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Posté : ven. sept. 11, 2015 3:33 pm
par Otto
EXLUDE : Il se trouve que j'ai mal compris les évènements précédents. Considérez ce message comme nul et non-avenu, je reprendrai le RP plus bas


Les forces de la Légion avaient bien subit l'attaque des fascistes. Les Légionnaires étaient tombés par dizaine, récitant l'Ave Maria et brandissant la bannière du Sacré-Cœur de Jésus. L'attaque du Sénat conjointe avec le PDL et les Oligarques avait échoué et seul une poignée de combattant avait réussi à fuir dans les quartiers Chrétiens. Au sein de ces quartiers, les combats urbains avaient fait rage mais les chrétiens avaient réussi à tenir les civils à l'abris. Les Robes Noires étaient peut-être passées, mais les quartiers restaient entre les mains des Légionnaires. La Légion était exsangue mais les quartiers 20 et 21 étaient toujours chrétiens : les Légionnaires avaient acceptés de négocier. Le Chapitre a signé un cessez-le-feu temporaire et se dit prêt à négocier un désarmement de la Légion avec les Robes Noires et le Gouvernement si ceux-ci envoient un représentant. La Légion exige notamment la reconnaissance de la pratique du catholicisme comme libre ainsi que la possibilité pour les chrétiens d'être représentés au Sénat. En outre, la Légion espère pouvoir obtenir un statut particulier pour les chrétiens, à l'extérieur du système de caste. En outre, la Légion est prête à ne servir que de force humanitaire dans les émeutes qui secouent Sayakon. Le Chapitre et le Conseil de Régence se joigne désormais aux messages de paix de l'évêque de Sayakon. L'abbé Georg lui-même reconnait que les combats de ces derniers jours ont été destructeurs plus qu'autre chose.

Du côté des protégés, on est sous le choque : l'attaque a été d'une incroyable violence pour la Légion qui ne faisait que protéger des civils. Désormais, les messages de paix de l'évêque de Sayakon sont écouté avec le plus grand intérêt. Pour beaucoup, on en était arrivé à de tels extrémité car la Légion s'était battue contre le Gouvernement au lieu de ne chercher que la protection des civils. Quelques uns commençaient même à penser que la Légion était la racine de leurs problèmes, de par son alliance de circonstance avec les nantis et le PLD. L'humeur populaire du chrétien est mauvaise mais globalement, les gens, chrétiens ou non, restent reconnaissant en la Légion qui les a protégés ces derniers jours.

Un groupe de Légionnaire s'est réfugié au sud du quartier dans un groupe d'immeuble et se désigne comme le Fort du Saint-Esprit. Ils ont décidés de ne pas négocier avec la Robe Noire et de continuer à lutter dans ces immeubles. Ils sont peu nombreux et ne luttent non plus pour la protection des civils mais simplement de leurs idées. Ils veulent toujours un Roi pour l'Aquanox et un catholicisme comme unique religion du pays. Leur combat est désespéré et ils le savent. L'abbé Georg et avec lui l'ensemble du Chapitre (hormis l'abbé Mauno qui a rejoins le Fort) condamne l'action du fort, qu'ils ne peuvent pas approuver en conscience.

Posté : ven. sept. 11, 2015 4:12 pm
par Thunderoad
Avec le massacre à l'explosif des sénateurs et la destruction de la bâtisse sénatoriale , l'on peut raisonnablement reconnaitre que la tentative de coup-d'état aura été un échec .

Vapaus Kotakeino et Kaito Kyminen ont été blessés durant l'opération mais par chance ils sont encore en mesure de continuer à diriger la situation . Les ordres changent donc radicalement : il s'agit désormais de faire payer les blackwoodistes et la Garde Nationale .

Tout les survivants de l'opération contre le Sénat sont appelés à remonter dans les pickups et à se diriger en direction du quartier des oligarques et de celui de la petite-bourgeoisie favorable au PLD .
L'objectif est de se retrancher dans le quartier, quasi-militairement , et de tenir le plus longtemps possible contre les envahisseurs .

Toutes les rues menant au bastion du PLD doivent être obstruées par des barricades .
Les toits seront pourvues de DCA . Les fenêtres seront aménagées afin de servir de stand de tir pour lorsque les blackwoodistes seront arrivés . Les caves doivent être truffées d'explosifs afin de démolir les bâtiments en dernier recours .

Mais cet enfermement masque la réalité : le bastion des libéraux-démocrates aura été préalablement vidé de ses femmes , enfants , vieillards et handicapés ainsi que de tout ce qui a de la valeur.
Seuls quelques hommes - les plus fragiles physiquement mais les plus forts mentalement - partiront avec eux pour superviser la fuite ; ne restera plus dans le bastion que du matériel de guerre ou pouvant être détourné à des fins militaires . Tout le but de l'opération est de gagner le plus de temps possible pour permettre l'évacuation .

Avec ça , on attend désormais les envahisseurs de pied ferme !

Et dans la mesure des moyens disponibles , on tente lorsque c'est faisable d'aider les chrétiens et les oligarques car l'ennemi commun désormais ce sont les blackwoodistes et la Garde Nationale .

Posté : sam. sept. 12, 2015 8:09 am
par Otto
[justify]La Garde Nationale était rentrée dans les quartiers de la Légion. Cependant, les Légionnaires constatant que la Garde ne tire pas n'entama pas de violence non plus, laissant l'armée pénétrer le quartier, sachant de toute façon que toute résistance était inutile. Aucune nouvelle de l'attaque du Sénat conjointe avec le PDL et les Oligarques, mais la Légion avait désormais d'autres chat à fouetter. Si la Garde Nationale est là, cela veut sûrement dire que l'attaque a échouée. Au fond, la Légion n'en sait rien et ne veut pas savoir ce qu'il s'est passé là-bas. Au sein des quartiers chrétiens, un calme inquiétant régnait désormais. Les Légionnaires comme les Miliciens avaient déposés les armes tandis que le Chapitre avait signé un cessez-le-feu temporaire et se dit prêt à négocier un désarmement de la Légion avec le Gouvernement si celui-ci envoie un représentant auprès du Chapitre et du Conseil de Régence. La Légion exige notamment la reconnaissance de la pratique du catholicisme comme libre ainsi que la possibilité pour les chrétiens d'être représentés au Sénat. En outre, la Légion espère pouvoir obtenir un statut particulier pour les chrétiens, à l'extérieur du système de caste. En outre, la Légion est prête à ne servir que de force humanitaire dans les émeutes qui secouent Sayakon. Le Chapitre et le Conseil de Régence se joignent désormais aux messages de paix de l'évêque de Sayakon. L'abbé Georg lui-même reconnait que les combats de ces derniers jours ont été destructeurs plus qu'autre chose.

Désormais, les messages de paix de l'évêque de Sayakon sont écouté avec le plus grand intérêt par les protégés de la Légion. Pour beaucoup, on en était arrivé à de tels extrémité car la Légion s'était battue contre le Gouvernement au lieu de ne chercher que la protection des civils. Quelques uns commençaient même à penser que la Légion était la racine de leurs problèmes, de par son alliance de circonstance avec les nantis et le PLD. L'humeur populaire du chrétien est mauvaise mais globalement, les gens, chrétiens ou non, restent reconnaissant en la Légion qui les a protégés ces derniers jours.

Un groupe de Légionnaire s'est réfugié au sud du quartier dans un groupe d'immeuble et se désigne comme le Fort du Saint-Esprit. Ils ont décidés de ne pas négocier avec la Garde Nationale et de continuer à lutter dans ces immeubles. Ils sont peu nombreux et ne luttent non plus pour la protection des civils mais simplement de leurs idées. Ils veulent toujours un Roi pour l'Aquanox et un catholicisme comme unique religion du pays. Leur combat est désespéré et ils le savent. L'abbé Georg, et avec lui l'ensemble du Chapitre (hormis l'abbé Mauno qui a rejoint le Fort), condamne l'action du fort, qu'ils ne peuvent pas approuver en conscience.[/justify]

Posté : sam. sept. 12, 2015 10:05 am
par Alwine
L'évêque avait finalement eut des nouvelles de ce qui se passait dans le reste de la ville, et on ne pouvait pas dire que ces nouvelles l'avaient toutes ravies, puisqu'elle rapportaient, notamment, des combats impliquant des chrétiens, non sur leur propre territoire, mais en soutenant un assaut ! Il avait été quelque peu choqué d'ailleurs d'apprendre que certains s'étaient joints à l'assaut sur le gouvernement, et voulait croire que cela n'était que le fruit de quelques brebis perdues, l’œuvre malheureuse d'hommes et de femmes qui s'étaient égarés. Monseigneur Kaelung Ragar avait tout de même été heureux et soulagé d'apprendre que, au sud, sur son propre territoire, là où la vie de civil était en jeu, ses conseils de paix avaient repris le dessus, et que la Légion avait choisi la négociation avec la Garde Nationale et, plus encore, avec l'armée qui avait maintenant pénétrer dans la ville. Avec les sombres temps qui semblaient devoir s'annoncer, il ne faisait aucun doute que de s'offrir aux armes des militaires n'aurait certainement pas été la meilleure façon de servir les intérêts des chrétiens. Cette démarche de paix des Légionnaires sur leur propre sol renforçait d'ailleurs son espoir que les forces aillant participé à l'assaut contre le sénat n'ait été que quelques moutons noirs.

Car des événements sombres, pour en revenir à ceux-ci, il y en avait eut, certainement. Si l'assaut sur le sénat, heureusement pour les chrétiens qui y avaient participé bien contre la volonté de leur évêque, ne s'était pas soldé par un massacre, d'autres événements, bien noirs, avaient frappés, en de nouveaux attentats plus subtiles mais plus « vitaux » pour le pouvoir en place que les précédents. En effet, le président, la vice-présidente, un ministre et, plus encore, la totalité du sénat, avaient été exterminés. Tout cela en quelques instants à peine. La nouvelle avait été un choc pour l'évêque, comme pour une grande partie de la population, sans doute. Qui avait bien pu faire une chose pareil ? Le regard se pointait bien entendu assez naturellement sur la Main Noire, qui avait déjà opéré et revendiqué des attentats contre les civils mais aussi contre les chrétiens royalistes. Mais était-ce eux ? Ou bien certaines des factions les plus « extrémistes » de la guerre civile elle-même ? Ou encore une collaboration entre les deux ? Dans tous les cas, c'était un acte terrible, qui allait impacter le pays entier.

Monseigneur Kaelung Ragar avait eu du mal à se remettre de toutes ces terribles nouvelles mais, après avoir prié le Seigneur, il avait finalement réussi à se calmer, comme il le devait. Il était après tout toujours, et plus que jamais en fait, l'évêque de Sayakon, et il convenait qu'il prenne ses « responsabilités » autant que faire se pourrait. Il devait jouer son rôle de guide moral et religieux pour ses ouailles ainsi, autant que possible, que pour le reste de la population, d'autorité dans ces mêmes domaines, et pour les mêmes âmes actuellement si vulnérable, son rôle de relais des valeurs chrétiennes et, dans une certaine mesure, royales, ainsi que ses charges ecclésiastique. Et il n'était pas concevable, en cette situation de crise moins que jamais au part avant, qu'il faillisse à ces obligations épiscopales. Cela aurait été manquer à son devoir envers sa charge et, plus encore, envers Jésus-Christ et la Sainte Église Catholique et Urbaine, à qui il avait décidé de vouer sa vie, ainsi qu'envers les fidèles eux-mêmes, dont il avait juré de protéger les armes. Autant de choses que, bien entendu, il ne pouvait même pas envisager.

Le premier soin de l'évêque avait été de faire parvenir son soutient aux Légions du Sacré-Cœur dans leurs démarches pacifiques. Il les félicitait d'avoir ouvert les négociations, et les enjoignait fermement et résolument à continuer sur cette voie, la voie des mots et de la paix. Il leur apporte tout son soutient dans cette démarche, et leur assure que c'est là la voie qui permettra le mieux de servir leur Seigneur Jésus-Christ ainsi que la cause de la chrétienté, et souligne notamment que, en s'engageant sur ce chemin, ils se confirment non seulement aux désirs du Sauveur, mais qu'en plus ils agissent au mieux pour l'intérêt des populations qui se sont placée sous leur protection et qui, grâce à leur ouverture d'esprit, bien différente des réactions hostiles et même presque folles de certains, pourraient ressortir vivantes et en bonne santé de tous ces événements, au lieu de trouver la mort, les blessures, où une fuite désespérée vers on ne savait où exactement. Ceux qui s'étaient placés sous la protection des chrétiens, eux, pourraient rester dans leurs foyers, en sécurité, et verraient bientôt, si Dieu le voulait, la fin des épreuves.

En leur apportant son assurance, appuyée par son autorité ecclésiastique mais aussi, si les rumeurs qu'on lui rapportait étaient exacte, par la faveur dans laquelle ses conseils de paix étaient maintenant tenus par la population de ce quartier, il espérait soutenir les légionnaires raisonnables dans leur effort de paix, mais aussi, peut-être, toucher ceux qui avaient décider de basculer d'un juste combat à un pur fanatisme. À l'intention de ceux-ci, ceux qu'on appel dans les rapports qu'on lui a transmis « les rebelles du Fort du Saint-Esprit », il envoie un message d’apaisement, leur demandant d'oublier leur haine et de rejoindre leurs frères et sœurs en Jésus-Christ pour des négociations pacifiques, qui serviront mieux leur cause qu'un combat vide de sens, un combat qui ne pourra rien leur apporter et qui, pire encore, risque d'attirer les foudres des balles, des canons et des obus sur leur zone ou, dans le pire des scénarios, sur l'ensemble du territoire sous protection chrétienne. Leur attitude était stupide et égoïste, concentrée autour de leur désir immédiat, et il les enjoignit avec la plus grande fermeté à y renoncer, à se laisser gagner par l'humilité vraie transmise par Jésus-Christ et à déposer les armes à leur tour.

Enfin, s'étant penché sur les affaires de ce monde, même s'il comptait bien continuer de prodiguer ses conseils encore par la suite, et de façon plus soutenue s'il le fallait, plus ferme en somme, il se pencha sur les questions, ô combien plus importantes, de l'autre monde. Il commença par envoyer à ce qui restait du gouvernement, ainsi qu'au chef de l'armée qui était entrée en ville, et qui semblait devoir incarner le pouvoir en ville à présent, le général Jouko Mansikama, ses plus sincères condoléances, au nom de toute la communauté chrétienne de la ville, au nom de la Sainte Église Catholique et Urbaine et en son nom propre, pour les membres du gouvernement, les représentants du peuple, qui étaient morts ce jour-là. Il savait mal si certains d'entre eux étaient de confession catholique, surtout parmi le grand nombre des sénateurs, mais si tel était le cas il faisait savoir qu'il était prêt à célébrer lui-même les messes d'action de grâce et les enterrements pour tous ceux dont on pensait qu'ils auraient agréés de tels rites.

Il condamna également fermement, à l'usage des autorités restantes mais aussi en le proclamant dans toute la ville, les attentats qui venaient de décimer le gouvernement de la Fédération, de décapiter la cité de Sayakon comme tout le reste du pays. Il proclama que quiconque s'était livré à de tels massacres gratuits, à de viles empoisonnements, à l'assassinat de masse de tous les sénateurs, que tous ceux qui étaient impliqués auraient à en répondre devant le Père Éternel. Il se dit convaincu que toutes les actions terroristes observée au cours des dernières semaines, de celles frappant la population à celles frappant le gouvernement en passant par celles frappant les centres religieux, étaient une seule et même abomination qui était condamnée d'un seul bloc par la Sainte Église Catholique et Urbaine ainsi que par l'Évêché de Sayakon.

Et, enfin, ce qui était plus important que toutes les déclarations du monde, il mena une première messe pour les morts, tous les morts, du gouvernement aux manifestants en passant par les civils innocents. Il pria longuement et dignement, avec ses fidèles, pour leur repos, le salut de leurs âmes, la juste rétribution de leurs bienfaits et le pardon de leurs fautes. Et il continua de prier ensuite, à certains moments avec un groupe de chanoines, à certains moments seuls, jusque tard dans la nuit, pour la salvation de toutes ces âmes, la punition des méchants en ce monde et, surtout, la protection et le bonheur de tous les justes, les chrétiens mais aussi les autres, de la cité de Sayakon, suppliant Jésus-Christ d'étendre sa main bienveillante pour assurer leur sécurité et leur prospérité, surtout après tant d'horreurs qui avaient déjà frappé...

Posté : sam. sept. 12, 2015 4:33 pm
par Amaski
Situation politique dans la ville le 6 février 2028

[url=https://www.youtube.com/watch?v=0oJRZNiC0kM]Musique : Le crépuscule de la Révolution[/url]
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/407320revolution30590640.png[/img]

Le général répond à Torik Varpir que la priorité de la Garde nationale doit être le désarmement des milices et le maintien de la paix dans les rues. Les actuels effectifs devraient suffire à remplir cette mission, surtout si on considère qu’il n’y a très certainement pas des dizaines de milliers de miliciens dans la cité. Concernant le remplacement de l’exécutif, le nouveau président devra être nommé par le Sénat. Afin de garantir l’ordre constitutionnel, il est impératif de garantir au plus vite la tenue des examens nécessaires pour la nomination des nouveaux sénateurs. L’armée se chargera de cette mission. Au sujet du PDL et des oligarques, le désarment de leurs milices devrait permettre à maintenir la stabilité dans un premier temps. Les tribunaux pourront ensuite se charger de statuer sur les sanctions à adopter à leur encontre. Ils seront punis pour leurs crimes selon la loi.

Posté : sam. sept. 12, 2015 9:36 pm
par Vladimir Ivanov
NAXALBARIKEN SABHA (2)
[url]https://www.youtube.com/watch?v=dTnxFgmQLKc[/url]

Le message de l'évêque de Sayakon, Monseigneur Kaelung Ragar, était passé : les communautés de Naxalbariken Sabha pouvaient rejoindre, à titre toutefois d'entité confédérative autonome, le "camp" monarchiste.
Sur un plan purement politique, ces communautés resteraient officiellement neutres, c'est-à-dire apolitisées. Mais de facto, le danger est si grand en vue des circonstances, et ses soutiens tendent suffisamment du côté des intérêts chrétiens de la Légion du Sacré-Cœur, pour pouvoir intégrer officieusement cette grande famille politique monarchiste. Cependant, les principaux organisateurs, ceux qui prennent les décisions, à savoir le peuple lui-même (!), demeurent trop multiconfessionnels, trop divers politiquement, pour suivre aveuglément cette faction et l'intégrer sans une autonomie qui puisse lui donner la possibilité de la quitter en cas de déviance. Cela relevait moins des fausses rumeurs sur ces légions de défense chrétiennes que d'une crainte de surenchère politique, amenant ces communautés pacifiques à se jeter malgré-elles dans la bataille au prix de centaines ou de milliers de victimes. On craignait aussi une corruption des élites (le pouvoir enrichit... et la richesse corrompt l'esprit). C'est pourquoi, l'absence d'activité politique est de rigueur parmi ses membres, lorsqu'ils agissent "au nom de la communauté". De plus, sur les questions économiques mais aussi sociales, l'opinion des membres de la communauté se rapproche davantage des démocrates les plus à gauche, ainsi que de tous ceux qui pleurent la mort subite de Mirk Valahr, ou encore de ceux qui regrettent Gorun Sun... dirigeants respectés voire admirés par beaucoup de petites gens en Aquanox. Néanmoins, il est évident que les monarchistes sont les plus proches sur le plan des mœurs, de la religion, de l'idéal moral, les plus enthousiastes quant à l'idée d'une amitié réciproque avec les communautés, et les plus capable pour les défendre contre des menaces extérieures (nombre de démocrates étant viscéralement anti-chrétiens).
Quant à leurs divergences théologiques, Ivan Touroukhanov était peut-être le seul orthodoxe de la ville. A cela s'ajoute son modèle politique et défunte compatriote, Nina Saratova, qui était une amie personnelle de la Reine du Thorval, la plus exemplaire et rayonnante des souveraines catholiques. Il n'était donc nullement question ici d'une concurrence entre deux Églises, mais bien d'un mouvement populaire essentiellement chrétien, mené par un pope orthodoxe, pour les intérêts de toutes les personnes modestes. Lequel est donc à la fois défendu par les monarchistes et proche de leurs convictions théologiques et morales. L'originalité de ce mouvement reposant sur la démocratie populaire directe et le coopérativisme économique (à ne pas confondre avec le corporatisme, qui est un système semi-capitaliste certes non-libéral mais profondément inégalitaire).

En relation directe avec des catholiques, Touroukhanov et ceux-ci s'amusent, en temps de pause ou de veille de début de nuit, à quelques débats théologiques sur l'infaillibilité papale (que le pope dénonce), le filioque (l'Esprit procède-t-il du Père et du Fils, ou seulement du Père ?) ou encore la manière d'être baptisée (dispute purement formelle mais symbolique). Le Pope rostov (lui-même célibataire depuis toujours et à vie) considère aussi, par exemple, qu'un père de famille, déjà marié et en situation régulière à ce niveau, a le droit de devenir prêtre. Mais qu'à l'inverse, en accord ici avec les catholiques, qu'une fois prêtre l'individu n'a pas le droit de se marier ou de chercher à l'être. En effet selon le pope, une fois marié, un homme s'assagit et peut se consacrer à Dieu parallèlement à sa famille. A l'inverse, un homme déjà prêtre ne peut être que perverti s'il ose troquer sa tâche ecclésiastique pour une vulgaire recherche égoïste d'épouse.
Malgré ses échanges, toujours enthousiaste mais jamais houleux, les deux parties s'entendent à merveille. Même seul contre tous sur ces questions, le pope se sent chez lui... et heureux d'avoir réussi à peu près son projet jusqu'à maintenant, malgré toutefois les innombrables difficultés...
Pour tous, bien-sûr, les priorités sont ailleurs :
_ soutien aux nécessiteux : médecine aux malades, appui moral et psychologique, conseils techniques pour des travaux communs tel que, par exemple, l'acheminement d'eau potable...
_ enseignements techniques et moraux
_ arbitrage des disputes au sein des communautés (malheureusement courantes entre familles rivales, entre bandes de jeunes, etc...)
_ évangélisation bien-évidemment catholique, mais dans le respect de la conviction d'autrui (les coutumes païennes non-sacrificielles et respectueuses de l'être humain sont toujours tolérées, la fraternité humaine passe avant tout).

Le message chrétien doit passer naturellement, via l'exemple et les enseignements humanistes. Ces derniers sont dispensés avec des mots simples et compréhensibles pour une population pas toujours très éduquée : "ne pas faire à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse" sans tomber pour autant dans l'hypocrisie, chercher le juste-milieu pour toute chose (excepté l'amour !), savoir être humble, savoir aimer ses ennemis (privés), mais également savoir se défendre quant il le faut contre ses ennemis publics, notamment pour ses proches : les jeunes Sayaken, noirs robustes et bagarreurs, se débrouillent très bien pour cela, dans le cadre notamment de la légion du Sacré-Cœur.
Concernant cette dernière, ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il est inscrit, en gros caractères derrière le bureau du Pope rostov, cette dure mais puissante parole de Jésus-Christ Lui-même : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu'à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. », parole divine que le Pope aime à prolonger en direction de certains chrétiens avides de richesse ou de violence : "Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi.". Ces paroles proviennent, comme vous l'aurez compris, de la vision de Marguerite-Marie Alacoque dans la petite ville Paray-le-Monial (Biturige) à la fin du Grand Siècle, où Jésus lui apparût dans un couvent.

Sur le terrain, concrètement, les communautés peinent à s'étendre. Les divisions internes (moins politiques que liées aux affaires de la vie quotidienne), entravent leur développement, ce qui oblige le pope d'intervenir régulièrement en tant que conciliateur. Si son rôle consistant donc de plus à plus à "rendre la Justice", inspire le respect pour tous les membres de ces communautés, il n'en demeure pas moins dangereux, car son impartialité pourrait être vite remise en cause, se servant de son titre de pope fondateur pour gagner en pouvoir et autorité personnelle. C'est pourquoi il prône la mise en place d'un système au tirage au sort pour désigner des juges incorruptibles parmi plusieurs personnes jugées suffisamment éduquées. Celles-ci étant trop peu nombreuses pour l'instant, il faudra attendre encore un peu. Un petit Conseil de Justice permanent est donc créé pour arbitrer les conflits et les régler dans la paix.

Ceci étant dit, les problèmes sont aussi nombreux concernant l'aide humanitaire en soi : les médecins manquent, le matériel aussi. Le contexte est tout simplement exécrable. Les vies sont en état de danger grave permanent. Certains malades ne peuvent recevoir d'autre aide qu'un réconfort moral ou familial qui les accompagne vers la mort, tout en essayant d’apaiser leurs douleurs physiques. Le but étant de redonner de la joie aux agonisants, pour les derniers jours qu'ils ont à vivre, et de l'espérance : si tu le pries avec bonté et honnêteté, Dieu t'accueillera dans son Royaume.

Chez une grande partie des pauvres de ce petit secteur du quartier 16, l'espoir est de retour grâce à ces communautés : on croit enfin en la possibilité d'un avenir meilleur... et pas seulement pour eux, pas seulement pour leur ville, pas seulement pour leur ethnie Sayaken, mais pour toute l'Aquanox, nation plurielle dont-ils sont tous fiers d'appartenir. Plus instruits sont-ils, malgré le caractère si possible apolitique et non-partisan de ces instructions, plus ils sont tentés par l'idée de s'engager politiquement, le plus souvent en direction de deux objectifs réunis en un seul : une société chrétienne de type socialiste.

Pour terminer, voici une des citations bibliques les plus populaires dans ces communautés, les béatitudes :
[quote]_ Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne; et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.

_ Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit:

_ Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

_ Heureux les affligés, car ils seront consolés !

_ Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

_ Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

_ Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

_ Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

_ Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

_ Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

_ Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

_ Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

Mathieu 5:1-12[/quote]
Les versets en gras sont particulièrement commentés. Humilité, quête de Justice et enfin et surtout Amour de Dieu même si cela nous amène à en souffrir. Voilà les trois grandes Vertus prônées par le Naxalbariken Sabha.

HRP : message par mp si erreur

Posté : dim. sept. 13, 2015 12:45 am
par Alwine
Dans les ténèbres, nombreuses et denses de ces derniers jours, une touche de lumière supplémentaire, comme envoyée par Jésus-Christ pour réconforter le cœur de ses fidèles, avait été aux yeux de l'évêque les nouvelles qu'on lui rapportait venant de la communauté « Naxalbariken Sabha ». Visiblement, ses paroles y avaient été bien reçues, ce qui était toujours une joie pour Monseigneur Kaelung Ragar, car il était bien conscient que, comme tout homme – sauf bien entendu Sa Sainteté le Pape sur des questions bien précises – il était loin d'être infaillible et que, si bonnes que soient toujours ses intentions, il était parfois mal perçu par ceux à qui il s'adressait, particulièrement quand les groupes auxquels il faisait entendre sa parole n'étaient pas ou, comme ici, pas entièrement composés de chrétiens catholiques se plaçant librement sous le sceptre bienveillant de la Sainte Église Catholique et Urbaine.

De ce qu'avait compris l'évêque, les membres de la communauté « Naxalbariken Sabha » semblaient prêts à se rapprocher des idéaux chrétiens et monarchiques, même s'ils ne les partageaient pas tous, sans doute, de façon inconditionnel. S'il avait tout compris, certains avaient même rejoint la Légion du Sacré-Cœur pour mieux défendre leurs proches. Parallèlement à ces bonnes nouvelles, qui pouvaient se comprendre devant l'attitude des autres acteurs de la révolte, si l'on pouvait s'exprimer ainsi, qui avaient soit largement ignoré la communauté, pris tout entiers dans leurs rêves de grandeur et de gloire, soit clairement manifesté leur hostilité contre la religion chrétienne et les chrétiens eux-mêmes. Qu'auraient-ils dits d'un pope orthodoxe venu apporter la Lumière de Jésus-Christ, eux qui semblaient déjà voir les citoyens de leur propre pays, pourvu qu'ils soient chrétiens, comme des « étrangers », eux qui ne faisaient que maudire la « religion almérane » qu'était selon eux le christianisme ?

L'évêque ne manqua pas de leur faire savoir qu'il était heureux de ce rapprochement entre l'archevêché, qu'il représentait du mieux qu'il pouvait, la partie pacifique de la Légion du Sacré-Cœur et la communauté « Naxalbariken Sabha ». Il confirma qu'il respectait leurs idées et leurs différences, et cela pour tous les membres de leur communauté, qu'ils soient chrétiens, catholiques, ce qui semblait être le cas pour la majorité d'entre eux, ou orthodoxes, qu'il s'agisse simplement du pope qui les avait rassembler ou de d'autres qui avaient choisi de marcher dans les pas de sa foi, aussi bien que non-chrétiens, qu'ils croient en d'autres rites ou qu'ils n'aient pas de religion du tout, et qu'il soutenait la communauté dans son ensemble. Même s'il espérait qu'il n'y aurait plus de violence, il leur assurait que, si celles-ci revenait, les catholiques aideraient à protéger aussi bien les gens de leur propre foi et de leur propre courant, mais aussi tous les gens de bien, comme l'étaient assurément l'ensemble des membres de la communauté « Naxalbariken Sabha ».

Dans une envie de dialogue avec cette autre façon de construire le christianisme, cette autre voie pour suivre les pas de leur Seigneur Jésus-Christ, il leur fit savoir son admiration pour leur façon de penser la conversion aux catholicisme comme une démarche volontaire et pacifiste, se faisant par l'exemple et non par la contrainte. Ce soucis d'évangélisation sans pour autant vouloir imposer la vérité à ceux qui n'étaient pas prêts à l'entendre, en laissant chacun pratiquer ses rites et avoir ses croyances tant qu'elles étaient en harmonie avec les valeurs chrétiennes de base, bref, cette façon d'apporter la Bonne Nouvelle sans chercher à la faire entrer dans le cœur et dans l'esprit des hommes et des femmes par la force brutale mais au contraire en l'annonçant sans cesse et en en montrant toujours l'exemple, le laissait admiratif, et lui faisait souhaiter les meilleurs fruits de réussite pour leur entreprise qui, il l'espérait, permettrait au christianisme de se répandre dans la ville et puis ensuite, un jour, dans tous le pays.

Aillant également été mis au courant de graves problèmes dans les rangs de la communauté, sur le volet de la maladie et de la pauvreté notamment, il leur fit promettre que, dès que la communauté catholique aurait pu se relever des tragédies des derniers jours, une grande aide leur serait apportée. Pour l'heure, ses moyens étaient limités, mais il fit envoyer plusieurs des prêtres qui parcouraient la ville ou restaient à la cathédrale sous son autorité dans le secteur occupé par la communauté « Naxalbariken Sabha », avec les vivres et les médicaments qu'ils avaient pu rassembler. La plupart des prêtres avaient de petites connaissances en soin des malades, et un ou deux avaient même un solide bagage. De plus, tous seraient des réconforts utiles pour les derniers instants des malades. Ils apportaient ce qui avait pu être rassembler à la hâte en terme de fourniture également ainsi, ce qui était peut-être le plus important, que leur bonne volonté.

Parallèlement, Monseigneur Kaelung Ragar fit aussi demander à la Légion du Sacré-Cœur de faire porter l'aide qu'elle pourrait, si cela était en son pouvoir, aux malades de la communauté « Naxalbariken Sabha », au nom de l'aide qu'on devait aux frères et sœurs chrétiens en difficulté. Il préféra n'en rien annoncer aux intéressés, ne sachant pas ce que la Légion du Sacré-Cœur pourrait répondre, et ne voulant pas donner de faux espoirs. En lieu et place, il dédia de nouvelles prières pour le bien être de la communauté « Naxalbariken Sabha », ainsi que celui de tous les enfants de Jésus-Christ à travers la ville et, une nouvelle fois, pour le repos des morts ainsi, si le ciel le voulait, que la paix offerte en cadeaux à ceux qui vivaient encore à Sayakon et qui pour la plupart ne demandaient qu'une chose, pour autant que l'homme d'église puisse en juger : la fin des morts, de la violence et de la terreur.

Posté : dim. sept. 13, 2015 5:55 am
par Otto
[justify]La Légion, suivant l'évêque de Sayakon, décida d'aller soutenir la petite communauté orthodoxe. Désormais la Légion était désarmée et œuvrait uniquement pour aider son prochain et non plus pour obtenir des droits par la force des armes. Trois prêtres, un diacre, un sous-diacre ainsi que quatre médecins, six infirmiers et deux professeurs partent pour le camp orthodoxe afin de fournir soins médicaux, spirituels et une éducation sommaire aux enfants qui viendraient dans ce camps pour s'abriter.

L'abbé Georg quant à lui ouvrit un dialogue avec le Fort Saint-Esprit, dont la lutte est éminemment inutile voir même dangereuse pour la cause chrétienne. Cependant, l'abbé Mauno refuse d'écouter l'abbé Georg et annonce qu'il restera au sein du fort tant qu'un accord n'a pas été signé. Une dizaine de sanctospiristes a tout de même quitté le fort sous l'injonction de l'abbé Georg.

En outre, le Chapitre de la Légion rappelle qu'il veut négocier avec le gouvernement des droits pour les chrétiens au sein de la Fédération, notamment la possibilité de vivre son culte librement, de pouvoir suivre une éducation chrétienne (éventuellement avec un contrôle de l'Etat) ainsi que l'autorisation de pouvoir fonder un parti monarchiste.[/justify]

Posté : dim. sept. 13, 2015 9:34 am
par Johel3007
06/02/2028
Stade "Gorun Sun", au Nord du Quartier n°3, Sayakon
Fédération d’Aquanox


Cela faisait maintenant 6 jours que le Sénat avait été massacré et la situation avait rapidement évoluée.
Conformément au plan lancé le 25 Janvier par la Garde Nationale, un total de 10 brigades s'étaient massées sur le front "Echo" dans le but d'encercler la zone désignée comme le "Bastion des Oligarques". Cette zone de la ville abritait les quartiers chics où se pressait l'élite économique du Tarnosia, au côté des sièges de plusieurs grands groupes nationaux. Au lendemain des émeutes, les lieux avaient été fortifiés par les forces de sécurité privées de ces groupes. Par la suite, ces fortifications avaient débordés sur les rues alentours, d'abord lentement mais, dès que l'artillerie lourde avait été déployée pour abattre des immeubles entiers, les oligarques et le PDL avaient rapidement étendu leur contrôle.

Durant les émeutes, l'attitude du PDL avait radicalement évolué.
Il avait d'abord agit comme un parti politique normal, militant auprès de la population pour rallier les esprits à travers un idéal mêlant social-démocratie avec intolérance religieuse, abandon des traditions culturelles et libéralisme économique. La fin des castes en politique, de l'influence étatique directe en économie et des clergés étrangers sur le plan culturel, auquel s'ajouterait de généreux programmes d'aides sociales financés par les impôts sur les entreprises.
Puis, face aux pillages et chaos général accompagnant les émeutes et l'inaction des services de sécurité public, le PDL s'était structuré en milice d'auto-défense visant à protéger certains quartiers et à approvisionner les populations en biens de consommation courante. Rien de répréensible en cela, dans la mesure où la milice se présentait bien officiellement comme désireuse de collaborer avec les services de sécurité public, qu'il s'agisse de police ou armée.
Les problèmes vinrent après, quand cette milice d'auto-défense décida de lancer un assaut contre le Sénat. Ce fut cette action qui condamna le PDL et ruina l'ensemble des efforts réalisés par celui-ci jusqu'ici. Et à présent que tous avaient vu "le véritable visage" de celui qui il y a quelques semaines prônait encore la paix et la coopération, Kotakeino agravait son cas en prônant la résistance. Qu'il fasse cela en se repliant vers le "Bastion des oligarques" contribuait aussi à lier les deux groupes dans l'esprit des gens.

Sur conseil de Jules César Pooda, le Général Torik Varpir n'avait aucune intention de sacrifier ses hommes dans un vain assaut contre une position fortifiée depuis plus d'un mois, d'autant que la présence d'artillerie lourde chez l'ennemi était confirmée. Pas quand il suffisait d'encercler les lieux avant de laisser la faim et un petit peu de harcèlement faire son oeuvre.
Les opérations des jours précédents avaient eu pour objectif de préparer le terrain, des équipes de gardes avançant sur les principaux pilonnes électriques reliant les quartiers du bastion au reste du réseau. Leur destruction avait permis de désactiver l'éclairage dans l'ensemble du bastion, limitant celui-ci aux quelques génératrices de secours que certains bâtiments possédaient peut-être. Ces attaques s'étaient accompagnées de salves au mortier léger contre les concentrations visibles de forces ennemies en bordure du périmètre, ceci en vue de les forcer à se replier plus à l'intérieur ou en tout cas à ne pas maintenir une présence permanente sur leur première ligne de fortification. Ces frappes étaient toutefois limitées en nombre, d'une part car il y avait une volonté d'éviter la perte de vies civiles mais surtout car la Garde Nationale manquait de visibilité sur les positions ennemies. Cela allait changé.

Installés dans le Stade "Gorun Sun" juste au Nord des positions ennemies, les équipes mortiers se préparaient à lancer une nouvelle salve sitôt connue les coordonnées des cibles de ce soir. Dès le couché du soleil, des drones civils fabriqués au Liethuviska ont été achetées sur la Toile par les partisans de Jules César Pooda et livré par colis express à Lekkon pour ensuite être acheminé en voiture jusqu'à Sayakon. Le voyage a prit un moment mais à présent qu'ils sont là, les drones vont changer la situation.
Prenant les cieux dans l'obscurité nocturne, les machines bourdonnent mais sont invisibles par cette nuit nuageuse et sans lune, ce qui leur permet de survoler le territoire ennemi à basse altitude. Leur caméra embarquée, trop rustique que pour fournir des images précises dans le noir, est toutefois suffisante que pour repérer les sources de lumière visibles. Sitôt une telle source localisée, l'ordre de tir est relayée et un total de 15 mortiers légers font feu.
L'opération sera répétée de nombreuses fois cette nuit-là puis chaque nuit où les conditions météorologiques (pas trop de vent, pas de pluie mais assez de nuages pour masquer la lune,...) le permettront, avec pour objectif de mettre à rude épreuve les nerfs des miliciens ennemis mais aussi de la population. Parmi les premiers, ils ne pourront pas dormir longtemps et jamais au même endroit, sous peine de prendre le risque d'être frappés dans leur sommeil. Les moins motivés auront tendance à abandonner leur uniforme et à déserter à la première opportunité, réduisant les effectifs ennemis mais surtout donnant des idées à leurs petits camarades pour le futur.
Parmi les seconds, les privations et la menace implicite d'un bombardement s'ils abritent des forces du PDL devrait suffire à leur faire perdre le peu de sympathies qu'ils éprouvaient pour ceux qui, lors des premiers jours, les ont bien aidé mais qui, aujourd'hui, les prennent pour ainsi dire en otage face aux forces de la Fédération.

Durant le jour, de telles opérations sont plus compliquées à monter mais les drones décolleront quand même. Ils ne survoleront pas le bastion ennemi mais, depuis l'extérieur de celui-ci, ils fourniront néanmoins un rôle d'observateurs aériens qui permettra de localiser les concentrations de miliciens du PDL dans les rues et, en observant les allers et venues de ceux-ci, d'identifier les bâtiments qu'occupe ou utilise le PDL sur une base régulière. Les frappes mortiers seront ici aussi utilisées contre ces groupes de miliciens et les bâtiments qu'ils occupent. Le traffic radio est également suivi en vue de localiser encore d'avantage de positions du PDL.

L'effet espéré est de voir le PDL reculer de plus en plus vers l'intérieur de son périmètre défensif afin de limiter la possibilité des drones à l'observer. On espère aussi que le PDL fera feu vers les drones, révélant ainsi la position d'hommes armés qui seront éliminés à leur tour par une frappe mortier. Enfin, cela aura aussi l'effet visible pour la population de prouver la capacité de la Garde à vaincre le PDL sans même l'engager directement et donc sans subir de pertes, illustrant à merveille une réalité qui, afin de l'exprimer clairement, sera répétée sur une base régulière via mégaphone :


"-Citoyens, citoyennes !! Sur ordre du gouvernement et sous la supervision de la 10ème Division de l'Armée Fédérale, la loi martiale est en vigueur dans Sayakon, ceci jusqu'à ce que l'ordre public et la paix civile aient pu être rétablis dans la ville. La Garde Nationale, composée d'hommes et de femmes habitant cette cité, lutte actuellement pour appréhender les pillards et autres criminels ayant profiter des émeutes pour s'attaquer à leurs semblables. Nous œuvrons aussi à désarmer progressivement les différentes milices.
Parmi celles-ci, le Parti Démocrate-Libéral et sa milice ont été reconnus coupables de haute trahison lorsqu'ils ont lancé l'attaque meurtrière contre le Sénat. Eux et quelques riches hommes d'affaire qui les soutiennent sont aussi responsables de la mort de l'ensemble des Sénateurs, du Président Mirk Valahr, des ministres Aya Melvel et Baelgon Barken ainsi que de quantité d'autres innocents.
Nous espérons que ces gens se montrent raisonnables et baissent les armes afin d'éviter que ne coule d'avantage de sang mais il est hors de question de négocier avec des traîtres à la patrie. Les conditions offertes sont les suivantes : capitulation dans les prochaines 72 heures en échange d'un procès équitable.

Dans l'intervalle et en prévision d'un possible refus par les plus bornés des membres du PDL, nous encourageons les civils qui le peuvent à sortir des quartiers sous contrôle du PDL. Présentez-vous mains levées auprès d'une des patrouilles de la Garde Nationale. Il vous sera offert eau, nourriture, soins et logement jusqu'à la fin de cette crise.
Nous insistons sur le caractère sérieux et urgent de cette demande. Dans trois jours, les quartiers sous contrôle du PDL deviendront une zone de guerre avec le déchaînement d'une puissance de feu à côté de laquelle les quelques frappes localisées actuellement menées jusqu'ici seront insignifiantes.
Combattants et membres du PDL, rendez-vous avant cela et vous serez traité humainement."


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[quote]La Légion exige notamment la reconnaissance de la pratique du catholicisme comme libre ainsi que la possibilité pour les chrétiens d'être représentés au Sénat. En outre, la Légion espère pouvoir obtenir un statut particulier pour les chrétiens, à l'extérieur du système de caste. En outre, la Légion est prête à ne servir que de force humanitaire dans les émeutes qui secouent Sayakon.[/quote]

La Garde Nationale n'avait pas autorité pour promettre quoique ce soit au nom du gouvernement. Et les Robes Noires non plus Mais ces dernières, conscientes que la tolérance religieuse était de mise dans la Fédération et que ça n'était pas prêt de changer grâce à la chute du PDL, concédèrent sans mal l'idée d'une libre pratique du catholiscisme.

Concernant le statut particulier pour les chrétiens, un Sayaken reste un Sayaken et un Nameken reste un Nameken, peu importe sa religion. Cette dernière, contrairement à la race, peut changé sur une vie. Donc hors de question d'intégrer la variable religieuse dans la Grande Roue. Un registre des naissances et décès suffit à définir la proportion des races au sein de la Fédération. Mais des census réguliers seraient nécessaires pour évaluer la proportion des religions. Rien n'empêche toutefois le clergé d'envoyer des candidats issus de ses rangs pour l'examen sénatorial.

Les actions d'assistance humanitaire civile offerte par la Légion sont acceptées. De même, sur l'image des juifs qui disposent de leur propre force séparée au sein de la Garde Nationale, la Légion pourrait représenté une force similaire si le futur gouvernement l'accepte. Les Robes Noires promettent de militer dans cette direction.
Dans l'intervalle, les légionnaires qui seraient aussi membre de la réserve peuvent rejoindre la Garde Nationale et seront déployés dans une unité séparée affectée à la protection des quartiers chrétiens, ce qui leur permettra de garder officieusement l'indépendance de la Légion mais de bénéficier officiellement d'une couverture légale.

[quote]Un groupe de Légionnaire s'est réfugié au sud du quartier dans un groupe d'immeuble et se désigne comme le Fort du Saint-Esprit. Ils ont décidés de ne pas négocier avec la Garde Nationale et de continuer à lutter dans ces immeubles. Ils sont peu nombreux et ne luttent non plus pour la protection des civils mais simplement de leurs idées. Ils veulent toujours un Roi pour l'Aquanox et un catholicisme comme unique religion du pays. Leur combat est désespéré et ils le savent. L'abbé Georg, et avec lui l'ensemble du Chapitre (hormis l'abbé Mauno qui a rejoint le Fort), condamne l'action du fort, qu'ils ne peuvent pas approuver en conscience.[/quote]

"-Dernière chance, bande de bâtards. Pour l'instant, vous n'êtes que des citoyens un peu trop zélés et nettement trop armés.
Vous avez 72 heures et c'est tout.
Après ça, vous serez des traitres et votre "Fort du Saint-Esprit", on le démolit et vous avec !!"


L'avertissement était clair. Les brigades les plus proches ont encerclé le Fort du Saint-Esprit et relayer ses coordonnées aux différents postes de commandement de la Garde Nationale, avec pour objectif de préparer un tir de barrage intense d'ici trois jours si, lorsque les brigades tenteront d'investir les lieux, elles rencontrent la moindre résistance.

Posté : dim. sept. 13, 2015 7:18 pm
par Margaery
[center]Les Oligarques [/center]

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/37/1441577044-blood-oil-abc-promo-poster-image-450x270.jpg[/img][/center]

La partie semblait perdue avec l'arrivée de la Garde Nationale et de l'armée. La milice oligarchique était parfois obligée de se battre mais s'est principalement retranchée dans son bastion. Elle souffre aussi de défections nombreuses à cause de la supériorité numérique de ses opposants. Les Oligarques, désormais prisonniers de leur forteresse, songent désormais à partir en exil. Ils savent, notamment les leaders, que même avec tous leurs moyens financiers ils passeront devant un tribunal et seront jugés. Leur objectif est d'échapper à la justice, il faut donc partir et se faire oublier. Peut-être dans le futur l'état acceptera le retour de ses élites économiques, qui sont le nerf de son économie.

Actions des Oligarques sur le terrain :

-Les Oligarques rassemblent leur fortune sous forme d'or et de pierres précieuses.
-Ordre à la milice de créer des diversions et d'engager des escarmouches pour faciliter le départ des Oligarques.
-Les Oligarques arrivent à joindre l'aéroport où ils affrètent des avions par la corruption. Certains mobilisent leurs propres avions personnels.
-L'oligarque Baevek Reelvyn, qui a des relations au Perlian, entreprend les démarches administratives relatives au droit d'asile politique pour tous les Oligarques.
-Chargement des fortunes des Oligarques dans les avions par les employés corrompus de l'aéroport.
-Les Oligarques ( Baevek Reelvyn et Sybil Mazek en tête ) partent en exil au Perlian, leur demande de droit d'asile politique est acceptée en vertu du droit international.

-L'oligarque Dael Valeriak, toujours enfermé au Palais Présidentiel, est abandonné à son triste sort. Advienne ce qui arrivera de lui, les Oligarques se détournent de lui.


EDIT HRP : Le Perlian gagne des milliardaires parmi les plus grandes fortunes de l'Aquanox au passage x)