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Posté : sam. avr. 30, 2016 4:49 am
par Johel3007
L'Économiste
29/12/2029
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Wa
Cuisine : le coût du cannibalisme
Voici quelques années, l'entreprise de restauration gastronomique ManEater défrailla la chronique en raison de son offre de chair humaine dans son menu. Le plat, hors de porté du commun des mortels de par son prix, est entre temps devenu un symbole de statut, une preuve qu'on peut se permettre ce genre de fantaisie exotique. Mais les scrupules sanitaires des consommateurs ainsi que l'apparente abondance de viande d'origine humaine disponible pour la consommation (il décède chaque année quelques 180.000 personnes dans la vallée de Wa) ont aussi entrainé des recherches dans divers domaines, notamment concernant les processus de traitement de la viande en vue d'éviter certains problèmes de santé. Ainsi, il a été identifié que les nerfs, le cerveau et d'autres parties du corps étaient purement et simplement impropre à la consommation humaine.
Mais c'est une étude plus récente qui a attiré notre attention. Publiée par la faculté des Sciences Agronomiques de l'Université de Wapong-City, elle met en évidence l'infaisabilité d'une diette entièrement cannibale à l'échelle d'une société moderne. Outre les chapitres dédiés aux questions sanitaires traitant des apports nutritifs de la viande humaine et de sa contamination aux antibiotiques, conservateurs et autres substances chimiques provenant de notre propre alimentation moderne, on trouve un court développement des questions éthiques (chose rare dans une thèse scientifique) mais surtout l'analyse logistique.
Et c'est celle-ci qui est éloquente. En résumé : considérant les apports nutritifs que représente la viande récupérable sur la carcasse d'un humain adulte, il faudrait manger 13 humains par an rien que pour survivre. En gros, nourrir la vallée de Wa entièrement à base de viande humaine pendant une année demanderait la mise à mort de la population entière de la Rostovie. Et considérant qu'il faut 20 années au minimum pour qu'un humain atteigne la masse musculaire optimum à la consommation, la mise en place d'une filière nutritive entièrement basée sur la viande humaine "d'élevage" (ex : Negerlann) demanderait la mise en esclavage d'un cheptel de 4,7 milliards d'humains.
Posté : lun. mai 02, 2016 9:26 am
par Johel3007
L'Économiste
01/01/2030
Wa
Merci, Monsieur Messeich
En cette nouvelle année civile, la tendance économique est à la hausse dans la vallée de Wa. Alors que le bilan de la Coalition des Libertés Citoyennes s’annonce franchement médiocre pour 2029, avec les doubles ancres de la reconversion des infrastructures et le paiement de la dette pour couler une situation déjà plutôt morose, nos dirigeants montrent une fois de plus qu’ils voient les choses à long terme.
Ainsi, ils font d’une pierre quatre coups avec la vente d’une grande partie de l’inventaire en chars et blindés légers des Forces de Défense Territoriale :
D’abord, comme annoncer, ils aident la Varlovie, nation amie ayant déjà par le passé accepté de verser son sang à la place des Wapongais quand venait le temps de combattre la tyrannie de Novgorod et ses pantins.
Ensuite, ils augmentent notablement les chiffres du PIB, avec une exportation pour 10,5 milliards $RAK dès le premier jour de l’année. Un confortable excédent commercial qui apporte aux caisses de l’État des devises étrangères (et plus spécifiquement des $RAK) dont il manque cruellement.
Par après, il se débarrasse d’un poids budgétaire non-négligeable : l’entretien et la maintenance d’assez de blindés pour équiper des dizaines de brigades. Coût immense qui ne sera pas à assumer pour 2030… et qui dégagera donc une marge confortable pour le remboursement de la dette.
Enfin, il ouvre la voie à de futures commandes militaires d’autres pays en utilisant le conflit Varlovien comme une formidable vitrine commerciale : quoi de mieux qu’une victoire militaire pour affirmer la valeur d’une arme ? Car, après tout, jusqu’ici, les succès militaires de l’Empire furent dus à ses forces blindées… en grande partie constituées de produits d’Armor Bek. Que d’avantage de produits Armor Bek inversent radicalement l’équilibre du conflit tendrait à affirmer encore plus cette supériorité des blindés modulaires du fleuron de l’industrie mécanique de Wa.
Et tout cela, c’est grâce à un magnat de Cyrénanie, Jomi Messeich, Président Directeur Général d’une des multinationales les plus influentes de la planète et nouveau propriétaire de plusieurs milliers de blindés, assez du moins pour envahir n’importe quel petit pays. Il ne lui manque pour cela que les hommes… que la Varlovie procure avec joie. Au-delà de la fantaisie ou de la mégalomanie, cet homme a à lui seul offert de quoi faire vivre pendant une année entière près de 600.000 familles Wapongaises. Une générosité qui est d’autant plus appréciée que l’homme aurait payé moins cher s’il avait acheté ce matériel à neuf. Un geste humanitaire et dans les deux sens : il aide la vallée de Wa économiquement et aide la Varlovie militairement, sauvant les deux de la misère et du chaos.
Dans la ville de Yweth, au milieu des aciéries et manufactures, on envisage déjà de rebaptisé l’avenue centrale en l’honneur du milliardaire. Un geste symbolique : des avenues, l’homme pourrait s’en faire construire autant qu’il désire et avec les villes qui vont autour si tel était sa fantaisie. Mais c’est le geste qui compte.
La direction d’Armor Bek dit se réjouir de voir ses produits conquérir les marchés privés étrangers. Elle espère que d’autres entreprises suivront cette initiative en vue de mener des « politiques d’acquisition agressive là où les gouvernements syndicalistes font de la résistance ». Un discours qui fait réfléchir : après le transnationalisme où des organisations s’émancipent des tutelles nationales pour former des « états parallèles » sans territoire défini (ex : La Culture, Eden,…), le corporatisme mondial est-il la prochaine étape d’évolution de nos sociétés ? Allons-nous vers une ère où les états-nations, incapables de sortir de leur modèle de domination territorial par le monopole de la violence, seront poussés à l’écart, remplacés par une confédération mondiale d’entreprises sans frontières et d’associations internationales dont les ressources dépasseront celles de bien des nations d’hier ?
Une ère où les parts d’entreprise seront la monnaie, avec une valeur comptable claire exprimable en actifs déjà existants et saisissables plutôt qu’en promesse de remboursement futur sur la sueur des autres ?
Où les logos marketing seront les drapeaux, aussi interchangeable que les opinions, libérant l’individu de la prison de l’appartenance géographique et donc des pièges du patriotisme xénophobique et du nationalisme orgueilleux ?.
Où les conflits ne sont plus des batailles de conquête à grande échelle mais de simples escarmouches limités aux propriétés des entreprises et des syndicats, épargnant le commun des mortels car la domination territoriale n’aurait plus aucun sens ?
Où l’International Communiste serait réduite à un club pour dictateurs adeptes du capitalisme d’état et où le Monde Libre serait LA première civilisation humaine à réussir la redistribution des richesses de manière équitable et sans bain de sang ?
Peut être. Mais ce monde-là est encore loin. Pour l’heure, nous en sommes encore au stade de ces rares multinationales dont les patrons, tels les princes-marchands d’autrefois, commandent par leur seule bourse plus de pouvoir qu’un Roi régnant sur un continent… et peuvent aisément déposer ce Roi s’ils le désirent et se conquérir un continent pour eux-mêmes.
Entre le monde actuel et la société juste de demaine, l'écart demeure immense. Mais le progrès est inéluctable.
Posté : lun. mai 23, 2016 1:12 pm
par Johel3007
L'Informé
08/03/2030
Makara
Le Levant contre la Varlovie !!
Le peuple Varlovien continue de lutter bec et ongle pour chaque mètre de son territoire face aux colonnes meurtrières de soudards venus de l’Empire Schenkennien et aux flottes criminels brandissant le pavillon rouge du Kirep. Le Monde Libre semblait se coaliser pour offrir divers soutiens à la population de Varlovie ainsi qu’à son armée qui, bien qu’affaiblie par déjà six long mois de combat intensif, tient bon à la seule force de sa volonté patriotique.
Le Makara semblait pour sa part largement acquis la détresse des Varloviens, prenant la résistance acharnée de sa population comme un signe clair que celle-ci préfère l’autocratie du Général XXXX à la tyrannie éclairée de l’Empereur de Schenkennie : pilotes partis volontairement d’Austrobeysin pour rejoindre leurs camarades du Valarya et du Liethuviska, vente de blindés par le Royaume de Wa, engagement des forces auxiliaires de la République du Mayong,… la liste est longue.
Parmi ce typhon de soutien, deux voix discordantes :
Tout d’abord, l’Empire d’Hokkaido qui, sous intense pression du Kirep socialiste, a fait tout son possible pour préserver la façade de neutralité que lui dicte d’adopter le pragmatisme diplomatique. Si la nation insulaire refuse de s’impliquer politiquement dans le conflit en cour au Jeekim, il ne décourage toutefois en rien les initiatives privées, de sorte que quantité d’entreprises Hokkai apportent une assistance aux efforts pro-varloviens.
Ensuite, plus récent, c’est le Royaume du Tosaka qui a fait entendre sa position. Soutenant à gorge déployée l’invasion menée par la Schenkennie, Sa Majesté Hashikaku Ier n’a pas mâché ses mots à l’encontre de la Varlovie « qui semble bafouer les règles essentielles de la coopération internationale. ». Il condamne « l'action Varlovienne, violente et injustifiée » et espère « que l'Empereur Schenkennien rétablira l'ordre comme il se doit dans ce pays frappé par la misère et la tyrannie la plus abjecte qu'il soit ».
Nation coincée entre le Levant et l’Eran, le royaume du Tosaka s’est volontairement isolé du reste du monde depuis sa défaite face à ces deux empires voici presque quatre siècles. Depuis son récent retour sur la scène internationale, il a été courtisé par l’Empire de Schenkennie et ses alliés socialistes, notamment l’URR. Une parade amoureuse qui semble avoir porter ses fruits : les diplomates Tosakais, manquant sans doute d’expérience, ont conseillé à leur Roi de rallié tête baissé ce qu’il découvrira être l’avant-garde sacrificielle de l’Internationale Kiroviste.
Depuis la mort de la Main Noire et le retour à une gouvernance raisonnable, la Rostovie a opéré un changement de politique extérieur qui, s’il est curieux, semble porté ses fruits. Elle tisse ainsi un réseau de nations-marionnettes, généralement composé de régimes monarchiques forts, qu’elle influence pour les envoyer au charbon contre ses ennemis. S’agirait-il là d’une changement doctrinal de l’Internationale Kiroviste ? Consciente que les deux siècles précédents de conflit direct avec les nations « réactionnaires » ont échoué à produire la révolution populaire globale tant espérée, choisirait-elle aujourd’hui de faire se battre entre elles ces nations en vue de les affaiblir ? Peut-être.
Le fait est le Kirep et l’Oustrie, chiens d’attaque utilisés comme intermédiaires par Novgorod pour ne pas ternir sa nouvelle virginité diplomatique, ne sont jamais loin derrière les nations-marionnettes, prêts à envoyer leurs armées de prolétaires pour sauver la mise aux tyrannies bourgeoises que le Viétché manipule. S’agirait-il d’un vaste complot socialiste pour faire sombrer le monde dans une guerre dont seules les nations socialistes, se tenant juste à l’écart, sortiraient indemnes ? Les indices abondent mais reste trop ténus pour affirmer quoi que ce soit.
Toujours est-il que le Levant (Hokkaido, Nanseido, Che, Nihongo, Tosaka,…) semble à contre-pied du reste de l’Île-Continent dans ce conflit. Seul le Raksasa, l’Eran et la Roumalie sont demeuré silencieux. Si les deux derniers sont trop empétrés dans leur problème interne que pour pouvoir s’intéresser à ce qui se passe au Jeekim, la vision du Raksasa portera beaucoup de poids et décidera probablement de l’issue du conflit.
Posté : mar. mai 31, 2016 1:58 pm
par Johel3007
L'Économiste
31/03/2030
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Immobilier : Cubical s’embourgeoise
Après le fiasco international des « Hive City », dont seul le modèle construit au Tarnosia semble être une réussite parfaite (bien qu’encore inachevé à l’heure actuelle), Cubical semblait stagné. L’entreprise disposait de nombreux contrats au Pelabssa, où l’immigration rapide s’est accompagnée d’une demande de logements explosive. Mais en dehors de cela, les immeubles préfabriqués en usine n’avaient guère la côte.
Avec son nouveau projet, le succès semble de retour : moins de 24 heures après la publication de l’offre dans son catalogue en ligne, le groupe de construction immobilière annonce avoir signé quatre ventes avec des promoteurs du Mayong et deux autres à Wa, soit un marché de 2,4 milliards $RAK qui devrait contenter les actionnaires-salariés de Cubical après une année 2029 pour le moins morose.
Le projet, [url=http://www.simpolitique.com/post286052.html#p286052]baptisé « Upside Down », est le premier produit « de luxe » proposé par le groupe[/url] connu surtout pour la vitesse et le faible prix de ses constructions : quand une usine mobile de Cubical s’installe quelque part, de véritables villes sortent de terre dans les mois qui suivent, le tout à un rapport qualité/prix défiant toute concurrence… bien que l’esthétique soit souvent absent. Avec « Upside Down », Cubical tente de remédier à ce dernier point, ajoutant espaces verts, piscines, petits commerces et autres facilités de loisir au cœur même d’une cité qui ne pêche pas par gigantisme, tendance que l’entreprise avait tendance à démontrer de plus en plus. Culminant à 24 étages, le complexe d’habitation « Upside Down » abrite modestement 4.000 personnes dans 170.000 m² de surface habitable installés sur une surface au sol de 81.000 m². À titre de comparaison, leurs gratte-ciel « Hive » habrite jusqu’à 20.000 personnes dans 1,2 millions de m² et une surface au sol de 26.000 m², soit nettement mieux… mais on parlait d’un clapier à lapins amélioré !!. À 400 millions de $RAK, soit plus de 2300 $RAK par m², c’est une résidence pour classes moyennes, voir même pour les élites… mais c’est le but de Cubical : toucher un public plus large et, jusqu’ici, négligé par l’entreprise comme par les gouvernements.
Que les Mayongais soient les premiers clients est aussi un signe de changement dans le pays du matin calme : là où ne vivaient il y a quelques années que des paysans, des forestiers et des mineurs, une nation prospère s’est bâtie et les familles qui ont le plus bénéficié de cette prospérité aspire à plus qu’une hutte au milieu des campagnes sous-développées ou qu’une unité d’habitation modulaire dans les banlieues industrielles. Elles veulent la proximité et les infrastructures des grandes métropoles mais avec le calme, l’espace et l’isolement des villas de campagne.
Pétrochimie : les Tarnois à l’assaut !!
L’Assemblée Citoyenne a voté hier la vente des 90% de parts qu’elle détenait dans la Wapong Oil Company à TarnEnergy. Initialement fondée comme un partenariat entre la République Souveraine du Wapong et de jeunes ingénieurs en pétrochimie pour rénover puis développer les raffineries domestiques du port de Wapong-City, la Wapong Oil Company s’est par la suite diversifiée en vue d’assurer également la distribution de carburant dans toute la vallée de Wa. Elle a également procédé à divers partenariats, notamment avec la République Populaire d’Hanguk (aujourd’hui République d’Endo) et le Tel-Erib (aujourd’hui Cyrénanie) à travers [url=http://www.simpolitique.com/post220413.html#p220413]Kelp Power[/url] en vue de produire des combustibles fossiles à partir d’algue, une activité peu rentable à l’heure actuelle mais offrant une autonomie à l’égard des importations pétrolières.
L’entreprise était un des derniers « monolithes étatiques » que Nute Fan n’était pas parvenu à privatiser, faute de repreneur nationaux à l’époque. Les Tarnois, trop pauvres de toute façon à l’époque, n’auraient pas non plus été tolérés comme repreneur, la République craignant une « invasion économique » de ceux qui étaient à l’époque parmi les peuples haïs. Mais le temps cicatrise les blessures et la coalition des libertés citoyennes, dominées par l’alliance LNC-PML-CLE s’avère nettement moins dogmatique, d’avantage concernée par assainir les finances publiques désastreuses héritées du gouvernement national-communiste que de jouer à la géopolitique.
Le deal a été approuvé justement malgré les cris des nationalistes et des communistes contre la « mondialisation ultralibérale anti-patriotique qui vend notre nation à l’Ennemi», l’identité du dit « Ennemi » variant selon qui on interroge. Pour le PNM, ce sont les « singes du Vicaskaran ». Pour le SSP, ce sont les « aristocrates néocapitalistes ». Mais le deal est passé, offrant un paiement cash de 15 milliards $RAK dont la trésorerie du Royaume ne verra même pas la couleur, l’argent étant directement parti vers les créanciers de Jiyuan, Stepro et Hokkaido. En même temps, l’offre s’accompagne d’un prêt de 30 milliards $RAK à 0,5% d’intérêt annuel accordé directement par TarnEnergy à l’Assemblée Citoyenne… laquelle a immédiatement souscrit, remboursant ici encore des dettes bien plus coûteuses en intérêt.
Cat Tuong :
Directeur Exécutif
« -Ce prêt est une aubaine. Quand on sait que [url=http://www.simpolitique.com/post211278.html#p211278]le taux officiel pratiqué par le FMI est plus de 20 fois supérieur[/url], considérer cet emprunt sur 30 années revient à dire que les Tarnois nous font cadeau de plusieurs dizaines de milliards $RAK !!
Personnellement, je les considère toujours comme de vils opportunistes à la loyauté idéologique aussi changeante que le vent. Mais considérant qu’ils prennent tous les risques dans cet accord, un peu de confiance et d’ouverture d’esprit de notre part s’impose. Le refrain est connu maintenant et l’Histoire pourra se rire de moi mais… peut-être Borisk vit-elle une nouvelle ère ? »
TarnEnergy, en plus de sa générosité financière, a promis des investissements en pétrochimie précisément pour combler la faible croissance des raffineries de combustible fossile, incapables à elles seules de combler la demande d’hydrocarbure de l’Austrobeysin. Certains analystes voient dans cet investissement monstre une tentative pour le Tarnosia de recréer une tête de pont en Austrobeysin après les récents remous diplomatiques avec le Raksasa et le Mayong. Peut-être mais notre rédaction préfère voir les choses à long terme : quels que soient les différents opposant Jiyuan et Borisk, un accord sera trouvé. Le Tarnosia ne fait donc que poursuivre son expansion commerciale au Makara sur des fronts qui ne sont pas bloqués, sans pour autant abandonner l’espoir de revenir au Mayong.
Song Yamato, Président de Yamato Keireitsu, a rajouté être heureux de pouvoir tisser des liens avec les capitaines d’industrie Tarnois. Il espère notamment pouvoir collaborer avec eux pour remettre à jour les quais du port de Wapong-City en vue d’accueillir de nouveaux supertankers et, peut-être, signer des contrats pour voir Wa partir à l’assaut du secteur du transport maritime Tarnois. Il n’est pas le seul : tout secteur confondu, le rapprochement de la vallée de Wa et de la péninsule Vicaskaranne est vu par beaucoup d’entreprises comme une bonne nouvelle… même si les vieux réflexes de méfiance mettront du temps à complètement disparaitre.
Posté : mer. juin 01, 2016 1:24 pm
par Johel3007
L'Informé
02/04/2030
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/22/1464772051-film-haejeok.jpg[/img]
Makara
Cinéma : « Haejeok » dans les salles
Il est rare pour le cinéma de voir une grande production originaire de l’Austrobeysin, parlant de l’Austrobeysin et destinée à un public plus large que le seul Austrobeysin. Hors, avec « Haejeok », film d’action inspiré de la semi-mythique histoire de Hải Yến, figure bien connue des sagas ancestrales des familles lahôm.
Bien que légèrement adaptée, la légende est rendue assez fidèlement dans cette production des studios BB-Hwandae (Choson). Les critiques sont globalement charmées, tout comme le public Mayongais. La diffusion prochaine au Raksasa et Wa devrait connaitre un succès tout aussi retentissant, en particulier dans les villes fluviales de Gudae et Yweth, où la communauté lahôm représente la majorité de la population.
Au 2ème siècle après JC, alors que l’Empire du Lychaka règne sur la Mer Australe, le Détroit du Fzing et vient d’annexer le pays du matin calme. Depuis son île, la famille impériale règne sans partage sur ses colonies d’outremer, défiant les puissances de Roumalie, d’Eran et du Sionving. Les Cieux semblent sourire à la dynastie règnante mais lors d’un voyage apportant le sceau impérial au Mayong pour y consacrer un prince Lychakien comme gouverneur, une baleine englouti ce symbole d’autorité légitime des monarques. La course qui s’engage alors entre d’ambitieux amiraux Lychakiens, une bande de pirates Lahôm et des bandits Choson pour récupérer le sceau sera semée d’embuches et de rebondissements.
Un film divertissant pour petits et grands qui nous fait parcourir les eaux du Détroit du Fzing, nous éduque mais surtout, nous amuse.
Posté : dim. juin 05, 2016 12:10 pm
par Johel3007
L'Informé
14/04/2030
[img]http://s33.postimg.org/46xh2egjj/CLE_Enclave_Occidentale.png[/img]
Wapong
Anali : le CLE lance les municipalités fiduciaires
Les Premiers Délégués des districts 29, 30, 31, 33 et 34 ont annoncé hier lors d'un communiqué de presse la création d'une association qui sera chargée de regrouper les tâches administratives de ces districts en une seule structure, ceci en vue d'un gain d'efficacité. Les districts, dominés majoritairement par des délégués affiliés au Comité pour la Libération de l'Espace, espèrent ainsi réduire les frais et dégager des excédents budgétaires pour d'autres de leurs projets politiques locaux. L'un d'entre eux, exposé lors du communiqué, est la fondation de 4 "municipalités fiduciaires" au sein des districts ruraux.
Chacune de ces municipalités compte entre 10.000 et 50.000 personnes et sera le lieu d'expérimentation d'un modèle de gouvernance locale autonome. Elles éliront ainsi chaque année un conseil de résidents chargés d'une part de collecter les doléances directes des résidents mais aussi de superviser la gestion des affaires publiques et d'en faire rapport au corps citoyen ainsi qu'au district, ceci en vue de réduire le risque de corruption au sein des instances politiques, administratives et judiciaires.
Ce conseil sera composé des 1% de citoyens les plus appréciés au sein de la municipalité, ce qui représentera typiquement un groupe de 100 à 500 personnes qui, pour des raisons pratiques, choisiront en leur sein un groupe plus restreins de 10 personnes formant l'exécutif municipal. Leur mandat court (une année), combiné à l'intense surveillance (chaque membre de l'exécutif est surveillé par entre 10 et 50 personnes) les empêchera dans la pratique de faire des dégâts trop importants en cas d'incompétence ou corruption.
Comme mesure supplémentaire, la municipalité fiduciaire organisera aussi chaque année une élection des 1% de citoyens les moins appréciés. Ceux-ci auront alors un délai de 48 heures pour quitter la municipalité, délai au-delà duquel ils seront arrêtés et exécutés. Une mesure jugée extrême par certains et même vocalement opposée par d'autres, comme dans le district 31, où Lei Ko, délégué adjoint affilié au Syndicat pour la Solidarité Paysanne et chef de la collectivité de celui-ci dans le District, a organisé une marche de protestation devant l'hôtel de ville du District.
Lei Ko
Délégué Adjoint du District 31
"-Nous assistons encore une fois ici à une farce politique où la démocratie parlementaire est violée et abusée dans ses principes au nom d'un populisme de bas étage au service des intérêts d'une minorité de politiciens en collusion avec les grands capitalistes. Ces oppresseurs n'ont pas réussi à dominer les masses paysannes et prolétaires unies sous la bannière du Syndicat. Ils craignent même notre influence grandissante alors ils cherchent à nous faire fuir par tous les moyens possibles.
Nous avons enduré le droit de vote censitaire qui muselait nos frères les plus démunis, l'immigration incontrôlée de Mayongais qui divisait le peuple et l'empêchait de faire avancer le combat social,... et maintenant, alors que les élites ont échoué à nous diviser et à nous faire taire, elles projettent de nous exiler ou de nous assassiner, purement et simplement, sous prétexte que nous serions une "minorité indésirable". Et bien, non !!
Non, messieurs de la "coalition des libertés citoyennes", nous ne fuieront pas dans la nuit sous le seul prétexte que vos belles promesses auraient convaincu une foule mal informée de vous donner autorité pour un massacre !! Nous prendrons les armes et défendrons nos foyers, à l'image des juifs d'Ambrosius !!"
Une vague de protestations face auxquels le Premier Délégué n'a pas daigné adresser et que les trois autres délégués adjoints ont balayé en précisant que la mesure ne concerne que 40 petites villes et villages où le CLE a remporté une majorité quasi-absolue et où la population, par voie de référendum local informel, a accepté de participer fidèlement à l'expérience. La collectivité du SSP ne figure donc pas parmi les populations et territoires visés.
Une réponse qui a sucité une contre-réponse de Lei Ko, le délégué adjoint faisant remarqué que "leur participation fidèle prendra fin sitôt leur nom sur la mauvaise liste". Il a aussi pointé qu'une majorité "quasi-absolue signifie qu'une partie de la population de ces villes et villages y était opposée et que, étant plus que vraisemblablement opposée au CLE en général, il ne sera une surprise pour personne de voir nombre de ces opposants parmi les 1% de moins appréciés élus pour l'abattoir". Cela rejoint d'autres critiques citoyennes qui y voient une tentative du CLE de sanctuariser les districts en sa possession en vue des élections de 2032.
Seok-Hwan Park, sociologue nationalement reconnu, a pour sa part commenté qu'il s'agissait d'une évolution logique de la démocratie parlementaire poussée à son extrême mais qu'il ne fallait en rien s'en alarmer en raison même de la nature de la démocratie parlementaire.
Seok-Hwan-Park :
Premier Délégué du District 70
"-La dictature de la majorité s'exerce de manière ultime lorsqu'elle permet à cette majorité de déposséder les minorités. Mais en général, la nature même de la majorité, à savoir celle d'une masse d'opinions modérés, empêche la mise en oeuvre de politiques trop radicales et d'abus de position trop marqués. Ainsi, seules des situations sociopolitiques critiques permettent à des programmes politiques extrêmes de gagner le soutien d'une majorité populaire suffisante à leur mise en application.
La municipalité fiduciaire développée dans l'Enclave Occidentale du CLE n'est pas dans une de ses situations critiques. Et le programme du CLE en lui-même, s'il a ses détracteurs, n'est pas un programme extrême. La meilleure preuve est que, avant d'envisager une application à grande échelle de son idéologie, il la soumet au vote populaire pour arriver au pouvoir légalement puis procède à des expérimentations locales limitées, elles-mêmes sujettes à des référendums locaux auprès des populations immédiatement concernées avant d'être mises en oeuvre.
Et même là, il ne s'agit pas de mesures définitives engendrant la mort des concernés mais bien leur seul exil, chose déjà très commune dans les communautés rurales de la vallée de Wa, où les familles indésirables sont parfois chassées de leurs villages en dehors de toute procédure de médiation judiciaire. Le meilleur exemple n'est-il pas le Syndicat pour la Solidarité Paysanne lui-même, dont les milices sont célèbres pour leurs tactiques d'intimidation des propriétaires terriens, forçant ceux-ci à vendre à bas prix leurs terres aux profits des collectivités paysannes ? Et que dire de la [url=http://www.simpolitique.com/post260337.html#p260337]stratégie néokiroviste de conquête par le peuplement[/url] ? N'est-elle pas bien pire et bien plus oppressive en fait que ce que le CLE propose d'expérimenter de manière volontaire ?"
De son côté, le PSR a commenté qu'il déplorait l’émergence de plus en plus marquée de cet esprit de "communautarisation" au sein des populations de Wa, où chaque petit village ou quartier semble, à cause du bouillonnement associatif et entrepreneurial non-encadré issu du "laissez-faire", finir par se replier sur lui-même dans un esprit d'hostilité et de méfiance à l'égard non seulement de l'État mais du reste de la population, au point de former des micro-états concurrents. La LNC, le SSP, le MT et le CLE sont ici particulièrement visé par les socio-démocrates.
Posté : mar. juin 07, 2016 1:46 pm
par Johel3007
L'Informé
21/04/2030
Makara
Roumalie : attentat contre la famille royale
Ce qui devait être une négociation entre la diplomatie du Grand-Royaume et plusieurs leaders de la rébellion dites « des Buwhans » s’est transformé en bain de sang après qu’un des leaders se soit fait exploser, tuant plusieurs gardes du corps et diplomates. De nombreux autres, dont la princesse Cheng Lei-Hai, sont dans un état critique, hospitalisés entre vie et mort.
Cet attentat marque le début d’une large contre-offensive de la part des Buwhans, lesquels étaient en pleine retraite face aux armées royales voici encore quelques jours. Leur riposte, faite d’attentats-suicides, ensanglante la région du Pualo Hoy. Les Buwhans sont une frange extrémiste d’un mouvement révolutionnaire néokiroviste, comparables en cela aux adeptes de la Confrérie Tian-Guó en Eran. Leurs rangs se composent principalement de petits paysans sans terre et de minorités ethniques ou religieuses, avec notamment une forte proportion de chrétiens, dont ils adoptent une partie des usages monastiques Organisés en « Armée Populaire des Buwhans », ils font règné la terreur dans le Nord-Est de la Roumalie depuis déjà presque une année.
Son Auguste Majestée Bô 1er entretient des liens amicaux très étroits avec la Maison Cheng, famille régnant sur la Roumalie, et a donc immédiatement pris un vol pour l’hôpital où la princesse était soignée. Une visite de courte durée au terme de laquelle le souverain a décliné toute interview.
Wa
Politique : anoblissement du Clan Yamato
L’audience d’hier a vu confirmée la première série d’anoblissement dans le cadre du projet royal de création d’une aristocratie foncière à même de garantir un développement plus équitablement réparti de la vallée de Wa. Parmi les volontaires qui ont déboursé les sommes nécessaires à l’achat des titres, on retrouve Song Yamato, Premier Délégué du District 9, Directeur Général de Yamato Keireitsu et chef de file du Mouvement pour la Liberté Citoyenne. L’homme est aussi la première fortune du pays et l’héritier spirituel de Nute Fan.
C’est sur la côte du District 13 que Song Yamato a jeté son dévolu, devenant l’un des dix Gongjags du District pourtant clairement sous domination du Syndicat pour la Solidarité Paysanne. Plusieurs membres du clan Yamato ont également acheté des Gong-bu dans ce District, en faisant désormais un véritable fief du Clan Yamato. Interrogé sur les raisons qui l’ont poussées à se lancer dans l’aventure, Song Yamato a révélé une vision pragmatique.
Song Yamato :
Chef du Clan Yamato
« -Le peuple de la vallée de Wa veut une monarchie, une aristocratie, un modèle politique plus respectueux des traditions de notre continent et moins ouvert à la marche irréversible du progrès. Soit. Je ne partage pas forcément cette vision. Mais j’aime mon pays et je tiens à m’y investir. Si je peux m’intégrer au modèle politique voulu par le peuple tout en aidant mon pays à payer la dette créée par les communistes et les ultranationalistes, alors tant mieux.
Mais surtout, soyons clair : dans les années à venir, Yamato Keireitsu et ses filiales auront besoin d’espace pour bâtir des ports nécessaires à soutenir la croissance économique de ce pays. Le seul port de Wapong-City ne suffira pas à absorber l’énorme flux d’importations et exportations que nos industries demanderont. Les plages du District 13 sont appelées à devenir une extension portuaire. Et en devenant le légitime propriétaire de ces plages, je prépare l’avenir de ma société… et de mon pays. Après tout, la première est devenue si massive qu’elle confond son destin avec le second.
J’encourage les politiciens et hommes d’affaire de tous bords à faire de même : ce pays a fait le choix de la liberté et de la modernité. Qu’il l’enrobe de l’apparat de monarchies anciennes n’y changera rien. Cela peut au contraire être bénéfique et nous unir. Il nous faut donc tous ensemble soutenir le Trône du Lotus. Nos fortunes seront bien plus utiles à apurer la dette nationale qu’à nous offrir un luxueux gaspillage égoïste ou une accumulation inutile de biens. »
En plus de son achat d’un titre de Gongjag, Song Yamato a reçu des mains du Jugwonjag le titre de Jajag, ceci en récompense de sa contribution à des négociations difficiles au sein même de Yamato Keireitsu mais aussi d’autres entreprises qui, d’une voix commune, ont fait savoir qu’elles émettrait 50% d’actions supplémentaires en vue d’en faire don au Trône du Lotus. Une manière comme une autre de renflouer les caisses publiques en donnant au Royaume de Wa des actifs à vendre… mais aussi un contrôle indirect plus important sur l’économie nationale.
Song Yamato :
Chef du Clan Yamato
« -Les détails doivent encore être arrangés mais, sauf opposition vocale des actionnaires majoritaires, nous procéderons à l’opération à la fin de cette année. D’ici là, nous espérons que d’autres entreprises se montreront tout aussi patriotes. »
Posté : ven. juin 10, 2016 7:39 am
par Johel3007
L'Informé
30/04/2030
Wa
Politique : nouveaux anoblissements parmi les industriels
Suivant l’exemple de Song Yamato, ce sont une dizaine d’autres grands noms de l’industrie de Wa qui ont posé des offres en vue de l’achat de titres de noblesse pour eux-mêmes et leurs proches parents.
YummiCorp, géant agroalimentaire dominant le marché agricole Wapongais et sur une pente montante grâce à ses fermes verticales installées à Wapong-City mais aussi dans plusieurs autres pays, a ainsi vu son Directeur Général et principal actionnaire, Ruh Than, faire l’acquisition d’un Gong-bu dans le District 75.
Shura Lo, homme d’affaire rendu célèbre par la vente de Kaze Airline à Sultanat d’Aman et depuis impliquée dans diverses sociétés technologiques, a également posé sa demande, commentant qu’il s’agissait « de l’étape suivante logique pour quiconque réussi ». Son fief sera établi dans le District 66, où le magnat a déjà annoncé qu’il prévoyait de faire ériger « la version moderne d’un château, histoire de jouer le jeu jusqu’au bout ».
Thach Wai, Directeur Général de la chaine de cliniques privée et laboratoires de recherche biomédicale Wai Health Corporation, a pour sa part opté pour le District 56, à la frontière avec le Mayong.
Temuro Sekayajin, Directeur Général d’Anthracite, société en charge de plusieurs centrales thermiques et des chemins de fer, avec notamment une participation dans la section Austrobeysinoise du Transmakaran, a porté son choix sur le District 61.
Hong Hac Bek, matriarche du Clan Bek à la tête de Cyclo Bek, Motor Bek et Armor Bek, a acheté un Gong-bu dans le District 74.
Le Clan Duyen, à la tête de Duyen Beauty, entreprise de cosmétique et recherche biochimique, a fait l’acquisition d’un Gong-bu dans le District 43.
Kun Lao, Directeur Général de Cubical, a fait de même mais dans le District 21, ajoutant que « l’idée de Song Yamato est splendide et Cubical serait stupide de ne pas l’imiter ».
Sasuke Suwura, Directeur Général de RentAJail et actionnaire dans plusieurs entreprises de sécurité et haute technologie, dont Nanoware, suit la tendance avec un Gong-bu dans le District 40.
D’autres personnalités moins connues, de la vallée de Wa comme de l’étranger, ont également posé des offres pour des montants variables. Au total, selon le Trône du Lotus, la vente de Gong-bu a déjà rapporté quelques 11 milliards $RAK sur les 62 milliards $RAK prévu à terme.
(HRP : Si une personnalité fortunée de votre pays souhaite se faire anoblir en Wa, envoyez-moi un MP et proposé un prix. Minimum 100 millions $RAK. Un titre est d’office lié à une personne physique et une même personne ne peut pas combiner plusieurs titres… mais ses enfants ou parents proches le peuvent sans soucis. Avec 620 territoires à attribuer, vous ne manquerez pas de choix !!
[url=http://www.simpolitique.com/post273078.html#p273078]Les avantages sont détaillés ici[/url].
Le Clan qui en résultera vous donnera le droit de poster dans un sujet que je compte créer si le projet s’avère populaire.)
Posté : lun. juin 20, 2016 8:36 am
par Johel3007
L'Informé
29/05/2030
International
Nouvelle tentative pour une gouvernance mondiale par la médiation
Et une fois de plus, c’est la Fiémance qui mène la barre, offrant un programme modeste visant à offrir ni plus ni moins qu’une estrade diplomatique pour la résolution des conflits et désaccords entre nations, dans un esprit de bonne composition et en posant une « situation de départ » acceptée par tous.
Le premier point, à savoir la délimitation définitivement des frontières des états-membres, s’annonce à elle seule comme un sujet délicat lorsqu’on jette un œil à la liste des invités :
Kaiyuan, Levant et Endo vont trouver matière à discuter sur la question du Makara Septentrional et ses nombreux troubles civils et politiques en cours.
Plus au Sud, ce seront le Mayong, le Wa, la Roumalie et le Choson qui devront s’accorder sur une situation souvent confuse dans des zones montagneuses peu peuplées qui, si elles sont revendiquées par plusieurs de ces pays, n’ont jamais fait l’objet de réel débat jusqu’ici, précisément en vue d’éviter d’envenimer la diplomatie.
La République de Sébaldie, actuellement en proie à des troubles indépendantistes, pourrait trouver intérêt à cette reconnaissance internationale renouvelée… mais qu’en sera-t-il des États invités qui ont déjà reconnu le Royaume de Sébaldie ?
Le Kirep, la Tchoconalie et le Tarnosia seront probablement d’accord sur la question de la Cabalie… mais qu’en sera-t-il de l’Océania ?
Et en parlant du Tarnosia, sa présence ne sera-t-elle pas cause de troubles, considérant que le Khaldidan et et la Fepuvi (Fédération des Peuples Vicaskarans) voient d’un mauvais œil les poussées expansionistes renouvellées des races Tarnoises sur les terres vicaskindiennes ?
Sans parler des nombreuses frontières maritimes plus ou moins ignorées. Pour rappel, de simples conflits entre petits pêcheurs, pourtant d’ordinnaire quotidiens, avaient failli déclencher une dangereuse escalade militaire entre Wa et le Mayong voici quelques années lorsqu’ils avaient été rappelé au cœur de l’actualité politique.
Ce ne sont là que quelques exemples de problèmes que rencontrera le G30. Mais son objectif est justement de les surmonter, en vue de poser les bases d’un siècle pacifique où la majorité de l’Humanité transcendera la guerre.
Dans ce but, l’idée d’une force militaire internationale refait surface. L’hypothèse actuelle passerait par un cofinancement d’une armée internationale unique et professionnelle plutôt que par un simple agglomérat d’unités issues des différentes armées nationales. La réduction des capacités militaires nationales serait un premier pas encourageant pour d’une part limiter la capacité individuelle des États à poursuivre une politique agressive et d’autre part créer une opposition militaire supranationale aux dérives de telles politiques.
L’encadrement de cette force par une cour de justice internationale dont les verdicts seraient acceptés par les membres est une autre avancée, consacrant la séparation des pouvoirs absentes de l’AdE, dont les décisions restaient fortement politisées et donc à la merci des exécutifs nationaux des membres et des intérêts nationaux variés, limitant l’intégrité et donc la légitimité de l’assemblée comme médiateur de conflits entre nations.
Le Royaume de Wa a signifié qu’il participerait, suivant le principe « If you can’t beat them, joint them » : comme pour l’OTH ou l’AdE, mieux vaut participer pour influencer plutôt qu’ignorer et finalement subir. Cela est particulièrement vrai pour la question des frontières, notamment maritimes, Wa comptant sur l’occasion pour revoir en sa faveur l’Accord de Jiyuan sur les tensions maritimes au Sud Makara plutôt que de laisser le Mayong obtenir un soutien international pour redéfinir ce traité en sa faveur dans le futur.
Posté : lun. juin 27, 2016 1:06 am
par Johel3007
L'Informé
19/06/2030
Wa
Défense : Yamato et son nouveau jouet
Le spectacle organisé pour le bénéfice des journalistes et observateurs militaires est digne de certaines scènes dont les Anime Hokkaïs sont friandes : un total de 32 missiles s'élèvent dans les cieux à l'unisson, chacun prenant ensuite une cible séparée et l'atteignant à la perfection alors que, déjà, une seconde salve est tirée. Le système MM-001 "Missile Massacre" n'a pourtant rien d'impressionnant à première vue : un encombrant cube de 5 mètres de côté accommodant pas moins de 32 tubes lance-missiles et un système d'acquisition de cibles recevant ses informations d'un radar externe. Mais le fait qu'il y en ai un total de 600 alignés sur le pont du Namazu-0011, gigantesque navire-cargo prévu d’ordinaire pour transporter quelques 20.000 conteneurs, fait froid dans le dos. Sur un simple bouton, quelques 19.200 missiles pourraient ainsi théoriquement être tirés. Prévu pour accommoder les GGM-050 "Kamaitachi", le système n'est qu'un prototype, nous assure-t-on. Mais même avec sa portée limitée à 50 kilomètres, ce navire pourrait être une terreur stratégique.
Song Yamato :
PDG de Yamato Keireitsu
"-Imaginez que notre nation, au lieu d'investir dans de coûteux systèmes basés au sol, investisse dans un système naval capable de transformer des navires-cargos entiers en bases de lancement mobiles. Quelques compagnies ouvertes par des agents de Wa dans divers pays achèteraient ces navires-cargos, officiellement pour leurs affaires. Et de fait, ces entreprises seraient actives en temps normal comme n'importe quelles autres entreprises du secteur du transport naval. Mais si le besoin émergeait de frapper une nation ennemie à son cœur... nous aurions en quelques heures un de ces navires à portée des côtes ennemies, frappant au cœur de sa métropole.
De là, les scénarios sont multiples. Avec le GGM-050 "Kamaitachi", il s'agira surtout de réduire en cendres des infrastructures-clés mais ce missile est prévu pour une grande variété de charges. Un tir de 8.000 missiles sur une cible à moins de 50 kilomètres n'aurait même pas besoin de leurrer un système antimissile car, à cette distance, le système en question n'aurait que 36 secondes pour réagir. Un délai durant lequel seuls les batteries déjà présentes dans les alentours immédiats de la cible auraient une chance d'être utiles. Le reste des batteries ennemies serait simplement pris de vitesse.
Les batteries qui seront effectivement utiles seront sans doute trop peu nombreuses que pour permettre l'interception d'autant de cibles simultanées, de sorte qu'avec des ogives chimiques lâchées sur une mégalopole côtière de, disons, 30 millions d'habitants, cela ne laisserait que peu de survivants.
L'exercice n'est pas un simple essai macabre : il s'agit d'un bond en avant dans la capacité offerte aux petits pays pour dissuader les grandes puissances de mener une invasion conventionnelle ou une attaque avec armes de destruction massive. Après tout, si votre nation peut, en moins d'une heure, tuer deux fois plus de citoyens ennemis qu'elle n'a elle-même de population, on peut espéré que l'ennemi réfléchira à deux fois avant d'envisager une agression."
Le discours fait peur et c'est sans doute l'objectif, comme une carte exposée presque avec négligeance dans la salle de conférence semble le suggérer : dessus, les continents et pays du monde, avec plusieurs points rouges indiquant de grandes villes côtières du Makara, de l'Alméra et du Vicaskaran, avec à chaque fois un chiffre. Interrogé sur la signification, Song Yamato répondra avec nonchalance : le temps qu'il faut à un navire Namazu pour couvrir la distance à partir de Wapong-City. Si le délai pour Ophrone se compte en semaine, pour Jiyuan, on parle de 55 heures.
Le prototype actuel n'est toutefois que cela : un prototype, un essai. Song Yamato nous confie ainsi que le modèle final devrait sera trois fois plus haut mais avec les mêmes dimensions horizontales, ceci afin de permettre d’accommoder 32 missiles stratégiques GGM-650 "Kaze", lesquels pourraient frapper loin à l'intérieur des terres et avec des ogives 40 fois plus massives. L'assemblage de 250 de ces systèmes sur un Namazu ne prendrait que 6250 m², soit un peu moins de la moitié de la surface du pont. Ils pourraient, en temps de paix, être recouverts de conteneurs normaux en vue de les dissimuler et ainsi permettre de maintenir l'effet de surprise jusqu'au moment de tirer ses 8.000 missiles aux coordonnées préencodées.
Le Trône du Lotus a annoncé toutefois que, pour l'heure, Wa n'avait pas le budget pour acheter les dizaines de milliers de missiles sans lesquels une telle plateforme est inutile.