[center]Encyclopédie Nationale du Chikkai[/center]
[center]竹界国家百科事典/Chikkai Kokka Hakkajiten
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Sommaire:
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1249&t=16174#p333643]I - Généralités
[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1249&t=16174&p=333644#p333644]II- Lois Principales[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=336342#p336342]III - Géographie[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340664#p340664]IV - Histoire[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345510#p345510]V - Politique[/url]
VI - Symboles
VII - Société
VIII - Fêtes
IX - Sports
X - Religion
XI - Education
XII - Santé
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Encyclopédie Nationale du Chikkai - 竹界国家百科事典
-
Cyrus
[center]I - Généralités
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Drapeau :
[img]https://i.imgur.com/8k3oH8R.png[/img]
Le Drapeau du Chikkai, couramment appelé 国の国旗 (Koku No Kokki/Drapeau National ) ou bien le 鯉の旗 (Koi no Hata/Drapeau de la Carpe), est le drapeau du Chikkai, et auparavant du Teikoku depuis 1949. Il est composé d'un fond rouge uniforme sur lequel se trouve un symbole de l'in-yô, le Yin-Yang Teiko, sur lequel on peut voir deux carpes Koi, animal national du pays. La couleur rouge, en plus d'être celle traditionellement associée au Chikkai, représente le sang versé dans le combat pour la démocratie. le blanc représente la paix et la pureté. L'in-yô représente l'harmonie retrouvée entre citoyens du Chikkai. Enfin, la carpe Koi est un symbole de paix.
Nom officiel : Etat Actionnarial Chikkai
Nom courant : Chikkai
Langue officielle : Teiko
Gentilé : Chikkai, plus rarement Teiko
Monnaie : Ginkô (銀行)
Capitale : Kinto
Population : 46 002 085 Habitants
Villes Principales :
Kinto - 12,3 Millions d'habitants
Sakawan - 5,2 Millions d'habitants
Hantô - 4,1 Millions d'habitants
Midoriyama - 3,7 Millions d'habitants
Kashoku - 3,2 Millions d'habitants
Kyûshingai - 2,9 Millions d'habitants
Kanshô - 2,5 Millions d'habitants
Kasai - 2,1 Millions d'habitants
O-Machi - 1,6 Millions d'habitants
Ôji - 1,3 Millions d'habitants
PIB : 92 800 691 452$
PIB/hab : 2017 $
Superficie : 67 453,88 km²
Densité de population : 682 hab/km²
IDH : 0,883
Forme de l'État : Etat actionnarial
Administrateur-Général : Takeo Komura
Fondation : 21 Mars 2041
Hymne National: [url=https://www.youtube.com/watch?v=R4Pw3wPSF9Q]Mado Kara Mieru[/url] (A travers la fenêtre, je vois)
Indicateur Téléphonique: +29
Nom de domaine Internet: .ck
Nom de l'indicateur boursier: Shisû (指数)[/center]
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Drapeau :
[img]https://i.imgur.com/8k3oH8R.png[/img]
Le Drapeau du Chikkai, couramment appelé 国の国旗 (Koku No Kokki/Drapeau National ) ou bien le 鯉の旗 (Koi no Hata/Drapeau de la Carpe), est le drapeau du Chikkai, et auparavant du Teikoku depuis 1949. Il est composé d'un fond rouge uniforme sur lequel se trouve un symbole de l'in-yô, le Yin-Yang Teiko, sur lequel on peut voir deux carpes Koi, animal national du pays. La couleur rouge, en plus d'être celle traditionellement associée au Chikkai, représente le sang versé dans le combat pour la démocratie. le blanc représente la paix et la pureté. L'in-yô représente l'harmonie retrouvée entre citoyens du Chikkai. Enfin, la carpe Koi est un symbole de paix.
Nom officiel : Etat Actionnarial Chikkai
Nom courant : Chikkai
Langue officielle : Teiko
Gentilé : Chikkai, plus rarement Teiko
Monnaie : Ginkô (銀行)
Capitale : Kinto
Population : 46 002 085 Habitants
Villes Principales :
Kinto - 12,3 Millions d'habitants
Sakawan - 5,2 Millions d'habitants
Hantô - 4,1 Millions d'habitants
Midoriyama - 3,7 Millions d'habitants
Kashoku - 3,2 Millions d'habitants
Kyûshingai - 2,9 Millions d'habitants
Kanshô - 2,5 Millions d'habitants
Kasai - 2,1 Millions d'habitants
O-Machi - 1,6 Millions d'habitants
Ôji - 1,3 Millions d'habitants
PIB : 92 800 691 452$
PIB/hab : 2017 $
Superficie : 67 453,88 km²
Densité de population : 682 hab/km²
IDH : 0,883
Forme de l'État : Etat actionnarial
Administrateur-Général : Takeo Komura
Fondation : 21 Mars 2041
Hymne National: [url=https://www.youtube.com/watch?v=R4Pw3wPSF9Q]Mado Kara Mieru[/url] (A travers la fenêtre, je vois)
Indicateur Téléphonique: +29
Nom de domaine Internet: .ck
Nom de l'indicateur boursier: Shisû (指数)[/center]
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Cyrus
[center]II - Lois Principales
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Majorité et nationalité
Majorité civile: 18 ans
La majorité civile Chikkai correspond notamment au droit de vote et de possessions d'actions de l'état, ainsi qu'à l'âge nécessaire pour se marier, et consommer de l'alcool et du tabac. Le permis de conduire est obtenu à cet âge.
Majorité judiciaire: 18 ans
La majorité judiciaire correspond à l'âge auquel les Chikkais sont jugés en tant qu'adultes, et donc peuvent être emprisonnés ou exécutés, notamment. Dans des cas particuliers (multiples homicides notamment), une peine adulte peut être requise envers un mineur de 15 ans ou plus.
Majorité sexuelle: 16 ans
La majorité sexuelle est définie comme l'âge auquel les Chikkais peuvent consentir librement à l'acte sexuel. Il est cependant à noter qu'une relation entre deux personnes mineures n'est presque jamais poursuivie, tant que la différence d'âge est faible, de même qu'entre des mineurs de plus de 14 ans et des majeurs sexuels de moins de 18 ans.
Service militaire: Non
Depuis 1967, le service militaire n'es plus obligatoire, dans l'optique de pacifier la nation Chikkai.
Droit de nationalité: Droit du sang et droit du sol
L'obtention de la nationalité Chikkai est automatique lorsque l'un des parents au moins est Chikkai. Toute personne née de parents étrangers sur le sol Chikkai peut prétendre à la nationalité Chikkai à son 18ème anniversaire, s'il a vécu plus de dix ans au Chikkai et y vit encore à ses 18 ans.
Droits fondamentaux
Liberté d'expression: garantie
La liberté d'expression au Chikkai est garantie, et très protégée. Le seul propos pouvant entraîner un recours devant la justice est la diffamation. Les propos racistes et le négationnisme, interdits sous la République, sont autorisés, mais mal vus par la société
Liberté de culte: garantie
Le Chikkai est officiellement un état laïc, et ne finance aucun culte, tout en laissant à ses citoyens le droit de pratiquer toute religion, ou bien aucune. Il est cependant à noter que les municipalités et les grandes entreprises peuvent quand à elles financer des lieux de culte, et qu'en conséquence les temples Bouddhistes et autels Shintos sont généralement mieux entretenus que d'autres lieux de culte.
Liberté de rassemblement: garantie
La liberté de rassemblement est garantie au Chikkai, mais tout rassemblement prévu de plus de 100 personnes doit être déclaré aux autorités locales, à titre informatif. Une manifestation ne peut en aucun cas être interdite, mais elle peut être encadrée par des forces de l'ordre.
Liberté d'association: garantie
La liberté d'association est garantie depuis 1914, et toute association doit simplement se déclarer auprès du Département de la Sécurité Intérieure pour officiellement exister.
Droit de grève: limité
Le droit de grève est en théorie garanti. Cependant, le fait de faire grève est un motif suffisant pour renvoyer un employé dans de nombreuses entreprises Chikkai.
Droit d'entreprendre: garanti
Le droit d'entreprendre est l'un des droits fondamentaux de la société Chikkai, très libérale. Garanti depuis l'ère Kindai, ce droit est l'un des plus anciens de l'histoire du pays.
Droits des femmes: garantis
Depuis 1949, l'égalité entre les sexes est inscrite dans la Constitution du Teikoku et maintenue dans celle du Chikkai, et les discriminations sexistes sont interdites. En pratique, la société Chikkai reste très patriarcale, mais les mentalités changent depuis le tournant du siècle.
Droits des enfants: garantis
Au cours du XXème Siècle, la législation sur les enfants a fortement évolué, en reculant lors des années 30 et 40 notamment. Aujourd'hui, les enfants sont protégés par la loi Chikkai, doivent être scolarisés de 4 à 17 ans, et le travail en dessous de 15 ans est strictement interdit.
Droits des animaux: Pas de législation particulière
Du temps de la République Teiko, les animaux étaient extrêmement protégés. L'Etat Chikkai a levé de nombreuses régulations protégeant les animaux, notamment relatifs à la méthode d'abattage.
Droit d'héritage: garanti
Garanti depuis 1951, le droit d'héritage implique que le décédé répartit ses biens à son bon vouloir tant qu'ils sont donnés à des personnes physiques ou morales (excluant donc notamment les animaux de compagnie). Tout héritage invalide est par défaut donné au conjoint ou bien à la famille du décédé, ou à défaut à l'Etat Chikkai. Les dettes accumulées peuvent être remboursées avec le patrimoine du décédé, ou bien de la poche de ses héritiers.
Double nationalité: autorisée
Contrairement à la République Teiko, l'Etat Chikkai autorise ses citoyens à bénéficer de la double nationalité avec un pays étranger.
Esclavage: Illégal
Illégal depuis la Constitution Kindai au XIXème Siècle, l'esclavage induit, pour la personne faisant le trafic d'esclaves ou bien en possédant, une peine allant jusqu'à la peine capitale, étant l'un des trois crimes reconnus au Chikkai, avec le viol et le meurtre.
Législation sur les mœurs
Divorce: Légal
Depuis 1949, le divorce est autorisé par la Constitution Républicaine puis de l'Etat Chikkai, sur simple consultation d'un juge ou bien de la mairie de la ville dans laquelle se sont mariés les ex-époux.
Relation sexuelle hors-majorité sexuelle: Illégale
Comme indiqué plus haut: Il est à noter qu'une relation entre deux personnes mineures n'est presque jamais poursuivie, tant que la différence d'âge est faible, de même qu'entre des mineurs de plus de 14 ans et des majeurs sexuels de moins de 18 ans.
Relation sexuelle hors-mariage: Légale
Considérant qu'il n'a pas à entrer dans la vie privée de deux citoyens consentants, le Chikkai ne se soucie pas des situations de concubinage entre deux personnes majeures non-mariées. les enfants d'union non-maritales disposent depuis 1949 du même statut que les enfants d'un mariage.
Relation extra-conjugale: Dépénalisée
En tant que brèche du contrat du mariage qui stipule fidélité (à moins que cette clause standard n'aie été enlevée du contrat dans le cas d'un mariage ouvert, très rare), les relations extra-conjugales sont interdites par la loi. Cependant, depuis 1988, elles n'entraînent aucune peine.
Relation consanguine: Légale
Sous la même logique que pour les relation hors-mariage, l'Etat Chikkai ne se préoccupe pas de relations entre deux personnes de la même famille, tant que les deux parties sont adultes et consentantes. L'opprobre sociale est cependant forte contre ce type de relations, extrêmement rares.
Mariage consanguin: Légal
Considérant qu'il n'a pas à se mêler de morale, l'Etat Chikkai autorise les mariages consanguins à tous les degrés, sous réserve d'évaluation psychologique à des degrés plus proches que ceux de cousins germains. L'opprobre sociale est cependant très forte.
Polygamie: Légale
Contrairement à la République Teiko, l'Etat Chikkai autorise le mariage entre jusqu'à quatre individus, tous genres confondus.
Contraception: Légale
Depuis 1981, toutes les formes de contraception sont légales au Chikkai, et elles sont gratuites en pharmacie depuis 1997.
Adoption: Légale
Si la pratique est relativement rare, n'importe quel adulte ayant passé un examen psychologique est en droit d'adopter un enfant au Chikkai, et d'être reconnu comme parent légal. L'adoption d'adultes est également légale, et se conclut par un simple contrat entre l'adoptant et l'adopté.
Avortement: Légal
Depuis 1990, l'avortement est légal et gratuit au Chikkai, jusqu'à 3 mois de grossesse (ou plus en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère).
Euthanasie: Légale
Après une longue période de revendications en faveur de la légalisation, l'euthanasie est légalisée au Teikoku en 2040. Elle se fait sur demande du patient, soit directe soit via un document officiel rempli à la mairie locale, donnant les instructions à suivre en cas de coma. Ce droit continue d'être garanti sous l'Etat Chikkai
Homosexualité: Légale
Rendue illégale en 1853 par la Constitution Kindai, l'homosexualité était tolérée dans le Teikoku ancien, une tolérance revenue dans la Constitution de 1949, qui légalise les actes homosexuels, et maintenue en 2041 dans l'Acte Fondateur de l'Etat Chikkai.
Mariage homosexuel: Légal
Après de forts débats de société, le mariage entre deux personnes de même sexe est fait légal au Teikoku en 2021. Il est maintenu dans l'Etat Chikkai.
Adoption homosexuelle: Légal
L'adoption homosexuelle est autorisée en 2041 par l'Acte Fondateur de l'Etat Chikkai, y compris pour des ménages de plus de deux parents (via la légalisation de la polygamie).
Transgenrisme: Légal
Si se travestir n'a jamais été interdit au Teikoku ni au Chikkai, le transgenrisme est reconnu en 2033, avec la possibilité de changer de sexe sur l'état civil et de se soumettre à des opérations de réassignation de sexe.
Prostitution: Légal
Là où la prostitution était strictement illégale au Teikoku, l'acte de vendre son corps ainsi que le proxénétisme ont été légalisés en 2041 au Chikkai.
Pornographie: Légale
La pornographie au Chikkai est légale. La censure qui avait lieu sous la République Teiko a été levée.
Sectarisme: Légal
A moins de présenter un danger immédiat pour l'ordre public, les sectes sont autorisées au Teikoku.
Législation sécuritaire
Possession d'arme à feu: Limitée
L'achat et la possession d'armes à feu sont réglementées au Chikkai. Il faut en effet disposer d'un permis, obtenu à la suite de cours de maniement d'armes à feu et d'un entretien psychologique. La possession d'armes blanches est quand à elle légale, mais il est interdit de les porter de manière à pouvoir facilement les utiliser en espace public.
Torture: Illégale
La torture est strictement interdite au Chikkai, y compris pour l'armée et les services secrets. Le dernier cas de torture, remontant à 2007, a envoyé ses trois perpétrateurs, dont un commissaire de police, en prison pour plus de trente ans.
Peine capitale: En vigueur
Rarement pratiquée, la peine de mort est en vigueur au Chikkai pour les esclavagistes et les tueurs en série. la méthode standard est la pendaison, mais le suicide rituel peut être autorisé par un juge.
Autres législations
Clonage animal :Légal
Le clonage, animal comme humain est légal au Chikkai, mais très peu pratiqué.
Clonage humain :Illégale
Le clonage humain est illégal au Chikkai et peut entraîner des peines de prison élevées.
Recherche génétique: Légale
La recherche génétique est légale au Chikkai, fier de la modernité de ses technologies médicales.
Organismes génétiquement modifiés: Légaux
Les OGM ont été légalisés au Chikkai, malgré leur faible utilisation.
Jeux de hasards: Légaux
Contrairement à la République Teiko, dans laquelle les jeux de hasard étaient très réglementée, l'Etat Chikkai réglemente très peu les activités des casinos, salles de Pachinko et autres lieux de jeux d'argent.
Consommation d'alcool: Légale
La consommation d'alcool est légale au dessus de 18 ans au Chikkai. L'ébriété sur la voie publique est de plus légale, mais la tolérance envers l'alcool au volant est nulle.
Consommation de tabac: Légale
La consommation de tabac est légale au-dessus de 18 ans, mais encadrée au Chikkai: Dans la plupart des communes, fumer dans la rue est passible d'amendes hors de zones désignées, mais à l'inverse de nombreux restaurants autorisent la cigarette.
Consommation de drogue: Légale
Illégales sous la République Teiko, les drogues, dures comme douces, ont été légalisées par l'Etat Chikkai, avec l'âge minimal de consommation légal fixé à 18 ans.
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Majorité et nationalité
Majorité civile: 18 ans
La majorité civile Chikkai correspond notamment au droit de vote et de possessions d'actions de l'état, ainsi qu'à l'âge nécessaire pour se marier, et consommer de l'alcool et du tabac. Le permis de conduire est obtenu à cet âge.
Majorité judiciaire: 18 ans
La majorité judiciaire correspond à l'âge auquel les Chikkais sont jugés en tant qu'adultes, et donc peuvent être emprisonnés ou exécutés, notamment. Dans des cas particuliers (multiples homicides notamment), une peine adulte peut être requise envers un mineur de 15 ans ou plus.
Majorité sexuelle: 16 ans
La majorité sexuelle est définie comme l'âge auquel les Chikkais peuvent consentir librement à l'acte sexuel. Il est cependant à noter qu'une relation entre deux personnes mineures n'est presque jamais poursuivie, tant que la différence d'âge est faible, de même qu'entre des mineurs de plus de 14 ans et des majeurs sexuels de moins de 18 ans.
Service militaire: Non
Depuis 1967, le service militaire n'es plus obligatoire, dans l'optique de pacifier la nation Chikkai.
Droit de nationalité: Droit du sang et droit du sol
L'obtention de la nationalité Chikkai est automatique lorsque l'un des parents au moins est Chikkai. Toute personne née de parents étrangers sur le sol Chikkai peut prétendre à la nationalité Chikkai à son 18ème anniversaire, s'il a vécu plus de dix ans au Chikkai et y vit encore à ses 18 ans.
Droits fondamentaux
Liberté d'expression: garantie
La liberté d'expression au Chikkai est garantie, et très protégée. Le seul propos pouvant entraîner un recours devant la justice est la diffamation. Les propos racistes et le négationnisme, interdits sous la République, sont autorisés, mais mal vus par la société
Liberté de culte: garantie
Le Chikkai est officiellement un état laïc, et ne finance aucun culte, tout en laissant à ses citoyens le droit de pratiquer toute religion, ou bien aucune. Il est cependant à noter que les municipalités et les grandes entreprises peuvent quand à elles financer des lieux de culte, et qu'en conséquence les temples Bouddhistes et autels Shintos sont généralement mieux entretenus que d'autres lieux de culte.
Liberté de rassemblement: garantie
La liberté de rassemblement est garantie au Chikkai, mais tout rassemblement prévu de plus de 100 personnes doit être déclaré aux autorités locales, à titre informatif. Une manifestation ne peut en aucun cas être interdite, mais elle peut être encadrée par des forces de l'ordre.
Liberté d'association: garantie
La liberté d'association est garantie depuis 1914, et toute association doit simplement se déclarer auprès du Département de la Sécurité Intérieure pour officiellement exister.
Droit de grève: limité
Le droit de grève est en théorie garanti. Cependant, le fait de faire grève est un motif suffisant pour renvoyer un employé dans de nombreuses entreprises Chikkai.
Droit d'entreprendre: garanti
Le droit d'entreprendre est l'un des droits fondamentaux de la société Chikkai, très libérale. Garanti depuis l'ère Kindai, ce droit est l'un des plus anciens de l'histoire du pays.
Droits des femmes: garantis
Depuis 1949, l'égalité entre les sexes est inscrite dans la Constitution du Teikoku et maintenue dans celle du Chikkai, et les discriminations sexistes sont interdites. En pratique, la société Chikkai reste très patriarcale, mais les mentalités changent depuis le tournant du siècle.
Droits des enfants: garantis
Au cours du XXème Siècle, la législation sur les enfants a fortement évolué, en reculant lors des années 30 et 40 notamment. Aujourd'hui, les enfants sont protégés par la loi Chikkai, doivent être scolarisés de 4 à 17 ans, et le travail en dessous de 15 ans est strictement interdit.
Droits des animaux: Pas de législation particulière
Du temps de la République Teiko, les animaux étaient extrêmement protégés. L'Etat Chikkai a levé de nombreuses régulations protégeant les animaux, notamment relatifs à la méthode d'abattage.
Droit d'héritage: garanti
Garanti depuis 1951, le droit d'héritage implique que le décédé répartit ses biens à son bon vouloir tant qu'ils sont donnés à des personnes physiques ou morales (excluant donc notamment les animaux de compagnie). Tout héritage invalide est par défaut donné au conjoint ou bien à la famille du décédé, ou à défaut à l'Etat Chikkai. Les dettes accumulées peuvent être remboursées avec le patrimoine du décédé, ou bien de la poche de ses héritiers.
Double nationalité: autorisée
Contrairement à la République Teiko, l'Etat Chikkai autorise ses citoyens à bénéficer de la double nationalité avec un pays étranger.
Esclavage: Illégal
Illégal depuis la Constitution Kindai au XIXème Siècle, l'esclavage induit, pour la personne faisant le trafic d'esclaves ou bien en possédant, une peine allant jusqu'à la peine capitale, étant l'un des trois crimes reconnus au Chikkai, avec le viol et le meurtre.
Législation sur les mœurs
Divorce: Légal
Depuis 1949, le divorce est autorisé par la Constitution Républicaine puis de l'Etat Chikkai, sur simple consultation d'un juge ou bien de la mairie de la ville dans laquelle se sont mariés les ex-époux.
Relation sexuelle hors-majorité sexuelle: Illégale
Comme indiqué plus haut: Il est à noter qu'une relation entre deux personnes mineures n'est presque jamais poursuivie, tant que la différence d'âge est faible, de même qu'entre des mineurs de plus de 14 ans et des majeurs sexuels de moins de 18 ans.
Relation sexuelle hors-mariage: Légale
Considérant qu'il n'a pas à entrer dans la vie privée de deux citoyens consentants, le Chikkai ne se soucie pas des situations de concubinage entre deux personnes majeures non-mariées. les enfants d'union non-maritales disposent depuis 1949 du même statut que les enfants d'un mariage.
Relation extra-conjugale: Dépénalisée
En tant que brèche du contrat du mariage qui stipule fidélité (à moins que cette clause standard n'aie été enlevée du contrat dans le cas d'un mariage ouvert, très rare), les relations extra-conjugales sont interdites par la loi. Cependant, depuis 1988, elles n'entraînent aucune peine.
Relation consanguine: Légale
Sous la même logique que pour les relation hors-mariage, l'Etat Chikkai ne se préoccupe pas de relations entre deux personnes de la même famille, tant que les deux parties sont adultes et consentantes. L'opprobre sociale est cependant forte contre ce type de relations, extrêmement rares.
Mariage consanguin: Légal
Considérant qu'il n'a pas à se mêler de morale, l'Etat Chikkai autorise les mariages consanguins à tous les degrés, sous réserve d'évaluation psychologique à des degrés plus proches que ceux de cousins germains. L'opprobre sociale est cependant très forte.
Polygamie: Légale
Contrairement à la République Teiko, l'Etat Chikkai autorise le mariage entre jusqu'à quatre individus, tous genres confondus.
Contraception: Légale
Depuis 1981, toutes les formes de contraception sont légales au Chikkai, et elles sont gratuites en pharmacie depuis 1997.
Adoption: Légale
Si la pratique est relativement rare, n'importe quel adulte ayant passé un examen psychologique est en droit d'adopter un enfant au Chikkai, et d'être reconnu comme parent légal. L'adoption d'adultes est également légale, et se conclut par un simple contrat entre l'adoptant et l'adopté.
Avortement: Légal
Depuis 1990, l'avortement est légal et gratuit au Chikkai, jusqu'à 3 mois de grossesse (ou plus en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère).
Euthanasie: Légale
Après une longue période de revendications en faveur de la légalisation, l'euthanasie est légalisée au Teikoku en 2040. Elle se fait sur demande du patient, soit directe soit via un document officiel rempli à la mairie locale, donnant les instructions à suivre en cas de coma. Ce droit continue d'être garanti sous l'Etat Chikkai
Homosexualité: Légale
Rendue illégale en 1853 par la Constitution Kindai, l'homosexualité était tolérée dans le Teikoku ancien, une tolérance revenue dans la Constitution de 1949, qui légalise les actes homosexuels, et maintenue en 2041 dans l'Acte Fondateur de l'Etat Chikkai.
Mariage homosexuel: Légal
Après de forts débats de société, le mariage entre deux personnes de même sexe est fait légal au Teikoku en 2021. Il est maintenu dans l'Etat Chikkai.
Adoption homosexuelle: Légal
L'adoption homosexuelle est autorisée en 2041 par l'Acte Fondateur de l'Etat Chikkai, y compris pour des ménages de plus de deux parents (via la légalisation de la polygamie).
Transgenrisme: Légal
Si se travestir n'a jamais été interdit au Teikoku ni au Chikkai, le transgenrisme est reconnu en 2033, avec la possibilité de changer de sexe sur l'état civil et de se soumettre à des opérations de réassignation de sexe.
Prostitution: Légal
Là où la prostitution était strictement illégale au Teikoku, l'acte de vendre son corps ainsi que le proxénétisme ont été légalisés en 2041 au Chikkai.
Pornographie: Légale
La pornographie au Chikkai est légale. La censure qui avait lieu sous la République Teiko a été levée.
Sectarisme: Légal
A moins de présenter un danger immédiat pour l'ordre public, les sectes sont autorisées au Teikoku.
Législation sécuritaire
Possession d'arme à feu: Limitée
L'achat et la possession d'armes à feu sont réglementées au Chikkai. Il faut en effet disposer d'un permis, obtenu à la suite de cours de maniement d'armes à feu et d'un entretien psychologique. La possession d'armes blanches est quand à elle légale, mais il est interdit de les porter de manière à pouvoir facilement les utiliser en espace public.
Torture: Illégale
La torture est strictement interdite au Chikkai, y compris pour l'armée et les services secrets. Le dernier cas de torture, remontant à 2007, a envoyé ses trois perpétrateurs, dont un commissaire de police, en prison pour plus de trente ans.
Peine capitale: En vigueur
Rarement pratiquée, la peine de mort est en vigueur au Chikkai pour les esclavagistes et les tueurs en série. la méthode standard est la pendaison, mais le suicide rituel peut être autorisé par un juge.
Autres législations
Clonage animal :Légal
Le clonage, animal comme humain est légal au Chikkai, mais très peu pratiqué.
Clonage humain :Illégale
Le clonage humain est illégal au Chikkai et peut entraîner des peines de prison élevées.
Recherche génétique: Légale
La recherche génétique est légale au Chikkai, fier de la modernité de ses technologies médicales.
Organismes génétiquement modifiés: Légaux
Les OGM ont été légalisés au Chikkai, malgré leur faible utilisation.
Jeux de hasards: Légaux
Contrairement à la République Teiko, dans laquelle les jeux de hasard étaient très réglementée, l'Etat Chikkai réglemente très peu les activités des casinos, salles de Pachinko et autres lieux de jeux d'argent.
Consommation d'alcool: Légale
La consommation d'alcool est légale au dessus de 18 ans au Chikkai. L'ébriété sur la voie publique est de plus légale, mais la tolérance envers l'alcool au volant est nulle.
Consommation de tabac: Légale
La consommation de tabac est légale au-dessus de 18 ans, mais encadrée au Chikkai: Dans la plupart des communes, fumer dans la rue est passible d'amendes hors de zones désignées, mais à l'inverse de nombreux restaurants autorisent la cigarette.
Consommation de drogue: Légale
Illégales sous la République Teiko, les drogues, dures comme douces, ont été légalisées par l'Etat Chikkai, avec l'âge minimal de consommation légal fixé à 18 ans.
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Cyrus
[center]III - Géographie
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Carte vierge
[url=https://pics.simpolitique.net/image/AbQF][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/Teikoku-carte-2.md.png[/img][/url]
Carte des préfectures
[url=https://pics.simpolitique.net/image/AKVp][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/Prefectures.md.png[/img][/url]
Carte des clans Yakuza
[url=https://pics.simpolitique.net/image/A36D][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/yakuza.md.png[/img][/url]
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Carte vierge
[url=https://pics.simpolitique.net/image/AbQF][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/Teikoku-carte-2.md.png[/img][/url]
Carte des préfectures
[url=https://pics.simpolitique.net/image/AKVp][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/Prefectures.md.png[/img][/url]
Carte des clans Yakuza
[url=https://pics.simpolitique.net/image/A36D][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/yakuza.md.png[/img][/url]
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Cyrus
[center]IV - Histoire
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Préhistoire
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Premières installations humaines
D'après les recherches archéologiques menées sur l'île de Nankyôku, les premiers humains seraient arrivés aux alentours de 20 000 ans avant notre ère sur les îles du Teikoku, vraisemblablement venant du Posun à l'Ouest. Les plus anciens restes archéologiques se trouvent sur le site de Kakefu, non loin de la ville de Sunano sur l'île de Nankyôku, mais des recherches sur l'Ôkinahi et Sukoshikita montrent que l'occupation humaine s'est rapidement étendue à travers tout l'archipel.
Les premiers habitants des îles étaient vraisemblablement des chasseurs-cueilleurs, profitant du climat clément et de la faune et flore abondante et relativement peu dangereuse du Teikoku préhistorique. Vivant assez isolés du reste du monde, les Teiko n'ont connu l'agriculture que tardivement comparé à leurs voisins du continent.
Période des Royaumes Riziers de l'Ôkinahi : Ere Ozan
C'est probablement des fermiers-pêcheurs du Posun, égarés après une tempête, qui seraient arrivés au Teikoku et auraient appris les bases de la culture du riz à la population locale. C'est par la culture du riz que vont se créer des petites communautés sédentaires centrées autour des rizières, qu'on appelle les « Royaumes Riziers », malgré le fait que le plus grand de ces « royaumes » ne contenait sans doute qu'un millier d'habitants dans une poignée de villages.
Parmi les restes archéologiques de cette époque, on retrouve surtout les outils de pierre utilisés dans la culture du riz, et quelques restes d'habitations. Le nom de l'ère vient de la rivière Ozan, sur l'île d'Akaishima, sur les rives de laquelle se trouve un important site archéologique d'un village de potentiellement plus de deux cents habitants, avec au sommet d'une butte proche les restes d'une construction de pierre, sans doute la maison du chef du village.
Premières grandes cités : Ere Kouji
C'est l'arrivée du travail des métaux qui va voir la population du Teikoku augmenter : avec des outils plus résistants et plus variés, l'agriculture est rendue plus facile et productive, on assiste alors à la création des premières vraies villes du Teikoku, principalement en Ôkinahi. La cité de Tsubarai, dans la plaine du Sentâ, aurait ainsi atteint une population de plus de deux mille habitants aux alentours de 500 av. J.C et aurait été le centre d'un petit état prospère. Hors de l'Ôkinahi, la culture Kouji est peu présente, malgré l'introduction du travail du bronze.
Les principaux vestiges archéologiques de la période Kouji sont des épées et autres instruments de bronze, des poteries peintes et une grande cloche de bronze en bon état, un artefact impressionnant conservé au Musée d'Histoire Nationale du Teikoku, à Subarashî.
Premiers royaumes Teiko (~300 av. JC-~600 ap. JC)
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Période de Yamano : petits royaumes dans les vallées de l'Ôkinahi : ~-300 av. JC - ~0
C'est aux alentours de -300 que l'on trouve les premières mentions du Teikoku dans les chroniques d'autres pays, notamment des petits royaumes de l'actuel Posun. Le Teikoku y est décrit comme « les îles aux Cent Rois et Mille Dieux ». En effet, les cités de l'ère Kouji ont pour la plupart évolué en de petits royaumes en Ôkinahi, dont deux sont particulièrement importants pour les chroniqueurs de l'époque : Le premier est le Royaume de Yamano, un état puissant dans le nord de l'Ôkinahi, dont la capitale, Yamano, existe encore aujourd'hui, et dont le Roi aurait dominé spirituellement le Teikoku. Le second est le « Chikkai », qui semble être une confédération de cités dirigées par de grandes familles marchandes, dont la capitale aurait été située quelque part ente Kanshô et Kashoku, dans le sud de l'Ôkinahi. C'est aussi durant cette période que le chamanisme primitif commence à disparaître pour devenir la religion plus codifiée du shintôisme, encore pratiquée aujourd'hui au Teikoku. Les esprits deviennent « Kami », un panthéon se crée autour d'Amaterasu, Déesse du Soleil, et on assiste à la création de temples, autels et monastères dédiés aux milliers de Kamis de l'Archipel, ainsi qu'au développement d'une influente caste de prêtres dont le centre, déjà mentionné, est la cité de Yamano, dont le Roi serait l'un des descendants d'Amaterasu.
Ere Gundo : introduction du bouddhisme au Teikoku : ~0-~150
Aux environs de l'an 0, la période de Yamano prend fin, et c'est le début de l'ère Gundo. Les historiens sont divisés quand à la date exacte du début de cette période. Pour certains, c'est avec l'arrivée des premiers moines bouddhistes sur l'île de Nankyôku en -71, et pour d'autres la mise à sac de Yamano un siècle plus tard en l'an 34. Toujours est-il qu'ils s'accordent pour dire que l'arrivée du bouddhisme, religion étrangère originaire de la lointaine Janubie, marque un tournant dans l'histoire du Teikoku. La cohabitation est en effet difficile entre les monarques Shintôs et ceux convertis au bouddhisme, et de nombreux conflits de religion ont lieu.
Le plus important de ces conflits est la Guerre du Shiên entre l'an 21 et l'an 35, qui voit s'opposer une coalition de royaumes bouddhistes dirigés par le Roi du Wanai Masakage Jikai, dans la région de l'actuelle ville d'Ôji, et une alliance Shintôiste menée par Norihiro Kamimusuko, Roi de Yamano. Si les Shintôs remportent les premières batailles, la situation se retourne en 32 avec la Bataille du Mont Unmei, durant laquelle le Roi de Yamano est tué avec une grande partie de son armée. Deux ans plus tard, Yamano est mise à sac. On estime que près de la moitié des Yamanotes, dont la population s'élevait à 60 000 habitants selon certaines estimations, auraient été passés au fil de l'épée ou bien vendus en esclavage, et que plus de 90% de la ville fut détruite par les flammes. Le jeune fils de Norihiro Kamimusuko, le Prince Sushun, réussit à fuir la ville avec sa mère et se réfugie au Royaume de Mae dans l'est de l'Ôkinahi, un des rares royaumes neutres de la guerre. Durant le siècle qui suivit, la plupart des royaumes Shintôs de l'Ôkinahi furent soumis par les bouddhistes et le Roi de Wanai, et le Shintôsime ne fut pratiqué par les élites que dans les îles de l'Heion à l'est et du Kimyô au nord.
Ere Wanai : ~150-515
Pendant près de quatre siècles et demi, l'Ôkinahi fut dominé par les Rois de Wanai et la religion bouddhiste. Si il existait encore une myriade de royaumes indépendants régulièrement en guerre, ils étaient tous soumis, de moins en apparence, à l'autorité du Roi de Wanai, que certains historiens voient comme un proto-Empereur. Jusqu'au IVème Siècle, cette domination de Wanai est sans conteste à travers l'Ôkinahi et même dans une moindre mesure sur les îles extérieures (en particulier l'île de Nankyôku). Seul le Nord-Ouest de l'Ôkinahi n'était pas entièrement soumis au Royaume de Wanai, car l'état le plus puissant de la région, le Royaume de Mae, centré autour de la rivière du même nom qui coule à Kyûshingai et Hantô, était resté neutre durant la Guerre du Shiên. C'est aussi dans le Royaume de Mae que subsiste le Shintôisme sur l'île d'Ôkinahi, y étant pratiqué en syncrétisme avec le Bouddhisme. En 380, le Roi de Mae était Mitsuhiro No Tenno, descendant de l'antique famille No Tenno, ainsi que des anciens Rois de Yamano du côté de sa mère. Mitsuhiro est un monarque compétent, et un excellent stratège, qui profite d'une faiblesse du Royaume de Wanai, pris dans une terrible guerre de succession, pour expulser les courtisans Wanai de la cour des royaumes voisins de Mae, prenant le contrôle de ces états à la place du Wanai. Soixante ans plus tard, sous le règne du roi Fumikaru, fils de Mutsuhiro, Mae est aussi puissant que Wanai, et contrôle tout l'Inishie moderne ainsi qu'une partie du Sentâ. C'est à partir de ce moment que les Rois de Mae vont éclipser le Royaume de Wanai déclinant, jusqu'au coup final porté en l'an 515, lorsque les armées de Mae vont envahir la cité de Wanai et la raser, effaçant toute trace de l'ancien royaume.
L'Ancien Empire (515-1057)
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Royaume Mae, contrôle sur l'Ôkinahi : 515-691
A partir de 515, le Royaume Mae est donc la nouvelle puissance dominante de l'île d'Ôkinahi, même si son territoire n'en recouvre dans les faits qu'une petite partie, le reste appartenant à des rois sous influence Maeénne. C'est pour asseoir leur pouvoir plus directement que les Rois de Mae vont mettre en place un système fort semblable à la féodalité dytolienne, dans laquelle les autres seigneurs de l'Ôkinahi vont jurer fidélité au monarque de Mae, qui en retour va leur fournir sa protection.
Pour beaucoup d'historiens, les deux siècles du Royaume Mae préfigurent véritablement l'Empire à venir et ses institutions : la féodalité se met en place, la religion bouddhiste et shintoïste syncrétique prend une forme encore reconnaissable actuellement, et le code d'honneur des soldats de Mae, le Bûshido, va se répandre petit à petit dans l'île, créant les prémices de la caste des guerriers Samourais.
C'est aussi à cette époque que va se développer le commerce entre l'Ôkinahi et ses voisins Néchinésiens et Ventéliens. Les marchands du Sentâ, descendants de l'antique tradition des Chikkai de la Période de Yamano, emmènent leurs navire jusqu'au Posun, et poussent parfois jusqu'au Kaiyuan. Leurs principales marchandises sont les étoffes, le thé et les armes, les épées Teiko commençant à cette époque à être réputées. Le Roi, quand à lui, possède une cour mobile : si l'administration au jour le jour se fait principalement à Kyûshingai sous la direction d'une caste de bureaucrates, le Roi fait le tour du pays, vivant chez divers seigneurs pendant des périodes allant d'une semaine à parfois un an, et ne revenant à Kyûshingai qu'une fois tous les cinq ans pour une période de 14 mois en moyenne durant cette période. Cependant, vers la fin du VIIème Siècle, les Rois de Mae deviennent plus ambitieux : après tout, il existe de nombreuses îles aux coutumes similaires non loin du Teikoku, qui pourraient elles aussi être soumises à Mae. La première expédition sur ces îles est ainsi la fondation d'un avant-poste sur l'île d'Akaishima, au Nord de l'Ôkinahi, en 691, qui marque le début d'une nouvelle ère.
Fondation de l'Empire du Teikoku et premiers Empereurs : 691-960
Entre 691 et 744, les îles aux alentours de l'Ôkinahi vont être soumises au Roi de Mae. De nombreux rois se rendent pacifiquement et jurent allégeance au Roi de Mae, et les grands conflits sont rares, à l'exception de la conquête de l'archipel du Heion au Sud-Est, une campagne sanglante de plus de dix ans, dont le royaume ressort épuisé mais victorieux.
C'est aussi à cette période que le Roi de Mae va cesser d'être vu comme le premier parmi des égaux, ne faisant que protéger des monarques moins puissants mais ayant les mêmes responsabilités : Mettant en avant ses ancêtres de la famille Kamimusuko, anciens Rois de Yamano et supposés descendants d'Amaterasu, déesse du Soleil, le Roi Mutsuhito No Tenno va le premier revendiquer une autorité spirituelle en plus de celle temporelle aux alentours de l'an 750. Le nom de famille « No Tenno » va petit à petit se transformer en un nouveau titre, le « Tenno », appelé en Occident l'Empereur, et son Empire n'est plus le Mae, qui n'en est une petite partie, mais le Teikoku, l'Etat Impérial.
Plus impliqué dans les rituels religieux désormais que dans la gouvernance, l'Empereur prend un rôle moins actif que ses prédécesseurs, et la gestion est souvent laissée à ses proches conseillers, souvent de puissants seigneurs. Le neuvième siècle, ainsi que le début du dixième, sont sans grand changement dans l'histoire du Teikoku, si ce n'est une certaine stagnation : les marchands ne sont plus aussi aventureux, les seigneurs se font plus passifs et s'occupent moins de leurs terres, les bandits sont plus nombreux, et même l'art stagne...
Retrait de la cour impériale à Kyûshingai, le Siècle Noir de l'Empire : 960-1057
C'est à partir de l'an 960 que le Teikoku périclite vraiment : les disettes, voire famines, sont régulières, l'autorité des seigneurs est mise à mal par les brigands et les guerres, que l'Empereur n'arrête plus depuis qu'il est confiné dans son palais de Kyûshingai. Sans autorité impériale, la plupart des seigneurs sont de facto indépendants, et des liens de féauté se créent entre eux, au lieu d'être uniquement entre seigneurs et Empereur.
Parmi les seigneurs, certains ambitieux vont se rapprocher de la Cour Impériale, pour monter en statut social : malgré son retrait des affaires politiques, l'appréciation de l'Empereur de quelqu'un peut faire de celui-ci l'un des hommes les plus puissants du Teikoku. L'Empire est ainsi déchiré sur deux plans : guerres ouvertes entre seigneurs, et intrigues de cour, durant le Siècle Noir. C'est durant cette période que vont s'établir la plupart des clans qui domineront le Teikoku durant les siècles à venir : Hakeda, Kamakura, Hideji, Ichijô, Keimushô...
C'est en 1051 que les choses commencent à changer, avec l'assassinat de l'empereur Satsu par le seigneur mécontent Tsunayoshi Nejifure, qui s'était vu refuser un poste à la cour impériale. Le nouvel Empereur, Yurugi, au lieu de se plier aux demandes de Nejifure, va parvenir à l'expulser de Kyûshingai, et charge l'un de ses principaux soutiens, le Seigneur Chûshichirô Hakeda, de le mater ainsi que ses soutiens, et lui confie pour cela un nouveau titre, celui de « Seigneur de la Guerre », ou Shôgun, lui donnant la prérogative d'agir au nom de l'Empereur. Pendant les six années qui suivent, le Teikoku va être pacifié par le premier Shogun, mettant fin au Siècle Noir. Si l'Empereur Satsu avait à l'origine prévu de reprendre à Hakeda le titre de Shôgun après la reprise en main du pays, il ne pourra pas le faire : il meurt vraisemblablement d'une pneumonie en 1055, laissant son fils de 3 ans, l'Empereur Wakai, sur le trône.
Les premiers Shôgunats (1057-1484)
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Le Premier Shôgunat : gouvernement des Hakeda : 1057-1171
Après avoir pacifié le Teikoku entre 1051 et 1057, le Shôgun Chûshichirô Hakeda, homme le plus puissant du Teikoku, ne rend ainsi pas son titre en arrivant à Kyûshingai : au contraire il se fait nommer régent du jeune empereur, et conservera son titre de Shôgun jusqu'à sa mort en 1071. Si beaucoup s'attendaient à ce que l'Empereur, désormais adulte et âgé de 19 ans, reprenne le pouvoir, il n'en fut rien : le fils de Chûshichirô, Okuni Hakeda, conserve le titre et les prérogatives de son père, et très vite la Cour du Shôgun devient le nouveau centre du gouvernement du Teikoku, dans lequel le seigneur se voit entouré de fidèles de la maison Hakeda.
Cependant, le règne de la maison Hakeda est peu stable : des révoltes doivent souvent être matées, et les seigneurs continuent à entrer régulièrement en conflit les uns avec les autres. Lorsque le Shôgun est en-dehors de l'Ôkinahi pour une campagne militaire sur les autres îles, comme ce fut le cas régulièrement, il laisse le pouvoir à un groupe de conseillers, souvent dirigés par une figure forte issue d'un clan loyal. C'est notamment le cas de la Guerre du Kukai, qui dure de 1107 à 1115 sur l'île d'Akaishima, durant laquelle Matsumoto Kamakura dirige le Teikoku au nom des Hakeda, mais aussi du conflit qui met fin au règne tourmenté de la dynastie Hakeda : La guerre du Jihen. Cette dernière débute en 1161, sur l'île de Nankyôku, lorsque le seigneur de la maison Kadewan refuse l'ordre du Shôgun d'arrêter la guerre qui l'oppose à son voisin, et lève une coalition de seigneurs Nankyôkujins pour combattre les armées Hakeda. Le Shôgun de l'époque, Matsumoto Hakeda, confie alors le pouvoir à ses conseillers proches, parmi lesquels deux vont être à la tête du conseil : Takahiro Kamakura et Yoshimune Hideji. La guerre ne se passera cependant pas comme prévu, et si le pouvoir Impérial fut restauré au Nankyôku, le Shôgun est tué durant la Bataille du Pont de Shokei en 1168 et son fils unique, Kazumoto, mène la campagne jusqu'à son terme avant de mourir à son tour dans une tempête qui coule l'armée Hakeda retournant victorieuse en Ôkinahi en 1168. Pendant les trois années qui suivirent, le poste de Shôgun fut inoccupé, l'Empereur Kettei refusant d'en nommer un, tandis que de nombreux seigneurs se partageaient les domaines de la maison Hadeka désormais éteinte.
Les Shôgunats rivaux de Kamakura et Hideji : 1171-1237
La situation changea en 1171, avec la mort de l'Empereur Kettei, sans doute empoisonné durant un banquet. Deux prétendants au trône Impérial se disputent alors le pouvoir : le jeune fils de l'Empereur, soutenu par la famille Hideji, et le frère cadet de l'Empereur, soutenu par les Kamakura. Pendant trois mois après la mort de Kettei, les deux familles se disputent pour placer leur prétendant sur le trône, chacune des deux maisons sachant qu'ils seraient faits Shôgun si cela arrivait. Cet état de fait changea après que des conflits éclatèrent entre les troupes des deux maisons à Kyûshingai, dans un événement qui mit le feu à la cité et au Palais Impérial et força les deux familles à fuir avec leur prétendant au trône dans leurs domaines respectifs : les Kamakura près de Gyôko et les Hideji autour d'O-Mashi. Chacun des deux seigneur fit en sorte de faire couronner son Empereur et de se faire nommer Shôgun, les seigneurs d'Ôkinahi mais aussi les autres îles jurant fidélité en nombre relativement égaux à chacun des deux.
Pendant les soixante ans qui suivirent, les guerres entre seigneurs fidèles aux Kamakura et aux Hideji devinrent fréquentes, et ravagèrent l'entièreté du Teikoku. En 1204, l'Empereur Ôryô, soutenu par le clan Kamakura, décéda, laissant comme prétendant le plus légitime au trône le fils du défun Empereur Kettei, l'Empereur Musuko. Malgré cela, les Kamakura déclarèrent ne pas reconnaître l'autorité de Musuko, et firent couronner le fils d'Ôryô sous le nom de Kôkei. Ce geste ne fut cependant pas sans conséquences, plusieurs seigneurs ayant changé d'allégeance pour s'allier à l'Empereur vu comme le plus légitime. En 1216 les Hideji lancèrent ainsi une attaque directe contre les domaines de la maison Kamakura, et parvinrent à mettre le feu à leur château, l'un des plus anciens et mieux défendus du Teikoku. Malgré tout, la plus grande partie du clan Kamakura ainsi que l'Empereur Kôkei parvinrent à fuir. C'est durant cette attaque que meurt cependant l'Empereur Musuko, abattu d'une flèche alors qu'il haranguait les soldats Kamakura à se joindre à sa cause, laissant son fils adolescent Itoko lui succéder.
Au cours des vingt ans qui suivirent, les Kamakura reprirent des forces et engrangèrent même quelques victoires, la principale étant la Bataille de Hantô en 1231 au cours de laquelle la famille Seto qui dominait la ville et était fidèle aux Hideji dut fuir son château devenu le nouveau centre du pouvoir Kamakura et se réfugier à Kyûshingai. Cette victoire fut un gain stratégique important, car en contrôlant l'estuaire du fleuve Mae qui passait par Kyûshingai, les Kamakura s'assuraient la loyauté des seigneurs de la région, qui ne pourraient pas vendre les biens produis dans leurs domaines si ils ne se soumettaient pas aux Kamakura.
Pendant les années qui suivirent, les escarmouches qui avaient baissé en intensité auparavant se firent de plus en plus violentes, jusqu'à culminer à la Bataille de Kafun en 1237, lors de laquelle étaient présents les deux Empereurs, Kôkei et Itoko, qui maudirent tous deux les partisans du camp ennemi, enclenchant la sanglante Guerre du Kano.
Guerre du Kano : 1237-1242
Au cours des cinq années qui suivent, le Teikoku va être déchiré par la guerre du Kano. Les escarmouches et conflits intermittents entre partisans des Kamakura et des Hideji se transforment en une véritable guerre ouverte. Il existe deux principaux théâtres du conflit : le premier est la région du Sentâ, fortement divisée entre deux familles rivales et leurs vassaux, à savoir les Ôtomo partisans de la maison Kamakura, et les Mitsumoto, partisans des Hideji. Le second est la région de Kyûshingai, capitale de l'Empire, située à mi-chemin entre Gyôko et Hantô, sièges des Hideji et des Kamakura respectivement.
Si durant les deux premières années de la guerre, le front est stable, sans qu'une des deux familles prennent l'ascendant, la situation change en 1239, lors de la Bataille de la Porte de Kano, qui donne son nom à la guerre. A l'époque, la Porte de Kano était la principale entrée de Kyûshingai, et la ville était sous occupation Hideji, qui avait réussi à faire évincer les loyalistes Kamakura. Cependant, à la Porte de Kano, une armée de plus de 20 000 soldats Kamakura, dont de nombreux Samourais qui cimentent à ce moment leur réputation de guerriers d'élite, prennent d'assaut la ville et parviennent à ouvrir une brèche dans les défenses, massacrant l'armée ennemie et capturant ou tuant les dignitaires Hideji. L'Empereur Kôkei, prétendant au trône soutenu par les Kamakura, monte ainsi sur le trône du Chrysanthème. Pendant l'année qui suit, les Hidejis attaqueront par trois fois la capitale, essuyant de terribles défaites à chaque occasion. Ces défaites, affaiblissant grandement la position Hideji, permettent aux Kamakura de gagner du terrain, et notamment de conquérir l'intégralité du Sentâ en 1240, puis de l'Ôkinahi en 1241, forçant les derniers Hideji à fuir à Kasai sur l'île d'Akaishima, où se trouvent leurs derniers partisans.
En 1242, à la suite d'un siège de plus de six mois, les derniers Hideji se rendent, et sont forcés de commettre le suicide rituel pour laver leur honneur, étant condamnés pour rébellion contre l'Empereur. De nombreux autres seigneurs loyaux aux Hideji connaissent par la suite le même sort, même si leurs familles sont le plus souvent épargnées. Itoko, le prétendant au trône soutenu par les Hideji, est quand à lui pendu, pour avoir osé prétendre au titre du légitime Empereur, Kôkei. C'est en 1242 que les Kamakura deviennent la nouvelle dynastie Shôgunale du Teikoku, et c'est sous leur gouvernement que l'Empire connaîtra un âge d'or de plus d'un siècle et demi.
Le Shogûnat Kamakura et l'Âge d'Or du Teikoku médiéval : 1242-1414
Pendant plus d'un siècle et demi, les Shôguns de la Dynastie Kamakura sont à la tête du gouvernement Teiko et maintiennent la paix dans l'archipel, amenant le Teikoku dans un âge d'or de la culture et du progrès scientifique. C'est notamment sous le 3ème Shôgun, Iemitsu Kamakura, que sera construit le Palais Rokujo de Kyûshingai, siège de l'autorité des Shôguns jusqu'en 1594. Durant cette période naît aussi l'écriture Teiko, dérivée des idéogrammes Kaiyuanais utilisés jusqu'alors. L'un des premiers romans de l'histoire mondiale, Le Dit du Hanzo, qui raconte l'histoire d'un Samouraï charmeur et aventurier durant la guerre du Kano, est aussi écrit à cette période, symbolisant l'essor artistique qui a lieu sous l'autorité des Kamakura.
Le gouvernement Kamakura est de plus bien plus stable que celui de ses prédécesseurs Hakeda, s'inspirant du légisme Kaiyuanais pour créer un semblant de bureaucratie harmonisant la gestion du territoire Teiko. Une meilleure collecte des impôts, et une présence plus forte des armées du Shôgun et de l'Empereur à travers l'archipel, conduit à une baisse du banditisme et une augmentation de la qualité de vie pour le Teiko moyen: selon des archéologues, la taille moyenne des hommes Teikos augmente de 15 centimètres entre le début et la fin du Shôgunat Kamakura. Cependant, cette centralisation accrue du pouvoir entre les mains des Shôguns Kamakura ne plaît pas aux seigneurs traditionnels, qui doivent abandonner de plus en plus d'autorité, et plusieurs petites rébellions de seigneurs sont matées au cours du XIVème Siècle. A partir de 1410, le riche seigneur Hideki Ichijô de Tenmachi, une ville proche de la capitale Kyûshingai, réunit des partisans afin de renverser le Shôgun Ieyasu Kamakura, à la suite d'une ordonnance interdisant aux Samouraïs de servir une maison noble autre que les Kamakura. En 1414, enfin, la tentative de coup d'état par les partisans Ichijô échoue, mais au lieu de se rendre, Hideki Ichijô réunit ses partisans et part en campagne contre les Kamakura, dans la première grande guerre Teiko depuis 1237, la Guerre de Kakitsu.
Guerre de Kakitsu et fin des Kamakura : 1414-1416
Le Shôgunat Ichijô et la montée en puissance des Daimyô : 1416-1484
Période des Seigneurs de Guerre (1484-1661)
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Guerre du Ji et fin de l'autorité des Ichijô : 1484-1496
Le Teikoku fragmenté des Daimyô, ère du Sengoku : 1496-1594
L'unification temporaire de Yoshizaki Azuma, fin du Shôgunat Ichijô : 1594-1608
Seconde fragmentation du Teikoku, ère Hongan : 1608-1661
L'Empire Renfermé : Shôgunat de la Dynastie Keido (1661-1845)
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Takeshi Ôtomo et l'unification de l'Ôkinahi : 1661-1683
Les premiers Keido et l'unification de l'archipel de Tokimune à Chosuke : 1683-1732
L'Empire Renfermé de Natsuhiro à Fujiro Keido : 1732-1841
Fujiro Keido contre l'Empereur : 1841-1845
La Guerre d'Unification : début de l'ère Kindai (1845-1851)
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Siège de Kyûshingai et mort de Fujiro Keido : 1845
La Marche vers Subarashî et la pacification de l'Ôkinahi : 1845-1848
Soumission du Kimyô et des Îles Occidentales : 1848-1851
L'Empire Moderne : ères Kindai, Eikô, Zettai et Byôki (1851-1924)
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Monarchie éclairée de Kindai et Eikô : 1851-1884
Conflits entre l'Empereur et la Diète : 1884-1910
La perte de pouvoir de l'Empereur au profit du Premier Ministre et de la Diète : 1910-1924
Junte Militaire : ères Gunji et Saigo (1924-1949)
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Coup d'état de l'Amiral Seto : 1924
Le Teikoku Nationaliste : 1924-19??
La Grande Guerre : 19??-1949
Abdication de l'Empereur Saigo et proclamation de la République : 1949
Epoque Républicaine : ère Jiyûna (1949-2041)
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L'occupation Brittonne: 1949-1960
Les années dorées: 1960-2010
Les "Années Perdues" de la crise économique mondiale: 2010-2035
Crise de la démocratie et fin de la république: 2035-2041
Epoque Contemporaine : ère Okane (2041-...)
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Préhistoire
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Premières installations humaines
D'après les recherches archéologiques menées sur l'île de Nankyôku, les premiers humains seraient arrivés aux alentours de 20 000 ans avant notre ère sur les îles du Teikoku, vraisemblablement venant du Posun à l'Ouest. Les plus anciens restes archéologiques se trouvent sur le site de Kakefu, non loin de la ville de Sunano sur l'île de Nankyôku, mais des recherches sur l'Ôkinahi et Sukoshikita montrent que l'occupation humaine s'est rapidement étendue à travers tout l'archipel.
Les premiers habitants des îles étaient vraisemblablement des chasseurs-cueilleurs, profitant du climat clément et de la faune et flore abondante et relativement peu dangereuse du Teikoku préhistorique. Vivant assez isolés du reste du monde, les Teiko n'ont connu l'agriculture que tardivement comparé à leurs voisins du continent.
Période des Royaumes Riziers de l'Ôkinahi : Ere Ozan
C'est probablement des fermiers-pêcheurs du Posun, égarés après une tempête, qui seraient arrivés au Teikoku et auraient appris les bases de la culture du riz à la population locale. C'est par la culture du riz que vont se créer des petites communautés sédentaires centrées autour des rizières, qu'on appelle les « Royaumes Riziers », malgré le fait que le plus grand de ces « royaumes » ne contenait sans doute qu'un millier d'habitants dans une poignée de villages.
Parmi les restes archéologiques de cette époque, on retrouve surtout les outils de pierre utilisés dans la culture du riz, et quelques restes d'habitations. Le nom de l'ère vient de la rivière Ozan, sur l'île d'Akaishima, sur les rives de laquelle se trouve un important site archéologique d'un village de potentiellement plus de deux cents habitants, avec au sommet d'une butte proche les restes d'une construction de pierre, sans doute la maison du chef du village.
Premières grandes cités : Ere Kouji
C'est l'arrivée du travail des métaux qui va voir la population du Teikoku augmenter : avec des outils plus résistants et plus variés, l'agriculture est rendue plus facile et productive, on assiste alors à la création des premières vraies villes du Teikoku, principalement en Ôkinahi. La cité de Tsubarai, dans la plaine du Sentâ, aurait ainsi atteint une population de plus de deux mille habitants aux alentours de 500 av. J.C et aurait été le centre d'un petit état prospère. Hors de l'Ôkinahi, la culture Kouji est peu présente, malgré l'introduction du travail du bronze.
Les principaux vestiges archéologiques de la période Kouji sont des épées et autres instruments de bronze, des poteries peintes et une grande cloche de bronze en bon état, un artefact impressionnant conservé au Musée d'Histoire Nationale du Teikoku, à Subarashî.
Premiers royaumes Teiko (~300 av. JC-~600 ap. JC)
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Période de Yamano : petits royaumes dans les vallées de l'Ôkinahi : ~-300 av. JC - ~0
C'est aux alentours de -300 que l'on trouve les premières mentions du Teikoku dans les chroniques d'autres pays, notamment des petits royaumes de l'actuel Posun. Le Teikoku y est décrit comme « les îles aux Cent Rois et Mille Dieux ». En effet, les cités de l'ère Kouji ont pour la plupart évolué en de petits royaumes en Ôkinahi, dont deux sont particulièrement importants pour les chroniqueurs de l'époque : Le premier est le Royaume de Yamano, un état puissant dans le nord de l'Ôkinahi, dont la capitale, Yamano, existe encore aujourd'hui, et dont le Roi aurait dominé spirituellement le Teikoku. Le second est le « Chikkai », qui semble être une confédération de cités dirigées par de grandes familles marchandes, dont la capitale aurait été située quelque part ente Kanshô et Kashoku, dans le sud de l'Ôkinahi. C'est aussi durant cette période que le chamanisme primitif commence à disparaître pour devenir la religion plus codifiée du shintôisme, encore pratiquée aujourd'hui au Teikoku. Les esprits deviennent « Kami », un panthéon se crée autour d'Amaterasu, Déesse du Soleil, et on assiste à la création de temples, autels et monastères dédiés aux milliers de Kamis de l'Archipel, ainsi qu'au développement d'une influente caste de prêtres dont le centre, déjà mentionné, est la cité de Yamano, dont le Roi serait l'un des descendants d'Amaterasu.
Ere Gundo : introduction du bouddhisme au Teikoku : ~0-~150
Aux environs de l'an 0, la période de Yamano prend fin, et c'est le début de l'ère Gundo. Les historiens sont divisés quand à la date exacte du début de cette période. Pour certains, c'est avec l'arrivée des premiers moines bouddhistes sur l'île de Nankyôku en -71, et pour d'autres la mise à sac de Yamano un siècle plus tard en l'an 34. Toujours est-il qu'ils s'accordent pour dire que l'arrivée du bouddhisme, religion étrangère originaire de la lointaine Janubie, marque un tournant dans l'histoire du Teikoku. La cohabitation est en effet difficile entre les monarques Shintôs et ceux convertis au bouddhisme, et de nombreux conflits de religion ont lieu.
Le plus important de ces conflits est la Guerre du Shiên entre l'an 21 et l'an 35, qui voit s'opposer une coalition de royaumes bouddhistes dirigés par le Roi du Wanai Masakage Jikai, dans la région de l'actuelle ville d'Ôji, et une alliance Shintôiste menée par Norihiro Kamimusuko, Roi de Yamano. Si les Shintôs remportent les premières batailles, la situation se retourne en 32 avec la Bataille du Mont Unmei, durant laquelle le Roi de Yamano est tué avec une grande partie de son armée. Deux ans plus tard, Yamano est mise à sac. On estime que près de la moitié des Yamanotes, dont la population s'élevait à 60 000 habitants selon certaines estimations, auraient été passés au fil de l'épée ou bien vendus en esclavage, et que plus de 90% de la ville fut détruite par les flammes. Le jeune fils de Norihiro Kamimusuko, le Prince Sushun, réussit à fuir la ville avec sa mère et se réfugie au Royaume de Mae dans l'est de l'Ôkinahi, un des rares royaumes neutres de la guerre. Durant le siècle qui suivit, la plupart des royaumes Shintôs de l'Ôkinahi furent soumis par les bouddhistes et le Roi de Wanai, et le Shintôsime ne fut pratiqué par les élites que dans les îles de l'Heion à l'est et du Kimyô au nord.
Ere Wanai : ~150-515
Pendant près de quatre siècles et demi, l'Ôkinahi fut dominé par les Rois de Wanai et la religion bouddhiste. Si il existait encore une myriade de royaumes indépendants régulièrement en guerre, ils étaient tous soumis, de moins en apparence, à l'autorité du Roi de Wanai, que certains historiens voient comme un proto-Empereur. Jusqu'au IVème Siècle, cette domination de Wanai est sans conteste à travers l'Ôkinahi et même dans une moindre mesure sur les îles extérieures (en particulier l'île de Nankyôku). Seul le Nord-Ouest de l'Ôkinahi n'était pas entièrement soumis au Royaume de Wanai, car l'état le plus puissant de la région, le Royaume de Mae, centré autour de la rivière du même nom qui coule à Kyûshingai et Hantô, était resté neutre durant la Guerre du Shiên. C'est aussi dans le Royaume de Mae que subsiste le Shintôisme sur l'île d'Ôkinahi, y étant pratiqué en syncrétisme avec le Bouddhisme. En 380, le Roi de Mae était Mitsuhiro No Tenno, descendant de l'antique famille No Tenno, ainsi que des anciens Rois de Yamano du côté de sa mère. Mitsuhiro est un monarque compétent, et un excellent stratège, qui profite d'une faiblesse du Royaume de Wanai, pris dans une terrible guerre de succession, pour expulser les courtisans Wanai de la cour des royaumes voisins de Mae, prenant le contrôle de ces états à la place du Wanai. Soixante ans plus tard, sous le règne du roi Fumikaru, fils de Mutsuhiro, Mae est aussi puissant que Wanai, et contrôle tout l'Inishie moderne ainsi qu'une partie du Sentâ. C'est à partir de ce moment que les Rois de Mae vont éclipser le Royaume de Wanai déclinant, jusqu'au coup final porté en l'an 515, lorsque les armées de Mae vont envahir la cité de Wanai et la raser, effaçant toute trace de l'ancien royaume.
L'Ancien Empire (515-1057)
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Royaume Mae, contrôle sur l'Ôkinahi : 515-691
A partir de 515, le Royaume Mae est donc la nouvelle puissance dominante de l'île d'Ôkinahi, même si son territoire n'en recouvre dans les faits qu'une petite partie, le reste appartenant à des rois sous influence Maeénne. C'est pour asseoir leur pouvoir plus directement que les Rois de Mae vont mettre en place un système fort semblable à la féodalité dytolienne, dans laquelle les autres seigneurs de l'Ôkinahi vont jurer fidélité au monarque de Mae, qui en retour va leur fournir sa protection.
Pour beaucoup d'historiens, les deux siècles du Royaume Mae préfigurent véritablement l'Empire à venir et ses institutions : la féodalité se met en place, la religion bouddhiste et shintoïste syncrétique prend une forme encore reconnaissable actuellement, et le code d'honneur des soldats de Mae, le Bûshido, va se répandre petit à petit dans l'île, créant les prémices de la caste des guerriers Samourais.
C'est aussi à cette époque que va se développer le commerce entre l'Ôkinahi et ses voisins Néchinésiens et Ventéliens. Les marchands du Sentâ, descendants de l'antique tradition des Chikkai de la Période de Yamano, emmènent leurs navire jusqu'au Posun, et poussent parfois jusqu'au Kaiyuan. Leurs principales marchandises sont les étoffes, le thé et les armes, les épées Teiko commençant à cette époque à être réputées. Le Roi, quand à lui, possède une cour mobile : si l'administration au jour le jour se fait principalement à Kyûshingai sous la direction d'une caste de bureaucrates, le Roi fait le tour du pays, vivant chez divers seigneurs pendant des périodes allant d'une semaine à parfois un an, et ne revenant à Kyûshingai qu'une fois tous les cinq ans pour une période de 14 mois en moyenne durant cette période. Cependant, vers la fin du VIIème Siècle, les Rois de Mae deviennent plus ambitieux : après tout, il existe de nombreuses îles aux coutumes similaires non loin du Teikoku, qui pourraient elles aussi être soumises à Mae. La première expédition sur ces îles est ainsi la fondation d'un avant-poste sur l'île d'Akaishima, au Nord de l'Ôkinahi, en 691, qui marque le début d'une nouvelle ère.
Fondation de l'Empire du Teikoku et premiers Empereurs : 691-960
Entre 691 et 744, les îles aux alentours de l'Ôkinahi vont être soumises au Roi de Mae. De nombreux rois se rendent pacifiquement et jurent allégeance au Roi de Mae, et les grands conflits sont rares, à l'exception de la conquête de l'archipel du Heion au Sud-Est, une campagne sanglante de plus de dix ans, dont le royaume ressort épuisé mais victorieux.
C'est aussi à cette période que le Roi de Mae va cesser d'être vu comme le premier parmi des égaux, ne faisant que protéger des monarques moins puissants mais ayant les mêmes responsabilités : Mettant en avant ses ancêtres de la famille Kamimusuko, anciens Rois de Yamano et supposés descendants d'Amaterasu, déesse du Soleil, le Roi Mutsuhito No Tenno va le premier revendiquer une autorité spirituelle en plus de celle temporelle aux alentours de l'an 750. Le nom de famille « No Tenno » va petit à petit se transformer en un nouveau titre, le « Tenno », appelé en Occident l'Empereur, et son Empire n'est plus le Mae, qui n'en est une petite partie, mais le Teikoku, l'Etat Impérial.
Plus impliqué dans les rituels religieux désormais que dans la gouvernance, l'Empereur prend un rôle moins actif que ses prédécesseurs, et la gestion est souvent laissée à ses proches conseillers, souvent de puissants seigneurs. Le neuvième siècle, ainsi que le début du dixième, sont sans grand changement dans l'histoire du Teikoku, si ce n'est une certaine stagnation : les marchands ne sont plus aussi aventureux, les seigneurs se font plus passifs et s'occupent moins de leurs terres, les bandits sont plus nombreux, et même l'art stagne...
Retrait de la cour impériale à Kyûshingai, le Siècle Noir de l'Empire : 960-1057
C'est à partir de l'an 960 que le Teikoku périclite vraiment : les disettes, voire famines, sont régulières, l'autorité des seigneurs est mise à mal par les brigands et les guerres, que l'Empereur n'arrête plus depuis qu'il est confiné dans son palais de Kyûshingai. Sans autorité impériale, la plupart des seigneurs sont de facto indépendants, et des liens de féauté se créent entre eux, au lieu d'être uniquement entre seigneurs et Empereur.
Parmi les seigneurs, certains ambitieux vont se rapprocher de la Cour Impériale, pour monter en statut social : malgré son retrait des affaires politiques, l'appréciation de l'Empereur de quelqu'un peut faire de celui-ci l'un des hommes les plus puissants du Teikoku. L'Empire est ainsi déchiré sur deux plans : guerres ouvertes entre seigneurs, et intrigues de cour, durant le Siècle Noir. C'est durant cette période que vont s'établir la plupart des clans qui domineront le Teikoku durant les siècles à venir : Hakeda, Kamakura, Hideji, Ichijô, Keimushô...
C'est en 1051 que les choses commencent à changer, avec l'assassinat de l'empereur Satsu par le seigneur mécontent Tsunayoshi Nejifure, qui s'était vu refuser un poste à la cour impériale. Le nouvel Empereur, Yurugi, au lieu de se plier aux demandes de Nejifure, va parvenir à l'expulser de Kyûshingai, et charge l'un de ses principaux soutiens, le Seigneur Chûshichirô Hakeda, de le mater ainsi que ses soutiens, et lui confie pour cela un nouveau titre, celui de « Seigneur de la Guerre », ou Shôgun, lui donnant la prérogative d'agir au nom de l'Empereur. Pendant les six années qui suivent, le Teikoku va être pacifié par le premier Shogun, mettant fin au Siècle Noir. Si l'Empereur Satsu avait à l'origine prévu de reprendre à Hakeda le titre de Shôgun après la reprise en main du pays, il ne pourra pas le faire : il meurt vraisemblablement d'une pneumonie en 1055, laissant son fils de 3 ans, l'Empereur Wakai, sur le trône.
Les premiers Shôgunats (1057-1484)
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Le Premier Shôgunat : gouvernement des Hakeda : 1057-1171
Après avoir pacifié le Teikoku entre 1051 et 1057, le Shôgun Chûshichirô Hakeda, homme le plus puissant du Teikoku, ne rend ainsi pas son titre en arrivant à Kyûshingai : au contraire il se fait nommer régent du jeune empereur, et conservera son titre de Shôgun jusqu'à sa mort en 1071. Si beaucoup s'attendaient à ce que l'Empereur, désormais adulte et âgé de 19 ans, reprenne le pouvoir, il n'en fut rien : le fils de Chûshichirô, Okuni Hakeda, conserve le titre et les prérogatives de son père, et très vite la Cour du Shôgun devient le nouveau centre du gouvernement du Teikoku, dans lequel le seigneur se voit entouré de fidèles de la maison Hakeda.
Cependant, le règne de la maison Hakeda est peu stable : des révoltes doivent souvent être matées, et les seigneurs continuent à entrer régulièrement en conflit les uns avec les autres. Lorsque le Shôgun est en-dehors de l'Ôkinahi pour une campagne militaire sur les autres îles, comme ce fut le cas régulièrement, il laisse le pouvoir à un groupe de conseillers, souvent dirigés par une figure forte issue d'un clan loyal. C'est notamment le cas de la Guerre du Kukai, qui dure de 1107 à 1115 sur l'île d'Akaishima, durant laquelle Matsumoto Kamakura dirige le Teikoku au nom des Hakeda, mais aussi du conflit qui met fin au règne tourmenté de la dynastie Hakeda : La guerre du Jihen. Cette dernière débute en 1161, sur l'île de Nankyôku, lorsque le seigneur de la maison Kadewan refuse l'ordre du Shôgun d'arrêter la guerre qui l'oppose à son voisin, et lève une coalition de seigneurs Nankyôkujins pour combattre les armées Hakeda. Le Shôgun de l'époque, Matsumoto Hakeda, confie alors le pouvoir à ses conseillers proches, parmi lesquels deux vont être à la tête du conseil : Takahiro Kamakura et Yoshimune Hideji. La guerre ne se passera cependant pas comme prévu, et si le pouvoir Impérial fut restauré au Nankyôku, le Shôgun est tué durant la Bataille du Pont de Shokei en 1168 et son fils unique, Kazumoto, mène la campagne jusqu'à son terme avant de mourir à son tour dans une tempête qui coule l'armée Hakeda retournant victorieuse en Ôkinahi en 1168. Pendant les trois années qui suivirent, le poste de Shôgun fut inoccupé, l'Empereur Kettei refusant d'en nommer un, tandis que de nombreux seigneurs se partageaient les domaines de la maison Hadeka désormais éteinte.
Les Shôgunats rivaux de Kamakura et Hideji : 1171-1237
La situation changea en 1171, avec la mort de l'Empereur Kettei, sans doute empoisonné durant un banquet. Deux prétendants au trône Impérial se disputent alors le pouvoir : le jeune fils de l'Empereur, soutenu par la famille Hideji, et le frère cadet de l'Empereur, soutenu par les Kamakura. Pendant trois mois après la mort de Kettei, les deux familles se disputent pour placer leur prétendant sur le trône, chacune des deux maisons sachant qu'ils seraient faits Shôgun si cela arrivait. Cet état de fait changea après que des conflits éclatèrent entre les troupes des deux maisons à Kyûshingai, dans un événement qui mit le feu à la cité et au Palais Impérial et força les deux familles à fuir avec leur prétendant au trône dans leurs domaines respectifs : les Kamakura près de Gyôko et les Hideji autour d'O-Mashi. Chacun des deux seigneur fit en sorte de faire couronner son Empereur et de se faire nommer Shôgun, les seigneurs d'Ôkinahi mais aussi les autres îles jurant fidélité en nombre relativement égaux à chacun des deux.
Pendant les soixante ans qui suivirent, les guerres entre seigneurs fidèles aux Kamakura et aux Hideji devinrent fréquentes, et ravagèrent l'entièreté du Teikoku. En 1204, l'Empereur Ôryô, soutenu par le clan Kamakura, décéda, laissant comme prétendant le plus légitime au trône le fils du défun Empereur Kettei, l'Empereur Musuko. Malgré cela, les Kamakura déclarèrent ne pas reconnaître l'autorité de Musuko, et firent couronner le fils d'Ôryô sous le nom de Kôkei. Ce geste ne fut cependant pas sans conséquences, plusieurs seigneurs ayant changé d'allégeance pour s'allier à l'Empereur vu comme le plus légitime. En 1216 les Hideji lancèrent ainsi une attaque directe contre les domaines de la maison Kamakura, et parvinrent à mettre le feu à leur château, l'un des plus anciens et mieux défendus du Teikoku. Malgré tout, la plus grande partie du clan Kamakura ainsi que l'Empereur Kôkei parvinrent à fuir. C'est durant cette attaque que meurt cependant l'Empereur Musuko, abattu d'une flèche alors qu'il haranguait les soldats Kamakura à se joindre à sa cause, laissant son fils adolescent Itoko lui succéder.
Au cours des vingt ans qui suivirent, les Kamakura reprirent des forces et engrangèrent même quelques victoires, la principale étant la Bataille de Hantô en 1231 au cours de laquelle la famille Seto qui dominait la ville et était fidèle aux Hideji dut fuir son château devenu le nouveau centre du pouvoir Kamakura et se réfugier à Kyûshingai. Cette victoire fut un gain stratégique important, car en contrôlant l'estuaire du fleuve Mae qui passait par Kyûshingai, les Kamakura s'assuraient la loyauté des seigneurs de la région, qui ne pourraient pas vendre les biens produis dans leurs domaines si ils ne se soumettaient pas aux Kamakura.
Pendant les années qui suivirent, les escarmouches qui avaient baissé en intensité auparavant se firent de plus en plus violentes, jusqu'à culminer à la Bataille de Kafun en 1237, lors de laquelle étaient présents les deux Empereurs, Kôkei et Itoko, qui maudirent tous deux les partisans du camp ennemi, enclenchant la sanglante Guerre du Kano.
Guerre du Kano : 1237-1242
Au cours des cinq années qui suivent, le Teikoku va être déchiré par la guerre du Kano. Les escarmouches et conflits intermittents entre partisans des Kamakura et des Hideji se transforment en une véritable guerre ouverte. Il existe deux principaux théâtres du conflit : le premier est la région du Sentâ, fortement divisée entre deux familles rivales et leurs vassaux, à savoir les Ôtomo partisans de la maison Kamakura, et les Mitsumoto, partisans des Hideji. Le second est la région de Kyûshingai, capitale de l'Empire, située à mi-chemin entre Gyôko et Hantô, sièges des Hideji et des Kamakura respectivement.
Si durant les deux premières années de la guerre, le front est stable, sans qu'une des deux familles prennent l'ascendant, la situation change en 1239, lors de la Bataille de la Porte de Kano, qui donne son nom à la guerre. A l'époque, la Porte de Kano était la principale entrée de Kyûshingai, et la ville était sous occupation Hideji, qui avait réussi à faire évincer les loyalistes Kamakura. Cependant, à la Porte de Kano, une armée de plus de 20 000 soldats Kamakura, dont de nombreux Samourais qui cimentent à ce moment leur réputation de guerriers d'élite, prennent d'assaut la ville et parviennent à ouvrir une brèche dans les défenses, massacrant l'armée ennemie et capturant ou tuant les dignitaires Hideji. L'Empereur Kôkei, prétendant au trône soutenu par les Kamakura, monte ainsi sur le trône du Chrysanthème. Pendant l'année qui suit, les Hidejis attaqueront par trois fois la capitale, essuyant de terribles défaites à chaque occasion. Ces défaites, affaiblissant grandement la position Hideji, permettent aux Kamakura de gagner du terrain, et notamment de conquérir l'intégralité du Sentâ en 1240, puis de l'Ôkinahi en 1241, forçant les derniers Hideji à fuir à Kasai sur l'île d'Akaishima, où se trouvent leurs derniers partisans.
En 1242, à la suite d'un siège de plus de six mois, les derniers Hideji se rendent, et sont forcés de commettre le suicide rituel pour laver leur honneur, étant condamnés pour rébellion contre l'Empereur. De nombreux autres seigneurs loyaux aux Hideji connaissent par la suite le même sort, même si leurs familles sont le plus souvent épargnées. Itoko, le prétendant au trône soutenu par les Hideji, est quand à lui pendu, pour avoir osé prétendre au titre du légitime Empereur, Kôkei. C'est en 1242 que les Kamakura deviennent la nouvelle dynastie Shôgunale du Teikoku, et c'est sous leur gouvernement que l'Empire connaîtra un âge d'or de plus d'un siècle et demi.
Le Shogûnat Kamakura et l'Âge d'Or du Teikoku médiéval : 1242-1414
Pendant plus d'un siècle et demi, les Shôguns de la Dynastie Kamakura sont à la tête du gouvernement Teiko et maintiennent la paix dans l'archipel, amenant le Teikoku dans un âge d'or de la culture et du progrès scientifique. C'est notamment sous le 3ème Shôgun, Iemitsu Kamakura, que sera construit le Palais Rokujo de Kyûshingai, siège de l'autorité des Shôguns jusqu'en 1594. Durant cette période naît aussi l'écriture Teiko, dérivée des idéogrammes Kaiyuanais utilisés jusqu'alors. L'un des premiers romans de l'histoire mondiale, Le Dit du Hanzo, qui raconte l'histoire d'un Samouraï charmeur et aventurier durant la guerre du Kano, est aussi écrit à cette période, symbolisant l'essor artistique qui a lieu sous l'autorité des Kamakura.
Le gouvernement Kamakura est de plus bien plus stable que celui de ses prédécesseurs Hakeda, s'inspirant du légisme Kaiyuanais pour créer un semblant de bureaucratie harmonisant la gestion du territoire Teiko. Une meilleure collecte des impôts, et une présence plus forte des armées du Shôgun et de l'Empereur à travers l'archipel, conduit à une baisse du banditisme et une augmentation de la qualité de vie pour le Teiko moyen: selon des archéologues, la taille moyenne des hommes Teikos augmente de 15 centimètres entre le début et la fin du Shôgunat Kamakura. Cependant, cette centralisation accrue du pouvoir entre les mains des Shôguns Kamakura ne plaît pas aux seigneurs traditionnels, qui doivent abandonner de plus en plus d'autorité, et plusieurs petites rébellions de seigneurs sont matées au cours du XIVème Siècle. A partir de 1410, le riche seigneur Hideki Ichijô de Tenmachi, une ville proche de la capitale Kyûshingai, réunit des partisans afin de renverser le Shôgun Ieyasu Kamakura, à la suite d'une ordonnance interdisant aux Samouraïs de servir une maison noble autre que les Kamakura. En 1414, enfin, la tentative de coup d'état par les partisans Ichijô échoue, mais au lieu de se rendre, Hideki Ichijô réunit ses partisans et part en campagne contre les Kamakura, dans la première grande guerre Teiko depuis 1237, la Guerre de Kakitsu.
Guerre de Kakitsu et fin des Kamakura : 1414-1416
Le Shôgunat Ichijô et la montée en puissance des Daimyô : 1416-1484
Période des Seigneurs de Guerre (1484-1661)
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Guerre du Ji et fin de l'autorité des Ichijô : 1484-1496
Le Teikoku fragmenté des Daimyô, ère du Sengoku : 1496-1594
L'unification temporaire de Yoshizaki Azuma, fin du Shôgunat Ichijô : 1594-1608
Seconde fragmentation du Teikoku, ère Hongan : 1608-1661
L'Empire Renfermé : Shôgunat de la Dynastie Keido (1661-1845)
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Takeshi Ôtomo et l'unification de l'Ôkinahi : 1661-1683
Les premiers Keido et l'unification de l'archipel de Tokimune à Chosuke : 1683-1732
L'Empire Renfermé de Natsuhiro à Fujiro Keido : 1732-1841
Fujiro Keido contre l'Empereur : 1841-1845
La Guerre d'Unification : début de l'ère Kindai (1845-1851)
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Siège de Kyûshingai et mort de Fujiro Keido : 1845
La Marche vers Subarashî et la pacification de l'Ôkinahi : 1845-1848
Soumission du Kimyô et des Îles Occidentales : 1848-1851
L'Empire Moderne : ères Kindai, Eikô, Zettai et Byôki (1851-1924)
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Monarchie éclairée de Kindai et Eikô : 1851-1884
Conflits entre l'Empereur et la Diète : 1884-1910
La perte de pouvoir de l'Empereur au profit du Premier Ministre et de la Diète : 1910-1924
Junte Militaire : ères Gunji et Saigo (1924-1949)
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Coup d'état de l'Amiral Seto : 1924
Le Teikoku Nationaliste : 1924-19??
La Grande Guerre : 19??-1949
Abdication de l'Empereur Saigo et proclamation de la République : 1949
Epoque Républicaine : ère Jiyûna (1949-2041)
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L'occupation Brittonne: 1949-1960
Les années dorées: 1960-2010
Les "Années Perdues" de la crise économique mondiale: 2010-2035
Crise de la démocratie et fin de la république: 2035-2041
Epoque Contemporaine : ère Okane (2041-...)
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Cyrus