans un virage serré Rizla aperçut quelque chose et freina de toutes ses forces dans un énorme crissement de pneu....[/justify]
-
Wellington
Episode V
Quelque part à Christport, 11h32
[center][img]http://img2-1.timeinc.net/ew/i/2011/09/29/person-of-interest_240.jpg[/img]
James Carter, Président du Committee
et
Bill « Deadlock » Jane, Directeur de Truthlink[/center]
[justify]Dans un bureau obscur quelque part dans un immeuble bon chic bon genre du centre de Christport au loyer exorbitant. Deux hommes se font face séparés par deux mondes. Pourtant tous deux sont des leaders discrets, mais efficaces. Agissant dans l'ombre pour leur cause. Carter ne fait presque jamais l'honneur de recevoir quelqu'un ici. Mais quand il s'agit d'amis d'enfance, il fait des exceptions. Car malgré sa légendaire réserve et sa réputation tenace d'homme fermé à tout et tous, les liens tissés dans la chambre B39 de l'Université d'Engelwood sont plus importants que le reste.
- Monsieur Jane. Je vous attendais, prenez-place.
- Merci de me recevoir monsieur Carter, c'est un honn...
- Ne perdons pas de temps en inutiles politesses, déclara-t-il calmement en affichant clairement que l'existence d'un système d'espionnage ne pouvait être exclu, et venons en droit au but. Qu'avez-vous ?
- Un lanceur d'alerte d'alerte nous demande 10 millions. Ainsi qu'un visa d'immigration.
- Ce n'est pas dans les traditions de la maison.
- Non, justement.
- Pourquoi a-t-il besoin de cette somme ?
- Il ne nous l'a pas dis.
- Je vois. Il réfléchit un instant. Les informations qu'il possède sont-elles intéressantes ?
- Toutes les informations qu'on nous communique sont importantes...
- Néanmoins elles ne valent pas 10 millions je présume.
- C'est cela. C'est une information certes importante mais qui ne provoquera pas de grand scandale. Plutôt un... disons un micro séisme à l'échelle de la région concernée.
- Cela ne présage rien de bon.
- Oui mais notre mission est de dévoiler les secrets cachés du monde. Nous devons lui venir en aide. Il a déjà pris des risques en nous envoyant une partie du document et...
- Contentez-vous de ce qu'il vous a envoyé. Nous lui donnerons son visa. Mais il n'aura pas d'argent. Il ne faut pas encourager un commerce des lanceurs d'alertes. Cela entraînerait trop de dérives, des fausses informations. L'argent ne doit pas entrer en compte dans cette noble mission que vous vous êtes fixés.
- Je comprends.
- L'Organisation continuera de vous venir en aide et à protéger les lanceurs d'alerte par le biais du Committee tant que vous suivrez cette ligne directrice. L'appât du gain doit rester en dehors de cela. Dites-lui qu'il n'aura pas ses 10 millions. Il fera avec. Ou plutôt sans.
- Je comprends. Nous le lui annoncerons et nous verrons bien ce qu'il décidera. Merci de m'avoir accordé cette entrevue monsieur Carter.
- C'est un plaisir de traiter avec vous. Prenez soin de vous Bill. Et de Truthlink. Vous avez beaucoup à apporter au monde, et à l'Océania. Je viendrai vous voir prochainement, pour vous parler de notre fameux projet. Dois-je vous rappeler que cette discussion n'a jamais eu lieu ?
- Quelle discussion répondit l'autre avec un sourire amusé avec de quitter le bureau de Carter.
Dans l'ombre de la bibliothèque surplombant son large siège Carter soupira. Il aurait préféré pouvoir enfin traiter son ami comme tel mais le protocole, toujours lui, obligeait en continue à une énorme prudence. Peut-être à Greenwich le mois prochain pensa-il avant d'allumer son ordinateur portable.[/justify]
Quelque part à Christport, 11h32
[center][img]http://img2-1.timeinc.net/ew/i/2011/09/29/person-of-interest_240.jpg[/img]
James Carter, Président du Committee
et
Bill « Deadlock » Jane, Directeur de Truthlink[/center]
[justify]Dans un bureau obscur quelque part dans un immeuble bon chic bon genre du centre de Christport au loyer exorbitant. Deux hommes se font face séparés par deux mondes. Pourtant tous deux sont des leaders discrets, mais efficaces. Agissant dans l'ombre pour leur cause. Carter ne fait presque jamais l'honneur de recevoir quelqu'un ici. Mais quand il s'agit d'amis d'enfance, il fait des exceptions. Car malgré sa légendaire réserve et sa réputation tenace d'homme fermé à tout et tous, les liens tissés dans la chambre B39 de l'Université d'Engelwood sont plus importants que le reste.
- Monsieur Jane. Je vous attendais, prenez-place.
- Merci de me recevoir monsieur Carter, c'est un honn...
- Ne perdons pas de temps en inutiles politesses, déclara-t-il calmement en affichant clairement que l'existence d'un système d'espionnage ne pouvait être exclu, et venons en droit au but. Qu'avez-vous ?
- Un lanceur d'alerte d'alerte nous demande 10 millions. Ainsi qu'un visa d'immigration.
- Ce n'est pas dans les traditions de la maison.
- Non, justement.
- Pourquoi a-t-il besoin de cette somme ?
- Il ne nous l'a pas dis.
- Je vois. Il réfléchit un instant. Les informations qu'il possède sont-elles intéressantes ?
- Toutes les informations qu'on nous communique sont importantes...
- Néanmoins elles ne valent pas 10 millions je présume.
- C'est cela. C'est une information certes importante mais qui ne provoquera pas de grand scandale. Plutôt un... disons un micro séisme à l'échelle de la région concernée.
- Cela ne présage rien de bon.
- Oui mais notre mission est de dévoiler les secrets cachés du monde. Nous devons lui venir en aide. Il a déjà pris des risques en nous envoyant une partie du document et...
- Contentez-vous de ce qu'il vous a envoyé. Nous lui donnerons son visa. Mais il n'aura pas d'argent. Il ne faut pas encourager un commerce des lanceurs d'alertes. Cela entraînerait trop de dérives, des fausses informations. L'argent ne doit pas entrer en compte dans cette noble mission que vous vous êtes fixés.
- Je comprends.
- L'Organisation continuera de vous venir en aide et à protéger les lanceurs d'alerte par le biais du Committee tant que vous suivrez cette ligne directrice. L'appât du gain doit rester en dehors de cela. Dites-lui qu'il n'aura pas ses 10 millions. Il fera avec. Ou plutôt sans.
- Je comprends. Nous le lui annoncerons et nous verrons bien ce qu'il décidera. Merci de m'avoir accordé cette entrevue monsieur Carter.
- C'est un plaisir de traiter avec vous. Prenez soin de vous Bill. Et de Truthlink. Vous avez beaucoup à apporter au monde, et à l'Océania. Je viendrai vous voir prochainement, pour vous parler de notre fameux projet. Dois-je vous rappeler que cette discussion n'a jamais eu lieu ?
- Quelle discussion répondit l'autre avec un sourire amusé avec de quitter le bureau de Carter.
Dans l'ombre de la bibliothèque surplombant son large siège Carter soupira. Il aurait préféré pouvoir enfin traiter son ami comme tel mais le protocole, toujours lui, obligeait en continue à une énorme prudence. Peut-être à Greenwich le mois prochain pensa-il avant d'allumer son ordinateur portable.[/justify]