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Txurio Ibuaga obtient du Conseil l'ouverture diplomatique
21 mars 2041
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[cap]Le chef d’État et représentant du Karatxoa au Conseil confédéral a seulement fait face au veto iquiquéen.[/cap][/center]
Six voix contre une, ainsi est voté la première motion du Consejo confederal (Conseil confédéral) depuis deux décennies concernant les affaires étrangères, à savoir l'un des pouvoirs régaliens du petit comité de chefs d’État. Ce texte, dont le contenu n'a pas encore été entièrement révélé aux journalistes qui couvrent de manière permanente les réunions exceptionnelles et habituelles du Conseil confédéral, couvre différents aspects de la diplomatie, et comprendrait notamment le partage du pouvoir fédératif, à savoir la capacité des États de se représenter diplomatiquement. Les traités et autres accords internationaux impliquant un ou plusieurs États-membres de la Confédération aguadorienne devront toujours être votés par l'unanimité moins une voix. Cette décision, qui a été votée avec l'accord de tous les membres sauf la République indigène de l'Iquique, tournée vers l'isolationnisme de l'union, est un premier pas dans l'ouverture diplomatique réelle du pays.
Malgré son hostilité passée aux puissances étrangères, l'Alegreja semble néanmoins aujourd'hui ouvert à des propositions diplomatiques, chose qui surprend autant experts internationaux qu'alegrejiens. Selon Garbiñe Arrataguibel, analyste en relations internationales à l'université de Donostia, « le virage politique brutal entrepris par Bautista Santángel et son gouvernement sur la question diplomatique montre que les négociations entre Goiatz et Arenjuez [les capitales respectives du Karatxoa et de l'Alegreja] ont été concluantes ». Le contenu des tractions demeure encore méconnu du grand public, mais ce qui est sûr est l'imminence de l'ouverture diplomatique réelle de l'union. En effet, le Kanpo Arazoetako Ministerioa (Ministère des Affaires Étrangères) de la République karatxoane a annoncé la tenue d'un sommet diplomatique txiléo-karatxoan d'ici à quelques semaines pour mettre en place les premiers accords diplomatiques, économiques et culturels entre les Provinces-Unies et le Karatxoa.
Outre la monarchie txiléenne voisine, ce sont également plusieurs autres États extérieurs qui pourraient devenir des partenaires de l'Aguador ou de ses Républiques. Le Piqi (président iquiquéen) Wayta Quelka Hualla s'est insurgé du vote de cette décision et a dénoncé « la mainmise des dytoliens sur la Confédération et les conséquences désastreuses de l'arrivée des puissances étrangères en Aguador », avant de quitter la séance, furibond. Des propos fustigés par le chef d’État alegrejien Santángel, qui critique encore une fois l'isolationnisme à outrance de la petite République traditionnelle. Il n'en demeure pas moins qu'une partie de la population confédérale est d'accord avec les craintes de celui que les dytoliens surnomment « W. Q. H. » (à lire oubé-kou-atché en hispanique), et la mondialisation pourrait bien toucher durement la Confédération des États aguadoriens si des traités économiques étaient établis sans précaution par le Conseil confédéral.
La puissance agricole voisine, ou même l'interventionnisme militariste du voisin septentrional pourraient bien déséquilibrer l'union confédérale dans ses rapports de force internes et précipiter une résolution armée du conflit confédéral qui s'annonce. Les chefs d’État présents à la réunion du Conseil, sauf le président iquiquéen, se sont congratulés de cette prise de décision, première réunion efficace en plus de trois ans et demi. Ils se sont également dit confiants pour la suite, les différentes commissions diplomatiques du Conseil étant désormais rouvertes, notamment celle réunissant les ministres des affaires étrangères de chaque État-membre. Les experts nationaux comme internationaux débattent encore sur la possibilité d'une « fin heureuse » aux tensions internes à la Confédération grâce au simple levier diplomatique qui vient d'être conféré aux Républiques-membres. En effet, si l'équilibre de Nash présent dans les relations internationales actuelles se reproduisent à l'échelle confédérale par le truchement de puissances étrangères, l'escalade militaire pourrait être évitée au profit d'une cohabitation forcée.[/justify]
PRESSE | Prensa de la Confederación del Aguador
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Djinndigo
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WQH fustige l'invasion des eaux du Tlaloctlitlal
2 avril 2041
[img]https://i.imgur.com/tbPZkND.png[/img]
[cap]Le Piqi a dénoncé les agissements des corporatistes au cours d'une conférence de presse exceptionnelle.[/cap][/center]
Ancienne République indigène alliée culturellement et politiquement à la République aguadorienne d'Iquique, le Tlaloctlitlal connaît depuis quelques années des troubles politiques qui ont évolué en une véritable déstabilisation du régime républicain basé à Altepetl. Profitant de la crise interne que connaît la République tlaloctlictec, au prise avec les monarchistes depuis les dernières élections, les autorités corporatistes du Nuevo Río et de l'Uassan ont sauté sur l'occasion pour se saisir des gisements pétroliers dans les eaux environnant les côtes du pays azlanti. Les autorités iquiquéennes, et en particulier le Piqi (le président iquiquéen) Wayta Quelka Hualla, dit « WQH », qui s'est dit « profondément outré par le bellicisme des nations riveraines d'un État natif en difficulté », déclaration faite au cours d'une conférence de presse exceptionnelle qui s'est tenue hier au sujet des relations iquiquéo-tlaloctlictecs, à l'heure où l'histoire de la nouvelle décennie s'écrit sans l'ancienne première puissance indigène du continent.
L'Iquique est-il donc isolé dans sa défense des populations natives d'Olgarie-Dorimarie ? Une problématique qui fait débat, d'abord au Conseil confédéral où les dytoliens, qui y sont majoritaires, se refusent à reconnaître les persécutions passées et en cours à l'encontre des indigènes de Dorimarie centrale. À l'heure où la République euskale du Karatxoa veut faire rentrer les Provinces-Unies du Txile dans les bonnes grâces de ses services diplomatiques, il est de bon ton de rappeler la participation active du Txile à diverses époques dans les grandes entreprises de nettoyage civilisationnel entrepris, entre autres, dans les années 1940. Mais les autres puissances présentes sur le continent dorimarien et susceptibles d'être invitées à la table des négociations diplomatiques par les États occidentaux de la Confédération ne sont pas non plus étrangères de ces exactions génocidaires ni de persécutions actuelles, comme l'illustre le cas de figure des gisements pétrolifères en mer du Tlaloctlitlal.
Outre l'occupation illégitime du territoire revendiqué d'un État certes affaibli mais néanmoins totalement indépendant est un acte de guerre envers l'autonomie des Républiques dorimariennes, provocation qui devrait mettre la puce à l'oreille du gouvernement d'Arenjuez (capitale de la République hispanique d'Alegreja) qui est très enclin à se tourner vers des puissances hispanophones. De quoi refroidir les potentielles alliances prévues par le sulfureux président alegrejien Bautista Santángel, qui pourrait voir sa cote de popularité chuter, déjà mise à mal par l'ouverture diplomatique récente. Espérons que les dangereux chefs d’État qui dirigent l'union contre le gré de Wayta Quelka Hualla sauront s'éloigner des belliqueuses puissances interventionnistes. Ce dernier a également proposé au Conseil confédéral la mise en place de sanctions confédérales contre le Nuevo Río et sa politique interventionniste hasardeuse, suggestion symbolique qui a été refusé comme espéré mais qui a néanmoins ramené certaines valeurs confédérales au centre du débat.
L'indépendance et l'autonomie totale des États aguadoriens semblent être devenus des préoccupations secondaires pour les Républiques blanches, oubliant trop vite les raisons de notre solitude si chèrement acquise. Dans cette période de renouveau diplomatique inédit, il devient nécessaire pour le Conseil de « garder les pieds sur terre en se rappelant à nos racines communes », comme a souhaité le rappeler WQH dans son discours d'hier. Des propos souverainistes accueillis avec une certaine froideur par les différentes diplomaties de la Confédération. La ligne isolationniste tenue par le Piqi et Viru Viru (la capitale et siège du gouvernement iquiquéen) est pourtant ignorée depuis plusieurs décennies, la République indigène ne représentant qu'une seule voix au Conseil confédéral. L'union se meurt dans l'indifférence générale au profit des corporations et multinationales étrangères qui comptent bien se partager le « grand gâteau aguadorien ». À défaut d'avoir su montrer son unité face à l'adversité, l'Aguador a bien montré ses divisions internes aux puissances susceptibles de vouloir participer à la Confédération - à leur manière.[/justify]
WQH fustige l'invasion des eaux du Tlaloctlitlal
2 avril 2041
[img]https://i.imgur.com/tbPZkND.png[/img]
[cap]Le Piqi a dénoncé les agissements des corporatistes au cours d'une conférence de presse exceptionnelle.[/cap][/center]
Ancienne République indigène alliée culturellement et politiquement à la République aguadorienne d'Iquique, le Tlaloctlitlal connaît depuis quelques années des troubles politiques qui ont évolué en une véritable déstabilisation du régime républicain basé à Altepetl. Profitant de la crise interne que connaît la République tlaloctlictec, au prise avec les monarchistes depuis les dernières élections, les autorités corporatistes du Nuevo Río et de l'Uassan ont sauté sur l'occasion pour se saisir des gisements pétroliers dans les eaux environnant les côtes du pays azlanti. Les autorités iquiquéennes, et en particulier le Piqi (le président iquiquéen) Wayta Quelka Hualla, dit « WQH », qui s'est dit « profondément outré par le bellicisme des nations riveraines d'un État natif en difficulté », déclaration faite au cours d'une conférence de presse exceptionnelle qui s'est tenue hier au sujet des relations iquiquéo-tlaloctlictecs, à l'heure où l'histoire de la nouvelle décennie s'écrit sans l'ancienne première puissance indigène du continent.
L'Iquique est-il donc isolé dans sa défense des populations natives d'Olgarie-Dorimarie ? Une problématique qui fait débat, d'abord au Conseil confédéral où les dytoliens, qui y sont majoritaires, se refusent à reconnaître les persécutions passées et en cours à l'encontre des indigènes de Dorimarie centrale. À l'heure où la République euskale du Karatxoa veut faire rentrer les Provinces-Unies du Txile dans les bonnes grâces de ses services diplomatiques, il est de bon ton de rappeler la participation active du Txile à diverses époques dans les grandes entreprises de nettoyage civilisationnel entrepris, entre autres, dans les années 1940. Mais les autres puissances présentes sur le continent dorimarien et susceptibles d'être invitées à la table des négociations diplomatiques par les États occidentaux de la Confédération ne sont pas non plus étrangères de ces exactions génocidaires ni de persécutions actuelles, comme l'illustre le cas de figure des gisements pétrolifères en mer du Tlaloctlitlal.
Outre l'occupation illégitime du territoire revendiqué d'un État certes affaibli mais néanmoins totalement indépendant est un acte de guerre envers l'autonomie des Républiques dorimariennes, provocation qui devrait mettre la puce à l'oreille du gouvernement d'Arenjuez (capitale de la République hispanique d'Alegreja) qui est très enclin à se tourner vers des puissances hispanophones. De quoi refroidir les potentielles alliances prévues par le sulfureux président alegrejien Bautista Santángel, qui pourrait voir sa cote de popularité chuter, déjà mise à mal par l'ouverture diplomatique récente. Espérons que les dangereux chefs d’État qui dirigent l'union contre le gré de Wayta Quelka Hualla sauront s'éloigner des belliqueuses puissances interventionnistes. Ce dernier a également proposé au Conseil confédéral la mise en place de sanctions confédérales contre le Nuevo Río et sa politique interventionniste hasardeuse, suggestion symbolique qui a été refusé comme espéré mais qui a néanmoins ramené certaines valeurs confédérales au centre du débat.
L'indépendance et l'autonomie totale des États aguadoriens semblent être devenus des préoccupations secondaires pour les Républiques blanches, oubliant trop vite les raisons de notre solitude si chèrement acquise. Dans cette période de renouveau diplomatique inédit, il devient nécessaire pour le Conseil de « garder les pieds sur terre en se rappelant à nos racines communes », comme a souhaité le rappeler WQH dans son discours d'hier. Des propos souverainistes accueillis avec une certaine froideur par les différentes diplomaties de la Confédération. La ligne isolationniste tenue par le Piqi et Viru Viru (la capitale et siège du gouvernement iquiquéen) est pourtant ignorée depuis plusieurs décennies, la République indigène ne représentant qu'une seule voix au Conseil confédéral. L'union se meurt dans l'indifférence générale au profit des corporations et multinationales étrangères qui comptent bien se partager le « grand gâteau aguadorien ». À défaut d'avoir su montrer son unité face à l'adversité, l'Aguador a bien montré ses divisions internes aux puissances susceptibles de vouloir participer à la Confédération - à leur manière.[/justify]
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Djinndigo
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Hydrocarbures et secteur automobile : le néant en Aguador
29 avril 2041
[img]https://i.imgur.com/x85vlAc.png[/img]
[cap]Rares sont les engins à moteur en Aguador, même si les voitures txiléennes connaissent du succès.[/cap][/center]
Avec un Produit Intérieur Brut d'à peine vingt milliards de dollars internationaux et un salaire moyen de soixante-douze dollars par mois, la Confédération des États aguadoriens compte parmi les pays les plus pauvres du monde. En plus de cette pauvreté endémique, l'Aguador souffre d'un isolationnisme relatif, propre aux politiques autarciques menées infructueusement et par les gouvernements des États-membres et par le Conseil confédéral depuis plusieurs décennies. L'enclavement du pays au cœur-même du continent dorimarien, parmi les plus pauvres du globe, a longtemps entretenu le vide technologique total connu par les États aguadoriens et notamment ses pays-membres les plus reculés (la jungle Todermosía agissant en barrière naturelle à la civilisation). Pourtant, la récente industrialisation du Nuevo Río voisin et la prospérité économique des Provinces-Unies txiléennes ont été des événements ayant popularisé le secteur automobile sur le continent.
Une modernisation continentale relativement marginale et tournée vers les grands ensembles urbains côtiers et influencés par les façades océaniques, là où l'Aguador possède pour seules façades commerciales et humaines ses frontières terrestres avec le Txile et le Caeturia, ainsi que le lac Beraconca que la République hispanique d'Alegreja partage avec des États tout aussi reculés technologiquement. Ainsi, le cœur-même de la Dorimarie reste hermétique au progrès technique qui a doté les txiléens et les néoriotes d'une industrie automobile mais aussi du pouvoir d'achat permettant l'importation de véhicules à moteur, principalement d'origine ventélienne. Mais l'ouverture diplomatique de l'Aguador que le Consejo (Conseil confédéral) a voté à majorité le mois dernier pourrait bien changer la donne : ouvrir l'union, c'est également l'ouvrir aux accords commerciaux pouvant amener une éclaircie de modernité dans une Confédération-monde si repliée sur elle-même.
S'il n'est pas encore question de signer des traités diplomatiques ou économiques avec des pays de l'autre côté des océans, l'intensification des échanges entre le Txile et les États aguadoriens, notamment la République euskale du Karatxoa, pourrait bien avoir son lot de conséquences sur l'économie de la Confédération et les opportunités de consommation pour les citoyens aguadoriens lambda. Outre le regain d'intérêt de la population confédérale pour la politique étrangère centralisée des États aguadoriens, l'ouverture diplomatique risque bien de voir s'imposer l'industrie automobile txiléenne, connue pour son équipement bas de gamme propre aux pays en développement. En ce qui concerne les hydrocarbures, qui sont la principale denrée manquant à la mise en place d'une filière automobile confédérale, l'exploitation récente des gisements de gaz de l'arrière-pays (Républiques d'Alcavez et du Controfuerte) pourrait bien permettre la baisse du prix de l'essence sur le sol aguadorien.
En s'appuyant sur les techniques de fabrication de l'essence de la filière des agro-carburants txiléens, l'Aguador pourrait développer sa propre voie en ce qui concerne les hydrocarbures. Le gaz exploité sur son sol, une fois transformé en essence synthétique par procédé chimique, viendrait ainsi alimenter le circuit confédéral, couplé aux importations d'éthanol txiléen. La question du rôle à jouer des gouvernements confédérés demeure encore : l'Iquique, connu pour ses positions traditionalistes et autarciques, risque-t-il de provoquer le recul du progrès technique au sein des frontières de la République indigène ? La pauvreté déjà endémique de la population iquiquéenne pourrait bien pâtir de l'essor technique à venir de la Confédération aguadorienne. A l'inverse, le Karatxoa est le seul État-membre à bénéficier d'un parc automobile qui ne soit pas anecdotique, par le truchement des Provinces-Unies qui appuient déjà l'industrialisation de la petite République malgré les tarifs douaniers (très) désavantageux.[/justify]
Hydrocarbures et secteur automobile : le néant en Aguador
29 avril 2041
[img]https://i.imgur.com/x85vlAc.png[/img]
[cap]Rares sont les engins à moteur en Aguador, même si les voitures txiléennes connaissent du succès.[/cap][/center]
Avec un Produit Intérieur Brut d'à peine vingt milliards de dollars internationaux et un salaire moyen de soixante-douze dollars par mois, la Confédération des États aguadoriens compte parmi les pays les plus pauvres du monde. En plus de cette pauvreté endémique, l'Aguador souffre d'un isolationnisme relatif, propre aux politiques autarciques menées infructueusement et par les gouvernements des États-membres et par le Conseil confédéral depuis plusieurs décennies. L'enclavement du pays au cœur-même du continent dorimarien, parmi les plus pauvres du globe, a longtemps entretenu le vide technologique total connu par les États aguadoriens et notamment ses pays-membres les plus reculés (la jungle Todermosía agissant en barrière naturelle à la civilisation). Pourtant, la récente industrialisation du Nuevo Río voisin et la prospérité économique des Provinces-Unies txiléennes ont été des événements ayant popularisé le secteur automobile sur le continent.
Une modernisation continentale relativement marginale et tournée vers les grands ensembles urbains côtiers et influencés par les façades océaniques, là où l'Aguador possède pour seules façades commerciales et humaines ses frontières terrestres avec le Txile et le Caeturia, ainsi que le lac Beraconca que la République hispanique d'Alegreja partage avec des États tout aussi reculés technologiquement. Ainsi, le cœur-même de la Dorimarie reste hermétique au progrès technique qui a doté les txiléens et les néoriotes d'une industrie automobile mais aussi du pouvoir d'achat permettant l'importation de véhicules à moteur, principalement d'origine ventélienne. Mais l'ouverture diplomatique de l'Aguador que le Consejo (Conseil confédéral) a voté à majorité le mois dernier pourrait bien changer la donne : ouvrir l'union, c'est également l'ouvrir aux accords commerciaux pouvant amener une éclaircie de modernité dans une Confédération-monde si repliée sur elle-même.
S'il n'est pas encore question de signer des traités diplomatiques ou économiques avec des pays de l'autre côté des océans, l'intensification des échanges entre le Txile et les États aguadoriens, notamment la République euskale du Karatxoa, pourrait bien avoir son lot de conséquences sur l'économie de la Confédération et les opportunités de consommation pour les citoyens aguadoriens lambda. Outre le regain d'intérêt de la population confédérale pour la politique étrangère centralisée des États aguadoriens, l'ouverture diplomatique risque bien de voir s'imposer l'industrie automobile txiléenne, connue pour son équipement bas de gamme propre aux pays en développement. En ce qui concerne les hydrocarbures, qui sont la principale denrée manquant à la mise en place d'une filière automobile confédérale, l'exploitation récente des gisements de gaz de l'arrière-pays (Républiques d'Alcavez et du Controfuerte) pourrait bien permettre la baisse du prix de l'essence sur le sol aguadorien.
En s'appuyant sur les techniques de fabrication de l'essence de la filière des agro-carburants txiléens, l'Aguador pourrait développer sa propre voie en ce qui concerne les hydrocarbures. Le gaz exploité sur son sol, une fois transformé en essence synthétique par procédé chimique, viendrait ainsi alimenter le circuit confédéral, couplé aux importations d'éthanol txiléen. La question du rôle à jouer des gouvernements confédérés demeure encore : l'Iquique, connu pour ses positions traditionalistes et autarciques, risque-t-il de provoquer le recul du progrès technique au sein des frontières de la République indigène ? La pauvreté déjà endémique de la population iquiquéenne pourrait bien pâtir de l'essor technique à venir de la Confédération aguadorienne. A l'inverse, le Karatxoa est le seul État-membre à bénéficier d'un parc automobile qui ne soit pas anecdotique, par le truchement des Provinces-Unies qui appuient déjà l'industrialisation de la petite République malgré les tarifs douaniers (très) désavantageux.[/justify]