Les hommes du 3rd "Coldsteel" Rifles Batallion lors d'un défilé commémoratif Mawford Abbey, sur l'île de Taree
Towards A Modern Security Doctrine For Ground Forces
Vers une doctrine de sécurité moderne pour les forces terrestres
[img]http://i58.servimg.com/u/f58/11/41/46/43/common10.png[/img]</center>
Extraits de l'interview du Général E. Silderland. Retrouvez l'intégrale dans notre édition payante, pour 5£ / mois!
General Elisabeth Silderland, Baroness Tower, 51 ans, est depuis deux ans commandante de la 4ème division kaldienne, après avoir commandé durant cinq ans le 19ème régiment d'infanterie "The Trarins", et passé quatre ans à l'état-major en tant que chef du département de la logistique et de la planification opérative. Première femme depuis Jane Foster Graham en 1848 à avoir atteint le grade de général ("Full General", général à quatre étoiles dans la nomenclature internationale), elle est également fortement engagée pour la modernisation et la revaloration du rôle de l'armée kaldienne, longtemps cantonnée à un rôle secondaire après des forces navales. Dans un long article publié le 28 novembre dans la revue spécialisée The Military Mail, elle a mis en avant l'accroissement nécessaire du matériel roulant et des moyens aéroportés, ainsi que d'un changement dans la doctrine de sécurité régionale. Elle a accepté de nous rencontrer.
The Commonwealth:
Nous vous remercions d'accepter notre interview, général. Votre récent article "Vers une doctrine de sécurité moderne pour les forces terrestres" a fait beaucoup de bruit dans les milieux militaires et politiques. Savez-vous pourquoi?
General Elisabeth Silderland:
Il est clair que j'enfonce un certain nombre de portes ouvertes dans mon texte, toutefois je pense avoir également donné une voix à de nombreux officiers et responsables de nos forces armées qui n'ont pas l'habitude de s'exprimer de la sorte. Les besoins stratégiques comme logistiques de nos forces sont forts, et pour les satisfaire, un certain nombre d'efforts essentiels est nécessaire. J'ai tenté de placer cette question au coeur du débat politique et d'idées.
TC:
Dans votre article, vous appuyez notamment beaucoup sur l'absence de réflexion stratégique nouvelle autour de l'armée de terre. Qu'entendez-vous par là?
Gen. E.S.:
Dans notre pays, depuis le XVIIème siècle, la pensée stratégique et militaire a été entièrement axée autour de l'élément naval. Ce qui était naturel, le contrôle des voies maritimes ayant longtemps été pour nous synonyme de prospérité et d'indépendance, tandis que l'absence de menace concrète à terre a contribué à limiter le rôle des forces terrestres à celui d'auxiliaire ponctuel des unités navales. Toutefois, cela devient ed plus en plus intenable de nos jours: la marine possède un corps de plus de 10.000 marines dotés d'une excellente capacité de frappe au sol, tandis que l'armée de terre elle-même dispose de commandants amphibie de qualité. L'interpénétration des deux armes dicte un renouvellement de la doctrine dans son approche interne. Mais, l'approche externe l'impose aussi: le développement de la guerre aérienne et des guerres asymétriques rendent toujours plus nécessaire l'occupation du terrain, et les frappes rapides et décisives au sol, ce qui demeure hors de portée de l'arme navale.
TC:
Que préconisez-vous, général?
Gen. E.S.:
La première et la plus essentielle des décisions à prendre est de nature politique: celle de faire confiance à l'armée de terre. Par le vote de crédits de renouvellement de notre matériel, de l'entrainement, par la mise en place de think tanks et de groupes militaro-industriels à même de penser les innovations stratégiques et technologiques qui permettront à l'armée kaldienne de demeurer irréprochable à l'intérieur comme à l'extérieur.
Au niveau intérieur, la tâche reviendra à l'état-major et aux chefs des unités de s'adapter aux nouvelles exigences, et d'effetuer de concert ce nécessaire pas en avant. Le conservatisme pour le seul plaisir d'être conservateur n'a pas sa place dans une armée du XXIème siècle, qui se doit de s'adapter aux exigences et aux menaces actuelles. Il est urgent d'acquérir notamment du matériel motorisé et aéroporté à même d'équiper l'intégralité de nos forces, et de consolider ce parc par une réserve de pièces et d'unités de rechange et de soutien. Nos entreprises pourraient répondre à cette demande, si elles consentaient aux investissements nécesaires en termes de capacité et de technologies modernisées; je notamment à des firmes comme COEM, Hemera-Knox, Herass-Graham ou encore les avionneurs De Ravilland et The Eastlant.
Ttut cela allant évidemment de pair avec le rôdage de l'usage de ces nouvelles capacités.
TC:
Vous abordez largement les réorganisations nécessaires des forces, et la réaction aux périls extérieurs. Quelles menaces pensez-vous être les plus importantes et génératrices de grandes exigences dans la gestion prévisionnelle militaire?
Gen. E.S.:
La première et la plus évidente est celle de l'expansion brutale et militariste de certains régimes dans le monde, notamment l'URKR. Des pays ont étés brutalement attaqués et asservis, même sans usage de l'arme nucléaire qui demeure malheureusement une épée de Damoclès au dessus de la tête de la plupart des Etats et armées. L'objectif d'une défense kaldienne face à une agression non-NBC n'est pas d'obtenir la victoire à tout prix - avec 80.000 hommes, nous ne pouvons pas nous mesurer à certains régimes ultramilitaristes bordant à l'esclavagisme -, mais bien de rendre l'opération tellement coûteuse à l'adversaire qu'il se découragera de la lancer. Pour cela, le développement de nos moyens terrestres, notamment en terme d'artillerie et de véhicules blindés légers, est essentiel, car permettrait de rapidement converger vers d'éventuelles têtes de ponts constituées par l'ennemi sur notre territoire.
Une autre menace est celle constituée par le terrorisme et les activités de "zone grise", entre actions hostiles d'acteurs étatiques, terroristes et criminels. La piraterie est un problème dans plusieurs mers du globe, et nos forces navales se sont toujours vigoureusement opposées à ces actions. La contrebande de stupédiants, d'armes et d'êtres humains depuis l'Asterey (C1) est également menaçante, et alimentent les revendications des milieux nationalistes kaldiens vers la réintégration de l'île dans notre pays. Enfin, les activités terroristes sur notre territoire peuvent, si elles aboutissent, causer de graves troubles, et le rôle de l'armée est de soutenir les forces de l'ordre dans leur action de réponse à ces menaces.
TC: Vous appelez également nos forces armées à plus souvent agir par le biais d'opérations extérieures, de maintien de la paix ou de protection de nos intérêts. Que voyez-vous comme actions dans ce domaine?
Gen. E.S.:
La présence d'un grand nombre de pays instables dans le monde représente une menace directe ou indirecte pour notre pays et nos activités. La mise en oeuvre d'une politique raisonnée d'action extérieure a moins un but coercitif que préventif: si d'éventuels adversaires voient que nous sommes prêts à déployer des troupes et de l'armement considérable afin de garantir nos intérêts ou la sécurité de nos nationaux, il est probable que ces incidents seraient limités par la suite.
Qui plus est, l'expérience de l'action extérieure n'est pas à négliger pour l'aguerrissement de nos troupes. Les entraînements locaux et multinationaux, les wargames et l'efficience du matériel ont leurs limites, et seule l'expérience du combat peut faire un vrai soldat.
<center>National News Network - Live Feed</center>
- Industrie musicale: Selon une interview de Brian Lareley, président du conseil d'administration du groupe donnée dans le journal The Commonwealth, la célèbre maison de disque kaldienne et acteur majeur du monde du spectacle International Music Studios dégagerait en fin d'exercice 2022 un bénéfice net de près de 17 millions de livres, dont une partie sera redistribuée en dividendes pour les actionnaires. Cela confirme la croissance de cette branche de l'activité dans le pays, qui a été continue depuis l'émergence de la chanteuse Lara Hill dans les années 2000, puis la politique des "petits grands groupes" mise en avant durant la dernière décennie, qui avait permis de diversifier grandement l'offre culturelle musicale, dans la variété et la pop comme le classique et le jazz. La subite disparition des vedettes pélabssiennes dans les programmes a en plus laissé de la place aux entreprises secondaires jusqu'ici sur le marché international, comme International Music Studios, qui n'était connue à l'international surtout pour ses labels The Classic et International Jazz Disc.
- Informatique: Le magazine spécialisé NetWorked a publié ce début de semaine un panorama de l'industrie de l'informatique locale au Kaldia. A l'aune de la disparition des acteurs pélabssiens, de la stagnation des firmes numanciennes, et du développement de la concurrence internationale, il décrit un secteur dynamique et ouvert à l'innovation dans le Commonwealth, surtout dans le domaine du développement logiciel plus que dans celui de la hardware, encore naissant. Troisième pôle, qui a connu le plus fort développement: celui des fermes de serveurs, qui, de 14 en 2019 seront passées à près de 75 fin 2022, avec une nette hausse durant l'année qui s'achève (+48), sans doute due aux pertes de données suite à la destruction des serveurs du Pélabssa, et les dommages causés par les IEM en FNUS.
- Pont des Twin Straits: Le projet de construction du fameux pont devant lier les îles septentrionales du Kaldia, Mye et Taree, par dessus les Twin Straits a été approuvé par le gouvernement et par les autorités locales ce mercredi. Le consortium The Link, composé des industriels National Machine Works et Hemera-Knox, ainsi que du sidérurgiste De Marlston, se propose de construire deux ponts à haubans d'environ trois kilomètres chacun, reliant l'île centrale d'Alwayne à Mye et Taree. Le coût du projet est estimé à 5 Mrd RAK$ (5,5Mrd £), et sera supporté de façon commune par les entreprises, les collectivités locales et l'Etat kaldien sur une durée de quatre ans. La première section (Mye-Alwayne) pourra être terminée d'ici 2024, la deuxième à la mi-2025.