Posté : dim. mars 11, 2012 10:51 am
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<center> ~ LE DÉBAT ~
[PUBLIC]
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Justina Borichada : Vous avez 5 minutes chacun pour convaincre les membres du Conseil National de voter pour vous. À l'issue de ce temps de parole, vous commencerez un débat de 30 minutes, dans lequel vous aborderez les thèmes de la démocratie, de la politique internationale et de la défense. Mais avant cela, nous écoutons Don Juan Carlos, candidat du parti catholique.
Don Juan Carlos : Mes amis, je m'adresse aujourd'hui, non pas à mon seul parti, ni à celui de nos alliés. Je souhaite m'adresser aujourd'hui à tous les membres du Conseil, qu'ils soient écologistes, libéraux ou même communistes. L'heure est grave et le temps presse. La révolution qui a échoué il y a maintenant 1 mois, a laissé derrière elle un pays dévasté et un peuple brisé, désuni. Si vous m'accordez votre confiance, je serais le président de la réconciliation. En établissant pour la première fois au Valacida une démocratie, nous réunirons ceux qui se battaient encore hier. En remettant la foi catholique au centre de notre constitution et de notre société, nous ramènerons les valacides à la raison, au pardon et dans la lumière de Dieu. La dictature n'est pas un régime dans lequel chaque citoyen peut s'exprimer et s'épanouir. Tout le prouve : l'histoire, le présent et le vécu. C'est un régime où les volontés d'un seul priment sur celles du peuple, qui n'a ni le choix, ni le droit d'être écouté. La démocratisation du pays doit se faire, si nous voulons réconcilier deux idéologies ennemies qui ont marqué notre pays : le socialisme et le royalisme. L'un n'empêche pas l'autre d'exister. Il faut juste trouver des compromis et savoir dialoguer. Je serais cette personne qui engagera le dialogue avec les valacides, en leur permettant d'élire leur gouvernement, les membres du Conseil National, leurs maires, et leur président. Si nous voulons éviter l'anarchie, nous devrons impérativement choisir la modération et l'ouverture, sans tomber dans la frénésie libérale. Le Valacida étouffe dans ses frontières barbelées, il agonise. Nos voisins de la Sainte Alliance ne sont pas des ennemis, ils sont une chance. Une chance pour notre pays, parce que nous pourrons compter sur eux. Ils savent tout ce que nous avons enduré et sont prêts à investir au Valacida pour participer à son enrichissement. Mes amis, je crois que le choix de la cohérence et de la réconciliation est le choix de la sagesse. C'est celui que j'incarne. Merci de votre confiance. [Applaudissements]
Justina Borichada : Monsieur Zamoda, nous vous écoutons.
Guillermo Zamoda : Mes camarades, membres du conseil national du Valacida, nous avons la charge de remettre en ordre la patrie de tous les valacides. Cette tâche, ardue, longue, périlleuse, et éprouvante, se fera d'abord ici. Nous avons cette tâche, celle de dessiner l'avenir, les horizons du pays. Puis, lorsque nous aurons fait notre choix, il faudra mettre de côté les mesures superficielles et de moindre importance, pour se concentrer sur les plus graves problèmes : le chômage, la surpopulation, le vieillissement de nos villes et de notre industrie, la misère. Voilà mes objectifs : un chômage réduit de 4 à 5% dans les cinq ans à venir, la reprise des programmes de modernisation des campagnes et de revalorisation du monde rural, entamé par notre cher conseil, mais suspendu ; le lancement d'un programme de modernisation de la capitale puis d'Azibi, de Gatalis et Soreder, dans un premier temps ; accepter l'aide financière et industrielle de la Rostovie et l'autoriser à investir, autant qu'elle le pourra au Valacida ; enfin, la répartition égalitaire des richesses. Mes objectifs sont clairs et ils répondent aux attentes primordiales des valacides. La démocratisation du pays est, selon moi, une erreur. Elle est une erreur parce que d'abord, ce sont les promesses qui primeront avant la raison et la lucidité. Elle est une erreur, parce qu'elle entraînera la corruption et le détachement du dirigeant mandaté, par rapport aux intérêts du pays. Enfin, elle est une erreur car elle réduirait la marge de manœuvre du gouvernement valacide, un outil précieux pour la reconstruction du pays. Je m'engage devant vous à mener une politique sociale et protectrice, une politique assidue et soucieuse de son pays. Je suis un patriote, vous le savez, et j'aime mon pays. C'est pour cette raison que je dois être élu, car j'incarne l'esprit même de la nation, je suis l'homme qui remettra l'ordre, la discipline, l'autorité et l'égalité au centre de notre société. Je représente le seul avenir possible pour ce pays. Ne nous vendons pas à la Sainte Alliance, qui viendra exploiter nos ouvriers dès qu'elle le pourra. Protégeons-nous et ne renions pas nos alliés qui ont permis la victoire du socialisme dans notre pays. Et cette victoire se prolongera aujourd'hui avec mon élection, car je sais que vous saurez faire le bon choix. Merci de votre dévouement. [Applaudissements]
Justina Borichada : Merci à vous deux. Maintenant, je déclare le débat d'entre-deux ouvert. Don Juan Carlos l'ouvrira avec le thème de la démocratie, qui lui tient à cœur. Nous vous écoutons. [Sourire d'encouragement]
Don Juan Carlos : Merci Madame la Présidente du Conseil. Bien, Monsieur Zamoda, comme vous le savez, j'ai pris la décision de faire de la démocratisation du Valacida un axe fort de mon programme. Je souhaite donner le droit de vote à chaque citoyen valacide, pour qu'il puisse s'exprimer dans les urnes et pour que jamais ne se reproduise une vaine révolution comme celle que l'on a connue, qui a fragilisé l'économie et mis en péril notre croissance. Vous avez pris une position bien divergente, puisque vous affirmez refuser ce genre de politique, celle du "mandat", sous prétexte qu'elle pourrait corrompre la politique et la rendre moins efficace. Votre avis est respectable, mais dans ces conditions, comment comptez vous satisfaire le tiers de la population qui a abandonné votre idéologie, sous le règne de Barka ?
Guillermo Zamoda : La démocratisation va non seulement corrompre la politique, comme vous l'avez dit, mais elle va aussi la rendre superficielle, mensongère, hypocrite et haïssable. Le rôle d'un dictateur est clair : il est élu pour gouverner à vie, ainsi son désir de voir sa nation réussir en est plus grand, puisque sa crédibilité dépend de ses résultats. Un président élu aura comme seul objectif, d'être à nouveau élu et de formuler toujours plus de promesses nocives et démagogiques pour conserver le pouvoir. C'est la seule chose qu'il a en tête. Voilà pourquoi, pour le redressement d'un pays, il est indispensable d'avoir un "guide", un dirigeant qui n'a comme seul objectif le bien-être de sa patrie. Vous me demandez ce que je ferais pour réconcilier le peuple ? Mais les valacides n'ont jamais été divisés. C'est vous qui les divisez avec vos propos. Les seuls qui les ont divisé sont vos amis de la Sainte-Alliance, oui ceux qui ont financé et armé le soulèvement royaliste. Ce sont eux qui sont responsable des troubles idéologiques et économiques, pas les valacides. Et leur Très Saint et Divin But était bien clair : soit mettre le Valacida dans leur giron politique, soit jeter le Valacida socialiste dans la ruine. Je refuse que l'on continue à insinuer que notre peuple est un peuple divisé, désuni et éclaté, car ce n'est que mensonge pour mieux glorifier votre pseudo-programme de démocratisation. Vous voulez corrompre le système politique de ce pays et vous affranchir de toutes responsabilités, en fourguant au peuple votre besogne, celui d'être responsable. Mais le peuple, naïf, sera dupé et trahi par les personnes de votre genre, vos politicards successeurs, ceux qui mentiront le mieux. Je souhaite revaloriser notre peuple, notre nation, et faire renaître l'amour de la patrie dans le cœur de chacun, en montrant les prouesses et les progrès de notre pays. Avec l'aide de la Rostovie, nous pourrons faire de grandes choses. Avec la Sainte-Alliance, on nous imposera la théocratie sociétale, et quand il faudra aborder la question de la reconstruction coûteuse mais nécessaire, il n'y aura plus personne. Aujourd'hui, la Rostovie nous propose une aide de 10 milliards d'euros par an, soit un tiers de notre PIB. Jamais la Sainte Alliance ne se montrera aussi généreuse, bien que prétendant avoir le cœur sur la main...
Don Juan Carlos : Vous connaissez mon point de vue sur la démocratie, je n'ai pas besoin de vous dire que je trouve vos arguments ridicules et parfois aux allures autocratiques. En revanche, en ce qui concerne la Sainte Alliance, sachez que ce ne sont pas eux qui se sont révoltés à Azibi en Décembre 2016, alors même que le prince thorvalien était sur place et que sa vie était en danger. Ce n'est pas la Sainte Alliance qui a créé les tensions et a amené le rejet du socialisme. Si les émeutes ont eu lieu c'est parce que les citoyens en ont eu marre de la dictature, marre de l'antichristianisme barkiste, marre de l'incompétence de leur président. Et s'ils veulent changer de dirigeant sans devoir se révolter tous les ans, la démocratie est la seule solution. Je désapprouve votre volonté de devenir un état satellitaire de la Rostovie, qui bientôt nous dictera nos lois, notre politique et mettra à la tête du Valacida le dirigeant qu'elle préfère.
Guillermo Zamoda : La Sainte Alliance a fourni des munitions, des armes, des avions de tractation, elle a détruit notre flotte, et a prêché l'esprit de révolution. Comment pouvez-vous dire qu'ils ne sont pas responsables du chaos dans lequel nous étions ? Qui a fait fi de notre souveraineté territoriale en traversant illégalement les frontières pour aller semer la haine et appeler à la révolte dans les campagnes ? Ce ne sont pas les royalistes valacides. Ce sont les sbires de la Sainte Alliance.
Justina Borichada : Nous aimerions vous entendre au sujet de l'AdE, messieurs les candidats.
Don Juan Carlos : Si je suis élu je renforcerait l'influence de notre pays au sein de l'AdE. Nous quitterons également le Pacte pour rejoindre la Sainte-Alliance chrétienne.
Guillermo Zamoda : L'AdE est un trou à rats politiques bedonnants qui n'avance pas et qui se mord la queue... Le Valacida n'a aucun intérêt à faire parti d'une telle organisation. C'est pourquoi je tiens à nous retirer de cette Assemblée des États, qui nous volera notre souveraineté d'un jour à l'autre. À contrario je ferais du Valacida un pilier pour le Pacte, et une nation souveraine capable d'effrayer même le Quantar ou l'Albion.
Don Juan Carlos : Concernant la défense nationale je pense que notre budget militaire est bien suffisant et que nous avons suffisamment de militaires au service de la nation.
Guillermo Zamoda : Avec la menace grandissante de l'OTH au Nord, la Sainte Alliance à l'Est, je crois au contraire que le budget de notre défense mériterait d'être revu à la hausse. Si une guerre éclate, nous serons rasés de la carte en un instant. La défense nationale représente notre capacité à assurer notre souveraineté territoriale et politique dans nos frontières. Si nous restons aussi médiocres dans le domaine militaire, n'importe quelle nation pourrait nous annexer en quelques jours seulement. C'est intolérable de ne pas pouvoir garantir à notre peuple une sécurité sans faille.
Don Juan Carlos : Vous voulez appliquer une politique belliciste, vous voulez la guerre justement. À courir vers l'armement, on engendre les tensions et la méfiance. Le monde entier nous suspectera de vouloir déclencher une guerre. Et si l'armée prend trop d'importance, elle peut être à double tranchant et se retourner contre leur patrie, comme elle l'a fait, chez nous, au Valacida en 2009, quand elle a été corrompue par les révoltés socialistes. Une grande partie de l'armée s'est retournée contre le roi, qui a été lâchement abattu dans son propre palais sans autre forme de procès.
Guillermo Zamoda : Nous engendrons la haine et la méfiance ? Nous sommes belliqueux ? Mais Don Juan Carlos, vous avez la mémoire courte ! Et quand la SA s'est mêlée du soulèvement royaliste ? Et quand elle s'est permis l'ingérance ? Et quand elle a fourni des armes puissantes et modernes aux révoltés ? Ce n'est pas une menace ? NOUS devons nous méfier pour mieux nous protéger. Regardez, peu avant le soulèvement, la SA avait conclue des accords amicaux avec Barka. Cela ne les a pas empêché de le trahir. Donc, oui, il faut nous méfier, si nous voulons être protégé et éviter l'intrusion des étrangers dans notre politique.
Justina Borichada : Merci de votre participations messieurs les candidats. Les 30 minutes se sont écoulées. La séance est terminée, le vote aura lieu demain matin à 11H, ici même. Merci à tous d'être venus.
<center>- ESTIMATIONS -
Don Juan Carlos [Parti Catholique - Conservateur ] : 50%
Guillermo Zamoda [Parti Communiste] : 50%
<center> ~ LE DÉBAT ~
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Justina Borichada : Vous avez 5 minutes chacun pour convaincre les membres du Conseil National de voter pour vous. À l'issue de ce temps de parole, vous commencerez un débat de 30 minutes, dans lequel vous aborderez les thèmes de la démocratie, de la politique internationale et de la défense. Mais avant cela, nous écoutons Don Juan Carlos, candidat du parti catholique.
Don Juan Carlos : Mes amis, je m'adresse aujourd'hui, non pas à mon seul parti, ni à celui de nos alliés. Je souhaite m'adresser aujourd'hui à tous les membres du Conseil, qu'ils soient écologistes, libéraux ou même communistes. L'heure est grave et le temps presse. La révolution qui a échoué il y a maintenant 1 mois, a laissé derrière elle un pays dévasté et un peuple brisé, désuni. Si vous m'accordez votre confiance, je serais le président de la réconciliation. En établissant pour la première fois au Valacida une démocratie, nous réunirons ceux qui se battaient encore hier. En remettant la foi catholique au centre de notre constitution et de notre société, nous ramènerons les valacides à la raison, au pardon et dans la lumière de Dieu. La dictature n'est pas un régime dans lequel chaque citoyen peut s'exprimer et s'épanouir. Tout le prouve : l'histoire, le présent et le vécu. C'est un régime où les volontés d'un seul priment sur celles du peuple, qui n'a ni le choix, ni le droit d'être écouté. La démocratisation du pays doit se faire, si nous voulons réconcilier deux idéologies ennemies qui ont marqué notre pays : le socialisme et le royalisme. L'un n'empêche pas l'autre d'exister. Il faut juste trouver des compromis et savoir dialoguer. Je serais cette personne qui engagera le dialogue avec les valacides, en leur permettant d'élire leur gouvernement, les membres du Conseil National, leurs maires, et leur président. Si nous voulons éviter l'anarchie, nous devrons impérativement choisir la modération et l'ouverture, sans tomber dans la frénésie libérale. Le Valacida étouffe dans ses frontières barbelées, il agonise. Nos voisins de la Sainte Alliance ne sont pas des ennemis, ils sont une chance. Une chance pour notre pays, parce que nous pourrons compter sur eux. Ils savent tout ce que nous avons enduré et sont prêts à investir au Valacida pour participer à son enrichissement. Mes amis, je crois que le choix de la cohérence et de la réconciliation est le choix de la sagesse. C'est celui que j'incarne. Merci de votre confiance. [Applaudissements]
Justina Borichada : Monsieur Zamoda, nous vous écoutons.
Guillermo Zamoda : Mes camarades, membres du conseil national du Valacida, nous avons la charge de remettre en ordre la patrie de tous les valacides. Cette tâche, ardue, longue, périlleuse, et éprouvante, se fera d'abord ici. Nous avons cette tâche, celle de dessiner l'avenir, les horizons du pays. Puis, lorsque nous aurons fait notre choix, il faudra mettre de côté les mesures superficielles et de moindre importance, pour se concentrer sur les plus graves problèmes : le chômage, la surpopulation, le vieillissement de nos villes et de notre industrie, la misère. Voilà mes objectifs : un chômage réduit de 4 à 5% dans les cinq ans à venir, la reprise des programmes de modernisation des campagnes et de revalorisation du monde rural, entamé par notre cher conseil, mais suspendu ; le lancement d'un programme de modernisation de la capitale puis d'Azibi, de Gatalis et Soreder, dans un premier temps ; accepter l'aide financière et industrielle de la Rostovie et l'autoriser à investir, autant qu'elle le pourra au Valacida ; enfin, la répartition égalitaire des richesses. Mes objectifs sont clairs et ils répondent aux attentes primordiales des valacides. La démocratisation du pays est, selon moi, une erreur. Elle est une erreur parce que d'abord, ce sont les promesses qui primeront avant la raison et la lucidité. Elle est une erreur, parce qu'elle entraînera la corruption et le détachement du dirigeant mandaté, par rapport aux intérêts du pays. Enfin, elle est une erreur car elle réduirait la marge de manœuvre du gouvernement valacide, un outil précieux pour la reconstruction du pays. Je m'engage devant vous à mener une politique sociale et protectrice, une politique assidue et soucieuse de son pays. Je suis un patriote, vous le savez, et j'aime mon pays. C'est pour cette raison que je dois être élu, car j'incarne l'esprit même de la nation, je suis l'homme qui remettra l'ordre, la discipline, l'autorité et l'égalité au centre de notre société. Je représente le seul avenir possible pour ce pays. Ne nous vendons pas à la Sainte Alliance, qui viendra exploiter nos ouvriers dès qu'elle le pourra. Protégeons-nous et ne renions pas nos alliés qui ont permis la victoire du socialisme dans notre pays. Et cette victoire se prolongera aujourd'hui avec mon élection, car je sais que vous saurez faire le bon choix. Merci de votre dévouement. [Applaudissements]
Justina Borichada : Merci à vous deux. Maintenant, je déclare le débat d'entre-deux ouvert. Don Juan Carlos l'ouvrira avec le thème de la démocratie, qui lui tient à cœur. Nous vous écoutons. [Sourire d'encouragement]
Don Juan Carlos : Merci Madame la Présidente du Conseil. Bien, Monsieur Zamoda, comme vous le savez, j'ai pris la décision de faire de la démocratisation du Valacida un axe fort de mon programme. Je souhaite donner le droit de vote à chaque citoyen valacide, pour qu'il puisse s'exprimer dans les urnes et pour que jamais ne se reproduise une vaine révolution comme celle que l'on a connue, qui a fragilisé l'économie et mis en péril notre croissance. Vous avez pris une position bien divergente, puisque vous affirmez refuser ce genre de politique, celle du "mandat", sous prétexte qu'elle pourrait corrompre la politique et la rendre moins efficace. Votre avis est respectable, mais dans ces conditions, comment comptez vous satisfaire le tiers de la population qui a abandonné votre idéologie, sous le règne de Barka ?
Guillermo Zamoda : La démocratisation va non seulement corrompre la politique, comme vous l'avez dit, mais elle va aussi la rendre superficielle, mensongère, hypocrite et haïssable. Le rôle d'un dictateur est clair : il est élu pour gouverner à vie, ainsi son désir de voir sa nation réussir en est plus grand, puisque sa crédibilité dépend de ses résultats. Un président élu aura comme seul objectif, d'être à nouveau élu et de formuler toujours plus de promesses nocives et démagogiques pour conserver le pouvoir. C'est la seule chose qu'il a en tête. Voilà pourquoi, pour le redressement d'un pays, il est indispensable d'avoir un "guide", un dirigeant qui n'a comme seul objectif le bien-être de sa patrie. Vous me demandez ce que je ferais pour réconcilier le peuple ? Mais les valacides n'ont jamais été divisés. C'est vous qui les divisez avec vos propos. Les seuls qui les ont divisé sont vos amis de la Sainte-Alliance, oui ceux qui ont financé et armé le soulèvement royaliste. Ce sont eux qui sont responsable des troubles idéologiques et économiques, pas les valacides. Et leur Très Saint et Divin But était bien clair : soit mettre le Valacida dans leur giron politique, soit jeter le Valacida socialiste dans la ruine. Je refuse que l'on continue à insinuer que notre peuple est un peuple divisé, désuni et éclaté, car ce n'est que mensonge pour mieux glorifier votre pseudo-programme de démocratisation. Vous voulez corrompre le système politique de ce pays et vous affranchir de toutes responsabilités, en fourguant au peuple votre besogne, celui d'être responsable. Mais le peuple, naïf, sera dupé et trahi par les personnes de votre genre, vos politicards successeurs, ceux qui mentiront le mieux. Je souhaite revaloriser notre peuple, notre nation, et faire renaître l'amour de la patrie dans le cœur de chacun, en montrant les prouesses et les progrès de notre pays. Avec l'aide de la Rostovie, nous pourrons faire de grandes choses. Avec la Sainte-Alliance, on nous imposera la théocratie sociétale, et quand il faudra aborder la question de la reconstruction coûteuse mais nécessaire, il n'y aura plus personne. Aujourd'hui, la Rostovie nous propose une aide de 10 milliards d'euros par an, soit un tiers de notre PIB. Jamais la Sainte Alliance ne se montrera aussi généreuse, bien que prétendant avoir le cœur sur la main...
Don Juan Carlos : Vous connaissez mon point de vue sur la démocratie, je n'ai pas besoin de vous dire que je trouve vos arguments ridicules et parfois aux allures autocratiques. En revanche, en ce qui concerne la Sainte Alliance, sachez que ce ne sont pas eux qui se sont révoltés à Azibi en Décembre 2016, alors même que le prince thorvalien était sur place et que sa vie était en danger. Ce n'est pas la Sainte Alliance qui a créé les tensions et a amené le rejet du socialisme. Si les émeutes ont eu lieu c'est parce que les citoyens en ont eu marre de la dictature, marre de l'antichristianisme barkiste, marre de l'incompétence de leur président. Et s'ils veulent changer de dirigeant sans devoir se révolter tous les ans, la démocratie est la seule solution. Je désapprouve votre volonté de devenir un état satellitaire de la Rostovie, qui bientôt nous dictera nos lois, notre politique et mettra à la tête du Valacida le dirigeant qu'elle préfère.
Guillermo Zamoda : La Sainte Alliance a fourni des munitions, des armes, des avions de tractation, elle a détruit notre flotte, et a prêché l'esprit de révolution. Comment pouvez-vous dire qu'ils ne sont pas responsables du chaos dans lequel nous étions ? Qui a fait fi de notre souveraineté territoriale en traversant illégalement les frontières pour aller semer la haine et appeler à la révolte dans les campagnes ? Ce ne sont pas les royalistes valacides. Ce sont les sbires de la Sainte Alliance.
Justina Borichada : Nous aimerions vous entendre au sujet de l'AdE, messieurs les candidats.
Don Juan Carlos : Si je suis élu je renforcerait l'influence de notre pays au sein de l'AdE. Nous quitterons également le Pacte pour rejoindre la Sainte-Alliance chrétienne.
Guillermo Zamoda : L'AdE est un trou à rats politiques bedonnants qui n'avance pas et qui se mord la queue... Le Valacida n'a aucun intérêt à faire parti d'une telle organisation. C'est pourquoi je tiens à nous retirer de cette Assemblée des États, qui nous volera notre souveraineté d'un jour à l'autre. À contrario je ferais du Valacida un pilier pour le Pacte, et une nation souveraine capable d'effrayer même le Quantar ou l'Albion.
Don Juan Carlos : Concernant la défense nationale je pense que notre budget militaire est bien suffisant et que nous avons suffisamment de militaires au service de la nation.
Guillermo Zamoda : Avec la menace grandissante de l'OTH au Nord, la Sainte Alliance à l'Est, je crois au contraire que le budget de notre défense mériterait d'être revu à la hausse. Si une guerre éclate, nous serons rasés de la carte en un instant. La défense nationale représente notre capacité à assurer notre souveraineté territoriale et politique dans nos frontières. Si nous restons aussi médiocres dans le domaine militaire, n'importe quelle nation pourrait nous annexer en quelques jours seulement. C'est intolérable de ne pas pouvoir garantir à notre peuple une sécurité sans faille.
Don Juan Carlos : Vous voulez appliquer une politique belliciste, vous voulez la guerre justement. À courir vers l'armement, on engendre les tensions et la méfiance. Le monde entier nous suspectera de vouloir déclencher une guerre. Et si l'armée prend trop d'importance, elle peut être à double tranchant et se retourner contre leur patrie, comme elle l'a fait, chez nous, au Valacida en 2009, quand elle a été corrompue par les révoltés socialistes. Une grande partie de l'armée s'est retournée contre le roi, qui a été lâchement abattu dans son propre palais sans autre forme de procès.
Guillermo Zamoda : Nous engendrons la haine et la méfiance ? Nous sommes belliqueux ? Mais Don Juan Carlos, vous avez la mémoire courte ! Et quand la SA s'est mêlée du soulèvement royaliste ? Et quand elle s'est permis l'ingérance ? Et quand elle a fourni des armes puissantes et modernes aux révoltés ? Ce n'est pas une menace ? NOUS devons nous méfier pour mieux nous protéger. Regardez, peu avant le soulèvement, la SA avait conclue des accords amicaux avec Barka. Cela ne les a pas empêché de le trahir. Donc, oui, il faut nous méfier, si nous voulons être protégé et éviter l'intrusion des étrangers dans notre politique.
Justina Borichada : Merci de votre participations messieurs les candidats. Les 30 minutes se sont écoulées. La séance est terminée, le vote aura lieu demain matin à 11H, ici même. Merci à tous d'être venus.
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Don Juan Carlos [Parti Catholique - Conservateur ] : 50%
Guillermo Zamoda [Parti Communiste] : 50%