PRESSE | Txileko Prentsa

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La société Hegopi se fait champion de la restauration euskale à l'étranger
17 mars 2041

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[cap]La succursale santognaise a été ouverte cette année à Rodessac, fief de la communauté euskale locale.[/cap][/center]
C'est dans une ambiance chaleureuse et festive que la chaîne de restauration rapidement Hegoaldeko Pintxoak (« Pintxos du Sud »), abrégé HEGOPI, accueille quotidiennement plusieurs centaines de clients avec un modèle économique des plus rentables. Lancé par Iñaki Aguinagalde en 2029 avec l'ouverture d'un premier restaurant en périphérie de Vitorio-Erregea dans la province de Berri Nafarroa, la grande enseigne comptabilise aujourd'hui plusieurs centaines de points de restauration à travers le Txile et à l'étranger. Ce succès inespéré dans un contexte économique initialement difficile, dû à la lente sortie de la crise des années 2020 par la République Fédérale du Txile, Iñaki le doit à son modèle de développement : des produits typiques, commercialisés à grande vitesse, avec un service rapide et des prix relativement bas. La législation txiléenne, très tournée vers le développement des petits commerces sur le sol national, a également très vite poussé Iñaki et son entreprise en pleine croissance à s'exporter.

Les nombreux accords de libre-échange et d'abaissement des tarifs douaniers entre le Txile et différents pays étrangers, comme le Kaiyuan par exemple, ont permis l'ouverture facilitée de succursales à l'étranger, comme celle présente dans l'ancien comptoir commercial de Kapañoa au Kaiyuan où deux restaurants de la chaîne ont été ouverts en 2036 à l'initiative d'entrepreneurs de la communauté euskale locale. Développé sur un axe culturel fort, l'enseigne HEGOPI s'appuie également sur la diaspora euskale internationale pour prospérer : des entrepreneurs locaux prennent ainsi des initiatives à leur échelle pour soutenir cette influence culturelle de la première puissance euskale, notamment en participant au réseau mondial développé par Iñaki Aguinagalde, devenu un véritable modèle d’entrepreneuriat. Interrogé par de nombreux journalistes au sujet de son succès, Iñaki se dit être un « simple entrepreneur txiléen ayant su prospérer grâce à la politique de nos gouvernements ».

Des propos relativement policés, qui témoignent néanmoins du grand attachement du patron et directeur général de la chaîne envers les institutions txiléennes, à commencer par la politique étrangère et commerciale des trois gouvernements successifs que son entreprise a connu : la sortie de l'autarcie et donc l'ouverture diplomatique en 2034 puis la « pactomanie » des différents locataires successifs du Palais du Lehendakari (siège du pouvoir) ont permis l'explosion du chiffre d'affaires de la chaîne de restauration rapide. L'influence euskale certaine présente dans le produit servi (txipirones, pintxos et autres tapas) mais aussi dans l'ambiance des salles de restauration : sur les murs, des grands drapeaux euskals et txiléens, mais aussi des soirées à thème autour de la culture txiléenne et un personnel recruté en partie sur un critère d'appartenance linguistique, pour « entretenir le climat euskal sur une terre étrangère » selon les propos d'Iñaki Aguinagalde qui défend le maintien de la langue euskale, l'euskara, à l'international.

Si la législation de certains pays rend difficile la vente et la consommation d'alcool, la chaîne de restauration rapide HEGOPI ne peine cependant pas à trouver des consommateurs intéressés dans les zones où elle est implantée. Restaurants le jour, les enseignes de la marque se transforment en bar et débit de boisson le soir, autour de festivités typiques : mini-foire et dégustation de jambon en référence aux [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=120#p358080]festivités charcutières[/url] du sud-est du Txile dans la province d'Ikuñoa, concours et dégustation de vins txiléens et autres fêtes à thème sont au programme dans les restaurants Hegopi. Le patron demeure confiant sur la politique de l'entreprise et assure également « que la culture euskale à l'étranger n'est pas encore morte, loin de là ». Si la situation d'une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1211&t=16073#p359720]partie[/url] de la communauté euskale internationale est certes menacée, la majorité des membres de la diaspora sont éloignés de tout danger grâce à l'influence txiléenne latente mais aussi la politique étrangère hyperactive des Provinces-Unies qui continuent à exercer leur puissance linguistique et culturelle à travers le monde par le modèle économique txiléen.[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/9bg9YFN.png[/img]
La Txileko Gudarostea dépassera les 300 000 hommes l'an prochain
29 mars 2041

[img]https://i.imgur.com/DiQpQgP.png[/img]
[cap]L'armée txiléenne connaît une expansion sans précédent depuis 2035 grâce aux dépenses de l’État.[/cap][/center]
Passant de cent cinquante mille soldats en 2034 à trois cents mille d'ici à 2042, la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) connaît une évolution sans précédent de ses effectifs. En effet, si le budget global du gouvernement txiléen a diminué en valeur relative d'au moins une quinzaine de pourcents, les dépenses militaires des Provinces-Unies n'ont cessé d'augmenter autant en valeur relative qu'en valeur brute, au point que le coût d'entretien représente en 2040 un peu plus de cinq pourcents du Produit Intérieur Brut txiléen. Le Defentsa Ministerioa (Ministère de la Défense) représente quant à lui seize pourcents du budget fédéral en 2040 : une dépense que certains jugent excessive, mais que la majorité des txiléens juge utile selon un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=18331#p359687]sondage[/url] récent effectué par un institut sondagier santognais. La question de la militarisation joue un rôle central dans la vie politique txiléenne : rares sont les partis à défendre le pacifisme depuis 2034 et les événements liés au conflit dit de la « Guerre des Conteneurs ».

Et pour cause : la course à l'armement à travers le monde n'est pas sans conséquence au Txile où la vision de l'armée et de son rôle dans la société ont pris une place prépondérante dans un pays où les traumas de la guerre ne sont pas rares. Le sud très nationaliste (provinces de Pomaroak, d'Ikuñoa et de Pomaroak Behera) est l'un des premiers soutiens de la politique militaire du gouvernement, tandis que les vallées ouvrières du nord-ouest (province de Berri Nafarroa) vivent de l'industrie lourde du complexe militaire txiléen. Seul l'arrière-pays indigéniste et la société hyperurbaine sont des zones soutenant la démilitarisation des Provinces-Unies, cette démographie ne pesant que très peu dans la balance étant donné ses faiblesses structurelles et ses propres dynamiques (désurbanisation du Txile et recul progressif de la population kitxua). Au contraire, la situation géopolitique internationale, avec l'acmé des tensions autour du bassin céruléen, est propice au maintien d'un climat d'insécurité globale.

Le conflit qui oppose le Lébira à l'Ennis et la Valdaquie, l'invasion de la Dranavie proslézane par le Kars ou encore l'offensive lorthonienne en Arctique sont autant d'éléments récents menant à penser que les puissances de ce monde, notamment dytoliennes et céruléennes, font face à un climat de grande instabilité dans leur environnement direct. Le Txile, relativement éloigné des périphéries de la Dytolie où se déroulent le gros des événements militaires récents, poursuit néanmoins une politique militaire qui pèse relativement lourd dans ses dépenses, avec le soutien d'une large partie de la population. Si la coalition au pouvoir, la gauche sociale-démocrate du Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau »), s'était montrée favorable à ce que les intérêts txiléens se recentrent sur l'espace ventélo-dorimarien de 2034, elle ne s'est pourtant pas caché d'être tout aussi militariste que la droite et les précédents locataires du Palais du Kontsula (Palais du Consul, siège du pouvoir à Donostia).

Outre le trauma du conflit de 2034-2035, c'est également la politique de puissance entamée par le Txile dès 2036 qui pousse la Txileko Gudarostea à s'armer plus lourdement. La première des expansions de l'armement txiléen est maritime : la conquête de l'océan néchinésien par l'Itsas Indarra, la marine txiléenne, est un des objectifs principaux du Ministère de la Défense et de sa politique budgétaire depuis 2035, avec le passage du cap symbolique des cent navires l'an dernier, avec trois porte-avions et une flotte entière qui s'articule autour de ces trois flottilles réparties autour des côtes txiléo-paskoanes. Mais la flotte txiléenne, qui se veut le fer de lance de l'armée txiléenne, est encore à des années-lumières des effectifs de certaines puissances thalassocratiques à travers le monde, comme la Slézanie ou l'Ennis qui s'appuient sur une force navale pléthorique. De quoi motiver l'expansion future des forces armées txiléennes, sous couvert de pouvoir assurer la défense du territoire national.[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/3BvZY2a.png[/img]
Les corporatistes s'en prennent au Tlaloctlitlal
27 avril 2041

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[cap]Civilisation millénaire, le Tlaloctlitlal fait face à des difficultés politiques internes depuis bientôt deux ans.[/cap][/center]
Principale puissance native du continent dorimarien et alliée du Txile depuis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15781#p336484]2035[/url], la République du Tlaloctlitlal fait aujourd'hui face à une crise politique interne doublée d'une menace étrangère à laquelle les Provinces-Unies sont désormais confrontées. En effet, profitant de la déstabilisation intérieure du régime tlaloctlictec, les forces armées du Nuevo Río caeturien et de l'Uassan, État dorimarien clairement placé sous l'influence corporatiste, ont investi les eaux territoriales au large du Tlaloctlitlal pour récupérer les précieuses ressources pétrolières jusque-là inexploitées par Tlapcopa. Cette invasion militaire, qu'Aciéta (la capitale néoriote) justifie par la nécessité de stabiliser le cours régional des hydrocarbures en parallèle des conflictualités en Cérulée, est en réalité une énième initiative du régime corporatiste olgarien pour étendre son emprise sur le continent dorimarien. Après le Nuevo Río et l'Uassan, le Tlaloctlitlal est le prochain État dont l'indépendance est menacée par les intérêts de la « corponation ».

Si le partenariat économique et culturel existant actuellement entre les Provinces-Unies et la République indigène ne suffit pas à justifier une contre-intervention txiléenne dans les eaux au large de la Dorimarie occidentale pour assurer la souveraineté de l'île tlaloctlictec, l'écrivain indigéniste Achik Ñaña Asto, membre du comité Qispi Kay (« Liberté » en kitxua) et porte-parole de la communauté native du Txile, a invité le gouvernement fédéral à envisager « une dénonciation unilatérale et officielle des actes caeturiens sur un continent supposément souverain mais aujourd'hui rongé par les intérêts des corporatistes ». Ñaña Asto a également dénoncé « l'acoquinement passé des Provinces-Unies avec un État olgarien qui fait aujourd'hui tout pour aliéner un continent entier ». Des propos énigmatiques au demeurant, alors que l'intellectuel natif jongle entre les intérêts de sa communauté et ceux des partisans d'une « Dorimarie indigène » comme soutenue par certains dignitaires de la République du Tlaloctlitlal.

Si la prise de mesures militaires est écartée des potentialités de réponse par le gouvernement de Donostia (capitale txiléenne), les contre-mesures comme les options restent nombreuses pour sanctionner l'unilatéralisme interventionniste du régime corporatiste. Le Tlaloctlitlal s'étant toujours montré favorable pour un rapprochement plus poussé avec le Txile et ce, depuis 2035, malgré les revendications d'une partie de la population indigène locale se plaignant d'inégalités de traitement, les Provinces-Unies sont redevables envers ce régime républicain limitrophe qui, par sa bonne volonté, a longtemps soutenu l'initiative démocratique transcontinentale entreprise sous la forme de l'Organisation Olgaro-Dorimarienne (OOD), échec relatif de démocratisation du continent. Avec nombres de jeux de jambes, le porte-parole du gouvernement fédéral a annoncé au cours d'une conférence de presse exceptionnelle « vouloir inviter les États dorimariens impliqués à trouver une entente et une sortie à [la] crise ».

Des propos méticuleux et policés, quand on sait les antécédents du précédent gouvernement mandataire en termes de diplomatie envers le régime caeturien - on se rappellera de la virulente confrontation ayant eu lieu au Forum Mondial de la Sécurité en 2037. Il n'en demeure pas moins qu'une médiation txiléenne à l'intervention militaire caeturienne dans les eaux tlaloctlictecs pourrait permettre une sortie de crise pacifique et ouvrir à un rapprochement entre la première puissance du continent d'une part, et le Txile d'autre part depuis la rupture diplomatique de janvier 2038. Le porte-parole du gouvernement fédéral a cependant tenu à rappeler « la caducité d'une quelconque institution juridique internationale sur le continent dorimarien », dans la mesure où « cette même autorité [n'est] reconnu que par un seul État souverain ». Le gouvernement dénonce en effet la création d'une instance médiatrice factice, sous couvert de droit international alors même que le droit caeturien semble uniquement obéir aux intérêts du régime corporatiste olgarien.[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/9bg9YFN.png[/img]
Le gouvernement envoie la Txileko Gudarostea en Algarbe
5 juin 2041

[img]https://i.imgur.com/eZ2hOUV.png[/img]
[cap]L'Algarbe centrale lébirienne devient progressivement le théâtre d'enjeux économiques et militaires.[/cap][/center]
Alors que la Ligue de Lébira, ancienne Ligue montalvéenne, était la première puissance économique mondiale en 2040, la nouvelle décennie semble s'ouvrir sur un fin de l'hégémonie de Cartagina sur les marchés avec un effondrement des institutions économiques comme politiques de la Ligue, autour de la soudaine volatilisation de la Lire électronique, monnaie virtuelle et unique système monétaire du Lébira. La crise monétaire et économique lébirienne, qui a ses propres [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&p=362658#p362620]conséquences[/url] au sein des frontières des Provinces-Unies du Txile, se superpose aujourd'hui avec un conflit transcéruléen opposant la République de Valdaquie à la Ligue d'Apamée (Assarénie, Eulénie, Cybistrie et Gégavénie) autour du rétablissement de l'ordre politique dans les provinces lébiriennes. Là où les États marquésiens soutiennent les différentes juntes militaires auto-constituées par l'armée lébirienne, la Valdaquie et auparavant l'Ennis soutenaient le rétablissement d'autorités démocratiques.

En effet, si le général Fieschi en Nazalie, le général Faraggi en Illythie et le général Di Santa-Regina en Alilée et en Arovaquie sont acclamés par les foules - selon la presse lébirienne -, il n'en demeure pas moins que la situation est critique et que le rétablissement de l'ordre est un objectif vital et pour les lébiriens et pour les apaméens. Mais le Lébira n'est plus ce qu'était le Montalvo, un acteur régional notable : la Ligue est depuis plusieurs années la première puissance économique mondiale, au point de concentrer bientôt un dixième du Produit Intérieur Brut mondial d'ici à 2045. Même si la richesse par tête de la Ligue lébirienne risque de s'effondrer suite aux troubles économiques et financiers dans ses différentes provinces, il n'en demeure pas moins que le Lébira est un acteur économique incontournable dont la déstabilisation est synonyme d'un effondrement du commerce international et d'une manière plus générale de tous les échanges mondiaux autour d'elle.

Mais c'est sans prendre compte de la position centrale du Lébira d'un point de vue géographique : puissance thalassocratique tendant à se construire un véritable « empire céruléen », la Ligue lébirienne attire bien des intérêts. Son instabilité au cœur-même d'une des principales routes commerciales mondiales est source de tensions continues, comme l'illustre les interventions apaméennes et dytoliennes. Le récent déploiement d'effectifs corporatistes en Nazalie est le dernier cas en date : les puissances qui se dessinent tendent à vouloir influencer l'issue de la crise civile de la Ligue, en leur faveur. Le gouvernement des Provinces-Unies semble ne pas vouloir échapper à la règle : le porte-parole du gouvernement a en effet annoncé la décision de déployer une partie des effectifs de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, en Algarbe lébirienne afin d'assurer le maintien de l'ordre et le soutien tacite du Txile à Atomia, la capitale illythe.

Ainsi, selon les propos du porte-parole du gouvernement, « il ne s'agit ni plus ni moins d'une initiative txiléenne visant à assurer le maintien des intérêts à l'étranger, à commencer par la pérennité d'un régime interlocuteur qui sera un jour capable d'éponger la dette de la Ligue ». Les intérêts financiers et économiques du Txile sont donc au cœur de cette initiative gouvernementale, avec le dangereux pari de soutenir l’État de Grande-Illythie naissant pour agir en allié et représentant des intérêts txiléens au sein de l'ancienne Ligue. La présence d'euskals au sein des frontières du nouvel État épibato-illythe semble également motiver une partie du déploiement militaire txiléen, puisqu'une partie des effectifs engagés pourraient bien terminer en Épibatie occidentale. Cette intervention, qui est largement plébiscitée par la coalition de gauche comme par une fraction de la droite, devra néanmoins être approuvée d'ici quelques jours par le Parlement txiléen.[/justify]
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