Conférence d'Epsom

Orès

Message par Orès »

<center>[img]http://www.hapshack.com/images/Kx61r.gif[/img]
[img]http://www.hapshack.com/images/7u98g.png[/img]
[img]http://www.hapshack.com/images/Yblw.png[/img]
ISLES OF ADELAIDE • KALDIA • LIETHUVISKA • SEBALDIA</center>

Les démocraties libérales étaient en crise. Non pas intérieures, mais diplomatiques. L'anéantissement des États-Unis de Pelabssa avaient laissé place à un monde où le combat serait celui des races et des religions plutôt que celui de la liberté et du totalitarisme. L'événement de la Cabalie avait prouvé cet état de fait : le Raksasa, première puissance mondiale, a préféré s'aligner sur les principes de l'Oummah plutôt que sur ceux de la souveraineté des peuples. La Conférence d'Epsom avait mûri dans les esprits des dirigeants des démocraties libérales. On en parlait au téléphone, on s'échangeait des câbles diplomatiques, des idées. Puis on était confronté aux faits et à la dégradation rampante du monde libre. On comptait sur les doigts de la main les démocraties occidentales et libérales : le Liethuviska, le Kaldia, les Adélaïdes, et peut-être la Sébaldie ou l'Adélie.

L'aéroport d'Epsom était un centre névralgique des transports de l'île, mais à l'échelle internationale, ce n'était qu'une petite installation régionale qui servait surtout aux riches étrangers d'y envoyer leurs enfants prodiges à l'université. La Conférence devrait durer trois jours et les représentants diplomatiques devaient être libérés la veille, ou au pire le matin du réveillon de Noël. La ville avait été largement sécurisée, de nombreuses routes bloquées et des milliers de rangers armés gardaient les installations sensibles.
Liethuviska

Message par Liethuviska »

Sven Jürgenson était loin d'être un modèle libéral. Il appartenait plutôt à la branche conservatrice de la politique liethuviskienne. Néanmoins, cela restait par rapport à l'immense majorité des nations de ce monde raisonnable.
Il avait néanmoins décidé de se rendre à cette Conférence d'Epsom en personne. Le Premier Ministre savait qu'au-delà du Continent Jeekimois, les véritables partenaires du Liethuviska étaient dans les nations libérales. Avec la chute du Pelabssa, un monde multipolaire avait émergé. La crise Cabalienne en était un parfait exemple, et la logique semblait très lointaine des conflits géopolitiques. Le bloc libéral commerçait en son coin, tourné vers de bonnes relations géographiques.
Il était néanmoins temps de construire des relations idéologiques durables, qui iraient plus loin que des traités commerciaux. Il s'agissait de prôner un modèle de société juste, garantissant les libertés fondamentales des citoyens. Il s'agissait de lutter contre l'asservissement des peuples libres.

Ainsi, le Premier Ministre descendit à l'aéroport d'Epsom. C'était sa première fois aux Adélaïdes, bien que certains journaux locaux lui étaient résumés tous les matins à Viivikonna.
De nombreux autres sujets retinrent son attention, et en-dehors des moments officiels - comme la descente de l'avion - il était souvent au téléphone pour gérer à distance la crise Cabalienne, Pesakienne, et les affaires urgentes de l'Union du Jeekim.
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

Après un long vol de nuit, l'avion en provenance du Kaldia était arrivé aux Adelaïdes. Le premier ministre et une équipe de collaborateurs étaient à son bord, prêts à entamer des discussions sur de possibles rapprochements politiques entre les démocraties occidentales de plus en plus effacées sur la scène mondiale avec la montée de l'autoritarisme et du populisme. Le récent classement efectué par l'institut fiémançais ISO avait montré la position isolée du Kaldia en Alméra occidentale, où le pays, sans pour autant cultiver de mauvaises relations avec ses voisins, n'avait que des points communs limités avec les régimes traditionnalistes et/ou les autoritaires. Cela n'avait évidemment jaamis empêché le développement d'échanges fructueux, toutefois la sécurité stratégique n'en ressortirait sans doute pas.

The Right Honourable Edmund Streona, Earl of Anderley, Lord Prime Minister of Kaldia, Order of the One Faith (O.O.), Order of the Serene Highness (S.H.), etc, posa donc le pied sur le tarmac, et se prépara à aller saluer ses homologues du Liethuviska et des Adelaides afin de bien commencer le sommet.
Orès

Message par Orès »

Les représentants démocrates descendirent chacun leur tour de leur avion gouvernemental, et le Premier Ministre Ogustus A. Neville les accueillait au bord de la piste d'atterrissage. Le protocole était évidemment bien respecté, les poignées de mains serrées. Le Gouverneur Général des Adélaïdes, Raymond Shetland Te'rearea, se tenait en retrait. Il vint saluer les deux dirigeants et leur corps diplomatique. L'on fit monter les trois premiers ministres dans trois limousines qui faisaient partie d'un ballet de six limousines pour des raisons de sécurité. De l'aéroport d'Epsom jusqu'au Conference Center de la ville, qui jouxtait la municipalité, le voyage ne prit que quelques minutes en raison des rues coupées. Arrivés au Conference Center, on installa chacun des corps diplomatiques de chaque côté d'une table triangulaire, surplombée d'une colombe métallique blanche - très art déco - d'un mètre cinquante de hauteur. Ogustus A. Neville prit la parole. Les journalistes étaient alors sortis.

Ogustus A. Neville
C'est un plaisir que de nous voir réunis ici. Nous avons échangé beaucoup d'appels téléphoniques, de visioconférences, de câbles diplomatiques jusqu'à cette rencontre. Voilà plusieurs mois que nous fermentons l'idée d'une Conférence des pays libres. Là voici donc, messieurs Streona et Jürgenson. Bienvenue aux Adélaïdes... et en temps qu'hôte, c'est avec honneur que je déclare la Conférence d'Epsom ouverte.
Je crois qu'aujourd'hui, nous partageons tous le même constat. La démocratie est en danger. La liberté l'est encore plus. Le communisme reprend le dessus sur le libéralisme : les nobles valeurs que nous ont transmises les penseurs des Lumières alméranes sont tout simplement en train de disparaître. À cet égard, nos trois pays sont isolés. Peut-être nous trouverons quelques autres nations qui partagent nos mêmes opinions sur nos modes de gouvernance. Je pense à la Sébaldie, ou à d'autres pays démocratiques et occidentaux. L'Organisation du Traité de Hellington a péri avec la suppression du Pelabssa. Le Raksasa, attiré par des intérêts expansionnistes et religieux ne joue pas le rôle que le monde libre aurait aimé qu'il joue. Au moment où je vous parle, et je suis persuadé que vous le savez, des milliers de civils meurent sous les pilonnages, les balles et les bombardements tchoconaliens sur une île qui n'a eu d'autre malheur que d'être peuplée de musulmans, et en cette qualité, de devoir être sujette aux appétits impérialistes. L'attitude du Raksasa dans cette affaire est révélatrice d'une dissension du monde qui ne joue plus en faveur des libéraux. Que dire, de plus, du rapprochement de l'Empire avec l'URCM ? La liberté est en état d'alerte.
Avant de commencer les pourparlers et la mise en place de partenariats forts, j'aimerais que nous dressions chacun un bilan de la situation de nos pays respectifs dans leur sphère d'influence régionale. Cela nous permettra de déceler quels sont les besoins de chacun de nos pays, mais aussi quels sont leurs risques et leurs opportunités.
Les Adélaïdes sont frontalières avec l'Empire du Raksasa et particulièrement proches du Polao. Il est extrêmement peu probable que l'Empire du Raksasa se mette à exercer une action militaire à l'encontre des Adélaïdes si nous venions à entrer en désaccord avec lui. Nous pensons que les gouvernants de l'Empire ont encore cette part de civilisation et de valeurs en eux. Mais il existe toujours un risque. D'autant plus que l'Empire s'est rapproché avec l'URCM, et que le Hanguk, même s'il s'est avancé sur la voie des libertés, reste un pays fermement socialiste. Outre le Wapong, nous ne voyons que peu de pays portant les mêmes valeurs que celles des Adélaïdes. Notre archipel est en conséquence particulièrement isolé sur la scène makaranne. Nous sommes plus ou moins forcés de nous tourner vers l'Alméra et le Jeekim pour trouver des partenaires stratégiques et commerciaux viables et conciliants. Quoiqu'il en soit, ma diplomatie tente de conserver des relations amicales avec le Raksasa. Mais la crise cabalienne a emporté avec elle son regain de tensions.

Ogustus A. Neville baissa son micro, croisant les bras et poussant son dos sur le dossier de sa chaise. Semblant attendre la prise de parole de l'un de ses interlocuteurs, intéressé.
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

Prenant plusieurs de ses notes, le premier ministre Kaldien prit la parole:

-Si le Kaldia est ici aujourd'hui, c'est qu'il partage votre avis concernant le recul menaçant de la démocratie, du libéralisme et des libertés dans le monde. Le nombre de régimes méprisant ouvertement les droits de l'homme, ou alors invoquant des ensembles de valeurs incohérents et/ou fondamentalement nuisibles a augmenté ces dernières années. De même, l'éclatement des grands blocs a laissé la porte ouverte à une pléthore de conflits de second ordre contribuant à l'insécurité mondiale.

Notre vue de la situation est qu'il n'y a pas réellement une progression du communisme ou même de doctrines une progression du socialisme, plutôt que des mouvements réellement communistes. L'autoritarisme, plutôt que le totalitarisme, se révèle plus insidieux et plus aisé à sortir de terre. Enfin, la complaisance de minorité ou la peur de l'avenir poussent certains pays à tenter de tourner en arrière les aiguilles du temps et à s'accrocher à des traditions dont la seule vertu est d'avoir été perpétuées pendant des siècles.

Dans cette série, nos pays ne sont que marginalement menacés en eux-mêmes. Le Kaldia ne fait face à aucune menace territoriale; nos relations avec le Schlessien et le Valacida sont celles de bon voisinage. Les liens historiques de notre pays avec l'Adélie sont bons. L'affaiblissement du Numancia laisse notre flanc en Cisplatine calme, tandis que l'île d'Asterey, jadis kaldienne, ne nous pose pas plus problème que par des incidents isolés de passages de clandestins. Toutefois, notre position centrale dans l'océan Alméra nous place aussi dans une situation où nous pouvons largement surveilller cet océan, et le fait d'être positionné entre le Saint-Empire et le Khaldidan rend certains de nos militaires nerveux. C'est pour cela que notre armée est en modernisation rapide, centrée sur la supériorité aéronavale. La sanctuarisation de nos eaux territoriales et à plus forte raison des Îles du Couchant (C1/2/3) est ainsi une de nos priorité, et si nos alliés peuvent nous y aider, nous sommes prêts également à participer.

A contrario, nous pouvons difficilement de posture offensive nécessaire pour notre coalition. Comme les Adélaïdes, le Kaldia est un Etat insulaire, et ses intérêts sont bien délimités, de même que sa politique de retrait vis-à-vis des crises mondiales est claire. Une alliance aurait donc pour objet le soutien mutuel entre démocraties libérales occidentales, la mise en avant de notre modèle, et, si nécessaire, l'entreprise d'actions militaires communes, défensive mais, de manière volontaire, offensive, toutefois nous ne désirons pas voir ceci devenir une alliance à la fois défensive
et offensive systématique.

Concernant l'affaire de la Cabalie, vous aurez sans doute remarqué notre retenue à ce sujet. Nos intérêts militaires dans l'Océan Barebjalien ont étés retirés à la fin des années 80 et 90, après que nous ayons déjà renoncé à nos colonies du Rygaland (F9) et de l'Amber Coast (Bogwalé) au milieu du siècle. Au demeurant, le gouvernement du Commonwealth ne peut que regretter les actions manfiestement expansionnistes des Tchoconaliens, et est d'accord avec votre évaluation de ette guerre comme symptôme de l'affaiblissement de la
rule of international law et de la nécessité d'une sécurité collective restreinte plus solide en remplacement de vieilles structures faillies.
Liethuviska

Message par Liethuviska »

<center>[img]http://www.ve.lt/uploads/img/catalog/1/939/46/isversti-kaili-moka-ir-seimo-nariai1.jpg[/img]
Sven Jürgenson
Premier Ministre du Royaume Fédéral du Liethuviska</center>

Notre simple présence ici confirme que le Royaume Fédéral du Liethuviska partage la même vision du monde que vous. Nous ne sommes plus que trois Démocraties résolument libérales, alors que l'OTH était l'une des deux premières forces internationales de ce monde.
Alors qu'il y a quelques années nous pouvions intervenir pour nos idéaux aux quatre coins du monde, nous sommes désormais beaucoup plus faibles, laissant des volontés expansionnistes et autoritaires s'exprimer plus librement.

Devant ce constat, le Royaume Fédéral du Liethuviska a donc tenté de bâtir sa force sur des partenaires régionaux. Ainsi, nous sommes une des premières forces de proposition et d'action de l'Union du Jeekim, qui réunit la plupart des nations de notre Continent. Pour la plupart, ces nations sont des démocraties. Elles ne sont pas forcément libérales, mais ouvertes aux marchés et aux échanges commerciaux continentaux.
Cette Union était très forte il y a encore un an, mais s'est heurtée à un conflit direct avec la Main Noire lors de la chute du Pelabssa. C'est la "Guerre du Nord" contre le Finnherland, un conflit direct avec la Rostovie, qui nous a considérablement affaiblit.
Aujourd'hui, une menace pèse sur l'extrême-ouest de l'Union du Jeekim. Cette dernière est donc une force, mais peut également devenir une faiblesse en exposant notre pays à des obligations militaires.

Je rejoins la position de mon homologue Kaldien. Nous ne pouvons devenir à notre niveau une coalition offensive systématique. Nous n'en avons pas la force nécessaire. Néanmoins, une coalition défensive semble indispensable, de même qu'une coopération militaire accrue.

Enfin, l'exemple de la Cabalie n'est qu'un parfait exemple de la chute de l'OTH. Il n'y a plus de "gendarme" du monde. Des nations isolées ne peuvent pas faire pression sur d'autres nations.
Orès

Message par Orès »

W.Paranga
Il semble en effet évident que notre union n'aura pas la force d'impacte nécessaire pour jouer un rôle offensif systématique, voire de gendarme du monde. Elle doit, à mon avis, se présenter comme le drapeau des libertés vers lequel les pays libres ou nouvellement libres peuvent se tourner en cas de difficultés géostratégiques, économiques ou politiques. C'est là le coeur de notre union : mettre fin à l'isolement et au morcellement du monde libre.
Au sujet de l'affaire en Cabalie, je ne reprocherai pour ma part pas au gouvernement kaldien sa retenue sur le sujet. Je ne vous cache pas que dans ses desseins, le service diplomatique adélaïdien aurait apprécié une union totale des pays libres contre l'expansion tchoconalienne, de manière à montrer un engagement commun. Mais nous ne saurions remettre en cause la souveraineté de votre gouvernement, sir Streona.
Nous avons eu vent des soucis qui pesaient dans la diplomatie liethuviskenne sur l'indépendance des États-Unis du Pesak. Une demande a été adressée par votre gouvernement à l'Assemblée des États. Il est fort probable que les Adélaïdes la soutienne. Le Kaldia compte-t-il à terme intégrer l'Assemblée des États ? Montrer notre union au sein de cette Assemblée transnationale nous permettra de peser plus de poids - trois votes unis - dans les décisions internationales.

Avant de discuter des modalités en détails, voici l'intégralité des champs de discussion que nous aimerions traiter avec vous. Par ailleurs, veuillez être informés de la réception par mes services d'un câble diplomatique sébaldien qui laisserait entendre la volonté des représentants de ce pays à assister à la Conférence. Si vous l'acceptez, ils nous rejoindraient à la fin du second jour ou durant le troisième jour des discussions.

[quote]<center>Programme de discussions de la Conférence d'Epsom
Décembre 2023
</center>

Section 1 : Issues relatives à la coopération économique
• Harmonisation des lois sur la propriété intellectuelle
• Zone de libre-échange
• Zone de libre-circulation
• Abaissement spécial de la taxation domestique pour les entreprises des pays-membres
• Harmonisation des politiques macroéconomiques et monétaires

Section 2 : Issues relatives à la coopération diplomatique, politique et juridique
• Harmonisation des installations diplomatiques et coopération entre les établissements diplomatiques
• Harmonisation des droits juridiques et des libertés individuelles accordés aux citoyens des pays-membres
• Accords d'extradition et de coopération judiciaire
• Coopération des services de renseignements

Section 3 : Issues relatives à la recherche et au développement
• Les représentants auront la liberté de présenter aux autres représentants les projets de recherche et développement communs pouvant gagner à être internationalisés, qu'ils soient militaires, industriels, numériques...

Section 4 : Issues relatives à la coopération stratégique et militaire
• Pacte de non-agression
• Pacte de défense mutuelle
• Établissement d'une force commune d'intervention chirurgicale et humanitaire
• Établissement d'une ou plusieurs bases militaires, exercices communs
• Harmonisation des normes radios, radars et de codages militaires entre les trois pays[/quote]

Ce programme n'est pas exhaustif et saurait être remanié, complété voire réduit au gré des discussions. Quelqu'un a-t-il une objection à faire avant l'introduction des issues liées à la coopération économique ?

On avait installé en hauteur, à l'arrière de chacun des représentants, un écran géant passant en boucle (mais en silence) les informations internationales (la chaîne adélaïdienne ADL-1 News et la chaîne kaldienne Kaldia BCN). Les chaînes montraient l'avancement des événements en Cabalie et l'actualité politique internationale.
Sébaldie

Message par Sébaldie »

Elue il y a quelques mois Premier ministre de la République Sébalde, Dana Liesder n’avait pas encore eu l’opportunité de prendre ses marques sur la scène internationale. À vrai dire, elle profitait du relatif calme de la scène diplomatique pour se consacrer pleinement à la politique intérieure. De toute façon, son accident ne lui permettait pas de se déplacer très souvent, au moins pour sa première année de mandat. S’étant refusée à apparaître aux yeux de ses homologues, fébrile avec une béquille, elle avait opté pour la visioconférence. Seule sa tête coiffée d’un chignon et sa poitrine pudiquement vêtue d’un tailleur haut apparaissaient à l’écran de la Salle de Conférences d’Epsom.

<center>[img]http://img341.imageshack.us/img341/5496/danaliesder300px.jpg[/img]
Dana Liesder
Premier ministre de la République Sébalde (depuis 2023)
Présidente du groupe Texalde (depuis 2021)
</center>

Dana Liesder : « Veuillez excuser mon léger retard. Je ne pouvais malheureusement pas être présente à vos côtés pour cette conférence inaugurale, pour des soucis évidents de temps. Néanmoins, ne voyez pas dans la vidéoconférence une manière de minimiser l’importance de cette rencontre : je tiens, ainsi que l’ensemble de mon gouvernement, à participer au « bloc » des nations libres. Sachez que la Sébaldie n’y défendra pas a priori une idéologie, libérale soit-elle, mais le pragmatisme et le bon sens. Les morts successives de l’OTH, de la Sainte-Alliance et celle – artificielle – du Pacte prouvent que dans un monde multipolaire, raisonner par blocs idéologiques n’a pas réellement de sens. Aussi, je rejoins mon ami et voisin liethuviskien sur ce sujet : nous avons d’ailleurs au sein de notre gouvernement des sociaux-démocrates et des libéraux-conservateurs, plus ou moins en faveur de l’intervention de l’Etat mais tous unis par la nécessité d’un marché libre et d’un respect des libertés fondamentales.

Nous n’avons pas d’objection particulière quant au programme défini. »
Orès

Message par Orès »

W.Paranga
Merveilleux. Tout le monde semble se mettre d'accord sur l'ordre du jour. Il est bien entendu que chacun des représentants ici présent pourra aborder un autre sujet en fin de conférence.
Commençons donc sur les issues relatives à la coopération économique. Il me semble évident que dans le cadre de l'économie de marché dont nous supportons tous les principes, nous nous devons d'abaisser un maximum de barrières et de supprimer certains obstacles.
L'un de ces obstacles est, potentiellement, la propriété intellectuelle. Il serait pertinent d'aplanir notre législation pour tendre vers l'homogénéité de nos pays respectifs. Quels sont les pays ici-présents adoptant une politique sur la propriété intellectuelle qui pourrait souffrir d'incompatibilités avec l'ensemble des autres politiques ? Les Adélaïdes appliquent quant à elles la propriété intellectuelle à la manière de la majorité des pays occidentaux et à la manière des États-Unis de Pelabssa avant son annihilation.*
Quant à l'établissement d'une zone de libre-échange, elle serait, pour tout ou partie des pays ici présents, déjà garantie par la conférence d'Inverbie. Mais l'union issue d'Inverbie pouvant être mise à mal vu la diversité des pays s'y trouvant, nous proposons d'assurer que la zone de libre-échange entre nos pays soit inviolable. De même, les Adélaïdes proposent qu'il n'existe pas de "secteurs sensibles ou stratégiques" sujets à la non-suppression des barrières douanières : le marché ne connaît pas de tels secteurs stratégiques et à nos yeux, ils ne sont que les fantasmes des gouvernements. Supprimer cette notion de notre union serait selon nous un plus non-négligeable.
Par la même, nous proposons l'établissement d'une zone de libre-circulation. Ce qui signifie simplement que les citoyens de nos pays respectifs n'auront pas besoin de visas ou de cartes de résidents pour voyager ou vivre ou travailler ou acheter une propriété secondaire ou primaire dans n'importe lequel des pays signataires. Qu'en pensez-vous ?
Enfin, nous pensions à développer une politique d'abaissement spécial de la taxation domestique pour les pays-membres. Ce qui signifierait que le produit d'un pays-membre profiterait d'une TVA moins élevée chez un autre pays-membre qu'un produit d'un pays non-membre. Cela dynamiserait nos échanges commerciaux.
Enfin, le dernier article porterait sur une harmonisation des politiques macroéconomiques et monétaires. Nos pays s'engageraient à ne pas céder aux tentations de la dévaluation massive de la monnaie, pratique qui pourrait être nocive pour les autres pays-membres.
Liethuviska

Message par Liethuviska »

<center>[img]http://www.ve.lt/uploads/img/catalog/1/939/46/isversti-kaili-moka-ir-seimo-nariai1.jpg[/img]
Sven Jürgenson
Premier Ministre du Royaume Fédéral du Liethuviska</center>

Concernant la propriété intellectuelle, notre gouvernement est actuellement en train de s'ajuster à une législation quasiment internationale. La seule règle en rigueur jusqu'alors datait d'une [url=http://www.simpolitique.com/post101299.html#101299]jurisprudence d'il y a neuf ans[/url]. Cela ne posera donc pas de problèmes.

Nous sommes d'accord sur le fait de ré-affirmer la zone de libre-échange, ainsi que de supprimer les secteurs dits "sensibles". Cette union de pays libéraux doit aller plus loin que la Conférence d'Inverbie, en particulier dans ces secteurs.

Nous sommes tout à fait favorables à l'établissement d'une zone de libre-circulation. C'est une politique que nous appliquons déjà.

Concernant l'application d'une taxe domestique moins élevée ... une telle chose n'existe pas au Liethuviska. La TVA n'a jamais existé, et cela n'est pas à l'ordre du jour pour notre gouvernement.
Cela est un sujet intéressant, puisqu'il favoriserait les échanges "internes". L'abaissement des droits de douanes donne déjà des résultats similaires. Je ne pense pas qu'il faille aller plus loin là-dessus.

Enfin, concernant la dévaluation, nous avons une banque centrale plutôt discrète et qui compte le rester. Ajouter cette clause serait un plus en effet.
Répondre

Retourner vers « Scènes Internationale V3 »