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Posté : mar. août 25, 2015 6:17 pm
par Alexei
Le Paysan Furieux
15/12/2027
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Discours d'un militant du Syndicat de la Solidarité Paysanne,
lisant le journal "Le Paysan Furieux" aux ouvriers du District 13 :
Analyse du programme de l'autoproclamée """Coalition des libertés citoyennes"""
Mes chers camarades, mes chers frères et mes chères soeurs ouvriers, ouvrières, paysans et paysannes, je vous propose aujourd'hui une lecture amusante et humoristique du programme de la ""Coalition des libertés citoyennes"". En effet, avec la situation chaotique et austère que nous connaissons, je ne ressens pas le besoin de plomber un peu plus l'ambiance ! Et puis, l'humour mettra en relief l'absurdité du brûlot que je vais m'empresser d'analyser devant vous. En espérant réussir à vous faire rire malgré l'ère gravissime que ce misérable bout de papier augure.
Passons déjà sur le nom grotesque de cette coalition hétéroclite maintenue par la seule haine du communisme, et donc du peuple, et de l'alignement très coloré du nom des partis (c'est-à-dire près de 80% du pays !!) qui la composent. Non, nous ne le ferons pas. Du moins, pas plus, attaquons déjà durement avec le volet diplomatique extrêmement court et vague. On y apprend qu'ils souhaitent "un audit de la dette et restructuration, négociations", ça fait beaucoup d'un coup ! Les petits-bourgeois technocrates et sociaux-traîtres qui peuplent désormais les sommets de l'Etat vont ainsi continuer la formidable oeuvre de leurs prédécesseurs et faire payer au peuple une dette dont il n'est en rien responsable. Et si ils espèrent obtenir un "audit" et une "restructuration" de ce monstre, ils sont d'une naïveté risible ! Imaginez-les ; des petites crevettes qui sortent de l'université et des mère-maquerelles en face des patrons ventripotents et criminels de Jiyuan et de Fuxianji... je ne préfère même pas imaginer la scène. Mais revenons-en à nos moutons (et c'est le cas de le dire) avec une "Realpolitik indépendante des idéologies, même communistes". Mes chers camarades, je vous présente ici le premier mensonge éhonté de ces messieurs à la deuxième ligne de leur programme (fallait s'y attendre) ! Moi qui m'attendais à des blagues, je suis servi : la ""Coalition des libertés citoyennes"" est elle-même une formation purement idéologique rassemblant tous les laquais du Capital ; du monarchisme réactionnaire au libéralisme non-assumé des sociaux-traîtres. Cette joyeuse bande s'est réunie spécialement pour empêcher les masses laborieuses de gouverner et d'avoir leur mot à dire, dans un geste désespéré. Il ne sert à rien de raconter de telles balivernes et de se cacher ainsi ; leur but est, UNIQUEMENT, de faire barrage à la Révolution, absolument rien d'autre.
Economie : c'est là que le pire arrive, malheureusement. "Revenu universel inconditionnel permettant de vivre sobrement" ; qu'est-ce que cela peut donc signifier ? Qu'un salaire minimum va enfin être mis en place ? Qu'appellent-ils "vivre sobrement" ? Est-ce qu'ils se sont déjà déplacés dans une exploitation agricole ou une usine pour savoir ce que cela signifie lorsque le pays est en crise et que le prix des denrées alimentaires est exorbitant et instable ? A priori non. Je pense qu'ils se sont contentés de faire semblant de mettre en place une mesure sociale "ça calmera les ploucs", qui servira de vaseline pour le reste, à savoir : le maintien de l'âge légal du travail à 14 ans (!!!) et la liberté absolue pour les entreprises en ce qui concerne les salaires. Çà c'est beau, je crains que créer un "revenu universel inconditionnel" ne suffira pas pour faire passer la pilule, surtout lorsque celui-ci peut varier "plus ou moins (!!!) de 10%" ! Et ça continue avec la "suppression des Allocations Familiales incitant à la procréation (!!!)". Ah bon, très bien. Je ne savais pas que faire l'amour était un crime. Je pense même qu'il faudrait rendre la sodomie obligatoire et interdire tout le reste pour rendre cela réellement efficace ! Etant donné que l'on se procure difficilement de moyens de contraception et qu'avoir une famille nombreuse est courant au pays de Wa, les mères devront avoir recours à des solutions terribles si elles ont le malheur de donner la vie. Un acte humain et magnifique que les technocrates psychopathes au pouvoir veulent à tout prix annihiler au nom du sacro-saint dollar... au centre de la "démocratie économique via l'actionnaire-salarié". En plus de vouloir nous voler nos maigres revenus pour les donner à leurs chefs ploutocrates, ils veulent en plus nous forcer à investir dans l'entreprise-privée et à devenir, officiellement et sans se cacher ses esclaves. Nous sommes à la moitié de ce torchon, et je crois que je n'ai déjà plus envie de rire.
Volet politique maintenant, avec une mauvaise parodie du conseillisme que nous prônons, baptisée "multiconseillisme". Comme il faut s'y attendre, c'est vague, c'est incompréhensible, c'est comme tout le reste. Ils ont bien raison de cacher leurs projets inhumains dans des termes compliqués et une formulation floue, après tout, il ne leur reste que cela. Bref, nous comprenons ici que des conseils seront mis en place sur la base du volontariat où l'on parlera de tout et de rien et de manière apolitique surtout ! Je ne vois pas vraiment leur intérêt si ce n'est que donner l'impression à tout un chacun d'avoir une voix... le vrai pouvoir étant dans les mains de l'Assemblée citoyenne et du gouvernement comme le prévoit la Constitution, ces conseils s'apparentent plutôt à des salons de thé, apolitiques bien entendu ! Tout comme les institutions et les administrations qu'ils souhaitent "réformer" et rendre "moins corrompues". Les dérives qui en découlent sont visibles même pour un aveugle ; une purge de tout fonctionnaire suspecté d'être communiste ou "socialisant" comme ils disent su bien. Procréer et militer pour plus de justice et d'égalité seront donc les crimes suprêmes dans ce... Royaume de Wa ! Eh oui, on ne vous l'a pas dit, mais le roi revient !! C'est la petite surprise par la coalition qui le fait car une dizaine de pourcents de la population a voté pour le PML, et pour les avoir dans la poche, il faut rétablir la monarchie. L'avis des 90% autres citoyens on s'en fiche, "c'est au nom de la démocratie et du pragmatisme ! Les référendums c'est pour les cocos !". Franchement, je comprends pourquoi il y a tant d'humoristes à la LNC, j'attends avec impatience leur futur One man show. Bref, c'est ainsi que les privilèges féodaux et la royauté furent recréer du jour au lendemain. L'absurdité à son paroxysme, si l'incohérence était personnifiée, elle pourrait devenir sans mal reine du Wapong.
Nous abordons le quatrième et dernier point de ce gag écrit qui tient toujours autant ses promesses. En plus de rendre illégal la procréation, le communisme et d'avoir rétabli la monarchie pour faire plaisir à une minorité, la Coalition des Libertés Citoyennes vous propos... euh hum pardon, vous impose ce qu'ils appellent les "quartiers-fermés" et la puce "NANITA". Pour expliciter, c'est une puce électronique que l'on vous implante -à votre insu- et que vous ne pouvez retirer qu'au prix de terribles souffrances. Cette puce sert, bien évidemment, aux technocrates de moyen de tracer tous vos mouvements et de vous trouver partout dans le pays en temps réel. Je pense que ce point est le plus dramatique et le plus révulsant de ce torche-c*l qui décrédibilise totalement ses auteurs. La ""Coalition des Libertés Citoyennes"" porte définitivement bien son nom. Et elle ose s'attaquer à nos progénitures en voulant "réformer l'Education sur le modèle Quest to Learn". Rassurez-vous, j'ai dû moi-même faire des recherches pour savoir ce que c'était et c'est peu reluisant, comme le reste. Confier un tel domaine à des concepteurs informatiques -qui se font un pécule énorme dessus- n'est jamais bon d'un point de vue éducatif et logique. Si l'Education dans ce pays possède effectivement des tares (accessibilité insuffisante, coût élevé, etc...), cette idée futuriste n'est pas la solution et échouera lamentablement, désolé pour eux. Et désolé aussi pour les malheureuses obligées de se prostituer qui continueront de vendre leur corps pour vivre avec toutes les conséquences sanitaires et psychologiques que cela implique. Mais avec la toute bienveillance de l'Etat qui nationalisera cette horreur. Cela se passe de commentaire. L'Etat est si déterminé à prendre soin de nous que la ""Coalition des Libertés Citoyennes"" s'invite jusque dans nos lits pour encourager ce qu'ils appellent le "sommeil polyphasique". Eh oui mes chers camarades, pour être plus productifs et rembourser une dette que vous ne méritez pas, vous ne serez autorisés à dormir que sur des périodes d'une heure dispersées dans toute la journée (comme montré [url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Sommeil_polyphasique#/media/File:Uberman.svg]ici[/url]), c'est beau le progrès, n'est-ce pas ? Surtout quand on sait que cette méthode de repos est très prisée par les déments !
Au point d'après, nous avons un "encouragement au secteur associatif", toujours de manière purement apolitique bien entendu. Là aussi, les naïfs qui y croiront n'auront qu'à boire le thé et discuter de tout et de rien pour pouvoir occuper leurs journées puisqu'ils n'auront aucun rôle concret au sein du pays.
Centralisation des "médias" maintenant au sein d'une gigantesque "Fédération des Médias Wapongais". Bien entendu, ceux qui la rejoindraient bénéficieraient de subventions et d'une plus grande visibilité à l'échelle nationale, les rendant esclave des capitalistes qui pourront vomir leur propagande encore plus facilement qu'avant. Je suis personnellement très pressé de voir ce que cela donnera.
Et pour terminer ; une mesure qui fera trrrrrrrembler les vilains ploutocrates ! Les gentils dictateurs démocrates de la ""Coalition des Libertés Citoyennes"" mettront en place des associations "citoyennes et autonomes" chargées de "noter" les entreprises. Admettons que cela sera vraiment le cas et qu'il y ait une réelle once de bonne volonté dedans, les directeurs de ces associations seraient malheureusement facilement influençables par les oligarques mafieux qui dirigent le pays. Par le dollar ou la menace, ils seraient obligés de donner des notes saugrenues dictées par ces mêmes ploutocrates. Enfin, ces associations demeurent totalement inutiles et bénéficieront d'un impact limité puisque tout sera disponible sur leur portail internet. D'accord, c'est très bien, mais pensent-ils vraiment que les Wapongais qui meurent de faim ont un ordinateur pour y accéder ? Encore une mesure irréaliste et déconnectée de la réalité.
Bref, nous venons de faire le tour de ce pseudo-programme et je crains que le pire est à venir. En excluant les mensonges, les incohérences, les mesures irréalistes, inutiles ou inapplicables et les dérives dictatoriales, rien, absolument rien n'est à garder. Je vous invite à le brûler ou à vous essuyer avec, si vous voulez lui offrir une quelconque utilité. La ""Coalition des Libertés Citoyennes"" est bel et bien le dernier rempart qui sépare le peuple et les ploutocrates. Ce rempart, à peine cimenté, est fait des briques de la crainte des bourgeois qui envoient leur armée de réserve tenter d'endormir une dernière fois le peuple, et mettre une dictature capitaliste totalitaire à l'aide des nouvelles technologies et autres procédés les plus subtiles les uns que les autres. En lisant et analysant ce qu'ils projettent de faire, on ne peut avoir que des haut-le-coeur et se sentir prisonnier d'un cauchemar. Seulement, ce serait le cas s'il n'y avait aucune sortie, aucune échappatoire. Le Syndicat pour la Solidarité Paysanne est ici, plus puissant que jamais et fera voler en éclat l'ultime barrière le séparant des oppresseurs du peuple. Le capitalisme wapongais est à genoux, tremblant et au bord de l'agonie, il n'attend que nous pour l'achever !!!
Posté : jeu. août 27, 2015 10:31 am
par Johel3007
L'Informé
20/12/2027
Makara
La Roumalie en deuil
Tsu-Tao, Roi de Roumalie, se meurt et cette agonie provoque un émoi impensable à travers ce pays mystérieux et d’ordinaire refermer sur lui-même, au point que l’information a filtré jusqu’aux rédactions étrangères : plus de 2 millions de personnes veilleraient ainsi autour des murailles de la Cité du Soleil, nom donné au palais royal du royaume. Présentés comme des sujets loyaux et désireux de présenter leurs respects à leur souverain mourant ainsi que leur hommage au nouveau Roi.
Le Roi Tsu-Tao, déjà malade depuis plusieurs années, aura été un des monarques du Makara dont le règne fut le plus long. Monté sur le trône au lendemain de la Grande Guerre, alors que les puissances Almérannes se repliaient loin du Makara et que le monde entrait dans une guerre froide opposant l’URSR kiroviste aux USP libéraux. Durant son règne, il aura su redonner une impulsion de grandeur à la Roumalie, alors petit royaume vieillissant et diminué par trois siècles de déclin constant face au courant de modernité déferlant depuis l’Alméra. Sans pour autant souscrire aux valeurs et changements sociétaux liés à ce courant, Tsu-Tao parvint néanmoins à introduire son peuple aux nouvelles technologies nécessaires à préserver sa souveraineté. Il modernisa l’armée, lança des initiatives diplomatiques et culturelles visant à réunifier l’ancien sphère d’influence Roumalienne.
La fin de son règne fut marquée par de nombreux conflits visant à poursuivre cette œuvre par des méthodes moins pacifiques qui faillirent provoquer la ruine du Grand Royaume, saignant à blanc sa jeunesse lors de conflits coûteux en vies contre le Shankhaï, le Nan Zao, le Raksasa et la Main Noire, aussi bien au Makara qu’à l’étranger. Durant ces batailles, la famille royale elle-même eut à souffrir. Récemment, c’est le prince-héritier Cheng Fu-Chin qui fut tué lors du conflit au Pelabssa, laissant le trône de la Cité-Soleil passé sur les épaules du prince Huan Yue, lui-même assassiné quelques semaines plus tard alors qu’il officiait comme gouverneur au Nan Zao. L’incertitude pèse donc sur la succession au trône et, avec elle, sur la stabilité du Grand Royaume.
Wapong
Le SSP s’attaque à la faim
On savait la politique du Syndicat pour la Solidarité Paysanne largement orientée vers la sécurité alimentaire des populations sous sa protection et les actions récentes ne sont donc en rien une surprise. Mais elles contrastent largement avec l’inactivité apparente des autres partis sur la question, beaucoup parmi eux se contentant d’organiser des distributions gratuites de nourriture, achetées à prix d’or.
C’est dans le District de Hamhung, à l’extrême Nord-Ouest du pays, que le SSP a donné hier une interview en vue de présenter l’achèvement de la première phase d’un long programme visant à éviter la famine à court terme et, à plus long terme, garantir l’autarcie alimentaire des collectivités socialistes. Ce fut Zhao Sheng, responsable de la Banque Alimentaire Syndicale, qui expliqua aux caméras la situation.
Zhao Sheng :
[size]Responsable de la Banque Alimentaire Syndicale[/size]
« Vous pouvez voir ici l’accumulation de denrées non-périssables dans les hangars de la BAS. Sous bonne garde, ce trésor est rassemblé en aval, depuis les docks, les gares et autres points d’entrée du pays. Les différentes antennes de la BAS dans chaque district s’activent au quotidien pour collecter les prix pratiqués dans les marchés, magasins et grossistes locaux. Elles mettent à jour une base de données que nous utilisons ici, au siège de la BAS, en vue de donner des instructions d’achat à nos antennes. Les districts où les prix sont les plus avantageux reçoivent des fonds afin d’acheter des denrées. Ces denrées sont ensuite expédiées sous bonne garde vers les antennes des districts où les prix sont les plus élevés… ou simplement où tel ou tel denrée est absente.
De là, un système de distribution contrôlé a été mis en place depuis l’antenne locale vers les collectivités rurales et urbaines du district. La chaine commence par les foyers, qui viennent acheter des tickets de rationnement à la BAS. Si ceux-ci sont bon marché, les quantités disponibles par foyer sont néanmoins limitées et l’achat en lui-même nécessite une preuve d’identité et d’affiliation au Syndicat. Chaque ticket porte un numéro de série unique et un code barre pour leur vérification aux guichets de la BAS, limitant ainsi les risques de fraudes lors du retour des tickets.
Ensuite, les collectivités commandent les denrées auprès de l’antenne locale de la BAS. Le paiement est réalisé au prix local mais une réduction est accordée pour chaque ticket de rationnement rendu et correctement identifié comme appartenant à un résident d’une collectivité de ce district. On évite ainsi l’émergence d’un marché noir de tickets de rationnement entre les collectivités.
Pour les collectivités n’ayant pas les moyens de payer, la BAS accordera un crédit dont la limite dépendra du nombre de foyers vivant dans la collectivité. Ce crédit sans intérêt sera remboursable en devises, en denrées ou par un mélange des deux, au choix de la collectivité. De même, les collectivités ayant des surplus dans certaines denrées sont encouragées à les vendre à crédit à la BAS, laquelle s’engage à rembourser à un intérêt de 1% par an.
Enfin, les collectivités distribuent la nourriture à leurs administrés en échange de tickets de rationnement. Idéalement, nous encourageons les collectivités à ne distribuer que strictement les quantités autorisées par les tickets de rationnement et même à cuisiner sur place les denrées afin de limiter l’accumulation de denrées par les ménages dans un but de spéculation au marché noir. Mais nous n’avons aucune illusion quant à l’impossibilité d’exercer un contrôle stricte sur la chose. De même, nous laissons assez de liberté d’organisation aux collectivités que pour trouver la méthode la plus adaptée aux conditions locales.
Le fait est que le système que nous mettons en place devrait permettre d’assurer une filière de distribution fermée, sûre et bon marché pour les populations. La simple économie des frais de transport à travers le prix national unique sera, pour les foyers du Nord, déjà un soulagement massif.
Le coût du maintien d’un tel système dans la durée s’avérera toutefois problématique : certaines collectivités sont clairement déficitaires sur le plan alimentaire et, faute d’autres sources de revenus, ne feront que s’endetter. Il convient d’examiner avec les autres responsables du Syndicat la manière dont cette situation pourra être résolue, notamment en choisissant les activités à développer dans ces collectivités pour leur donner les moyens d’acheter leur nourriture plutôt que de simplement dépendre de la charité. De même, cette charité a un coût pour le Syndicat lui-même, d’abord sous la forme des frais de transport, comme déjà précisé, mais aussi sous la forme des frais administratifs et sécuritaires. Sans parler des 1% d’intérêt symbolique accordés aux collectivités qui fourniront la BAS en nourriture sans demander de contrepartie immédiate. Nous pourrons partiellement nous reposer sur nos amis d’outre-mer pour couvrir une partie de ces frais à court terme mais un système qui se reposerait constamment sur une perfusion étrangère pour survivre serait un suicide différé. Je rappelle donc à l’ensemble des responsables du Syndicat et à chacun de nos membres que le socialisme volontaire que nous cherchons à bâtir ne pourra fonctionné que si chacun, dans son cœur et dans ses actes, fait preuve des qualités de frugalité personnelle, de générosité collective et de droiture morale. »
Si on ne peut reprocher au SSP d’être inactif, plusieurs plaintes ont déjà atterries auprès du BNI concernant une hausse des cas de vols contre des entreprises actives dans la production et distribution agroalimentaire dans les districts sous contrôle du SSP, dont les miliciens ignoreraient purement et simplement de tels actes. Si la culpabilité ou la complicité du SSP n’est pas prouvée, beaucoup de victimes n’hésitent pas à pointer du doigt les syndicalistes.
Posté : ven. août 28, 2015 4:28 pm
par Johel3007
L'Informé
24/12/2027
Makara
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Togsan : prostitution et institution
C'est dans son district de Tongsan (33) que Mi-Cha Choe, nouvelle Première Déléguée récemment élue et affiliée au Comité pour la Libération de l'Espace, a officialiser son entrée au Directoire via la vente de 95% des parts de sa "Maison de Plaisirs" à l'Assemblée Citoyenne.
Elle-même s'est gardée 5%, selon l'exemple désormais traditionnel des capitaines d'entreprise revendant leur entreprise à l'Assemblée Citoyenne pour embrasser une fonction de Directeur Général au sein du Directoire. Nommée Directrice Générale de l'entreprise publique "Blooming Love", cette femme de 43 ans aux proportions généreuses a reçu pour mission de convaincre les différents bordels et prostituées indépendantes du Wapong de signer un contrat avec son entreprise pour mettre un quota d'heures à sa disposition.
Ces heures seront allouées via un système de crédits "offerts" aux résidents des Districts et leur donneront accès à des prestations sexuelles selon leurs fantaisies, financées via les impôts et taxes. L'objectif, selon les mêmes lignes que le revenu universel, est de donner à chaque résident du Wapong une série de privilèges égaux en échange de sa participation à la société. C'est également un moyen de sécuriser une industrie qui, même si elle a pignon sur rue, reste réputée pour ses pratiques souvent douteuses.
Invités aux premières loges de cette cérémonie, les principaux propriétaires de bordels, maisons de passe, salons de massage, "beer bars", parloirs et autres clubs privés notablement connus pour leur implication dans le secteur. Par leur présence, ils ont marqué leur intérêt pour le projet, plusieurs remettant d'emblée des devis, expliquant y voir une source sûre de revenus pour leurs établissements, les crédits étant payés d'avance, qu'ils soient ou non utilisés par les wapongais. De nombreuses discussions devront toutefois avoir lieu entre la Directrice Générale Mi-Cha Choe et les représentants du secteur, notamment concernant un tarif uniformisé, des procédures de contrôle sanitaire, des méthodes d'évaluation de la qualité du service et de satisfaction des clients.
En marge de ce projet, Mi-Cha Choe a aussi annoncé soutenir un groupe de jeunes entrepreneurs récemment sortis de la faculté d'informatique de l'Université de Wapong-City, sur le campus duquel ils avaient déjà lancé "Booty Call", [url=http://www.rtbf.be/info/insolites/detail_en-allemagne-le-modele-uber-se-decline-en-version-sexe?id=9060199&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=twitter_share]une application permettant justement aux étudiants et étudiantes de créer et gérer une véritable "bourse du sexe", où offres et demandes sont répertoriées en temps réel dans une base de donnée permettant des tris selon le prix, la prestation, l'heure, le lieu et des dizaines d'autres critères.[/url] Pour l'ancienne fleuriste reconvertie en politicienne, il y a "clairement des possibilités dans cette application, en tout cas pour les districts urbains et moyennant quelques précautions sanitaires".
[img]http://s22.postimg.org/mftzrvymp/Booty_Call.png[/img]
Posté : sam. août 29, 2015 11:33 am
par Johel3007
L'Informé
26/12/2027
Wapong
Une noblesse pour résoudre la dette ?
C'est une idée lancée par des membres du PML et elle est source de vifs débats déjà au sein de la coalition : puisque la République se transformera sous peu en monarchie, autant adopter complètement les artifices d'un tel régime et doter le pays d'une aristocratie à même de soutenir le régime indépendamment des aléas électoraux.
Après tout, de tout temps, les "castes" privilégiées ont été de robustes piliers pour les gouvernements dont elles dépendaient pour le maintient de ces privilèges. Et dans un contexte où, de toute façon, le pouvoir politique au pays de Wa demeure décentralisé, un retour limité au féodalisme semble une manière adéquate de formaliser et structurer cette décentralisation : au lieu de magnats industriels, grands propriétaires terriens et truands variés imposant informellement leur autorité par l'influence en marge de la loi, les différentes régions du pays seraient placées sous l'autorité effective des plus puissants de ces individus qui, car leur autorité viendrait de la loi plutôt que d'un simple état de fait passagé, feraient tout pour encourager l'application de la loi, travaillant en cela de concert.
L'argumentaire est léger et échoue à convaincre la majorité des Premiers Délégués pour l'heure, avec une réaction globalement négative à l'idée d'un partage de l'exercice du pouvoir politique entre une nouvelle classe aristocratique héréditaire et l'actuelle classe politique élue. Un autre argument de taille pourrait toutefois faire changer d'avis : 750 milliards $RAK.
Si la dette extérieure du Wapong s'est stabilisée, elle demeure massive. Elle s'est construite lentement sur une période de 15 années en raison du déficit dans la balance commerciale du Wapong. Elle est la résultante des immenses investissements étrangers dans des entreprises Wapongaises durant plus de 10 ans, investissements qui ont financer l'importation de machines et équipements grâce auxquels l'infrastructure productrice actuelle s'est construite. Le fait qu'elle ait été développée en majorité dans une industrie légère dont les produits étaient destinés à l'exportation vers le Lochlann, le Pelabssa et le Numancia a créé un sérieux problème quand le premier a perdu un tiers de sa population, quand le second a disparu purement et simplement et quand le troisième est entré dans une récession.
Avec l'impossibilité de trouver acheteurs pour leur production et sans capitaux pour reconvertir celle-ci facilement, les industriels du Wapong se sont endettés auprès de l'étranger pour financer cette reconversion dans la "troisième révolution industrielle", achetant des machines de haute technologie, moins productives que les outils spécialisés d'avant mais très polyvalentes, facilitant les changements radicaux de production et prévenant donc un retour à la situation de 2023. Il aura fallut 4 années pour que cette reconversion à marche forcée se réalise et elle aura coûté cher.
Le Wapong ne manque pas de capacité productive mais il a tellement investi à crédit pour la développer que les importations ont plombé son PIB pendant des années. Avec la fin des importations de biens de production, le PIB pourrait faire un bon de 100 à 150% en très peu de temps si ce n'était pour les intérêts de la dette.
L'idée serait ici de vendre quelques 6200 titres de noblesses, à raison de 100 millions $RAK par titre, en vue de rassembler d'un seul coup entre les mains de l'Assemblée Citoyenne la somme nécessaire à ramener cette dette à [url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_ext%C3%A9rieure]un niveau acceptable de "seulement" 130 milliards $RAK, soit un peu moins de 150% du PIB, ce qui est gérable.[/url] La question est bien sûr de savoir qu'est-ce qui pourrait être offert aux milliardaires du monde en vue de justifier qu'ils paient de telles sommes ? Si 2500 hectares de territoire rural ou sauvage seraient liés au titre de noblesse, peut-on néanmoins réellement parler d'un investissement rentable quand on sait que le Zanyane ne manque absolument pas d'hectares similaires et souvent bien plus fertiles ? D'autant qu'au pays de Wa, une large partie de ce territoire est déjà la propriété d'acteurs privés, enlevant donc la simple possibilité au nouveau noble de les exploiter pour ses propres gains.
Une des idées seraient de complètement délégué la perception de la taxe foncière aux nobles, laissant ceux-ci en fixer le montant selon leur fantaisie. En soit, le gouvernement renoncerait à tirer le moindre revenu du patrimoine foncier de ses citoyens dans le futur en échange d'un énorme paiement immédiat de la part de la nouvelle noblesse. Le mécanisme n'est rien d'autres qu'un abandon partiel de souveraineté et revient à échanger pour d'importantes ressources à court terme un source de ressources encore plus importantes sur le long terme. Et même ainsi, l'avantage semble minime pour les candidats nobles, les montants actuels des taxes foncières étant bien trop faibles que pour offrir un rendement attractif. Il se poserait aussi les problèmes de conflits politiques entre les élus locaux et la noblesse, l'un comme l'autre comptant précisément sur ces revenus pour leurs projets.
Une autre idée serait de donner une série de privilèges additionnels aux nobles. Par exemple, un droit de regard direct dans le pouvoir législatif, avec un siège à l'Assemblée Citoyenne, voir même dans leur propre Assemblée. Ce privilège, déjà offert aux Argentiers, avait attiré un certain enthousiasme par le passé jusqu'à ce que certaines organisations abusent des lacunes du système pour le rendre grossièrement inefficace. On se souviendra des 1000 argentiers du SSP, dont les sièges payés par le Pacte de Novgorod avaient permis de bloquer purement et simplement les débats politiques en offrant une domination totale au SSP... avant que d'autres nations ne réagissent en injectant elles-mêmes leurs capitaux jusqu'à ce que les débats aient eu à être conduit en rue, faute de place dans les bâtiments de l'Assemblée Citoyenne pour tous ces Argentiers dont la voix individuelle ne valait plus rien. Finalement, avec l'alliance du SSP et du PNM, les Argentiers devinrent obsolètes jusqu'à ce que leur abolition pureet simple. Un retour à ce système serait vu par beaucoup comme un déni de démocratie mais d'autres affirment qu'il s'inscrirait dans la même logique que les Argentiers aux débuts de la République : fournir une source de financement gravement nécessaire à un gouvernement manquant singulièrement de moyens et étant donc d'accord de sacrifier une partie de sa souveraineté en échange de d'avantages de moyens concrets pour exercer la souveraineté qui lui reste.
Bref, un débat ouvert et qui s'étant à la Toile [url=http://www.simpolitique.com/post266651.html#p266651]sur un forum spécialement dédié à cela, mis en place par un des membres du PML, autant pour en discuter et échanger des idées que pour attirer les éventuels candidats[/url].
Posté : dim. août 30, 2015 4:48 pm
par Johel3007
L'Informé
29/12/2027
Wapong
Sommeil polyphasique : projet-pilote à l'étude pour les écoles
Présenté voici quelques années comme une des avenues-clés où les travailleurs Wapongais pourraient gagner en productivité, le sommeil polyphasique avait été introduit dans nombre d'entreprises à titre de test, le tout avec le soutien du Mouvement Technocratique et de la Ligue National-Capitaliste. Les résultats avaient été mitigés : certaines compagnies rapportaient des travailleurs épuisés, désorientés et d'avantage stressés, avec une hausse des cas de suicides mais sans qu'un lien de cause à effet ait pu être trouver avec l'adoption du sommeil polyphasique en lui-même.
D'autres ont réussi l'introduction d'un tel projet avec succès, signant des contrats spéciaux avec leurs travailleurs où ceux-ci travaillaient effectivement 16 à 20 heures par jour pendant une période de six à douze mois tout en étant logés, nourris et blanchis sur le site-même de leur travail, avant de retourner chez eux pour un congé d'une période équivalente. Les usines wapongaises, déjà habituées à tourner 24 heures sur 24 via des rotations d'équipes toutes les 6 heures, n'y ont toutefois pas gagné grand chose en productivité. Certaines y ont même perdus à cause des coûts liés au logement, à la médication et autres frais d'entretien additionnels des travailleurs sous contrat polyphasique.
Les avantages étaient surtout pour les travailleurs, lesquels gagnaient en six mois l'équivalent d'une année de paie, sans avoir à débourser un centime pour leur logement ou leur nourriture, en échange d'une courte période infernale suivie d'un long congé avec leurs familles. Le gain pour les entreprises, relativement faible, a empêché le modèle de se généraliser hors des secteurs de l'industrie.
Et pourtant, le Mouvement Technocratique est formel : le sommeil polyphasique fonctionne et améliore la qualité de vie. Point-clé du programme de la coalition des libertés citoyennes, l'encouragement de son adoption par les entreprises et écoles à travers le pays vise à changer les modes de vie en donnant à chacun une meilleure qualité de sommeil et de longues périodes de congé, le tout sans affecter le confort matériel, considérant que le nombre d'heures totales prestées par les adultes sera le même.
Le modèle Azudéen de divisions de la société en "équipes-horaires" est vu d'un assez mauvais œil car assez rigide et très diviseur. Des alternatives sont donc considérées, comme celles des "contrats polyphasiques" mis en place dans certaines usines en vue justement de faire cohabiter ce modèle minoritaire avec le reste de la société. Ces contrats, hélas, sont jugés peu adaptés pour les enfants encore aux études, le bon développement psychique et physique de ceux-ci nécessitant une alternance régulière de périodes d'apprentissage, de sommeil prolongé et de jeux. Ceci, en combinaison avec le programme éducatif "Quest to Learn" de la Culture, présente de sérieuses difficultés.
L'Assemblée Citoyenne tient néanmoins a faire l'expérience et a donc débloqué un fond pour permettre le développement d'un tel programme en vue de son lancement en Septembre 2028 au sein d'une centaine d'écoles ainsi que parmi les pensionnats militaires. L'expérience, prévue jusqu'en 2032, devrait donner une idée claire des potentiels du sommeil polyphasique appliqué à la jeunesse. Il est aussi espéré que l'adoption précoce de telles habitudes permettra à ces jeunes gens de mieux s'adapter à des contrats polyphasiques dans leur future vie professionnelle.
Le SSP et le PNM ont toutefois condamné l'initiative, dénonçant le fait que des enfants soient traités comme de vulgaires rats de laboratoire et rappelant que plusieurs travailleurs avaient enchaîné deux à trois "contrats polyphasiques" sans la moindre période de congé et avec l'aval de leurs patrons, contribuant ainsi à maintenir sans emploi d'autres travailleurs. Une position que le PSR semble partagé parciellement dans une logique de plein emploi, malgré un soutien tacite à la coalition lors du vote à venir.
Posté : mar. sept. 01, 2015 6:41 pm
par Johel3007
L'Économiste
03/01/2028
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Industrie : Yamato Shipyard vers un nouveau record ?
Debout au milieu d'une forêt de grues et engins de chantiers divers entre lesquels circulent une véritable fourmilière humaine, on se sent insignifiant sur les docks de la Yamato Shipyard. Ici, des machines aux proportions titanesques manipulent avec une fluidité et précision insoupçonnées des masses de métal dont la simple vue inspire un mélange de respect et d'inquiétude à la pensée des dégâts en cas d'erreur. Une peur tantôt exacerbée par l'impression de chaos généralisée mais atténuée ensuite lorsqu'on comprend qu'ici, chez le premier employeur du pays, il n'est pas une action qui ne soit pas calculée. Chaque travailleur et véhicule porte une puce traquant en temps réel sa position, information accessible aux divers contre-maîtres et responsables qui, depuis leur écran, relaient les instructions et guident leurs équipes à travers les oreillettes que chacun porte en-dessous de ses coques antibruit.
Sur les chantiers navals du District 9, on construit chaque année des navires pour un tonnage de plus de 6 millions de tonnes. Ce sont principalement des porte-conteneurs, construits à la chaîne selon un modèle conçu voici à peine 5 années. Des dimensions modestes, adaptées à la majorité des ports intermédiaires du monde, permettant de faire le tour du monde en 2 mois à peine, le tout en transportant 10.000 conteneurs. Un marché fort de plus de 8 milliards de $RAK et qui fait vivre des milliers de familles au Wapong.
Un marché qui évolue, aussi, comme le prouve la multiplication des projets par le groupe Yamato depuis quelques années : frégates de combat, sous-marins civils, plateformes d'extraction, tunnels aquatiques,... l'innovation est l'un des maîtres-mots ici, comme l'atteste la vue de plusieurs ouvriers engoncés dans des exosquelettes qui leur donnent une démarche maladroite mais qui démultiplient leur force et endurance pour les tâches particulièrement physiques que l'entreprise n'a pas encore pu automatiser. Le dernier des projets du groupe Yamato est un monstre dont pas un seul boulon n'a encore été posé, l'entreprise ayant à peine commencé à mettre en place l'immense superstructure qui facilitera la construction.
Song Yamato
PDG de Yamato Keiretsu
"-Il nous faudra un à deux ans pour finir celle-ci et sans doute encore une autre année pour la tester mais une fois opérationnelle, elle devrait permettre de construire un exemplaire de notre futur modèle "Namazu" tous les six mois. Nous devrions donc pouvoir honorer la récente commande de la ROSCO et, sitôt que ce nouveau modèle aura fait ses preuves, nous serons en mesure de fournir le reste des compagnies de transport de la planète."
La commande en question est une aubaine pour les carnets de commande de l'entreprise : [url=http://www.simpolitique.com/post265261.html#p265261]la Raksasa Ocean Shipping Company, premier opérateur de l'Empire dans la livraison de fret, a passé commande pour 70 navires-conteneurs de taille variées, dont 10 exemplaires de "Namazu"[/url]. Le nom du projet en lui-même veut tout dire, le Namazu étant un poisson-chat géant dans la mythologie Eranéenne, un monstre terrifiant passant la majorité de son existence enchainé au fond de l'océan et dont les tentatives d'évasion provoquent des tsunamis à chaque fois que ses geoliers divins s'assoupissent. Long de plus de 400 mètres, large de 60 mètres et d'une hauteur de plus de septante mètres (plus haut qu'un immeuble de 20 étages !!), ce titan des océans aura la capacité de transporter 20.000 conteneurs ou cargo équivalent. Son tonnage avoisinera les 200.000 tonnes tandis que ses moteurs, chacun aussi grand qu'une maison, déplaceront cette masse considérable à une vitesse de croisière de 40 km/h, soit aussi rapidement que le modèle "Kappa" deux fois moins massif.
Si Yamato est positif quant à la faisabilité technique, les inquiétudes se trouvent plutôt du côté des équipes marketing : le navire sera-t-il populaire ? À 800 millions $RAK l'unité, la commande de la ROSCO paiera non seulement pour les navires mais pour l'ensemble du processus de développement, pour la construction des infrastructures et laissera une marge très confortable au groupe. Mais en dehors du Raksasa, quel port dispose à ce jour des infrastructures suffisantes à accueillir un tel monstre ? Même le port d'Hispalis, bien plus à cheval sur la sécurité et les procédures, risque de refuser l'entrée d'un navire pareil dans son enceinte. Les ports Pelabssiens, en ruine, en auraient à peine été capables eux-mêmes et le port de Wapong-City devra aménager un nouveau dock spécialement pour les "Namazu". Song Yamato, s'il partage l'inquiétude de ses cadres, se veut pourtant optimiste.
Song Yamato
PDG de Yamato Keiretsu
"-La seule commande de la ROSCO s'étalera sur 8 années. Je peux sans mal voir que, d'ici dix ans, la hausse continue des volumes du commerce internationale nécessiteront l'usage de navires de plus en plus larges pour le transport de conteneurs. Les ports du monde entier auront eu le temps de s'y adapter. Dans vingt ans, les porte-conteneur de 10.000 unités seront vu comme ceux de 1.000 unités aujourd'hui : de simples convoyeurs régionaux en phase de disparition. Le Namazu est un pas en avant vers l'avenir pour Yamato Keiretsu et pour ROSCO. Il est la preuve que le Makara dominera l'économie et l'innovation durant le reste de ce siècle."
Si l'avenir semble radieux pour le groupe Yamato, les rumeurs quant à son important endettement auprès des banques du Raksasa et d'Hokkaido animent néanmoins les discussions au sein des firmes d'investissement. Aucun doute ne plane sur la capacité de l'entreprise à honorer ses dettes quand viendra l'échéance mais la situation illustre à merveille celle du reste de l'économie Wapongaise : un prodigieux moteur hyper-performant mais construit à crédit et donc dont une part très importante des marges d'exploitation disparaissent vers les comptes de créanciers étrangers. Ce siècle sera sans doute celui du Makara mais les Wapongais, eux, n'en profiteront pas pleinement avant le siècle prochain.
Posté : mer. sept. 02, 2015 7:24 am
par Johel3007
Le Paysan Furieux
05/01/2027
[img]http://s28.postimg.org/bqly2xiel/images_21.jpg[/img]
Discours d'un militant du Syndicat de la Solidarité Paysanne,
lisant le journal "Le Paysan Furieux" aux ouvriers du District 13 :
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !!!
Camarades !! Après notre victoire électorale incontestable et néanmoins contestée par l’aristocratie ploutocratique réactionnaire et leurs maîtres étrangers, le Syndicat tient à vous féliciter mais aussi à vous enjoindre à continuer de faire preuve des qualités propres au socialisme : frugalité, solidarité… et patience. Notre victoire aux élections n’a été que l’officialisation d’un état de fait déjà connu mais non reconnu par tous : le Wapong est rouge. Nos collectivités regroupent plus de 2 millions de personnes tandis que 4 millions d’autres sympathisants se préparent eux aussi à faire le pas de la vie d’esclave soumis au et abusé par le Grand Capital à celui de frères dans une communauté humaine digne et solidaire. Les années à venir demanderont toutefois plus de privations et sacrifices encore que les précédentes car, à mesure que nous repoussons l’Immonde Bête dans ses derniers retranchements, elle se fait plus vicieuse et violente, abandonnant avec convenance pragmatique son idéologie libérale au profit d’un centralisme étatiste mais néanmoins encore pleinement capitaliste et donc oppressif dont le seul but est d’offrir aux élites un contrôle accru sur les masses travailleuses. Nous devrons donc tenir bon, maintenir l’unité et la discipline qui fut la nôtre jusqu’ici, renforcer nos lignes et nous préparer au jour où les élites réactionnaires abandonneront tout verni de civilité et de démocratie pour tourner contre la Révolution la pleine brutalité meurtrière de leurs armées.
Partout dans le monde, le communisme connait une nouvelle aube et, partout dans le monde, on observe la même réaction épidermique chez les bourgeois et les aristocrates. Ainsi, en Endo, c’est tout un corpus de lois modifiant radicalement la société qui a vu le jour dans le seul but de nuire aux groupes d’inspiration communiste, d’abord fichés puis purement et simplement interdits, ceci alors que le gouvernement envisage de rejoindre le Pacte de Kanton, afin de bénéficier du soutien des armées de Jiyuan, juste au cas où…
Face à ce qui ressemble au début d’une véritable purge de la révolution, beaucoup de nos camarades d’Endo ont choisi de prendre un peu de recul pour mieux préparer la lutte à venir. Ils sont ainsi plus de 2.000 à être arrivé ces deux derniers jours à Mal’edtsu, dans le Nord du pays, passés à travers les mailles du filet de la police politique d’Endo et arriver par le transmakaran jusqu’à la gare. Selon leurs dires, des dizaines de milliers d’autres sont en route mais, n’ayant pas la même chance, ils devront souvent s’exiler clandestinement, troquant le confortable voyage en train pour une longue traversée des steppes jusqu’aux berges du fleuve Wa pour ensuite s’enfoncer à travers les montagnes.
Le Syndicat ne saurait rester inactif face à la marée humaine qui s’avance et qui suppliera une aide. Ces camarades fuyant la répression injuste d’un gouvernement tyrannique effrayé par son propre peuple doivent être traités en frères et accueillis comme tels malgré nos maigres moyens et modestes logis. Chacun des 30 bataillons de district a ainsi reçu pour instruction de préparer assez de logements pour 500 familles. Les miliciens de chaque collectivité seront mis à contribution dans ce but, les compagnies autonomes ne pouvant être désaffectées de leur mission d’escorte et de protection des convois alimentaires.
Mes frères, lorsque je vous disais que la frugalité, la solidarité et la patience étaient plus nécessaires que jamais, je ne mentais pas. Il s’agit ici d’un test de nos convictions dans l’adversité. Si nous échouons, la Révolution aura été avortée. Mais si nous réussissons, nous en sortirons grandis et plus forts, avec d’avantages de frères à nos côtés pour mener la lutte lorsque viendra l’heure de dresser une ligne et de dire « Stop !! » aux abus de Jiyuan.
Posté : mer. sept. 02, 2015 1:56 pm
par Johel3007
L'Économiste
06/01/2028
Retour de la croissance au pays de Wa
La Bourse de Wapong-City expérience une remontée rapide depuis 5 jours suite à la publication de deux nouvelles dans l’actualité. La première était l’annonce par le nouveau Directoire que la Banque Nationale allait relever les taux directeurs à 23% en vue de contrôler l’inflation. Une décision accompagnée de la promesse de prendre d’autres mesures dans les six mois à venir en vue de résorber la masse monétaire du £W, contribuant ainsi à terme à sa réévaluation en vue d’instaurer une politique monétaire plus prudente et raisonnable dont le principal objectif sera la préservation de la valeur de l’épargne plutôt que le simple financement de programmes politiques. Si de telles mesures pourraient contribuer à renchérir les exportations Wapongaises et donc réduire la rentabilité de certaines entreprises, elles permettront surtout de rétablir la convertibilité du £W à l’étranger, facilitant l’accès aux devises étrangères pour les entreprises et donc un désendettement progressif de celles-ci. Les conséquences de ce possible désendettement sont vue comme source de hausse de bénéfice plus importante (et surtout plus facile) que ne le serait l’extension de l’activité.
La seconde était le rapport « l’état du monde » par l’Institut Mondial de la Statistique, lequel décrivait les perspectives économiques du Wapong comme « incroyablement prometteuses en dépit des apparences » avant d’élaborer sur la situation atypique que révèlent les chiffres.
Coté inquiétudes, l’IMS relève les travers constatés :
Un État endetté auprès de banques étrangères mais surtout auprès de ses propres concitoyens, notamment de ce qui reste de l’entreprenariat privé, lequel est lui-même fortement endetté auprès de banques étrangères à cause des retards de paiement de l’État et de la dévaluation rapide du £W qui, avec une inflation trimestrielle moyenne de 17,10% sur les quatre dernières années, a vu sa valeur divisée par 12 en quatre années au point que, depuis presque deux ans, il y a un refus de la majorité des banques étrangères d’accepter le £W comme moyen de paiement, sans que cela n’empêche l’État de rémunérer ses fournisseurs nationaux en £W selon le cours en vigueur à la signature du contrat... et avec un délai de paiement moyen de presque six mois. Une situation qui a forcé beaucoup de ces mêmes fournisseurs à souscrire des prêts à l’étranger pour obtenir les $RAK nécessaires pour payer leurs propres fournisseurs dans les délais. Souvent, encore d’autres prêts ont ensuite été souscris pour rembourser les échéances des premiers emprunts…
Tout cela a mis en place un système « en domino » où chacun est en mesure théoriquement de remplir ses obligations mais est bloqué car, au sommet, le dernier débiteur de la file ne paie pas assez et pas assez vite, laissant les autres faire face à leurs frais et tomber.
Le concept d’un état-providence passant de grosses commandes dans le cadre de la création d’une machine de guerre massive fonctionnait pourtant bien initialement, compensant la disparition du Pelabssa comme principal client, empêchant les pertes d’emplois et limitant la misère résultant de cette disparition, fournissant les capitaux nécessaires à la réforme du secteur manufacturier sur les lignes de la flexibilité dictée par les évolutions rapides du marché, armant le pays en préparation de la « Grande Croisade Mondiale Anti-Kiroviste » tout en le dotant aussi de l’infrastructure économique nécessaire à une future reprise. Mais tout cela se faisant à crédit, cela ne pouvait durer éternellement. Erreur suprême sans doute : le Wapong a vu trop gros, réformant TOUTE son économie plutôt que quelques morceaux indispensables.
Et pourtant, cette politique de l’excès a porté ses fruits :
Aujourd’hui, la reconversion structurelle de l’économie est achevée et la croissance est revenue. La dette extérieure, contractée très largement entre acteurs privés et estimée à 750 milliards $RAK l’année précédente, a diminué de près de 20 milliards $RAK, les entreprises ayant su trouver à l’étranger les débouchés nécessaires à occuper leurs outils de production de manière rentable et donc à redynamiser la croissance. Les importations restaient supérieures aux exportations mais néanmoins en baisse grâce un marché intérieur en pleine croissance et moins dépendant des importations pour son approvisionnement : carburant synthétique, agriculture aéroponique, extraction minérale au niveau moléculaire, recyclage à grande échelle,… autant de mesures qui, si elles ne produisent pas efficacement en soit, ont le mérite de produire localement et donc de ne pas grever la balance commerciale, réduisant le besoin en devises étrangères du Wapong.
Avec plus de 20% de croissance, principalement dû au marché intérieur et à la diminution des importations, le Wapong a su mettre fin à l’hémorragie financière. Reste à payer les dettes contractées pour y parvenir : avec encore 730 milliards $RAK dû à des créanciers étrangers sur une période allant de 5 à 30 années, la demande en devises étrangères reste forte… et le peu de devises étrangères gagnées sur les exportations repartent immédiatement vers les comptes des créanciers étrangers.
Situation atypique donc qu’un pays dont la productivité augmente, dont les importations diminuent et dont les exportations sont largement stables mais dont les marges d’exploitation gagnées par cette productivité vont au remboursement de dettes avant tout financières. C’est pourtant celle qu’a toujours connu le Wapong, si ce n’est qu’avant, il restait un bénéfice pour les actionnaires. Si ce bénéfice est absent aujourd’hui, les investisseurs ont toutefois la confiance qu’il sera présent dans le futur. Conséquence visible : achat d’actions actuellement bon marché suite à la crise mais au potentiel en hausse rapide.
De manière plus succincte, l’IMS a des chiffres encourageants : le PIB par habitant a progressé de 5052 $RAK à 6152 $RAK, plaçant notre pays pour ainsi dire à égalité à la Rostovie, ceci malgré une croissance rapide de notre population (19,38 millions contre 18,93 à la fin 2026). Le pays arrive dans le « club » des 100 milliards $RAK de productivité, une barrière qui avait été fixée par Nute Fan voici déjà 15 années comme étant atteignable aux alentours de l’an 2030. Réussite avec 3 ans d'avance donc, même si le vieux renard avait envisagé un pays largement autonome et aux finances saines à cette date. Avec la démilitarisation de l’économie, le Directoire annonce déjà pouvoir sans doute tabler sur des résultats similaires pour 2028 et 2029.
Posté : ven. sept. 04, 2015 8:12 am
par Johel3007
L'Informé
12/01/2028
Wapong
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Grande campagne de vaccination 2028 annoncée
Le Directoire a fait l’annonce hier de sa volonté de voir la population de chaque district recevoir un bilan sanitaire durant l’année 2028, ceci en vue de prévenir le développement de foyers épidémiques et de faire reculer la mortalité à un niveau soutenable. Alors que des contacts sont pris avec les firmes pharmaceutiques de Shawiricie et d’Alméra pour la fourniture de quelques 15.000.000 de kits-vaccins couvrant les pathologies les plus courantes, le Directoire achève également des négociations avec Nanoware et Wai Health en vue de combiner la campagne de vaccination avec deux autres projets nécessitant des injections.
Premièrement, il est question de réduire la natalité, jusqu’ici explosive et contenue uniquement par une migration importante. Pour cela, les jeunes femmes âgées entre 20 ans et 30 ans pourront faire la demande de la pose d’un implant qui relâchera progressivement un contraceptif hormonal sur une période de cinq années. L’injection sera récompensée par une prime de 5.000 $RAK. Il espéré que cet argent permettra d’aider à financer les études des plus jeunes candidates et facilitera le quotidien des plus âgées. Le Directoire entend prévoir les moyens nécessaires à injecter 500.000 candidates, ce qui devrait conduire à une réduction de 1 million de naissances sur les cinq années à venir, faisant baisser la natalité de 570.000 à 370.000 naissances annuelles sur cette période, soit un taux encore supérieur à la mortalité (200.000 décès par an). Il s’agit là d’une des méthodes à tester par la coalition pour répondre aux objectifs du programme de la CLE. Si la méthode porte ses fruits, elle pourrait être reconduite chaque année puis, à terme, généralisée lors d’un examen médical dispensé dans les écoles subsidiées, avec pour objectif de retarder les grossesses jusqu’à l’âge de 25 ans et donc contribuer d’abord à ouvrir plus facilement l’accès aux études pour les jeunes femmes en évitant de les enfermer dans le piège de la maternité précoce puis, à moyen terme, à réduire la base de la pyramide des âges dans des proportions soutenables à long terme. Le CLE a également déclaré espéré qu’au terme des cinq années, une fois le premier implant dissous, nombre de femmes fassent le choix de se refaire implanté pour cinq années supplémentaires, réduisant encore d’avantage le nombre de naissances.
Le deuxième projet consiste à étendre le réseau de surveillance électronique déjà en place dans les quartiers fermés de la LNC. Si beaucoup de Wapongais sont déjà implantés avec des puces Nanita, la campagne de 2028 sera l’occasion de généraliser la chose, offrant 500 $RAK à chacun des 10 millions de candidats espérés. Cette implantation à grande échelle permettra de tester l’efficacité des puces dans l’aide aux procédures de sécurité policière, d’enquêtes judiciaires, de traitements médicaux et de gestion administrative, avec quantité d’applications commerciales secondaires en marge. En somme, il s’agit de permettre la collecte et l’échange d’une vaste quantité d’informations utiles pendant la décennie à venir. Si le projet rencontre un succès important, il sera étendu sur le même modèle que le projet de contraception, avec d’abord un renouvellement annuel de l’offre puis une généralisation dans les écoles subsidiées.
La campagne totale est estimée nécessiter un budget de 8,5 milliards $RAK pour la première année, puis ensuite 1 milliard $RAK par an environ si elle est maintenue. Elle permettra la vaccination de jusqu’à 10 millions de personnes sur une année et la stérilisation temporaire de jusqu’à 500.000 personnes, ce qui devrait permettre un gain notable dans les finances publiques sur les subsides accordés à l’éducation et aux soins de santé mais aussi un gain notable d’efficacité économique, permettant au Wapong d’honorer ses obligations financières durant les 10 années à venir. La somme à investir est toutefois importante et, en vue de la financer, des négociations s’amorceront bientôt avec d’autres gouvernements mais surtout avec l’OMD, dont l’intervention pour les frais de vaccins (environ 800 millions $RAK la première année, 100 millions $RAK les années suivantes) pourrait être supporté partiellement par celui-ci. En termes de développement, le Wapong se situe dans le bas du premier tiers des pays et on pourrait croire qu’il n’est pas trop à plaindre. Mais ce premier tiers est aussi celui où les écarts sont les plus prononcés. La demande d’aide à l’OMD semble donc justifiée au Directoire, tout comme une demande d’aide alimentaire au vu des pénuries en cours.
Posté : mar. sept. 08, 2015 1:37 pm
par Johel3007
Le Paysan Furieux
24/01/2028
[img]http://s28.postimg.org/bqly2xiel/images_21.jpg[/img]
Discours d'un militant du Syndicat de la Solidarité Paysanne,
lisant le journal "Le Paysan Furieux" aux ouvriers du District 13 :
Tous pourris !!
Et on pensait que nos politiciens-maisons avaient l’âme noire et les mains avides !! Ah mais voilà que nous en apprenons du propre, mes frères !! Du bien joli et du croustillant que les tabloïds libéraux se feront un plaisir de ne PAS relater par peur de réveiller les petits moutons qui votent pour leurs mécènes banquiers à Jiyuan. Ils vous endormiront avec les nouveaux seins de la Reine machin et les jumeaux du couple bidule pendant qu’en coulisses, ces mêmes personnalités et sourire renforcé au collagène s’activent aux pires bassesses au nom de leur course aux richesses et aux pouvoir, sacrifiant au passage des peuples entiers parmi lesquels leurs propres admirateurs.
Ainsi, comme la presse des pays libérés de l’étreinte de Jiyuan nous l’annonce, la Main Noire est aux abois. Et alors qu’elle est dans les cordes, ses dirigeants parlent. Ils hurlent leur frustration alors que leur plus grand allié les abandonne et, pire encore, les attaque activement au Barejbal. Le Raksasa, longtemps désigné par les élites du « Monde Libre » comme le nouveau scion de la défense des peuples face au terrorisme et au communisme, s’avère aujourd’hui avoir été le banquier et l’armurier du terrorisme international.
On le savait déjà prompt à soutenir les islamistes pour des raisons de proximité idéologique comme au Plarel. On découvre aujourd’hui que ce soutien n’a sans doute rien d’idéologique et est purement machiavélique car les barbus du Sultanat ne sont pas les seuls à avoir bénéficié des largesses de l’Empire. Ainsi, la Main Noire elle-même aurait reçu une aide encore mal estimée dans ses tentatives de créer un califat au Barejbal et, dans le processus, d’affaiblir les républiques socialistes de ce continent.
Oui, camarades, Sa Majesté Siman II et son gouvernement de ploutocrates n’ont pas hésité à armer et soutenir la plus grande menace qu’ait connu l’Humanité et ceci dans le seul but d’éliminer une poignée de pays même pas communistes mais néanmoins pas assez capitalistes (et donc soumis) au goût de Jiyuan. Lorgnant sur le pétrole et le gaz du grand désert Barejbalien, les raksassans n’ont pas hésité à entretenir les deux camps d’un conflit qui aura fait plusieurs millions de morts.
À la lumière de ces faits, combien événements passés doivent-ils être réévalués ? La guerre en Libertie, où des islamistes profitèrent d’un conflit conventionnel pour se saisir du pays avant de mener une guérilla acharnée contre l’Armée Auxiliaire et les troupes Pelabssiennes, était-elle vraiment une opération téléguidée par l’URKR ? Ou s’agissait-il d’une habile manipulation du Raksasa destinée à saigner à blanc les forces du leader de l’OTH dont il prévoyait d’usurper le titre ? Combien de génocides le trône de Jiyuan a-t-il sur la conscience ?
Mais plus important encore : combien d’autres génocides planifie-t-il donc ? Alors que l’étaux du Pacte de Kanton se resserre chaque semaine un peu plus sur le Makara, la démocratie se meurt et on peut sentir venir le jour où les élites capitalistes, après avoir divisés les peuples par des frontières, s’uniront pour écraser dans l’œuf la moindre contestation populaire, purgeant leur main d’œuvre la moins docile dans un bain de sang avant d'importer de nouvelles têtes de bétail depuis les régions où son emprise est totale.
Camarades, la Révolution sera proche ou ne sera jamais.
Si nous ne rompons pas nos chaines bientôt, nous y serons à jamais accrochées