Ministère de la Culture et de l'Education
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Ramiro de Maeztu
Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia
Últimamente - Dernièrement
Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit d'un extrait de poème du recueil Rosario de sonetos líricos (Rosaire de sonnets lyriques) de Miguel de Monsiváis intitulé "A Eriksson". Il s'agit d'un pamphlet grinçant contre le chancelier suprême du Rike du Lochlann, ironisant sur son rapport au divin et au monde.
Il se présente comme un pastiche d'éloge funèbre, prophétisant la chute finale du régime fasciste au Lochlann.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
<center>"Al no poder ser Cristo maldijiste
De Cristo, el sobrehombre de arquetipo,
Hambre de eternidad fue todo el hipo
De tu pobre alma, hasta la muerte triste.
A tu aquejado corazón le diste
La vuelta eterna, así queriendo el cipo
De ultratumba romper, ¡oh nuevo Edipo!,
Víctima de la Esfinge a que creíste
Vencer. Sintiéndote por dentro esclavo
Dominación cantaste y fue lamento
Lo que a risa sonó de león bravo;
Luchaste con el hado en turbulento
Querer durar, para morir al cabo
Libre de la razón, nuestro tormento."
"Lorsque tu ne pus être le Christ, tu maudis
Le Christ, le surhomme archétypique,
Le hoquet de ta pauvre âme fut tout entier
Faim d'éternité, jusqu'à ta triste mort.
De ton cœur maladif, tu as fait
Le tour éternel, voulant ainsi rompre
La cuscute d'outre-tombe, oh nouvel Œdipe,
Victime du Sphinx, que tu crus
Vaincre. Te sentant esclave à l'intérieur,
Tu chantas la domination et ce fut une lamentation
Lorsque ton cri de lion sauvage parut être un rire;
Tu luttas avec le destin dans un turbulent
Désir de durer, pour mourir en définitive
Libre de la raison, notre tourment."</center>
Últimamente - Dernièrement
Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit d'un extrait de poème du recueil Rosario de sonetos líricos (Rosaire de sonnets lyriques) de Miguel de Monsiváis intitulé "A Eriksson". Il s'agit d'un pamphlet grinçant contre le chancelier suprême du Rike du Lochlann, ironisant sur son rapport au divin et au monde.
Il se présente comme un pastiche d'éloge funèbre, prophétisant la chute finale du régime fasciste au Lochlann.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
<center>"Al no poder ser Cristo maldijiste
De Cristo, el sobrehombre de arquetipo,
Hambre de eternidad fue todo el hipo
De tu pobre alma, hasta la muerte triste.
A tu aquejado corazón le diste
La vuelta eterna, así queriendo el cipo
De ultratumba romper, ¡oh nuevo Edipo!,
Víctima de la Esfinge a que creíste
Vencer. Sintiéndote por dentro esclavo
Dominación cantaste y fue lamento
Lo que a risa sonó de león bravo;
Luchaste con el hado en turbulento
Querer durar, para morir al cabo
Libre de la razón, nuestro tormento."
"Lorsque tu ne pus être le Christ, tu maudis
Le Christ, le surhomme archétypique,
Le hoquet de ta pauvre âme fut tout entier
Faim d'éternité, jusqu'à ta triste mort.
De ton cœur maladif, tu as fait
Le tour éternel, voulant ainsi rompre
La cuscute d'outre-tombe, oh nouvel Œdipe,
Victime du Sphinx, que tu crus
Vaincre. Te sentant esclave à l'intérieur,
Tu chantas la domination et ce fut une lamentation
Lorsque ton cri de lion sauvage parut être un rire;
Tu luttas avec le destin dans un turbulent
Désir de durer, pour mourir en définitive
Libre de la raison, notre tourment."</center>
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Ramiro de Maeztu
Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia
Próximamente - Prochainement
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/26/4/1/d/encierro14_04-1c011a0.jpg.htm][img]http://img26.xooimage.com/files/4/4/4/encierro14_04-1c011a1.jpg[/img][/url]</center>
Le 21 février prochain aura lieu le célèbre "encierro", ou lâcher de taureaux de la ville de Nicolasol, dont le parcours exact a été révélé aujourd'hui par le nouveau maire de la ville, Don Facundo Úbeda.
L'événement, qui réunit chaque année près de quatre-vingt mille curieux et passionnés de tauromachie, est régulièrement l'objet de polémiques.
A plusieurs reprises, le Parti Progressiste de Don Mariano Feijoó a voulu le faire interdire, mais n'y est jamais parvenu, chacun de ses projets de loi à ce sujet étant contré par la majorité gouvernementale du Front Large.
La municipalité de Nicolasol a pris quelques dispositions - notamment son interdiction pour les mineurs -, mais a réaffirmé ce matin, lors d'une conférence de presse, qu'elle ne ferait pas disparaître l'événement.
"Il s'agit de l'une de nos manifestations culturelles les plus anciennes et vénérables", a précisé Monsieur le maire, "En interdire la participation aux mineurs étant un décret municipal salutaire et nécessaire, mais tout homme de vingt-et-un ans ou plus a le droit d'y participer pour communier avec le peuple de Nicolasol et du Numancia tout entier et y prouver sa bravoure."
Et lorsqu'on évoque en sa présence les quelques morts causés chaque année par l'encierro, il rétorque : "Personne ne force les jeunes gens qui y participent à le faire; ils le font en leur âme et conscience et savent qu'ils peuvent y laisser leur vie".
Quoi qu'il en soit, le rendez-vous est déjà noté dans notre agenda !
Próximamente - Prochainement
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/26/4/1/d/encierro14_04-1c011a0.jpg.htm][img]http://img26.xooimage.com/files/4/4/4/encierro14_04-1c011a1.jpg[/img][/url]</center>
Le 21 février prochain aura lieu le célèbre "encierro", ou lâcher de taureaux de la ville de Nicolasol, dont le parcours exact a été révélé aujourd'hui par le nouveau maire de la ville, Don Facundo Úbeda.
L'événement, qui réunit chaque année près de quatre-vingt mille curieux et passionnés de tauromachie, est régulièrement l'objet de polémiques.
A plusieurs reprises, le Parti Progressiste de Don Mariano Feijoó a voulu le faire interdire, mais n'y est jamais parvenu, chacun de ses projets de loi à ce sujet étant contré par la majorité gouvernementale du Front Large.
La municipalité de Nicolasol a pris quelques dispositions - notamment son interdiction pour les mineurs -, mais a réaffirmé ce matin, lors d'une conférence de presse, qu'elle ne ferait pas disparaître l'événement.
"Il s'agit de l'une de nos manifestations culturelles les plus anciennes et vénérables", a précisé Monsieur le maire, "En interdire la participation aux mineurs étant un décret municipal salutaire et nécessaire, mais tout homme de vingt-et-un ans ou plus a le droit d'y participer pour communier avec le peuple de Nicolasol et du Numancia tout entier et y prouver sa bravoure."
Et lorsqu'on évoque en sa présence les quelques morts causés chaque année par l'encierro, il rétorque : "Personne ne force les jeunes gens qui y participent à le faire; ils le font en leur âme et conscience et savent qu'ils peuvent y laisser leur vie".
Quoi qu'il en soit, le rendez-vous est déjà noté dans notre agenda !
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Ramiro de Maeztu
Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia
Últimamente - Dernièrement
Il y a quelques semaines, le compositeur numancien Félix Isaac de Albéniz créait au Grand Opéra d'Emerita Augusta, sur l'Avenida del Ensanche, créait sa Suite numancienne, dont le morceau Suite numántica, dans le premier cahier, est immédiatement devenu célèbre.
Si célèbre, d'ailleurs, que le grand musicien numancien Jorge Bello l'a repris à la guitare sèche, lors d'une représentation de musique méridionale au Palais de Marbre des Ducs de Júcar, chef-lieu de la comarque de Verdura.
Cette représentation, qui était retransmise hier sur la chaîne culturelle du groupe TV Numancia, est visible [url=http://www.youtube.com/watch?v=oEfFbuT3I6A]à cette adresse[/url].
Últimamente - Dernièrement
Il y a quelques semaines, le compositeur numancien Félix Isaac de Albéniz créait au Grand Opéra d'Emerita Augusta, sur l'Avenida del Ensanche, créait sa Suite numancienne, dont le morceau Suite numántica, dans le premier cahier, est immédiatement devenu célèbre.
Si célèbre, d'ailleurs, que le grand musicien numancien Jorge Bello l'a repris à la guitare sèche, lors d'une représentation de musique méridionale au Palais de Marbre des Ducs de Júcar, chef-lieu de la comarque de Verdura.
Cette représentation, qui était retransmise hier sur la chaîne culturelle du groupe TV Numancia, est visible [url=http://www.youtube.com/watch?v=oEfFbuT3I6A]à cette adresse[/url].
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Ramiro de Maeztu
Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia
Últimamente - Dernièrement
Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit de l'incipit du roman Los Siete Locos (Les Sept Fous) de Roberto de Castro, auteur numancien qui a vécu une bonne partie de sa vie aux États-Unis de Pelabssa et en est revenu peu avant sa mort, dégoûté et désillusionné après son séjour dans ce pays et cette société en pleine décadence. Cette œuvre, en partie autobiographique, est un des meilleurs exemples de la littérature de l'absurde, courant littéraire très en vogue au Numancia des années 1960-1970.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
<center>"La sorpresa</center>
Al abrir la puerta de la gerencia, encristalada de vidrios japoneses, Erdosain quiso retroceder; comprendió que estaba perdido, pero ya era tarde.
Le esperaban el director, un hombre de baja estatura, morrudo, con cabeza de jabalí, pelo gris cortado a “lo Humberto I” y una mirada implacable filtrándose por sus pupilas grises como la de un pez. Gualdi, el contador, pequeño, flaco, meloso, de ojos escrutadores, y el subgerente, hijo del hombre de cabeza de jabalí, un guapo mozo de treinta años, con el cabello totalmente blanco, cínico en su aspecto, la voz áspera y mirada dura como la de su progenitor. Estos tres personajes, el director inclinado sobre unas planillas, el subgerente recostado en una poltrona con la pierna balanceándose sobre el respaldar, y el señor Gualdi respetuosamente de pie junto al escritorio, no respondieron al saludo de Erdosain. Sólo el subgerente se limitó a levantar la cabeza:
- Tenemos la denuncia de que usted es un estafador, que nos ha robado seiscientos pesos."
<center>"La surprise</center>
Lorsqu'il ouvrit la porte du bureau du gérant, vitrée à la mode japonaise, Erdosain voulut reculer; il comprit qu'il était perdu, mais il était déjà trop tard.
L'y attendaient le directeur, un homme de petite taille, lippu, avec une tête de sanglier, des cheveux gris peignés à "la Humbert Ier" et un regard implacable qui filtrait à travers ses pupilles grises comme celles d'un poisson; Gualdi, le comptable, petit, maigre, mielleux, aux yeux scrutateurs, et le sous-directeur, fils de l'homme à la tête de sanglier, un beau jeune homme de trente ans, aux cheveux totalement blancs, cynique par son aspect, la voix rauque et le regard dur comme celui de son progéniteur. Ces trois personnages, le directeur penché sur des graphiques, le sous-directeur appuyé sur une bergère avec la jambe se balançant sur le dossier, et Monsieur Gualdi respectueusement debout à côté du bureau, ne répondirent pas au salut d'Erdosain. Seul le sous-directeur se limita à lever la tête :
- Nous avons la plainte expliquant que vous êtes un arnaqueur, que vous nous avez volé six cents pesos."
Últimamente - Dernièrement
Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit de l'incipit du roman Los Siete Locos (Les Sept Fous) de Roberto de Castro, auteur numancien qui a vécu une bonne partie de sa vie aux États-Unis de Pelabssa et en est revenu peu avant sa mort, dégoûté et désillusionné après son séjour dans ce pays et cette société en pleine décadence. Cette œuvre, en partie autobiographique, est un des meilleurs exemples de la littérature de l'absurde, courant littéraire très en vogue au Numancia des années 1960-1970.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
<center>"La sorpresa</center>
Al abrir la puerta de la gerencia, encristalada de vidrios japoneses, Erdosain quiso retroceder; comprendió que estaba perdido, pero ya era tarde.
Le esperaban el director, un hombre de baja estatura, morrudo, con cabeza de jabalí, pelo gris cortado a “lo Humberto I” y una mirada implacable filtrándose por sus pupilas grises como la de un pez. Gualdi, el contador, pequeño, flaco, meloso, de ojos escrutadores, y el subgerente, hijo del hombre de cabeza de jabalí, un guapo mozo de treinta años, con el cabello totalmente blanco, cínico en su aspecto, la voz áspera y mirada dura como la de su progenitor. Estos tres personajes, el director inclinado sobre unas planillas, el subgerente recostado en una poltrona con la pierna balanceándose sobre el respaldar, y el señor Gualdi respetuosamente de pie junto al escritorio, no respondieron al saludo de Erdosain. Sólo el subgerente se limitó a levantar la cabeza:
- Tenemos la denuncia de que usted es un estafador, que nos ha robado seiscientos pesos."
<center>"La surprise</center>
Lorsqu'il ouvrit la porte du bureau du gérant, vitrée à la mode japonaise, Erdosain voulut reculer; il comprit qu'il était perdu, mais il était déjà trop tard.
L'y attendaient le directeur, un homme de petite taille, lippu, avec une tête de sanglier, des cheveux gris peignés à "la Humbert Ier" et un regard implacable qui filtrait à travers ses pupilles grises comme celles d'un poisson; Gualdi, le comptable, petit, maigre, mielleux, aux yeux scrutateurs, et le sous-directeur, fils de l'homme à la tête de sanglier, un beau jeune homme de trente ans, aux cheveux totalement blancs, cynique par son aspect, la voix rauque et le regard dur comme celui de son progéniteur. Ces trois personnages, le directeur penché sur des graphiques, le sous-directeur appuyé sur une bergère avec la jambe se balançant sur le dossier, et Monsieur Gualdi respectueusement debout à côté du bureau, ne répondirent pas au salut d'Erdosain. Seul le sous-directeur se limita à lever la tête :
- Nous avons la plainte expliquant que vous êtes un arnaqueur, que vous nous avez volé six cents pesos."
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Ramiro de Maeztu
Inscription officielle du Royaume de Numancia au Concours de Miss Monde 2012 - Matrícula oficial del Reino de Numancia para el Título de Miss Mundo
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/28/f/f/2/penelope_cruz_001-1800c8f.jpeg.htm][img]http://img28.xooimage.com/files/8/9/9/penelope_cruz_001-1800c90.jpeg[/img][/url]
Pays : Royaume Canoviste de Numancia
Nom : Penélope Corona
Ville : Hispalis
Âge : 26 ans
Taille : 180 cm
Poids : 58 kg
Études : Cours d'Art Dramatique d'Hispalis</center>
Penélope Corona est née le 4 février 1986 dans le quartier populaire de Santiago de la Alcarria, à Hispalis. Élève plutôt médiocre tant à l'école primaire qu'au collège, elle ne se sent pas à l'aise dans un monde alors très violent et pour lequel elle se sent inadaptée.
Elle quitte en catimini le système scolaire et le domicile familial à l'âge de quinze ans, décidée à réussir par ses propres moyens dans un domaine qui lui correspondra vraiment.
Pour se permettre des études d'art dramatique à Hispalis, elle enchaîne alors les petits boulots : serveuse dans un café, nourrice, secrétaire dans un cabinet médical... Diplômée d'art dramatique en 2008, à l'âge de 22 ans, elle est alors poussée par l'une de ses amies à participer au concours comarcal de beauté, Miss Ciudad Capital. Largement élue, à sa grande surprise, elle est engagée à l'âge de 23 ans au concours de Miss Numancia 2010, qui a lieu le 12 décembre 2009. Elle est élue par un massif vote populaire et la majorité absolue du jury devant Miss Isla Menor, sa première dauphine, et Miss Sierra del Mar, sa deuxième dauphine, et rend comme prévu la couronne l'année suivante.
Elle peut alors se consacrer à ce qui l'a toujours réellement passionnée, la comédie, et joue notamment en 2010 dans Odiar, film de Pedro Amenábar en lice au Festival Cinématographique d'In Tao 2011.
Elle est présentée par la Fondation Nationale Miss Numancia, avec l'appui de la Couronne, au Concours Miss Monde 2012, qui se tiendra le 1er avril prochain à Amach Picha-Ak (Ranekika).
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/28/f/f/2/penelope_cruz_001-1800c8f.jpeg.htm][img]http://img28.xooimage.com/files/8/9/9/penelope_cruz_001-1800c90.jpeg[/img][/url]
Pays : Royaume Canoviste de Numancia
Nom : Penélope Corona
Ville : Hispalis
Âge : 26 ans
Taille : 180 cm
Poids : 58 kg
Études : Cours d'Art Dramatique d'Hispalis</center>
Penélope Corona est née le 4 février 1986 dans le quartier populaire de Santiago de la Alcarria, à Hispalis. Élève plutôt médiocre tant à l'école primaire qu'au collège, elle ne se sent pas à l'aise dans un monde alors très violent et pour lequel elle se sent inadaptée.
Elle quitte en catimini le système scolaire et le domicile familial à l'âge de quinze ans, décidée à réussir par ses propres moyens dans un domaine qui lui correspondra vraiment.
Pour se permettre des études d'art dramatique à Hispalis, elle enchaîne alors les petits boulots : serveuse dans un café, nourrice, secrétaire dans un cabinet médical... Diplômée d'art dramatique en 2008, à l'âge de 22 ans, elle est alors poussée par l'une de ses amies à participer au concours comarcal de beauté, Miss Ciudad Capital. Largement élue, à sa grande surprise, elle est engagée à l'âge de 23 ans au concours de Miss Numancia 2010, qui a lieu le 12 décembre 2009. Elle est élue par un massif vote populaire et la majorité absolue du jury devant Miss Isla Menor, sa première dauphine, et Miss Sierra del Mar, sa deuxième dauphine, et rend comme prévu la couronne l'année suivante.
Elle peut alors se consacrer à ce qui l'a toujours réellement passionnée, la comédie, et joue notamment en 2010 dans Odiar, film de Pedro Amenábar en lice au Festival Cinématographique d'In Tao 2011.
Elle est présentée par la Fondation Nationale Miss Numancia, avec l'appui de la Couronne, au Concours Miss Monde 2012, qui se tiendra le 1er avril prochain à Amach Picha-Ak (Ranekika).
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Ramiro de Maeztu
Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia
Próximamente - Prochainement
Lorsque la culture rejoint la politique et l'idéologie, de grands et beaux projets peuvent naître au Royaume Canoviste de Numancia. Ainsi, afin de matérialiser et signifier davantage encore l'étroite alliance qui lie notre pays avec la République Fédérative Communiste de Rostovie, un monument à Vladimir Kirov, père de la révolution communiste dans ce pays et guide de la Rostovie éternelle.
Ce sera le meilleur architecte numancien, Enrique Somoza, plusieurs fois récompensé pour ses travaux tant au Numancia qu'à l'étranger, qui réalisera les plans définitifs dudit monument, dont un premier croquis informatisé a été validé par les autorités rostoves et numanciennes :
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/45/7/4/9/croquis-de-la-statue-1c21c59.jpg.htm][img]http://img45.xooimage.com/files/d/a/2/croquis-de-la-statue-1c21c5a.jpg[/img][/url]</center>
Cette statue devrait être réalisée et posée sur l'Esplanade du Buen Retiro, dans le parc du même nom, à Hispalis, et achevée autour du 15 mars prochain.
Próximamente - Prochainement
Lorsque la culture rejoint la politique et l'idéologie, de grands et beaux projets peuvent naître au Royaume Canoviste de Numancia. Ainsi, afin de matérialiser et signifier davantage encore l'étroite alliance qui lie notre pays avec la République Fédérative Communiste de Rostovie, un monument à Vladimir Kirov, père de la révolution communiste dans ce pays et guide de la Rostovie éternelle.
Ce sera le meilleur architecte numancien, Enrique Somoza, plusieurs fois récompensé pour ses travaux tant au Numancia qu'à l'étranger, qui réalisera les plans définitifs dudit monument, dont un premier croquis informatisé a été validé par les autorités rostoves et numanciennes :
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/45/7/4/9/croquis-de-la-statue-1c21c59.jpg.htm][img]http://img45.xooimage.com/files/d/a/2/croquis-de-la-statue-1c21c5a.jpg[/img][/url]</center>
Cette statue devrait être réalisée et posée sur l'Esplanade du Buen Retiro, dans le parc du même nom, à Hispalis, et achevée autour du 15 mars prochain.
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Ramiro de Maeztu
Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia
Últimamente - Dernièrement
Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit de l'extrait du deuxième cadre de la célèbre pièce de théâtre d'Álvaro de Huerta Calvo, El Público (Le Public), parue en 1935, et qui fait partie de tout le courant du théâtre surréaliste d'avant-garde. Riche en connotations sexuelles, voire scatologiques, cet ouvrage est néanmoins considéré comme un chef-d'œuvre à l'origine de l'école de Filipina (cénacle littéraire des modernistes numanciens) et du courant surréaliste alméran.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
"Figura de Cascabeles. – (Dejando de danzar) Pero, ¿por qué? ¿Por qué me atormentas? ¿Cómo no vienes conmigo, si me amas, hasta donde yo te lleve? Si yo me convirtiera en pez luna, tú te convertirías en ola de mar o en alga, y si quieres algo muy lejano, porque no desees besarme, tú te convertirías en luna llena, ¡pero en cuchillo! Te gozas en interrumpir mi danza, y danzando es la única manera que tengo de amarte.
Figura de Pámpanos. – Cuando rondas el lecho y los objetos de la casa, te sigo, pero no te sigo a los sitios adonde tú, lleno de sagacidad, pretendes llevarme. Si tú te convertirías en pez luna, yo te abriría con un cuchillo, porque soy un hombre, porque no soy nada más que eso, un hombre más hombre que Adán, y quiero que tú seas aún más hombre que yo. Tan hombre que no haya ruido en las ramas cuando tú pases. Pero tú no eres un hombre. Si yo no tuviera esta flauta, te escaparías a la luna, a la luna cubierta de pañolitos de encaje y gotas de sangre de mujer.
Figura de Cascabeles. – (Tímidamente) ¿Y si yo me convirtiera en hormiga?
Figura de Pámpanos. – (Enérgico) Yo me convertiría en tierra.
Figura de Cascabeles. – (Más fuerte) ¿Y si yo me convirtiera en tierra?
Figura de Pámpanos. – (Más débil) Yo me convertiría en agua."
"Figure de Grelots. – (Il cesse de danser) Mais, pourquoi ? Pourquoi me tourmentes-tu ? Pour quelle raison ne viens-tu pas avec moi, si tu m’aimes, jusqu’où je t’emmènerai ? Si je me changeais en poisson-lune, tu te changerais en vague de mer ou en algue, et si tu veux quelque chose de plus éloigné, puisque tu ne désires pas m’embrasser, tu te changerais en pleine lune, mais en couteau ! Tu te plais à interrompre ma danse, et danser est l’unique manière que j’ai de t’aimer.
Figure de Pampres. – Lorsque tu rôdes autour du lit et des objets de la maison, je te suis, mais je ne te suis pas jusqu’au lieu où, plein de sagacité, tu prétends m’emmener. Si tu te changeais en poisson-lune, je t’ouvrirais avec un couteau, car je suis un homme, car je ne suis rien d’autre que cela, un homme plus masculin qu’Adam, et je veux que tu sois encore plus masculin que moi. Si masculin qu’il n’y ait pas de bruit dans les branches lorsque tu passeras. Mais toi, tu n’es pas un homme. Si je n’avais pas cette flûte, tu t’enfuirais vers la lune, vers la lune couverte de petits mouchoirs de dentelle et de gouttes de sang de femme.
Figure de Grelots. – (Timidement) Et si je me changeais en fourmi ?
Figure de Pampres. – (Energique) Je me changerais en terre.
Figure de Grelots. – (Plus fort) Et si je me changeais en terre ?
Figure de Pampres. – (Plus faible) Je me changerais en eau."
Últimamente - Dernièrement
Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit de l'extrait du deuxième cadre de la célèbre pièce de théâtre d'Álvaro de Huerta Calvo, El Público (Le Public), parue en 1935, et qui fait partie de tout le courant du théâtre surréaliste d'avant-garde. Riche en connotations sexuelles, voire scatologiques, cet ouvrage est néanmoins considéré comme un chef-d'œuvre à l'origine de l'école de Filipina (cénacle littéraire des modernistes numanciens) et du courant surréaliste alméran.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
"Figura de Cascabeles. – (Dejando de danzar) Pero, ¿por qué? ¿Por qué me atormentas? ¿Cómo no vienes conmigo, si me amas, hasta donde yo te lleve? Si yo me convirtiera en pez luna, tú te convertirías en ola de mar o en alga, y si quieres algo muy lejano, porque no desees besarme, tú te convertirías en luna llena, ¡pero en cuchillo! Te gozas en interrumpir mi danza, y danzando es la única manera que tengo de amarte.
Figura de Pámpanos. – Cuando rondas el lecho y los objetos de la casa, te sigo, pero no te sigo a los sitios adonde tú, lleno de sagacidad, pretendes llevarme. Si tú te convertirías en pez luna, yo te abriría con un cuchillo, porque soy un hombre, porque no soy nada más que eso, un hombre más hombre que Adán, y quiero que tú seas aún más hombre que yo. Tan hombre que no haya ruido en las ramas cuando tú pases. Pero tú no eres un hombre. Si yo no tuviera esta flauta, te escaparías a la luna, a la luna cubierta de pañolitos de encaje y gotas de sangre de mujer.
Figura de Cascabeles. – (Tímidamente) ¿Y si yo me convirtiera en hormiga?
Figura de Pámpanos. – (Enérgico) Yo me convertiría en tierra.
Figura de Cascabeles. – (Más fuerte) ¿Y si yo me convirtiera en tierra?
Figura de Pámpanos. – (Más débil) Yo me convertiría en agua."
"Figure de Grelots. – (Il cesse de danser) Mais, pourquoi ? Pourquoi me tourmentes-tu ? Pour quelle raison ne viens-tu pas avec moi, si tu m’aimes, jusqu’où je t’emmènerai ? Si je me changeais en poisson-lune, tu te changerais en vague de mer ou en algue, et si tu veux quelque chose de plus éloigné, puisque tu ne désires pas m’embrasser, tu te changerais en pleine lune, mais en couteau ! Tu te plais à interrompre ma danse, et danser est l’unique manière que j’ai de t’aimer.
Figure de Pampres. – Lorsque tu rôdes autour du lit et des objets de la maison, je te suis, mais je ne te suis pas jusqu’au lieu où, plein de sagacité, tu prétends m’emmener. Si tu te changeais en poisson-lune, je t’ouvrirais avec un couteau, car je suis un homme, car je ne suis rien d’autre que cela, un homme plus masculin qu’Adam, et je veux que tu sois encore plus masculin que moi. Si masculin qu’il n’y ait pas de bruit dans les branches lorsque tu passeras. Mais toi, tu n’es pas un homme. Si je n’avais pas cette flûte, tu t’enfuirais vers la lune, vers la lune couverte de petits mouchoirs de dentelle et de gouttes de sang de femme.
Figure de Grelots. – (Timidement) Et si je me changeais en fourmi ?
Figure de Pampres. – (Energique) Je me changerais en terre.
Figure de Grelots. – (Plus fort) Et si je me changeais en terre ?
Figure de Pampres. – (Plus faible) Je me changerais en eau."
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Ramiro de Maeztu
Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia
Últimamente - Dernièrement
Nous avons le regret de vous annoncer le décès du Général Roberto Marcos Queipo de Llano, en poste entre 1976 et 1998, décoré de l'Ordre de la Toison d'Or, marquis de Navasfrías, anobli par Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier en 1997.
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/24/b/f/6/queipo_g-1c36630.jpg.htm][img]http://img24.xooimage.com/files/b/f/6/queipo_g-1c36630.jpg[/img][/url]</center>
Héros de la résistance monarchique lors de la République autoritaire, il a notamment avoué être au centre de la conspiration qui a assassiné le Président Fermín de la Hoya lors d'un attentat.
Il a été retrouvé sans vie par sa famille ce matin même, vers sept heures trente, et est décédé des suites d'un accident cardiovasculaire.
Il était notamment l'auteur de mémoires, En el Frente - La Razón de mi vida (Au front - La Raison de ma vie) qui comportent de nombreux passages étudiés pour leurs qualités littéraires, mais également de véritables traités de stratégie navale et aéronavale.
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Nous avons le regret de vous annoncer le décès du Général Roberto Marcos Queipo de Llano, en poste entre 1976 et 1998, décoré de l'Ordre de la Toison d'Or, marquis de Navasfrías, anobli par Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier en 1997.
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/24/b/f/6/queipo_g-1c36630.jpg.htm][img]http://img24.xooimage.com/files/b/f/6/queipo_g-1c36630.jpg[/img][/url]</center>
Héros de la résistance monarchique lors de la République autoritaire, il a notamment avoué être au centre de la conspiration qui a assassiné le Président Fermín de la Hoya lors d'un attentat.
Il a été retrouvé sans vie par sa famille ce matin même, vers sept heures trente, et est décédé des suites d'un accident cardiovasculaire.
Il était notamment l'auteur de mémoires, En el Frente - La Razón de mi vida (Au front - La Raison de ma vie) qui comportent de nombreux passages étudiés pour leurs qualités littéraires, mais également de véritables traités de stratégie navale et aéronavale.
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Ramiro de Maeztu
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Próximamente - Prochainement
Afin de faire honneur à deux grands personnages politiques encore vivants et de grande envergure, la Couronne a décidé de débaptiser la Plaza del Nacimiento, plus grande place publique d'Emerita Augusta, et le Paseo de los álamos, grande avenue de la banlieue d'Hispalis.
Ce dernier sera rebaptisé Paseo de Ángel Ier, en hommage à Sa Majesté Sérénissime, qui a abdiqué en décembre dernier et a tant fait pour le décollage de notre Royaume.
La première sera renommée Plaza de Marie Côté, en hommage à la Présidente actuelle de la Fédération des Nations Unies de Shawiricie, issue du Parti Conservateur, pour son action en faveur de la grandeur et de l'indépendance de sa nation, ainsi que pour son retrait de l'Union des Démocraties.
Isabel Ière espère pouvoir inaugurer à nouveau la Plaza de Marie Côté en compagnie de cette femme politique, ce qui permettrait de renouer les liens avec le Vicaskaran Nord.
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Afin de faire honneur à deux grands personnages politiques encore vivants et de grande envergure, la Couronne a décidé de débaptiser la Plaza del Nacimiento, plus grande place publique d'Emerita Augusta, et le Paseo de los álamos, grande avenue de la banlieue d'Hispalis.
Ce dernier sera rebaptisé Paseo de Ángel Ier, en hommage à Sa Majesté Sérénissime, qui a abdiqué en décembre dernier et a tant fait pour le décollage de notre Royaume.
La première sera renommée Plaza de Marie Côté, en hommage à la Présidente actuelle de la Fédération des Nations Unies de Shawiricie, issue du Parti Conservateur, pour son action en faveur de la grandeur et de l'indépendance de sa nation, ainsi que pour son retrait de l'Union des Démocraties.
Isabel Ière espère pouvoir inaugurer à nouveau la Plaza de Marie Côté en compagnie de cette femme politique, ce qui permettrait de renouer les liens avec le Vicaskaran Nord.
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Ramiro de Maeztu
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Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit d'un extrait d'un conte d'Alberto Borges, tiré du recueil de contes Ficciones (Fictions), conte intitulé "El jardín de senderos que se bifurcan" ("Le jardin aux sentiers qui bifurquent"). Cet ouvrage, conçu comme une œuvre à la fois logique et surréaliste, manie les devinettes, paradoxes, jeux mathématiques et autres énigmes avec une facilité déconcertante, preuve de l'intelligence formidable de cet auteur qui, s'il n'a jamais écrit d'ouvrages dits "engagés", a été l'un des rares intellectuels à soutenir le retour de la monarchie et d'Ángel Ier, lorsque ce dernier n'avait pas encore fait ses preuves.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
"Stephen Albert me observaba, sonriente. Era (ya lo dije) muy alto, de rasgos afilados, de ojos grises y barba gris. Algo de sacerdote había en él y también de marinero; después me refirió que había sido misionero en Tientsin “antes de aspirar a sinólogo”.
Nos sentamos; yo en un largo y bajo diván; él de espaldas a la ventana y a un alto reloj circular. Computé que antes de una hora no llegaría mi perseguidor, Richard Madden. Mi determinación irrevocable podía esperar.
- Asombroso destino el de Ts’ui Pên – dijo Stephen Albert –. Gobernador de su provincia natal, docto en astronomía, en astrología y en la interpretación infatigable de los libros canónicos, ajedrecista, famoso poeta y calígrafo: todo lo abandonó para componer un libro y un laberinto. Renunció a los placeres de la opresión, de la justicia, del numeroso lecho, de los banquetes y aun de la erudición y se enclaustró durante trece años en el Pabellón de la Límpida Soledad. A su muerte, los herederos no encontraron sino manuscritos caóticos. La familia, como usted acaso no ignora, quiso adjudicarlos al fuego; pero su albacea – un monje taoísta o budista – insistió en la publicación."
"Stephen Albert m’observait, souriant. Il était (je l’ai déjà dit) très grand, aux traits saillants, aux yeux gris et à la barbe grise. Il y avait en lui quelque chose de sacerdotal et aussi de marin ; il fit ensuite allusion à son passé de missionnaire à Tientsin « avant qu’il n’aspirât à être sinologue ».
Nous nous assîmes ; moi sur un long et bas divan ; lui dos à une fenêtre et à une haute horloge circulaire. Je calculai que mon persécuteur, Richard Madden, n’arriverait pas avant une heure. Ma détermination irrévocable pouvait attendre.
- Surprenante destinée que celle de Ts’ui Pên – dit Stephen Albert –. Gouverneur de sa province natale, savant en astronomie, en astrologie et dans l’interprétation infatigable des livres canoniques, joueur d’échecs, célèbre poète et calligraphe : il abandonna tout pour composer un livre et un labyrinthe. Il renonça aux plaisirs de l’oppression, de la justice, des nombreuses couches, des banquets et même de l’érudition et se cloîtra treize années durant dans le Pavillon de la Limpide Solitude. A sa mort, les héritiers ne trouvèrent que des manuscrits chaotiques. Sa famille, comme vous le savez sans doute, voulut les passer par le feu ; mais son exécuteur testamentaire – un moine taoïste ou bouddhiste – insista pour les publier."
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Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.
Cette semaine, il s'agit d'un extrait d'un conte d'Alberto Borges, tiré du recueil de contes Ficciones (Fictions), conte intitulé "El jardín de senderos que se bifurcan" ("Le jardin aux sentiers qui bifurquent"). Cet ouvrage, conçu comme une œuvre à la fois logique et surréaliste, manie les devinettes, paradoxes, jeux mathématiques et autres énigmes avec une facilité déconcertante, preuve de l'intelligence formidable de cet auteur qui, s'il n'a jamais écrit d'ouvrages dits "engagés", a été l'un des rares intellectuels à soutenir le retour de la monarchie et d'Ángel Ier, lorsque ce dernier n'avait pas encore fait ses preuves.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :
"Stephen Albert me observaba, sonriente. Era (ya lo dije) muy alto, de rasgos afilados, de ojos grises y barba gris. Algo de sacerdote había en él y también de marinero; después me refirió que había sido misionero en Tientsin “antes de aspirar a sinólogo”.
Nos sentamos; yo en un largo y bajo diván; él de espaldas a la ventana y a un alto reloj circular. Computé que antes de una hora no llegaría mi perseguidor, Richard Madden. Mi determinación irrevocable podía esperar.
- Asombroso destino el de Ts’ui Pên – dijo Stephen Albert –. Gobernador de su provincia natal, docto en astronomía, en astrología y en la interpretación infatigable de los libros canónicos, ajedrecista, famoso poeta y calígrafo: todo lo abandonó para componer un libro y un laberinto. Renunció a los placeres de la opresión, de la justicia, del numeroso lecho, de los banquetes y aun de la erudición y se enclaustró durante trece años en el Pabellón de la Límpida Soledad. A su muerte, los herederos no encontraron sino manuscritos caóticos. La familia, como usted acaso no ignora, quiso adjudicarlos al fuego; pero su albacea – un monje taoísta o budista – insistió en la publicación."
"Stephen Albert m’observait, souriant. Il était (je l’ai déjà dit) très grand, aux traits saillants, aux yeux gris et à la barbe grise. Il y avait en lui quelque chose de sacerdotal et aussi de marin ; il fit ensuite allusion à son passé de missionnaire à Tientsin « avant qu’il n’aspirât à être sinologue ».
Nous nous assîmes ; moi sur un long et bas divan ; lui dos à une fenêtre et à une haute horloge circulaire. Je calculai que mon persécuteur, Richard Madden, n’arriverait pas avant une heure. Ma détermination irrévocable pouvait attendre.
- Surprenante destinée que celle de Ts’ui Pên – dit Stephen Albert –. Gouverneur de sa province natale, savant en astronomie, en astrologie et dans l’interprétation infatigable des livres canoniques, joueur d’échecs, célèbre poète et calligraphe : il abandonna tout pour composer un livre et un labyrinthe. Il renonça aux plaisirs de l’oppression, de la justice, des nombreuses couches, des banquets et même de l’érudition et se cloîtra treize années durant dans le Pavillon de la Limpide Solitude. A sa mort, les héritiers ne trouvèrent que des manuscrits chaotiques. Sa famille, comme vous le savez sans doute, voulut les passer par le feu ; mais son exécuteur testamentaire – un moine taoïste ou bouddhiste – insista pour les publier."