La Vérité en Rostovie
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Vladimir Ivanov
Joseph Markov "le redoutable..."
20 Avril 2012
Lieu tenu secret.
_ Camarade Ramzan Abdulinev ?
_ Da, camarade Markov, heureux de vous revoir parmi nous !
_ Merci à toi pour ta camaraderie. Vous l'avez fait ?
_ Affirmatif ! l'opération a très bien réussi. Les islamistes, les gays, les fascistes, les anarchistes et autre dégénérés du cerveau n'existeront bientôt plus en Rostovie.
_ Bien...
_ Vous vous êtes apparemment bien remis ? Vous avez eu de la chance !
_ De la chance ? peut-être bien. En tout cas, je vois la mort presque comme un bienfait. Le Communisme rostovique est la seule chose qui me donne encore le courage de m'accrocher à la vie. La lutte contre les anti-communistes est ma seule raison de vivre.
Vous savez, mon ami Ramzan, j'ai une faveur à vous faire partager...
Cette vie me dégoûte. Mon corps me répugne.
Le corps humain n'est qu'un amas de merde. Notre sang n'est qu'un liquide visqueux aussi répugnant que le sperme. Nos os sont si fragiles, si misérables, tandis que notre chaire est assez tendre pour nourrir les crocs et les flammes.
Le corps humain me répugne d'une intensité que tu ne peux même pas imaginer.
Les femmes qui éjectent du sang moisit par leurs entre-jambes puants, des hommes qui font de même avec un tube mou honteux et ridicule éjectant un autre liquide tout aussi dégueulasse.
Je ne sais pas ce que Dieu a voulu, mais il a vraiment créé un être abject.
L'homme, la femme, les animaux, les plantes, tout n'est qu'un virtuel ridicule n'ayant aucun sens, aucun avenir.
Écoute bien : je respire cet air contaminé par vos immondes bouches et vos sataniques respirations, les faits et gestes des êtres humains, même les plus petits, ne sont que de misérables conséquences de processus chimiques débiles sécrétés par le cerveau. Vos réflexes, vos émotions, vos sentiments, vos ressentis, l'amour, et autres saloperies du même genre me donnent la nausée depuis trop longtemps. Je vomis ces ignobles poumons, ses innommables tripes, ce cœur misérable qui nous noie de sangs dans notre odieuse prison qu'est le corps humain.
Je sens constamment la puanteur de la chair humaine, je ne cesse de sentir cette odeur fétide depuis que ma pet-asse de mère m'a enfanté via son uterus hideux.
Sa pue le dégueuli, sa sent vraiment la merde.
L'amour est une horreur qu'il faudra à tout prix éliminer. C'est une tumeur, un cancer auquel il faut rajouter tous ses métastases paralysant.
Les humains me font pitié, par leur faiblesse, leur soumission, leur absurdité, leur orgueil démesuré qui fait face à la réalité misérable de leur situation et de leur sort. Cette honte, cette ignominie qui les entoure nourrit ma haine depuis mon arrivée sur cette foutue Planète. Se sont des pestiférés, des microbes à exterminer, à éradiquer.
Cette haine de l'humain me fait subir une souffrance atroce qui ne fait qu'augmenter de jour en jour. Mes mutilations étaient nombreuses quand j'étais encore qu'un enfant de 8-9 ans. Je haïssais ma mère de m'avoir enfanter, je maudissais les Dieux de m'avoir envoyer sur cette put1 de Terre hideusement contaminés par tous ces êtres vivants, aussi bien les humains que les animaux et les végétaux. Si l'humanité équivaut à la Peste Noire, le règne animal n'est autre que le choléra, et les espèces végétales constituent le tetanos.
A 11 ans, mon rêve était clair : tout faire sauter. Mon identité, mon âme est fondée sur un seul but : abattre, briser, broyer, écraser, écrabouiller, extirper, foudroyer, engloutir, démolir, ravager, pulvériser, décimer, détruire, exterminer, désintégrer, éradiquer et annihiler.
L'être vivant, ce tas de vomi, de chiasse, de pisse, de diarrhée, de détritus, de saloperie qui ose se croire "digne" alors qu'il n'est que de la matière, est dirigé par des réactions chimiques déterminées par des résultats mathématiques aussi abstraits que absurdes sans le moindre but transcendent, sans la moindre raison ni même logique.
Où les naïfs voient "dignité", j'y vois ridicule. Où ils voient homme, j'y vois puanteur. Où ils voient beauté, j'y vois merde. Là où ils voient Dieu, j'y vois le Hasard.
Dans ce monde, tout n'est que hasard et ridicule.
Et je compte bien assister au Crépuscule de l'Humanité, et à l'aube d'un nouveau jour où naîtra une nouvelle espèce composée de métal froid et d'énergie pure. Oui, la chair est faible, et ce qui est faible ne mérite pas d'exister. Ces cyborgs peupleront notre Monde dans un avenir lointain, mais certain.
Je hais l'homme, je hais la femme, j'exècre l'humanité toute entière. L'Idéologie et la Masse forment 2 composantes supérieures, où l'individu joue son rôle de crasse, il périme, il moisit tout ce qu'il touche avec monstruosité, par ses faits et gestes, ses pensées perverses et sa quantité de merde qu'il éjecte quotidiennement.
Cette pandémie, ce Typhus qu'est l'espèce humaine doit être éradiqué.
Un jour mon ami, un jour, nous verrons la Force (insensible, inaliénable et indestructible) triompher, et ce jour là je pourrais enfin respirer de l'air pur.
20 Avril 2012
Lieu tenu secret.
_ Camarade Ramzan Abdulinev ?
_ Da, camarade Markov, heureux de vous revoir parmi nous !
_ Merci à toi pour ta camaraderie. Vous l'avez fait ?
_ Affirmatif ! l'opération a très bien réussi. Les islamistes, les gays, les fascistes, les anarchistes et autre dégénérés du cerveau n'existeront bientôt plus en Rostovie.
_ Bien...
_ Vous vous êtes apparemment bien remis ? Vous avez eu de la chance !
_ De la chance ? peut-être bien. En tout cas, je vois la mort presque comme un bienfait. Le Communisme rostovique est la seule chose qui me donne encore le courage de m'accrocher à la vie. La lutte contre les anti-communistes est ma seule raison de vivre.
Vous savez, mon ami Ramzan, j'ai une faveur à vous faire partager...
Cette vie me dégoûte. Mon corps me répugne.
Le corps humain n'est qu'un amas de merde. Notre sang n'est qu'un liquide visqueux aussi répugnant que le sperme. Nos os sont si fragiles, si misérables, tandis que notre chaire est assez tendre pour nourrir les crocs et les flammes.
Le corps humain me répugne d'une intensité que tu ne peux même pas imaginer.
Les femmes qui éjectent du sang moisit par leurs entre-jambes puants, des hommes qui font de même avec un tube mou honteux et ridicule éjectant un autre liquide tout aussi dégueulasse.
Je ne sais pas ce que Dieu a voulu, mais il a vraiment créé un être abject.
L'homme, la femme, les animaux, les plantes, tout n'est qu'un virtuel ridicule n'ayant aucun sens, aucun avenir.
Écoute bien : je respire cet air contaminé par vos immondes bouches et vos sataniques respirations, les faits et gestes des êtres humains, même les plus petits, ne sont que de misérables conséquences de processus chimiques débiles sécrétés par le cerveau. Vos réflexes, vos émotions, vos sentiments, vos ressentis, l'amour, et autres saloperies du même genre me donnent la nausée depuis trop longtemps. Je vomis ces ignobles poumons, ses innommables tripes, ce cœur misérable qui nous noie de sangs dans notre odieuse prison qu'est le corps humain.
Je sens constamment la puanteur de la chair humaine, je ne cesse de sentir cette odeur fétide depuis que ma pet-asse de mère m'a enfanté via son uterus hideux.
Sa pue le dégueuli, sa sent vraiment la merde.
L'amour est une horreur qu'il faudra à tout prix éliminer. C'est une tumeur, un cancer auquel il faut rajouter tous ses métastases paralysant.
Les humains me font pitié, par leur faiblesse, leur soumission, leur absurdité, leur orgueil démesuré qui fait face à la réalité misérable de leur situation et de leur sort. Cette honte, cette ignominie qui les entoure nourrit ma haine depuis mon arrivée sur cette foutue Planète. Se sont des pestiférés, des microbes à exterminer, à éradiquer.
Cette haine de l'humain me fait subir une souffrance atroce qui ne fait qu'augmenter de jour en jour. Mes mutilations étaient nombreuses quand j'étais encore qu'un enfant de 8-9 ans. Je haïssais ma mère de m'avoir enfanter, je maudissais les Dieux de m'avoir envoyer sur cette put1 de Terre hideusement contaminés par tous ces êtres vivants, aussi bien les humains que les animaux et les végétaux. Si l'humanité équivaut à la Peste Noire, le règne animal n'est autre que le choléra, et les espèces végétales constituent le tetanos.
A 11 ans, mon rêve était clair : tout faire sauter. Mon identité, mon âme est fondée sur un seul but : abattre, briser, broyer, écraser, écrabouiller, extirper, foudroyer, engloutir, démolir, ravager, pulvériser, décimer, détruire, exterminer, désintégrer, éradiquer et annihiler.
L'être vivant, ce tas de vomi, de chiasse, de pisse, de diarrhée, de détritus, de saloperie qui ose se croire "digne" alors qu'il n'est que de la matière, est dirigé par des réactions chimiques déterminées par des résultats mathématiques aussi abstraits que absurdes sans le moindre but transcendent, sans la moindre raison ni même logique.
Où les naïfs voient "dignité", j'y vois ridicule. Où ils voient homme, j'y vois puanteur. Où ils voient beauté, j'y vois merde. Là où ils voient Dieu, j'y vois le Hasard.
Dans ce monde, tout n'est que hasard et ridicule.
Et je compte bien assister au Crépuscule de l'Humanité, et à l'aube d'un nouveau jour où naîtra une nouvelle espèce composée de métal froid et d'énergie pure. Oui, la chair est faible, et ce qui est faible ne mérite pas d'exister. Ces cyborgs peupleront notre Monde dans un avenir lointain, mais certain.
Je hais l'homme, je hais la femme, j'exècre l'humanité toute entière. L'Idéologie et la Masse forment 2 composantes supérieures, où l'individu joue son rôle de crasse, il périme, il moisit tout ce qu'il touche avec monstruosité, par ses faits et gestes, ses pensées perverses et sa quantité de merde qu'il éjecte quotidiennement.
Cette pandémie, ce Typhus qu'est l'espèce humaine doit être éradiqué.
Un jour mon ami, un jour, nous verrons la Force (insensible, inaliénable et indestructible) triompher, et ce jour là je pourrais enfin respirer de l'air pur.
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Vladimir Ivanov
Témoignage d'un voyageur occidental...
Juin 2012
Une fois arrivé à l'Aéroport de Novgorod j'y ai vu un visage... celui de Kirov. Un immense portrait recouvrait toute l'entrée principale, de façon à ce qu'elle soit visible à tous les passants.
Moi qui parle que peu le rostovien, et qui a toujours du mal à reconnaître le cyrillique, je pose beaucoup de questions en anglais aux inconnus.
Les rostoviens sont, pour la quasi-totalité de ceux à qui j'ai parlé, d'une gentillesse étonnante, et malgré leur anglais très médiocre ils ont toujours le sourire une fois qu'ils sont en face de vous. Cela devient un vrai plaisir de parler avec des gens aussi aimables.
Une fois sortie de l'immense aéroport de la capitale (le plus grand de la Rostovie), je découvre enfin une des plus belles villes du Monde. Les rues sont propres, les édifices sont magnifiques, la culture rostovienne y ai infiniment plus respectée que chez nous, en Occident.
Pour plus d'informations, très souvent, je parle aux inconnus, et toujours aussi aimables.
Alors que chez moi, en Occident, et en particulier dans mon pays, les jeunes sont particulièrement indisciplinés pour ne pas dire méprisant envers les adultes, en Rostovie, ils sont tous d'une gentillesse à couper le souffle.
Plusieurs fois, dans les transports en communs (ils sont les plus utilisés en Rostovie, très loin devant la voiture individuelle qui est en pleine régression...), lorsqu'il n'y avait plus de place pour s'assoir, j'y ai vu des jeunes garçons et des jeunes filles quitter leur siège pour les laissés aux séniors, ou aux plus souffrants.
On m'a même fait plusieurs fois la proposition (je n'ai pourtant que 40 ans), toujours par des jeunes.
Dans ce pays, la fraternité est discrète mais réelle.
Autre chose auquel je ne m'attendais pas : la publicité est inexistante. Et je n'exagère pas. Si les panneaux ne renseignent pas les touristes, pour la direction des lieux, etc... ils sont politiques et vantent les mérite de la Grande Rostovie et du Communisme kirovien.
Une caractéristique que j'ai vu aussi dans cette ville, c'est la police... et pas seulement : l'armée aussi. Des soldats, armés jusqu'aux dents, il y en a partout. Les policiers sont bien-sûr encore plus nombreux.
Un jours, alors que je discutais avec un vieil homme, extrêmement aimable et très souriant malgré ses souffrances physiques du à son grand âge, j'ai décidé d'aborder la politique. En effet, il était une des rares personnes à parler très bien l'anglais.
"Que pensez vous du Parti Communiste et du dirigeant Kirov ? Approuvez vous leur politique actuelle ?"
C'est alors que son visage devînt pâle comme les monts thorvaliens en hiver. Son sourire laissa place à une expression de terreur... il me dit :
"Je... oui, il... oui j'aime le Parti, j'aime mon pays, j'aime l'ANR, et je leur suis entièrement reconnaissant d'avoir instaurer la paix et la fraternité. Mais je ne veux pas parler de cela. Oui, Kirov est vraiment un dirigeant très bon, je l'aime beaucoup, ma femme l'aime beaucoup, mes fils et mes petits fils l'adorent. Mais je ne veux pas... parler de cela, j'ai... j'ai d'autres choses... à faire, merci encore et au revoir."
Le vieil homme s'en alla, le visage pâle et presque terrorisé. Il semblait même trembler...
C'est la première fois de ma vie que je vois cela. Chez nous, dans notre pays, le sujet tabou c'est le sexe et l'amour. Ici, dans ce pays, c'est la Politique.
Cela fait froid dans le dos... Malgré toutes les choses positives que j'ai vu jusqu'ici, la Rostovie fait, effectivement, très peur.
Malgré cela, les rostoviens ne sont pas tous malheureux. La société est particulièrement silencieuse certes, mais j'ai déjà vu plusieurs fois des enfants joués dans des petits parcs d'attraction, pourtant très "sobres", avec leurs mères, souriantes.
Les rostoviens sont aussi très curieux. Alors qu'en Occident on évite de nombreux sujets de la vie privée, on aime parler de la pluie et du beau temps, de choses banales, ici, en Rostovie, les petites gens abordent facilement le domaine philosophique, voire votre vie privée.
Toujours en pleine journée, alors que je visitais la grande place centrale de Novgorod, un homme de 58 ans vînt vers moi pour me poser des questions (il a vu, par ma façon de m'habiller, que j'étais un étranger...).
Très vite, il me posa des questions sur l'amour, ma raison de vivre, si j'avais une femme, des enfants, si j'étais heureux, etc...
C'était à la fois gênant et passionnant.
Le soir, je dors à l'hôtel. Moi qui suit de la classe "moyenne-supérieure", occasionnellement, je me suis dis qu'il fallait prendre un hôtel à plusieurs étoiles. J'ai donc été dans un des plus célèbres de la ville : l'Hotêl Ukraïna.
Première impression, déjà, pas très étonnante, un portrait de Vladimir Kirov.
Deuxième impression : le prix. Il est extraordinairement bas. Et le pire, c'est que les touristes ne sont pas les seuls à bénéficier des services de cet hôtel. Des éboueurs, des simples travailleurs rostoviens y logent, aux côtés des membres du Parti !
Certes, les simples employés et les "petites gens" n'ont pas (une grande partie d'entre eux en tout cas) de voitures pour particuliers. Contrairement aux membres du Parti. Mais la nourriture, les hôtels, les magasins, les musées (étant pratiquement tous gratuit) sont à portée de tous. Tout est public, rien est privé. Tout est facile d'accès et tout le monde peut y accéder.
Il s'agit là d'un fait qui m'impressionne positivement.
Novogord, pour résumé, est une ville hors-norme. Elle n'est certes, pas la plus grande ville du Monde par la population (mais tout de même près de 15 millions d'habitants, soit dans le top-20) elle est la N°1 par la superficie. Elle est immense et cette visite m'a épuisée. Heureusement que le métro est, en plus d'être absolument magnifique, extrêmement dense, rapide et efficace.
Le lendemain, je prends le train pour Ivanovgrad. Mais avant, il faut dormir. Le silence est encore une fois omniprésent. Les voitures étant peu nombreuses ont peu comprendre ce silence, qui n'en demeure pas moins étonnant.
Je me lève tôt, et après toute la préparation je pars pour la Gare de l'Est. Le billet que je possède pour prendre ce train est exactement le même que celui des rostoviens... son prix est simple : 1 euro.
Avec étonnement, je me demande combien peut leur rapporter le tourisme ? Tout est gratuit ou tout est bon marché !
J'ai visiblement apporté trop de fric. J'avais peur qu'on me le vole. Et voilà, le jours est arrivé : c'était 6 heure du matin, et j'ai fait tombé mon billet de 1000 kiroveïs (soit plus de 300 euros), dans la rue, probablement sur le trottoir. Il fallait que cela arrive, moi qui suit pourtant assez prudent...
Un jeune de 23 ans me l'a ramassé et ma l'a rapporté... en courant ! Il aurait très bien pu le garder étant donné que je ne savais rien, je continuais ma route, et Dieu sait à quel point je marche vite !
Mes remerciements dépassaient à peine -en valeur- mon étonnement. Je me suis dit... quelque chose ne va pas... il m'a filé un faux billet ! Je pars vite dans une agence qui vérifie mon billet. C'était bien lui. Un vrai billet dépassant 330€. Décidément, dans ce pays, l'argent n'a pas de valeur !
Cependant, je garderais toujours en moi le visage de cet honnête homme.
Bon, c'est 6h30, il ne faut pas oublier le train.
Entre Novgorod et Ivanovgrad, grâce la grande vitesse du train, tout récent (grands travaux des années 2007-2011) le voyage dure moins de 2 heures.
A la campagne, tout proche de la ville d'Ivanovgrad, je vois une gigantesque statue, immense, titanesque, comparable à la taille de gratte-ciels. J'ai jamais vu une statue aussi imposante. J'ai posée la question à une hôtesse de train, elle m'a dit qu'elle venait d'être finie, sa construction avait débutée en Novembre 2011. Il s'agit, vous l'aurez devinez, d'une statue de Kirov, atteignant 240 mètres de hauteur avec sa base en béton armé. La statue en elle-même fait 175 m. [hrp : la statue de la liberté à NY, avec le socle, ne dépasse pas 100m]
Une fois arrivée à Ivanovgrad je vois une ville industrielle, mais aussi historique et dotée d'un riche patrimoine culturel. Grands musées, églises magnifiques. Il n'y a qu'une petite mosquée et, non loin, un petit temple bouddhiste, mais ils sont à l'écart du centre-ville.
Face à la Cathédrale de l'Annonciation, vieille de 4 siècles, se trouve un immense musée de la Révolution kirovienne.
L'architecture socialiste est omniprésente, tous les bâtiments sont simples, grands et froids, dans le style "gothique ovskorinien" de l'époque de l'URSR.
Là bas, j'y ai visité une grande école. Uniformes et disciplines de fer, tous les étudiants sont strictement encadrés.
La devise de l'école, à l'entrée, n'est autre que : "Les écoliers sont les humbles serviteurs de la Nation Rostove et du Parti Communiste. Ils serviront l'État et la Patrie jusqu'à leur mort. Kirov est la Lumière. Ainsi soit-il."
La police et l'armée, encore une fois, ne sont jamais loin. Une base militaire se trouve près du centre de recherche à hautes technologies au sud de la ville.
J'y ai également repéré plusieurs centres industriels : chimie, pétrochimie, usines de traitement de métaux lourds, raffinage de pétrole et de gaz naturel, usines de production purement industrielles, usines d'armement, bref, surtout des industries sidérurgiques et métallurgiques.
L'immense statue de Kirov que j'ai vu tout à l'heure est encore visible. Et ce, peu importe le lieu de la ville où l'on se situe.
Kirov par ci, Kirov par là... Kirov est partout.
Avant de repartir, j'ai été invité à loger chez un rostovien, apparemment plutôt aisé. Certes, il n'avait pas de voitures, il n'était donc pas un membre du Parti, mais sa fonction de chercheur dans le Centre de haute technologie, et étant père de 4 enfants, il vit dans un appartement suffisamment grand pour toute sa famille, au milieu d'un immeuble de 15 étages.
Je me suis dit : "tant mieux que je ne loge pas à l'hôtel, voilà enfin un endroit où je ne verrais pas le visage terrifiant de Kirov. Cet homme est vraiment très sympa de m'avoir fait ce "cadeau".
Mais voilà : dans leur salle principale, j'y ai vu un portrait...
celui de Kirov !
Au dîner, on a fait connaissance. C'était facile de parler avec lui et sa femme étant donné qu'ils savaient très bien parler anglais. Au début, je n'ai pas osé demandé pourquoi ils avaient affiché ce portrait étant donné qu'il y en avait déjà bien assez dehors...
Toujours très aimables, d'une gentillesse vraiment éblouissante. Les enfants, dont 2 étaient très jeunes, ne faisait pas beaucoup de boucan... loin de là, ils étaient même tous sages comme des images.
Il m'ont en effet posé beaucoup de question sur ma vie privée, mon métier, mon activité professionnel dans mon pays, etc...
"Comment voyez vous notre pays chez vous ?" demanda le Père.
"Écoutez, je ne vais pas vous mentir, mais la Rostovie est vu comme une dictature de ce qu'on appelle l'axe du Mal, violant les droits fondamentaux de l'être humain. Peu de gens aiment la Rostovie chez nous, j'en suis navré. Ce n'est pas mon cas. L'histoire et la culture de votre pays me fascine et m'a toujours fasciné."
Il me répondit, toujours avec un ton très calme et reposé : "Vous savez, vous les occidentaux, vous avez une vision très stricte et très limitée. C'est dommage. Vous devez comprendre que la Rostovie à besoin d'un régime puissant et fort pour nous permettre de survivre dans la dignité et la fraternité. Dans votre pays, il y a d'autres défauts, d'autres problèmes, mais aussi d'autres atouts. Cependant, je pense également que dans l'avenir, les relations que la Rostovie entretiendra avec votre Monde ira en s'améliorant. J'accepte le fait que tout n'est pas parfait chez nous, mais il faut nous laissé le temps d'évoluer.
En tout cas, je vous remercies de l'intérêt que vous porté à mon pays."
Pas de tensions, seulement un débat assez énergique et passionnée. Je remarque tout de même que, toujours, le sujet "Kirov" est évité. Puis j'ose finalement l'aborder directement :
"Que pensez vous de votre dirigeant ? J'ai vu que vous aviez un de ses portraits affichés dans votre salon."
Et soudain, le Père cessa de sourire et répondit froidement :
"Je suis désolé mais... nous ne pouvons parlez de cela. Tout ce que je peux vous dire, c'est que Kirov est un grand homme et que nous sommes fier qu'il dirige ce pays."
Et plus rien.
Une heure plus tard, alors que les enfants étaient déjà couchés, on entendit frappé à la porte. La femme alla ouvrir et laissa immédiatement entrer les "invités". Les deux mariés, très proches l'un de l'autre, la peur au ventre, regardaient ces trois hommes entrer dans leur appartement. Avec étonnement, je me dis "mais qui est-ce ? des bandits armés ?" Non. Ce fut trois agents du NKRD... Vêtements sombres, lunettes noires. Ils ne laissaient paraître aucune émotion sur leur visages froids.
Ils inspectaient... fouillaient... examinaient...
Après un quart d'heure de fouille, qui semblait interminable, ils repartirent. Ces trois agents savaient parfaitement que les enfants dormaient, voilà pourquoi ils n'ont rien dit, et sont restés le plus discret possible.
Je pose alors une dernière question : "pourquoi ?"
Le père, regardant au sol, ne pu me répondre. Sa femme, qui tremblait encore malgré le soulagement de leur départ, me dit : "nous ne savons pas non plus. Et il vaut mieux ne rien savoir."
Mystère effroyable.
La nuit passée chez eux fut très longue : une vrai nuit blanche. En effet, cette histoire taboue concernant le "leader suprême historique et éternel", puis la visite des agents du NKRD... Tout ceci n'avait pas de sens et me faisait froid dans le dos. Je me posais constamment toute sorte de questions.
Demain, je reprends le train pour Krasnoïarsk, ville de l'extrême orient. Le froid, les bases militaires, les centres de hautes technologies secrets et les hautes montagnes du Grand-Nord-Est rostov...
à suivre...
Juin 2012
Une fois arrivé à l'Aéroport de Novgorod j'y ai vu un visage... celui de Kirov. Un immense portrait recouvrait toute l'entrée principale, de façon à ce qu'elle soit visible à tous les passants.
Moi qui parle que peu le rostovien, et qui a toujours du mal à reconnaître le cyrillique, je pose beaucoup de questions en anglais aux inconnus.
Les rostoviens sont, pour la quasi-totalité de ceux à qui j'ai parlé, d'une gentillesse étonnante, et malgré leur anglais très médiocre ils ont toujours le sourire une fois qu'ils sont en face de vous. Cela devient un vrai plaisir de parler avec des gens aussi aimables.
Une fois sortie de l'immense aéroport de la capitale (le plus grand de la Rostovie), je découvre enfin une des plus belles villes du Monde. Les rues sont propres, les édifices sont magnifiques, la culture rostovienne y ai infiniment plus respectée que chez nous, en Occident.
Pour plus d'informations, très souvent, je parle aux inconnus, et toujours aussi aimables.
Alors que chez moi, en Occident, et en particulier dans mon pays, les jeunes sont particulièrement indisciplinés pour ne pas dire méprisant envers les adultes, en Rostovie, ils sont tous d'une gentillesse à couper le souffle.
Plusieurs fois, dans les transports en communs (ils sont les plus utilisés en Rostovie, très loin devant la voiture individuelle qui est en pleine régression...), lorsqu'il n'y avait plus de place pour s'assoir, j'y ai vu des jeunes garçons et des jeunes filles quitter leur siège pour les laissés aux séniors, ou aux plus souffrants.
On m'a même fait plusieurs fois la proposition (je n'ai pourtant que 40 ans), toujours par des jeunes.
Dans ce pays, la fraternité est discrète mais réelle.
Autre chose auquel je ne m'attendais pas : la publicité est inexistante. Et je n'exagère pas. Si les panneaux ne renseignent pas les touristes, pour la direction des lieux, etc... ils sont politiques et vantent les mérite de la Grande Rostovie et du Communisme kirovien.
Une caractéristique que j'ai vu aussi dans cette ville, c'est la police... et pas seulement : l'armée aussi. Des soldats, armés jusqu'aux dents, il y en a partout. Les policiers sont bien-sûr encore plus nombreux.
Un jours, alors que je discutais avec un vieil homme, extrêmement aimable et très souriant malgré ses souffrances physiques du à son grand âge, j'ai décidé d'aborder la politique. En effet, il était une des rares personnes à parler très bien l'anglais.
"Que pensez vous du Parti Communiste et du dirigeant Kirov ? Approuvez vous leur politique actuelle ?"
C'est alors que son visage devînt pâle comme les monts thorvaliens en hiver. Son sourire laissa place à une expression de terreur... il me dit :
"Je... oui, il... oui j'aime le Parti, j'aime mon pays, j'aime l'ANR, et je leur suis entièrement reconnaissant d'avoir instaurer la paix et la fraternité. Mais je ne veux pas parler de cela. Oui, Kirov est vraiment un dirigeant très bon, je l'aime beaucoup, ma femme l'aime beaucoup, mes fils et mes petits fils l'adorent. Mais je ne veux pas... parler de cela, j'ai... j'ai d'autres choses... à faire, merci encore et au revoir."
Le vieil homme s'en alla, le visage pâle et presque terrorisé. Il semblait même trembler...
C'est la première fois de ma vie que je vois cela. Chez nous, dans notre pays, le sujet tabou c'est le sexe et l'amour. Ici, dans ce pays, c'est la Politique.
Cela fait froid dans le dos... Malgré toutes les choses positives que j'ai vu jusqu'ici, la Rostovie fait, effectivement, très peur.
Malgré cela, les rostoviens ne sont pas tous malheureux. La société est particulièrement silencieuse certes, mais j'ai déjà vu plusieurs fois des enfants joués dans des petits parcs d'attraction, pourtant très "sobres", avec leurs mères, souriantes.
Les rostoviens sont aussi très curieux. Alors qu'en Occident on évite de nombreux sujets de la vie privée, on aime parler de la pluie et du beau temps, de choses banales, ici, en Rostovie, les petites gens abordent facilement le domaine philosophique, voire votre vie privée.
Toujours en pleine journée, alors que je visitais la grande place centrale de Novgorod, un homme de 58 ans vînt vers moi pour me poser des questions (il a vu, par ma façon de m'habiller, que j'étais un étranger...).
Très vite, il me posa des questions sur l'amour, ma raison de vivre, si j'avais une femme, des enfants, si j'étais heureux, etc...
C'était à la fois gênant et passionnant.
Le soir, je dors à l'hôtel. Moi qui suit de la classe "moyenne-supérieure", occasionnellement, je me suis dis qu'il fallait prendre un hôtel à plusieurs étoiles. J'ai donc été dans un des plus célèbres de la ville : l'Hotêl Ukraïna.
Première impression, déjà, pas très étonnante, un portrait de Vladimir Kirov.
Deuxième impression : le prix. Il est extraordinairement bas. Et le pire, c'est que les touristes ne sont pas les seuls à bénéficier des services de cet hôtel. Des éboueurs, des simples travailleurs rostoviens y logent, aux côtés des membres du Parti !
Certes, les simples employés et les "petites gens" n'ont pas (une grande partie d'entre eux en tout cas) de voitures pour particuliers. Contrairement aux membres du Parti. Mais la nourriture, les hôtels, les magasins, les musées (étant pratiquement tous gratuit) sont à portée de tous. Tout est public, rien est privé. Tout est facile d'accès et tout le monde peut y accéder.
Il s'agit là d'un fait qui m'impressionne positivement.
Novogord, pour résumé, est une ville hors-norme. Elle n'est certes, pas la plus grande ville du Monde par la population (mais tout de même près de 15 millions d'habitants, soit dans le top-20) elle est la N°1 par la superficie. Elle est immense et cette visite m'a épuisée. Heureusement que le métro est, en plus d'être absolument magnifique, extrêmement dense, rapide et efficace.
Le lendemain, je prends le train pour Ivanovgrad. Mais avant, il faut dormir. Le silence est encore une fois omniprésent. Les voitures étant peu nombreuses ont peu comprendre ce silence, qui n'en demeure pas moins étonnant.
Je me lève tôt, et après toute la préparation je pars pour la Gare de l'Est. Le billet que je possède pour prendre ce train est exactement le même que celui des rostoviens... son prix est simple : 1 euro.
Avec étonnement, je me demande combien peut leur rapporter le tourisme ? Tout est gratuit ou tout est bon marché !
J'ai visiblement apporté trop de fric. J'avais peur qu'on me le vole. Et voilà, le jours est arrivé : c'était 6 heure du matin, et j'ai fait tombé mon billet de 1000 kiroveïs (soit plus de 300 euros), dans la rue, probablement sur le trottoir. Il fallait que cela arrive, moi qui suit pourtant assez prudent...
Un jeune de 23 ans me l'a ramassé et ma l'a rapporté... en courant ! Il aurait très bien pu le garder étant donné que je ne savais rien, je continuais ma route, et Dieu sait à quel point je marche vite !
Mes remerciements dépassaient à peine -en valeur- mon étonnement. Je me suis dit... quelque chose ne va pas... il m'a filé un faux billet ! Je pars vite dans une agence qui vérifie mon billet. C'était bien lui. Un vrai billet dépassant 330€. Décidément, dans ce pays, l'argent n'a pas de valeur !
Cependant, je garderais toujours en moi le visage de cet honnête homme.
Bon, c'est 6h30, il ne faut pas oublier le train.
Entre Novgorod et Ivanovgrad, grâce la grande vitesse du train, tout récent (grands travaux des années 2007-2011) le voyage dure moins de 2 heures.
A la campagne, tout proche de la ville d'Ivanovgrad, je vois une gigantesque statue, immense, titanesque, comparable à la taille de gratte-ciels. J'ai jamais vu une statue aussi imposante. J'ai posée la question à une hôtesse de train, elle m'a dit qu'elle venait d'être finie, sa construction avait débutée en Novembre 2011. Il s'agit, vous l'aurez devinez, d'une statue de Kirov, atteignant 240 mètres de hauteur avec sa base en béton armé. La statue en elle-même fait 175 m. [hrp : la statue de la liberté à NY, avec le socle, ne dépasse pas 100m]
Une fois arrivée à Ivanovgrad je vois une ville industrielle, mais aussi historique et dotée d'un riche patrimoine culturel. Grands musées, églises magnifiques. Il n'y a qu'une petite mosquée et, non loin, un petit temple bouddhiste, mais ils sont à l'écart du centre-ville.
Face à la Cathédrale de l'Annonciation, vieille de 4 siècles, se trouve un immense musée de la Révolution kirovienne.
L'architecture socialiste est omniprésente, tous les bâtiments sont simples, grands et froids, dans le style "gothique ovskorinien" de l'époque de l'URSR.
Là bas, j'y ai visité une grande école. Uniformes et disciplines de fer, tous les étudiants sont strictement encadrés.
La devise de l'école, à l'entrée, n'est autre que : "Les écoliers sont les humbles serviteurs de la Nation Rostove et du Parti Communiste. Ils serviront l'État et la Patrie jusqu'à leur mort. Kirov est la Lumière. Ainsi soit-il."
La police et l'armée, encore une fois, ne sont jamais loin. Une base militaire se trouve près du centre de recherche à hautes technologies au sud de la ville.
J'y ai également repéré plusieurs centres industriels : chimie, pétrochimie, usines de traitement de métaux lourds, raffinage de pétrole et de gaz naturel, usines de production purement industrielles, usines d'armement, bref, surtout des industries sidérurgiques et métallurgiques.
L'immense statue de Kirov que j'ai vu tout à l'heure est encore visible. Et ce, peu importe le lieu de la ville où l'on se situe.
Kirov par ci, Kirov par là... Kirov est partout.
Avant de repartir, j'ai été invité à loger chez un rostovien, apparemment plutôt aisé. Certes, il n'avait pas de voitures, il n'était donc pas un membre du Parti, mais sa fonction de chercheur dans le Centre de haute technologie, et étant père de 4 enfants, il vit dans un appartement suffisamment grand pour toute sa famille, au milieu d'un immeuble de 15 étages.
Je me suis dit : "tant mieux que je ne loge pas à l'hôtel, voilà enfin un endroit où je ne verrais pas le visage terrifiant de Kirov. Cet homme est vraiment très sympa de m'avoir fait ce "cadeau".
Mais voilà : dans leur salle principale, j'y ai vu un portrait...
celui de Kirov !
Au dîner, on a fait connaissance. C'était facile de parler avec lui et sa femme étant donné qu'ils savaient très bien parler anglais. Au début, je n'ai pas osé demandé pourquoi ils avaient affiché ce portrait étant donné qu'il y en avait déjà bien assez dehors...
Toujours très aimables, d'une gentillesse vraiment éblouissante. Les enfants, dont 2 étaient très jeunes, ne faisait pas beaucoup de boucan... loin de là, ils étaient même tous sages comme des images.
Il m'ont en effet posé beaucoup de question sur ma vie privée, mon métier, mon activité professionnel dans mon pays, etc...
"Comment voyez vous notre pays chez vous ?" demanda le Père.
"Écoutez, je ne vais pas vous mentir, mais la Rostovie est vu comme une dictature de ce qu'on appelle l'axe du Mal, violant les droits fondamentaux de l'être humain. Peu de gens aiment la Rostovie chez nous, j'en suis navré. Ce n'est pas mon cas. L'histoire et la culture de votre pays me fascine et m'a toujours fasciné."
Il me répondit, toujours avec un ton très calme et reposé : "Vous savez, vous les occidentaux, vous avez une vision très stricte et très limitée. C'est dommage. Vous devez comprendre que la Rostovie à besoin d'un régime puissant et fort pour nous permettre de survivre dans la dignité et la fraternité. Dans votre pays, il y a d'autres défauts, d'autres problèmes, mais aussi d'autres atouts. Cependant, je pense également que dans l'avenir, les relations que la Rostovie entretiendra avec votre Monde ira en s'améliorant. J'accepte le fait que tout n'est pas parfait chez nous, mais il faut nous laissé le temps d'évoluer.
En tout cas, je vous remercies de l'intérêt que vous porté à mon pays."
Pas de tensions, seulement un débat assez énergique et passionnée. Je remarque tout de même que, toujours, le sujet "Kirov" est évité. Puis j'ose finalement l'aborder directement :
"Que pensez vous de votre dirigeant ? J'ai vu que vous aviez un de ses portraits affichés dans votre salon."
Et soudain, le Père cessa de sourire et répondit froidement :
"Je suis désolé mais... nous ne pouvons parlez de cela. Tout ce que je peux vous dire, c'est que Kirov est un grand homme et que nous sommes fier qu'il dirige ce pays."
Et plus rien.
Une heure plus tard, alors que les enfants étaient déjà couchés, on entendit frappé à la porte. La femme alla ouvrir et laissa immédiatement entrer les "invités". Les deux mariés, très proches l'un de l'autre, la peur au ventre, regardaient ces trois hommes entrer dans leur appartement. Avec étonnement, je me dis "mais qui est-ce ? des bandits armés ?" Non. Ce fut trois agents du NKRD... Vêtements sombres, lunettes noires. Ils ne laissaient paraître aucune émotion sur leur visages froids.
Ils inspectaient... fouillaient... examinaient...
Après un quart d'heure de fouille, qui semblait interminable, ils repartirent. Ces trois agents savaient parfaitement que les enfants dormaient, voilà pourquoi ils n'ont rien dit, et sont restés le plus discret possible.
Je pose alors une dernière question : "pourquoi ?"
Le père, regardant au sol, ne pu me répondre. Sa femme, qui tremblait encore malgré le soulagement de leur départ, me dit : "nous ne savons pas non plus. Et il vaut mieux ne rien savoir."
Mystère effroyable.
La nuit passée chez eux fut très longue : une vrai nuit blanche. En effet, cette histoire taboue concernant le "leader suprême historique et éternel", puis la visite des agents du NKRD... Tout ceci n'avait pas de sens et me faisait froid dans le dos. Je me posais constamment toute sorte de questions.
Demain, je reprends le train pour Krasnoïarsk, ville de l'extrême orient. Le froid, les bases militaires, les centres de hautes technologies secrets et les hautes montagnes du Grand-Nord-Est rostov...
à suivre...
-
Vladimir Ivanov
Le train que j'ai pris pour Krasnoïarsk était bien plus cher. Peut-être est-ce parce que cette grande ville de l'extrême orient rostov est classée parmis les "villes à secret d'État militaire".
Durant le voyage, toujours aussi agréable, avec des hôtesses de train aussi belles que sympathiques, je regarde surtout le paysage :
[img]http://www.insu.cnrs.fr/ib2447,foret-boreale-siberie.jpg[/img]
Magnifique, géant, gelé, mystique et inhumain (dans le sens "inhabitable"). Voilà les adjectifs qui traversent votre esprit quand vous regardez la Rostovie orientale et sa sublime forêt boréale.
Une fois sortie de la Gare, je prends le bus, qui arrive à al périphérie de la ville. Il me semble avoir vu des indications interdisant de circuler dans certains secteurs. Tiens ! en voilà encore une ! Et là ! Encore ! Décidément, les interdits sont nombreux dans cette région, il doit y avoir non loin d'ici, des bases militaires et des centres de recherche secrets...
Par contre, le centre de recherche principal, le fameux "Centre Kirov", à coopération internationale (dans le Pacte de Novgorod), celui qu'on appelle la "Silicon Valley rostove", est souvent exhibé sur les panneaux "de propagande".
J'arrive en centre-ville. Églises, immeubles administratifs communistes, musées de la Révolution kirovienne, etc...
Il y a peu de centres de loisirs ou de centres sportifs.
Quelques affiches de propagande qui ont particulièrement attirées mon attention :
[img]http://img19.imageshack.us/img19/3536/nousvainqueronslesnordi.jpg[/img]
Le Rostovien patriote communiste transperçant le petit lochlannais fasciste...
Le Lochlann qui accuse la Rostovie d'être un pays de gitans... jusqu'ici, je n'ai vu aucun manouche, aucun lieux où ils pouvaient être installés.
Le gouvernement communiste oblige à toute la population, sans exception, une insertion et une assimilation totale à la Société. Les communautarismes raciaux n'existent pas. Les cultures par contre, les langues subsistent dans les républiques autonomes du Karakhan, de l'Atyrstan et de la Palatie. Des régions historiquement très anciennes, qui ont droit à conserver leur langue, leur tradition et leur culture, mais toujours, dans le cadre du socialisme kirovien, sans oublier le pouvoir suprême de la Capitale Novgorod, ce que l'élite communiste appelle le "centralisme démocratique".
Les "gens du voyage", les gitans, n'existent plus : ils sont enrôlés comme les autres dans le Système universaliste communiste.
En tout cas, voilà ce que j'ai appris, après nombre de lectures, tant en Occident qu'en Rostovie.
[img]http://img819.imageshack.us/img819/1176/nonaudollar.jpg[/img]
Une affiche montrant la fierté et la force -physique et spirituelle- de l'Homme rostov face à la tentation diabolique de "l'argent libre" (représenté par un dollar pélabssien).
Argent libre, car en Rostovie -tout comme on fait la différence entre la propriété privée (interdite) et la propriété personnelle (totalement autorisée, quoique limitée par l'interdiction de la première)- on fait également la différence entre l'argent libre et l'argent contrôlé. Le premier est élevé au rang de but suprême dans les sociétés occidentales. L'argent dit "contrôlé" est celui utilisé dans les "démocraties populaires", les régimes communistes, soit un simple moyen de paiement et de mesure de richesse.
[img]http://img819.imageshack.us/img819/1871/libertdelapressebourgeo.jpg[/img]
Autre image de propagande montrant le capitalisme tout puissant, manipulant les fonctionnaires, la presse et tous les médias d'informations.
[img]http://img294.imageshack.us/img294/963/letoutpuissantbanquier.jpg[/img]
Autre affiche, condamnant les petits idiots utiles écolo-maniaques internationalo-métisseurs et humanitaro-gauchistes, ne faisant pas le poids face au tout puissant capitaliste, qui ne fait que jouer avec eux.
Toutes ces propagandes condamnent donc le capitalisme, mais aussi le fascisme, le racisme, le communautarisme, le gauchisme occidental, ainsi que certains fanatismes religieux. Je dis certains parce que le fanatisme kirovien est "toléré", voire même "plutôt recommandé" pour ne pas dire "obligatoire"... !
____________________________________________
C'est alors qu'en centre-ville j'y ai vu cette immense affiche (avec traduction française) :
[img]http://img339.imageshack.us/img339/6648/affichedepropagandekiro.jpg[/img]
C'est là que j'ai compris le rôle impérialiste de la Rostovie.
Ce pays est considéré comme anti-impérialiste. Mais il l'est aussi apparemment ! Toute cette fixation sur l'armée, la guerre, le militaire, les recherches en matière de guerre bactériologique, chimique ou nucléaire...
La Rostovie se lancera t-elle à la conquête du Monde ? Question un peu stupide ou tout simplement "conne" ?
Aucun passant ne regardait cette immense affiche sauf moi-même.
J'ai décidé, ma curiosité étant sans limite, de demandé à un passant qui me semblait assez "connaisseur", son avis sur ce culte de la personnalité mis en place par le PCR pour Kirov.
Voici ce qu'il me dit : "Kirov est mon maître. Je le servirai corps et âme. Il est le représentant éternel de ma Patrie.
Vous savez quoi ? Kirov ne se mariera jamais. Pourquoi ? parce qu'il est déjà marié, il a déjà une femme. Si ma Mère c'est la Rostovie, mon Père, c'est Kirov."
Puis il est parti...
Je demande à un autre passant, qui je l'espère, sera un peu moins "illuminé"... C'était une femme, la trentaine...
"Écoutez, Kirov est notre guide. Il est LE Guide Suprême."
Je répondis avec un peu d'énergie : "Mais, c'est un homme comme tout le Monde ! il est né, il a des faiblesses comme tous, il est un être humain comme vous tous !"
Elle me répondit avec des yeux lumineux, froids et transperçant : "Au sommet, il y a Dieu, ensuite il y a Kirov et après, l'Humanité."
Mais ils sont tous fou ???? Tous des tarés ? Les rostoviens sont tous des illuminés !
à suivre...
Durant le voyage, toujours aussi agréable, avec des hôtesses de train aussi belles que sympathiques, je regarde surtout le paysage :
[img]http://www.insu.cnrs.fr/ib2447,foret-boreale-siberie.jpg[/img]
Magnifique, géant, gelé, mystique et inhumain (dans le sens "inhabitable"). Voilà les adjectifs qui traversent votre esprit quand vous regardez la Rostovie orientale et sa sublime forêt boréale.
Une fois sortie de la Gare, je prends le bus, qui arrive à al périphérie de la ville. Il me semble avoir vu des indications interdisant de circuler dans certains secteurs. Tiens ! en voilà encore une ! Et là ! Encore ! Décidément, les interdits sont nombreux dans cette région, il doit y avoir non loin d'ici, des bases militaires et des centres de recherche secrets...
Par contre, le centre de recherche principal, le fameux "Centre Kirov", à coopération internationale (dans le Pacte de Novgorod), celui qu'on appelle la "Silicon Valley rostove", est souvent exhibé sur les panneaux "de propagande".
J'arrive en centre-ville. Églises, immeubles administratifs communistes, musées de la Révolution kirovienne, etc...
Il y a peu de centres de loisirs ou de centres sportifs.
Quelques affiches de propagande qui ont particulièrement attirées mon attention :
[img]http://img19.imageshack.us/img19/3536/nousvainqueronslesnordi.jpg[/img]
Le Rostovien patriote communiste transperçant le petit lochlannais fasciste...
Le Lochlann qui accuse la Rostovie d'être un pays de gitans... jusqu'ici, je n'ai vu aucun manouche, aucun lieux où ils pouvaient être installés.
Le gouvernement communiste oblige à toute la population, sans exception, une insertion et une assimilation totale à la Société. Les communautarismes raciaux n'existent pas. Les cultures par contre, les langues subsistent dans les républiques autonomes du Karakhan, de l'Atyrstan et de la Palatie. Des régions historiquement très anciennes, qui ont droit à conserver leur langue, leur tradition et leur culture, mais toujours, dans le cadre du socialisme kirovien, sans oublier le pouvoir suprême de la Capitale Novgorod, ce que l'élite communiste appelle le "centralisme démocratique".
Les "gens du voyage", les gitans, n'existent plus : ils sont enrôlés comme les autres dans le Système universaliste communiste.
En tout cas, voilà ce que j'ai appris, après nombre de lectures, tant en Occident qu'en Rostovie.
[img]http://img819.imageshack.us/img819/1176/nonaudollar.jpg[/img]
Une affiche montrant la fierté et la force -physique et spirituelle- de l'Homme rostov face à la tentation diabolique de "l'argent libre" (représenté par un dollar pélabssien).
Argent libre, car en Rostovie -tout comme on fait la différence entre la propriété privée (interdite) et la propriété personnelle (totalement autorisée, quoique limitée par l'interdiction de la première)- on fait également la différence entre l'argent libre et l'argent contrôlé. Le premier est élevé au rang de but suprême dans les sociétés occidentales. L'argent dit "contrôlé" est celui utilisé dans les "démocraties populaires", les régimes communistes, soit un simple moyen de paiement et de mesure de richesse.
[img]http://img819.imageshack.us/img819/1871/libertdelapressebourgeo.jpg[/img]
Autre image de propagande montrant le capitalisme tout puissant, manipulant les fonctionnaires, la presse et tous les médias d'informations.
[img]http://img294.imageshack.us/img294/963/letoutpuissantbanquier.jpg[/img]
Autre affiche, condamnant les petits idiots utiles écolo-maniaques internationalo-métisseurs et humanitaro-gauchistes, ne faisant pas le poids face au tout puissant capitaliste, qui ne fait que jouer avec eux.
Toutes ces propagandes condamnent donc le capitalisme, mais aussi le fascisme, le racisme, le communautarisme, le gauchisme occidental, ainsi que certains fanatismes religieux. Je dis certains parce que le fanatisme kirovien est "toléré", voire même "plutôt recommandé" pour ne pas dire "obligatoire"... !
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C'est alors qu'en centre-ville j'y ai vu cette immense affiche (avec traduction française) :
[img]http://img339.imageshack.us/img339/6648/affichedepropagandekiro.jpg[/img]
C'est là que j'ai compris le rôle impérialiste de la Rostovie.
Ce pays est considéré comme anti-impérialiste. Mais il l'est aussi apparemment ! Toute cette fixation sur l'armée, la guerre, le militaire, les recherches en matière de guerre bactériologique, chimique ou nucléaire...
La Rostovie se lancera t-elle à la conquête du Monde ? Question un peu stupide ou tout simplement "conne" ?
Aucun passant ne regardait cette immense affiche sauf moi-même.
J'ai décidé, ma curiosité étant sans limite, de demandé à un passant qui me semblait assez "connaisseur", son avis sur ce culte de la personnalité mis en place par le PCR pour Kirov.
Voici ce qu'il me dit : "Kirov est mon maître. Je le servirai corps et âme. Il est le représentant éternel de ma Patrie.
Vous savez quoi ? Kirov ne se mariera jamais. Pourquoi ? parce qu'il est déjà marié, il a déjà une femme. Si ma Mère c'est la Rostovie, mon Père, c'est Kirov."
Puis il est parti...
Je demande à un autre passant, qui je l'espère, sera un peu moins "illuminé"... C'était une femme, la trentaine...
"Écoutez, Kirov est notre guide. Il est LE Guide Suprême."
Je répondis avec un peu d'énergie : "Mais, c'est un homme comme tout le Monde ! il est né, il a des faiblesses comme tous, il est un être humain comme vous tous !"
Elle me répondit avec des yeux lumineux, froids et transperçant : "Au sommet, il y a Dieu, ensuite il y a Kirov et après, l'Humanité."
Mais ils sont tous fou ???? Tous des tarés ? Les rostoviens sont tous des illuminés !
à suivre...
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Vladimir Ivanov
SA JEUNESSE ?
La couleur verte, c'est le touriste occidental qui cause.
20H00, je loge chez un rostovien, toujours aussi sympatique, qui m'avait invité chez lui, gratuitement. Pareil, portrait de Kirov dans leur salon... Mais eux, tout comme l'ancienne famille, ne semblait pas être des "illuminés".
Il m'avait même invité à dîner avec sa famille, tout comme la dernière fois à Ivanovgrad.
Ils avait 3 enfants. Lui était ouvrier dans une usine d'armement. Elle était employée mi-temps dans des travaux publics.
Pendant le dîner, le père de famille me raconta une histoire surprenante. En effet, quand je lui ai demandé ce qu'il pensait du "leader suprême", il n'a pas résisté à l'envie de me raconter ce qu'il savait...
_ Vous savez cher ami, Kirov est un personnage tout à fait mystérieux. On connaît très peu de chose sur lui. Je vais vous raconter une histoire classée top-secrète...
____________________________________
Avant, j'étais archéologue. En 2004, alors qu'on fouillait pour trouver des ossements d'un probable Carcharodontosaurus (carnassier bipède du début du Crétacé absolument gigantesque, 7 tonnes, 6 mètres de hauteur, 15 de longueur, une gueule bien plus grande et plus puissante que celle du célèbre Tyrannosaure nord-vicaskaranais), nous avions trouvé... un crâne humain. Homme préhistorique ? Après quelques heures de recherche nous avions trouvé 14 autres crânes, tous très proche les uns de autres. Après analyse, ces crânes dataient des années 1960-1970.
C'est alors qu'on trouva d'autres indices. Il s'agissait d'une classe mixte d'orphelins années lycée. Le Lycée Matyas Rakosi. La classe B.
Les crânes étaient tous transpercés. Nous avions vite conclu qu'il s'agissait d'un véritable charnier, un massacre qui a eu lieu durant cette période. Rien d'étonnant, c'était la période de l'horrible dictateur ovskorine... ?
Nous avions été ensuite à la rencontre du "moniteur", le chef adulte à l'époque, de cette fameuse classe B.
Il nous a dit qu'il avait perdu de vu sa classe, qu'elle avait totalement disparue, du jour au lendemain. La police s'était lancée à la recherche de cette classe d'orphelins de 15-18 ans pendant 1 ans. Elle fut finalement abandonnée... et l'histoire fut vite oubliée.
Depuis la disparition de cette classe, il ne passait pas une nuit sans penser à ses orphelins disparus. Il était frigorifier quand nous lui avons appris la nouvelle : ils furent tous massacrer.
Une semaine plus tard, lorsque les crânes retrouvés atteignirent enfin le nombre 32 après de multiples confirmations, je lui dis alors :
_ "Je suis navré, mais ces 32 élèves sont tous morts cette fameuse année 1969, le jour de sa disparition".
_ 32 ? Il y avait 33 élèves. Je m'en souviens comme si c'était hier. Je pourrais tous vous citer leur noms et vous parler d'eux.
_ ah... nous avons probablement mal cherché... Parce que tous, dans cette classe, avaient totalement disparu ?
_ Oui... malheureusement...
Après 1 mois de recherche intensive, il fallait se rendre à l'évidence : un élève manquait. Nous avions déjà identifier, grâce à d'autres indices, dont de nombreux médaillons, le nom de 30 élèves.
Il restait 3 noms à trouver, dont celui qui n'était pas mort ce jour là. Ils avaient seulement des numéros et des surnoms, puisque leurs parents étaient morts sur place ou après déportation quelques jours après la naissance de leur fils/fille.
une fille : 24 567, deux garçons : 44 508 et 39 147.
5 jours après, le seul qui ne figurait pas dans la liste des tués fut le 39 147. Les deux autres furent retrouvés le même jour enterrés un peu plus loin.
Ce "numéro gagnant" était celui qu'on surnommait Vova (diminutif de Vladimir), ou parfois, et même le plus souvent : "Ivan le fou".
Est-ce étrange qu'il s'agisse du plus marginalisé ? Oui, vous avez très bien entendu : le petit Vova, 16 ans à l'époque, était parait-il, l'élève le plus "bizarre" et le plus exclu du groupe.
Nous sommes revenus voir l'ancien "mono", responsable de cette classe B.
_ Monsieur, le seul qui n'apparaît pas dans ce charnier n'est autre que le numéro 39 147, celui qu'on surnommait "Ivan le fou".
_ ah... oui, le petit Vova. C'était le plus mystérieux de tous. C'était un pauvre gamin !
Pouvez vous nous en dire plus à son sujet ? parce que tout porte à croire qu'il a réussi à s'enfuir avant ce massacre...
_ Ou... qu'il aurait tout organisé... ! -il avait les yeux grands ouverts-
_ Comment pouvez vous dire une chose pareil ? C'était des gamins !
_ je vais vous expliquer plus en détail :
Ivan le fou, Vova, ou plutôt, de son nom officiel, le numéro 39 147, était un petit jeune homme, plus petit que la moyenne de sa classe.
Il était toujours seul, en permanence. Est-ce volontaire de sa part ? Il se pourrait bien que oui.
Il était rejeté par tout le monde autant qu'il rejetait les autres.
Contrairement aux autres classes, celles des orphelins étaient souvent marqués par la violence. Ovskorine, dictateur suprême de l'époque, avait ordonné de faire de ces classes d'orphelins des sortes de "laboratoires". Que devienne les enfants s'ils sont éduqués comme ceci ? ou comme cela ? De nombreuses expériences ont eu lieu, toutes plus désastreuses les une que les autres.
Une caractéristique propre à ces types de classe -où les élèves portaient des numéros- : violence, sexe, mais aussi drogue (celle qui venait de Juvna) !
La mixité était interdite en URSR, sauf dans ces "laboratoires éducatifs" où les élèves étaient "jetés dans les égouts comme de la merde".
Cette classe était particulièrement calme. Oui, cette classe B était plutôt sage, car très unie. Cette union reposait sur un élève : le fameux numéro 39 147. Il était LE bouc émissaire.
Je me souviens, ce pauvre Vova a subit des atrocités innommables, que se soit de la part de ses camarades que des autres moniteurs (y compris moi-même je dois bien l'admettre).
Par exemple, un jour, banal, les élèves en avaient marre de rester sur des "simples moqueries", que Vova subissait quotidiennement. Déjà, vous n'imaginez pas la souffrance que peu avoir un jeune, même à 16 ans, lorsqu'il est seul et subit des moqueries en permanence...
C'est alors qu'ils avaient décidés de lui faire une saloperie : ils avaient glissé un mot d'insultes, signé Vova, à la porte du bureau du moniteur le plus sévère...
C'est alors qu'il fut giflé à une centaine de reprise par ce moniteur-directeur que même moi je craignais... !
Une fois sortie, sa rage (au petit Vova) devait être immense, il courra vers une camarade de sa classe (qu'il suspectait apparemment d'être à l'origine de cette idée de glissage de papier sous la porte du mono-directeur...) pour lui coller son poing dans la figure... il n'en fit qu'un seul, rapide, fort et précis. Il était pas complètement nul en sport de combat ce petit, je me souviens très bien -il sourit-
La fille, visage ensanglantée, pleura toutes les larmes de son corps, cela fit signe d'alarme... les grands costauds, plus grands, plus forts que le petit Vova se vengèrent d'une brutalité sans nom...
Quand la malheureuse fille était consolée, le numéro 39 147 gisait par terre, quasi-assommé, du sang de partout et avec une grande difficulté de respiration...
Ce pauvre gosse s'était vengé de façon disproportionné, et en avait subit les conséquences... également disproportionnées...
[l'archéologue, c'est à dire moi-même] :
_ Après s'être fait battre par le mono à cause de cette salope, il est limite tabassé à mort par ses camarades de classe...
La disproportion n'est pas du côté Vova, vous le savez !
Oui, vous avez raison -il regarde le sol à la fois avec nostalgie et regrets...-
Jamais, nous avions vu Vova pleurer après ces 12 ans. Mais un jour, alors que les moqueries étaient sans fin et la persécution sans nom, nous avions réussis, monos et camarades de classe coalisé à lui donner les larmes aux yeux...
Je me souviens, c'était un soir, vers 6 heures. Alors que les moqueries ne cessaient de pleuvoir, Vova, toujours aussi seul, assis prêt de "son arbre" (un vieux Pin de 3 000 ans qu'il aimait particulièrement), triste comme d'habitude, reçu une petite pierre dans la figure. Nos lance-pierres fait-maison n'étaient pas très puissant, mais ils l'étaient suffisamment pour crever un œil après avoir briser des lunettes...
Le visage en sang, "Ivan le fou" comme les autres l'appelaient le plus souvent, se leva et se dirigea vers le lanceur de pierre, le numéro 44 508, le "bg", le plus fort, le chef de la classe en quelque sorte. Il lui dit : "un jour, je te tuerai. Toi, et tous tes amis."
Après un éclat de rire général, il fut tabasser par tous, coups de pieds, coups de poing. Une fois à Terre après une lutte vaine, tous ses camarades de classe lui crachèrent au visage, une des pires humiliations qu'on puisse subir.
Une ou deux minutes après, il se releva, très faible (il tenait à peine debout) et vit ensuite, le visage ensanglanté, tous les adultes, les monos, regarder la scène en riant et en le montrant du doigt.
Le visage froid et crispé, essayant de retenir ses yeux, il ne pu s'empêcher de verser quelques larmes... et retourna vers son arbre. La moquerie repartait avec force de la part des autres élèves...
Comment je sais tout cela ? Nous étions tous là, tous les moniteurs, à regarder le spectacle par les vitres de nos bureaux, à rire du malheur de ce pauvre gosse... martyrisé par toute sa classe liguée contre lui.
Dieu ne me pardonnera jamais ce que j'ai pu lui faire. J'étais pourtant celui qui restait "le plus sympa", mais même moi, j'ai fait des "vacheries" parfois épouvantables à ce pauvre gamin.
Il était le bouc émissaire, la tête de turc. Il se défendait comme il pouvait, il était loin d'être un "raté", il n'avait pas de défaut physique particulier, il n'était pas spécialement laid, au contraire, il était plutôt beau garçon, mais il était d'une timidité extraordinaire et avait beaucoup de mal à s'exprimer.
Il se faisait quotidiennement insulté, il était méprisé par tous. Le fait qu'il soit seul, sans amis, petit physiquement, plutôt original dans son comportement et dans ses goûts, très timide et insociable, donnait toujours plus de lâcheté à notre coalition sur ce bouc émissaire pourtant inoffensif, du moins... à l'origine.
Il parlait à son Pin, seul, et le considérait comme une sorte d'ami. Il fut moqué et même frappé gratuitement en raison de cette attitude plutôt dégradante et humiliante qu'il avait (vous savez, celle d'avoir un ami imaginaire...)
Une seule personne semblait rire moins que les autres, et avait parfois un peu de pitié pour lui.
Une nuit de neige et de grand froid, alors que ses camarades l'avait interdit de dormir dans les dortoirs, Vova était dehors, prêt de son Pin. Une jeune fille de son âge et de sa classe, la numéro 12 701 (celle qui restait souvent en retrait lors des persécutions qu'on lui faisait subir), lui donna une couverture.
Le jeune Vova, étonné, reçu probablement, pour la première fois, un acte de charité. Quoique très limité, je pense que cet "amour" a dû beaucoup le toucher. Je ne le connais pas évidemment, mais je pense qu'il avait quelques sentiments pour cette fille. Vous avez vu ses ossements dans ce charnier ?
_ Oui monsieur, morte sur le coup, d'une balle dans la tête, comme les autres...
_ Bizarre... ais-je tort ? Enfin bon, tout ça pour dire, que, c'était la seule fois de ma vie que j'ai vu un acte de gentillesse fait à "Ivan le fou". Cette jeune fille qui courait sous la neige sous -18°c, lui apportant une large couverture, puis retourna aussitôt (peut-être après un petit sourire pour le malheureux) dans le dortoir des filles.
C'était 1 mois avant la disparition de la classe... et la disparition de mon pistolet-silencieux...
_ vous aviez une arme ?
_ oui, bien cachée pourtant... il se pourrait, enfin je pense, que se soit ce gamin, Vova qui a pris cette arme et assassina tout le monde sans pitié.
_ mais pourquoi aurait-il tuer cette jeune fille aussi froidement ? on ne peut pas rester insensible face à sa ?
_ vous savez, vous imaginez même pas les autres horreurs qu'on a pu lui faire subir. Le numéro 39 147 était connu à l'époque pour avoir souhaité la mort de toute la classe. Il avait accès à mon Avtorev 9 mm.
Étrangement, aucun moniteur n'est mort... peut-être souhaitait-il qu'on se fasse déporter ?
Après la nouvelle apprise par la police, nous avions en effet, moi, et tous les autres responsables de cette école pour orphelin, été déporté dans un camp du Perelag jusqu'à la mort d'Ovskorine au début des années 1980.
________________________________
Voilà ce qu'on pu se dire ces deux hommes (moi, l'archéologue et ce vieux moniteur) en 2004.
D'accord. Passionnant ! Mais alors... quel rapport avec Kirov ? Vous pensez que...
Oui. Tout concorde. Les rumeurs les plus fondées, celle de son éducation dans un orphelinat, son âge (16 ans en 1969, soit la fin de la cinquantaine aujourd'hui...).
Mais ne dite cela à personne ! Vous risqueriez d'être fusillé ou déporté dans un hôpital psychiatrique jusqu'à la fin de vos jours...
Son comportement actuel de "Tyran" s'expliquerait donc par ses souffrances d'enfance. Il est vrai que j'aurais pas aimé être à sa place...
Tout cela est une histoire assez noire... Mais vous pensez donc que votre leader aurait assassiné sans pitié ces 32 jeunes ?
Je ne sais pas. Je peux me tromper, nous n'avons aucune preuve qu'il s'agisse de lui. Mais ce qui est sûr, c'est que ce Vova est toujours en vie aujourd'hui, et qu'il est responsable du meurtre de ces 32 orphelins.
à suivre...
La couleur verte, c'est le touriste occidental qui cause.
20H00, je loge chez un rostovien, toujours aussi sympatique, qui m'avait invité chez lui, gratuitement. Pareil, portrait de Kirov dans leur salon... Mais eux, tout comme l'ancienne famille, ne semblait pas être des "illuminés".
Il m'avait même invité à dîner avec sa famille, tout comme la dernière fois à Ivanovgrad.
Ils avait 3 enfants. Lui était ouvrier dans une usine d'armement. Elle était employée mi-temps dans des travaux publics.
Pendant le dîner, le père de famille me raconta une histoire surprenante. En effet, quand je lui ai demandé ce qu'il pensait du "leader suprême", il n'a pas résisté à l'envie de me raconter ce qu'il savait...
_ Vous savez cher ami, Kirov est un personnage tout à fait mystérieux. On connaît très peu de chose sur lui. Je vais vous raconter une histoire classée top-secrète...
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Avant, j'étais archéologue. En 2004, alors qu'on fouillait pour trouver des ossements d'un probable Carcharodontosaurus (carnassier bipède du début du Crétacé absolument gigantesque, 7 tonnes, 6 mètres de hauteur, 15 de longueur, une gueule bien plus grande et plus puissante que celle du célèbre Tyrannosaure nord-vicaskaranais), nous avions trouvé... un crâne humain. Homme préhistorique ? Après quelques heures de recherche nous avions trouvé 14 autres crânes, tous très proche les uns de autres. Après analyse, ces crânes dataient des années 1960-1970.
C'est alors qu'on trouva d'autres indices. Il s'agissait d'une classe mixte d'orphelins années lycée. Le Lycée Matyas Rakosi. La classe B.
Les crânes étaient tous transpercés. Nous avions vite conclu qu'il s'agissait d'un véritable charnier, un massacre qui a eu lieu durant cette période. Rien d'étonnant, c'était la période de l'horrible dictateur ovskorine... ?
Nous avions été ensuite à la rencontre du "moniteur", le chef adulte à l'époque, de cette fameuse classe B.
Il nous a dit qu'il avait perdu de vu sa classe, qu'elle avait totalement disparue, du jour au lendemain. La police s'était lancée à la recherche de cette classe d'orphelins de 15-18 ans pendant 1 ans. Elle fut finalement abandonnée... et l'histoire fut vite oubliée.
Depuis la disparition de cette classe, il ne passait pas une nuit sans penser à ses orphelins disparus. Il était frigorifier quand nous lui avons appris la nouvelle : ils furent tous massacrer.
Une semaine plus tard, lorsque les crânes retrouvés atteignirent enfin le nombre 32 après de multiples confirmations, je lui dis alors :
_ "Je suis navré, mais ces 32 élèves sont tous morts cette fameuse année 1969, le jour de sa disparition".
_ 32 ? Il y avait 33 élèves. Je m'en souviens comme si c'était hier. Je pourrais tous vous citer leur noms et vous parler d'eux.
_ ah... nous avons probablement mal cherché... Parce que tous, dans cette classe, avaient totalement disparu ?
_ Oui... malheureusement...
Après 1 mois de recherche intensive, il fallait se rendre à l'évidence : un élève manquait. Nous avions déjà identifier, grâce à d'autres indices, dont de nombreux médaillons, le nom de 30 élèves.
Il restait 3 noms à trouver, dont celui qui n'était pas mort ce jour là. Ils avaient seulement des numéros et des surnoms, puisque leurs parents étaient morts sur place ou après déportation quelques jours après la naissance de leur fils/fille.
une fille : 24 567, deux garçons : 44 508 et 39 147.
5 jours après, le seul qui ne figurait pas dans la liste des tués fut le 39 147. Les deux autres furent retrouvés le même jour enterrés un peu plus loin.
Ce "numéro gagnant" était celui qu'on surnommait Vova (diminutif de Vladimir), ou parfois, et même le plus souvent : "Ivan le fou".
Est-ce étrange qu'il s'agisse du plus marginalisé ? Oui, vous avez très bien entendu : le petit Vova, 16 ans à l'époque, était parait-il, l'élève le plus "bizarre" et le plus exclu du groupe.
Nous sommes revenus voir l'ancien "mono", responsable de cette classe B.
_ Monsieur, le seul qui n'apparaît pas dans ce charnier n'est autre que le numéro 39 147, celui qu'on surnommait "Ivan le fou".
_ ah... oui, le petit Vova. C'était le plus mystérieux de tous. C'était un pauvre gamin !
Pouvez vous nous en dire plus à son sujet ? parce que tout porte à croire qu'il a réussi à s'enfuir avant ce massacre...
_ Ou... qu'il aurait tout organisé... ! -il avait les yeux grands ouverts-
_ Comment pouvez vous dire une chose pareil ? C'était des gamins !
_ je vais vous expliquer plus en détail :
Ivan le fou, Vova, ou plutôt, de son nom officiel, le numéro 39 147, était un petit jeune homme, plus petit que la moyenne de sa classe.
Il était toujours seul, en permanence. Est-ce volontaire de sa part ? Il se pourrait bien que oui.
Il était rejeté par tout le monde autant qu'il rejetait les autres.
Contrairement aux autres classes, celles des orphelins étaient souvent marqués par la violence. Ovskorine, dictateur suprême de l'époque, avait ordonné de faire de ces classes d'orphelins des sortes de "laboratoires". Que devienne les enfants s'ils sont éduqués comme ceci ? ou comme cela ? De nombreuses expériences ont eu lieu, toutes plus désastreuses les une que les autres.
Une caractéristique propre à ces types de classe -où les élèves portaient des numéros- : violence, sexe, mais aussi drogue (celle qui venait de Juvna) !
La mixité était interdite en URSR, sauf dans ces "laboratoires éducatifs" où les élèves étaient "jetés dans les égouts comme de la merde".
Cette classe était particulièrement calme. Oui, cette classe B était plutôt sage, car très unie. Cette union reposait sur un élève : le fameux numéro 39 147. Il était LE bouc émissaire.
Je me souviens, ce pauvre Vova a subit des atrocités innommables, que se soit de la part de ses camarades que des autres moniteurs (y compris moi-même je dois bien l'admettre).
Par exemple, un jour, banal, les élèves en avaient marre de rester sur des "simples moqueries", que Vova subissait quotidiennement. Déjà, vous n'imaginez pas la souffrance que peu avoir un jeune, même à 16 ans, lorsqu'il est seul et subit des moqueries en permanence...
C'est alors qu'ils avaient décidés de lui faire une saloperie : ils avaient glissé un mot d'insultes, signé Vova, à la porte du bureau du moniteur le plus sévère...
C'est alors qu'il fut giflé à une centaine de reprise par ce moniteur-directeur que même moi je craignais... !
Une fois sortie, sa rage (au petit Vova) devait être immense, il courra vers une camarade de sa classe (qu'il suspectait apparemment d'être à l'origine de cette idée de glissage de papier sous la porte du mono-directeur...) pour lui coller son poing dans la figure... il n'en fit qu'un seul, rapide, fort et précis. Il était pas complètement nul en sport de combat ce petit, je me souviens très bien -il sourit-
La fille, visage ensanglantée, pleura toutes les larmes de son corps, cela fit signe d'alarme... les grands costauds, plus grands, plus forts que le petit Vova se vengèrent d'une brutalité sans nom...
Quand la malheureuse fille était consolée, le numéro 39 147 gisait par terre, quasi-assommé, du sang de partout et avec une grande difficulté de respiration...
Ce pauvre gosse s'était vengé de façon disproportionné, et en avait subit les conséquences... également disproportionnées...
[l'archéologue, c'est à dire moi-même] :
_ Après s'être fait battre par le mono à cause de cette salope, il est limite tabassé à mort par ses camarades de classe...
La disproportion n'est pas du côté Vova, vous le savez !
Oui, vous avez raison -il regarde le sol à la fois avec nostalgie et regrets...-
Jamais, nous avions vu Vova pleurer après ces 12 ans. Mais un jour, alors que les moqueries étaient sans fin et la persécution sans nom, nous avions réussis, monos et camarades de classe coalisé à lui donner les larmes aux yeux...
Je me souviens, c'était un soir, vers 6 heures. Alors que les moqueries ne cessaient de pleuvoir, Vova, toujours aussi seul, assis prêt de "son arbre" (un vieux Pin de 3 000 ans qu'il aimait particulièrement), triste comme d'habitude, reçu une petite pierre dans la figure. Nos lance-pierres fait-maison n'étaient pas très puissant, mais ils l'étaient suffisamment pour crever un œil après avoir briser des lunettes...
Le visage en sang, "Ivan le fou" comme les autres l'appelaient le plus souvent, se leva et se dirigea vers le lanceur de pierre, le numéro 44 508, le "bg", le plus fort, le chef de la classe en quelque sorte. Il lui dit : "un jour, je te tuerai. Toi, et tous tes amis."
Après un éclat de rire général, il fut tabasser par tous, coups de pieds, coups de poing. Une fois à Terre après une lutte vaine, tous ses camarades de classe lui crachèrent au visage, une des pires humiliations qu'on puisse subir.
Une ou deux minutes après, il se releva, très faible (il tenait à peine debout) et vit ensuite, le visage ensanglanté, tous les adultes, les monos, regarder la scène en riant et en le montrant du doigt.
Le visage froid et crispé, essayant de retenir ses yeux, il ne pu s'empêcher de verser quelques larmes... et retourna vers son arbre. La moquerie repartait avec force de la part des autres élèves...
Comment je sais tout cela ? Nous étions tous là, tous les moniteurs, à regarder le spectacle par les vitres de nos bureaux, à rire du malheur de ce pauvre gosse... martyrisé par toute sa classe liguée contre lui.
Dieu ne me pardonnera jamais ce que j'ai pu lui faire. J'étais pourtant celui qui restait "le plus sympa", mais même moi, j'ai fait des "vacheries" parfois épouvantables à ce pauvre gamin.
Il était le bouc émissaire, la tête de turc. Il se défendait comme il pouvait, il était loin d'être un "raté", il n'avait pas de défaut physique particulier, il n'était pas spécialement laid, au contraire, il était plutôt beau garçon, mais il était d'une timidité extraordinaire et avait beaucoup de mal à s'exprimer.
Il se faisait quotidiennement insulté, il était méprisé par tous. Le fait qu'il soit seul, sans amis, petit physiquement, plutôt original dans son comportement et dans ses goûts, très timide et insociable, donnait toujours plus de lâcheté à notre coalition sur ce bouc émissaire pourtant inoffensif, du moins... à l'origine.
Il parlait à son Pin, seul, et le considérait comme une sorte d'ami. Il fut moqué et même frappé gratuitement en raison de cette attitude plutôt dégradante et humiliante qu'il avait (vous savez, celle d'avoir un ami imaginaire...)
Une seule personne semblait rire moins que les autres, et avait parfois un peu de pitié pour lui.
Une nuit de neige et de grand froid, alors que ses camarades l'avait interdit de dormir dans les dortoirs, Vova était dehors, prêt de son Pin. Une jeune fille de son âge et de sa classe, la numéro 12 701 (celle qui restait souvent en retrait lors des persécutions qu'on lui faisait subir), lui donna une couverture.
Le jeune Vova, étonné, reçu probablement, pour la première fois, un acte de charité. Quoique très limité, je pense que cet "amour" a dû beaucoup le toucher. Je ne le connais pas évidemment, mais je pense qu'il avait quelques sentiments pour cette fille. Vous avez vu ses ossements dans ce charnier ?
_ Oui monsieur, morte sur le coup, d'une balle dans la tête, comme les autres...
_ Bizarre... ais-je tort ? Enfin bon, tout ça pour dire, que, c'était la seule fois de ma vie que j'ai vu un acte de gentillesse fait à "Ivan le fou". Cette jeune fille qui courait sous la neige sous -18°c, lui apportant une large couverture, puis retourna aussitôt (peut-être après un petit sourire pour le malheureux) dans le dortoir des filles.
C'était 1 mois avant la disparition de la classe... et la disparition de mon pistolet-silencieux...
_ vous aviez une arme ?
_ oui, bien cachée pourtant... il se pourrait, enfin je pense, que se soit ce gamin, Vova qui a pris cette arme et assassina tout le monde sans pitié.
_ mais pourquoi aurait-il tuer cette jeune fille aussi froidement ? on ne peut pas rester insensible face à sa ?
_ vous savez, vous imaginez même pas les autres horreurs qu'on a pu lui faire subir. Le numéro 39 147 était connu à l'époque pour avoir souhaité la mort de toute la classe. Il avait accès à mon Avtorev 9 mm.
Étrangement, aucun moniteur n'est mort... peut-être souhaitait-il qu'on se fasse déporter ?
Après la nouvelle apprise par la police, nous avions en effet, moi, et tous les autres responsables de cette école pour orphelin, été déporté dans un camp du Perelag jusqu'à la mort d'Ovskorine au début des années 1980.
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Voilà ce qu'on pu se dire ces deux hommes (moi, l'archéologue et ce vieux moniteur) en 2004.
D'accord. Passionnant ! Mais alors... quel rapport avec Kirov ? Vous pensez que...
Oui. Tout concorde. Les rumeurs les plus fondées, celle de son éducation dans un orphelinat, son âge (16 ans en 1969, soit la fin de la cinquantaine aujourd'hui...).
Mais ne dite cela à personne ! Vous risqueriez d'être fusillé ou déporté dans un hôpital psychiatrique jusqu'à la fin de vos jours...
Son comportement actuel de "Tyran" s'expliquerait donc par ses souffrances d'enfance. Il est vrai que j'aurais pas aimé être à sa place...
Tout cela est une histoire assez noire... Mais vous pensez donc que votre leader aurait assassiné sans pitié ces 32 jeunes ?
Je ne sais pas. Je peux me tromper, nous n'avons aucune preuve qu'il s'agisse de lui. Mais ce qui est sûr, c'est que ce Vova est toujours en vie aujourd'hui, et qu'il est responsable du meurtre de ces 32 orphelins.
à suivre...
-
Vladimir Ivanov
LA VÉRITÉ, LA TERRIBLE VÉRITÉ.
HRP : d'une importance capitale, ce post vous montrera enfin qui est vraiment Kirov, enfin plutôt... il vous donnera des indices fondamentaux.
Suite des posts précédents (témoignage d'un voyageur occidental) :
La question était donc de savoir si le petit Vova était bien Kirov...
Si oui, Kirov est alors un simple être humain, physiquement comme les autres, mais dont son "originalité" et sa "force d'esprit" l'ont guidé jusqu'en haut de l'échelle rostove. Il serait par conséquent, un vrai meurtrier.
Si non... alors... est-ce vraiment le Messie ?
Enfin bon, assez parler de Kirov. Au bout d'un moment y'en a marre ! Kirov n'est qu'un humain bon sang !
Quand soudain, tout allait changer dans ma vie, lorsque l'archéologue me dit : "tu aimes l'aventure ?"
Et c'est là que je compris que le monde allait tourner dans un autre sens. Ma vie allait bientôt radicalement changer de chemin.
Je pris mon courage entre les mains et répondit : OUI. Ces trois lettres qui sortirent de ma bouche, allaient sceller mon destin.
Il me dit alors :
_ Je te propose quelque chose. Tu me sembles plutôt débrouillard et costaud, digne de confiance et assez intelligent pour faire ce que je vais te dire : me suivre et voir par toi-même ce qu'est le système rostovien, ce que prépare Kirov et voir enfin la Vérité, l'unique Vérité, celle qui te dévoilera les dessous du régime communiste.
Puis je répondis : _ Merci pour ces compliments, vous exagérez sans doute, mais j'accepte volontiers. Que s'agit-il au juste ?
_ Ce soir, l'aventure commence...
Et il me raconta tout ce qu'il fallait savoir...
Alors que nous nous préparions, il était déjà 10 heure du soir. Il me conseilla sur l'attitude à prendre et les vêtements à porter, afin de rester "invisible". En effet, il ne valait mieux pas être repéré avec ce qu'on allait faire.
Il m'emmena au Nord-Est. Nous allâmes à pieds. Il n'avait pas de voitures, la population en Rostovie est, il faut le dire, particulièrement pauvre et les voitures pour particuliers sont très rares. Direction : une base militaire dans la zone interdite du Nord-Est.
Après être passé non loin d'un camp du Perelag, où je devinais dans la noirceur et la brume nocturne, la misère et l'horreur de ces pauvres zeks, travaillant de nuit, nourris au pain sec et à l'eau, mon équipier me dit que ce que j'allais voir là était bien pire.
Il me dit que "l'horreur du système rostovique dépassait l'entendement humain". Que "Kirov devrait être jugé comme étant le pire criminel de l'Histoire, le plus affreux des êtres vivants, l'Homme le plus inhumain que la Terre ai jamais portée".
Cela faisait froid dans le dos. Mais il me répéta que le Perelag cache une réalité encore plus froide et plus terrible.
Enfin arrivé : dans ce noir absolu la base était largement visible : miradors, gardes et chiens de combat, projecteurs de lumières puissantes, voire terrains minés à certains endroits d'après les rumeurs.
Mais cet homme, ancien archéologue, qui m'avait raconté auparavant l'histoire sur ce fameux Vova, était, semble-t-il, un connaisseur. Et je dirais même plus : il était en fait un dissident expérimenté.
Il me dit, alors qu'il m'expliquait comment on arriverai à pénétrer dans la zone interdite, qu'il s'agissait d'un camp de l'armée, de l'ANR, mais pas n'importe lequel. Il était exceptionnellement grand, et le secret militaire qui concerne cette base est l'un des plus perfectionné au Monde.
_ Écoute, même si ta vie est en danger, la mienne aussi, je pense que nous arriveront à en sortir vivant. Je connais cette région (Krasnoïarskiï Kraï) depuis mon enfance. Et il existe une faille dans leur système que moi seul et quelques vieux amis dissidents régionaux connaissons.
Il s'agit de l'entrée Sud-Est. Il n'y a ni mines, ni chien de combat, et c'est là que l'on a le temps de passer sans se faire repérer. Une fois à l'intérieur, c'est un jeu d'enfant d'entrer dans le bâtiment KR-983.
_ le bâtiment quoi ?
_ Tu verras.
Il fallait courir vite, pour passer de la forêt où nous étions et escalader la grille. Mais en effet, nous avions réussi.
Je vis, d'assez loin, mais très bien éclairé et d'une dimension hors-norme (qu'on ne peut voir, visiblement, qu'une fois à l'intérieur de la base) ce symbole, que je n'avais jamais vu :
[img]http://a.imageshack.us/img201/8207/symboledurovostranaz.jpg[/img]
Une fois à l'intérieur, il me trouva un endroit sûr, sombre et bien caché. Il m'expliqua plus en détail :
_ Il s'agit là d'un lieu unique au Monde. Cette base militaire secrète est en fait, une base de la Rovostranaz. Il s'agit d'un corps militaire interne à l'ANR, autonome et dirigé par Kirov lui-même.
On pense que la majeur partie du temps qu'il passe seul dans son bureau de Novgorod, c'est pour travailler sur les dossiers du Rovostranaz.
Peu d'organisations ont inspiré autant de peur et de fascination que la secte du Rovostranaz.
Le ou la, peu importe, cette organisme n'a pas de genre.
_ secte ? vous avez dit "secte" ?
_ En effet, beaucoup considèrent ce corps militaire, officiellement "troupes militaires stratégiques", comme une véritable secte. Elle constitue, à l'intérieur de la "religion du Parti" (le communisme), une "nouvelle religion géostratégico-idéologique". Ses membres vouent un culte inébranlable envers leur leader, le probable "Vova" d'autrefois, c'est à dire Kirov. Se sont des rostovs expérimentés, intelligents, et totalement dévoués à la Cause... de la Rovostranaz. Ils sont tous issus des meilleurs camps d'entrainement militaires, dont fait partie les cévékazes de Terienkov et les hautes sphères du NKRD, avec le "redoutable" Markov. Les membres de cette "secte politique" lui ont tous donnés leurs vies, leurs corps mais aussi leurs âmes. Ils meurent pour Kirov, ils se sacrifient pour la Rovostranaz.
Mais attention ! Leur but suprême n'est évidemment pas de garantir la protection et la gloire du seul Kirov, non. Leur but est simple, il est d'ailleurs le même que celui de leur leader :
Fabriquer une "nouvelle race". Une nouvelle espèce. Un nouvel Homme. Non ! Je dirais plutôt : créer un autre "être".
... qui remplacerait l'espèce humaine.
_ Mais... c'est impensable ! Qu'est-ce que vous me racontez ! Conneries ! On est tous des êtres humains, c'est comme ça et on ne peut rien y changer !
Il se tenait droit devant moi, et d'un sérieux terrorisant il poursuit :
_ Certaines sources secrètes témoignent de l'existence, dans la pensée de certains hauts placés du Parti, d'une haine farouche contre l'être humain lui-même. Je veux parler en particulier de Joseph Markov, le chef du NKRD, celui qu'on dit être "LE redoutable". Et ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme ainsi.
Il est connu pour avoir assassiné sa propre femme et ses 2 enfants (un garçon de 13 ans et une petite fille de 8 ans) alors que sa famille était pris en otage, sous ses yeux. Au lieu de la sauver et de tuer les 2 bandits qui la menaçait, il a tuer tous les êtres "qu'il aimait" et à même laisser partir un des deux terroristes. Pour raison et sûreté d'État, pour la Cause du Communisme kirovien, il n'a pas hésité. Et je ne vous décris pas la tête des deux preneurs d'otages lorsqu'ils ont vu Markov tuer ses propres enfants et bien-sûr, sa femme... avec laquelle il a vécu près de 15 ans et ne lui a jamais été infidèle !
On raconte qu'il est envahit d'une haine constante et d'un dégoût profond au sujet de l'être humain, ainsi que de l'Humanité toute entière. Il s'agit selon lui "d'une créature puante et hideuse, esclave de ses misérables pulsions sentimentales secrétés par le cerveau".
Kirov a le même point de vue. Terienkov aussi, et il se pourrait bien que le Général Turriï, Igor Kherovitch, en soit également un fervent partisan. Il pourrait d'ailleurs prendre le contrôle du Turriïvostok dans les semaines à venir, après une probable chute du dirigeant actuel, Pukhatin [HRP : la visite du voyageur occidental se passe 1 mois avant le coup d'État katalfamo-kirovien au Turriivostok].
Ils sont tous membres de cette société secrète, de cette secte militaro-politique, celle qu'on nomme souvent : "l'Esprit Suprême".
"l'Esprit Rédempteur" pour ses partisans, "l'Esprit Noir" ou encore "l'Esprit malfaisant des Abysses" pour ses détracteurs.
Le Rovostranaz, est le centre névralgique du fondement rostovique. Il est le cœur du Système communiste. Ou plutôt... son Cerveau.
Elle sera l'aboutissement de tous les rêves du communisme, la finalité de tous les fantasmes politico-philosophiques et religieux : celui de la fondation d'une race nouvelle, qui n'est pas humaine.
_ Mais... si elle n'est pas humaine, qu'est-ce ?
_ On raconte qu'ils essaient de faire une sorte d'humanoïde, ou plutôt de "cyborg". Plus intelligent, plus fort, plus malin et surtout plus "digne" que l'être humain. Ils seraient entrain de fabriquer un être artificiel, une machine composée de chair et de métal froid. Dénué de tout sentiment, de tout plaisir, de toute sensation quelle qu'elle soit, elle serait selon eux, "l'avenir".
_ Et la Rédemption proclamée par Kirov serait celle de créer cet être nouveau ?
_ Précisément. Je ne connais pas encore tout ce qui concerne cette fameuse "Rédemption", il y a tellement de choses que j'ignore. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle n'est pas là pour notre bien.
Je vais te montrer l'horreur que réalise cette secte. Celle-ci est unique en son genre, car pour elle, il n'y a pas de Dieu. Dieu n'existe pas et la vie est vide de sens. Seule l'Histoire de la Masse, du collectif, lui en apporte réellement. Et encore, l'humanité reste tout aussi "indigne".
Elle n'a de Dieu que la fameuse "Rédemption" proclamée par Kirov.
Et sans Dieu, l'être humain, et surtout l'individu, n'a aucune importance. Il s'agit d'une logique mathématique. Un athée est irrationnel quand il prône la paix et l'amour.
Enfin bon, passons. Il est temps d'y aller.
Sortit de notre "cachette", qui était, en effet, plutôt bien trouvée, nous allâmes dans ce fameux bâtiment KR-983.
Il n'était pas loin : nous vîmes rapidement un immense "précipice artificiel".
_ Voici le bâtiment souterrain KR-983. Ce que tu y découvrira bouleversera toute ta vie. Tu découvriras enfin ce qu'est... l'Enfer.
En me penchant, je vis, au centre du cratère, tel un volcan, du rouge flamboyant, au fond des abysses de cette immense trappe industrielle.
A l'aide de cordes et d'autres outils, nous descendîmes, pas très bas par rapport à la grandeur de la fissure, mais "seulement" à trois ou quatre centaines de mètres.
La peur était là, mais les instruments utilisés étaient sûres.
Puis, une fois atterrît dans un des étages du cratère, nous empruntâmes un couloir perpendiculaire au précipice géant. Personne ne nous avaient vu.
Puis soudain, j'entendais des gémissements... qui, au fur et à mesure que nous avançâmes, devenaient de plus en plus effroyables.
En face, un portrait de Kirov, toujours avec son regard menaçant et diabolique.
Je continue dans ce couloir infinie, dans une atmosphère à la fois sombre et rougeâtre et j'entendis des cris divers, monstrueux. J'avais mal, très mal, cette odeur de souffre et de produits chimiques industriels, allier avec ces sons abominables de personnes entrain d'agoniser me rendait malade.
Quand je vis, de loin, via une sorte d'ouverture sur un coin en bas à droite, une pièce, où des cobayes humains étaient utilisés comme des rats pour des sortes de tests biologiques.
Mes yeux devinrent larmoyants. Ces actes de barbarie étaient indescriptibles.
Ma pitié devînt consternation, ma colère muta en désespoir.
Puis, l'ancien archéologue (mon co-équipier) me dit : "Je suis déjà aller ici, deux fois dans ma vie. Ce que tu vois là n'est rien comparé à l'enfer des autres étages situés dans les profondeurs de cet Abime.
Usage de produits chimiques létaux, expériences atomiques et radiologiques, injections bactériologiques, amputations et greffes d'organes mécaniques, infusions de substances toxiques souvent mortelles.
Ce bâtiment KR-983 est un laboratoire géant. Parallèlement aux laboratoires d'orphelins d'Ovskorine, Kirov reproduit ici ce qu'il a subit, en mille fois pire et à une échelle intolérable. On estime à plus de 100 000 personnes, les malheureux qui subissent les atrocités des laboratoires souterrains expérimentaux de la secte du Rovostranaz. Et leur nombre ne diminue jamais. Sitôt un cobaye meurt, il est remplacé par un détenu du Perelag indiscipliné... ou par un prisonnier politique."
Mon Dieu, comment tolérer de pareilles atrocités ? Que faire ? Mon Dieu, comment peux-tu accepter que de tels horreurs soient commises par et contre ta propre création ?
Tout ceci était insupportable. Je voulais revenir sur Terre. Quitter cette planète. Il me dit que le voyage n'était pas finit et que je n'avais pas encore tout vu.
Puis je vis ce chiffre écris en tout petit sous forme de graffiti : "39 147". Tiens, il me dit quelque chose...
Mais pas le temps d'examiner cela. Voilà qu'il vit, dans une pièce sombre, légèrement éclairée par notre petite lampe-torche, un immense dossier collé au mur. Avec des noms.
_ Tiens ? Mais... ? je n'avais jamais vu sa auparavant...
Nous restâmes 5 minutes dans cette pièce, je l'attendais, il était entrain de chercher un nom dans cette liste. Quand soudain, il cria :
"NOOOOOOOOOON ! NOOOOON ! PAS SA ! NOOOOOOOOON !" Il s'effondra en pleurs...
_ Mais qu'y a t-il ? Qu'est ce que...
Je regardais cette fameuse liste, et vis, en effet, le nom d'une femme qui portait son nom. Ce fut probablement sa mère.
Le titre de cette petite liste était :
[quote]Cobayes âgés de plus de 75 ans, morts en Juillet 2012 après exposition de moins de 20 minutes aux rayons gammas de la salle 42.[/quote]
Puis je vis à côté de son nom, sur la même ligne :
[quote]Résultat : échec de la mutation génétique.[/quote]
Il avait perdu sa mère, probablement après avoir subit une souffrance atroce...
Je restais en silence pendant 5-10 minutes, puis, nous continuâmes dans la même direction.
C'était horrible, je n'en pouvais plus. Les gémissements des pauvres gens continuaient sans cesse, l'odeur était infecte. Sa sentait à la fois le pétrole et le gaz naturel. Étrangement, mon ami l'archéologue ne dit plus rien... sans doute toujours sous le choc du décès de sa malheureuse mère.
J'ai finalement insisté pour qu'on rentre.
Il s'énerva et me pris le haut du pull par ses deux bras : "écoute, tu sortiras d'ici vivant, mais par pitié, ai un peu de sentiments pour ces gens qui souffrent, soit humain. Partage un minimum leurs souffrances ! Il faut que tu vois ! pour que tu connaisses toute cette horreur !
Que tu saches que Kirov est le démon. C'est un monstre ! Je subis son violent regard transperçant tous les jours, je suis obligé sous peine de déportation, et pourquoi pas au risque de devenir un cobaye comme tous ceux là, de laisser son portrait dans ma put1 de piaule ! J'en ai marre de ce système !"
_ du calme ! on va se faire repérer ! dis-je avec un peu de peur, en voyant mon ami s'énerver contre moi...
_ Comment oses-tu ! Je... Je... Je hais Kirov ! je hais ce système de merde !
Mais comment-est-ce possible... Non ! Dieu ! Pourquoi tu ne fais rien ! POURQUOOOOOI !!! Dis le moi ! Pourquoi nous avoir créé ? Pourquoi tant de souffrances ?
KIROV ! JE TE HAIS ! TU N'ES QU'UN SALAUD ! TU N'ES PAS UN HOMME ! TU ES LE DÉMON ! UN MONSTRE HIDEUX ENVOYÉ DE SATAN ! JE VAIS TE TUER ! JE TE HAIS ! JE TE HAAAAAAAAAAAAAIS !
Je ne pouvais faire autrement : je le repoussa violemment, et, je lui ordonna de se taire et de partir le plus vite possible.
On nous avait entendu...
Il continuait de crier et de gémir, il refusait que je le touche et finit par m'insulter moi aussi...
A l'approche des gardes, je courus le plus vite que j'ai pu. Avec les équipements pour sortir.
Pendant ma course, alors que le cri de mon co-équipier continuait, j'entendis un coup de feu. Puis... plus rien...
Moi je continuais de courir. Revenu dans notre premier couloir, c'est les cris des tortures que subissaient les détenus qui couvraient ma fuite...
Je parvînt finalement à remonter difficilement, avec les peu de moyens que j'avais, en haut de cette maudite Trappe.
Jamais je me suis retourné. Je ne voulais pas revoir cet enfer.
Une fois là haut, je réussis à sortir de la base militaire par le fameux chemin qu'il m'avait montré.
Une fois dehors, j'étais terrorisé. Je pris conscience qu'un ami avait été tué à cause de moi.
Dans le noir qui entourait la ville de Krasnoïarsk, je retournais au centre-ville.
Mais soudain, avant même de sortir de la zone Nord-Est, un agent du NKRD, petites lunettes noirs et habits sombres, tourna la tête et me fixa. Les poings serrés, et le visage rempli de colère, il me pourchassa.
Pendant plus de 10 minutes, une course poursuite se fit dans la plus grande discrétion.
Je courrais aussi vite que j'ai pu, jusqu'à ce que je sentis un très violent pincement à l'épaule, puis, sous l'effet du choc et de la fatigue, je m'effondrais.
à suivre....
HRP : d'une importance capitale, ce post vous montrera enfin qui est vraiment Kirov, enfin plutôt... il vous donnera des indices fondamentaux.
Suite des posts précédents (témoignage d'un voyageur occidental) :
La question était donc de savoir si le petit Vova était bien Kirov...
Si oui, Kirov est alors un simple être humain, physiquement comme les autres, mais dont son "originalité" et sa "force d'esprit" l'ont guidé jusqu'en haut de l'échelle rostove. Il serait par conséquent, un vrai meurtrier.
Si non... alors... est-ce vraiment le Messie ?
Enfin bon, assez parler de Kirov. Au bout d'un moment y'en a marre ! Kirov n'est qu'un humain bon sang !
Quand soudain, tout allait changer dans ma vie, lorsque l'archéologue me dit : "tu aimes l'aventure ?"
Et c'est là que je compris que le monde allait tourner dans un autre sens. Ma vie allait bientôt radicalement changer de chemin.
Je pris mon courage entre les mains et répondit : OUI. Ces trois lettres qui sortirent de ma bouche, allaient sceller mon destin.
Il me dit alors :
_ Je te propose quelque chose. Tu me sembles plutôt débrouillard et costaud, digne de confiance et assez intelligent pour faire ce que je vais te dire : me suivre et voir par toi-même ce qu'est le système rostovien, ce que prépare Kirov et voir enfin la Vérité, l'unique Vérité, celle qui te dévoilera les dessous du régime communiste.
Puis je répondis : _ Merci pour ces compliments, vous exagérez sans doute, mais j'accepte volontiers. Que s'agit-il au juste ?
_ Ce soir, l'aventure commence...
Et il me raconta tout ce qu'il fallait savoir...
Alors que nous nous préparions, il était déjà 10 heure du soir. Il me conseilla sur l'attitude à prendre et les vêtements à porter, afin de rester "invisible". En effet, il ne valait mieux pas être repéré avec ce qu'on allait faire.
Il m'emmena au Nord-Est. Nous allâmes à pieds. Il n'avait pas de voitures, la population en Rostovie est, il faut le dire, particulièrement pauvre et les voitures pour particuliers sont très rares. Direction : une base militaire dans la zone interdite du Nord-Est.
Après être passé non loin d'un camp du Perelag, où je devinais dans la noirceur et la brume nocturne, la misère et l'horreur de ces pauvres zeks, travaillant de nuit, nourris au pain sec et à l'eau, mon équipier me dit que ce que j'allais voir là était bien pire.
Il me dit que "l'horreur du système rostovique dépassait l'entendement humain". Que "Kirov devrait être jugé comme étant le pire criminel de l'Histoire, le plus affreux des êtres vivants, l'Homme le plus inhumain que la Terre ai jamais portée".
Cela faisait froid dans le dos. Mais il me répéta que le Perelag cache une réalité encore plus froide et plus terrible.
Enfin arrivé : dans ce noir absolu la base était largement visible : miradors, gardes et chiens de combat, projecteurs de lumières puissantes, voire terrains minés à certains endroits d'après les rumeurs.
Mais cet homme, ancien archéologue, qui m'avait raconté auparavant l'histoire sur ce fameux Vova, était, semble-t-il, un connaisseur. Et je dirais même plus : il était en fait un dissident expérimenté.
Il me dit, alors qu'il m'expliquait comment on arriverai à pénétrer dans la zone interdite, qu'il s'agissait d'un camp de l'armée, de l'ANR, mais pas n'importe lequel. Il était exceptionnellement grand, et le secret militaire qui concerne cette base est l'un des plus perfectionné au Monde.
_ Écoute, même si ta vie est en danger, la mienne aussi, je pense que nous arriveront à en sortir vivant. Je connais cette région (Krasnoïarskiï Kraï) depuis mon enfance. Et il existe une faille dans leur système que moi seul et quelques vieux amis dissidents régionaux connaissons.
Il s'agit de l'entrée Sud-Est. Il n'y a ni mines, ni chien de combat, et c'est là que l'on a le temps de passer sans se faire repérer. Une fois à l'intérieur, c'est un jeu d'enfant d'entrer dans le bâtiment KR-983.
_ le bâtiment quoi ?
_ Tu verras.
Il fallait courir vite, pour passer de la forêt où nous étions et escalader la grille. Mais en effet, nous avions réussi.
Je vis, d'assez loin, mais très bien éclairé et d'une dimension hors-norme (qu'on ne peut voir, visiblement, qu'une fois à l'intérieur de la base) ce symbole, que je n'avais jamais vu :
[img]http://a.imageshack.us/img201/8207/symboledurovostranaz.jpg[/img]
Une fois à l'intérieur, il me trouva un endroit sûr, sombre et bien caché. Il m'expliqua plus en détail :
_ Il s'agit là d'un lieu unique au Monde. Cette base militaire secrète est en fait, une base de la Rovostranaz. Il s'agit d'un corps militaire interne à l'ANR, autonome et dirigé par Kirov lui-même.
On pense que la majeur partie du temps qu'il passe seul dans son bureau de Novgorod, c'est pour travailler sur les dossiers du Rovostranaz.
Peu d'organisations ont inspiré autant de peur et de fascination que la secte du Rovostranaz.
Le ou la, peu importe, cette organisme n'a pas de genre.
_ secte ? vous avez dit "secte" ?
_ En effet, beaucoup considèrent ce corps militaire, officiellement "troupes militaires stratégiques", comme une véritable secte. Elle constitue, à l'intérieur de la "religion du Parti" (le communisme), une "nouvelle religion géostratégico-idéologique". Ses membres vouent un culte inébranlable envers leur leader, le probable "Vova" d'autrefois, c'est à dire Kirov. Se sont des rostovs expérimentés, intelligents, et totalement dévoués à la Cause... de la Rovostranaz. Ils sont tous issus des meilleurs camps d'entrainement militaires, dont fait partie les cévékazes de Terienkov et les hautes sphères du NKRD, avec le "redoutable" Markov. Les membres de cette "secte politique" lui ont tous donnés leurs vies, leurs corps mais aussi leurs âmes. Ils meurent pour Kirov, ils se sacrifient pour la Rovostranaz.
Mais attention ! Leur but suprême n'est évidemment pas de garantir la protection et la gloire du seul Kirov, non. Leur but est simple, il est d'ailleurs le même que celui de leur leader :
Fabriquer une "nouvelle race". Une nouvelle espèce. Un nouvel Homme. Non ! Je dirais plutôt : créer un autre "être".
... qui remplacerait l'espèce humaine.
_ Mais... c'est impensable ! Qu'est-ce que vous me racontez ! Conneries ! On est tous des êtres humains, c'est comme ça et on ne peut rien y changer !
Il se tenait droit devant moi, et d'un sérieux terrorisant il poursuit :
_ Certaines sources secrètes témoignent de l'existence, dans la pensée de certains hauts placés du Parti, d'une haine farouche contre l'être humain lui-même. Je veux parler en particulier de Joseph Markov, le chef du NKRD, celui qu'on dit être "LE redoutable". Et ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme ainsi.
Il est connu pour avoir assassiné sa propre femme et ses 2 enfants (un garçon de 13 ans et une petite fille de 8 ans) alors que sa famille était pris en otage, sous ses yeux. Au lieu de la sauver et de tuer les 2 bandits qui la menaçait, il a tuer tous les êtres "qu'il aimait" et à même laisser partir un des deux terroristes. Pour raison et sûreté d'État, pour la Cause du Communisme kirovien, il n'a pas hésité. Et je ne vous décris pas la tête des deux preneurs d'otages lorsqu'ils ont vu Markov tuer ses propres enfants et bien-sûr, sa femme... avec laquelle il a vécu près de 15 ans et ne lui a jamais été infidèle !
On raconte qu'il est envahit d'une haine constante et d'un dégoût profond au sujet de l'être humain, ainsi que de l'Humanité toute entière. Il s'agit selon lui "d'une créature puante et hideuse, esclave de ses misérables pulsions sentimentales secrétés par le cerveau".
Kirov a le même point de vue. Terienkov aussi, et il se pourrait bien que le Général Turriï, Igor Kherovitch, en soit également un fervent partisan. Il pourrait d'ailleurs prendre le contrôle du Turriïvostok dans les semaines à venir, après une probable chute du dirigeant actuel, Pukhatin [HRP : la visite du voyageur occidental se passe 1 mois avant le coup d'État katalfamo-kirovien au Turriivostok].
Ils sont tous membres de cette société secrète, de cette secte militaro-politique, celle qu'on nomme souvent : "l'Esprit Suprême".
"l'Esprit Rédempteur" pour ses partisans, "l'Esprit Noir" ou encore "l'Esprit malfaisant des Abysses" pour ses détracteurs.
Le Rovostranaz, est le centre névralgique du fondement rostovique. Il est le cœur du Système communiste. Ou plutôt... son Cerveau.
Elle sera l'aboutissement de tous les rêves du communisme, la finalité de tous les fantasmes politico-philosophiques et religieux : celui de la fondation d'une race nouvelle, qui n'est pas humaine.
_ Mais... si elle n'est pas humaine, qu'est-ce ?
_ On raconte qu'ils essaient de faire une sorte d'humanoïde, ou plutôt de "cyborg". Plus intelligent, plus fort, plus malin et surtout plus "digne" que l'être humain. Ils seraient entrain de fabriquer un être artificiel, une machine composée de chair et de métal froid. Dénué de tout sentiment, de tout plaisir, de toute sensation quelle qu'elle soit, elle serait selon eux, "l'avenir".
_ Et la Rédemption proclamée par Kirov serait celle de créer cet être nouveau ?
_ Précisément. Je ne connais pas encore tout ce qui concerne cette fameuse "Rédemption", il y a tellement de choses que j'ignore. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle n'est pas là pour notre bien.
Je vais te montrer l'horreur que réalise cette secte. Celle-ci est unique en son genre, car pour elle, il n'y a pas de Dieu. Dieu n'existe pas et la vie est vide de sens. Seule l'Histoire de la Masse, du collectif, lui en apporte réellement. Et encore, l'humanité reste tout aussi "indigne".
Elle n'a de Dieu que la fameuse "Rédemption" proclamée par Kirov.
Et sans Dieu, l'être humain, et surtout l'individu, n'a aucune importance. Il s'agit d'une logique mathématique. Un athée est irrationnel quand il prône la paix et l'amour.
Enfin bon, passons. Il est temps d'y aller.
Sortit de notre "cachette", qui était, en effet, plutôt bien trouvée, nous allâmes dans ce fameux bâtiment KR-983.
Il n'était pas loin : nous vîmes rapidement un immense "précipice artificiel".
_ Voici le bâtiment souterrain KR-983. Ce que tu y découvrira bouleversera toute ta vie. Tu découvriras enfin ce qu'est... l'Enfer.
En me penchant, je vis, au centre du cratère, tel un volcan, du rouge flamboyant, au fond des abysses de cette immense trappe industrielle.
A l'aide de cordes et d'autres outils, nous descendîmes, pas très bas par rapport à la grandeur de la fissure, mais "seulement" à trois ou quatre centaines de mètres.
La peur était là, mais les instruments utilisés étaient sûres.
Puis, une fois atterrît dans un des étages du cratère, nous empruntâmes un couloir perpendiculaire au précipice géant. Personne ne nous avaient vu.
Puis soudain, j'entendais des gémissements... qui, au fur et à mesure que nous avançâmes, devenaient de plus en plus effroyables.
En face, un portrait de Kirov, toujours avec son regard menaçant et diabolique.
Je continue dans ce couloir infinie, dans une atmosphère à la fois sombre et rougeâtre et j'entendis des cris divers, monstrueux. J'avais mal, très mal, cette odeur de souffre et de produits chimiques industriels, allier avec ces sons abominables de personnes entrain d'agoniser me rendait malade.
Quand je vis, de loin, via une sorte d'ouverture sur un coin en bas à droite, une pièce, où des cobayes humains étaient utilisés comme des rats pour des sortes de tests biologiques.
Mes yeux devinrent larmoyants. Ces actes de barbarie étaient indescriptibles.
Ma pitié devînt consternation, ma colère muta en désespoir.
Puis, l'ancien archéologue (mon co-équipier) me dit : "Je suis déjà aller ici, deux fois dans ma vie. Ce que tu vois là n'est rien comparé à l'enfer des autres étages situés dans les profondeurs de cet Abime.
Usage de produits chimiques létaux, expériences atomiques et radiologiques, injections bactériologiques, amputations et greffes d'organes mécaniques, infusions de substances toxiques souvent mortelles.
Ce bâtiment KR-983 est un laboratoire géant. Parallèlement aux laboratoires d'orphelins d'Ovskorine, Kirov reproduit ici ce qu'il a subit, en mille fois pire et à une échelle intolérable. On estime à plus de 100 000 personnes, les malheureux qui subissent les atrocités des laboratoires souterrains expérimentaux de la secte du Rovostranaz. Et leur nombre ne diminue jamais. Sitôt un cobaye meurt, il est remplacé par un détenu du Perelag indiscipliné... ou par un prisonnier politique."
Mon Dieu, comment tolérer de pareilles atrocités ? Que faire ? Mon Dieu, comment peux-tu accepter que de tels horreurs soient commises par et contre ta propre création ?
Tout ceci était insupportable. Je voulais revenir sur Terre. Quitter cette planète. Il me dit que le voyage n'était pas finit et que je n'avais pas encore tout vu.
Puis je vis ce chiffre écris en tout petit sous forme de graffiti : "39 147". Tiens, il me dit quelque chose...
Mais pas le temps d'examiner cela. Voilà qu'il vit, dans une pièce sombre, légèrement éclairée par notre petite lampe-torche, un immense dossier collé au mur. Avec des noms.
_ Tiens ? Mais... ? je n'avais jamais vu sa auparavant...
Nous restâmes 5 minutes dans cette pièce, je l'attendais, il était entrain de chercher un nom dans cette liste. Quand soudain, il cria :
"NOOOOOOOOOON ! NOOOOON ! PAS SA ! NOOOOOOOOON !" Il s'effondra en pleurs...
_ Mais qu'y a t-il ? Qu'est ce que...
Je regardais cette fameuse liste, et vis, en effet, le nom d'une femme qui portait son nom. Ce fut probablement sa mère.
Le titre de cette petite liste était :
[quote]Cobayes âgés de plus de 75 ans, morts en Juillet 2012 après exposition de moins de 20 minutes aux rayons gammas de la salle 42.[/quote]
Puis je vis à côté de son nom, sur la même ligne :
[quote]Résultat : échec de la mutation génétique.[/quote]
Il avait perdu sa mère, probablement après avoir subit une souffrance atroce...
Je restais en silence pendant 5-10 minutes, puis, nous continuâmes dans la même direction.
C'était horrible, je n'en pouvais plus. Les gémissements des pauvres gens continuaient sans cesse, l'odeur était infecte. Sa sentait à la fois le pétrole et le gaz naturel. Étrangement, mon ami l'archéologue ne dit plus rien... sans doute toujours sous le choc du décès de sa malheureuse mère.
J'ai finalement insisté pour qu'on rentre.
Il s'énerva et me pris le haut du pull par ses deux bras : "écoute, tu sortiras d'ici vivant, mais par pitié, ai un peu de sentiments pour ces gens qui souffrent, soit humain. Partage un minimum leurs souffrances ! Il faut que tu vois ! pour que tu connaisses toute cette horreur !
Que tu saches que Kirov est le démon. C'est un monstre ! Je subis son violent regard transperçant tous les jours, je suis obligé sous peine de déportation, et pourquoi pas au risque de devenir un cobaye comme tous ceux là, de laisser son portrait dans ma put1 de piaule ! J'en ai marre de ce système !"
_ du calme ! on va se faire repérer ! dis-je avec un peu de peur, en voyant mon ami s'énerver contre moi...
_ Comment oses-tu ! Je... Je... Je hais Kirov ! je hais ce système de merde !
Mais comment-est-ce possible... Non ! Dieu ! Pourquoi tu ne fais rien ! POURQUOOOOOI !!! Dis le moi ! Pourquoi nous avoir créé ? Pourquoi tant de souffrances ?
KIROV ! JE TE HAIS ! TU N'ES QU'UN SALAUD ! TU N'ES PAS UN HOMME ! TU ES LE DÉMON ! UN MONSTRE HIDEUX ENVOYÉ DE SATAN ! JE VAIS TE TUER ! JE TE HAIS ! JE TE HAAAAAAAAAAAAAIS !
Je ne pouvais faire autrement : je le repoussa violemment, et, je lui ordonna de se taire et de partir le plus vite possible.
On nous avait entendu...
Il continuait de crier et de gémir, il refusait que je le touche et finit par m'insulter moi aussi...
A l'approche des gardes, je courus le plus vite que j'ai pu. Avec les équipements pour sortir.
Pendant ma course, alors que le cri de mon co-équipier continuait, j'entendis un coup de feu. Puis... plus rien...
Moi je continuais de courir. Revenu dans notre premier couloir, c'est les cris des tortures que subissaient les détenus qui couvraient ma fuite...
Je parvînt finalement à remonter difficilement, avec les peu de moyens que j'avais, en haut de cette maudite Trappe.
Jamais je me suis retourné. Je ne voulais pas revoir cet enfer.
Une fois là haut, je réussis à sortir de la base militaire par le fameux chemin qu'il m'avait montré.
Une fois dehors, j'étais terrorisé. Je pris conscience qu'un ami avait été tué à cause de moi.
Dans le noir qui entourait la ville de Krasnoïarsk, je retournais au centre-ville.
Mais soudain, avant même de sortir de la zone Nord-Est, un agent du NKRD, petites lunettes noirs et habits sombres, tourna la tête et me fixa. Les poings serrés, et le visage rempli de colère, il me pourchassa.
Pendant plus de 10 minutes, une course poursuite se fit dans la plus grande discrétion.
Je courrais aussi vite que j'ai pu, jusqu'à ce que je sentis un très violent pincement à l'épaule, puis, sous l'effet du choc et de la fatigue, je m'effondrais.
à suivre....
-
Vladimir Ivanov
Déjà vu ?
-rappel : il s'agit du touriste occidental...-
Quand j'ouvris les yeux, je vis inscrit sur le mur une date... j'étais dans le coma, sur un lit d'hôpital, depuis 5 mois. Quand je commençais à bouger, je sentis une vive douleur à l'épaule...
Mes derniers souvenirs remontent à une invitation, chez un ami rostov anglophone, qui m'avait tout raconté sur la probable jeunesse de Kirov. Mais après, plus rien, le noir.
Alors que j'étais dans un état de semi-amnésie, des militaires m'emmenèrent de force en-dehors de l'hôpital, dans un camp ! j'étais enfermé dans un camp de travail rostov !
D'un seul coup, un flash me vînt à l'esprit : l'agent du NKRD qui me poursuivait et m'avait tiré une balle dans l'épaule.... c'est probablement là que j'étais tombé dans le coma.
Une fois jeté violemment à terre, j'étais dans une sorte de cours, un parc totalement gelé. Il faisait très froid, une température inférieure à -15°c. J'avais d'ailleurs pas grand chose pour me réchauffer.
J'étais désespéré. Vais-je mourir ici ? vais-je finir mes jours là ? dans ce camp de travail ?
Ma famille, ma femme, mes enfants me manquaient affreusement. Je ne pensais presque plus qu'à eux.
J'avais totalement oublié les causes de mon enfermement dans ce camps. Et cela ma travaillait la tête. Après quelques longues et interminables minutes au sol, je me redressa. Il faut garder espoir. Garder ma force intérieure.
J'allai en direction des autres prisonniers. A première vue, c'était probablement un jours férié, ou une pause, parce que personne ne travaillait.
Puis je vis un homme assis sur un vieux banc. Il était très maigre, et semblait désespéré. Sa silhouette, son visage, me disait vaguement quelque chose. Je me rapprochais lentement, jusqu'à ce que... mais... c'est... Boris ? Boris ZAPAREV ???
Oui ! c'est lui ! je le reconnait ! l'ancien chef du gouvernement rostov ! il faisait souvent la une des journaux à une époque, en Adélie !
Mais qu'est-il devenu ? il est tout faible, maigre et on aurait dit qu'il avait prit 30 ans d'âge. Étant également anglophone, nous arrivâmes à entretenir une conversation.
_ Monsieur, excusez moi, vous êtes bien Zaparev ? Boris Zaparev ?
_ Non, mon nom est 24 374.
_ Mais... je... mais enfin, vous avez un nom, un vrai !?
_ Oui... oui, autrefois j'étais Zaparev, mais aujourd'hui, je m'appelle 24 374.
Ceci me donna la chair de poule. Il avait écrit sur son bras, effectivement, ce numéro. Je regardais subitement le mien et appris mon nouveau nom : 57 951...
_ Vous savez pourquoi vous avez été enfermé ici ?
_ J'ai trahis la Cause du Rovostranisme.
Le rovostranisme... ah... attends... oui ! je me souviens ! le Rovostranaz ! la secte et... tout était enfin clair. Je me souvenais enfin des moindres détails : la trappe industrielle, les affreuses expériences biologiques et atomiques, ces dizaines de milliers de cobayes agonisant, les agents du NKRD, la mort de mon pauvre co-équipier... tout était devenu clair.
_ Vous connaissez le Rovostranaz ?
_ Oui, il est notre Dieu à tous, et Kirov est son prophète.
Je me dis de suite qu'il s'agissait d'une ironie, fruit de son désespoir. Quelle fut la raison d'un tel abattement ?
Je me souvenais, n'étant pas complètement inculte, qu'il était -soit-disant- amoureux de l'ancienne reine du Numancia, Isabel. Sa mort devait être aussi responsable de son état actuel ?
_ Vous vous souvenez d'Isabel Ière ?
_ Isa quoi ? c'est qui celle là ?
_ oui, la reine du Numancia, Isabel Ière, celle que vous aimiez tant !
_ moi ? aimer une reine du Numancia ? Mais vous êtes taré ?
_ mais enfin, Monsieur Zaparev, vous ne vous souvenez plus ?
_ Ecoutez bien, je ne sais pas qui vous êtes à me parler comme sa dans cette langue [anglais] du démon occidental, mais déjà, je ne m'appelle plus Zaparev, mon nom est 24 374. A l'époque où je portais ce nom, j'étais un ennemi de l'État, un ennemi du Rovostranaz. Aujourd'hui, je suis libre et enfin dans le bon camp.
Ensuite, je vous répète qu'il n'y a qu'une chose qui compte pour moi : la Rédemption proclamée par Kirov. Il n'y a de Dieu que l'Esprit Suprême et Kirov est son prophète.
_ Vous... vous rigolez j'espère... ! -Il avait l'air sérieux. Ce n'était peut-être pas de l'ironie... j'insistais :-
Mais enfin, vous n'êtes pas libre là où vous êtes ! vous étiez tellement mieux avant ! Vous... vous étiez un grand homme ! Je vous appréciais particulièrement d'ailleurs. Et vous ne vous souvenez vraiment plus de la défunte reine Isabel ? Et votre ami assassiné ! Valentine Berdakov ! Vous ne vous en souvenez plus aussi ?
il me fixa droit dans les yeux :
_ Mais vous n'avez absolument rien compris mon pauvre type... je ne suis qu'un fidèle du tout puissant Rovostran.
Le Scorpion voit tout et sait tout.
Kirov prépare en ce moment même la Rédemption, et bientôt, le monde entier tremblera. Bientôt, la Rostovie renaîtra de ses cendres et son leader incontesté, Vladimir Kirov, guidera le Monde vers un tout nouvel avenir, tout comme le prédit le Grand-Markov. Tu n'imagine même pas tout ce que prépare en secret le Scorpion.
Son visage exprimait une sensation de désespoir mais aussi de terreur et de détermination. Il était donc devenu un des leurs... mais il restait un pauvre zek, contraint de travailler des journées entières et sacrifier toute sa vie pour son maudit "Dieu".
_ Je sais qu'il extermine des milliers d'innocents, qu'il utilise comme cobaye des centaines de milliers d'êtres humains, autant les enfants et les personnes âgées que les gens comme vous et moi.
_ Vous voulez parlez des préparatifs expérimentaux ? Oui, et ce sera bientôt mon tour. J'irais donner ma vie pour la Cause.
_ Mais ? vous êtes fou ?!!! ...Alors vous n'êtes plus un homme, vous n'êtes vraiment plus Zaparev...
_ L'homme qui est en moi est mort depuis longtemps. L'humanité arrive à sa fin. Il est temps pour nous de nous tourner vers l'avenir.
_ Mais quel est cet avenir que tout le monde parle sans arrêt dans ce pays de tarés ?
_ L'avenir concerne la prochaine étape de l'évolution de notre Espèce : la Rédemption.
_ Et qu'est ce qu'elle va vous apporter cette put-ain de rédemption ?
-il me répondit avec le sourire :-
_ Aux hommes ? La mort.
-rappel : il s'agit du touriste occidental...-
Quand j'ouvris les yeux, je vis inscrit sur le mur une date... j'étais dans le coma, sur un lit d'hôpital, depuis 5 mois. Quand je commençais à bouger, je sentis une vive douleur à l'épaule...
Mes derniers souvenirs remontent à une invitation, chez un ami rostov anglophone, qui m'avait tout raconté sur la probable jeunesse de Kirov. Mais après, plus rien, le noir.
Alors que j'étais dans un état de semi-amnésie, des militaires m'emmenèrent de force en-dehors de l'hôpital, dans un camp ! j'étais enfermé dans un camp de travail rostov !
D'un seul coup, un flash me vînt à l'esprit : l'agent du NKRD qui me poursuivait et m'avait tiré une balle dans l'épaule.... c'est probablement là que j'étais tombé dans le coma.
Une fois jeté violemment à terre, j'étais dans une sorte de cours, un parc totalement gelé. Il faisait très froid, une température inférieure à -15°c. J'avais d'ailleurs pas grand chose pour me réchauffer.
J'étais désespéré. Vais-je mourir ici ? vais-je finir mes jours là ? dans ce camp de travail ?
Ma famille, ma femme, mes enfants me manquaient affreusement. Je ne pensais presque plus qu'à eux.
J'avais totalement oublié les causes de mon enfermement dans ce camps. Et cela ma travaillait la tête. Après quelques longues et interminables minutes au sol, je me redressa. Il faut garder espoir. Garder ma force intérieure.
J'allai en direction des autres prisonniers. A première vue, c'était probablement un jours férié, ou une pause, parce que personne ne travaillait.
Puis je vis un homme assis sur un vieux banc. Il était très maigre, et semblait désespéré. Sa silhouette, son visage, me disait vaguement quelque chose. Je me rapprochais lentement, jusqu'à ce que... mais... c'est... Boris ? Boris ZAPAREV ???
Oui ! c'est lui ! je le reconnait ! l'ancien chef du gouvernement rostov ! il faisait souvent la une des journaux à une époque, en Adélie !
Mais qu'est-il devenu ? il est tout faible, maigre et on aurait dit qu'il avait prit 30 ans d'âge. Étant également anglophone, nous arrivâmes à entretenir une conversation.
_ Monsieur, excusez moi, vous êtes bien Zaparev ? Boris Zaparev ?
_ Non, mon nom est 24 374.
_ Mais... je... mais enfin, vous avez un nom, un vrai !?
_ Oui... oui, autrefois j'étais Zaparev, mais aujourd'hui, je m'appelle 24 374.
Ceci me donna la chair de poule. Il avait écrit sur son bras, effectivement, ce numéro. Je regardais subitement le mien et appris mon nouveau nom : 57 951...
_ Vous savez pourquoi vous avez été enfermé ici ?
_ J'ai trahis la Cause du Rovostranisme.
Le rovostranisme... ah... attends... oui ! je me souviens ! le Rovostranaz ! la secte et... tout était enfin clair. Je me souvenais enfin des moindres détails : la trappe industrielle, les affreuses expériences biologiques et atomiques, ces dizaines de milliers de cobayes agonisant, les agents du NKRD, la mort de mon pauvre co-équipier... tout était devenu clair.
_ Vous connaissez le Rovostranaz ?
_ Oui, il est notre Dieu à tous, et Kirov est son prophète.
Je me dis de suite qu'il s'agissait d'une ironie, fruit de son désespoir. Quelle fut la raison d'un tel abattement ?
Je me souvenais, n'étant pas complètement inculte, qu'il était -soit-disant- amoureux de l'ancienne reine du Numancia, Isabel. Sa mort devait être aussi responsable de son état actuel ?
_ Vous vous souvenez d'Isabel Ière ?
_ Isa quoi ? c'est qui celle là ?
_ oui, la reine du Numancia, Isabel Ière, celle que vous aimiez tant !
_ moi ? aimer une reine du Numancia ? Mais vous êtes taré ?
_ mais enfin, Monsieur Zaparev, vous ne vous souvenez plus ?
_ Ecoutez bien, je ne sais pas qui vous êtes à me parler comme sa dans cette langue [anglais] du démon occidental, mais déjà, je ne m'appelle plus Zaparev, mon nom est 24 374. A l'époque où je portais ce nom, j'étais un ennemi de l'État, un ennemi du Rovostranaz. Aujourd'hui, je suis libre et enfin dans le bon camp.
Ensuite, je vous répète qu'il n'y a qu'une chose qui compte pour moi : la Rédemption proclamée par Kirov. Il n'y a de Dieu que l'Esprit Suprême et Kirov est son prophète.
_ Vous... vous rigolez j'espère... ! -Il avait l'air sérieux. Ce n'était peut-être pas de l'ironie... j'insistais :-
Mais enfin, vous n'êtes pas libre là où vous êtes ! vous étiez tellement mieux avant ! Vous... vous étiez un grand homme ! Je vous appréciais particulièrement d'ailleurs. Et vous ne vous souvenez vraiment plus de la défunte reine Isabel ? Et votre ami assassiné ! Valentine Berdakov ! Vous ne vous en souvenez plus aussi ?
il me fixa droit dans les yeux :
_ Mais vous n'avez absolument rien compris mon pauvre type... je ne suis qu'un fidèle du tout puissant Rovostran.
Le Scorpion voit tout et sait tout.
Kirov prépare en ce moment même la Rédemption, et bientôt, le monde entier tremblera. Bientôt, la Rostovie renaîtra de ses cendres et son leader incontesté, Vladimir Kirov, guidera le Monde vers un tout nouvel avenir, tout comme le prédit le Grand-Markov. Tu n'imagine même pas tout ce que prépare en secret le Scorpion.
Son visage exprimait une sensation de désespoir mais aussi de terreur et de détermination. Il était donc devenu un des leurs... mais il restait un pauvre zek, contraint de travailler des journées entières et sacrifier toute sa vie pour son maudit "Dieu".
_ Je sais qu'il extermine des milliers d'innocents, qu'il utilise comme cobaye des centaines de milliers d'êtres humains, autant les enfants et les personnes âgées que les gens comme vous et moi.
_ Vous voulez parlez des préparatifs expérimentaux ? Oui, et ce sera bientôt mon tour. J'irais donner ma vie pour la Cause.
_ Mais ? vous êtes fou ?!!! ...Alors vous n'êtes plus un homme, vous n'êtes vraiment plus Zaparev...
_ L'homme qui est en moi est mort depuis longtemps. L'humanité arrive à sa fin. Il est temps pour nous de nous tourner vers l'avenir.
_ Mais quel est cet avenir que tout le monde parle sans arrêt dans ce pays de tarés ?
_ L'avenir concerne la prochaine étape de l'évolution de notre Espèce : la Rédemption.
_ Et qu'est ce qu'elle va vous apporter cette put-ain de rédemption ?
-il me répondit avec le sourire :-
_ Aux hommes ? La mort.
-
Vladimir Ivanov
PLUS PERSONNE NE S'OPPOSERA AU TOUT-PUISSANT ROVOSTRAN
Davanrov, le champion de l'opposition rostove, le seul homme qui a osé critiquer le régime depuis bien longtemps dans le pays...
___________
Après une très longue journée de travail -aussi longue et fatigante que dangereuse- dans le secret absolu, Ivan Davanrov revenait chez lui. Il n'avait déjà plus de voiture, il était obligé d'utiliser, sans escorte, les transports en commun. Son salaire de gouvernant (déjà peu élevé par rapport à la moyenne mondiale de ce "grand-métier") n'avait pourtant pas baissé. Il communiquait régulièrement avec les services secrets et le Parti Communiste, étant donné sa situation de Chef du Gouvernement. Mais depuis quelques mois (depuis son "pamphlet" -et encore, ce mot est fort-), il n'en reçu plus aucun. Ni des membres du NKRD, ni du Parti Communiste. Il était exclu, ignoré, fuit. Plus personne n'osait lui adresser la parole à l'exception de Kirov en personne. Cette situation était tellement étrange qu'il redoutait "un calme avant la tempête".
Une demi-heure à pieds entre l'arrêt d'autobus et sa résidence. Il était 1 heure du matin, il neigeait légèrement, et faisait environ -15°c.
Il avançait vite, il avait hâte de retrouver sa famille, sa femme qu'il aimait plus que tout, ses enfants en qui reposait tout son espoir, pour l'Avenir de son pays, et sa maison, le seul endroit au monde où il se sentait en sécurité car proche de Dieu (de nombreuses croix orthodoxes et portraits de la Vierge Marie, ainsi qu'une toute petite chapelle en bois, construite par lui-même pour ses temps de prière).
Mais une fois arrivée, il vit inscrit en rouge-sang sur la porte d'entrée : "Au nom du Rovostran".
Il monta ses yeux au ciel, et dit : "Mon Dieu, je t'en supplies de toute mon âme, faites que ma Femme, mon fils et ma fille soient encore en vie."
Il ouvre la porte, et dans le silence absolu, il apprend que la lumière ne fonctionne pas. Il prend une lampe de poche de mauvaise qualité, et avance dans le noir, guidé par une lumière extrêmement faible. Il va vers la Cuisine, rien, aucune lumière ne marche, aucune trace de vie et surtout, silence quasi-total : seul le bruit du frigidaire venait couvrir ses pas furtifs.
Il monte à l'étage, ouvre la porte de sa chambre et distingue, malgré la faiblesse de l'éclairage perdu dans le noir, une personne étendue sur le sol. Il s'approche, et découvre le visage magnifique de sa femme, totalement gelé, frigorifié... aucun souffle de vie.
Il se relève, prend une petite bouffée d'air, et, avec l'énergie du désespoir, se dirige lentement vers la pièce adjacente en titubant. La seule lampe qui fonctionnait dans la maison éclaira vivement toute la chambre : sa fille de 10 ans étendue les yeux grands-ouverts sur le lit, sans signe de vie. Son fils de 8 ans, était à terre, près de la porte, juste sous ses pieds.
Il fît demi-tour, lentement, revînt vers sa défunte femme, puis s'effondra.
Davanrov, le champion de l'opposition rostove, le seul homme qui a osé critiquer le régime depuis bien longtemps dans le pays...
___________
Après une très longue journée de travail -aussi longue et fatigante que dangereuse- dans le secret absolu, Ivan Davanrov revenait chez lui. Il n'avait déjà plus de voiture, il était obligé d'utiliser, sans escorte, les transports en commun. Son salaire de gouvernant (déjà peu élevé par rapport à la moyenne mondiale de ce "grand-métier") n'avait pourtant pas baissé. Il communiquait régulièrement avec les services secrets et le Parti Communiste, étant donné sa situation de Chef du Gouvernement. Mais depuis quelques mois (depuis son "pamphlet" -et encore, ce mot est fort-), il n'en reçu plus aucun. Ni des membres du NKRD, ni du Parti Communiste. Il était exclu, ignoré, fuit. Plus personne n'osait lui adresser la parole à l'exception de Kirov en personne. Cette situation était tellement étrange qu'il redoutait "un calme avant la tempête".
Une demi-heure à pieds entre l'arrêt d'autobus et sa résidence. Il était 1 heure du matin, il neigeait légèrement, et faisait environ -15°c.
Il avançait vite, il avait hâte de retrouver sa famille, sa femme qu'il aimait plus que tout, ses enfants en qui reposait tout son espoir, pour l'Avenir de son pays, et sa maison, le seul endroit au monde où il se sentait en sécurité car proche de Dieu (de nombreuses croix orthodoxes et portraits de la Vierge Marie, ainsi qu'une toute petite chapelle en bois, construite par lui-même pour ses temps de prière).
Mais une fois arrivée, il vit inscrit en rouge-sang sur la porte d'entrée : "Au nom du Rovostran".
Il monta ses yeux au ciel, et dit : "Mon Dieu, je t'en supplies de toute mon âme, faites que ma Femme, mon fils et ma fille soient encore en vie."
Il ouvre la porte, et dans le silence absolu, il apprend que la lumière ne fonctionne pas. Il prend une lampe de poche de mauvaise qualité, et avance dans le noir, guidé par une lumière extrêmement faible. Il va vers la Cuisine, rien, aucune lumière ne marche, aucune trace de vie et surtout, silence quasi-total : seul le bruit du frigidaire venait couvrir ses pas furtifs.
Il monte à l'étage, ouvre la porte de sa chambre et distingue, malgré la faiblesse de l'éclairage perdu dans le noir, une personne étendue sur le sol. Il s'approche, et découvre le visage magnifique de sa femme, totalement gelé, frigorifié... aucun souffle de vie.
Il se relève, prend une petite bouffée d'air, et, avec l'énergie du désespoir, se dirige lentement vers la pièce adjacente en titubant. La seule lampe qui fonctionnait dans la maison éclaira vivement toute la chambre : sa fille de 10 ans étendue les yeux grands-ouverts sur le lit, sans signe de vie. Son fils de 8 ans, était à terre, près de la porte, juste sous ses pieds.
Il fît demi-tour, lentement, revînt vers sa défunte femme, puis s'effondra.
-
Vladimir Ivanov
Dans un vieux hangar... Lieu et contexte inconnu
_ Gaspadin Amitrasudan ?
_ Oui c'est moi.
_ Bienvenue chez les kherovitchistes, Camarade !
_ Je ne sais pas ce que vous préparez et je n'approuve pas votre immonde politique. Tout ce que je veux, c'est mon argent.
_ Oui, mais avant... mon ami....
_ Il est dans ce camion.
-Après quelques minutes le temps de "l'inspection" de la cargaison-
_ Bien, vous avez fait du bon travail Camarade Amitrasudan ! Prennez ! Les turriïs tiennent toujours leur paroles !
_ Qu'est ce que vous allez en faire ? A quoi cela va vous servir ?
_ Mon ami... tu as reçu ce que tu voulais, alors maintenant, tu te casses.
-les gardes du corps font sortir le livreur...-
-après quelques minutes d'attente, un téléphone sonne-
_ Da ?
_ tchrch Nous avons réussis ! tchrchtchrtch Ce fut un jeu d'enfant, ils ne nous ont pas repéré tchrctchrtch...
Krassivaya Diévatchka est arrivée à destination ! Je répète, Krassivaya Diévatchka est arrivée à sa destination ! tchrchtchrctch...
-l'homme, petit mais à forte carrure, pose le téléphone, les yeux grands-ouverts et dit aux autres occupants du Hangar- :
_ Elle est arrivée à temps à son objectif. Jolie Petite Fille est ici !
_ HOURRRRRRAAAA !!!!! (acclamations assourdissantes...)
_ Mes amis, le Monde va enfin comprendre ! Youri répandra sa puissance sur la Terre entière, et cet évènement sans précédant dans l'Histoire de l'Humanité annoncera l'Aube d'une Ère Nouvelle.
Sources tenues secrètes.
_ Gaspadin Amitrasudan ?
_ Oui c'est moi.
_ Bienvenue chez les kherovitchistes, Camarade !
_ Je ne sais pas ce que vous préparez et je n'approuve pas votre immonde politique. Tout ce que je veux, c'est mon argent.
_ Oui, mais avant... mon ami....
_ Il est dans ce camion.
-Après quelques minutes le temps de "l'inspection" de la cargaison-
_ Bien, vous avez fait du bon travail Camarade Amitrasudan ! Prennez ! Les turriïs tiennent toujours leur paroles !
_ Qu'est ce que vous allez en faire ? A quoi cela va vous servir ?
_ Mon ami... tu as reçu ce que tu voulais, alors maintenant, tu te casses.
-les gardes du corps font sortir le livreur...-
-après quelques minutes d'attente, un téléphone sonne-
_ Da ?
_ tchrch Nous avons réussis ! tchrchtchrtch Ce fut un jeu d'enfant, ils ne nous ont pas repéré tchrctchrtch...
Krassivaya Diévatchka est arrivée à destination ! Je répète, Krassivaya Diévatchka est arrivée à sa destination ! tchrchtchrctch...
-l'homme, petit mais à forte carrure, pose le téléphone, les yeux grands-ouverts et dit aux autres occupants du Hangar- :
_ Elle est arrivée à temps à son objectif. Jolie Petite Fille est ici !
_ HOURRRRRRAAAA !!!!! (acclamations assourdissantes...)
_ Mes amis, le Monde va enfin comprendre ! Youri répandra sa puissance sur la Terre entière, et cet évènement sans précédant dans l'Histoire de l'Humanité annoncera l'Aube d'une Ère Nouvelle.
Sources tenues secrètes.
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Vladimir Ivanov
Discours secret du dissident clandestin Davanrov
[quote]Vous n'avez pas remarqué quelque chose ?
Oui, aucun pays libéral et capitaliste ne condamnent les actes de Youri. Vous savez qu'il a organisé un génocide contre son propre peuple au Turriïvostok. La Terreur aurait d'ailleurs dépassé il y a peu, les 1 millions de morts.
Après cet attentat mystère contre la personne de Kirov qui nous fut attribué par ce salaud de Markov (hors nous n'en aurions jamais eu les moyens), un nouvel homme a prit le pouvoir : il s'agit d'Andreï Sobtchak.
Vous le connaissez ?
Je vais vous en dire un peu à son sujet :
Né en 1961, il a fait des études sur le marxisme-léninisme durant les années 90 (seul domaine ou on pouvait espérer faire une carrière politique).
A la chute du communisme en 1999, il avait soutenu la candidature de Goreltsine et... il a fait de nombreuses affaires avec Marcienko ! C'est lui qui assista militairement le dictateur juvnien Ahradinur via Otiets Marcienko. Sous l'étiquette de "démocrate libéral", il reçut un soutient financier des USP et de l'Aishren qui souhaitaient éviter à tout prix une renaissance géopolitique de la Rostovie.
C'est en 2006, à la prise de pouvoir de Kirov, qu'il émigra aux USP.
Et on l'a soupçonné d'avoir participé (depuis New Heaven, aux USP) à la prise de pouvoir de Marcienko en Avril 2011 en Rostovie.
Et voilà qu'il quitte les USP, le lendemain de la rupture Kirov/Youri !
Pour se rendre où ? Nous ne savons pas, mais je pense qu'on peut le deviner.
Youri a beaucoup de pouvoir. Énormément de pouvoir. Il fait partie des 5 plus puissantes personnalités du Monde, avec Kirov, Nikelson, Eriksson et Jiang Quing.
Oui, il possède l'arme nucléaire, et a eu accès pendant de longues années aux données du Rovostran, et même pire que cela : il a participé à son édification !
Youri était le seul Homme vraiment capable de déloger Kirov. L'attentat, c'est lui, il n'y a pas de doute. Et enfin, vous l'aurez deviné : cet Andreï Sobtchak n'est rien de plus qu'un pantin de Youri.
Mes compatriotes, que vous soyez communistes anti-rovostrans ou chrétiens-orthodoxes nationalistes, je vous demande une chose : ne faites pas confiance en cet Homme. Ce nouveau Président n'est que le pantin d'un Démon bien plus affreux que Kirov.
Je connais Vladimir Kirov depuis une bonne dizaine d'années. Et je sais qu'il a en lui une part d'Humanité. Si son bras droit, Markov, n'a pas beaucoup de choses à envier à Youri (quoiqu'il soit moins orgueilleux, et reste fidèle à Kirov), le leader de l'Ancienne Rostovie, Vladimir Kirov, est un Homme que je respecte.
C'est un Monstre, un monstre terrible si on analyse la vérité du Rovostran. Cependant, il garde en lui une infime part d'humanité. Oui, je pense que Kirov devait théoriquement devenir un homme extrêmement charitable. Un Saint. Effectivement, il en avait quelques caractéristiques.
Vous savez, nous sommes des gens chanceux, nos âmes ne sont pas condamnés. Nous avons tous réussis à nous en sortir, parce que nous étions fort, nous avions eu de la chance par le Passé. Mais Kirov, il en fut autrement. Son éducation, baignée dans le totalitarisme ovskorinien, et ses épouvantables épreuves qu'il a subit dans un orphelinat durant toute son enfance et sa jeunesse, l'on privés de cette chance.
Kirov est un homme comme vous et moi, seulement, il a tout simplement eu moins de chance que nous. Le Hasard en a fait un Monstre. Un Monstre qui peut encore, je l'espère, réparer ses fautes passées, quoique difficilement pardonnables.
-beaucoup protestent face aux propos pro-kirov de Davanrov-
Écoutez, j'ai peu d'espoir en Kirov. Très peu d'espoir en sa guérison spirituelle. Sa détermination est réellement... je n'aime pas le mot mais je n'ai que lui en tête : diabolique. Mais, je vois en lui une infime lueur d'espoir.
Pour Youri il n'y en a aucun. Youri est le pur produit du Rovostran. C'est un démon, un monstre alliant nazisme, ultra-capitalisme et ultra-bolchévisme. S'il vient au pouvoir et le reste, la Rostovie est condamnée car il est le seul à avoir assez de pouvoir pour vaincre ses opposants quels qu'ils soient. D'autant plus que les USP lui seront reconnaissant de s'être débarrassé de Kirov.
Comptez voir le nombre de victimes. Un homme tue un peu moins de 100 000 personnes en 7 ans, un autre en tue 1 000 000 en 3 mois.
Avec ses expériences biologiques, ses guerres et sa politique depuis 2006, Kirov auraient fait probablement jusqu'ici une petite centaine de milliers de morts (entre 50 000 et 90 000 victimes). Ce qui est énorme et inadmissible, il est vrai.
Youri ? Il en a fait plus d'un million. C'est à dire qu'il en a tué 13 fois plus, et ce, en seulement quelques mois.
Oui, Kirov n'est qu'un ange, comparé à Youri.
Youri est notre Ennemi N°1. Croyez moi, il est la plus grande de toutes les menaces. Car, à l'instar de Marcienko et à l'inverse de Kirov, il hai la Rostovie.
Et je rappel que la bombe sur Jam City, est celle de Youri. Et si on peut accuser du manque de sécurité, c'est difficile étant donné que c'est les services secrets et les grands financiers des USP qui ont aider Youri dans toutes ses démarches depuis la rupture Kirov-Youri, et que Youri était lui-même la seonde personnalité de Rostovie, ayant donc accès (et depuis longtemps) à l'arsenal nucléaire rostov.
Youri ou Kherovtich, peu importe son nom, n'hésitera pas à user de l'arme atomique pour détruire Novgorod.
Et je le sais, vous le savez tous, seul Kirov peut vaincre Youri, il est le seul à avoir la capacité de mettre fin à la folie kheroviste.
C'est pourquoi je vous demande de ne pas approuver le nouveau régime de Sobtchak qui est un pantin de Youri et un ennemi de notre Mère-Patrie à la solde des plus puissants hommes d'affaires des USP et de l'Aihsren.[/quote]
[quote]Vous n'avez pas remarqué quelque chose ?
Oui, aucun pays libéral et capitaliste ne condamnent les actes de Youri. Vous savez qu'il a organisé un génocide contre son propre peuple au Turriïvostok. La Terreur aurait d'ailleurs dépassé il y a peu, les 1 millions de morts.
Après cet attentat mystère contre la personne de Kirov qui nous fut attribué par ce salaud de Markov (hors nous n'en aurions jamais eu les moyens), un nouvel homme a prit le pouvoir : il s'agit d'Andreï Sobtchak.
Vous le connaissez ?
Je vais vous en dire un peu à son sujet :
Né en 1961, il a fait des études sur le marxisme-léninisme durant les années 90 (seul domaine ou on pouvait espérer faire une carrière politique).
A la chute du communisme en 1999, il avait soutenu la candidature de Goreltsine et... il a fait de nombreuses affaires avec Marcienko ! C'est lui qui assista militairement le dictateur juvnien Ahradinur via Otiets Marcienko. Sous l'étiquette de "démocrate libéral", il reçut un soutient financier des USP et de l'Aishren qui souhaitaient éviter à tout prix une renaissance géopolitique de la Rostovie.
C'est en 2006, à la prise de pouvoir de Kirov, qu'il émigra aux USP.
Et on l'a soupçonné d'avoir participé (depuis New Heaven, aux USP) à la prise de pouvoir de Marcienko en Avril 2011 en Rostovie.
Et voilà qu'il quitte les USP, le lendemain de la rupture Kirov/Youri !
Pour se rendre où ? Nous ne savons pas, mais je pense qu'on peut le deviner.
Youri a beaucoup de pouvoir. Énormément de pouvoir. Il fait partie des 5 plus puissantes personnalités du Monde, avec Kirov, Nikelson, Eriksson et Jiang Quing.
Oui, il possède l'arme nucléaire, et a eu accès pendant de longues années aux données du Rovostran, et même pire que cela : il a participé à son édification !
Youri était le seul Homme vraiment capable de déloger Kirov. L'attentat, c'est lui, il n'y a pas de doute. Et enfin, vous l'aurez deviné : cet Andreï Sobtchak n'est rien de plus qu'un pantin de Youri.
Mes compatriotes, que vous soyez communistes anti-rovostrans ou chrétiens-orthodoxes nationalistes, je vous demande une chose : ne faites pas confiance en cet Homme. Ce nouveau Président n'est que le pantin d'un Démon bien plus affreux que Kirov.
Je connais Vladimir Kirov depuis une bonne dizaine d'années. Et je sais qu'il a en lui une part d'Humanité. Si son bras droit, Markov, n'a pas beaucoup de choses à envier à Youri (quoiqu'il soit moins orgueilleux, et reste fidèle à Kirov), le leader de l'Ancienne Rostovie, Vladimir Kirov, est un Homme que je respecte.
C'est un Monstre, un monstre terrible si on analyse la vérité du Rovostran. Cependant, il garde en lui une infime part d'humanité. Oui, je pense que Kirov devait théoriquement devenir un homme extrêmement charitable. Un Saint. Effectivement, il en avait quelques caractéristiques.
Vous savez, nous sommes des gens chanceux, nos âmes ne sont pas condamnés. Nous avons tous réussis à nous en sortir, parce que nous étions fort, nous avions eu de la chance par le Passé. Mais Kirov, il en fut autrement. Son éducation, baignée dans le totalitarisme ovskorinien, et ses épouvantables épreuves qu'il a subit dans un orphelinat durant toute son enfance et sa jeunesse, l'on privés de cette chance.
Kirov est un homme comme vous et moi, seulement, il a tout simplement eu moins de chance que nous. Le Hasard en a fait un Monstre. Un Monstre qui peut encore, je l'espère, réparer ses fautes passées, quoique difficilement pardonnables.
-beaucoup protestent face aux propos pro-kirov de Davanrov-
Écoutez, j'ai peu d'espoir en Kirov. Très peu d'espoir en sa guérison spirituelle. Sa détermination est réellement... je n'aime pas le mot mais je n'ai que lui en tête : diabolique. Mais, je vois en lui une infime lueur d'espoir.
Pour Youri il n'y en a aucun. Youri est le pur produit du Rovostran. C'est un démon, un monstre alliant nazisme, ultra-capitalisme et ultra-bolchévisme. S'il vient au pouvoir et le reste, la Rostovie est condamnée car il est le seul à avoir assez de pouvoir pour vaincre ses opposants quels qu'ils soient. D'autant plus que les USP lui seront reconnaissant de s'être débarrassé de Kirov.
Comptez voir le nombre de victimes. Un homme tue un peu moins de 100 000 personnes en 7 ans, un autre en tue 1 000 000 en 3 mois.
Avec ses expériences biologiques, ses guerres et sa politique depuis 2006, Kirov auraient fait probablement jusqu'ici une petite centaine de milliers de morts (entre 50 000 et 90 000 victimes). Ce qui est énorme et inadmissible, il est vrai.
Youri ? Il en a fait plus d'un million. C'est à dire qu'il en a tué 13 fois plus, et ce, en seulement quelques mois.
Oui, Kirov n'est qu'un ange, comparé à Youri.
Youri est notre Ennemi N°1. Croyez moi, il est la plus grande de toutes les menaces. Car, à l'instar de Marcienko et à l'inverse de Kirov, il hai la Rostovie.
Et je rappel que la bombe sur Jam City, est celle de Youri. Et si on peut accuser du manque de sécurité, c'est difficile étant donné que c'est les services secrets et les grands financiers des USP qui ont aider Youri dans toutes ses démarches depuis la rupture Kirov-Youri, et que Youri était lui-même la seonde personnalité de Rostovie, ayant donc accès (et depuis longtemps) à l'arsenal nucléaire rostov.
Youri ou Kherovtich, peu importe son nom, n'hésitera pas à user de l'arme atomique pour détruire Novgorod.
Et je le sais, vous le savez tous, seul Kirov peut vaincre Youri, il est le seul à avoir la capacité de mettre fin à la folie kheroviste.
C'est pourquoi je vous demande de ne pas approuver le nouveau régime de Sobtchak qui est un pantin de Youri et un ennemi de notre Mère-Patrie à la solde des plus puissants hommes d'affaires des USP et de l'Aihsren.[/quote]
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Vladimir Ivanov
Les dessous du nouveau-pouvoir
1er Mai 2013
Andreï Sobtchak : Bien voici la liste des personnes à exécuter :
[quote]
_ Youri Novgorev
_ Anatoli Severov
_ Ivan Kouriline
_ Mikhaïl Belarussenko
_ Viktor Zoubkovitch
_ Ivan Terienkov
_ Joseph Markov[/quote]
Comme vous le savez, deux d'entre eux sont actuellement en fuite. Il s'agit d'Ivan Terienkov et de Joseph Markov.
Pour les autres, je pense que vous pouvez procéder à l'exécution dès ce soir.
Nous devons éliminer toute trace du Kirovisme.
Boris Birko : Et de Davanrov ? Que fait-ont ?
Andreï Sobtchak : Nous savons où il se trouve ? Alors tuez-le.
Boris Birko : Le SNSI thorvalien ne va pas être content de perde son plus grand collaborateur en Alméra Oriental.
Andreï Sobtchak : Vous savez où je vous le fou votre Thorval à la con. Annabelle ? Celle qui vaincra Kirov ? -il rit-
C'est moi et Youri qui l'avons détrônés. C'est moi qui supprime ses amis et son idéologie en ce moment même. Et pas quelqu'un d'autre.
Boris Birko : Pour l'Armée, maintenant, vous savez que très peu obéït à vos ordres. Il faut faire quelque chose. Sans l'Armée, vous n'avez plus rien.
Andreï Sobtchak : Je vais leur proposer un accord. Ils sont persuadés que mon pouvoir ne sera que temporaire. Les militaires pensent que mon pouvoir va s'effondrer. Ils n'ont donc qu'une solution : ma proposition.
Boris Birko : C'est à dire ?
Andreï Sobtchak : Je leur accorde la fierté nationale, en continuant la guerre au Zebej et en attaquant le Callanda, selon leurs désirs. En échange, ils seront sous mes ordres. Et obéiront à MES décisions, du moins... se sera véritablement le cas une fois les kirovistes annihilés et les deux guerres terminées.
Boris Birko : Excellente idée !
Andreï Sobtchak : Je sers Youri, mon seul maître, et je ne dois pas faillir à mes objectifs, à ceux qu'il m'a ordonné de faire.
Boris Birko : Très bien Camarade-Président.
Andreï Sobtchak : Et pour l'élection ?
Boris Birko : Malheureusement, je crains fort que la grande majorité votera contre vous...
Andreï Sobtchak : Eh MERDE ! ET YOURI ? HEIN ? ILS VONT VOTER POUR YOURI QUAND CELUI-CI VA LES PURIFIER ?
Boris Birko : Calmez-vous, monsieur le Président. Nous pouvons les truquer. Et avec l'abstention... Vous devriez être élu sans problème.
Andreï Sobtchak : Je vous fait confiance pour réaliser tout cela. Je dois être élu avec une large majorité ! Que mon mandat soit légitime, au nom de Youri !
Boris Birko : A, au fait, le Chef Suprême, Youri, m'a demandé de vous donner ce document.
Andreï Sobtchak : Tiens ? (il lit) "zone suspectée d'abriter le refuge sous-terrain de..." Mais... J'ai cru que...
Boris Birko : Il faut être sûr monsieur le Président. Youri veut être certain que son pouvoir se maintiendra.
Andreï Sobtchak : Très bien.
Et bien mon ami, la Rostovie ouvre une nouvelle page de son Histoire !
1er Mai 2013
Andreï Sobtchak : Bien voici la liste des personnes à exécuter :
[quote]
_ Youri Novgorev
_ Anatoli Severov
_ Ivan Kouriline
_ Mikhaïl Belarussenko
_ Viktor Zoubkovitch
_ Ivan Terienkov
_ Joseph Markov[/quote]
Comme vous le savez, deux d'entre eux sont actuellement en fuite. Il s'agit d'Ivan Terienkov et de Joseph Markov.
Pour les autres, je pense que vous pouvez procéder à l'exécution dès ce soir.
Nous devons éliminer toute trace du Kirovisme.
Boris Birko : Et de Davanrov ? Que fait-ont ?
Andreï Sobtchak : Nous savons où il se trouve ? Alors tuez-le.
Boris Birko : Le SNSI thorvalien ne va pas être content de perde son plus grand collaborateur en Alméra Oriental.
Andreï Sobtchak : Vous savez où je vous le fou votre Thorval à la con. Annabelle ? Celle qui vaincra Kirov ? -il rit-
C'est moi et Youri qui l'avons détrônés. C'est moi qui supprime ses amis et son idéologie en ce moment même. Et pas quelqu'un d'autre.
Boris Birko : Pour l'Armée, maintenant, vous savez que très peu obéït à vos ordres. Il faut faire quelque chose. Sans l'Armée, vous n'avez plus rien.
Andreï Sobtchak : Je vais leur proposer un accord. Ils sont persuadés que mon pouvoir ne sera que temporaire. Les militaires pensent que mon pouvoir va s'effondrer. Ils n'ont donc qu'une solution : ma proposition.
Boris Birko : C'est à dire ?
Andreï Sobtchak : Je leur accorde la fierté nationale, en continuant la guerre au Zebej et en attaquant le Callanda, selon leurs désirs. En échange, ils seront sous mes ordres. Et obéiront à MES décisions, du moins... se sera véritablement le cas une fois les kirovistes annihilés et les deux guerres terminées.
Boris Birko : Excellente idée !
Andreï Sobtchak : Je sers Youri, mon seul maître, et je ne dois pas faillir à mes objectifs, à ceux qu'il m'a ordonné de faire.
Boris Birko : Très bien Camarade-Président.
Andreï Sobtchak : Et pour l'élection ?
Boris Birko : Malheureusement, je crains fort que la grande majorité votera contre vous...
Andreï Sobtchak : Eh MERDE ! ET YOURI ? HEIN ? ILS VONT VOTER POUR YOURI QUAND CELUI-CI VA LES PURIFIER ?
Boris Birko : Calmez-vous, monsieur le Président. Nous pouvons les truquer. Et avec l'abstention... Vous devriez être élu sans problème.
Andreï Sobtchak : Je vous fait confiance pour réaliser tout cela. Je dois être élu avec une large majorité ! Que mon mandat soit légitime, au nom de Youri !
Boris Birko : A, au fait, le Chef Suprême, Youri, m'a demandé de vous donner ce document.
Andreï Sobtchak : Tiens ? (il lit) "zone suspectée d'abriter le refuge sous-terrain de..." Mais... J'ai cru que...
Boris Birko : Il faut être sûr monsieur le Président. Youri veut être certain que son pouvoir se maintiendra.
Andreï Sobtchak : Très bien.
Et bien mon ami, la Rostovie ouvre une nouvelle page de son Histoire !