Le Jugement Dernier

Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

HRP.

MP (SECRET) au MJ quelques jours avant son départ, il y a donc de nombreux mois RP de cela...

[quote]PELABSSA

I- LES CONTRATS SIGNES AVEC LE DIABLE

1- ACCORD AVEC *********

******* accepte les échanges proposées par la Main Noire : un lot (pour commencer) de 100 000 civils pelabssiens est envoyé ****** pour être échangé contre des biens alimentaires, médicaux, et du matériel non-létal de génie militaro-civil.
D'autres échanges ont lieu, par lot de quelques dizaines de milliers de civils, contre d'importantes fournitures matérielles permettant de satisfaire pleinement la demande de la Main Noire, qui tient ainsi parole en sauvant de nombreuses vies humaines.

2- ACCORD AVEC *********
Accord signé le 24/02/2015 IRL

Cet accord est absolument top-secret je le rappelle évidemment :
[quote]3- Le ****** s'engage, à l'aide d'une triple couverture (opération sous faux drapeau, + discrétion dans le voyage lui-même par son caractère progressif et sous-médiatisé, + deux justificatifs politiques de dernier recours), de venir soutenir la Main Noire au Pelabssa en débarquant du matériel (biens de première nécessité -alimentaire, médical...-, outils d'entretien, essence, divers équipements non-létaux... pour le génie civil et l'organisation de la logistique notamment) sur la côte Est, au Nord du State of Sullivan (près de Hellbrook).[/quote]

3- ACCORD AVEC ********

Cessez-le feu sur toute la ligne de front, échange avec ****** et retrait complet des forces ****** du Pelabssa continental. ******* met donc fin, de facto, à son invasion du Pelabssa, afin de concentrer ses efforts pour face à la menace *******.
+ Aide alimentaire et médicaments.

4- ACCORD AVEC *********

Cessez-le feu. Fragile, mais théoriquement en vigueur en raison de la menace ****** qui pèse sur *********.

II- LE NOUVEAU VISAGE DE LA GUERRE AU PELABSSA

[ forme affirmative = "tendance vers..." (explications déjà données au précédent MJ) ]

Les hommes de la Main Noire ne sont pas des péquenauds. Pas même les troupes irrégulières d'ailleurs. Ce sont des troupes expérimentées par des années guerre connaissant le terrain où ils combattent bien mieux que leurs ennemis. Ils sont à la fois plus nombreux et ont bien plus de matériel.
Ils sont désunis, notamment les troupes irrégulières, mais cette situation ne durera pas : le principal problème expliquant ces divisons vient du manque de vivre et de matériel d'entretien, ne serait-ce que civil, afin de "vivre de manière un minimum correct", même en temps de guerre. Et c'est justement ce que les accords précédemment cités plus hauts résolvent. Ainsi, grâce à ******* (qui aide la Main Noire depuis des mois) et ********, la Main Noire retrouvera très vite son union. Elle récupérera un gros paquet de civils errants, les remettant dans les prisons, prêts à être marchandés avec la ********.
L'autorité du Clown est donc vite restaurée (ses rivaux ne reçoivent pas d'aide), tandis que ses replis stratégiques à l'intérieur des terres pelabssiennes favorisera grandement sa contre-offensive : en raison de l'inutilité du soutien naval comme des difficultés (grandissantes) de logistique de la Coalition, incapable de réapprovisionner convenablement ses troupes par les airs (peu d'avions de transport engagés, peu d'aérodromes valides et des milliers de dca SA-11 patrouillent côté Main Noire...), quand les distances de réapprovisionnement de leurs troupes s'accroissent et deviennent de moins en moins sûr (assauts de la MN par le Nord comme par l'Est).
La Main Noire met à profit sa connaissance du terrain et son expérience incontestée de la guerre asymétrique pour lancer des raids mobiles contre les colonnes de soutien logistique des forces de la Coalition, moins nombreuses et souvent sans soutien, ni naval ni aérien... (distances des mers, manque d'avions, DCA ennemis...).
Elle utilise les troupes irrégulières ralliées pour les missions les plus périlleuses, afin de réduire la valeur de ses pertes. En petites formations, celles-ci traquent les convois de la Coalition en attaquant derrière leur ligne par le Nord (je rappelle que la ligne d'avancée de la Coalition longe la frontière shawiricienne, au Sud donc).

Voici le rapport de force général de la guerre au Pelabssa :
[au moment où ce mp fut envoyé !]

[img]https://i.imgur.com/JxuUA8o.png[/img]

Remarques : ceci est le rapport de force général entre les forces de la coalition effectivement en guerre contre la MN (roumaliens, kaiyuanais, zanyanais, azudéens et khaldidanais) et celles de la Main Noire, dont on a déduit les pertes de [url=http://www.simpolitique.com/post238246.html#p238246]la guerre fratricide qui l'avait frappé en août-septembre 2024[/url].

Avantages côté Coalition :
_ domination quasi-absolu des mers (la MN ne dispose plus que d'une poignée de sous-marins transporteurs désarmés, dont un spécialement conçu pour évacuer le Clown en cas d'urgence), lui assurant la sécurité du réapprovisionnement en vivres et munitions malgré les distances. Permet des tirs occasionnels de missile de croisière (inefficace en raison du repli de la Mn à l'intérieur des terres, et surtout de ses mouvements perpétuels), mais aussi des missions d'espionnage radar et d'écoute, ainsi que des raids aériens depuis les deux porte-avions roumaliens (quoique de technologie moyenne...).
_ le point fort de l'infanterie ce sont les soldats roumaliens, endoctrinés et prêts au sacrifice : et ce sont justement les plus nombreux (210 000 hommes).
_ le point fort des forces mécanisées est apporté par le Kaiyuan : sa technologie est moderne. Et c'est effectivement l'origine principale du matériel engagé contre la MN.
_ gros désavantage numérique en terme de dca compensé par 12 SRA-500 (dca lourde) roumalienne.
_ unité politique.
_ soutien satellite rostov.

Désavantages côté Coalition :
_ abyssal désavantage numérique en matériel de guerre terrestre (chars, artilleries, dca mobiles...)
_ sensible désavantage numérique au niveau de l'infanterie
_ infanterie kaiyuanaise et zanyanaise (donc 93 000 hommes) de qualité discutable, notamment dans l'équipement ("moyenne qualité" et "mauvaise" sans doute pour les zanyanais)
_ matériel de guerre roumalien de qualité inférieure à celle de l'ennemi (donc désavantage pour le matériel suivant : 220 avions, les 23 bombardiers de la coalition, 550 artilleries et mortiers, 1 000 chars et blindés légers, 200 dca, + un petit malus pour les SRA-500)
_ méconnaissance du terrain (les satellites rostovs aident à découvrir les positions de l'ennemi et à coordonner certains opérations, mais certainement pas à connaître les atouts et les difficultés d'une zone géographique précise)
_ moral considérablement affaibli : par les conditions environnementales hostiles (radioactivité, ruines urbaines, espèces invasives et souvent pathogènes comme les moustiques -précédemment introduits par l'ANR, lesquelles peuvent très bien vivre à 20° l'hiver- et les rats...), le sens de cette guerre (les roumaliens n'ont jamais appréciés le Pelabssa qui n'a fait que les humilier du temps où il était actif) et son interminable durée (commencée il y a 3 ans déjà me semble-t-il...)

Désavantages côté Main Noire :
_ fortes divisions internes (surtout en fin-2024, atténuées depuis)
_ terrible problème d'entretien de l'équipement et des troupes en raison de l'isolement (ce qui favorise les divisions internes du au mécontentement)
_ absence de contrôle des mers, accentuant l'isolement initial
_ infanterie régulière "pas au top" : équipement moyen, entrainement moyen
_ infanterie irrégulière médiocre : équipement mauvais, entrainement mauvais
_ moral souffrant des conditions environnementales expliquées plus haut.

Avantages côté Main Noire :
_ instructeurs cévékazes, tjr d'origine rostove (forces spéciales et conseillers/experts restés fidèles à Terienkov)
_ abyssal avantage numérique tant sur le plan matériel (et de techno moderne !) qu'humain (80 000 soldats loyaux, correctement équipés et entrainés de plus que la coalition, et si l'on compte le total : ils sont trois fois plus nombreux. Ils ont également 3 fois plus d'artilleries que la coalition, 3 fois plus de chars et de blindés légers, presque 2 fois plus de chars lourds, plus de 7 fois plus de dca... ! rendant caduque leur supériorité aérienne, déjà initialement très faible.)
_ large expérience de la guerre et connaissance du terrain
_ détermination absolue (d'ordre doctrinal / embrigadement) pour 390 000 d'entre-eux.
_ qualité indiscutable du matériel de guerre employé, moderne dans sa quasi-intégralité : chars lourds TR-80 et TR-90, dca légère SA-11 et Pantsir, automoteurs Msta-S et Khmerch... hélicoptères Hil-28 et Krokodil, avions Angar-27, 34 et Irkout-31.
_ gigantesque réserves d'armes et de munitions sur place déposées/laissées par l'ANR du temps de la guerre, malgré le manque d'entretien, la rusticité des armes utilisées (notamment terrestre) permettent une large espérance de vie.

Grâce aux accords conclus récemment, la Main Noire gagne deux avantages opérationnels supplémentaires (peut-être même d'ordre stratégiques) :
_ fin de la guerre contre ********* et paix temporaire "de facto" avec ********, permettant aux forces de la Main Noire de se concentrer contre la coalition à l'ouest et au Sud. La frontière shawiricienne est une priorité, notamment la ville de Dayton.
_ soutien matériel décisif de ******** et du ********. Pas de munition, la Main Noire n'en a pas besoin, mais surtout des vivres, des médicaments, des outils d'entretien et matériel pour génie civil, militaire de logistique et de reconstruction. Cela devrait favoriser un large processus de réunification des forces de la Main Noire. Les 390 000 "bons soldats" pourront alors fédérer autour d'eux un maximum de groupes déserteurs.
******** s'est rajoutée à la liste des pays qui approvisionnent la Main Noire (et ses otages pelabssiens) en biens alimentaires et médicaments.

Je rappelle que la principale politique de la Main Noire jusqu'à récemment, à l'image des séparatistes pro-russes en Ukraine de l'Est, était le retrait territorial face à l'avancée des troupes de la coalition à l'ouest. Afin d'éviter les pertes matérielles, et de rendre inutile leur flotte de guerre (éviter les combats sur le littoral). Bref, l'idée était d'attirer les forces de la Coalition dans un guet-apens, à l'intérieur des terres pelabssiennes.[/quote]

PS : la "Nouvelle Main Noire" n'existe plus depuis fin-2024, elle n'a donc pas lancé d'attaque (physiquement impossible d'ailleurs) contre l'île kirkstanaise. J'ajoute que sa destruction avaitcausé de lourdes pertes à la MN (déjà comptabilisé), mais la disparition de cette organisation est survenue bien avant le départ du MJ. Merci donc de le prendre en compte, ainsi que les ordres de mission donnés ici il y a plusieurs mois.
La carte, et peut-être l'ensemble du scénario est donc complètement à refaire.

Je veux bien respecter le travail des MJs, et même remercier leurs efforts et comprendre leurs appréciations personnelles ("y'en a marre de la MN"), mais là faut pas non-plus exagérer :?
Johel3007

Message par Johel3007 »

09/01/2027
Le Makara à la rescousse

[img]http://s15.postimg.org/622icdf0r/Republic_of_Korea_Marine_Corps_aka_ROK_Marine_C.jpg[/img]

Quand les Rostovs ont attaqué le Pelabssa, le monde a compris très vite qu'une bataille rangée était perdue d'avance. L'URKR, empire de l'oppression et de la souffrance, avait fait de la destruction des États-Unis de Pelabssa, du peuple Pelabssien et des nobles idéaux qu'ils incarnaient son objectif suprême. Ses ressources matérielles et humaines gigantesques étaient toute entières déversées en un flot rugissant sur les côtes d'un peuple insouciant car vivant libre et en paix depuis des décennies.
La priorité des alliés du Pelabssa et de chaque nation et peuple ayant un rien de dignité humaine ne fut donc pas de chercher à contenir avec leurs moyens dérisoires le tsunami de haine qui s'approchait. La priorité ne fut pas de sauver les vieux meubles d'une maison déjà consumée par le brasier. La priorité fut de sauver des vies. Autant de vies que possible dans ce qui, après les frappes nucléaires des premières heures, était déjà un charnier.
Par les airs, par la route, par train ou par bateau, plusieurs millions de réfugiés furent évacués vers les contrées où l'Humanité cherchait à créer à coup de rêves ambitieux plutôt qu'à détruire par jalousie amère. Si bien qu'alors que les ricanements déments des kirovistes perçaient à travers les fumées acres de leur "victoire" pyrrhique, le Pelabssa qu'il pensait avoir détruit renaissait déjà ailleurs, avec le cri d'espoir d'un millier de nouveaux-nés qui, s'ils n'occupaient plus la terre de leurs parents, portaient avec eux un héritage culturel et technique plus vaste, riche, beau et complexe que rien de ce qui fut produit par les horreurs des perelags rostovs ne pourrait jamais même s'en approcher.
Les États-Unis de Pelabssa sont mort, tel un vieux chêne foudroyé par le tonnerre. Mais ses graines, semées aux quatre vents, vivent et prospèrent, chacune un futur glorieux arbre dont les nouvelles branches à leur tour s'élanceront à la conquête des cieux, portant sur leur ramure les idéaux qui avaient fait la grandeur de leur père. Mais si l'avenir du libéralisme et des pelabssiens est assuré, il n'en demeure pas moins que le tronc du vieux chêne est, lui, encore infesté d'asticots. Se nourrissant de la pourriture du cadavre, ces grotesques vermisseaux pourraient être laissés à leur misérable existence s'ils ne risquaient pas de se changer en calamités hautement agressives dont la raison d'être n'est que de répandre haine, bigoterie et destruction.

Tel un cancer, la Main Noire s'est rependue à travers l'Humanité. Et comme n'importe quel organisme, l'Humanité a rejeté la Main Noire avec un dégoût unanime. Certaines cellules déficientes peuvent trouver un intérêt à tolérer la croissance de ce chancre de malfaisance mais la majorité des peuples ont pris sur eux de nettoyer leurs terres, au scalpel quand c'est possible et au lance-flamme lorsque c'est nécessaire. Certains en ont profité pour nuire à leurs rivaux ou avancer leurs propres intérêts au détriment même de leurs alliés du jour. Mais tous comprennent qu'il faut en finir avec la Main Noire, avec le Kirovisme et avec toutes les absurdités nées dans les steppes de Rostovie.
En première ligne depuis le premier jour, le Kaiyuan a sû commandé le respect de plus d'une nation. Et c'est pour cela, ainsi que par esprit de fraternité au sein du Grand Peuple (et aussi en raison de problèmes financiers...) que la République Souveraine du Wapong a décidé de donner au Kaiyuan les moyens d'en finir avec les clowneries des clones à Vladimir.
Le Wapong a accumulé un fantastique arsenal en prévision d'une croisade à laquelle il a été donné un coup d'arrêt par l'URCM et le Raksasa le jour où ils se sont entendu pour sacrifier les armées de l'Hanguk au Viek Kiong afin de ne pas avoir à partager celui-ci. Cet arsenal offre de grandes possibilités au Wapong mais coûte cher. Aussi, plutôt que de voir cet éléphant blanc rouillé dans des hangars, le Directoire préfère le voir déferler contre la Main Noire, chaque blindé ou canon sauvant épargnant ainsi les vies de dizaines de fantassins Kaiyuanais.


Le Wapong vend au Kaiyuan :
- 3500 canons d'artillerie
- 6000 chars et blindés légers
http://www.simpolitique.com/post258513.html#p258513
http://www.simpolitique.com/post258517.html#p258517
http://www.simpolitique.com/post258520.html#p258520
Jean

Message par Jean »

[quote][center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2015/05/08/150508035318415830.jpg[/img]
Le DUC de Newport[/center]

Fatigué de se battre, la Légion Zanyanaise décide de rester à NewPort et d'y passer le reste de l'hiver plutôt que de remonter au nord du Pelabssa et mourir de froid dans des combats pour lesquelles elle n’est pas équipé.
Forte de 376 143 soldats, la Légion Zanyanaise est amputé d'une partie de ses troupes : environs 75 000. Cette fraction, déçu par le Viksakaran ou plus simplement hanté la peur du cancer de la thyroïde, fait ses bagages et rentre au Zanyane par trouver un repos bien mérité et encaisser la solde promise par la Volta.
Les 301 143 Légionnaires restants s'établissent des les ruines de NewPort et dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres autour de la cité.
A leur tête, un légionnaire semble avoir émergé ; un homme impitoyable qui se fait appeler "DUC de NewPort". Nul ne connais sa nationalité d'origine, mais il s'est autoproclamé gouverneur de l’État de NewPort et son premier acte a été de déclarer son indépendance.
Si Le DUC a sut affirmer son autorité sur la Légion Zanyannaise et sur ses principaux généraux, il n'a pas pour objectif de batailler avant l'arrivé du printemps. Pour l'heure sa priorité est de poser la Légion à NewPort et de se faire de l'argent avec diverse trafics en tout genre, et accessoirement d’accueillir les 3 000 hommes embauché sur l'île de Newark (en accord avec la CESS).[/quote]
Alex Scker

Message par Alex Scker »

« Si ça saigne, ça peut mourir. »
Aux alentours de Chanabeg...


Secret

[center][img]https://lh3.googleusercontent.com/-Y3DAc5TPCcI/VU4yC7HRP3I/AAAAAAAAGSc/x1cykmb4yWk/w448-h241-no/cadredrapeaumayongpluspetit.png[/img][/center]

La [url=http://www.simpolitique.com/post244501.html#p244501]CS9 ou Classified Section Nine[/url] est une section militaire d'élite extrêmement compartimentée et inexistante officiellement, sous l'égide du Mayese Intelligence Service. A l'heure où la Main Noire, fière des cent-cinquante millions de morts à son compteur, voyait son organisation terroriste et son système politique de terreur se fissurer, il était enfin temps de lui porter le coup fatal. Depuis des mois, les forces coalisées ainsi que la Fiémance et bien d'autres nations de ce monde, se lançaient à l’assaut du dernier refuge de ces bêtes dénuées de toute humanité depuis bien longtemps. Leurs efforts portaient enfin leurs fruits.
L'homme uniquement rationnel était une folie, une idée destructrice et déviante. Le post-humain terienkoviste est un monstre, un fou, incapable de comprendre ses semblables et par là même d'aimer profondément l'être humain comme il était sensé le faire.
Il ne tenait qu'aux grands de ce monde de faire retourner le cauchemars et ses délires d'où ils provenaient : en Enfer.

Bien heureusement, le danger qu'avait constitué la Main Noire au summum de sa gloire n'était plus que l'ombre de lui même, du moins c'était une question de temps. Et le temps déciderait aussi de l'avenir du Pelabssa dévasté.
Le Triumvirat, sous l'égide des national-capitalistes, amorçait depuis plusieurs mois un rapprochement avec ses anciens colonisateurs, et plus particulièrement la Fiémance à la puissance rayonnantes. C'est dans ce contexte bien particulier qu'avait été cédé le Nankin, sous des conditions particulières et strictes.
Le projet fiémançais au Pelabssa, bien avancé, savait se vendre. Le hard et le soft power d'une superpuissance mondiale à son service, il établissait confiance et espoir dans le cœur de certains...et surtout des investisseurs. Les opportunités en attiraient plus d'un, dont les plus proches partenaires de la vieille puissance almérane.
Face à un contexte intérieur et régional compliqué, avec la montée des nationalismes au Mayong mais aussi en-dehors comme au Wapong, la fragile paix était menacée par les jalousies, les difficultés et une instabilité chronique. Le Triumvirat, ou tout du moins les deux directeurs concernés, ne pouvaient se permettre d'intervenir officiellement. Au risque de passer pour le « chien » de la Fiémance, au risque de délaisser la protection de la métropole face aux hostiles du dehors.
Et les potentiels gains méritaient un petit effort, tout du moins symbolique.
850 soldats des forces spéciales mayongaises, soit de la CS9, avaient été dépêchés sur place, emmenés à Chanabeg afin de se battre aux cotés des fiémançais. Acquisition d' une précieuse expérience aux cotés d'une des plus grandes puissance militaire du simpomonde et présence dans un des coins les plus brumeux de cette Terre...les gains seraient nombreux.
La participation aux combats leur donnerait un bagage utile pour la formation future des troupes mayongaises et si on pouvait récupérer quelques équipements et matériels de la Main Noire...l'étude en sera certainement enrichissante.
Yoon Shin espérait aussi pouvoir favoriser l'immigration des dernières populations pelabssabiennes vers le Mayong mais aussi d'obtenir quelque influence sur la gestion des réserves potentiellement constituées dans le cadre d'une nation où l'ethnie anciennement majoritaire ne l'était plus désormais. Et les bonds de guerre acquis par l'Etat et quelques nationaux justifiaient bien quelques efforts supplémentaires.
Le coût journalier estimé restait modeste (35 000 $ Rak/jour), un bien maigre paiement en comparaison.

La « Bête » se mourrait et il y avait encore quelque chose à en tirer...
Chaarden

Message par Chaarden »

[center]Et l’île de Newark devient Marutopia

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=976692Newark1.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/976692Newark1.jpg[/img][/url][/center]

Le débarquement de la Main Noire avait été un désastre… pour eux. Les soldats confédérés tenaient bon l’île depuis plusieurs mois maintenant. Chaque jour, des dizaines de navires arrivaient, chargés d’armes, mais aussi et surtout de béton armé, d’une multitude de matériaux de construction en tout genre, mais aussi, et depuis peu, de… hum, nous verrons ça après. L’île avait coûté très cher. Financièrement, la Confédération avait largement de quoi fortifier l’île, mais humainement, plusieurs dizaines de milliers d’hommes étaient tombés pour elle. Les camarades de régiment, ne voulant pas voir le cadavre de leurs amis morts pour rien, tenaient l’île avec une fermeté redoutable. Rien, absolument rien ne devait passer, ni Main Noire, ni Fiémançais, ni quoi que ce soit. L’île de Newark avait été rebaptisée « Marutopia », un mot-valise entre maryc, le rêve, et utopia. Cela en disait long sur les projets à venir. Pour le moment, on se contentait de parfaire les fortifications. En effet, l’île ayant été attaquée, un des avantages –il y en a toujours un- a été de révéler aux yeux des officiers sur place les faiblesses. Où est-ce que les soldats de la Main Noire ont-ils failli s’engouffrer ? Où ont-ils choisi de débarquer ? Pourquoi ? Quelles coquilles ? Bref, tous les éléments pris en compte, les fortifications étaient meilleures.
Un port de l’île, celui de la ville de Newark, avait été repris et aménagé par la Confédération afin de recevoir les biens venant de la métropole ou de l’Aquanox. Evidemment, le port était surprotégé et fortifié lui-aussi. Parfois, du Sud de l’île, lorsque le temps était au soleil et que la mer était lisse, on pouvait apercevoir les ruines de Hellington, près de 45 kilomètres plus loin. Certaines fumaient encore. Des navires confédérés s’approchaient discrètement de la ville pour établir un rapide état des lieux, tenu bien évidemment secret.
Dans l’île, un recensement avait été fait. Il restait il y a quelques semaines encore 10 000 personnes, ce qui est très peu, les combats ont été intensifs. Il y a quelques jours, les 3 000 hommes de l’île ont été emportés par les voltais. La raison officielle a été leur mobilisation pour aller combattre la MN, ou ce qu’il en reste, sur le continent. C’était assez faux, mais bon, ils mourraient en martyrs.
Bref, brossons un rapide portrait de l’île : c’était une forteresse inexpugnable, avec plusieurs dizaines de milliers de soldats qui bossaient jour et nuit, alternant travaux de fortification et sentinelles à l’artillerie, avec au milieu, 7 000 femmes et enfants.

[center]Des fortifications
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=751095Newark2.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/751095Newark2.jpg[/img][/url]
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=481149Newark3.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/481149Newark3.jpg[/img][/url][/center]

La plupart des fortifications sont cachées, mais une bonne partie est visible. Respecter les paysages n’a pas été la priorité de l’état-major. En fait, le béton qui était acheminé sur l’île allait être l’élément essentiel de son maintien dans le giron confédéré, du moins pour le moment. Allons plus en avant dans un petit descriptif des moyens mis en place.

Premièrement, l’incontournable défenseur des côtes, la batterie d’artillerie côtière. Rassemblées dans des bunkers de protection fait de béton armé et d’acier, il est très difficile pour un navire ennemi, qui tangue, de viser exactement la batterie, qui elle, ou elles, peut tirer des petits missiles sol-mer extrêmement vicieux, capable de percer la coque de gros navires de guerre. En revanche, elles sont un peu moins adaptées aux tirs sur les petites embarcations, auxquels on préférera les aspics (voir ci-après). La puissance du tir est telle que la batterie peut envoyer par le fond des navires à près de 30km de distance. Au-delà, le tir est moins précis, mais peut toujours mettre en panique tout un équipage. Sur Marutopia, il y a en permanence deux hommes sur chaque artillerie, ce qui suffit pour la manier, ou au moins pour viser, en attendant l’arrivée d’un troisième. En effet, des dispositifs de télémètres ont été installés, et servent à augmenter la précision de chaque tir, rendant l’arme encore plus redoutable. C’est généralement à l’arrière de ces batteries d’artilleries que se situent les baraquements où vivent les soldats. Par la suite, un réseau de tranchées bétonnées ou même de tunnels renforcés permet de rejoindre les défenses suivantes.

Deuxièmement, donc, les aspics. Il s’agit de petits bunkers individuels placés un peu partout. Très facile à installer et à relier les uns aux autres, ils contiennent des mitrailleuses longue-portée, des mortiers pour les plus grands et même des lance-flammes. Tout un attirail en somme, capable d’attaquer les ennemis aussi bien sur la plage que sur l’eau. Difficiles à viser de par leur petite taille, ils se montrent un atout majeur pour la fortification de l’île. Evidemment bétonnés, on y trouve des boîtes avec de la nourriture ou de l’eau, au cas où le soldat en place devrait y passer un long moment. De plus, le relief de l’île fait qu’à certains endroits, les aspics sont directement dans les falaises, avec une toute petite ouverture sur l’océan. Le navire ennemi se fait donc bombarder, sans savoir précisément d’où les tirs proviennent. Dans ces cas-là, du coup, les aspics sont plus longs, pour permettre aux soldats de reculer, au cas où l’ennemi répond et touche malencontreusement la falaise au bon endroit.

Troisièmement, les postes télémétriques, radiophoniques et radars. Installés à chaque batterie d’artillerie et à intervalles irréguliers, ces postes multifonctions sont cruciaux pour le bon fonctionnement des manœuvres. Extrêmement discrets, ils servent à donner aux armes lourdes les informations nécessaires quant à la position des navires ennemis, mais aussi à communiquer les informations reçues de la part de l’état-major ou des autres parties de l’île. Leur fiabilité a été remarquablement mise à l’épreuve lors de l’assaut du mois dernier.

Quatrièmement, les plages. Les plus larges, celles qui sont donc les plus susceptibles de servir de pont de débarquement, sont les plus protégées. On y trouve différents dispositifs, comme par exemple les dents de dragons, très utiles pour bloquer toute progression ennemie, qu’elle soit mécanisée ou non, mais aussi des obstacles banalisées, dont la meilleure illustration sont les casse-noisettes, ces troncs d’arbres contenant des lames d’aciers ou des mines anti-personnel. L’installation de hérissons tchèques s’est aussi avérée forte utile lors du dernier assaut. Le fil de fer barbelé, quoique plus classique, protège les bunkers, tandis que mines anti-char et anti-personnel sont enterrées dans le sable.

Cinquièmement, les eaux de Marutopia sont aussi protégées. Deux systèmes principaux, à savoir les sous-marins et les mines sous-marines. Ces dernières ne sont pas présentes partout, il faut quand même réussir à accéder à l’île, mais sont placées stratégiquement, de manière à foutre en l’air la coque de navires robustes qui souhaiteraient s’en prendre à l’île. La carte de leurs emplacements est ultrasecrète, et seuls quelques hommes y ont accès.

[center]De l’avenir de l’île
–encore plus secret que le reste-

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=645439Newark4.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/645439Newark4.jpg[/img][/url][/center]

Marutopia ne va pas demeurer éternellement une forteresse sans valeur. Un projet était né dans la tête de Vladimir Stramine, et il était directement lié à la racine étymologique du nom de l’île.
Depuis plusieurs jours maintenant, des navires de transport lourds, protégés par les navires de la Marine nationale, arrivaient dans le port de Newark. A leur bord, des centaines de confédérés, majoritairement de jeunes hommes (20/30 ans) célibataires, mais aussi des familles entières. De purs confédérés de souche. Jusqu’à maintenant, environ mille ont été amené sur l’île. Marutopia allait devenir une colonie ex-nihilo de la Confédération, colonie où l’intelligentsia politique de la CESS expérimenterait l’idée même que l’on se faisait de la société parfaite. Un laboratoire, en somme, qui se mettait en place. Officiellement, ces navires étaient pleins de vivres et d’ingénieurs en BTP, destinés à reconstruire et ravitailler l’île.


Comment sont choisis les colons qui viennent s’installer sur Marutopia ? En CESS, on a volontairement choisi quelques familles ou quelques hommes célibataires. Complètement au hasard. Il leur a été proposé de vivre une expérience sur cette île, extrêmement protégée par l’armée. Beaucoup ont refusé, mais certains ont accepté, souvent des personnes de la petite classe moyenne. Certains villages en RS de Kasovie ont été presque vidés pour partir sur Marutopia, certains kasoviens trouvant là une occasion de fuir cette terre où ils avaient trop de mauvais souvenirs. Bien évidemment, les emplois laissés vacants ont été immédiatement comblés. Il leur a été annoncé le vrai projet de l’île : créer une mini-société idéale, c’est-à-dire non-urbaine, traditionnelle, empreinte de foi en Dieu, pleine de gens vertueux, mus par l’honneur et le courage. De plus, il a été précisé qu’il ne serait pas possible de revenir en métropole une fois l’offre acceptée. En tout et pour tout, environ vingt mille personnes avaient été choisi. Leur composition était la suivante : dix mille hommes âgés de 21 à 30 ans, deux mille femmes âgés de 20 à 40 ans, deux mille hommes de plus de 30 ans et six mille enfants de moins de 21 ans. Les femmes étaient presque toutes des mères de familles, leurs maris étant les hommes de plus de 30 ans dont il est question. Ces derniers sont des membres éminents de la communauté se mettant en place : c’est eux qui s’occuperont de la police, de l’instruction publique, bref, du fonctionnariat.
Mais alors, qu’en est-il des sept mille femmes et enfants pelabssiens qui restent sur l’île ? Premièrement, on va leur annoncer la mort de leurs maris/pères, petit à petit, que ce soit vrai ou pas, peu importe. Ensuite, les villes et villages de Marutopia seront fortement mélangés, et ces personnes seront au contact des colons confédérés au quotidien, il est d’ailleurs demandé à ceux-ci d’assimiler les pelabssiens, de leur apprendre le biélorusse, et d’en faire des parts intégrantes de la communauté. Le but, à moyen terme, et c’est la raison pour laquelle un grand nombre d’hommes célibataires à la recherche d’une nouvelle a été expédié sur l’île, c’est de faire en sorte que ces jeunes pelabssiennes offrent leurs fesses aux confédérés. Petit à petit, elles et leurs enfants deviendront des confédérés. Des dizaines de spécialistes étudieront d’ailleurs comment se déroulera le choc des cultures et l’assimilation. Une expérience à grande échelle, qui doit se passer pour le mieux. Des curés, popes et pasteurs seront d’ailleurs envoyés sur l’île pour célébrer les cultes, les messes, les mariages et puis les enterrements, le plus tard possible on espère.

Comment la communauté s’organisera-t-elle ? En fait, la ville principale, Newark, sera transformée ; quasiment personne n’y habitera. La vie à la campagne étant l’idéal pour les pérennialistes confédérés, tout le monde habitera dans des villages, qui dépasseront rarement les 500 habitants. On aura donc sur l’île un vaste réseau de hameaux, séparés par des champs de blés, reliés par de belles routes fines et discrètes. Des forêts seront replantées, des lacs seront reformés, des marais se créeront, des pâturages s’organiseront… En ce qui concerne l’éducation, les universités et écoles secondaires se trouveront dans les grandes villes (Newark et une autre encore non-définie). Afin de préserver le mode de vie rural, aucun étudiant ne devra rester en ville : des petites gares (bus ou train, selon les distances) seront installées, avec une architecture très « countryside » pour relier les campagnes aux villes. Les écoles primaires seront présentes dans chaque village, ou éventuellement dans le village d’à côté, pour que les petits enfants puissent y aller soit en vélo, soit à pied. Les policiers patrouilleront régulièrement sur l’île, passant de villages en villages, accompagnant les enfants et réglant les problèmes habituels. Les déplacements avec des véhicules à moteur, notamment les voitures, seront très limitées, et réservés principalement aux pompiers ou aux ambulances. En ville, en plus des campus, on trouvera aussi les tribunaux ou encore les installations sanitaires et médicales. Les médecins généralistes en revanche, ont obligation de s’installer dans les villages, où ils seront répartis de sorte à avoir une bonne couverture médicale et un accès certain à des soins pour chaque citoyen. Des petits dispensaires seront aussi mis en place. Les centres administratifs seront eux aussi en ville, mais tout sera fait pour que la lourdeur administrative n’étouffe pas les citoyens. Au niveau industriel, l’artisanat sera privilégié ; les quelques rares usines seront très peu polluantes et mises dans les campagnes. Le but final de cette île, son aboutissement en quelque sorte, ce sera l’autosuffisance totale. Cela passe donc par une agriculture performante. De la métropole seront envoyés des animaux de toute sorte, adaptés au climat bien sûr ; la triade domestique sera de mise (moutons/chèvres, vaches et porcs) ainsi que chiens et chats. Le textile sera ainsi fabriqué sur place, de manière totalement artisanale. La viande sera ainsi produite sur l’île, et aucune exploitation industrielle ne sera tolérée, seul l’élevage en plein air sera autorisé. Chaque famille aura son poulailler, on trouvera des poulaillers collectifs dans les villages, au minimum trois fermes par hameaux, avec des étables solides pour abriter les bêtes en cas de mauvais temps. Chaque citoyen sera invité à prendre part aux travaux agricoles plusieurs fois par an. Il ne s’agit pas là d’une obligation, mais chacun y sera fortement incité, cela participera de la vie en communauté. Dans les villages, après les récoltes ou lors de jours particuliers, des fêtes seront organisées, afin de maintenir toute une petite vie communautaire. Pour les cultures à proprement parler, la pomme de terre sera la plante la plus répandue pour la consommation humaine, avec les carottes, les courgettes, les salades et les poireaux. Autour des villages, on trouvera des champs de blé, d’avoine et d’orge et entre les champs, un peu à l’écart des habitations, des vergers (pommes notamment) ainsi que, si possible, des ruches pour produire du miel. Encore plus loin, les verts pâturages recevront les troupeaux. Dans les monts et les collines, on trouvera des petits abris « naturels aménagés », comme des grottes ou des forêts pour abriter les bêtes au cas où. Des moulins seront construits près des cours d’eau, et le pain artisanal sera le seul à être mangé chaque matin par les habitants. La diversification alimentaire sera encouragée, chaque village aura en quelque sorte sa spécialité, prunes pour l’un, épinards pour l’autre etc. En effet, à intervalles réguliers, des marchés seront organisés pour pouvoir acquérir des produits divers. Sur l’organisation politique des villages, il n’y aura pas vraiment de maire élu au suffrage universel. L’homme le plus âgé de la commune présidera un genre de « conseil » auquel pourra participer chaque citoyen de plus de 21 ans. On y décidera de la répartition de telle ou telle œuvre (routes, fossés, travaux de champs etc.). De plus, la vie religieuse sera permise ; des monastères seront construits et auront les mêmes fonctions que n’importe où sur la terre.
Bref, Marutopia est un espoir extraordinaire pour tous les penseurs de la Tradition. Le but à terme est l’autosuffisance, comme il a été dit. L’argent n’aura une place que très secondaire : le troc sera encouragé entre les communes. Enfin, on allait pouvoir expérimenter un vrai projet de société.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

HRP : [url=http://www.simpolitique.com/post259051.html#p259051]Après le message final qui clôt enfin mon RP principal, j'annonce ici la fin de l'épopée de la Main Noire au Pelabssa.[/url]

[img]https://i.imgur.com/sexdyGm.jpg[/img]

ENFIN LA PAIX ?

Alors que depuis plusieurs mois déjà on lui conseillait de s'enfuir via un des rares sous-marins qu'il possédait encore, le "clown sanguinaire" et chef de la Main Noire au Pelabssa, Vladislav Terrerov, tombe dans la plus obscure des folies lorsqu'il apprend la chute du centre de Tura et la défaite de son maître Terienkov. Il décide de se suicider en s'immolant lui-même par le feu.
Il ne restera plus rien de lui.

Décapitée de son chef et abandonnée par ses cadres cévékazes (les seuls assez malins et puissants pour se faire respecter, quittant le pays à l'aide des sous-marins restants), la Main Noire au Pelabssa se disloque complètement en divers fiefs/seigneuries militaro-tribales. La plupart n'écartent pas la possibilité de signer des trêves, voire des alliances avec les forces étrangères : que ce soit le Kaiyuan, la Roumalie, la Fiémance ou les autres forces étrangères et gangs du territoire, comme celui du "duc" voltais de Newport (à noter toutefois que la ville de Newport en elle-même -et sa banlieue avec- a été carbonisé [url=http://www.simpolitique.com/post205911.html#p205911]par deux bombes à hydrogène de trois mégatonnes chacune[/url], soit l'équivalent de 400 fois Hiroshima, autrement dit, il n'en reste que des cendres, l'environnement radioactif n'est pas exceptionnellement dangereux en soi, mais la ville en elle-même n'existe plus.).

Les otages, enfermés par millions dans des centaines de centres de détention (entre 5 et 15 millions selon les vagues estimations très fluctuantes à cause des guerres), se retrouvent libérés par défaut, ne voyant plus aucun garde les surveiller. Lorsque le plus courageux se risque à sortir pour "vérifier", il n'a plus qu'à crier "la voie est libre", et les milliers d'autres détenus se retrouvent ainsi libérés en masse.

HRP : je laisse les MJs gérer la suite concernant ce belligérant complètement éclaté qu'est la Main Noire, car j'abandonne désormais tout contrôle sur les restes de cet empire. Les ordres de celui-ci seront désormais soumis aux décisions des MJs.
Lychaka

Message par Lychaka »

[justify]Note de la modération militaire : Prière au MJ en charge de ce conflit de contacter par MP la Modération Militaire afin de mettre au clair les pertes liées à celui-ci.[/justify]
C-MJA V3

Message par C-MJA V3 »

[center]« Le beau est toujours bizarre. »

[img]https://lh3.googleusercontent.com/FStoofrNF4-RJTKAqk0DcNNb6SPr0luxD68ytTKGqg=w640-h381-no[/img][/center]

Dans un lent mouvement, si répétitif au fil des âges, débuté bien avant celui des hommes et tout ce que l'on pourrait ne serait-ce que rattacher à la vie, l'astre du jour effectuait sa flegmatique rotation dans une atmosphère bien crépusculaire, caressant de ses rayons les ruines d'une vaste terre brûlée, à peine rafraîchie par le vent frais du matin. Les enseignes, volets et autres morceaux de ces rues autrefois rayonnantes se balançaient dans le vide au grès du vent, en une longue, sinistre et grinçante litanie. Le brouillard avançait doucement, comme un linceul envoyant ses tentacules intouchables entourer lentement la ville qui, dormante, semblait en proie à une paralysie, une immobilité durable et éternelle.

Au milieu de l'hécatombe, narguant presque la foudre qui s'était abattue sur des espaces fertiles et pleins de vie, un homme et ce qui semblait être sa fille tentaient en vain de survivre, contre la faim, le manque et le désespoir. Ils regardaient de leurs yeux fous et apeurés les voies et rues si familières autrefois, se serrant l'un contre l'autre dans l'espoir de trouver un soupçon oublié de chaleur, de chaleur humaine. Autour d'eux, la terreur rodait, faucheurs silencieux et cruels, démons sans onces d'humanité épiant, riant entre ces ruines...il fallait les éviter à tout prix, sans cesse lutter pour sa survie; l'homme n'est pas un loup pour l'homme lorsque ceux qui le chassent n'en sont plus.
Le père, à la vue d'un ancien bar dont la position serait facile à occuper, se passa une main dans ses cheveux gris en broussaille, blanchis par le stress et les épreuves quotidiennes qu'ils avait enduré. Caché des grandes artères, sa porte était solide, ses fenêtre grillagées, assombries par de vieux barreaux posés là par peur dans ces quartiers sordides et délaissés. S'y précipitant après avoir constaté que la voie était libre, les deux survivants refermèrent en toute hâte la seule issue de la pièce. Sortant un briquet à amadou de sa poche droite, la seule qui n'était pas trouée, le vieux réfugié alluma une timide lumière avec les bougies qui lui restaient.
Conserves pour seule nourriture, l'avantage résidait dans leur coté pratique, facile à réchauffer et à conserver. Ils avaient connu mieux que des haricots boulottés, assis à même le sol, allongés contre le parquet mangé par les mites. Préparant la maigre pitance du soir dans une petite chope de métal, le père bougonnait tandis que sa fille s'approchait timidement du comptoir.

On ne peut que tomber sous le charme de ses cheveux blonds coulant sur ses épaules, encadrant un visage fin aux yeux verts mutins, au sourire pourtant autrefois si large et volontiers...rare et oublié lui aussi. Cette allure affirmée de jeune femme ne seyait que par nécessité à cette jeune fille de dix-sept ans qui avait grandit bien trop vite.
Eleanora épousseta d'un geste le vieux tourne-disque qui traînait derrière le comptoir, faisant glisser la manche de son vieux manteau rapiécé sur la surface lisse et poussiéreuse de sa trouvaille. Elle se retourna, les yeux ronds, la bouche légèrement entrouverte, son regard vert habituellement mutin exprimait une hésitation profonde. Oserait-elle...? Elle tira nerveusement le tiroir rangé en dessous, en sortant quelques disques encore en état. Son regard se voilà lorsqu'en élevant ses trouvailles, elle redécouvrait les vieilles couvertures musicales, si banales il y a de cela quelques années alors que tout était...comme avant.

L'appareil marchait sans prise...se pourrait-il qu'il fonctionne encore ? Retirant le cédérom de sa pochette, en tremblant, elle le glissa dans la bouche mécanique, produisant un petit bruit pour le moins décalé, vrombissant comme un chat caressé avec bienveillance, lors de son repos. L'attente était stressante, la bête mécanique semblant appréhender avec difficulté de chaque bout de son intériorité les moindres recoins de ce qu'on venait de lui donner. Finalement, après plusieurs minutes d'hésitation [url=https://youtu.be/9muzyOd4Lh8?list=FLbuAi73q_Bl4J7VTpmI9eNw]une douce mélodie finit par s'élever dans la pièce[/url]. Silencieuse, la jeune fille laissa perler de ses yeux, ruisselant sur ses joues et les traits fins de son visage, des larmes s'écrasant tristement sur le sol.
Entendant ses sanglots, son père ne pouvait que lui offrir une maigre mais forte consolation, la prenant tendrement dans ses bras amaigris et fatigués de longues périodes d'errance.
Des lumières d'humanité brillaient ici-bas, dans l'ombre.

Nombre des habitants de ces lieux autrefois gorgés de vie ne sont plus, légions sont ceux qui, terrés dans les prisons de la Main Noire, ont à peine osés sortir sitôt leur abandon; las, fous et terrorisés, ils ne reviendront probablement jamais en ces terres désolés. La solitude et le cauchemar du souvenir sont bien forts pour qu'un peuple entier de traumatisés fassent preuve de résilience. Ce ne serait cependant pas la première fois que les pelabssabiens ne se relèveraient du néant, bravant au nom de la destinée manifeste, en étendard, leurs idéaux de liberté, leurs ambitions parfois démesurées, leur désir ardent de croquer la vie à pleine dents, de changer la face du monde, d'avancer à grand pas, de s'adapter encore et toujours.
Après tout, la surprise appartient à ceux qui y croient, et même à ceux qui n'y sont plus attachés.

[center][img]https://lh3.googleusercontent.com/o_TvbLnEYSMpbXhJ_kIPNfH0jJI6v2VFIoWGTYhLrw=w448-h107-no[/img][/center]
Alex Scker

Message par Alex Scker »

« Si ça saigne, ça peut mourir. »
Aux alentours de Chanabeg...


Secret

[center][img]https://lh3.googleusercontent.com/-Y3DAc5TPCcI/VU4yC7HRP3I/AAAAAAAAGSc/x1cykmb4yWk/w448-h241-no/cadredrapeaumayongpluspetit.png[/img][/center]

La CS9 ou « Classified Section Nine » avait été dépéché dans sa totalité, il y a plus d'une année de cela, afin de soutenir les projets d'expansion de la sphère d'influence fiémançaise aux ex-EUP. Le Mayong bénéficiant alors de la politique de dévéloppement ultramarine de la vieille puissance almérane, se reposant par la suite sur les bons sentiments de cette dernière dans les multiples investissements conduits par le pays du matin calme à New Heaven, l'un des derniers havres pelabssien.

Mais avec la défaite cecopienne, l'abandon du Nankin et les difficultés qu'on lui a connu par la suite, la présence mayongaise n'étaient plus autant souhaité, ou plutôt souhaitable, qu'auparavant. Tout du moins, Nagwon avait d'autres besoins qui nécessitaient une intensité différente, au détriment d'un plein et entier investissement dans la reprise des territoires conquis par la cancéreuse Main noire.
Sur les 850 soldats d'élite acheminés jusqu'à Chanabeg et par la suite au front, 500 signeront leur retour en métropole dans les plus bref délais, laissant une force en soutien jugée suffisante.

Les autorités fiémançaises compétentes prévenues, les dignitaires mayongais s'assureront de leur transmettre toute la bonne volonté du pouvoir quand à la solidification des liens d'amitié unissant la Fiémance et le Mayong, malgré leur affaiblissement relatif.
MJ Coordinateur

Message par MJ Coordinateur »

[center]Fin du conflit
merci aux mjs concernés[/center]


"Et puis il a fini par se craqueler quand mon subconscient comprit que le calvaire était fini ..."

[center][img]http://jonsobel.com/images/parks/highline2/P1060864_tracks.JPG[/img][/center]

Les jambes lourdes, Kaiyuanais et Fiémançais parviennent tous deux au milieu d'un vallon, fracassé, dont la rivière anarchique coule entre les débris de tuyaux de béton. Jetant leurs armes au sol, sans effusions, chaque camp s'assoie, certains des soldats se précipitant pour boire de grandes gorgées au milieu du mélange de ciments et de racines de pissenlits, avant que les premières poignées de main apparaissent, les premiers sourires dans l'absence de paroles intelligibles.

Dans les montagnes, se repliant encore et toujours plus haut, ou plus bas au fond des canyons, les derniers proscrits de l'humanité s'étant élu de nouveaux chefs font route vers les grottes suffisamment accueillantes pour cacher leur matériel et leur nourriture le plus longtemps. D'autres de leurs camarades se sont rendu, mais ceux qui restent dans les colonnes rouges et noires n'ont pas cette notion dans leurs valeurs. Ils savent que les promesses malhabiles des Coalisés ne seraient jamais tenues.

A Yellowknife, à Dillon et à New Heaven, on sort dans la rue, on a besoin de voir ses semblables, à l'annonce de la fin officielle du conflit. On serre dans ses bras les corps mal remplumés des autres inconnus. Le Général Amasrov s'est rendu, suite à la folie et au suicide de Vladislav Terrerov, pour annoncer la fin du Pelabssa de la Main Noire et demander la clémence pour les troupes slaves "poussées dans cette guerre par des menteurs".
Dans la région de Gatwood, les Roumaliens libèrent le dernier camps afro-pelabssien de prisonniers, une communauté jusque là ignorée par les libérateurs.
Sur Marutopia, d'autres mères, pionnières kirkstanaises, tombent dans la peur, craintives que les Coalisés poursuivent leur libération jusqu'à l'île de Newark.

Mais déjà les cloches sonnent, dans les temples du grand empire septentrional, dans toutes les gorges du Grand-Royaume, en Fiémance, en Hokkaido, en Rostovie, en Volta, parmi les ruines de l'Ampalo et les villages de cases ayant perdu des enfants, à Dillon, Gatwood, Yellowknife et New Heaven, dans tous les camps abritant une église, dans le cœur des évangélistes et dans celui des autres, chez tous les citoyens.

Le 30 juin 2028, le jeune Général Asmarov prend la responsabilité de signer la capitulation complète des forces de la Main Noire, à Hellbrook, seule grande ville du dernier fief terroriste. La capitulation est signée en présence de Son Altesse le Prince Sima Luo Ministre impérial de la Défense de l'Empire du Kaiyuan, Son Excellence le Connétable Paul de Hauchamps pour le Royaume des Fiémançais, le Général Asmarov pour la Main Noire, le Maréchal Wong pour le Grand-Royaume de Roumalie.

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- La grande majorité des forces de la Main Noire sont faites prisonnières et les états signataires devront négocier avec les pays d'origine quant au sort de ces prisonniers. L'OMD a son mot à dire sur le traitement.

- Le nord du Pelabssa reste soumis à la négociation entre les signataires (excepté la Main Noire) pour déterminer une frontière. Le territoire autour de Hellbrook est pénétré à la fois de colonnes kaiyuannaises, coalisées et fiémançaises.

- La reconnaissance de toutes les frontières exactes et du devenir des pouvoirs d'occupation devra être négocié par les signataires prochainement.

- Les signataires n'ont pas statué sur le devenir du territoire de Newark et de la tête-de-pont de la CESS à Hellington au nord de la péninsule et n'ont encore pas reconnu cette occupation.

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[center][url=http://img15.hostingpics.net/pics/390026Pelabssa2028.png]CARTE FINALE[/url][/center]

-Pertes humaines et matérielles à déterminer plus tard (suivant les conseils du Modo militaire).

-Vladimir Ivanov : peut continuer à mener des RPs sur des raids de groupuscules MN survivants dans la nature pelabssienne.
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