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Posté : jeu. déc. 30, 2010 10:05 am
par Johel3007
L'Informé
28/12/2013

Wapong

Vers un progrès social ?
À mesure que les sertitudes concernant la démocratie et la liberté d'expression se confirme, l'opposition civile gagne en audace.
La grogne d'en bas commence à se faire entendre avec plus de vigueur, avec plusieurs centaines de syndicats organisés dans les villes.
Ils étaient près de 150.000 à manifester hier dans tout le pays, brandissant haut les slogans de leur mécontentement.
"On veut NOTRE part du Miracle Wapongais"
"Plus que le loyer et la nourriture"
"La tête pleine, l'estomac vide. Nute Fan, donne-nous ta part"
"Stop à la corruption du MLC"
"Justice Sociale ou Révolution Socialiste : votre choix"

Des slogans forts, scander à force de cris souvent vigoureux mais rarement en colère.
Car si l'influence du SSP dans l'organisation de ces manifestations est claire, la présence massive du PSR a joué un rôle modérateur.
L'armée, affaiblie par le déployement au Ranekika, avait choisi de ne pas encadrer ces marches,
Elle s'est contenté de barrer l'accès aux installations clés et aux Districts abritants des ressortissants étrangers.
Nute Fan a annoncé que les Districts sous contrôle MLC organiseraient des concertations bilatérales avec les associations de travailleurs.
Une mesure suivie par les autres partis. Quant à savoir si cela aura un effet à l'échelle nationale...

Automobile : SNAT plante sa bannière
[img]http://img530.imageshack.us/img530/3651/seatlogoa679bf.gif[/img]
Le Conglomérat Numancien à l'Automobile SNAT inaugurait aujourd'hui à Lodolik le premier de trois ateliers de pièces détachées.
Ce sont quelques 300 emplois qui sont ainsi espérés, dont 4 postes universitaires. La direction restera toutefois Numancienne.
Si la prestigieuse marque Alméranne reste hors de prix pour la plupart des Wapongais, elle est la première à s'installer au Sud-Makara.
Un geste qui lui garantira sans doute une place du choix sur le marché local.
D'autant que son principal concurrent, AYAYA, semble se concentrer exclusivement sur le Sionving.
"-Ce sont deux stratégies différentes mais compréhensibles.
Leurs prix sont assez similaires et leurs produits s'adressent donc à la même clientèle mais les moyens sont différents.
SNAT sait que le Numancia à lui seul est un marché trop étroit.
Et l'Alméra est un champ de bataille où chaque vente est disputées aux marques Adéliennes et Quantariennes.
Sans parler du Thorval et du Schlessien, qui rejoignent la course.
SNAT doit donc exporter vers d'autres continent.
De son coté, AYAYA peut se permettre de rester au Sionving, marché de 150 millions d'acheteurs potentiels.
Il est clair que si la qualité Numancienne séduira certains Sionvingiens, la majorité achèteront auprès d'AYAYA.
Le seul inconvénient pour AYAYA est le prix de ses modèles comparés au salaire moyen du Sionvingien mais cela devrait évolué rapidement."

analyse Antonio Garcia, ingénieur à l'atelier SNAT à Lodolik.
Un prix qui pourrait évolué du coté de SNAT qui, en sous-traitant une partie des pièces au Wapong, baissera le coût de production global.
Meilleure qualité et moins chère, la future SNAT sera-t-elle la marque de choix du Sud-Makara ?
Pour l'heure, ce sont surtout les "second hands" Pelabssiennes et Shawiriciennes qui dominent les rares routes bétonnées.
Avec, de temps à autre, vision d'un autre âge, des modèles Eranéens, vestige de l'époque impériale.

Monde

Kirep : tensions au sein du gouvernement
Cela fait déjà plusieurs semaines que les incidents se multiplient entre les partisans de Vliduj Gak et de Ielizar Askanti.
Peu connu sur la scène internationale, Askanti est une sommité locale au Kirep, connu pour ses vues réformatrices visant à modérer les Gakistes.
Un point de vue qui est loin de faire l'unanimité, alors même que la population se divise entre les deux hommes... ou attend dans la crainte.
Car si Ielizar Askanti n'était qu'un politicien, l'affaire en resterait à une joute verbale. Hélas, l'homme est un militaire avant tout.
Le Chef d'état major de l'aviation populaire du Kirep.
Une belle blague dans d'autres pays, les avions participant rarement aux guerres civiles...
Si ce n'est qu'au Kirep, la force aérienne, c'est d'abord de l'infanterie...

Posté : dim. janv. 02, 2011 12:49 pm
par Johel3007
L'Informé
07/01/2014

Wapong

Dialogue social : une lueur de compromis ?
"-Nous ne pouvons rien promettre à l'heure actuelle.
Mais plusieurs patrons ont déjà marqué leur accord sur le principe d'une augmentation de 20% des salaires.
Par contre, si les ouvriers désirent une sécurité sociale, qu'ils l'organisent eux-mêmes entre eux.
Le Wapong ne tombera pas dans le piège de l'institutionalisation des bénéfices sociaux.
C'est aux travailleurs de choisir volontairement s'ils veulent être solidaires."

Une déclaration par le porte-parole du MLC qui a été accueillie avec un enthousiasme mitigé.
Coté patronat, on craint que l'impact des mesures sociales sur le coût de production décourage certains investisseurs étrangers.
Coté travailleurs, on estime que, si une augmentation est une bonne chose, c'est surtout des acquis légaux qui doivent être garantis.
"-Les discussions se poursuivront dans les jours à venir. Le PSR espère soumettre une résolution à l'Assemblée d'ici 1 mois."
annonçait le porte-parole du PSR.
Une résolution qui passerait donc peu après le vote de confiance en faveur du Directoire, lequel aura lieu d'ici 2 semaines.
En même temps que l'approbation du budget.

Le Wapong dans l'industrie du jouet ?
C'est en tout cas l'objectif de ArmyToy, une entreprise qui offrira bientôt un très large assortiment de répliques militaires en plastique.
"-Le faible coût de la main d'oeuvre permettra à ArmyToy de facilement se tailler une part de marché importante au Pelabssa et au Sionving.
Le jouet est au centre de la vie quotidienne de l'enfant... et pèse donc lourdement sur la bourse des parents.
Nous offrons donc des jouets pour tous les enfants à un prix supportable pour les parents."

déclare le PDG de ArmyToy.
Un discour aux accents similaires à ceux des ateliers de sous-traitance pour SNAT et qui montre la voie de la nouvelle économie libérale :
Création d'emplois dans les pays en dévelloppement, diminution du coût de la vie dans les pays industrialisés.

Monde

Numancia : Jeu de chaises musicales au gouvernement
Alors que l'influence Numancienne rayonne sur le monde, nourrissant les ventres et les esprits, la situation domestique semble moins claire.
Ainsi, une série de mécontentements se font entendre à cause des disparités socioéconomiques croissantes.
Des mécontentements qui ont provoqué la nomination de nouveaux ministres, le changement de poste d'autres et le limogeage de certains.
Un nouveau premier ministre, Don Soria, remplace ainsi Doña Ortega.
La politique musclée de cette dernière avait désagréablement surpris sur la scène internationale.
Elle avait fait craindre que le Numancia rompte sa neutralité légendaire et remette ainsi en cause l'équilibre Ouest/Est.
Un limogeage applaudi à l'unanimité par les délégués wapongais, dont la popularité avait été affectée par l'embargo Numancien.
La nomination de son remplaçant fait tout de même froncé quelques sourcils aux initiés de la politique Numancienne.
On voyait en effet déjà Doña Salgado à cette place.
Favorite royale et marraine du souverain, Doña Salgado aurait été selon beaucoup la personne idéale pour résoudre les inquiétudes Numanciennes.
Elle en aura toutefois peut être encore l'occasion, héritant du poste de Ministre de l'Économie.
Un poste où elle demeure sous l'autorité du premier ministre, lequel semble la considérer comme une parvenue nommée par népotisme.
Affrontement entre la volonté du Souverain et la volonté des politiciens, donc, avec pour enjeux la gestion effective du pays.
La victoire de ces derniers affaiblirait la monarchie et pourrait bien conduire à un écroulement ou une radicalisation du système Numancien.

Posté : mar. janv. 04, 2011 8:05 am
par Johel3007
TV Numancia
Antenne de Wapong-City

Un Vistazo al Planeta - Un Coup d'œil sur la Planète
Nouvelle émission d'investigation sur TV Cultura
Sous-titrage wapongais par Nguyen Translation SA

[img]http://img50.xooimage.com/files/a/e/1/ti3-2420683.jpg[/img]
Ana Pastor, présentatrice de cette nouvelle émission-documentaire

Cette nouvelle émission d'investigation, présentée par l'une des plus célèbres journalistes numanciennes, Ana Pastor, propose tous les mois une analyse de fond sur un ou plusieurs aspect(s) d'un pays du monde. Tourné très en amont, souvent dans d'excellentes conditions, avec des journalistes de pointe et un schéma qui a déjà fait ses preuves, Un Coup d'œil sur la Planète propose, sous un format long et riche, des reportages sur le terrain, au cœur de l'esprit et de l'actualité du pays étudié.
Mettant en perspective de grandes évolutions historiques, politiques, sociales et économiques, proposant aussi des déductions prospectives, cette émission, diffusée en première partie de soirée sur la troisième chaîne publique, espère séduire un large auditoire par son objectivité, son dynamisme et son exhaustivité, mais aussi son goût pour les formules choc.


Numéro un - [url=http://www.coucoucircus.org/emissions/generique.php?id=205]Musique de générique[/url]
Numancia : Dieu à la conquête du monde ?


[img]http://img52.xooimage.com/files/b/d/c/desracinesetdesailes-2420809.jpg[/img]

Ana Pastor :
Le Numancia, monarchie semi-constitutionnelle de 90 millions d'habitants en Alméra méridionale, au cœur du monde latin et hispanique. Première puissance mondiale et coloniale au XVIIIème siècle, nation d'un rayonnement culturel et artistique sans pareil, le "Pays du Soleil Éternel" ("País del Sol Eterno"), comme on l'appelle affectueusement retrouve enfin la grandeur après plus de deux siècles de longue décadence.
Fort d'une main d'œuvre très bien formée, d'une agriculture richissime et d'une industrie de pointe, le Numancia compte à nouveau peser sur la scène internationale.
Bercé de paradoxes, à la fois capitaliste colbertiste et antilibéral farouche, partisan de la détente et adepte du franc-parler, protestant aux rites et lieux de culte catholiques, antimondialiste et mondialisé, le Royaume Canoviste n'a de cesse de travailler jusqu'à être premier dans le domaine qui l'intéresse.
Et si ce Dieu omniprésent, tant dans les idiomatismes que dans la vie courante, dans la politique, la société ou l'entreprise, avait véritablement décidé de se lancer à la conquête du monde ? C'est le sujet du premier numéro de Un Coup d'œil sur la Planète.


[img]http://img63.xooimage.com/files/f/5/c/imgdesigual3-24207de.jpg[/img]
Une affiche publicitaire de la marque de textile à bas prix Desigual, symbole d'un Numancia moderne et conquérant


PARTIE I : Tout commence par la terre

11 janvier 1995. Dans les rues d'Hispalis, capitale hantée par le souvenir à peine suscité d'une dictature républicaine, un homme rétablit la monarchie. Son rêve ? Régner sur un pays puissant et prospère.
Pourtant, c'est mal parti pour Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier. Le jeune roi, âgé d'à peine vingt-deux ans, retrouve un pays que sa famille avait fui durant son enfance, durant le grand exil des monarchistes au Logroño et au Thorval. Ruiné et ravagé, le Numancia n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été par le passé : un empire colonial riche, première puissance économique et militaire mondiale, souverain des océans et nation crainte ou respectée.
Mais le nouveau souverain est ambitieux et habile. Il sait que, bien entouré, il pourra donner une nouvelle stabilité politique et sociale à son pays et lui rendre son lustre d'antan. Pour réussir, il se donne quinze ans : 2010 sera son objectif vital.
A peine rétabli, il s'attaque à l'un des plus lourds chantiers de son règne : la réforme agraire.
A l'époque, 80% de la terre est possédée par de grands propriétaires, les "latifundistas", qui la sous-exploitent et vivent de rentes fermières. Le reste des propriétés est fragmentée en "minifundios" au rendement très faible et à la mécanisation quasi nulle. Le pays ne connaît quasiment pas l'irrigation artificielle, technologie qui avait pourtant été récupérée des envahisseurs musulmans dès le XIIIème siècle.

En dix ans, à grands coups d'expropriations, d'arrangements avec les familles nobiliaires et rentières mais aussi d'investissements massifs dans la formation et la mécanisation, la réforme agraire est une réussite. Le cadre de stabilité politique, certes artificielle (l'alternance entre les deux grands partis "possibilistes" est automatique et calculée jusqu'en 2011), mais aussi les stricts contrôles des commissaires royaux, poste par la suite supprimé, font de cette réforme que beaucoup jugeaient impossibles une réalité qu'entérinera définitivement le Front Large en 2012.
Et les résultats sont là : en 2013, le Royaume Canoviste de Numancia est le deuxième producteur agricole mondial. Se situant premier, deuxième ou troisième dans nombre de cultures fondamentales (céréales, fruits et légumes...), il possède un avantage certain sur ses principaux concurrents, Rostovie et Sionving : son marché intérieur étant moindre, il mise tout sur l'exportation. Premier pourvoyeur de nourriture au monde, il nourrit la moitié des Lochlannais, un bon tiers des Wapongais et plusieurs millions de Thorvaliens... sans compter ses clients au Moyen-Orient.
Paradis des agrumes, des olives et de la plupart des plantes susceptibles de pousser dans un milieu tempéré méditerranéen, le Numancia exporte ses cagettes partout dans le monde. A tel point que certains parlent d'une "puissance alimentaire", puissance bénéficiant d'abord à tous les Numanciens qui mangent tous à leur faim (et plus encore !). Une première depuis 1760.


[img]http://img63.xooimage.com/files/1/f/7/olivar_en_montilla1-242079e.jpg[/img]
La plus grande oliveraie du pays, dans la campagne de Montilla, dans la Province d'Astur, symbole de la puissance agricole du pays


PARTIE II : Mens sana in corpore sano

Pour autant, pas question de cautionner la malbouffe ("comida basura", mot à mot, "repas poubelle") : comme en matière culturelle, tout est contrôlé pour, estime-t-on, le bien-être des Numanciens.
Une chape de plomb qui empêche la société de penser, de créer, d'imaginer et d'innover ? Que nenni !

Si le Numancia veut de sujets au corps sain, il veut aussi des hommes et femmes éduqués, cultivés et brillants.
C'est qu'il faut être à la hauteur de dizaines de siècles de culture, d'histoire et de production artistique et littéraire. Et pas question de ne privilégier qu'une élite financière ! Au Numancia, dès 1999, l'on prévoit l'accès à l'éducation pour tous, et gratuitement. L'école devient obligatoire jusqu'à seize, puis dix-huit ans. Les filières générales, technologiques et professionnelles sont financées à la fois par un Ministère de la Culture et de l'Éducation surpuissant et des mécènes largement encouragés par la Couronne. Dès 2010, les bibliothèques de tout poil mais aussi les cinémathèques, vidéothèques, cinémas, universités, écoles polytechniques... deviennent quasi gratuits pour la plupart des sujets de Sa Majesté Sérénissime.
En quinze ans, des architectes aux professeurs en passant par les avocats, médecins, ingénieurs, techniciens, informaticiens, boulangers, garagistes, pharmaciens ou coiffeurs, l'on forme à tours de bras, parfois à perte lorsqu'une grave crise économique pointe le bout de son nez, comme entre 2005 et 2009. Qu'à cela ne tienne : le Numancia finit par exporter une partie de ses meilleurs éléments mais en garde aussi énormément à domicile. Tous participent à l'édification du Numancia demain, alors même que la crise économique provoquée par l'explosion de la bulle immobilière pelabssienne fait des ravages dans tout l'Alméra, en 2008. Tous croient, malgré les efforts et les sacrifices, que demain sera meilleur.
Et demain arrive dès 2010. Et en 2012, le Numancia triomphe avec ses trois principales universités (Hispalis, Emerita Augusta et Nicolasol) dans les cinq premières places du prestigieux classement mondial établi par le Quantar. Le niveau de développement et d'éducation est sans commune mesure dans l'histoire du pays.

Et il va de pair avec un accès à la santé lui aussi quasi gratuit, assuré par les principes du justicialisme ("justicialismo") et financé par un système d'imposition certes assez lourd, surtout sur les plus grosses fortunes. La formation accélérée de généralistes et spécialistes à partir de 2000 porte rapidement ses fruits.
Le Numancia, paradis des cultivés en bonne santé ? Il faut le croire, au vu de la quantité et de la qualité de la production artistique actuelle. Tous les arts connaissent une vague numancienne d'ampleur mondiale, relayée par les puissants instituts Saavedra : cinéma, littérature, peinture, architecture, sculpture, design, photographie... Rien n'arrête la boulimie créatrice des Numanciens. Quant aux élèves et étudiants de tous niveaux, ils suivent, en plus de leurs cours obligatoires, de nombreux cours particuliers et ne cessent d'animer une vie associative riche.


[img]http://img62.xooimage.com/files/e/b/b/selectividad-24207b9.jpg[/img]
L'examen d'entrée à l'université ("selectividad"), très redouté par les Numanciens, ici passé à l'Université Royale Canoviste d'Hispalis, première université du monde par son prestige et sa qualité

PARTIE III : Un géant disproportionné et verrouillé ?

Aucun secteur, aucun défi ne doit résister au Numancia. Quant le Numancia veut quelque chose, il travaille jusqu'à l'obtenir, quitte à faire parfois preuve de mauvaise foi et malgré un pessimisme et un défaitisme étonnants dans une société qui croît et produit sans cesse.

L'industrie numancienne, fer de lance de son Produit Intérieur Brut (lequel connaît des croissances de près de 10% par an !), s'est largement diversifiée et a conquis le marché mondial.
Que ce soit dans l'agroalimentaire (Eroski), le textile (El Corte Torvalio, Zara, Bershka, Desigual...), l'automobile (SNAT), le ferroviaire (RENFE), l'aéronautique (Hispalia), le tourisme (Costa del Garraf), l'informatique et les nouvelles technologies (Altavista) ou encore la médecine et la pharmaceutique (Farmacopea), le Numancia s'étend tous azimuts, avec des dépenses publiques parfois excessivement pharaoniques qui conduisent à des craintes concernant une éventuelle surchauffe économique.
L'on exporte ordinateurs, téléviseurs, voitures, engins et matériaux pour la construction, livres, films, bois, papier, produits usinés ou textiles dans tous les pays du monde. Hispalis, premier port à conteneur du monde, connaît une expansion telle que des travaux d'envergure ont été nécessaires à son agrandissement et à sa modernisation. Et lorsque le Numancia ne suffit plus, la Cisplatine vient combler une offre toujours plus forte, toujours plus diversifiée, toujours plus pantagruélique. Depuis Novgorod jusqu'à Titanua en passant par Amache Picha-Ak, Lyöns, Jiyuan, Ademtown ou Wapong City, tous connaissent l'industrie numancienne et tous utilisent au moins l'un de ses produits au quotidien. Et lorsque le pays aura franchi un saut qualitatif, il améliorera ses produits informatiques et électroniques, concrétisera ses aspirations en matière d'astronautique et de nanotechnologies...

Rien n'est trop beau pour le Numancia, qui mène une politique de prestige en matière culturelle (Festival Cinématographique ou Littéraire d'Hispalis, Prix du Prince d'Astur, tentative d'amener l'Exposition Universelle à Hispalis...) ou sportive (Coupe du Monde de Volleyball ou de Football, Jeux Olympiques d'Hiver, trophées et médailles en pagaille...).

Qu'est-ce qui pourrait bien arrêter le Numancia ?
Peut-être le verrouillage relatif de sa société, certes très croyante et respectueuse du Roi et des institutions, mais amplement censurée et observée. Si la jeunesse hispalienne ou augustinienne va au culte tous les dimanches et voit des crucifix partout, sera-t-elle aussi encline à l'obéissance toute sa vie, surtout au vu du flot des nouvelles générations qui arrivent ?
Et un pays qui pèse tant sur la scène politique, économique, commerciale, financière et culturelle mondiale pourra-t-il encore longtemps se passer d'une armée digne de ce nom, certes moderne et très bien entraînée mais trop modeste ? L'acquisition de la bombe atomique sera-t-elle suffisante à calmer la faim de sécurité des Numanciens ?
Le système économique largement étatisé du pays, malgré d'énormes efforts faits en la matière (Consensus d'Hispalis, explosion du mécénat privé...), tiendra-t-il la route face à une croissance exponentielle ?

Ce Dieu tant vénéré, invoqué et béni par les Numanciens continuera-t-il se folle conquête du monde, alors que le Royaume est lui-même pétri de paradoxes à son sujet ?
Seul l'avenir nous le dira, mais une chose est sûre : le Numancia, qui est tombé si bas, n'a qu'une peur, retourner en 1995. Il fera tout pour éviter que ne se reproduise le scénario catastrophe. De là sa frénésie qui étonne tant les étrangers...


[img]http://img51.xooimage.com/files/c/9/2/2-24207da.jpg[/img]
Les Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina ont constitué un sommet pour le Numancia sur la scène internationale

Posté : mar. janv. 11, 2011 11:32 pm
par Johel3007
L'Informé
03/02/2014

Wapong

Vers une cohabitation pacifique ?
On y aurait jamais cru il y a moins d'un mois encore.
Et pourtant, suite aux semblants d'accords entre les entreprises et les associations de travailleurs, le SSP et le MLC ont entamé des discussions.
On est loin encore d'une paix civile entre le syndicat rural et le porte-parole des entrepreneurs.
Mais l'ouverture pacifique et volontaire est vue comme un progrès.
"-Il est temps pour nous de mettre fin à l'image d'anarchie et de luttes intestines qui s'accroche à notre nation.
Nute Fan a une vision pour le Wapong. Celle d'une terre d'asile, ouverte à tous, sans regard pour l'idéologie, l'ethnie ou la religion.
Une terre de tolérance et de progrès, où la liberté de pensée et d'expression triompheront sur la tyrannie.
Si les aspects sociaux ont été négligés par le MLC, nous ne pouvons nié les grands progrès réalisés dans l'éducation.
Peut être est-il temps d'user d'avantage de diplomatie plutôt que de violence pour affirmer nos idées ?"

a déclaré Xi Fu, Secrétaire Délégué Adjoint au Comité Populaire des Syndicats pour la Solidarité Paysanne.
"-Notre vision d'un Wapong ouvert et progressiste, phare de la liberté au Makara, est menacée.
La privatisation rapide de nos ressources a permis de relancer la croissance mais n'a profiter qu'à une minorité d'individus.
Ce que nous voulions comme une révolution libérale menant à la création d'un peuple d'entrepreneurs menace de se transformer en oligarchie.
Si tel venait à être le cas, l'anarchie dont nous avons sorti notre beau pays reviendrait vite à mesure que l'injustice se répendrait.
Le MLC souhaite la prospérité pour le Wapong. Et il semblerait que pour cela, il lui faille travailler avec le SSP"

a déclaré Nute Fan, récemment revenu du Pelabssa.
Un sommet entre les dirigeants des deux partis politiques est prévu dans les jours qui suivent, afin d'établir des points de convergeance.
Le résultat de ce sommet pourrait voir plusieurs mesures sociales temporaires être votée par l'Assemblée Citoyenne.
Mais avant tout, c'est la démobilisation progressive des milices des deux camps qui est visée.

Programme "Un vélo pour tous"
C'est l'idée de plusieurs entreprises et associations citoyennes.
Le vélo, principal moyen de transport individuel au Wapong, reste encore hors de portée de nombreuses familles.
En cause, le coût astronomique des modèles importés et la faible production nationale, en dépit d'un grand marché.
Hong Hac Bek, directrice de Cyclo Bek Industries, a décidé de montrer l'exemple.
Elle a annoncé que son entreprise pratiquerait une baisse de 20% des prix si les Districts commandaient 500.000 vélos.
Afin d'encourager ces derniers, plusieurs associations et entreprises ont envoyé des dons dans ce but.
"-Une campagne aura également lieu dans les nations occidentales, via nos ambassades.
On espère atteindre l'objectif des 500.000 vélos d'ici Septembre.
Cela permettrait de justifier des prêts pour dévellopper les ateliers."

déclare Hong Hac Bek.

Monde

Rostovie : le Pacte dans la tourmente
On avait été témoin de la défection ratée de la Cubalivie, rapidement annexée, puis du départ du Sionving, marque du changement de Roi.
C'est maintenant au tour d'un autre géant démographique de quitter le Pacte de Novgorod.
Le Kirep a ainsi claqué la porte, consommant enfin avec la Rostovie un divorce annoncé depuis plusieurs mois.
Dans les cercles politiques socialistes, on pointe du doigt le style autoritaire du leadership Rostov.
Ce dernier était accepté de bonnes grâces par les autres membres lorsque Kirov faisait pleuvoir les aides militaires et économiques.
Avec le récent égoisme nationaliste, il est aujourd'hui remis en question.
Dans le cas du Kirep, athé, c'est aussi l'influence croissante de la religion dans les affaires de l'État Rostov.
Un départ condamné pour la forme par l'Eran, lequel laisse toutefois la porte ouverte à un retour du Kirep.

Posté : jeu. janv. 13, 2011 1:29 pm
par Johel3007
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À Wapong-City, District 9, Quartier populaire

[img]http://img7.imageshack.us/img7/9232/velopourtous.jpg[/img]

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À Wapong-City, dans le District 1, Quartier des affaires

[img]http://img24.imageshack.us/img24/8986/snatpub.png[/img]

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/364292Pub.png[/img]

Posté : jeu. janv. 13, 2011 9:36 pm
par Johel3007
Wapong News Network
09/02/2014

[img]http://img535.imageshack.us/img535/5380/wnnlogo.gif[/img]

Grand Prix Automobile : Wapong-City

http://www.youtube.com/watch?v=dOoBd1xFGIk&feature=related

Plus que 24 heures et Wapong-City accueillera la première course automobile de son histoire.

Ce sera aussi une première pour nombre de pilotes.
Le circuit est constitué de routes normales qui, bien que mises aux normes en un temps record, risquent de présenter un certain challenge.

Pendant 6 mois d'hystérie, les rues de la capitale ont vécu au rythme des travaux liés à cet évenement.
C'est donc avec soulagement que la direction du Grand Prix a remi un avis favorable pour la tenue de la course.
Cette dernière aura lieu de nuit, ceci afin de perturber au minimum la circulation habituellement chargée du centre-ville.

La fermeture des principales artères par l'armée a provoqué une sérieuse grogne dans les milieux des finances et de l'industrie.
Toutefois, aucune manifestation n'est à déplorer. La version officielle du gouvernement est un "soutien populaire massif pour cet évenement".
Une thèse à laquelle plusieurs chefs d'entreprise et représentants syndicaux ont répondu qu'on ne pouvait que soutenir celui qui tient le fusil.

Les retombées touristiques, présentées comme l'argument majeur, s'avèreront en fait minimes.
Les rénovations et améliorations apportées au réseau routier de la capitale sont en revanche citées comme le réel (et seul) bénéfice.

Les pilotes testeurs ont décris le circuit comme "particulièrement bossu", en faisant un circuit particulièrement impitoyable.
En particulier si on considère le climat chaud et humide de l'Été Sud-Makiran.

"Deux fois plus difficile de négocier les tournants de Pedralbes et extrêmement physique."
furent les mots de Roberto Alonso, pour qui SNAT a payé 2 millions $USP aux milices locales pour qu'elles arrangent une réservation du circuit.
Un embouteillage de 3 heures en a résulter.
Alors que l'audacieux pilote s'en donnait à coeur joie dans les rues désertes du centre-ville, sous les regards médusés des passants.

Une course qui réservera donc de belles surprises, testant d'avantage l'endurance et la fiabilité des voitures plutôt que leurs performances.

Posté : sam. janv. 15, 2011 11:50 am
par Johel3007
L'Informé
14/02/2014

Wapong

Début de Magha Puja
Comme chaque année, la procession du monastère d'Onaya a marqué le début de la fête de Magha Puja.
Si l'ambiance était lourde l'année dernière en raison de la famine encore présente et de l'insécurité, c'est l'enthousiasme qui domine aujourd'hui.
L'Association des Commerçants de Lodolik annonce avoir enregistrer une hausse de 20% des réservations dans les hotels et auberges.
Cela est un signe que si la vie reste rude pour nos concitoyens, ils peuvent désormais plus facilement voyager.
C'est aussi le signe de l'ouverture réussie sur le monde : de ces 20%, la moitié sont des touristes étrangers.
Les considérations mercantiles n'auront toutefois pas leur place dans les jours qui suivent.
Entre les visites des temples, les prières et la méditation sur soit-même, Magha Puja se veut une fête où la moralité est remise en avant.

Sommet MLC-SSP : accord partiel
Le MLC et le SSP se sont accordés sur un programme de désarmement de leurs milices.
Les discussions ont également portées sur les futures résolutions qui seront soumises à l'Assemblée Citoyenne dans le domaine social.
Xi Fu, Secrétaire Délégué Adjoint du SSP, a annoncé que les milices syndicales seraient réduites à leurs effectifs d'avant les élections de 2012.
"-Dans la mesure où le Syndicat est intégré dans le processus politique, la lutte armée n'est plus nécessaire.
Les milices seront toujours nécessaires car le dernier recourt de la diplomatie reste au bout du canon.
Mais elles doivent être un élément de protection des civils. Pas un outil d'agression contre nos pairs."

Nute Fan s'est pour sa part engagé à décentraliser les milices du MLC et, surtout, à ne plus recourir aux caisses du Directoire pour les financer.
"-Les milices n'ont de raison d'être que comme substitut libertaire à une police nationale.
Leur organisation doit demeurer locale, modeste et proche des désirs des habitants qu'elles protègent directement.
Leur financement doit en cela être directement lié aux contributions volontaires de ces habitants.
Pas à une manne nationale qui assujettirait les milices au gouvernement, sans leur imposer le moindre devoir à l'égard des populations."

Le désarmement passera par une remise d'armes à un dépot spécial dont l'administration et la sécurité seront partagées entre les deux partis.
C'est donc un autre pas vers la fin des violences rurales qui secouent notre jeune république depuis sa création.
On craint toutefois qu'une vague de mécontentement parmi les miliciens, exposés au chomage et à une réduction de leur influence.

Posté : sam. janv. 22, 2011 2:59 pm
par Johel3007
L'Informé
08/03/2014

Wapong

Pâsindal : problème de déchets
[img]http://img843.imageshack.us/img843/8055/09030518.jpg[/img]
L'ouverture de notre pays aux étrangers, visible dans les nombreux chantiers et le flux incessant de navires, est le moteur de notre prospérité.
Les ateliers Pelabssiens et Almérans, combinés à l'énergie nucléaire civile et à un port industriel moderne, apporteront le bien être à notre peuple.
Tel est en tout cas le slogan du MLC et du PNM pour justifier leur politique de "croissance à tout prix".
Toutefois, pour l'heure, la privatisation de notre économie apporte plus de problèmes que d'avantages aux populations urbaines.
Mais ce n'est pas la simple croissance des inégalités, l'expropriation des petits paysans ou la hausse de la violence qui a retenu notre attention.
C'est un problème de pollution, mis en évidence par les citoyens de Pâsindal.
L'installation d'ateliers sous-traitants à plusieurs multinationales a provoqué une hausse sensible du commerce dans cette ville.
Des emplois, des richesses, de nouvelles infrastructures... mais aussi des déchets, conséquence inévitable de l'activité manufacturière.
"-Il nous faut d'avantage de moyens. Au rythme où ils s'accumulent, le simple entreposage des déchets n'est pas tenable à long terme."
annonce Ngyen Bak, président du Syndicat des Associations des Voisinage de Pâsindal, SAVP.
Un incinérateur coûterait toutefois trop cher en fuel au District, lequel a donc décider de laisser les citoyens se charger du problème.
Le Premier Délégué, élu du MLC, affirme suivre en cela la Doctrine Fan :
"-Si des citoyens ont un projet, qu'ils le réalisent eux-mêmes.
Si leur projet est populaire, ils trouveront sans mal un soutien auprès d'autres citoyens et entreprises.
Le District fournit une aide pour la recherche d'investisseurs et la médiation entre les parties mais ne s'impliquera pas d'avantage."

Le SAVP recherche donc des soutiens financiers mais surtout, un moyen économique de se débarasser des déchets.

Lokfol : la betrave au centre des attentions
C'est un dispositif de sécurité impressionnant qui a été mis en place pour la 1er Conférence des Producteurs de Betrave du Sud-Makara.
Le Prince Yu, héritier autoproclamé de Lee Yu et numéro deux du Parti Monarchiste de Lokfol, a sû mettre les moyens pour promouvoir "sa" ville.
Ce sont quelques 400 entrepreneurs, politiciens et même militaires de pas moins de 5 pays qui sont attendus.
Le tout encadré par quelques 700 agents de sécurité et volontaires lourdement armés.
"-Le thème de cette conférence vise à harmoniser les méthodes productions de la betrave sucrière dans le Sud-Makara.
Nous sommes persuadé qu'il y a là de grands débouchés pour l'agriculture du Sud-Makara.
Nos sols sont mal adaptés à la production de denrées purement vivrières, d'où nos besoins d'importation en blé et légumes.
Les "cash crops" comme le tabac et la soie sont une alternative mais le sucre en est une autre.
L'économie de Lokfol explorera cette voie."

a déclaré le Régent Bô Ka, chef du PML.
Une conférence qui vient juste après les accords entre la YummiCorp et le gouvernement de Juvna sur un programme de recherche commun.
"-Le gouvernement de Juvna et la YummiCorp ont trouvé des points de synergie dans certains domaines.
Il semble logique d'encourager la jeune démocratie du Président Ahradinur en faisant preuve d'ouverture.
Si cette ouverture permet de partager les coûts d'amélioration du raffinage sucrier, c'est autant d'avantage pour nos deux pays."

a déclaré Ruh Than, PDG de la YummiCorp.

Posté : sam. janv. 29, 2011 8:44 pm
par Johel3007
L'Informé
30/03/2014

Wapong

Littérature : Polémique "Ferungsen"
[img]http://img573.imageshack.us/img573/605/esclave.jpg[/img]
Avec déjà plus de 2.000 ventes sur le seul marché du Sud-Est Makara, "L'esclavage du troisième millénaire" est un véritable succès.
L'opinion publique est divisée quant à Olaf Ferungsen, son auteur.
Bourreau victime de la machine totalitaire ou mythomane vindicatif ?
Quoi qu'on en pense, le caractère parfois approximatif de ses sources ne saurait empêcher la prise de conscience quant au sujet traité.
L'esclavage, réalité humaine, y est exposé dans toute son horreur contemporaine, avec un regard spécifique sur le Rike du Lochlann.
Nombre de gouvernements sont suspectés d'avoir profiter de la politique raciste et génocidaire du Stjör Eriksson.
Parmi les accusés, le MLC de Nute Fan, auquel le chapitre 8 est consacré.
L'auteur y accuse le Directoire d'avoir mis en scène le mouvement d'émigration volontaire de familles Wapongaises vers le Negerlann.
Selon lui, la majorité des immigrés auraient en fait été dépossédés de leurs terres au profit du gouvernement puis déportés de force.
Il pointe aussi du doigt la participation active des immigrés Wapongais dans les escadrons de la mort de la Vit Beställer.
Les contrats entre les colons de Yuan Zu et plusieurs entreprises Wapongaises sont aussi exposés.
Ainsi que l'exploitation des populations Makengaises qui en résulte.
Notre rédaction se refuse à citer de noms sans preuve.

Interrogé, le Directeur Exécutif Nute Fan a commenté :
"-Cet ouvrage est ridicule.
L'Agence à l'Immigration a été créée spécifiquement pour filtrer les candidatures des émigrants Wapongais.
Elle pourra fournir les dossiers de chacun d'eux et de leurs familles, ainsi que le caractère volontaire de leur décision.
Et si des doutes subsistes, les voisins et parents éloignés peuvent être interrogés."

Concernant la présence de Wapongais dans la Vit Beställer, il a déclaré :
"-Le Wapong est un pays qui valorise les libertés individuelles. Notre gouvernement ne saurait participer à l'oppression d'autres populations.
Si des Wapongais participent à une telle horreur, ils le font de leur plein grès et de manière indépendante.
Notre gouvernement n'approuve pas leur choix mais nous ne pouvons rien faire.
Nous ne pouvons pas leur interdire de quitter le Wapong. Et nous ne pouvons intervenir dans les affaires internes d'une autre nation."

Déjà, plusieurs centaines de plaintes ont été déposées et il est à parier que les profits de Herr Ferungsen iront surtout à ses avocats.

Posté : dim. janv. 30, 2011 7:52 pm
par Johel3007
L'Économiste
01/04/2014

Juvna, ancienne petite dépendance Rostov, annexée pour le seul intérêt stratégique de son canal, s'ouvre aux capitaux étrangers.

On avait déjà salué avec enthousiasme les élections démocratiques de ce pays.
On accueillera avec bonheur ce nouveau marché, avide d'investissements.
C'est toutefois avec méfiance que beaucoup regarde vers la Mer Bleue.
En cause, l'omniprésence de la Rostovie, qui continue de dominer la région.
Le passé tourmenté du dirigeant Juvnien est également en cause, en particulier ses nombreux changements d'allégeance.

Juvna, nouvel eldorado ou piège à con ?
Le Dr Xi Jen nous donne son analyse.


Une longue histoire commerciale

Juvna a toujours été une plaque tournante du commerce, légale comme illégale.
La diversité ethnique de ce pays, comparé à celle de ces voisins slaves, en témoigne.
Des archéologues ont trouvé quantité de monnaies sur ses plages.
Des pièces de monnaie de la République de Néopolis, des torques Jaardistes et même les fameuses "croix de fer" du Peuple d'Uli.


Une terre de tyrans éphémères

Mais ce ne fut jamais, contrairement au Callanda ou au Tripi, une terre d'asile ou un centre d'industrie.
Les dirigeants successifs, pour la plupart des despotes, n'ont que peu cherché à promouvoir le développement de la région.
Ils ont systématiquement misé sur la taxation du traffic marchand pour remplir leur trésor.
Le pillage pur et simple de caravanes est aussi relaté dans quantités de documents historiques.

Aucun gouvernement stable et indépendant n'y a jamais subsisté plus d'une génération.
Même l'éphémère "Coalition Slave" ne s'est pas fatiguée à la maintenir en son sein.
Ivanovitch le Gros, un membre notable de cette coalition en 1685, décrit en détail sa lassitude face à ce qu'il nomme le "Balais des Couronnes".

Il faudra attendre la mégalomanie de Vladimir III Tchernï, en 1799, pour qu'une grande puissance s'intéresse à nouveau à Juvna.
Et même alors, la région restera sous-dévelloppée comparé au reste de l'Empire.
On discutait déjà d'un canal à l'époque mais rien ne fut fait à cause du coût et de la complexité du projet, combinés à l'instabilité de la région.

En clair, si l'histoire doit nous apprendre quelque chose, c'est que Juvna, on y passe mais on ne s'y installe pas.


L'ombre de l'Ogre Rouge

Un aspect clé à considérer aujourd'hui est la Rostovie.
Aujourd'hui, le Canal de Juvna est l'un des poumons économiques de l'Ours rouge et noir.
Son industrie navale reste surtout installée face à la Mer Blanche et la Mer de Caru.
Mais les installations dont la construction a débuté au même moment que le canal sont toutes situées sur les côtes de la Mer Bleue.
C'est aussi l'axe principal pour le commerce extérieur Rostov :
En dehors des navires à destination des "Trois Teutons" et de la Bolchavie, 80% du commerce par voie maritime y transitent.

On comprendra donc qu'il n'est pas normal que Kirov laisse du mou à la bride des Juvniens.
Les enjeux sont trop importants et la récente déclaration d'allégeance de Juvna au bloc de l'Ouest ne devrait pas rester sans réponse.

Dans ce contexte, investir aujourd'hui en Juvna est un pari fou.
Le pays n'a pas les moyens de défendre sa souveraineté, que ce soit sur le plan militaire ou diplomatique.

Et son gouvernement pourrait tout aussi bien changé radicalement de politique dans les cinq prochaines années.
Cependant, sur ce dernier point, la même chose peut être dit de la majorité des économies émergeantes, ce compris le Wapong.


La Mer Bleue : Barebjal Aquatique ?

Si l'on laisse de coté l'aspect politique, Juvna révèle un certain potentiel.
Il est clair ainsi que ce pays est une porte d'entrée sur les marchés des nations de la Mer Bleue.
Ces dernières vivent dans l'ombre de la Rostovie mais sont indépendantes.
Leurs frontières ne sont jusqu'ici demeuré fermées que par la force des choses.
Les gouvernements apprécieront donc une bouffée de modernité et de prospérité venu de l'Ouest et du Sud.

Ces pays sont toutefois pauvres et dépourvus de réelles ressources naturelles faciles d'accès.
On notera toutefois les énormes réserves d'hydrocarbure off-shore en Mer Bleue.
Leur taille exacte est inconnue en raison de l'opacité imposée par la Rostovie depuis le 20ème siècle.
Mais on sait que l'extraction sera coûteuse comparé à des régions comme le Barebjal.

Et hélas, comme pour l'ensemble de l'Alméra Orientale, on est forcé de revenir à l'élément politique, qui se résume à un seul homme :
Vladimir Kirov.
Car qui dit que, une fois les plateformes d'extraction en place, le Généralissime ne les saisirait pas pour son propre compte ?
Les investissements occidentaux dans le carburant de la Mer Bleue sont donc à exclure à l'heure actuelle.


Soierie et Boisierie

Un aspect à considérer pourrait être le secteur textile et la syviculture.
Les terres de Juvna et de l'Imperiak sont couvertes de forêts.
Tandis que le climat côtier chaud se prête à merveille à la culture du mûrier et de son parasite : le vers à soie.

On priviligiera la syviculture : l'offre du marché textile internationale ne cesse d'augmenter, avec le Tarnosia, le Wapong, le Schlessien...
Cela laisse supposer une baisse de prix dans les années à venir et donc une baisse des marges des entreprises de ce secteur.

Le régime oppressif de l'Imperiak refusera tout implantation étrangère.
Mais son besoin pressant de liquidités le pousse à vendre la matière première à quiconque pourra faire une offre décente.
Juvna pourrait en cela devenir un grand centre manufacturier pour la soie et le bois.

Enfin, à ne pas négliger, le tourisme :
Les côtes sont baignées d'un climat chaud et sec, abrité des vents et tempêtes du grand large.


Conclusion : pour ou contre ?

Contre.

En tout cas pour les investissements à long terme.
Car le risque est surtout politique.
Et la politique qui, en Alméra Occidentale, est indisociable de l'économie.
Il est donc conseillé d'attendre quelques années avant d'investir massivement dans les obligations et fonds de placement visant la région.
Comme tout investisseur avertit le saura, un taux de rendement élevé ne sert à rien s'il n'est pas soutenu par des garanties solides.

Les plus aventureux peuvent tenter leur chance, avec la promesse d'un pourcentage de marge à deux chiffres.
Mais ils devraient se limiter au tourisme et à la syviculture.