Médias - Presa din Valdâchia

Alexei

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23 august 2040

Le PCUP abandonne sa ligne révolutionnaire

[img]http://image.epochtimes-romania.com/2010/12/2010_12_14_bal_rsz.jpg[/img]

A l'occasion de son VIIème Congrès, le parti d'extrême-gauche a également reconnu sa responsabilité dans les événements de Dobrogévie[/center]
La semaine dernière, le Parti communiste d'Unité prolétarienne a ouvert son VIIème congrès dans son bastion historique de Traianopol qui, il y a à peine deux ans, échappait au contrôle du gouvernement d'Albarea au profit de sécessionnistes marxistes de Dobrogévie. Ces derniers dominaient le parti depuis sa création - à la fin des années 2020 - et se refusaient fermement à reconnaître la République de Valdaquie, créant de facto une situation de sécession extrêmement dangereuse en Dobrogévie. Celle-ci n'a toutefois pas duré, et a pris fin au début de l'été 2039, avec l'arrestation, la fuite, ou la mort de ces cadres radicaux - en premier lieu celle de Vasile Tudor, tué par une frappe aérienne en mars 2038. Depuis, le Parti communiste d'Unité prolétarienne était tombé en léthargie : lâché par ses alliés socialistes, souffrant de la perte de ses principaux ténors et ne connaissant pas la marche à suivre pour le futur. C'est donc dans une position très délicate que s'est trouvée sa secrétaire-générale, Teodora Maurer qui, dans son discours d'ouverture, a admis "qu'une page devait se tourner dans l'histoire des mouvements ouvriers de Valdaquie".

Ainsi, la secrétaire-générale a, pour la première fois en trois ans, reconnu la responsabilité de son parti dans la tentative de sécession de la Dobrogévie, arguant que cette posture était "avant tout défensive", et "motivée par la crainte de voir le nouvel Etat réprimer les communistes dans le sang", comme ce fut le cas après la révolution manquée de 2018, où les socialistes et marxistes avaient été impitoyablement punis par le roi. L'allocution, qui a duré près de trente minutes au total, a suscité des réactions mitigées dans l'assistance, entre applaudissements des plus modérés et hués des fidèles de la ligne "tudoriste". Le ton était donné : le parti marxiste a besoin d'être réformé pour survivre aux échéances électorales de 2041. Donnée perdante, Teodora Maurer a finalement été reconduite à la présidence du parti, présentant un programme "réconciliateur et réaliste", qui a été salué par la majorité des représentants du PCUP. Long d'une cinquantaine de pages, ce texte extrêmement détaillé comporte une mesure extrêmement symbolique : l'abandon de l'idéologie marxiste-léniniste et du concept de lutte armée qui en découle.

Sans surprise, des réactions contradictoires ne se sont pas faites attendre : la fange la plus "à gauche" du parti a hurlé à la trahison, sifflant la secrétaire-générale qualifiée de "capitularde" et de "sociale-traître". Alors que certains se sont levés pour quitter immédiatement la salle, d'autres ont déchiré leur carte. Cette ambiance électrique a même poussé le service d'ordre du PCUP à intervenir pour calmer les plus véhéments. Une fois l'incident passé, Teodora Maurer a pu détailler les grandes lignes de son programme et donner l'orientation à suivre pour les élections de 2041 : "nous devons former un bloc uni avec l'ensemble des forces de gauche contre le national-libéralisme de Petru Ursachi". Le président demeure donc l'homme à abattre pour la formation d'extrême-gauche, qui souhaite former une nouvelle alliance avec le Parti socialiste et se montrer ainsi "plus ouvert". Si cette ouverture a été saluée par la majorité de la classe politique, admirant le "courage" de Teodora Maurer, nul doute que ce changement de ligne ne sera pas sans conséquence pour le parti qui risque de perdre, en plus de sa crédibilité, de nombreux membres et cadres expérimentés.
Alexei

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02 septembre 2040

Octavian Dita dans la tourmente

[img]https://www.cp24.com/polopoly_fs/1.4612201.1569528606!/httpImage/image.jpg_gen/derivatives/landscape_620/image.jpg[/img]

Le futur candidat à la présidentielle mènerait une double vie adultérine et homosexuelle[/center]
C'est le tabloïd Click! qui a lâché la bombe : le charismatique Octavian Dita, président de Forța Civică (Force citoyenne) entretiendrait une relation extraconjugale avec... un homme. Une révélation aussi inattendue que douloureuse pour la principale figure de l'opposition à Petru Ursachi, ayant le vent en poupe depuis l'année dernière, et que certains avaient d'ores et déjà donné vainqueur aux élections présidentielles de 2042. Issus de "sources anonymes" certains documents photographiques, mais aussi textuels - en l'occurrence des conversations privées - ont été divulgués par Click! qui, d'après l'avocat d'Octavian Dita, fera bientôt l'objet d'une plainte pour diffamation et atteinte à la vie privée. Sur le fond, l'intéressé n'a toutefois pas souhaité réagir.

Une polémique dont le patron de Forța Civică se serait bien passée à l'approche des élections législatives qui, d'après de récents sondages, pourraient voir son parti faire une entrée fulgurante au Parlamentul, surclassant même l'Union des démocrates et libéraux et mettant, de ce fait, le Parti national libéral en difficulté. Si l'homosexualité n'est plus pénalement répréhensible depuis la révolution de 2037, elle reste encore très mal vue par la majorité de la société, qui demeure fortement conservatrice - d'autant plus que le politicien est marié. Le problème est donc moral, et vient discréditer un Octavian Dita qui avait fait un parcours sans faute jusque là. Celui-ci défend, en matière diplomatique, une plus grande ouverture de la République de Valdaquie qu'il souhaite réconcilier avec la Ligue de Lébira ; et, à l'échelle nationale, une plus grande transparence de la vie publique en luttant contre la corruption notamment.

"Monsieur Dita est abasourdi par ces attaques si personnelles et diffamantes. Il portera l'affaire en justice", a assuré son avocat, Liviu Covaci. Le principal intéressé n'a, pour l'heure, émis aucune réaction, à l'inverse de son entourage et de ses soutiens qui sont montés en créneau pour défendre l'ancien acteur. Ainsi, Bogdan Herea, propriétaire de la chaîne d'information mondiale DiGi 24 connu pour son hostilité envers Petru Ursachi, a dénoncé une "manigance orchestrée par l'ANS, visant à assassiner le seul politicien réellement propre du pays". Sans surprise, les adversaires d'Octavian Dita ont profité de l'occasion pour monter au créneau, à l'instar de Dumitru Stelescu, chef du Mouvement légionnaire (extrême-droite) qui a déclaré que le politicien était "un pédéraste doublé d'un traître à la patrie".

Mais le dernier mot reviendra aux Valdaques, l'année prochaine, qui devront décider si Forța Civică demeure digne de confiance malgré la polémique qui entache son leader. Pour le politologue Traian Mureșanu, il est probable qu'Octavian Dita ne s'en remette pas : "bien que les moeurs se soient assouplies avec la révolution, les Valdaques restent très conservateurs. L'homosexualité est aussi toujours mal vue, en particulier quand elle émane de personnalités publiques". Ce présage se confirme auprès des électeurs de Forța Civică, parmi lesquels certains admettent avoir été "choqués" par les révélations de Click!. Si ces derniers soutiennent toujours le leader, il y a toutefois peu de chances que celui-ci parvienne à étoffer sa base électorale qui est, pour l'heure, insuffisante pour imposer ses vues à Petru Ursachi.
Alexei

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15 septembrie 2040

Au Caskar, la CND bande les muscles

[img]https://cdn.defenseone.com/media/img/upload/2019/03/11/AP_16195709673946/defense-large.jpg[/img]

Le porte-avions "Dobrogeva" a quitté son port d'attache de Miercurești pour participer à l'opération "Ocean Shield"[/center]
La fin de la récréation au Caskar ? L'île, qui a été ravagée par un tsunami d'une ampleur inédite il y a près d'un an, est toujours en proie à une guerre civile féroce, débutée en décembre 2039 pour des motifs flous, voyant de multiples factions s'affronter, aggravant de ce fait une situation humanitaire déjà précaire. Une problématique qui a suscité de vives réactions internationales et l'intervention de nombreux pays en faveur de la population caskare : si le Caeturia se revendique comme "primo intervenant" et s'égosille à rappeler la justesse son engagement humanitaire - pour mieux masquer ses ambitions militaro-économiques en Cérulée - il convient de rappeler le rôle du Westrait, de la Flavie ou même du Gandhari qui ont répondu tout aussi promptement à l'appel. Quant à la Communauté des Nations dytoliennes, il est vrai que celle-ci a mis plus de temps à intervenir, perdant une occasion d'affirmer sa légitimité sur l'espace hautement stratégique que représente la Cérulée.

Une erreur d'appréciation, ou de timing, qui s'est avérée lourde de conséquences. Peu après le déclenchement des hostilités, l'Internationale communiste n'a pas fait mystère de son intention de jouer un rôle actif dans le conflit en soutenant la faction dite des "Plébéiens". Pire encore, 10 000 miliciens gandhariens ont été envoyés au Caskar, rappelant le souvenir de l'intervention (avortée) du pays janubien en faveur des communistes vascons quelques mois auparavant. Si ce fait n'a toujours pas mis la puce à l'oreille de Hoxa, il a été vu par le Caeturia comme une occasion en or d'étendre son influence en Cérulée, d'où il peut s'arroger le contrôle des routes commerciales et venir en aide, si besoin est, à son allié auroran dont les relations avec la CND sont de plus en plus déplorable. Il serait hasardeux de croire que le Caeturia n'est intéressé que par le bien-être des Caskars, comme sa presse - au pas - le piaille sans cesse : les oligarques à la tête du Conglomérat ne voient le Caskar (et la Dytolie en général) que comme un marché de plus à conquérir, d'autant plus après l'annexion du Nuevo-Rio.

Cette volonté impérialiste a été confortée par le mutisme de la CND qui, en réagissant plus tôt, aurait pu éviter l'arrivée d'un fort contingent caéturien au Caskar, menaçant directement ses intérêts en Cérulée. Cette situation n'est toutefois pas irréversible et, devant l'intensification de l'engagement olgarien au Caskar, l'Etat-major communautaire s'est finalement décidé à prendre les devants en lançant deux nouvelles opérations : "Sky Shield" et "Ocean Shield". Si celles-ci peuvent revêtir un intérêt militaire limité, elles envoient un message politique et diplomatique à la fois subtil et fort : le Caeturia (qui n'est pas directement mentionné) doit cesser ses opérations au Caskar et se retirer. Cette injonction ferme s'appuie sur des moyens militaires conséquents : au moins deux porte-avions et une dizaine de croiseurs ont été repérés en train de se déployer dans les eaux territoriales caskares, presque autant que ce que la marine caéturienne peut aligner (mais à peine un tiers des forces militaires totales des Etats-membres de la CND). Au regard de ces chiffres - qui n'ont pas été officiellement communiqués - d'aucuns affirmeront que la CND frappe fort pour compenser son inaction passer ; d'autres rétorqueront que l'organisation a volontairement laissé l'ogre corporatiste s'enraciner sur l'île pour mieux le prendre au piège.

Quoi qu'il en soit, le Caeturia se retrouve aujourd'hui au pied du mur. Si il s'oppose à la prise de contrôle de l'espace aérien et des eaux caskares par les Etats dytoliens, le vernis humanitaire qu'il s'est efforcé de poser sur son déploiement militaire en Cérulée volera en éclats. En revanche, si il accepte cet état de fait, il prend le risque de perdre sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires, tout en abandonnant ses prétentions militaro-économiques en Cérulée. Nul doute que cette option est difficilement envisageable pour les oligarques caéturiens, peu habitués à ce qu'on leur résiste. Pour autant, seraient-ils prêts à se lancer dans une guerre à grande échelle pour une île qui ne les intéressait guère quelques mois auparavant ? La réponse caéturienne est très attendue par les chancelleries dytoliennes. Dans tous les cas, plus personne n'est dupe des agissements corporatistes en Cérulée : si le Caeturia a "ouvert" la main au peuple caskar, c'est pour mieux la refermer sur la Dytolie.
Alexei

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21 septembre 2040

Romulus Beașelescu au Caskar : témoignage

[img]https://img.huffingtonpost.com/asset/5c939c6e220000c5001c6bc3.jpeg?ops=scalefit_630_noupscale[/img]

Notre reporter et éditorialiste a bravé le danger pour nous livrer sa vision de la guerre civile[/center]
Je me dois tout d'abord de remercier les autorités militaires de la Communauté des Nations dytoliennes qui m'ont permis de me rendre au Caskar. Cette île, engloutie par la misère et la désolation il y a presque un an est aujourd'hui le théâtre d'une guerre civile violente et sans merci, livrée par des factions aux chefs souvent impitoyables et des soldats - ou simplement miliciens - implacables. Cette image, peu enviable, est celle qui nous apparaît immédiatement lorsque l'on entend le mot "Caskar". Elle apparaît quotidiennement sur internet et dans nos petits écrans. Mais, en réalité, que savons-nous réellement de la situation sur cette île céruléenne - autrefois grande puissance économique et technologique ? Si Caeturian World TV nous donne régulièrement son point-de-vue sur la question, aucun de ses journalistes n'est visible sur le terrain pour autant. La raison d'être d'un journaliste est pourtant d'informer, sans se soucier de faire plaisir ou non au gouvernement de son pays. C'est pour cette raison que j'ai décidé de m'envoler pour Sipar, afin de voir de mes propres yeux ce qu'il se passe vraiment à l'intérieur de l'ex-principat.

Mon périple débute à la fin du mois d'août, où je me suis envolé d'Albarea pour me poser sur le tarmac de l'aérodrome militaire construit dans la zone contrôlée par les troupes de la CND, près de Sipar. De là, j'ai pu observer le quotidien de ces défenseurs de la paix - venant de six pays différents - dont la mission est avant toute chose de venir en aide à la population et de protéger les convois humanitaires en provenance de Dytolie. Beaucoup ont vu ce déploiement comme une démonstration de force, mais peu en ont identifié les causes. Pourvu d'une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=998&t=13872&p=359368#p359368]imposante armée[/url] avant le ras-de-marée, le Caskar est aujourd'hui un véritable arsenal à ciel ouvert, et la densité de sa population par rapport à son territoire fait que le moindre canon qui tombe entre de mauvaises mains peut faire des ravages. Même si les combats n'ont - pour le moment ? - pas atteint le territoire contrôlé par l'Instance de Sipar, le risque que des attentats soient commis demeure bien réel. Mais en dehors de leur mission de maintien de la paix, les soldats dytoliens prennent une part active à la distribution de l'aide humanitaire et à la reconstruction du pays. Je ne compte plus les fois où j'ai vu un Slézan ou un Ennissois servir la soupe à des malheureux ; ou encore le nombre de Jernlanders et Santognais qui posent leurs armes pour déblayer des gravats et poser des tentes.

Un engagement direct, et altruiste, qui est pourtant totalement passé sous silence par les médias caéturiens et Caeturian World TV en tête. Cette chaîne, contrôlée directement par le pouvoir corporatiste, manque manifestement de journalistes sur le terrain - en deux semaines, je n'en ai jamais vu - et fait ainsi preuve d'une malhonnêteté journalistique révoltante en relayant des informations non-vérifiées, émanant la plupart du temps de l'armée corporatiste elle-même. Cette même armée se comporte plus en corps expéditionnaire qu'en véritable ami de la population. Si les forces de la CND ont un rôle actif d'aide à la population et de maintien de la paix, celles du Caeturia font tout pour troubler cette même paix en prenant directement part aux combats ; fauchant la population civile et les dernières maisons intactes de ses balles et de ses bombes. Caeturian World TV, toujours dans sa démarche de désinformation, omet systématiquement de relayer le triste bilan de ces envahisseurs, s'offrant carrément le luxe de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1211&p=359130#p359130]monter des fausses accusations de toutes pièces[/url]. Il est par ailleurs frappant de voir la différence de climat entre les zones contrôlées par la CND et le Caeturia : si la première vient directement en aide à la population civile, la seconde se comporte comme une véritable force d'occupation...

A mon grand regret, je n'ai pas été autorisé à quitter le territoire siparésite et à me rendre de l'autre côté du no man's land, dans la zone contrôlée par la faction des "Sakinistes". Les opérations lancées par le Caeturia contre ces derniers ont rendu la zone beaucoup trop instable pour qu'on y puisse assurer ma sécurité. Toutefois, j'ai pu communiquer avec certaines personnes (dont je tairai nom) près de la ligne de front. Celles-ci sont unanimes : le conflit n'est - malheureusement - pas près de s'arrêter. Car même si les divers camps qui s'affrontent sont irréconciliables, le Caeturia (mais aussi l'Internationale communiste) remettent sans cesse de l'huile sur le feu, lançant unilatéralement des opérations de grande ampleur sans prendre la peine d'ouvrir un soupçon de dialogue, ni de se préoccuper du sort des populations civiles. Accuser la CND d'"impérialisme" ou de "manquer de subtilité" est tout simplement grotesque, dans la mesure où celle-ci n'a jamais tiré le moindre coup de feu au Caskar. Ce qui n'est pas le cas du Caeturia qui, en plus de revêtir le rôle de "pompier-pyromane", fait un usage démesuré de la force, usant d'une presse aux ordres pour travestir la vérité sans vergogne. Le Caeturia est loin d'être une démocratie ; il en est même l'antithèse. Ses ambitions impériales et le narcissisme des oligarques gouvernant ce monstre d'arrogance représentent un danger gravissime pour nos démocraties. Et si nous ne réagissons pas assez vite, celles-ci pourraient devenir les Caskar de demain...
Alexei

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26 septembrie 2040

L'armée accusée de crimes de guerre en Dobrogévie

[img]https://media.radiochisinau.md/image/201910/640x360/a8af566e9a271eaaf473867bdb6f1247.jpg[/img]

Malgré les croyances communément admises, seuls de petits détachements "spéciaux" ont servi en Dobrogévie[/center]
Créé à la fin de l'année 2039, le collectif "Justiție pentru Dobrogeva" (Justice pour la Dobrogévie) a jeté un pavé dans la mare, hier, en affirmant que l'armée valdaque avait commis "de véritables exactions, ainsi que de véritables crimes de guerre à l'encontre de la population civile de Dobrogévie". Des accusations, "vérifiables" selon l'association, qui n'ont pas manqué de faire tâche d'huile à l'approche des élections législatives, prévues pour novembre 2041. Réalisée de février à juillet 2039, l'"opération de contre-insurrection en Dobrogévie", d'après sa dénomination officielle, n'a jamais fait l'objet de critiques au sein de la population, qui partageait l'inquiétude du gouvernement de voir le voïvodat (région) le plus industrialisé du pays prendre son indépendance. A l'inverse, suite au succès de l'intervention de l'armée, une véritable omertà s'était installée sur les scènes politique et médiatique : très peu d'informations relatives à ce que certains médias étrangers appellent "guerre de Dobrogévie" n'ont filtré, qu'il s'agisse des effectifs déployés ou des pertes précises au sein des deux camps.

Aujourd'hui, Justiție pentru Dobrogeva a entendu briser cette "loi du silence" et poursuivre les responsables militaires ayant dirigé l'opération de contre-insurrection. Ces derniers, toujours d'après le collectif, auraient fait un usage "immodéré" de la force et donné des ordres mettant directement en danger des milliers de vies civiles. Dans le viseur du collectif, l'emploi massif de l'arme aérienne (hélicoptères et avions de combat) ainsi que de canons d'artillerie, particulièrement dans des théâtres urbains tels que Traianopol ou Iașov. Des vidéos, ainsi que des clichés et témoignages, ont été par la suite diffusés sur les réseaux sociaux - sous l'impulsion de l'association - attestant de l'utilisation de moyens "extrêmement lourds" par l'armée nationale. Selon des estimations non-officielles, plus de 10 000 civils dobrogèves auraient péri ou été blessés directement par l'action de cette dernière. Un chiffre que le ministère de la Défense nationale s'est empressé de contester.

"Les opérations menées par l'armée en Dobrogévie ont été exécutées avec la plus grande précision et la plus grande précaution possibles", a rétorqué le ministre Liviu Tepordei. Pour lui, les accusation du collectif sont "hautement diffamantes" et les estimations délivrées par celles-ci "manquent cruellement d'objectivité". Le ministre de la Défense nationale a également rappelé que les effectifs déployés en Dobrogévie étaient loin d'être "massifs" et étaient majoritairement composés de "soldats d'élite, spécialement formés aux situations de contre-insurrection et de guérilla". Officiellement, le gouvernement a présenté un bilan de 198 soldats tués et 326 blessés, contre plus de 8 000 séparatistes dobrogèves mis hors de combat. Quant aux victimes civiles "collatérales", celles-ci s'élèveraient à moins de 2 000 personnes. Radu Luca, ayant succédé à Mariana Câmpeanu-Szabo au poste de premier-ministre trois mois après la fin des opérations militaires en Dobrogévie, est monté au créneau pour défendre Liviu Tepordei, ajoutant que ces chiffres avaient été "approuvés" par des observateurs de la CND.

Des explications qui n'ont pas suffi à calmer la polémique, dont l'opposition n'a pas manqué de s'emparer. Le parti socialiste, suivi de près par le Parti communiste d'Unité prolétarienne, a apporté son soutien au collectif Justiție pentru Dobrogeva tout en dénonçant le "flou" entretenu par l'armée sur ses opérations - sans pour autant remettre en cause la justesse de ces dernières. Octavian Dita, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=359139#p359139]lui aussi sous le feu des critiques[/url] ces dernières semaines, n'a pas manqué de surfer sur l'affaire, critiquant un "manque de transparence digne des royalistes ou des communistes". C'est donc un nouveau coup qui est porté à Petru Ursachi et au PNL qui, paradoxalement, pourraient bien se voir "piégés" par la Dobrogévie. Le collectif Justiție pentru Dobrogeva, quant à lui, a indiqué qu'il n'hésiterait pas à porter l'affaire devant la Cour suprême de Justice (plus haute juridiction du pays) pour faire reconnaître le préjudice subi par les civils dobrogèves.
Alexei

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26 octombrie 2040

L'OTC : pas vraiment neutre et pas vraiment céruléenne ?

[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/60/Seine_Pont_Royal_Louvre_Paris.jpg/700px-Seine_Pont_Royal_Louvre_Paris.jpg[/img]

C'est à La Trinité (Aurora) que l'Organisation du Traité de Cérulée a été fondée[/center]
Il y a peu, le Royaume de Flavie officialisait la création d'une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1344&p=359822#p359822]nouvelle organisation[/url] par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Josepha Devignes. L'Organisation du Traité de Cérulée (OTC) qui, d'après les mots de la diplomate elle-même, constitue une "organisation internationale à but coopératif centrée autour de la Cérulée". Cette définition est précisée dans les statuts de l'organisation qui entend "défendre la paix, la coopération et le développement économique, culturelle, politique et sociétale pour promouvoir le multilatéralisme et la résolution pacifique des conflits du monde par la diplomatie". Contradiction ou ambition de ses trois membres fondateurs (Aurora, Flavie et Lôre) de prendre une plus grande place sur la scène internationale ? Car malgré les promesses de neutralité, vis-à-vis de la CND, martelées par Josepha Devignes, et le caractère à la fois céruléen et universel que souhaite s'octroyer l'organisation, celle-ci n'est, dans les faits, ni neutre, ni céruléenne, et encore moins universelle.

Pour démontrer l'absence de neutralité réelle de l'Organisation du Traité de Cérulée, nous n'avons pas besoin de répondre directement au discours de Josepha Devignes - les faits suffisent amplement. Le Royaume de Flavie, qui se vante de faire "l'équilibriste" entre la CND et les anti-CND (dont la raison d'être reste aujourd'hui toujours aussi obscure), penche plus d'un côté que de l'autre. La République d'Aurora, dirigée par une junte militaire depuis près d'un an et qui constitue sans doute l'adversaire le plus féroce de la Communauté des Nations dytoliennes, a eu le privilège d'accueillir les pourparlers précédant la création de l'organisation. Et même si les institutions de l'OTC sont hébergées par la Flavie, le symbole est fort : l'Aurora, dont le régime est terriblement liberticide et profondément anti-démocratique a vu la naissance, sur son sol, d'une organisation prônant la coopération et la diplomatie - alors même que ces deux mots sont totalement absents du vocabulaire des généraux de La Trinité, qui ne cessent de provoquer et d'insulter quasi-quotidiennement la majorité des nations de Dytolie. Cette première maladresse (si c'en est une) envoie un signal déplorable aux pays membres de la CND, ainsi qu'aux défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme.

La seconde maladresse - et la plus grave - est d'avoir convié la République fédérative de Lôre à la création de l'Organisation du Traité de Cérulée. Est-il nécessaire de rappeler que cet Etat militariste et allié des communistes gandhariens est tout sauf situé sur le pourtour céruléen ? Comment le Royaume de Flavie peut-il prétendre créer une "organisation céruléenne" alors qu'un tiers de ses membres ne fait même pas partie de l'espace céruléen ? Il aurait été de meilleur goût d'inviter la République de Santogne, la République de Valdaquie, l'Empire d'Archavêne, voire même l'Ölan ou le Royaume de Kars à La Trinité. Car en plus de n'avoir aucun lien avec la Cérulée, la République fédérative de Lôre est, elle aussi, opposée à la CND (pour des raisons totalement inconnues) et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1390&t=18229&p=359122#p359122]extrêmement interventionniste[/url], comme l'illustrent les plaidoyers récurrents en faveur d'une intervention conjointe avec le Caeturia au Caskar. Cette invitation, absolument incompréhensible, va sans nul doute être perçue comme une provocation par Hoxa, en plus de faire passer l'OTC pour un cheval de Troie caéturien (qui sautera probablement sur cette nouvelle occasion de s'ingérer en Cérulée) et d'entacher sérieusement la réputation de la Flavie et de Josepha Devignes.

Pour résumer, l'Organisation du Traité de Cérulée, qui se veut neutre, universaliste et pacifique rassemble : une dictature militaire névrotique et liberticide - hostile à la moitié des pays de Dytolie - et une république ultra-interventionniste, voire impérialiste, proche alliée des oligarques caéturiens et des communistes fanatiques de Janubie - et qui n'est même pas céruléenne. Comment croire une seule seconde au pacifisme affiché de l'OTC lorsque la majorité de ses membres fondateurs ne croient qu'en la coercition et sont fermement opposés à tout dialogue avec la CND ? Pourquoi avoir invité seulement ces deux pays (peu fréquentables) alors même que le pourtour céruléen est partagé par un total de treize pays ? Les promesses de Josepha Devignes n'y changeront rien : à trop vouloir jouer à l'équilibriste, elle a oublié que la réputation de son pays sur la scène internationale (et probablement sa carrière) ne tient qu'à un fil. Car, soit la ministre ment et cache délibérément les ambitions réelles de l'organisation ; soit elle a commis des erreurs d'appréciation aussi honteuses que lourdes de conséquences. Dans les deux cas, l'Organisation du Traité de Cérulée ne représente qu'elle-même et est très certainement vouée à l'échec tant sa neutralité, sa respectabilité et même son caractère céruléen sont inexistants.

[right]Mircea Istrati[/right]
Alexei

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13 noiembrie 2040

L'armée visée par une commission d'enquête parlementaire

[img]https://www.ziuaconstanta.ro/images/stories/2016/12/21/loredana/crin-antonescu-evz-ro.jpg[/img]

Le député socialiste Anton Mazare a été chargé de présider ladite commission[/center]
Coup de théâtre un peu plus d'un mois après les accusations formulées par le collectif Justiție pentru Dobrogeva (Justice pour la Dobrogévie) à l'encontre des forces armées : hier, avec une majorité de 210 voix contre 133, les députés ont autorisé la création d'une commission d'enquête chargée de déterminer si oui ou non des crimes de guerre avaient été commis en Dobrogévie - une première dans l'histoire valdaque. Et cette mesure émane, sans surprise, du Parti communiste d'Unité prolétarienne. Revigoré par son changement de direction, la deuxième formation politique du pays s'est décidée à attaquer frontalement le gouvernement, qui a même été lâché par ses alliés libéraux-démocrates. Un nouveau camouflet pour Petru Ursachi qui, après être remonté dans les sondages, risque d'être bien embarrassé à l'approche des élections législatives de 2041, si les faits évoqués venaient à être confirmés.

Prévue par l'article 61-4 de la Constitution, la création d'une commission d'enquête parlementaire ouvre la possibilité à un ou plusieurs députés ou sénateurs de mener des auditions et des investigations dans le pays comme à l'étranger, à la condition que la motion remplisse certaines conditions de recevabilité (comme l'absence de condamnation judiciaire passée pour le même fait, par exemple). C'est la première fois en trois ans que la constitution d'une telle commission est validée par le Palatul Parlamentului. Pour convaincre ses collègues, Sergiu Prepeliuc, le député communiste à l'origine du texte, s'est basé sur l'actualité intérieure récente ainsi que sur un sondage neutre émanant d'un organisme international, révélant que plus de la moitié des ouvriers syndicalisés dobrogèves considère que l'armée s'est rendue coupable d'exaction dans le voïvodat du nord-est. Plus encore, la publication de vidéos, photographies et témoignages sur internet semble aller dans le sens de Justiție pentru Dobrogeva, engagé dans une procédure judiciaire longue et coûteuse.

La porte-parole de l'association, Elena Ciobanu, a fait part de son "soulagement" et de sa "détermination à ce que la vérité puisse éclater". Celle-ci devra toutefois s'armer de patience puisque la commission d'enquête parlementaire dispose d'un délai de douze mois pour mener ses investigations et rendre ses conclusions, d'autant que certaines photos et vidéos apparemment "compromettantes" mises sur la toile ont été retirées ou déclarées fausses. Face à cette situation, Liviu Tepordei, ministre de la Défense nationale, a salué le travail à venir des parlementaires (issus de tous les partis) composant la commission, tout en appelant les médias et l'opinion publique à "ne pas rendre de conclusions trop hâtives". Une réaction modérée que n'a pas partagée Dumitru Stelescu, chef du controversé Mouvement légionnaire (extrême-droite), qui a dénoncé une "manipulation étrangère" visant à "affaiblir l'armée nationale". Sa taille (la troisième au monde) et son rôle seraient déjà mal vus par 56% des citoyens, toujours selon un sondage international.

La présidence de la commission d'enquête a été confiée à Anton Mazare, député socialiste de Mihailopol (Munténie), par les 28 parlementaires membres de celle-ci. Jugé plus "neutre" et "expérimenté" que Sergiu Prepeliuc, figure de longue date du Parti communiste d'Unité prolétarienne, Anton Mazare sera chargé d'orienter les investigations et de mener les auditions. En ligne de mire : le ministre de la Défense, Liviu Tepordei ; ou encore le général Mircea Cioflină, chef de l'état-major général des forces armées valdaques. Le député socialiste a par ailleurs tenu à rappeler son objectivité, et son absence de toute "idée reçue" par rapport aux faits reprochés à l'armée. "Notre pays vit un moment de démocratie historique [...] si crimes il y a eu, ils seront révélés [...] et si coupables il y a, ils seront condamnés", a-t-il ajouté avec détermination devant les caméras.
Alexei

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24 decembrie 2040

Caskar : le Caeturia grand perdant ?

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Dix mois d'intervention en Cérulée pour... rien ?[/center]
Le 10 février 2039, des journalistes de la chaîne Caeturian World TV estimaient que les acquis de la Valdaquie étaient faibles, tant au niveau national qu'international, et que notre pays avait encore "tout à prouver". Quelques mois plus tard, en décembre, les premiers soldats caéturiens posaient le pied sur le sol caskar, déjà ruiné par un raz-de-marée dévastateur, qui s'apprêtait à devenir le théâtre d'une guerre sans merci - dont certains ne reviendraient pas. A ce moment-là, le Conglomérat paraissait au fait de sa puissance : bonne santé économique, puissance militaire, diplomatie audacieuse, influence médiatique (toujours via Caeturian World TV). Les Olgariens semblaient avoir toutes les cartes en main pour pacifier l'île, ce qui constituait leur objectif officiel, et s'implanter durablement en Cérulée, de manière moins avouée. Pourtant, un peu plus d'un an après le lancement de l'opération "Opened Hand", le bilan du Caeturia au Caskar s'avère plus que mitigé. Si l'Etat corporatiste continue de faire bonne figure suite à la conférence de Twanaskis, qui s'est tenue en octobre, et peut revendiquer plusieurs succès tactiques, il est indubitable que son retrait du Caskar constitue une lourde défaite stratégique - qui porte un coup rude à sa crédibilité à l'intérieur comme à l'extérieur de ses frontières.

Tout commence le 13 avril dernier, lorsque les autorités caéturiennes revendiquent l'opération ayant conduit à la mort d'Asha Lota, ancienne premier-ministre de la République du Gandhari. Qualifiée de "criminelle de guerre" par les officiels olgariens, la cheffe communiste janubienne - connue pour avoir avoir tenté de venir en aide aux communistes vascons quelques mois plus tôt - s'était résolue à porter la révolution au Caskar à l'aide de 10 000 miliciens aguerris, servant encore aujourd'hui aux côtés des "Plébéiens". La jeune femme n'aura jamais l'occasion de voir ce dessein se réaliser, puisqu'elle sera assassinée par des drones "kamikazes" caéturiens peu de temps après son arrivée. Célébrée comme une immense victoire par les politiciens et médias caéturiens, cette opération était néanmoins symbolique, dépourvue d'intérêt militaire réel. Car outre le fait de n'avoir eu aucun impact sur la détermination des milices plébéiennes à combattre, l'assassinat d'Asha Lota a considérablement dégradé les relations caeturo-westréennes - isolant d'autant plus le Conglomérat sur son propre continent.

Suite à cela, de nombreux renforts militaires ont été envoyés au Caskar pour lutter contre les Plébéiens. Pressentant une intervention de l'Internationale communiste, qui peut s'appuyer sur une véritable petite armée, le Conglomérat a également déployé une partie de sa flotte au large de l'île. Les craintes des stratèges caéturiens s'avéreront fondées lorsque, le 27 mai 2040, une flotte de l'Internationale communiste débarquera avec succès des troupes au Caskar, après avoir usé d'un subterfuge pour dérouter l'une des deux escadres olgariennes. Ces derniers n'ont toutefois pas dit leur dernier mot, et ont pu prendre leur revanche sur les communistes quelques mois plus tard en coulant leurs navires, au prix de la vie d'un millier de marins ainsi que d'une dizaine de navires et d'avions toutefois. Des pertes humaines lourdes et inutiles, qui ne seront jamais regrettées par les officiels caéturiens - ceux-ci n'ont, de toute manière, aucun compte à rendre devant leur peuple. La mise en place d'un blocus aérien et maritime (opérations Sea Shield et Sky Shield) par les forces de la CND, peu après, achèvera d'exposer les limites de l'intervention olgarienne : coupées de tout ravitaillement autre qu'alimentaire, "lâchées" par leurs dirigeants (aucun officiel caéturien ne prendra la parole contre l'initiative dytolienne), les troupes corporatistes se sont retrouvées immobilisées plusieurs semaines, perdant carrément la gestion de l'aide alimentaire internationale, désormais contrôlée et surveillée par la CND. La conférence de Twanaskis, à laquelle le Caeturia n'a pas été invité, marquera la défaite (ou la délivrance ?) finale des Olgariens en Cérulée, réduisant ces derniers à plier bagage sans avoir leur mot à dire.

Le Caeturia est-il totalement reparti bredouille du Caskar ? Absolument, et, pire encore, il y a même laissé des plumes. Si ses pertes matérielles sont aisément remplaçables, le sacrifice (inutile) de plus de mille de ses ressortissants ne sera certainement pas oublié par ses citoyens et ses militaires. De même, les Westréens savent désormais à quoi s'en tenir. Si ceux-ci jouissaient jusque-là de relations de bon voisinage avec l'Etat corporatiste, ils ne sont plus dupes sur la véritable nature de ce dernier : peu fiable et prêt à tout pour faire triompher ses intérêts. Le Caskar a permis de lever le voile sur le véritable visage du Conglomérat du Caeturia, qui est très loin d'être celui dépeint en permanence par Caeturian World TV - l'un des médias [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1212&p=360241#p360241]le moins objectif et libre[/url] au monde. Car si les corporatistes veulent se faire passer pour les "champions" de la démocratie et de la liberté, force est de constater qu'ils ne valent pas mieux que les communistes. Les chancelleries du monde entier l'ont très bien compris et le Caeturia n'a jamais été aussi isolé diplomatiquement, ne possédant comme véritable partenaires que l'Aurora (elle-même très isolée) ou le Karmalistan.

Au final, le Caeturia apparaît plus comme un pantin désarticulé qu'un super héros. Prisonnier des velléités hégémoniques de ses dirigeants, le Conglomérat vient à peine de sortir de son œuf qu'il veut déjà se faire plus gros que le bœuf. Si il est indéniable qu'il a à sa disposition un véritable pré carré en Olgarie et en Dorimarie (annexion du Nuevo-Rio et implantation en Uassan), sa place est de plus en plus contestée au sein même de cette zone d'influence. L'irrédentiste Txile et le rancunier Westrait (floué par le Caeturia) pourraient bien pousser les corporatistes à revoir leurs ambitions à la baisse, encore une fois. Car puissances militaire et économique ne font pas tout, d'autant plus à l'heure où ce sont des blocs régionaux qui maintiennent la stabilité des principaux continents. En réalité, le Caskar n'était qu'un avertissement : si le Caeturia poursuit sur la voie de l'unilatéralisme et de l'arrogance, sa chute pourrait bien être aussi fulgurante que son ascension. Car si tout va toujours parfaitement bien dans le meilleur des mondes pour la "presse" corporatiste, les acquis du Caeturia n'ont jamais été aussi dérisoires et il est clair que le Conglomérat a encore beaucoup à prouver.
Alexei

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29 decembrie 2040

Le gouvernement souhaite installer quinze millions de nouvelles caméras dans les villes

[img]https://securitysurveillanceweb.files.wordpress.com/2017/08/city-surveillance-cameras-e1502176946574.png?w=730[/img]

Volonté de lutter contre la délinquance ou dérive autoritaire ?[/center]
C'est à l'occasion d'une conférence de presse que Marius-Constantin Bădălău, ministre de l'Intérieur national libéral, a exprimé sa volonté de prendre des mesures "fortes" pour lutter contre la délinquance et l'insécurité qui touchent certaines villes du pays, dans le courant 2041. "Ces derniers mois, une recrudescence de la délinquance a été observée", constate le ministre, "celle-ci est polymorphe est touche la plupart des grandes villes du pays", a-t-il poursuivi. En effet, les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur pour l'année 2040 sont sans équivoque : au cours de cette année, les agressions, les vols et les attaques de distributeurs de billets ont doublé, conséquence du développement économique de notre pays. Mais le principal fléau auquel la police a à faire face est sans conteste le pickpocketing. Touchant principalement les touristes étrangers, qui constituent des proies faciles, ce phénomène connaît une hausse importante à Albarea, Cernavoda, Târgu Iulia ou encore Craiova. Selon une étude sociologique, le pickpocketing est très souvent le fait d'adolescents - voire d'enfants - issus des minorités ethniques, résidant dans des quartiers défavorisés. En septembre dernier, au terme de la saison touristique, presque 30 000 plaintes avaient été déposées par des touristes étrangers victimes de pickpockets.

"C'est une pratique extrêmement dure à enrayer, dans la mesure où les auteurs sont très difficilement repérables", explique le professeur Flavian Chivu, spécialiste de la petite délinquance. Et pour cause, avantagés par leur petite taille, les jeunes adolescents qui commettent ces actes ont moins de mal à disparaître dans la nature, rendant toute enquête quasi-impossible. "La plupart du temps, ils se contentent de prendre les portefeuilles et les téléphones de leurs victimes pour les donner à des adultes qui chapeautent de véritables petits réseaux", a indiqué Flavian Chivu. Si le pickpocketing reste encore peu répandu à l'échelle nationale, son développement exponentiel pourrait nuire à la politique touristique promue par le gouvernement depuis 2038, en décourageant certains visiteurs de se rendre en Valdaquie. Des visiteurs assez aisés, qui viennent surtout d'Ennis, de Santogne, de Kars ou des Îles Lorthon. Même si des mesures ont déjà été prises par la police, qui a publié en 2039 une carte des lieux les plus soumis au pickpocketing (au sein desquels figurent les gares, les grandes places et les plages de Targutie), ou par les compagnies de transport qui appellent désormais leurs usagers à la prudence dans les trams, bus et métros, le phénomène continue à prendre de l'ampleur.

C'est ainsi que Marius-Constantin Bădălău a indiqué au journaliste qu'un projet de loi était en préparation pour endiguer la délinquance, un texte dont la principale mesure sera l'installation de pas moins de quinze millions de caméras de surveillance dernier cri dans l'espace public. Celles-ci viendront remplacer les caméras actuellement en utilisation (souvent vétustes voire hors service) et couvriront de nouvelles zones, comme les centre-villes historiques et les lieux très fréquentés en général. Une mesure qui a d'ores-et-déjà été saluée par les principaux syndicats de police, dont les membres devraient voir leur travail facilité par la constitution d'un réseau de surveillance de l'espace public moderne. Outre la petite délinquance, ce sont les auteurs d'infractions plus graves qui pourraient pâtir de l'installation de ces caméras, des caméras qui avaient fait défaut aux enquêteurs lorsque le juge Constantin Carp avait été [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=356897#p356897]enlevé en plein jour et en pleine rue[/url] en mars dernier, avant d'être retrouvé mort quelques jours plus tard.

Mais déjà, certaines voix viennent s'élever contre le projet de loi du ministre, dont l'entièreté du contenu n'a pas encore été dévoilée. Un texte qui fait suite à la la loi "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=349133#p349133]Défense et sécurité intérieure[/url]" proposée par sa prédécesseure, Raluca Udrea, en août 2038. Une loi qui conférait de plus grands pouvoirs aux services de sécurité contre les menaces intérieures et extérieures, et déjà considéré comme "liberticide" par certains. Octavian Dita, affaibli après un récent scandale relatif à sa vie privée, a condamné une "volonté sous-jacente du gouvernement, et des services secrets, de fliquer les citoyens valdaques". D'autres, au sein de l'Union des libéraux et démocrates notamment, voient l'installation de quinze millions de caméras de surveillance comme étant "disproportionnée" et "extrêmement coûteuse". Du côté des communistes, on critique un mimétisme du Jernland ou du Royaume de Kars, dont les forces de sécurité ont déjà massivement investi dans la surveillance publique. Pas sûr que ces arguments soient suffisants pour des députés toujours acquis à la cause du Parti national libéral, néanmoins. Ces derniers découvriront, et voteront, l'ensemble du projet de loi de Marius-Constantin Bădălău après les fêtes, courant janvier 2041.
Alexei

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06 ianuarie 2040

La commission d'enquête a débuté ses auditions

[img]https://radudobritoiu.ro/wp-content/uploads/2018/12/General-Nicolae-Ciuca.jpg[/img]

C'est le général Cioflină (chef de l'Etat-major général) qui a ouvert le bal[/center]
Les fêtes de fin d'année n'auront pas eu raison de la détermination de la Commission d'enquête parlementaire pour la Dobrogévie, constituée le 12 novembre dernier. Présidé par le débuté socialiste Anton Mazare, le groupe de parlementaires a rapidement commencé ses investigations, s'attelant tout d'abord à examiner la recevabilité des diverses preuves matérielles portées à sa connaissance. Enregistrements audios, vidéos et photographies (le plus souvent amateures) ont ainsi été passés au peigne fin, avec l'aide d'experts convoqués pour l'occasion. Si Anton Mazare n'a, pour l'heure, souhaité effectuer aucun commentaire, des sources (anonymes) proches du dossier affirment que des "éléments incriminant potentiellement l'armée" en seraient déjà ressortis. Des éléments qui ont en tout cas permis à la commission d'enquête d'avancer ses auditions au 4 janvier dernier, soit deux semaines avant la date prévue.

Et les parlementaires ont entendu frapper fort. Le général Mircea Cioflină, chef de l'Etat-major général (soit le numéro deux de l'armée derrière le président Ursachi, comme le veut la Constitution), a été le premier à être entendu. Une entrevue, qui s'est déroulée au Palatul Parlamentului, très médiatisée et qui s'est déroulée dans une ambiance glaciale. Après avoir prêté serment sur la Bible, comme le veut l'usage, Mircea Cioflină a nié en bloc l'ensemble des accusations de crimes de guerre pesant sur le corps militaire. Poussé dans ses retranchements par des questions incisives, posées par un Anton Mazare intransigeant, le général de 48 ans a finalement perdu son sang froid : "j'ai suivi de très près les investigations de la police militaire, et j'ai veillé personnellement à ce que tout soldat, ou officier, ayant outrepassé ses fonctions en Dobrogévie ait été puni le plus sévèrement et justement possible. J'ai consacré ma vie à servir mon pays et à protéger des politocards comme vous [...] qui défendez les communistes et volez vos concitoyens". Un dérapage malvenu, qui a débouché sur une suspension temporaire de l'audition.

"Bien que j'éprouve un profond respect pour nos forces armées, monsieur Cioflină reste un citoyen comme les autres. Il ne possède pas le droit d'obstruer le cours de la justice, ni de se montrer grossier envers un élu de la République", s'est contenté de commenter Anton Mazare, sèchement, avant la reprise de la séance, vingt minutes plus tard. Celle-ci, bien que plus calme et courtoise, sera toutefois vécue comme une "déception" par la commission d'enquête parlementaire, qui s'est heurtée à un mur. Ses membres ne perdent toutefois pas espoir, et ont annoncé qu'ils entendraient plusieurs autres officiers supérieurs de l'armée, directement impliqués dans l'opération de contre-insurrection en Dobrogévie, dans les jours à venir. Échaudé par sa confrontation avec le général Cioflină, Anton Mazare s'est cette fois-ci permis de révéler des informations à la presse : "grâce à une source dont je tairai le nom, nous avons pu obtenir certains documents particulièrement compromettants".

Une déclaration qui a fait grand bruit, y compris au sein de la commission d'enquête. Si le ton triomphaliste de son président n'est pas passé pour les députés nationaux-libéraux qui en sont membres, ces derniers ont également affirmé ne pas avoir eu connaissance des documents en question jusqu'à ce jour. "Je comprends que monsieur Mazare souhaite garder certains éléments loin des yeux du public, mais s'il le fait aussi vis-à-vis de ses propres collègues, je crains que tout notre travail ne serve à rien", a déploré Silviu Voinescu, député PNL. En effet, si il était avéré qu'Anton Mazare cachait volontairement des éléments à certains de ses collègues, la commission d'enquête pourrait être dissoute pour vice de procédure. Le principal intéressé a toutefois présenté ses excuses à ses coreligionnaires sur les réseaux sociaux, affirmant que "sa" source ne s'était manifesté que "très récemment". A quelques mois des élections législatives, les conclusions de la commission d'enquête parlementaires sont très attendues, et pèseront certainement très lourd dans la balance.
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