Culture sengaïaise : images et actualités

Chaarden

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[center][URL=https://www.casimages.com/i/18100501141995592.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/05/18100501141995592.png[/IMG][/URL][/center]

Le paysage semi-désertique, lunaire presque, du Nord du Sengaï. Tin-Saï n’a pas seulement la réputation d’être la zone la moins densément peuplé du Sengaï (environ 0,3 habitant au kilomètre carré), mais aussi d’être l’une des plus belles zones protégées du patrimoine national. En tout, quelques 40 000 km², ce qui n’est pas si grand que ça, de sable, de ravins, de cheminées féériques ou encore de crevasses impressionnantes. Personne n’habite ici, quoique quelques nomades Ouïghours y passent de temps à autre, dans les quelques rares oasis de la région. Au cours des siècles, quelques mosquées ont été installées dans des grottes et forment le petit patrimoine culturel d’un parc à valeur essentiellement naturelle. La flore, relativement pauvre, est contrebalancée par une faune peu variée mais extrêmement riche : les passionnés d’insectes et autres petites bêtes trouvent des merveilles d’araignées et de scorpions dans ces terres désolées, tandis que les meilleurs photographes animaliers rivalisent de patience pour obtenir la photo d’un fennec se battant avec un serpent à sonnette. Il faut cependant avoir les tripes bien accrochées pour passer plusieurs jours dans cette zone où les nuits frôlent les 5°C et où il est tellement facile de se perdre. Nombre de photographes d’ailleurs sont partis pour ne jamais revenir, bien que ces accidents soient heureusement assez rares.

La valorisation de ce milieu a commencé en 2012 par son classement comme milieu naturel protégé. Il s’est poursuivi dans les années 2015-2020 par de vastes tracés de chemins touristiques non-agressifs et tout à fait sécurisés. Il y a aujourd’hui douze agents chargés uniquement de la sécurité et du maintien de la biodiversité et de l’entretien des faibles activités humaines sur ces terres. Ils sont parfaitement formés et ont pour objectifs non seulement de guider les touristes, les photographes et amoureux de la nature, mais aussi les expéditions scientifiques qui représentent un tiers des venues, notamment de l’université de Songyala. Depuis quelques années, des programmes de réintroduction d’espèces animales ont lieu : le scorpion noir du Karavaï, la chouette Sin-Tsaï mais aussi des animaux bien plus gros qui font l’objet d’un suivi très régulier avec des puces électroniques géolocalisables, comme le grand chameau brun ou encore la hyène rayée. Le développement d’une telle faune rend les ravins de Sin-Tsaï encore plus fascinants car chaque détour recèle de surprises plus grandes les unes que les autres. Un autre fait intéressent est à noter : dans les régions périphériques, les précipitations se font de plus en plus nombreuses et la flore se diversifie alors comme jamais auparavant et ainsi, une nouvelle faune se développe alors ; des souris du désert, des gerboises, des musaraignes, qui amènent à leur tour des caracals, des chats sauvages ou encore ces chefs-d’œuvre de la nature : les lynx du désert.
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[center][URL=https://www.casimages.com/i/181026030342612242.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/26/181026030342612242.png[/IMG][/URL] [/center]

La plus vieille civilisation du monde ? En 1894, un berger tibétain réapparaît dans son village après avoir été porté disparu pendant plusieurs jours. Sur son dos ; son sac en peau de chèvre, son bâton, quelques morceaux de nourriture… et une statue de pierre de trente centimètres âgée de plus de 4000 ans. Rapidement, la statuette intéresse les autorités locales et arrive sur la côte. Deux mois plus tard, l’Université d’Archéologie dépêche sur place une équipe dirigée par le professeur Samithan Suyon-Laï. Guidée par le berger, l’équipe arrive sur une zone obscure de la géographie sengaïaise, entre le mont Sarakham et le lac Cheow Lan. Une zone extrêmement difficile d’accès (seuls quelques goulots d’étranglement permettent d’y accéder) et pourtant, c’est là que Samithan Suyon-Laï va faire des découvertes qui vont forcer les historiens du Sengaï à réécrire l’histoire de la Ventélie. La civilisation d’Umri venait de jaillir à la lumière pour la première fois depuis trois millénaires. Les découvertes s’enchaînent les unes après les autres : pendant dix ans, des milliers de fouilleurs et archéologues venus du monde entier se succèdent dans la cuvette d’Umri. Plus de douze mille statuettes et 700 m² de sculptures sont dégagées dans des bâtiments semi-troglodytes et, depuis ce jour, on estime que chaque année, une trentaine de publications scientifiques paraissent au sujet d’Umri.

Le premier élément qui fut intriguant pour les personnes travaillant sur ce sujet fut la datation des objets trouvés : entre 4500 et 3500 ans, à l’époque où aucune civilisation n’avait atteint un tel niveau de raffinement et de beauté artistique. Second élément hors norme : les sculptures ressemblent fortement à celles que l’on trouva dans le brahmanisme tardif à plusieurs milliers de kilomètres au Sud-Ouest du Sengaï. Ainsi, et ce fut l’hypothèse du professeur Suyon-Laï : le berceau de l’humanité se trouve au Sengaï. Si cette hypothèse trouve des arguments et des preuves, elle trouve aussi des contradicteurs mais est encore très prégnante dans le milieu universitaire sengaïaise. Aujourd’hui, il n’est quasiment pas possible de découvrir la civilisation d’Umri sauf autorisation spéciale du gouvernement ou des autorités archéologiques de Pan Ranong. Toutefois, des expositions sont très régulièrement organisées aux quatre coins du pays pour montrer les réalisations de cette très ancienne civilisation. D’un point de vue historique, il est difficile de trouver des traces concrètes de ce peuple dans les textes, l’écriture ayant fait son apparition bien plus tard. Toutefois, quelques antiquisants ont trouvé dans d’anciens textes des premiers Thaïs des allusions à une civilisation « outre-montagne » qui aurait dominé le monde jadis et ayant une « capitale inexpugnable, forteresse au milieu des montagnes », évoquant ainsi sûrement Umri. Depuis peu, d’autres expéditions sont menées autour d’Umri pour trouver d’autres traces de ce peuple et les résultats sont prometteurs : la thèse aujourd’hui communément admise est celle d’une civilisation florissante, étendue sur un territoire relativement vaste et dont la fin aurait été précipitée pour des motifs inconnus, qui aurait conduit à un essaimage des tribus de cette civilisation sur tout le continent, tandis que son centre, lui, tombait peu à peu dans l’oubli.
Chaarden

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[center][URL=https://www.casimages.com/i/181109120318520222.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/11/09/181109120318520222.png[/IMG][/URL] [/center]

Les habitants des rivières, ce petit peuple millénaire menacé d’extinction ?. Au Nord du Sengaï, dans les méandres des rivières descendant du Songphang se trouve un peuple, un tout petit peuple de quelques dizaines de milliers d’âmes, vivant là depuis des siècles. Les premières mentions qui en sont faites remontent au onzième siècle. A l’époque, le Raja tibétain Sunudhan IV régnait sur ces terres. Y voyant la fertilité de celles-ci et la possibilité d’y creuser des rizières immenses, il ordonne un des plans les plus ambitieux d’aménagement rural que l’histoire du Sengaï ait connu. En 35 ans, on estime que plus de 500 kms de canaux sont creusés, dans un quadrillage qui multiplie par deux le nombre de rizières présentes au Nord du Songphang. Sur ces 500 kms de canaux, on pense que la moitié est encore fonctionnelle à l’heure actuelle, les autres étant plus tardifs. Afin de réaliser ces travaux –qui, au passage, firent presque disparaître les disettes de cette partie du monde-, Sunudhan IV et ses successeurs eurent recours à des moyens draconiens. Ils ramassèrent tous les pauvres et les pires bouseux de la société d’alors et leur procurèrent ces tâches extrêmement difficiles : et ainsi naquirent les peuples de l’Ang-Thong. Au fil du temps, les personnes ayant creusés ces canaux se regroupèrent au bord de ces fleuves et devinrent ces « peuples de la rivière », développant leur culture et leur manière de vivre. Ils furent tout juste assez nombreux pour curer les canaux, en creuser de nouveaux, entretenir les rizières et, en somme, s’occuper de cet immense boulot invisible et pourtant si utile…

Aujourd’hui, leur situation est particulièrement bancale, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la mécanisation de tous leurs travaux a forcé un grand nombre d’eux à se tourner vers l’intérieur des terres, délaissant leurs tâches ancestrales. Draguer le fond des canaux ou curer les fossés d’évacuation ne demandent plus de main d’œuvre aussi nombreuse que jadis. Ensuite, les conditions climatiques se sont modifiés et l’installation de barrages en amont des cours d’eau du Songphang ont poussé des milliers de personnes à abandonner des villages entiers pour aller vivre ailleurs : beaucoup ne sont jamais revenus sur les rives de leurs fleuves. Troisièmement, qui paie ? Lorsque les premières entreprises modernes s’installent dans ces terres pour y exploiter les rizières, elles furent obligées à passer des contrats avec les « rivers dwellers » pour leur garantir un emploi et une certaine protection. Ces garanties sont en train de sauter progressivement, si bien que le taux de chômage et de pauvreté de ces populations sont parmi les plus élevés de tout le Sengaï. Il y a quelques mois, des représentants de la Communauté de l’Ang-Thong (nom de l’entité faiblarde qu’ils ont formé) ont rencontré la Première Ministre Sumalee Kongsuwan, sans qu’aucun accord n’ait pu être trouvé, sinon que « nous ne voulons pas finir comme des animaux en cage que des touristes viendraient regarder, les rizières ne seront pas un zoo ».
Chaarden

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[center][URL=https://www.casimages.com/i/190104114709543978.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2019/01/04/190104114709543978.png[/IMG][/URL] [/center]

Les laques de Patan, l’exception sengaïaise ? Les laques sont un art extrêmement ancien, répandu sur toute la surface de la terre, dans des peuples extrêmement différents et même au-delà des mers et des plus infranchissables montagnes. Au Sengaï même, toutes les régions n’ont pas connu la laque comme celle de Ping. Cette petite région, coincée entre le lac éponyme et les montagnes do Songphang, a été le berceau de la laque sengaïaise. On ne sait pas vraiment quand elle est née, les plus anciennes sont datées de trois millénaires mais des fragments plus anciens ont été retrouvés. La résine d’arbre utilisée pour un tel artisanat est connue pour ses propriétés depuis toujours. Elle n’a évidemment pas été travaillée de la même manière par tout le monde, et encore différemment selon les époques. Il semblerait même que des cadrans de fenêtres et des murs aient été fabriqués en résine de laque, en plus d’ustensiles de luxe finement taillés (dès le XIIe siècle). Toutefois, les objets les plus fabriqués avec la laque sont des poteries fines servant de simples pots à condiments ou quoi que ce soit d’autre. Dans tous les cas, il est évident que c’est quelque chose qui ne peut se fabriquer partout, du simple fait que l’arbre en question ne se trouve pas partout…

Ce qui retient l’attention, quand on parle de laque, c’est surtout l’extraordinaire variété de gamme que l’on peut avoir. En effet, et les touristes s’en rendent compte assez facilement, il est possible d’avoir des laques à très bas prix (un pot de chambre, littéralement) et d’autres qui sont de véritables œuvres d’art, finement ciselées, dessinées avec de la poudre d’or, représentant généralement des scènes de la mythologie hindoue ou bouddhiste. Le portemonnaie de certains s’en ressent généralement assez bien. Il existe plus d’une dizaine d’ateliers de haut niveau et peut-être une centaine de personnes capables de faire de l’artisanat de luxe à partir de la laque. Leurs produits s’exportent aujourd’hui dans le monde entier, mais la consommation reste encore majoritairement interne, ou du moins ventélienne. Il existe suffisamment de façons de se procurer quelques-uns de ces chefs-d’œuvre pour que ceux-ci soient toujours fabriqués un à un, dans le refus de tout ce qui pourrait systématiser, même un peu, la fabrication. Même les étiquettes sont rédigées à la main par l’artisan. Au final, pour parfaire le tableau, il ne manquerait plus que les étiquettes soient elles-mêmes fabriquées par l’artisan mais pour le moment, de tous ceux qui visitent les ateliers, personne n’a encore demandé à ce que cela soit fait…
Chaarden

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[center][URL=https://www.casimages.com/i/190315012126393294.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/15/190315012126393294.png[/IMG][/URL][/center]

La route de l’ahimsa, la route végétarienne du Sengaï. L’ahimsa est un de ces principes fondamentaux du bouddhisme qui s’est étendu à travers le monde. On peut le traduire par « non-violence », et cela s’applique tant à la vie humaine qu’à la vie animale, et c’est cette dernière qui est aujourd’hui visée. De la vallée de Tingri au cœur des montagnes du Songphang jusque dans les plaines du Chasombat Phudin, la population bouddhiste atteint quelques 99,998% de la population locale, et ces terres ont longtemps été les grands centres de réflexion bouddhistes de l’histoire. La notion d’ahimsa y est implantée depuis des siècles maintenant et donc, c’est une pensée non-violente qui a donné lieu au végétarisme le plus important du monde puisque dans cette région, la consommation de viande est estimée à 1,7 grammes par personne et par an, avec une marge d’erreur de 30%. Ainsi, les bétails sont nombreux dans cette région du monde, car on ne les mange pas : les bovins sont élevés pour leur lait ou pour la traction animale dans les champs, les ovins pour leur lait et leur « pouvoir désherbant » et les poules pour leurs eaux. Quant aux lacs et rivières, l’absence de pêche en fait les points d’eau les plus poissonneux du Sengaï, et certains lacs sont même spécialisés dans la plongée sous-marine où des milliers de personnes accourent chaque année pour nager au milieu d’une multitude de poissons, dans la plus parfaite harmonie.

Ne pas manger d’animaux pendant des siècles a façonné la culture de cette région comme jamais. En dehors d’un écosystème et d’une biodiversité remarquables et sans cesse mis en valeur par les autorités locales, une route de l’ahimsa s’est créé, une route de la non-violence, qui en fait une route verte, c’est-à-dire une route sur laquelle chaque village a sa spécialité culinaire exclusivement végétarienne. Si l’on prend quelques exemples, on serait surpris : il y existe pas moins de 56 variétés de salade différentes, 36 façons différentes de cuisiner les pommes de terre et plus de 130 variétés de fruits. Il y a quelques années, l’université de Tingri a produit une quantité remarquable d’études diététiques très pointues qui a prouvé l’excellence de ces régimes locaux, cuisinés en plus avec presque rien. Aujourd’hui, cette route a été plus ou moins institutionnalisé, de l’argent a été mis pour améliorer les réseaux de communication tout en gardant une atmosphère très folklorique, et elle est parcourue chaque mois par des milliers de visiteurs, principalement sengaïais, mais la clientèle étrangère est de plus en plus attirée, d’autant plus que dans cette région assez pauvre, les restaurants et hôtels sont à un prix dérisoires. Il reste à savoir maintenant comment un tel patrimoine peut être mis en valeur dans un monde nouveau, et comment ses bienfaits peuvent-ils s’étendre à toute une population désireuse d’une vie meilleure.
Chaarden

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[center][URL=https://www.casimages.com/i/190614122645174235.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/14/190614122645174235.png[/IMG][/URL][/center]

La longue tradition des peintures du lac Cheow Lan. Au pied des montagnes du Songphang, à la frontière Nord-Ouest du Sengaï, le lac Cheow Lan continue à être l’un des plus beaux endroits de tout le Royaume. Les eaux cristallines du lac, l’énorme variété halieutique, les rizières à chacun de ses affluents, les villages traditionnels… ne cessent d’enchanter les touristes. Toutefois, il est une tradition de plus de 2000 ans beaucoup moins connue, sur les rives même de ce lac ; les peintures de Cheow Lan, réalisées avec des ingrédients et une technique millénaires et secrets. Comme la plupart des grands savoir-faire de la culture sengaïaise, l’intégralité de la chaîne de production des peintures est tenue par un nombre restreint de familles, une douzaine en l’occurrence, formant une vraie petite communauté. La plus ancienne peinture retrouvée à cet endroit et qui peut s’inscrire dans la lignée date du début du VIe siècle. Au fur et à mesure du temps, les figurés se sont largement modifiés : du VIe au XIe siècle, ce sont surtout des paysages qui sont représentés. Du XIe au XVe, ce sont les figures royales, du XVe au XVIIIe essentiellement des figures religieuses (lamas, dieux etc.), au XIXe ce seront surtout des figures féminines et jusqu’à aujourd’hui, c’est un mélange de tout cela. Ce qui a marqué les historiens de l’art du XIXe siècle, c’est la relative rareté des thèmes religieux. Toutefois, cela fut très largement nuancé par des études très instructives et assez récentes : en effet, pendant longtemps, les paysages naturels étaient peints, comme nous l’avions écrit plus haut. Cependant, des études de paléogéographie et de philologie ont démontré que très peu de paysages peints ne représentaient de vrais paysages que les peintres pouvaient voir. En effet, beaucoup d’entre eux représentent des paysages tels qu’ils sont décrits dans des textes religieux comme par exemple la montagne de Méru, mais dont l’existence réelle ne fut jamais démontrée.

Aujourd’hui encore, il y a à peu près une trentaine de peintres issus de cette tradition et qui peuvent vivre de leurs peintures. Ils en peignent quelques-unes par mois, et passent parfois plusieurs semaines sur une seule toile qu’ils réalisent à plusieurs. Les endroits de conception des peintures sont gardés secrets, mais la régularité et l’amour de ces peintres envers leurs œuvres et la tradition dont ils sont les héritiers sont absolument remarquables. Il est possible pour les touristes et n’importe qui d’ailleurs d’acheter quelques-unes de ces peintures mais le prix tient généralement à bonne distance la plupart des acheteurs potentiels : les plus belles et plus grandes peintures peuvent facilement avoisiner le million de roupies sengaïaises. Si le prix ne cesse de scandaliser les quelques touristes étrangers, il n’en demeure pas moins qu’il y a des acheteurs et qu’il y en aura toujours. Récemment, ces peintures ont été inscrites au patrimoine culturel sengaïais et continuent de constituer l’un des plus beaux pans de l’art sengaïais.
Chaarden

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[center][URL=https://www.casimages.com/i/191108122501778281.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/08/191108122501778281.png[/IMG][/URL][/center]

Les enseignements millénaires du Yung Tai Fan, cet art ancestral acculturé. Les origines du Yung Tai Fan doivent se chercher dans les profondeurs de la civilisation est-ventélienne. Il existe aujourd’hui une dispute entre historiens sengaïais et kaiyuanais sur l’origine de cet art ancestral et un consensus s’est établi –non sans mal- pour une naissance au Sud du désert de Karavaï dans des monastères bouddhistes peu avant le début de notre ère. Le Yung Tai Fan combine la discipline sportive, la méditation et la danse. D’après les sûtra des écoles bouddhistes sengaïaises, le Buddha lui-même posa les bases de cet art et demanda à ses disciplines de le transmettre avec sa Doctrine (Dharma). Cette version des faits est sérieusement contestée par les historiens ; on ne retrouve pas de traces du Yung Tai Fan avant le Ier siècle av. J.-C. Toutefois, rétorquent les moines bouddhistes, les sculptures et autres représentations artistiques qui montrent des personnes pratiquant le Yung Tai Fan montrent un état déjà avancé et élaboré de cet art, ce qui tendrait à prouver qu’à l’époque où il nous apparaît, il avait déjà plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, d’existence. Plus concrètement, le Yung Tai Fan s’inspire de sports de combat bien plus anciens et déjà pratiqués dans le Sengaï des roitelets de la proto-histoire. A cela se sont ajoutés les exercices de méditation proposés par le Buddha et ses disciples, et, plus tardivement, la danse thaïe du Sud du Sengaï.

Aujourd’hui, le Yung Tai Fan s’est exporté aux quatre coins du monde, et les pays occidentaux l’ont découvert au XIXe siècle pour l’importer ensuite dans toutes leurs villes au XXe siècle. Il existe au Sengaï une vingtaine de petites maisons traditionnelles spécialisées dans la fabrication d’éventails de Yung Tai Fan, la plus petite en produisant une centaine par an, d’un luxe et d’une qualité remarquables, la plus grande en produisant des centaines par jour. L’exportation de ces éventails fait rentrer chaque année quatre-vingts millions de roupies au Sengaï. Depuis quelques années, le Sengaï encourage aussi un autre type de tourisme, celui qui consiste à laisser entrer des centaines d’étrangers pour des stages détox, tourisme et bien-être auprès de maîtres de Yung Tai Fan, ces derniers recevant des encouragements, et parfois des pots-de-vin, pour créer autour de leurs temples des environnements idylliques pour titiller l’exotisme de touristes. Ces pèlerinages du XXIe siècle sont là encore une source de revenus assez colossale pour des régions reculées qui les accueillent à bras ouverts.
Chaarden

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[center]Publication de l’Université de Choenglung

[URL=https://www.casimages.com/i/200103013236973085.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/03/200103013236973085.png[/IMG][/URL] [/center]

« Suite à l’étude catastrophique publiée au Lébira il y a quelques temps, une clarification était nécessaire » - The Sengaï Times

« Dissensions culturelles, dissonances politiques et différences sociales, toute civilisation se comprend mieux le pénis à l’air » - Aranamandou Tribune

Alors que le Lébira publiait récemment une étude bancale et truffée d’erreurs méthodologiques quant à la « mondialisation de la pornographie », les chercheurs de l’Université de Choenglung, spécialiste des questions relatives à la sexualité et aux statistiques intimes des êtres humains, ont fait appel à l’Institut de Statistique Informatique (ISI) de Pan Ranong pour obtenir les statistiques des trois plus grands sites de pornographie, qui totalisent à eux trois plus de 80% des parts de ce marché si étroit. Une lente et précise compilation des résultats obtenus a amené à la constitution de cette carte, tout aussi juste et éclairante que le sont celles sur le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337455#p337455]taux d’homosexualité de chaque pays[/url] ou sur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=334875#p334875]la taille des pénis[/url]. Cette étude clôt sans aucun doute cette trilogie qui sera rassemblée en une seule grande compilation qui sera libre de droits et ouverte à toutes les chancelleries du monde afin d’établir un profil juste et équilibré de chaque nation.
Chaarden

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[center][img]https://i.imgur.com/qSx7UQT.png[/img][/center]

Les marionnettes d'eau de l'Ang Thong : une tradition aquatique et unique au monde. Dans l’été chaud et humide du Khunsoek Phudin, il peut arriver au touriste endormi de se rendre sur le toit de son hôtel et de voir au loin un serpent de lumière descendre le fleuve de l’Ang Thong ou l’un de ses affluents. Il sortira de son hôtel et se rendra sur les berges du fleuve en question, et il verra qu’il n’est pas seul mais que des centaines voire des milliers de Népalais se tiennent debout à ses côtés pour regarder un bien étrange spectacle. De l’amont du cours d’eau descendent une multitude de petites marionnettes en bois, éclairées par une très petite bougie. Depuis –au moins- le Moyen-Âge, ces marionnettes de bois jouent des spectacles sur les cours d’eau du Nord du Sengaï, en des temps où les Thaïs n’avaient pas encore conquis ces terres pour les rattacher à leur Royaume. Les nobles locaux payaient très cher des petits artisans locaux pour s’offrir le plaisir de voir s’égayer sur l’eau ces quelques jouets de bois, représentant des humains, des animaux, des chars ou même des arbres. Ils jouent des scènes de bataille, de romance ou de contes populaires locaux. Mais ce qui étonnera encore plus le non-initié, c’est l’absence totale d’êtres humains pour conduire ces marionnettes, ou plutôt l’impossibilité de les voir. Les marionnettes sont mises en avant soit depuis la berge par un système de fils, soit depuis l’eau par des marionnettistes cachées dans l’eau, ou encore, si les marionnettes sont suffisamment grandes, par des personnes directement glissées à l’intérieur.

Dans le cas d’un système de fils, une berge doit être libérée pour actionner les systèmes en question. Dans le cas de marionnettistes cachés dans l’eau, il faut s’assurer que le fleuve ne contient pas de prédateurs type alligators. Quelques chroniques médiévales et modernes font état de malheureux incidents. Le troisième moyen est le plus impressionnant : il s’agit de faire des marionnettes suffisamment grandes pour qu’un humain puisse se glisser à l’intérieur, ce qui demande de la place et donc se pratique plutôt en fleuve. Aujourd’hui, pour des raisons de pollution et de danger inhérent à ce genre d’activités, des salles d’eau ont été ouvertes, servant parfois de piscine, pour continuer à admirer ces spectacles en toute sécurité. Toutefois, les touristes le confirment, rien ne vaut un spectacle en plein air dans des fleuves, comme le veut la tradition. Rien ne vaut la beauté d’une marionnette glissant sur l’eau, portée par un jeune Népalais au souffle extraordinaire. La modernisation de cette tradition (utilisation de tubas, lunettes de plongée, combinaisons isolant du froid etc.) permet de conserver une apparence très traditionnelle (les moyens cités ci-dessus peuvent être particulièrement discrets) tout en améliorant la sécurité et en élargissant l’éventail de possibilités. Il existe aujourd’hui à Aranamandou une immense arène où se déroulent ces spectacles devant plus de 5000 personnes, dont il est déjà arrivé que la moitié soit des touristes. S’il a été vrai que la culture népalaise a longtemps été écrasée par le pouvoir royal thaï, le renouveau qu’elle connaît aujourd’hui grâce, entre autres, au tourisme, mais aussi à la forte décentralisation de l’Etat.
Chaarden

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[center]Publication de l'Université de Choenglung
*Droit de réponse*[/center]


[quote][justify]Les chercheurs de l’Institut des Statistiques de l’Université de Choenglung tiennent à remercier sincèrement les journalistes du Shakhan’dahar pour leur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360907#p360907]récent article au sujet de l’étude publiée par l’Institut[/url] et disponible suivant le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360538#p360538]lien ci-présent[/url]. Bien que la réponse fut rédigée par des journalistes polémistes et non des scientifiques formés, il n’en demeure pas moins que la prise en considération des critiques extérieure est un élément fondamental de toute démarche scientifique sérieuse. Le professeur Dirapan Mathluong se propose de répondre à cet article en en soulignant les points forts et les points faibles.

« Si l’on fait abstraction du ton énervé du journaliste du Shakhan’dahar et que nous retirons la substantifique moelle, son article constitue une critique globale de l’ensemble des études publiées par l’Institut des Statistiques de notre Vénérable Institution. Il concerne aussi bien celle sur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=334875#p334875]la taille moyenne des pénis[/url], celle sur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=335334#p335334]le QI moyen des populations mondiales[/url], celle sur l’estimation du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337455#p337455]pourcentage de population homosexuelle par pays[/url] et pour finir celle relative à la recension [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360538#p360538]des données partagées sur les consultations des sites pornographiques[/url].

En ce qui concerne la taille des pénis, la réponse du journaliste est particulièrement surprenante. Alors que nos chercheurs ont recensé aux quatre coins du monde les archives d’urologie, recoupées avec des données ethno-statistiques, le journaliste fournit comme preuve des liens renvoyant à la « Thaïlande » et à « l’Afghanistan », pays virtuels issus d’un forum de jeu en ligne très populaire au Karmalistan. Cette confusion entre le monde réel et le monde virtuel est un phénomène de plus en plus en courante parmi une jeunesse qui transpose sur Internet ce qu’elle est incapable de construire dans le monde réel. De plus, nous tenons à rappeler un point méthodologique essentiel : le journaliste prétend qu’une distinction nette et brutale est faite à la frontière entre les nations. C’est en effet un point critiquable, dans le sens où l’ethnie et les frontières nationales ne se recoupent pas forcément. Toutefois, pour des raisons administratives, le choix a été fait de respecter les frontières classiques dans lesquelles s’inscrivent les dossiers médicales consultées, plutôt que les ethnies.

La question de l’homosexualité a troublé certaines analyses du journaliste. Nos scientifiques ont tenu à la séparer nettement de la question de la pornographie. L’amalgame homophobe du journaliste est contraire à nos valeurs. Nos estimations sur la proportion de la population homosexuelle ne s’appuient pas sur des recherches web mais bel et bien sur des sondages, pour les pays qui en possèdent, et sur les pratiques culturelles des pays. En effet, les pays de culture semblable au Karmalistan pratiquent le Bacha bazi, forme d’esclavagisme sexuel où les jeunes garçons sont sodomisés par leurs aînés, ce qui, on le sait, peut conduire à une homosexualité une fois les jeunes hommes devenus adultes. Cette pratique, officiellement condamnée par la loi islamique, n’en demeure pas moins pratiquée par au moins la moitié de la population karmale, élevant à quelques 30 millions d’hommes karmali ayant été sodomisé au moins une fois dans leurs vies. En prenant en compte les estimations les plus basses quant aux conséquences de ce traumatisme, on peut estimer à au moins 5 millions le nombre d’homosexuels potentiels du Karmalistan, sans compter la puissance des mécanismes de refoulement liés à la loi islamique. Ces calculs, appuyés par la médecine et la psychologie, combinés à l’analyse des particularités culturelles de chaque peuple, ne sont que des produits bruits et ne doivent en aucun cas mener à un jugement de valeur sur telle ou telle culture. Un savant santognais écrivait un jour que « chaque usage a ses raisons ».

Une mauvaise appréciation des chiffres est aussi à l’origine de quelques contresens commis par le journaliste, dans le cas notamment dans la scatophilie. Si certaines populations pauvres, notamment karmalies, sont contraintes à la scatophilie faute de mieux, cette pratique dangereuse pour la santé représente un fantasme sexuel pour beaucoup de personnes. Au Sengaï, seuls 20% de la population ont un accès régulier à internet. La moitié des adresses IP a déjà été connecté à un site pornographique, soit 10% des Sengaïais. En éliminant les femmes et les jeunes, moins enclins à ce type de fantasmes, on arrive à quelques 1% des Sengaïais ayant déjà fait une recherche relative à des fantasmes sexuels déviants. Comme l’indique très justement le journaliste, la recherche « scatophilie » est minoritaire par rapport aux autres (fétichisme, etc.) et donc, somme toute, calculée en chiffres bruts, concerne à peu près 3 000 Sengaïais sur plus de 100 millions, là où l’homosexualité au Karmalistan concerne statistiquement 30 millions de personnes.

Par ailleurs, la tolérance fondamentale envers l’homosexualité qui imprègne les esprits, les cœurs et probablement d’autres parties du corps des karmalis se lit en cette phrase : « à ceci près qu'un homosexuel n'en reste pas moins plus sain qu'un scatophile ». Ce jugement de valeur est en opposition à toutes les recherches médicales sérieuses. L’homosexualité est un facteur d’augmentation important de nombreuses maladies et blessures (SIDA, MST diverses, Hépatites A et B, déchirures anales etc.) là où la scatophilie, par la présence de la bactérie Escherichia coli, ne peut engendrer que divers troubles intestinaux allant de la gastro-entérite à l’indigestion. Par ailleurs, les pratiques homosexuelles amènent souvent à l’épanchement de substances se retrouvant aussi dans les pratiques scatophiles. Ainsi, estimer que l’homosexualité est plus saine que la scatophilie est médicalement faux : ces deux pratiques amènent à des dangers sanitaires très graves, et l’étrange complaisance du journaliste à l’égard de l’homosexualité soulève des bien troubles questions.

En dehors de cartes et liens issus de forums de jeu en ligne, le journaliste termine par une violente attaque ad hominem, prétextant que nos chercheurs connaissent mal la réalité culturelle des autres pays… tout en terminant sa phrase en parlant des « petits babtous envieux qui dirigent [le Sengaï », alors que les « babtous » (terme raciste désignant les Blancs Occidentaux) ne représentent pas moins de 0,5% de la population sengaïaise, principalement des étrangers et businessmen localisés à Pan Ranong et éloignés de toutes les institutions politiques majeures du Royaume.

Aucune étude ne parviendra à rendre parfaitement l’image de telle nation ou de telle culture, mais il deviendrait alors une obligation morale de cesser toute recherche statistique et générale par peur de ne pas entendre l’exhaustivité des travaux. La méthode scientifique consiste à prendre en compte les données à notre disposition, dans un espace-temps soigneusement choisi et justifié. Ces tendances générales dégagées peuvent souffrir de défauts techniques mineurs, mais ces derniers ne révèlent en rien des faiblesses méthodologiques et épistémologiques profondes : elles sont un outil comme un autre pour tenter de cerner l’identité d’une nation ou d’une culture, ou, à défaut d’une identité marquée et originale, de comprendre les mécanismes psychologiques profonds qui régissent les pulsions et éléments de langages de ceux qui les dirigent…[/justify][/quote]
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