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Ramiro de Maeztu

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Gran misa en el Templo Reformado Central de Hispalis en honor del Rey y la paz - Grande messe au Temple Réformé Central d'Hispalis en l'honneur du Roi et de la paix


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/a/5/3/temple-r-form-central-17cf399.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/0/4/5/temple-r-form-central-17cf39a.jpg[/img][/url]



A neuf heures précises, alors qu'une foule de Numanciennes et Numanciens était déjà amassée sur le parvis du Temple Réformé Central d'Hispalis, capitale du Royaume, le couple royal arriva dans un carrosse du XVIIIème siècle, conservé dans les garages royaux du Palais d'Occident. Sa Majesté et son Altesse Sérénissimes, bras dessus, bras dessous, en descendirent, saluant les nombreux spectateurs qui les acclamaient, puis entrèrent dans le plus grand édifice religieux du pays, suivis par l'ensemble du gouvernement.
A l'intérieur, tous les invités officiels, fort nombreux, avaient pris place depuis déjà plus d'une heure. Tout le gratin du pays (hauts fonctionnaires, responsables militaires et politiques divers, hommes d'affaires connus, ambassadeurs...) était assis en silence, tandis que l'organiste exécutait un morceau enjoué. Au passage, le couple royal salua le Président de la République de Palombie, Jacques de Brant, assis au premier rang avec sa femme, et son Excellence Robert Lawrence, Intendant de la Sécurité et numéro deux du Royaume de Thorval.

Lorsque le couple se fut assis sur les trônes prévus à cet effet, au fond de la nef centrale, l'ensemble des invités applaudit à tout rompre, faisant trembler les voûtes de l'édifice.
Le Haut Représentant du Culte Calviniste du Royaume, Don Felipe Haz de los Amos, prononça alors une homélie de près d'une heure avant de prier conjointement avec tous les présents. Au dehors, des écrans géants retransmettaient la cérémonie et la foule était tantôt plongée dans un silence profond et respectueux, tantôt dans une folie et une exultation totales.
A l'issue de la cérémonie religieuse proprement dite, le Roi fut nommé par le Haut Représentant Maréchalissime Defensor Libertatis, pour son action décisive dans le conflit diplomatique qui l'avait opposé aux Territoires Unis d'Illington. Le prélat lui remit également la main de justice ("mano de justicia") et divers titres nobiliaires : Prince de la Paix et des Terres Élevées, Marquis de Fortaleza, Comte-Duc de Guadalajara, Baron de la Sierra Madre...

Une chorale et un orchestre symphonique dépêchés spécialement pour l'occasion entonnèrent ensuite l'un des plus célèbres chants religieux numanciens, composés par Mauricio del Fandango au XVIIème siècle, [url=http://www.youtube.com/watch?v=Up3TIPoVh-M]le fameux Aleluya[/url], dans une nef secondaire.

A la sortie du Temple, l'ensemble des invités et des membres du gouvernement ou de la famille royale saluèrent de nouveau un peuple qui préparait déjà les festivités populaires, lesquelles devaient durer dix jours.

Puis le couple royal s'engouffra dans une limousine aux vitre teintées, aux côtés du Président de Brant.
Ramiro de Maeztu

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Proclama solemne del Rey a la nación - Déclaration solennelle du Roi à la nation


Le Roi s'avança à nouveau sur le balcon du Palais Royal d'Occident, face à la foule de Numanciens réunis pour l'occasion sur l'Esplanade de la Gloire. Il était accompagné pour la seconde fois du Premier Ministre Enrique de Huesca Toledo et de la Ministre Déléguée aux Affaires Étrangères, Dolores Ruiz, tous deux un peu en retrait.


Ángel Ier : Mon peuple, mes enfants ! La liberté et l'honneur ont triomphé ce soir !
La paix est officiellement signée avec les Territoires Unis d'Illington et notre grand Royaume ne s'est pas rabaissé devant sa puissance ! Grâce au soutien de tous nos alliés valeureux, nous en sommes sortis indemnes, dignes et renforcés !
Vive le Royaume de Numancia !


Le peuple, totalement survolté, acclama le Roi durant plus d'une demi-heure, scandant son nom, le déclarant le plus grand Roi de Numancia, célébrant les alliés du Royaume. Le Souverain finit enfin par les calmer, alors que s'avança sur le balcon le Haut Représentant du Culte Calviniste de Numancia, qui fut à son tour acclamé durant quelques minutes. Il finit par prendre la parole.


Don Felipe Haz de los Amos : Mes très chères brebis, Numancia et le calvinisme tout entier sont en fête, ce soir ! L'honneur et la religion ont triomphé ! Avec la paix, nous sortons renforcés de ces épreuves !
C'est pourquoi je déclare à compter de demain matin des festivités exceptionnelles dans tout le Royaume durant toute la durée des Jeux Olympiques de Barceulo ! Le travail sera suspendu, les universités et les institutions tourneront au ralenti pour mieux acclamer notre grand vainqueur, Ángel Ier, aux côtés du Prince Consort qui n'a pas faibli lui non plus !
Par ailleurs, demain au Temple Réformé Central d'Hispalis se tiendra un grand culte exceptionnel, à partir de neuf heures, pour célébrer la paix et Sa Majesté Sérénissime ! Il sera à cette occasion nommé Maréchalissime Defensor Libertatis !
Vive Numancia ! Vive le Roi !


Les Numanciens hurlèrent au génie avant d'entamer, sur la demande du Haut Représentant, une prière commune et à voix haute à la gloire de Dieu et du Roi.
Ramiro de Maeztu

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Proclama solemne del Rey a la nación - Déclaration solennelle du Roi à la nation


Le Roi s'avança sur le balcon du Palais Royal d'Occident, face à la foule de Numanciens réunis pour l'occasion et en ces heures sombres pour le royaume sur l'Esplanade de la Gloire. Il était accompagné du Premier Ministre Enrique de Huesca Toledo et de la Ministre Déléguée aux Affaires Étrangères, Dolores Ruiz, tous deux un peu en retrait


Ángel Ier : Mon peuple, mes enfants ! Notre beau et noble Royaume traverse actuellement une période critique, insulté, bafoué, menacé par les Territoires Unis d'Illington ! Mais nous ne laisserons pas faire cette infamie !
Sous prétexte que Contionis City est plus riche que notre superbe Hispalis, le président de l'Illington peut ainsi nous obliger à ramper devant lui, sous peine d'être rayés de la carte ? Non, il n'en sera rien !
Je me porte garant de la grandeur du Royaume et, si l'Illington nous déclare la guerre, je vous promets la victoire !
Faites résonner les Te Deum dans tous les temples protestants ainsi que toutes les églises catholiques et orthodoxes de Numancia ! Priez, mes enfants ! Priez pour le salut du monde et la grandeur de Numancia !
Vive notre Royaume !


Le peuple en furie acclama son Roi, agitant des banderoles de soutien ou brûlant des drapeaux de l'Illington.
Pendant ce temps, dans tous les lieux de culte du pays, des messes et cultes exceptionnels se tenaient dans la ferveur nationale.
Ramiro de Maeztu

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Agenda real - Informe de la visita a Vadeable y Nicolasol
Agenda royal - Compte-rendu de la visite à Vadeable et Nicolasol



Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier, Roi de Numancia par la grâce de Dieu et la souveraineté populaire, a rendu visite quatre jours durant à Vadeable, capitale de la province de Jérez, dans les Terres Septentrionales, puis à Nicolasol, capitale de la province de Península del Ponente, dans les Comtés Méridionaux.

Premier jour :
Après être descendu à l'Hôtel Royal des Quatre Fleuves (Hotel Real de los Cuatro Ríos), dans sa suite perpétuelle, le Roi a été reçu par le maire ("alcalde") de Vadeable, Guillermo de Castellón, à la mairie ("ayuntamiento") de la ville, où ils ont discuté pendant deux heures et demie de la politique industrielle nationale, en compagnie de son Ministre de l’Industrie, de la Ville, des Mines et de l’Energie, Alfredo Hernández Soto.
Puis le Roi a visité, en compagnie du maire, les Hauts Fourneaux de la Vallée Tombée (Altos Hornos del Valle Caído), lesquels ont été présentés par le président de l'entreprise, José de Xunta.

Deuxième jour :
Le Roi s'est rendu en fin de matinée à l'Académie Régionale de Langue Mirandaise (Academia Regional del Idioma Mirandés) où il a rencontré divers académiciens, dont Oliveira do Cão y Domínguez, auteur de L'Histoire des trois langues de Numancia (Historia de los tres idiomas de Numancia), ouvrage paru l'année dernière et que le Roi avait, au moment de sa sortie, dit lui-même beaucoup apprécier.
Le Roi a par la suite pris son avion privé pour se rendre à Nicolasol, où il est descendu à l'Hôtel Princier du Héron Cendré (Hotel Principesco de la Garza Real), dans sa suite perpétuelle.

Troisième jour :
Reçu à la mairie de Nicolasol par le maire de la métropole, Jesús García Pérez, il a discuté avec ce dernier une heure durant de la politique touristique qu'il souhaitait développer, en compagnie de sa Ministre du Tourisme et de la Communication, Paca Parisiense y Londinense.
Le maire leur a ensuite fait visiter la Plage des Amériques (Playa de las Américas) ainsi que la Crique des Embruns (Cala de las Salpicaduras).

Quatrième jour :

Le Roi a visité, en compagnie de sa Ministre de la Culture et de l'Éducation, Ariadna Pérez y Talavera (à peine remise d'une fracture au péroné), l'Académie Régionale de Langue Galicienne (Academia Regional del Idioma Gallego), où ils ont rencontré divers académiciens, dont Alberto Salázar de Azócar, auteur de l'ouvrage paru il y a trois mois De l'usage judicieux d'une politique linguistique (De la utilización juiciosa de una política lingüística), saluant l'action du ministère en la matière.
Le Roi est ensuite reparti en avion vers le Palais Royal (Palacio Real) d'Hispalis, non sans avoir rendu visite à un de ses vieux amis de Nicolasol, l'ancien maire de la ville, Fernando Falla del Resfrío.


Par ordre sa Majesté Sérénissime, suite à son retour à Hispalis, le Prince Consort est démis de ses fonctions d'Ambassadeur Plénipotentiaire du Royaume de Numancia, comme prévu par la loi.



Le Fidéicommissaire et Secrétaire Royal - El Fideicomisario y Secretario Real : Don Ansur de Fernández y la Reina
Ramiro de Maeztu

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Palais Royal d’Occident – Palacio Real de Occidente


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/49/2/7/4/palais-royal-16a218b.jpg.htm][img]http://img49.xooimage.com/files/4/2/9/palais-royal-16a218c.jpg[/img][/url]


Lieu: Explanada de la Gloria – Hispalis
Construction: de 1785 à 1811
Style: néoclassique




Roi actuel: Ángel Ier de Cánovas y Villaverde
Date de naissance: 6 janvier 1979
Lieu de naissance: Hispalis (Royaume de Numancia)
Âge actuel: 30 ans

Père: Federico de Cánovas y Habsburgo (mort le 12 juin 1980 au cours d’une partie de chasse)
Mère: Elena de Villaverde y Polavieja (morte le 15 août 2000 d’une pneumonie)
Particularité familiale: neveu de la dernière reine de la dynastie carliste, Adelia III

Rang nobiliaire: duc d’Hispalis, comte de Pasionaria et de Puerto Abierto, baron des Terres du Nord (« Tierras norteñas ») et seigneur des Comtés du Sud (« Condados sureños »)


Conjoint: Feu Prince Consort Quique de Valdepeñas y Alhelí
Date de naissance: 4 juillet 1989
Lieu de naissance: Hispalis (Royaume de Numancia)
Âge au moment du décès: 23 ans
Date de décès: 3 mai 2011

Particularité familiale: issu d’une vieille famille de la noblesse désargentée de la capitale, dont la fortune s’est bâtie au XVIème siècle sur le commerce colonial


Portrait du Roi en costume militaire au Palais d’Occident, à l’âge de vingt-deux ans:
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/f/7/f/tingel-ier-16a254d.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/9/7/4/tingel-ier-16a254e.jpg[/img][/url]

Portrait du Prince Consort Quique de Valdepeñas au Palais de Medina Sidonia avec sa mère, à l’âge de dix ans:
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/44/b/9/a/quique-de-valdepe...re-elena-16a25fc.jpg.htm][img]http://img44.xooimage.com/files/e/8/0/quique-de-valdepe...re-elena-16a25fd.jpg[/img][/url]
Ramiro de Maeztu

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Missive secrète de Sa Majesté Sérénissime à Doña Esperanza de los Hoyos, présidente du Parti Réactionnaire Royal; Don Gregorio López y Olfato, président du Parti Régénérationniste; et Don Antonio José de las Palmas, président du Parti Marxiste Unifié



[quote]Madame, Messieurs,

Vous avez sans nul doute eu, tout comme moi, les premières estimations secrètes des élections générales de notre pays à la mi-journée.

Ces résultats sont, vous l'aurez compris, une catastrophe pour la politique qui a été la mienne depuis le retour au pouvoir du Parti Réactionnaire, en 2008.
La poussée du Parti Phalangiste de Don Francisco del Ferrol et, plus encore, celle du Parti Progressiste de Don Mariano Feijoó, poussées que nous n'avons pas su voir venir, constituent une menace pour ce qui a été bâti en Numancia depuis trois ans. A eux seuls, ces deux partis représentent 52%, d'après ces estimations de la mi-journée, du prochain parlement, soit une majorité absolue. Il est bien évident que leurs idéologies sont tout à fait opposées et qu'ils se vouent une haine viscérale qui les empêchera de former un gouvernement commun.

Néanmoins, je les sais soutenus par l'extérieur, et il se pourrait que leur poussée s'accentue encore au fur et à mesure de la journée. Les électeurs n'ont donc pas récompensé les efforts qui ont été miens et, dans une grande mesure, vôtres pendant le "trienio antiliberal" ("trois années antilibérales").

L'heure est grave. Voilà pourquoi je vous demande solennellement, afin de sauver l'âme de notre pays, d'annoncer officiellement, à l'annonce des premiers résultats, ce soir, sur le plateau de télévision de TV Numancia, personnellement ou par le biais de vos représentants, la constitution d'un front commun qui vous permettra d'obtenir la majorité relative en profitant de l'inimité de nos adversaires.
Si nous nous en tenons aux seuls chiffres connus, qui sont ceux de la mi-journée, ce front commun obtiendrait 48% des élus, réunis sous une nouvelle étiquette dont je vous laisse le soin de la consolider et de la nommer. Vous pourriez ainsi gouverner tous ensemble, sur une base minimale, afin d'éviter une déroute que les prochaines élections régionales et municipales ne pourraient qu'amplifier.

Il va sans dire que cette demande solennelle doit rester absolument secrète et que vous devez affirmer que l'initiative de cette coalition gouvernementale vient de vous.
Il va également sans dire que vous n'êtes nullement obligés de faire ce que je vous demande ici. Néanmoins, je suis persuadé que vous saurez ranger vos dissensions au placard pour trouver les points que vous avez en commun et agir pour le bien de ce pays.

Il n'est nul besoin de répondre à cette missive, que vous désiriez ou non former la coalition dont je parle ici. Je saurai bien assez tôt si mes souhaits ont été exaucés ou non.

Avec toute l'assurance de ma gratitude,

Ángel Ier[/quote]
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Dans le bureau privé de Sa Majesté Sérénissime, au Palais Royal d'Occident

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/20/e/a/1/bureau_president_conseil_co-135058c.jpg.htm][img]http://img20.xooimage.com/files/1/d/5/bureau_president_conseil_co-135058d.jpg[/img][/url]


Ángel Ier avait invité le jeune politologue et philosophe numancien Gregorio López y Olfato à le rejoindre dans son bureau après un étrange coup de fil de la part de ce dernier.


Ángel Ier : Asseyez-vous, Don Gregorio, je vous en prie.

Gregorio López y Olfato : Merci, Votre Majesté Sérénissime. C'est un honneur pour moi de venir vous rendre visite au Palais Royal d'Occident.

Ángel Ier : Tout le plaisir est pour moi. Vous êtes un des éléments les plus brillants et les plus remarquables de ce Royaume; la doctrine Márquez, dont vous êtes le coauteur, est sans doute la meilleure chose qui nous soit arrivée depuis des lustres !

Gregorio López y Olfato : Je vous en remercie, Votre Majesté Sérénissime.

Ángel Ier : Mais allons droit au but, Don Gregorio. Vous m'avez contacté hier après-midi, après avoir longuement insisté auprès de Don Baltasar et obtenu de lui une entrevue. J'avoue ne pas avoir très bien compris le but de cette dernière...


Gregorio López y Olfato déglutit, visiblement gêné. Il se tortilla un peu sur son siège; ses mains se crispèrent. Le Souverain comprit très vite que son interlocuteur avait quelque chose d'important à lui dire, ce qui aiguillonna sa curiosité.


Ángel Ier : Allez-y, n'ayez pas peur, Don Gregorio. J'ai appris bien des nouvelles dans ce bureau, dernièrement, et j'y ai passé des heures bien sombres. Je suis prêt à entendre ce que vous avez à me dire, aussi lourd que cela puisse vous paraître, car je sais que ça ne pourra être pire que l'annonce d'un attentat terroriste dans le métro d'Hispalis ou le décès de feu le Prince Consort - Dios lo tenga en Su gloria.

Gregorio López y Olfato : J'ai malheureusement bien peur, Votre Majesté, que cela ne concerne directement les deux : aussi bien Don Quique de Valdepeñas que le peuple d'Hispalis en particulier et du Royaume en général.

Ángel Ier : Qu'est-ce à dire ?


Le jeune homme, de plus en plus angoissé, inspira profondément, puis expira longuement. Le Roi eut tout le loisir, durant des secondes interminables, de contempler le visage de son interlocuteur.


Gregorio López y Olfato : Comme vous le savez peut-être, je mène actuellement des recherches sur la première moitié du XVIème siècle en Numancia afin de publier un nouvel ouvrage sur l'histoire culturelle de notre nation.

Ángel Ier : J'en ai eu vent, en effet, et vous pensez bien que j'ai hâte que vous l'ayez terminé afin de pouvoir le dévorer, comme j'ai dévoré votre thèse de doctorat ("tesis doctoral") et votre premier ouvrage. Mais j'ai toutefois du mal à saisir le rapport avec feu le Prince Consort.

Gregorio López y Olfato : Eh bien, pour mener à bien ce travail, j'ai dû me rendre à de nombreuses reprises au Service d'Archivage Historique ("Servicio de Archivo Histórico") d'Aranjuez, qui conserve nombre de documents autographes, officiels ou anonymes sur le passé de notre pays.

Ángel Ier : J'en conviens, j'en conviens, mais allez au but.

Gregorio López y Olfato : J'y viens, Votre Majesté... Au cours de mes recherches, j'ai eu à étudier une liasse de documents concernant un obscur dramaturge dont l'œuvre la plus connue - ou devrais-je plutôt dire la moins inconnue -, intitulée Le Châtiment sans Vengeance (El Castigo sin Venganza). Cet auteur répond au nom de Ruiz de los Molinos de Valdepeñas.

Ángel Ier : Cet auteur a-t-il un quelconque lien de parenté avec feu mon époux ?

Gregorio López y Olfato : C'est ce que j'ai cherché à déterminer en inspectant le Registre d'État Civil ("Registro de Estado Civil") d'Aranjuez, où était précisément né ce dramaturge, et en le comparant avec celui d'Hispalis, où la famille de feu Quique de Valdepeñas s'est installée en 1564. Ruiz de los Molinos de Valdepeñas est en effet lié à la très vieille famille des Valdepeñas; il s'agit, d'après l'arbre généalogique que j'ai pu reconstituer, d'un cousin au deuxième degré.

Ángel Ier : Cette nouvelle est sans doute intéressante pour un généalogiste, un spécialiste de la littérature de la période, un passionné (que vous êtes) ou pour la famille de feu Quique de Valdepeñas, mais ne vois pas le rapport avec le peuple numancien dans sa globalité. Je doute d'ailleurs même que feue Son Altesse Sérénissime ait été au courant de l'existence de cet homme dont vous me dites qu'il n'a jamais joui d'une grande célébrité, ni avant, ni après sa mort.

Gregorio López y Olfato : Malheureusement, feu Quique de Valdepeñas connaissait l'existence de ce lointain ancêtre.

Ángel Ier : Malheureusement ?

Gregorio López y Olfato : Oui, malheureusement. Il se trouve que j'étais intrigué par ce Ruiz de los Molinos de Valdepeñas et que j'ai donc décidé de lui consacrer plus de place dans mon ouvrage encore en gestation. J'ai continué les recherches personnelles et dramaturgiques à son sujet, de façon à réunir un maximum d'informations le concernant.

Ángel Ier : Poursuivez, Don Gregorio.

Gregorio López y Olfato : Ces recherches m'ont conduit une fois de plus à la Bibliothèque Nationale d'Hispalis, où j'ai écumé à peu près tous les ouvrages qui traitaient de près ou de loin de cet auteur.

Ángel Ier : Et donc, qu'avez-vous trouvé qui justifie votre embarras ?

Gregorio López y Olfato : Au bout de trois jours de recherches ininterrompues, j'avais lu presque tout ce qui existait (une dizaine de livres tout au plus) sur le sujet. Arrivé au neuvième ouvrage, le fameux Criticón de l'éminent philologue et critique du XIXème siècle José Manuel de Vallecas, dans une édition très ancienne, j'étais sur le point de laisser tomber le dernier ouvrage, me disant qu'il ne ferait que répéter les quelques rares données biographiques disponibles sur ce grand inconnu historique qu'était Ruiz de los Molinos de Valdepeñas. J'ai tout de même décidé de jeter un rapide coup d'œil à ce livre, un exemplaire visiblement unique rédigé par Gabriela de Machado y Otero, une sœur de l'ordre des Carmélites Déchaussées dont je n'avais jamais entendu parler auparavant, et intitulé Galeries et autres recueils (Galerías y otros poemarios). L'ouvrage datait, d'après la date inscrite sur la deuxième de couverture, de 1828.

Ángel Ier : A moins que vous ne vouliez me faire un compte-rendu complet de vos recherches philologiques, chapitre sans nul doute intéressant mais peu urgent, je ne comprends toujours pas où vous voulez en venir. Qu'est-ce que cet ouvrage quasi inconnu avait de particulier ?

Gregorio López y Olfato : En lui-même, rien. J'ai d'ailleurs failli passer à côté de son véritable intérêt.

Ángel Ier : Et quel était-il ?

Gregorio López y Olfato : Ce livre renfermait une missive, et cette dernière ne remontait de toute évidence pas à 1828. Croyant me trouver face à une note de l'éditeur ou du Conservateur Général du Fonds Ancien de la Bibliothèque Nationale, je l'ai dépliée. Elle était datée de 2006. Et... elle était signée de la main de Quique de Valdepeñas.

Ángel Ier : Que diable faisait une semblable missive dans ce livre ?!

Gregorio López y Olfato : C'est aussi la question que je me suis posé en la découvrant. J'ai donc décidé de la lire, surmontant ma gêne première - j'ai tout d'abord songé, en effet, que je violais l'intimité de feu le Prince Consort. Mais ma curiosité intellectuelle innée a été la plus forte. Pour être tout à fait franc, je n'ai d'abord rien compris à cette lettre; il s'agissait d'une succession de phrases qui, si elles savaient toutes un sens, se suivaient sans logique aucune. D'un paragraphe à l'autre, d'un mot à l'autre, on pouvait passer de la narration d'une soirée mondaine à la description d'un bâtiment imaginaire, passant entre temps par l'art de la culture de la betterave ou du dressage des chiens.
J'ai d'abord cru à un canular, mais n'en comprenais pas l'intérêt : l'ouvrage de cette carmélite déchaussée n'avait jamais été emprunté, d'après sa fiche, et ne semblait intéresser personne. Qui aurait pu avoir intérêt à glisser cette lettre qui ne contenait de toute façon aucune donnée compromettante ou choquante ?

Ángel Ier : Je ne vois pas, en effet. Mais êtes-vous sûr que cette lettre soit bel et bien de feu mon époux ? N'importe qui de mal intentionné aurait pu écrire un tel charabias et le signer de son nom.

Gregorio López y Olfato : J'ai eu affaire plusieurs fois à des fac-similés portant l'écriture du Prince Consort et je dois dire que je me trompe rarement en la matière. Pour plus de sûreté, j'ai discrètement pris cette lettre, que je vous apporte après l'avoir faite analyser en secret par un ami graphologue qui a été formel sur l'identité de son auteur.



Le Roi se saisit de la missive en question, que lui tendait son interlocuteur. Il la parcourut du regard, l'air intrigué et interdit.



Ángel Ier : En effet, c'est bien son écriture; s'il n'est pas l'auteur de cette lettre incompréhensible, son style est parfaitement imité. Mais je ne comprends toujours pas où vous voulez en venir ni l'intérêt de cette missive dont le sens m'échappe tout autant qu'à vous.

Gregorio López y Olfato : Précisément, le sens m'en échappe, mais plus pour longtemps. Après avoir lu et relu cette lettre chez moi, j'ai eu la présence d'esprit de mettre en relation son contenu apparemment sibyllin avec un passage de l'ouvrage de la carmélite déchaussée, passage qui évoque brièvement un code qu'aurait inventé Don Ruiz de los Molinos de Valdepeñas pour s'adresser à ses proches amis afin d'éviter la censure ou les enquêtes de l'Inquisition, mais de s'adresser à eux directement dans ses ouvrages. C'est pourquoi la plupart d'entre eux nous sont restés incompréhensibles et n'ont pas eu de succès l'époque.
Ce code est visiblement celui qu'a utilisé feu le Prince Consort pour rédiger cette lettre, et sans doute beaucoup d'autres; mais son destinataire m'est inconnu, son nom étant probablement lui aussi codé.
En revanche, je crois être tout proche de la clef qui me permettrait de percer la matrice de ce code.

Ángel Ier : Êtes-vous sûr de ce que vous avancez ? Et à qui d'autre en avez-vous parlé ?

Gregorio López y Olfato : J'en suis quasiment sûr, et la seule autre personne à qui j'en ai parlé, Don Domingo de Naharro, spécialiste en philologie de l'Université Royale Canoviste de Numancia, semble de mon avis. Il travaille lui aussi au percement de ce code et son aide m'a jusqu'à maintenant été très précieuse. Je lui ai fait promettre de n'en parler à personne d'autre et je peux lui faire confiance.

Ángel Ier : Croyez-vous que le contenu de cette lettre justifie votre embarras ?

Gregorio López y Olfato : Même si je ne pourrai l'affirmer de façon formelle qu'après avoir percé ce code, je le ressens confusément, et mon intuition me trompe rarement.

Ángel Ier : Eh bien, même si je pense que vous n'allez pas trouver grand'chose d'intéressant à vous mettre sous la dent (car il faut dire que feu mon époux aimait les jeux sur la langue et autres énigmes complexes), je vous invite à poursuivre votre travail et à me mettre au courant de l'avancée de vos recherches. Sur ce, je vous prierais de bien vouloir me laisser; votre compagnie m'est certes très agréable, soyez-en sûr, mais j'ai bien du pain sur la planche.

Gregorio López y Olfato : Je comprends, Votre Majesté. Je vous tiendrai bien entendu au courant de toute découverte concernant cette lettre. Adiós.


Le jeune homme sortit précipitamment de la pièce. Une fois seul, le Roi, à la fois amusé et intrigué par sa trouvaille, songea quelques instants avant de se saisir de son téléphone pour appeler le Premier Ministre. Il avait déjà oublié cette histoire de code et d'ouvrages méconnus et ne pensait pas un seul instant qu'elle pût être sérieuse et avoir de terribles répercussions sur le Royaume.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]


Le Ministre était au téléphone avec Sa Majesté Sérénissime, visiblement satisfaite de la tournure que prenaient les événements en rapport avec les tensions diplomatiques avec la République Parlementaire du Quantar.


Rafael Dictamen y Jiménez : Une manifestation est en effet en train de se produire, Votre Majesté, entre la Plaza de Callao et l'Avenida de Lavapiés, où la bouche de métro entièrement reconstruite vient de rouvrir. Sans surprise, de très nombreux Numanciens y participent (plus de deux millions selon les forces de l'ordre) pour dénoncer l'attitude du gouvernement quantarien à notre égard.

Ángel Ier : C'est une excellente chose; notre peuple réagit toujours aussi spontanément et toujours aussi bien, il sait où se trouve son intérêt. Les manifestants ont-ils montré un quelconque signe de violence ?

Rafael Dictamen y Jiménez : Non, pas pour le moment, mais les récentes insultes du pouvoir et de la presse quantariens ont excité les esprits et il se pourrait que certains agitateurs ("alborotadores") cherchent à agresser l'ambassadeur du Quantar, qui doit s'en retourner dans son pays dans quelques heures, sur le Paseo de los álamos.

Ángel Ier : Laissez-les faire, mais veillez à ce que leur colère ne se déverse pas ailleurs que sur la limousine de l'ambassadeur quantarien. Ces serpents persifleurs l'auront bien cherché, ils ont osé lancer des projectiles sur Doña Blanca Portal y Portillo et ont même voulu brûler notre drapeau. Nous ne faisons que leur rendre la monnaie de leur pièce; ça leur apprendra.

Rafael Dictamen y Jiménez : Ne pensez-vous pas que la République d'Adélie pourrait s'en mêler de façon plus personnelle ?

Ángel Ier : Si ces rats puants osent nous dire quoi que ce soit, ils recevront une missive cinglante de notre part. ¡Que se metan en lo suyo!

Rafael Dictamen y Jiménez : Je voulais également vous prévenir que nous avons procédé, dans la plus grande discrétion, à l'arrestation d'un membre présumé du Front de Libération Nationale du Numancia. Il s'agit d'un certain Olegario Paraninfo; son sobriquet au sein de la formation terroriste serait Hermenegildo. Nous n'avons pas réussi à en tirer davantage d'informations pour le moment, il nie toute implication dans le réseau, mais nous sommes persuadés qu'il ment. Devrons-nous le traduire en justice prochainement, aux côtés de Roldán Ervigio ?

Ángel Ier : Non. Cuisinez-le bien, tirez-en ce que vous pouvez en tirer, mais j'attends que plus de têtes tombent. Je veux que cette cellule soit démantelée jusqu'au bout, et j'attendrai le temps qu'il faudra pour que tous soient jugés dans un grand procès à la Cour Suprême d'Hispalis. Veillez bien à ce qu'ils ne puissent pas attenter à leurs jours dans leur prison et surtout, qu'ils ne puissent pas entrer en contact avec leurs coreligionnaires. Sur ce, je dois vous laisser. Adiós.

Rafael Dictamen y Jiménez : Tout sera fait selon vos désirs, Votre Majesté. Adiós.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]


Le Ministre était au téléphone avec Sa Majesté Sérénissime; il venait de lui envoyer par télécopie les résultats d'un sondage ("sondeo") réalisé par l'Institut Royal de Statistiques ("Instituto Real de Estadísticas").


Rafael Dictamen y Jiménez : En effet, Votre Majesté, ces chiffres sont très encourageants, voire même plus, et prouve que, malgré l'agitation terroriste, vous restez toujours aussi populaire. J'ai particulièrement été frappé par le pourcentage de jeunes gens âgés de vingt-et-un à trente ans qui approuvent votre politique, tant intérieure qu'extérieure : plus de 80% !

Ángel Ier : La jeunesse de Numancia me soutient, c'est en effet une excellente chose. Mais ne trouvez-vous pas le pourcentage concernant les cadres supérieurs et la bourgeoisie d'affaires un peu faible ?

Rafael Dictamen y Jiménez : 48% ? Vous voulez rire, Votre Majesté ? Nous avons progressé de près de sept pour cent sur ce créneau en à peine cinq ans ! La plupart des entreprises privées vous sont d'ailleurs reconnaissantes de l'abolition des taxes douanières au sein de la Ligue Panlatine, ainsi que de la mise en place d'une monnaie commune.

Ángel Ier : Je savais bien que cette décision nous permettrait de gagner en crédit auprès des entrepreneurs. Mais ce n'est pas la catégorie la plus importante. Je suis heureux de voir que mon dernier discours à Vadeable, sur l'extinction du paupérisme, a fait mouche. Il s'agit maintenant d'obtenir des résultats probants de ce côté.

Rafael Dictamen y Jiménez : Je m'y atèle déjà avec Doña Mariana, Don Eduardo et Don José Luis. J'ai justement un rendez-vous avec eux dans une dizaine de minutes, il faut encore que j'imprime quelques dossiers. Adiós.

Ángel Ier : Adiós.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Dans le bureau privé de Sa Majesté Sérénissime, au Palais Royal d'Occident

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/20/e/a/1/bureau_president_conseil_co-135058c.jpg.htm][img]http://img20.xooimage.com/files/1/d/5/bureau_president_conseil_co-135058d.jpg[/img][/url]


Ángel Ier était en compagnie du Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez, et du Directeur Royal de la Garde Civile, Gregorio del Amo.


Ángel Ier : Mais comment est-ce possible ?! Comment avez-vous pu laisser passer une telle abomination ?! Êtes-vous complètement incompétents ?! Devrais-je vous licencier tous les deux séance tenante pour votre incapacité à prévoir quoi que ce soit ?!

Rafael Dictamen y Jiménez : Mais, votre Majesté Sérénissime...

Ángel Ier : Taisez-vous, Rafael ! Vous m'énervez à toujours geindre ! Vous plaindre et chercher de bonnes excuses à votre stupidité, voilà tout ce que vous savez faire ! Vous rendez-vous compte que cet attentat au gaz sarin dans une des stations de métro les plus empruntées d'Hispalis, en pleine heure de pointe, a déjà dû faire des centaines de victimes ?

Gregorio del Amo : Je crois que nous en sommes tous conscients, votre Majesté Sérénissime, et hurler ne servira à rien. Je suis au regret de vous dire que tout n'est pas prévisible et que tous nos services de police et agents des services secrets disponibles sont depuis des jours sur la trace du Front de Libération Nationale du Numancia.

Ángel Ier : Et pour quels résultats ? Que font vos gratte-papier si ce n'est engouffrer des sommes d'argent considérables ? Croyez-vous que je sois un imbécile qui va laisser souffrir son peuple et voir ses proches mourir pendant que des fonctionnaires ineptes testent leurs nouveaux jouets technologiques sophistiqués ? Écoutez-moi bien tous les deux, la disparition de Quique - Dios lo tenga en su gloria - m'a peut-être bouleversé, mais je ne suis pas hors-jeu pour autant.
Je veux des résultats, je veux des arrestations, je veux des condamnations à mort, je veux que ce Front de Libération Nationale soit démantelé jusqu'à ce que tous ses membres soient écartelés ou ébouillantés, vous m'entendez ?!


Le Roi, pris d'une rage indicible, tapa violemment du poing sur son bureau. Les deux hommes, assis en face de lui, visiblement effrayés par sa colère, ne pipèrent mot.


Ángel Ier : Il est inadmissible que vous n'ayez encore écroué quiconque ! Ce Front de Libération Nationale n'est pas l'Arlésienne, il doit bien avoir des agents plus facilement repérables que d'autres ! Faut-il que j'aille moi-même sur le terrain et que je ramène jusqu'à Hispalis tous ces salauds pour qu'ils soient jugés ?!

Rafael Dictamen y Jiménez : Nous allons faire de notre mieux, votre Majesté, je vous en fais le serment.

Ángel Ier : Vous avez intérêt, et je dis ça pour vous aussi, Gregorio. Si d'ici dix jours ce réseau terroriste n'est pas éradiqué, j'aurai votre tête, vous m'entendez ? Sortez, maintenant !


Les deux hommes sortirent précipitamment, la mine déconfite. De nouveau seul, le Roi s'affala sur son fauteuil, soupira et plongea sa tête dans ses mains.
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