Rotavirus

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Arios

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Rotavirus

Le Lieutenant Karol Meckesen volait à bord de son biplan folklorique aux couleurs du vieux Lochlann. Quelle honte pour un pilote de la Lochlannkaste de porter encore ces couleurs honnies par les chefs préférant désormais le noir, rouge et blanc de la nouvelle bannière Nasjonalsocialistik de l'état Lochlannais. Mais Meckesen avait eu droit à cette petite faveur, car il était d'une part un bon pilote, d'autre part un raciste convaincu, et encore aussi car il s'acquiter d'une mission difficile, et avec beaucoup de risques.
Il avait d'ailleurs pris un assez vieil appareil, qui lui appartenait, où était donc dessiné la croix de Saint Olaf, et non la croix Polaire du NSLFP.
Ce qu'il transportait ? Bien sûr qu'il le savait. Des "petits nègres" Makengais, de 3 à 14 ans, une dizaine tout au plus. Il n'allait pas les lâcher sur Pembala bien sûr, surtout que ce ne serait pas efficace, mais aussi parce-qu'il étaient trop précieux à ses yeux.

La mer laissait enfin place à la forêt vierge, la forêt vierge à la savane. Après une demi-heure à voler à haute altitude - toute relative au type d'avion -, il reçut un signal radio lui recommandant de quitter immédiatement le territoire aérien de la République du Makengo. Il perdit rapidement le signal, pour le retrouver plusieurs minutes plus tard. En réalité, le systême radar du pays était assez défaillant.

La belle savane Makengaise défilait sous son avion. Cette belle savane qu'il rêvait de voir un jour rattaché à l'Empire colonial du Lochlann, pourquoi pas. Le rêve est à la porté des rustres nordiques comme des Numanciens.

Sherrd'a apparaîssait au loin lorsque l'avion commença à perdre de l'altitude. Le biplan se posa en pleine savane, sur un semblant de piste carrossable après plusieurs minutes de recherche. Les moteurs arrêtés, l'avion remis en position de décollage avec une vaste piste devant lui et de bons amortisseurs, Karol se décrocha, enleva ses grosse lunettes de pilote has-been, et s'en alla voir dans la soute ses petits protégés. Ils étaient tremblant, ligotés, avec la trace des larmes sur les joues. "Tiens, l'un est mort" se dit-il. Il sortit son couteau, coupa les cordes, et alla jeter le corps hors de l'avion.

"-Vous êtes chez vous."

Les petits Makengais, assez perplexes, purent le vérifier par eux-même lorsque liens coupés, ils sortîrent de l'appareil. La savane Makengaise.

"-Les grands s'occuperont bien des petits, pour que vous arriviez tous intactes et en sécurité à Sherrd'a. Vous avez compris ?
- Oui Monsieur.
- De là, vous pourrez rejoindre vos villes et villages natals. Embrassez bien tout vos compatriotes surtout, vos amis, votre famille.
- Oui Monsieur. Merci beaucoup Monsieur. Vous êtes quelqu'un de bon !
- Sherrd'a est par là, suivez la piste, je suppose que vous le savez. Et surtout ne dîtes pas que je vous ai libéré !"


Il put reprendre les commandes de son appareil, redémarer, rouler, puis s'envoler, avec une seule crainte en tête : et si des chasseurs Makengais apparaîssaient au hublot ? Que ferait-il...
Il avait eu l'audace de venir ici avec les couleurs d'un pays plutôt mal apprécié dans la région. Il se changea vite les idées. Il pensait aux enfants qu'il avait remi en liberté, qui ne devaient même pas se rendre compte que malgrè le temps, ils avaient froid, tellement la perspective de serrer dans leurs bras des individus de leur nationalité devait les conforter. Tant pis pour celui qui était mort, peut-être qu'un chien passerait par là, et irait transmettre le cadeau au village voisin.

Ce qui était sûr, c'est qu'il emmerdait les Makengais.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rotavirus
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