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Posté : mar. juil. 10, 2012 8:06 pm
par Sovana
Jour 2
Deuxième ville culturelle


A 8 heures l’électricité revint. À 9 heures les déportations reprirent de plus belle, vidant la ville déjà réduite. Les répartitions se faisaient à 30 000 par villes, celles ci ayant un exedent de place de 50 000 tous aurait un logement, chaque famille dans des quartiers séparés le plus possible bien sur. Les camions et hélicoptères emmenaient les déportés dans les villes les plus proches puis les plus éloignés afin de revenir plus vite. Néanmoins la cadence n'avait pas décrue avec la réquisition supplémentaire de transports en communs publiques.

Posté : mar. juil. 10, 2012 8:18 pm
par Sovana
Jour 2
Ajustements


Le matin Justice Clavez alla rendre elle même les documents empruntés. Ou du moins ceux qu'elle avait eu dans sa valise. Les rangeant elle même, personne ne fit attention au nombre de dossier qu'elle remettait dans les tiroirs, les armoires et autres range-archives. Étant déclarés pour moins de 24 heures, aucun de ses emprunts ne fus notifiés sur les rapports de gestions. Justice avait bien pris soin d'avoir en sa possession non seulement les copies mais aussi les originales des rapports ou archives avant de les détruire. Il avait fallu pour cela jouer des relations plusieurs jours, demander un dossier à droite, à gauche, parfois même par plusieurs personnes dans un même bâtiment afin d'avoir toutes les copies. Une fois les rangements effectués elle prit bien soin de prévenir chaque personne afin de ne surtout avoir aucune procédure de retard, qui entraînerait inévitablement les notifications des emprunts.

Tout était fin prêt, demain le projet « Pour la Science » pourrait débuter.

Posté : mer. juil. 11, 2012 12:44 am
par Sovana
Jour 3
Deuxième Ville Culturelle


[HRP : Évidemment tout ce qui concerne le centre abandonné est ULTRA CONFIDENTIEL !]

[url=http://www.youtube.com/watch?v=q0KHS-AD14w&feature=related]Musique[/url]

Les allées et venus commencèrent à se tarir vers 14 heures. Elles restaient tout de même à un rythme effréné, implacable, telle une machine gigantesque faisant tourner ses mécanismes. La ville se vidait petit à petit devenant en même temps immense au peu de nombre de personnes restantes. Le flot incessant de classés « fanatiques », étiquetés sociologiquement, ressemblait à une hémorragie vidant la ville de son énergie. A 17 heures il ne restait que 100 milles personnes. Elles furent tous emmenés en dix groupes. Pourtant ces groupes n'allèrent pas dans les autres villes. Cela car des hommes déguisés en soldats s'étaient introduits et avaient prit la place de quelques conducteurs et autres, renvoyant les vrais soldats sans preuves de leur identité, parmi la masse des fautifs d'avoir eu un environnement classé Y. Ils ne restèrent pas non plus sur les grandes routes. Et arrivèrent finalement dans un lieu inconnu ressemblant à un site scientifique abandonné.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/28/1341948299-Jan_Ditlev_-_Abandoned_Platform.jpg[/img]

Les personnes voulurent poser des questions, elles furent accueillies avec des menottes et des chaînes. Quelques uns essayèrent de s'enfuir mais la milice leur tira dessus, ce qui dissuada les restants.

Pendant ce temps dans la deuxième ville culturelle, désormais vide de ses habitants on brûlait tout ce que l'on pouvait, on plaçait des explosifs à des endroits stratégiques. Rien ne devait subsister. Ordre impératif afin d'éliminer les traces de la sous-culture (dans le sens sociologique non péjoratif) des fanatiques. Au cœur de la Cité Administrative dans le bureau de Justice Clavez, on appelait ça de la déconstruction de structures sociologiques. Dans la cité vide les militaires disaient destruction totale organisée. Les déportés eux nommaient cela comme la destruction démente de leur passé, d'une partie de leur être. Heureusement pour eux aucun n’eus à assister au spectacle dystopique des bâtiments rongés par les flammes, dispersés par les explosions. Ce fut dabord le cœur administratif qui s'embrasa, symbole de l'existence reconnue de la ville, puis la destruction se propagea comme un virus mortel jusqu'aux périphéries thorvaliennes. Les lourds immeubles de bétons tombaient, les vitres volaient en éclats, les piliers de métal pliaient et fondaient sous la chaleur, tout cela sous la lueur rougeâtre des flammes, donnant un aspect apocalyptique à la scène. Bientôt ce qui fut la deuxième ville culturelle d'Azude, miroir fanatique de la première ville culturelle, n'était plus qu'un immense tas de gravas et de cendres. C'était des pans de vies entières qui venaient de partir en fumée. Ce que des humains avaient mis si longtemps à construire, d'autres le détruisait en quelques heures à peine.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/28/1341967089-1297_large.jpg[/img]

Pour les déportés ce n'était pas seulement une localisation géographique de perdue, c'était leur passé depuis leur naissance. Avec la destruction des archives du cœur administratif, officiellement ces personnes n'existaient plus. Pour eux tout était à recommencer : se réinscrire sur les listes, tant de listes, se refaire une histoire, des souvenirs car on avait détruit les leurs, on les avait réduit à l'état de fantômes par péché d’orgueil. Mais un orgueil qui était autrefois mis en scène, dans lesquels ils sont nés, ils ont grandis, sans pouvoir faire autrement qu'avec car leur éducation fut ainsi. L'Azude nouveau, quoique commençant à rayonner sur le plans international exigeait d'eux une ouverture sans leur donner le temps de l’acquérir.

Quant à ceux qui avaient étés emmenés dans le vieux centres de recherches, ils ne savaient encore quel sort funeste les attendaient. Officiellement ils n'existaient plus, ils n'avaient jamais existé.

Un premier rassemblement fut fait dans un hall, vétuste, avant de procéder à un premiers tris. Les personnes robustes allaient vers un couloir humide et disparaissaient plus loin, tandis que les autres étaient emmenés dans des « quartiers de vie » en attendant la suite. Ils ignoraient la chance de mourir qu'avaient eu ceux qui ont tentés de s’échapper car bien qu'ils ne comprenaient pas pourquoi ils étaient la ils avaient naïvement confiance en L'Etat. Mais l'Etat Azudien est désormais tombé sous la coupe de l'objectivisme réificateur, sans états d'âme, qui avance imperturbablement vers ces objectifs. Une machine d’Ordre implacable et toute puissante, passant désormais au rouleau compresseur la moindre petite aspérité sortant de son champ de rationalité hypercohérente.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/28/1341966878-Leopardsnow_-_U-Wars_Concept_Art_05.jpg[/img]

Le couloir.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/28/1341966842-leixdevie.jpg[/img]

L'entrée des quartiers de vie.


Mais de l'ordre emmergera-t-il le chaos ou le chaos engendrera-t-il un renouveau d'ordre ?

Posté : jeu. juil. 26, 2012 3:37 am
par Sovana
Mattiew Fronch entra dans le bureau de Justice Clavez et s'inclina. Elle fit de même et l'invita à s'asseoir, non en face de son bureau mais dans une chaise face à elle, de manière parallèle au bureau. Mattiew Fronch sut tout de suite qu'il allait s'agir d'une conversation non officielle, d'humain à humain et non de poste à poste, donc bien plus libre. Il s'assied en demandant :

Mattiew Fronch : Vous m'avez fait appeler, Justine Clavez ?

Justice Clavez : En effet Mattiew Fronch. Dans la situation qui sévit, j'aurais besoin de vous.

Mattiew Fronch : Je suis flatté que vous reconnaissiez mes compétences.

Justice Clavez : Je n'ai pas parler de vos compétences mais de vous.

Mattiew Fronch : Je vous demande pardon ? Je crains que vous ne soyez pas clair.

Justice Clavez : Vous jouissez d'une forte popularité, vous pourriez m'aider à maintenir le système. La crise se prolonge et je suis visiblement incapable de rétablir seule la situation.

Mattiew Fronch : Ainsi donc pour vous je ne suis qu'un pur moyen ?

Justice Clavez : Je suis moi même un moyen de réalisation de la Nation, nous sommes tous des moyens, nous sommes définis par nos rôles sociaux, je suis Administratrice Nationale, vous êtes Responsable National et ex Administrateur National. Je ne vois pas où est le problème.

Mattiew Fronch : Mais en disant cela vous coupez l'individu de son passé, d'une partie de de son environnement social, vous l'amputez de tout ces moments où il ne travaille pas.

Justice Clavez : Ce ne sont que d'autres rôles sociaux voyons.

Mattiew Fronch : Vous ne saisissez pas, une personnes n'est pas définie par ce qu'elle est à un moment Y mais par ce qu'elle est constamment, et a la fois tout cela, sur la longue durée !

Justice Clavez : Une personne ne peut pas être « constamment » ou « constante », pour la simple et bonne raison qu'elle est en constant changement, elle n'a pas d'identité immuable transcendantale comme vous semblez le croire.

Mattiew Fronch : Cela parce que votre vision étriquée ne vous permet pas de regarder au delà d'un histogramme linéaire, ce qui est simplement mutilant !

Justice Clavez : Et vous, avez une vision confuse où tout se mêle, pelle-mêle, à tel point que vous sembler perdre certains repères, si je vous montrais le dessin d'un triangle vous seriez capable de me répondre papier. Mais revenons plutôt à notre sujet : cette crise.


Mattiew Fronch : En effet, cette crise politique, comment l'appelez vous ? « Grogne populaire éphémère » peut être ? Mais cette crise, Justice Clavez, c'est vous qui l'avez enclenché, envenimé, et vous vous êtes isolée de la Nation entière. La situation empire chaque jour. L'impasse précède la chute.

Justice Clavez : Vous m'accusez de cette crise comme si elle était le fruit volontaire de mon esprit, ne soyez pas ridicule. Vous voyez cette crise comme nécessaire transition vers une « évolution » ? Par la science heureusement que ce n'est pas le cas à chaque crise qui passe. Cessez vos nébuleuses de conjectures improbables et soyez plus terre-à-terre voyons.

Mattiew Fronch : Vous sous-estimez les troubles comme s'il n'existaient pas. Par votre recul hors des choses vous ignorez ce qui les sous-tends réellement, vous comprenez les objets individuels mais non les systèmes.

Justice Clavez : Il faut être hors des choses pour les observer voyons, c'est le propre de la méthode scientifique.

Mattiew Fronch : Mais cela réifie les personnes, vous le prenez comme des objets, cela est inacceptable.

Justice Clavez : Cela est une nécessité d'Etat comment voulez vous agir sans cela ?

Mattiew Fronch : Ce n'est pas l'action que vous simplifiez ainsi mais la moralité, la façon dont vous avez déconstruit la deuxième ville culturelle en est un exemple brut. En ressentant au lieu de répugner l'empathie vous auriez agis d'une manière satisfaisante pour toute notre Nation.

Justice Clavez : Il s'agit simplement d'une erreur d'analyse causé par un manque d'information sur tout les facteurs présents.

Mattiew Fronch : Comme si c’était aussi simple... Et maintenant vos facteurs protestent, de plus en plus ardemment chaque jour qui passe. La situation dégénère.

Justice Clavez : C'est bien pour cette raison que je vous demande de m'aider à maintenir le système.

Mattiew Fronch : Tout système arrivé à ses limites doit évoluer, l'en empêcher serait profondément déraisonnable, tel un acharnement thérapeutique. Le système dois être purgé par cette crise.

Justice Clavez : Voila des paroles bien égoïstes. Pensez vous donc que ces troubles sont synonymes de bien pour la Nation ?

Mattiew Fronch : Ils sont synonymes de changement bénéfique. L'être humain est un être de changement comme vous le disiez si bien.

Justice Clavez : Changement n'est pas synonyme de progrès. L'être humain vraiment digne dois aspirer à dépasser la nature, à s'extraire de ses environnements pour être au delà, devenir créature d'Ordre et de Raison, il dois adapter ses environnements à lui-même de manière optimale. Le ressentis n'est bon que pour les traditionalistes et les conservateurs. Le ressentis positif créer des besoins addictifs et les ressentis négatifs perturbent le raisonnement qui deviens corrompu.

Mattiew Fronch : Comment pouvez vous autant dénigrer l'être humain ? Nier l’appartenance à des écosystèmes, physique et sociaux, c'est nier notre humanité. La réification absolue ne fonctionne pas pour la simple et bonne raison que l'humain n'est pas une machine ! L'humain n'est pas et ne dois pas non plus être un système clos sur lui-même. C'est par l'ouverture que les choses vivent. Les choses closes sont des choses non vivantes. Vous ferez de l'humain un être figé, voué à la destruction de son environnement naturel, un être « supérieur » solitaire qui détruirait la société, et n'aurais plus de substance. Vous voulez créer une machine de destruction et de haine, non un surhumain de vie et amour !

Justice Clavez : L'amour n'a pas sa place dans la connaissance, seule l'objectivité compte.

Mattiew Fronch : Et quelle société voulez vous donc sans amour ?

Justice Clavez : Une société de science pure !

Mattiew Fronch : Une société de mort !

Justice Clavez : Un humain d’Éthique rationnelle !

Mattiew Fronch : Un humain vidé de son humanité, chose-machine !

Justice Clavez : La connaissance permet le contrôle !

Mattiew Fronch : C'est insensé, le contrôle absolu n'existe pas !

Justice Clavez : Balivernes !

Mattiew Fronch : Non !

Justice Clavez : Si !

Mattiew Fronch : ça Suffit ! Terminons cette conversation stérile. Vous êtes désespérante, cela fait bien longtemps que j'essaye de vous montrer à quel point vous vous trompez sans que vous perceviez jamais l'ombre d'un doute. Si vous continuez ainsi vous ne mènerez la Nation qu'à la ruine !

Mattiew Fronch se leva brusquement et partit, furieux contre lui-même de n'avoir pu convaincre Justice Clavez.

Posté : sam. juil. 28, 2012 1:52 am
par Sovana
20 Septembre 2018

10H : les manifestants sont maintenant rassemblés autour du quartier central à accès restreint où est le bâtiment administratif central.

10H30 : Des émeutes commencent à éclater, les manifestants affamés s'en prennent aux policiers, qui sont rapidement débordés.

11h : Justice Clavez était dans son bureau, regardant sur quelques écrans les observateurs filmant en direct les émeutes. Les policiers étaient submergés. La fin était-elle proche ? Non, elle avait encore des ressources. Elle passa un appel afin d'envoyer des renforts militaires pour contenir la situation. Ceux, ci arrivèrent rapidement et répliquèrent au gaz poivre sur la partie nord du quartier, où les manifestants avaient le plus avancé. L'avancée nord stagna voir commença à reculer mais ce fut à l'ouest de passer en force. Les jets d'eaux ne pouvaient être utilisés à cause de la proximité de la partie nord, l'eau risquerait d'emporter certaines particules de gaz poivre, le rendant moins efficace, les réserves de ce gaz étant épuisée car difficile à produire en Azude, du manque de technologies. Des fumigènes simples furent donc lancés, ralentissant la foule en furie. Et la, ce fut l’étincelle de trop. Le stress, la panique, la pression, un coup de feu partit, quasiment par inadvertance. Un mort. Le premier ? Impossible de savoir dans cette émeute généralisée. Quoiqu'il en soit ce fut l'enclume qui fit déborder le gâteau. La foule se rua sur les militaires, qui par réflexe tirèrent. Justice Clavez, entendant ceci de son bureau, sortit sur un balcon et s'adressa à la foule avec un mégaphone. Les manifestants, entendants sa voix se calmèrent, et les soldats cessèrent de réprimer.

« ASSEZ, CESSEZ CE CHAOS. Inutile de tout saccager, déjà trop de violences se sont passés ici. Je vous annonce ma démission. Je ne suis plus Administratrice Nationale. Vous avez gagnez, votre grogne est plus forte que les moyens de l'Etat. Voila, le poste est vaquant. Et maintenant ? Qui me remplacera ? Qui bafouera encore vos pseudos intérêts pourtant contenus dans l’intérêt national ? Qui nommerons nous afin de continuer notre politique de long terme, avec ou sans sel, ou peut être préférez vous du sucre ? Sérieusement, vous ne virez que l’exécutrice d'un projet déjà prédéfini et accepté par vous. Votre cible n'existe pas. Si j'ai put faire ce que j'ai fait d'autres le ferons. Comme le disait Mattiew Fronch, ce qui peut être fait doit être fait avant que d'autres mal intentionnés ne le fassent. Tirez les conséquences de vos erreurs, je ne pense pas être à incriminée. »

Quelques heures plus tard on fit le bilan de la situation : 43 morts et 1231 blessés, le Conseil National des Administrateurs exceptionnellement rendu gouvernement provisoire par le parlement, et qui organisant de futures élections présidentielles pour la première fois de toute l'histoire d'Azude.

Posté : lun. août 20, 2012 12:11 pm
par Sovana
Rapport diplomatique


Alan Scarifh, responsable des relations diplomatiques entra dans le bureau de Justice Clavez et s'inclina, celle-ci fit de même et l'invita à s'asseoir.

Alan Scarifh : Vous m'avez convoquer Administratrice Clavez ?

Justice Clavez : Non, vous avez eu une hallucination qui vous a amené ici. Plus sérieusement, parlez-moi du dossier tarnois. Cela semble pour le moment bien s'être résolu. Mais j'aimerai avoir votre point de vue. Quand vous avez annoncé les directives à l'empire, après sa réponse vous vous êtes empressés de répondre que vous renvoyiez les tarnois, avez-vous paniqué ?

Alan Scarifh : Nullement. Simplement que recevoir des menaces, réelles ou non, de guerre, pour suivre des directives de petits bureaucrates supranationaux sans aucune diplomatie n'en vaut pas la peine. Vous savez bien qu'une des caractéristiques de la technocratie est la gestion sur le long terme. Sur le court terme nous aurions eu des menaces, sur le moyen terme une invasion et un ralentissement de la croissance économique, et à long terme nous aurions perdu un allié de choix. Nous sommes très engagés avec l'empire sur de nombreuses recherches cruciales.

Justice Clavez : La menace de guerre ne vous à donc pas fait peur ?

Alan Scarifh : Pourquoi donc aurais-ce était le cas ? Vous connaissez nos méthodes. Zéro morts, stratégie, résistance passive. Nous n'avons rien à craindre sur le long terme.

Justice Clavez : Fort bien, je vous félicite. Heuresement que nous appliquons la déconcentration souple sinon la situation aurait inutilement dégénérée. N'oubliez pas de faire un rapport pour l'Administration Centrale de l'UCH.
Les autres nations peuvent penser ce qu'elles veulent sur ce point, libre à eux de croire en la panique, peu m'importe. Seule la Vérité compte. Vous pouvez disposer, que la Raison soit avec vous.

Alan Scarifh : Avec vous aussi.

Le diplomate s'inclina puis repartit.

Posté : lun. août 20, 2012 7:13 pm
par Sovana
Bureaucratie VS Technocratie


Président du Conseil d'Administration de l'Administration Centrale de l'UCH : Allo ? Première Administratrice Justice Clavez ?

Justice Clavez : Oui, c'est bien moi, qui a-t-il encore ?

PCAACU : Nous vous informons que la procédure de changement de l'entreprise tarnoise prendras un an. La procédure d'isolement est donc réactivée. Veuillez en prendre note.

Justice Clavez : QUOI ?! Non mais vous vous fichez du monde là ! On à frôlé le conflit diplomatique et vous voudriez qu'on recommence ! Et... C'EST QUOI CETTE GESTION QUI DONNE DES ORDRES ET DES CONTRES ORDRES AVANT DE LES REMETTRES ! Je sais bien que vous n'êtes qu'un...bureaucrate... [Insulte forte envers un administrateur, encore plus venant du Premier(e) Adminitrateur/trice]. Si vous croyez qu'on vas vous laisser être aussi ridicule détrompez vous. Prenez le temps qu'il faudra mais trouvez moi ces preuves, se sera tout. Si vous arrivez jusque là vous conserverez peut être votre poste.

Justice Clavez raccrocha, furieuse.

Posté : ven. août 24, 2012 10:06 pm
par Sovana
Extrait du colloque national sur les Droits et Devoirs Humains


[quote="Départements sociologie et philosophie du Technat National"]Extrait du travail préliminaire :

"Nous savons tous, rien que par son nom, que les droits de l'homme ont un coté pousserieux, d'un autre temps. Il fut écrit par des bourgeois et nous nous sommes aperçus qu'il n'avais rien d'universel. Il est donc nécéssaire de réactualisé certaines choses. Ainsi il est nécéssaire de rajouter des Devoirs humains, vis à vis de son environnement et des générations futures, ainsi que rendre plus universel quelques uns de ces droits. Il est donc nécéssaire de définir un cadre à ses droits, qui ne peuvent pas s'appliquer par exemple à une tribue indigène. Cela serait simplement absurde. Il est nécéssaire également de repenser certaints concepts pour prendre en compte la pluralité actuelle des restrictions, dont certaines violent les droits de l'homme sans porter aucunement atteinte à la population, ni réellement aux minorités. Nous aurons donc ici un sociologue expert sur le sujet thorvalien pour nous éclairés, ainsi qu'un juriste expert sur la propriété en Azude pour le cas de la propriété puisqu'il existe des alternatives. Néanoins nous estimons à 12 articles ceux pouvant être concervés tels quels (sur un total de 30) et 9 devant être plus ou moins modifiés. Nous soulèverons donc les concepts de liberté de culte, de famille, de propriété, de servitude, il faudra également clairement définir l'esclavage."[/quote]

Posté : sam. oct. 27, 2012 5:36 pm
par Sovana
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=-qy5ps4C6ao&feature=related]Musique[/url]

21 Juin 2019

Justice Clavez n'en avait pas fini avec les procès, elle avait encore des choses à régler.
Une fois rentré en Azude elle commença par passer par le centre de recherches secrètes, demandant une copie du Formulaire rouge. Sur quoi elle repartit immédiatement à la Cité Administrative.
Elle déposa le formulaire à la police en demandant de le mettre avec le reste des dossiers communiqués par l'Organisation sur son sujet. La procédure d'arrestation était déjà en cours, on voulu l’empêcher de repartir mais elle assura qu'elle désirait se rendre immédiatement au Département de Justice de la Cité Administrative. On l'y escorta donc, bien que surpris par une telle attitude.

Les juges étudièrent longuement les faits rapportés par l'Organisme ainsi que le Formulaire rouge, contenant la signature de Justice Clavez sur l'autonomie du centre, y affirmant ses buts et ses moyens.

Un interrogatoire ainsi qu'un contre interrogatoire furent effectués qui n’amenèrent rien de nouveau par rapport aux éléments déjà en place. Justice Clavez avait tenté de sacrifier 100 000 individus pour avancer de plusieurs décennies le bien être de 40 millions. Le sacrifice d'un petit présent concret pour un plus grand futur concret.

Le verdict sera donc rendu le lendemain.
</center>

Posté : ven. nov. 02, 2012 1:15 am
par Sovana
<center>22 Juin 2019</center>

La situation s'avérait délicate. Jugée une Empathe s'étant rendue d'elle même n'est pas chose aisée. La dizaine de juges de la Cité Administrative c'étaient donc rassemblés.

Président de la session extraordinaire : Messieurs, mesdames, je rappel donc la situation : nous avons toutes les preuves en mains, fournies par l'organisme de collecte des données nationales et confirmées par Justice Clavez elle même. Tout concorde. Elle aurait accordé l'autonomie à un projet scientifique cruel et hors de tout cadre légal, sans le consentement des sujets, afin de faire avancer la science de plusieurs dizaines d'années sur notre territoire. Voyant la fin de son mandat approcher prématurément suite à son annonce de démission elle s'est ensuite rendue à nos autorités afin d'y recevoir le jugement que nous estimerons convenir. Hors la est le plus dur : comment trouver une condamnation idéale à une personne qui y restera stoïque ? La prison serait inutile, elle supporte trop bien la solitude, et risquerait de la désocialisée, le travail d’intérêt commun serait insuffisant au regard des victimes, sans compter qu'elle s'en ficherait éperdument. Quant aux communautés religieuses de travail, cela serait d'une inutilité totale puisqu'elle est en réalité déjà dans notre système de valeurs.
Nous voila donc ici pour trouver une condamnation adéquate.

Juge du quartier BF36 : Une question me turlupine. De ce que nous savons des Empathes, comment à-t-elle pue entreprendre une action aussi cruelle ?

Président de la session extraordinaire : Question judicieuse, je vous laisse écouter l'enregistrement de son audition.

Enregistrement audio de Justice Clavez : Comment ai-je pu ? La question serait plutôt comment aurais-je pu faire autrement mais soit. En effet, je ne suis pas indifférente à la souffrance contrairement à ce que bien d'autres croient. Je savais pertinemment que les... tests, allaient être douloureux. Voir mortels. Peut être même atroce ? Pourquoi croyez-vous que j'ai donné une autonomie totale à ce cite, sans qu'AUCUN rapport ne me parvienne ? Savoir ce qu'il s'y passait aurait été pour moi difficilement supportable. Je laisse ça à d'autres moins sensibles. Je ne voulais pas savoir ce qu'il se passait là bas. Si vous souhaitez que je le sache soit. Mais pendant que cela se passait je ne voulais pas, je ne pouvais pas.

Juge du quartier BF36 : Très intéressant... Si les victimes ne sont pas toutes mortes nous avons la un prémisse de peine très intéressante. Avant toute libération il est important que Justice Clavez soit aux premières lignes afin de voir son œuvre. Après capitulation des agents de sécurité bien entendu. Mais il serait indécent pour les victimes de les faire patienter plus longtemps. Et cela ne constitue pas une peine en soit, ni même suffisante. Quant bien même cela la hanterait toute sa vie ce serait insuffisant au vue des dommages causés.

Juge du quartier AJ06 : A faute d'Empathe, condamnation à sa hauteur. Je pense qu'il faut jouer très fin. Sortir des schémas pré établis, classiques. Elle supporterait toute condamnation sensée ? Alors il faut faire quelque chose d'insensé ! Mais allons plus loin encore. Il est de coutume d'aller contre la volonté du coupable. D'où l’existence des peines. Or, que veut-elle ? Elle veut être condamnée car elle s'est elle même condamnée ! Elle veut que la société reconnaisse son crime et sa responsabilité. Car elle se pense, tout naturellement, comme un individu responsable de ses actes. A un point bien supérieur à celui de 98,8% la population comme nous le montre ses deux procès. Elle veut donc que nous reconnaissions la responsabilité de ses actes. Ceci affirmerais donc son individualité et son moi transcendantal, son libre arbitre. Alors Prenons la à contre-pied ! Offrons lui un jugement qu'elle ne sera pas prête d'oublier, et qui la laissera dans l'amertume et la risée d'Azude ! Rire serait bien plus blessant que craindre. Un souffrance déjà plus comparable avec les vies qu'elle à autorisé d’ôter, et la souffrance causée, tant de vies brisées.

La séance se conclue rapidement et termina sur un vote à l’unanimité.