[center]LETTRES & MISSIVES POLITIQUES
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De : Youri Jansman
A : Confrérie des Fils d’Adam
Date : 16 décembre 2040
Sujet : Une affaire de costume
[quote="Lettre du Président"]
Mesdames et messieurs,
Il m’est parvenu la nouvelle que certains membres du futur gouvernement national désirent afficher publiquement leur appartenance à la Confrérie en portant leurs uniformes. Ce sentiment est légitime, mais je me permets de vous rappeler que les combats de la Guerre civile contre le Front Révolutionnaire communiste et le Front national-socialiste se sont terminés il y a à peine six heures.
Nous sommes entrés en possession de tout le pays, mais ne nous leurrons pas, notre mainmise est plus virtuelle qu’effective. Dévasté, notre pays n’a quasiment plus d’infrastructures opérationnelles. Nous ne gouvernons qu’en apparence. C’est uniquement la peur de nos mitraillettes qui maintient en cet instant l’ordre. La tâche de transformer notre victoire militaire en un contrôle politique durable est des plus délicats et demande donc de montrer du bon sens politique.
Cela demande des sacrifices sur court terme afin d’obtenir un pouvoir durable. Certains critiquent ma décision d’accepter que la Banque mondiale mette en vente les gisements de notre nation. Cela peut vous sembler incompréhensible, mais est un acte dument réfléchi.
Les plateformes d’hydrocarbures et les mines ont été détruites. Leur exploitation est donc impossible avant de procéder à des investissements pour lesquels nous n’avons pas les fonds. Il est donc sensé d’accorder à des entreprises étrangères le droit de reconstruire à leurs frais nos infrastructures. Ne vous trompez pas. Nous nous sommes conservé un atout majeur, à savoir une liberté complète de taxer le bénéfice issu de cette activité. Les plus perspicaces parmi vous auront d’or et déjà compris que cela signifie que nous aurons les moyens de mettre la main sur une partie des bénéfices une fois tout reconstruit. Bien évidemment, cela doit être fait avec raison, car nous avons besoin de soigner nos futurs partenaires.
Vous voyez donc que mes actions ne sont pas faites sur base de caprices. C’est pourquoi je veux revenir à la question des uniformes. Nous devons en prenant le pouvoir nous assurer de donner l’illusion de légitimité.
Le dernier président démocratiquement élu est mort il y a deux mois avec une balle dans le crâne dans une petite ruelle de Houndstad. S’il est mort en chien, il avait en lui cette aura de légitimité que nous ne saurons jamais acquérir pour nous-même. Toutefois, nous pouvons en donner l’illusion. C’est pourquoi nous devons nous comporter comme des démocrates, et encore plus fortement, car nous n’avons pas reçu le pouvoir, mais pris par la force. Cela demande donc de nous abstenir d’apparaitre en uniformes, car c’est uniquement en nous habillons comme des démocrates que nous pourrons inciter le peuple et les puissances étrangères à accepter l’illusion.
La démocratie est un cancer, la tyrannie d’une majorité prête à exterminer la minorité. Néanmoins, elle est passée maître dans l’art de faire croire qu’elle est une source véridique de légitimité. Elle est la nymphe de laquelle jaillit l’autorité selon les ignares de la politique. Elle modère et prescrit les esprits comme font tous les faux dieux. Il est donc bien difficile de tuer cette nymphe. L’étrangler peut que se faire avec une corde en soie.
Nous devons donc porter l’habillement des démocrates et adopter leur langage afin de mieux nous assurer que la démocratie ne revienne jamais. L’art de la politique consiste à couvrir la merde d’un saupoudrage de sucre afin de faire croire à tous que c’est de la mousse de chocolat. C’est pourquoi je vous prie d’éviter tous les uniformes. Le grand spectacle d’illusion dans lequel nous nous engageons demandera à chacun de jouer son rôle. Porter des costumes et parler des droits de l’homme. Les gens sont si désespérés qu’ils nous croiront juste pour pouvoir se consoler de la réalité.
Bien à vous,
~ Youri Jansman ~
[/quote]
[RP] Lettres et missives politiques
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Amaski
De : Youri Jansman, Président de la République
A : Stefan Bohmer, Directeur de la Sécurité Nationale (SN)
Date : 31 décembre 2040
Sujet : Sergio Delareson
[quote="Lettre du Président"]
Monsieur le Directeur,
Je voudrais vous répondre concernant le cas de Sergio Delareson. Comme vous l’avez si bien dit, sa situation est forte regrettable, car il nous a été d’une grande utilité. Grâce à lui, nous avons pu acquérir rapidement les armes nécessaires à la constitution d’une force de sécurité nationale opérationnelle. Ne nous leurrons pas, notre procédé est loin d’avoir été orthodoxe, mais fut indispensable pour la sécurité de notre pouvoir.
La question désormais est : est-ce que Sergio Delareson peut nous être encore utile ? Toute autre considération n’a pas lieu d’être. Certes, il nous fut utile, mais sa valeur n’existe que tant qu’il peut nous offrir quelque chose. Une fois devenu un poids sans utilité, il est de notre devoir de l’abandonner à son sort. Nous servons uniquement l’intérêt de l’Etat. La morale n’a pas de place dans l’exercice du pouvoir.
Il est de mon avis que Sergio Delareson n’a pas encore perdu de tout son intérêt pour notre cause. Il est donc acceptable d’envisager de lui accorder refuge chez nous. Bien évidemment, cela doit avoir lieu avec la plus grande discrétion. Nous ne devons pas attirer plus d’attention que nécessaire, car il serait peu productif de nous mettre à dos le Royaume d’Oroverdie. Même, si nous jouons bien nos cartes, nous pourrons utiliser Delareson pour nous faire gagner les bonnes grâces de ce gouvernement.
Une fois que nous avons obtenu tous ce que nous voulions de Sergio Delareson, nous pourrons le livrer aux services secrets de l’Oroverdie. Il est clair qu’ils se douteront de nos agissements, mais leurs dirigeants semblent assez raisonnables pour savoir que la diplomatie est un perpétuel jeu des dupes. Les Etats ayant, cela est bien connu, pas d’amis, mais uniquement des intérêts communs.
C’est pourquoi je vous demande d’organiser le transfert de Sergio Delareson vers le Vryheid. Mettez-le sous étroite surveillance et logez-le sur une des iles orientales. Il faut bien évidemment lui garantir un certain confort, mais si possible loin des yeux indiscrets. Nous devons garder tous les atouts possibles, surtout si nous envisageons dans les mois à venir un rapprochement avec les pays occidentaux.
Également, mettez Reggy Haijkers sous surveillance discrète. Juste quoi nous assurer qu’il ne se remplit pas les poches. Il est considéré comme très fiable par le Président du Sénat, mais je préfère que nous prenions des précautions. S’il s’en rend compte, soyez francs avec lui. Vous lui dites que vu son poste, il y a une surveillance d’office de ses activités, mais qu’elle n’a pas pour vocation de le cibler spécifiquement. S’il ne fait pas de bêtise, tout se passera bien. Cela peut que faire du bien qu’il sache qu’on le regarde sur les doigts. La dernière chose qu’on n’a besoin, c’est que le directeur de la Banque Nationale détourne des fonds. Une prise de crainte chez les hauts fonctionnaires n’a jamais fait de mal à un état.
Bien à vous,
~ Youri Jansman ~
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A : Stefan Bohmer, Directeur de la Sécurité Nationale (SN)
Date : 31 décembre 2040
Sujet : Sergio Delareson
[quote="Lettre du Président"]
Monsieur le Directeur,
Je voudrais vous répondre concernant le cas de Sergio Delareson. Comme vous l’avez si bien dit, sa situation est forte regrettable, car il nous a été d’une grande utilité. Grâce à lui, nous avons pu acquérir rapidement les armes nécessaires à la constitution d’une force de sécurité nationale opérationnelle. Ne nous leurrons pas, notre procédé est loin d’avoir été orthodoxe, mais fut indispensable pour la sécurité de notre pouvoir.
La question désormais est : est-ce que Sergio Delareson peut nous être encore utile ? Toute autre considération n’a pas lieu d’être. Certes, il nous fut utile, mais sa valeur n’existe que tant qu’il peut nous offrir quelque chose. Une fois devenu un poids sans utilité, il est de notre devoir de l’abandonner à son sort. Nous servons uniquement l’intérêt de l’Etat. La morale n’a pas de place dans l’exercice du pouvoir.
Il est de mon avis que Sergio Delareson n’a pas encore perdu de tout son intérêt pour notre cause. Il est donc acceptable d’envisager de lui accorder refuge chez nous. Bien évidemment, cela doit avoir lieu avec la plus grande discrétion. Nous ne devons pas attirer plus d’attention que nécessaire, car il serait peu productif de nous mettre à dos le Royaume d’Oroverdie. Même, si nous jouons bien nos cartes, nous pourrons utiliser Delareson pour nous faire gagner les bonnes grâces de ce gouvernement.
Une fois que nous avons obtenu tous ce que nous voulions de Sergio Delareson, nous pourrons le livrer aux services secrets de l’Oroverdie. Il est clair qu’ils se douteront de nos agissements, mais leurs dirigeants semblent assez raisonnables pour savoir que la diplomatie est un perpétuel jeu des dupes. Les Etats ayant, cela est bien connu, pas d’amis, mais uniquement des intérêts communs.
C’est pourquoi je vous demande d’organiser le transfert de Sergio Delareson vers le Vryheid. Mettez-le sous étroite surveillance et logez-le sur une des iles orientales. Il faut bien évidemment lui garantir un certain confort, mais si possible loin des yeux indiscrets. Nous devons garder tous les atouts possibles, surtout si nous envisageons dans les mois à venir un rapprochement avec les pays occidentaux.
Également, mettez Reggy Haijkers sous surveillance discrète. Juste quoi nous assurer qu’il ne se remplit pas les poches. Il est considéré comme très fiable par le Président du Sénat, mais je préfère que nous prenions des précautions. S’il s’en rend compte, soyez francs avec lui. Vous lui dites que vu son poste, il y a une surveillance d’office de ses activités, mais qu’elle n’a pas pour vocation de le cibler spécifiquement. S’il ne fait pas de bêtise, tout se passera bien. Cela peut que faire du bien qu’il sache qu’on le regarde sur les doigts. La dernière chose qu’on n’a besoin, c’est que le directeur de la Banque Nationale détourne des fonds. Une prise de crainte chez les hauts fonctionnaires n’a jamais fait de mal à un état.
Bien à vous,
~ Youri Jansman ~
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Amaski
Date : 25 février 2041
Titre de la note : Sur notre doctrine diplomatique
[quote="Notre du Président"]
[center]Note présidentielle du 28 février 2041[/center]
L’erreur fatidique de tous les précédents gouvernements fut son attachement au Commonwealth et à une seule alliance. Si nous pouvons en tirer une leçon, c’est que notre nation doit veiller à diversifier ses relations et à nouer des partenariats avec le plus grand nombre. Cela afin de ne pas se retrouver dans la situation périlleuse de l’isolement et du siège. Bien de malheur nous aurait été épargné si nous avions accepté cette vérité historique : la fidélité à une alliance est la voie vers le malheur et la misère.
Nous sommes loin de tout, perdu au milieu d’un océan que la plupart des habitants de la planète ne sauraient nommer de mémoire. Nous n’avons pas de grand empire à nos portes et aucun véritable centre de civilisation. Ce qui nous entoure est le reliquat d’empires désormais défunts ou terriblement affaiblis. Qu’est-ce qu’est l’Aleka rien d’autre que les ruines d’un empire britonnique refusant de mourir ?
Pour prospérer, nous devons tourner notre regard vers le large comme le fit jadis la Cité de Veneto ou Amstarstad. Nous avons le choix entre vivoter sur nos rochers ou devenir le centre du monde. Si nous embrasons le large, alors nous devons être animés par l’esprit des bâtisseurs d’empire. Nous devons considérer le globe comme notre terrain de chasse. Toutefois, cela ne sera que possible en solidifiant notre périmètre et en constituant des bases solides.
Pour survivre et ensuite conquérir, nous devons bâtir une fondation ferme. Celle-ci, ainsi ma conviction, doit se porter sur trois piliers. Le premier et le plus important est l’ODEA. C’est uniquement en l’intégrant que nous aurons la sécurité régionale nécessaire à la réalisation de plus grands projets. C’est un fait de l’histoire qu’isolée de son organisation régionale, une nation dévient la proie à tous les meilleurs.
Le second, en vérité pas moins important par sa qualité, est le partenariat avec la CND. Si l’ODEA nous sécurise dans nos eaux, la CND nous ouvrira le monde. Nous avons besoin de nous associer avec les nations les plus prospères de la planète. Nous devons chercher à œuvrer avec elles afin que nous puissions évoluer, progresser et prospérer.
Ce qui nous amène au troisième pilier, à savoir un partenariat avec l’OCC. Comme la CND, l’OCC est un partenaire de choix qui nous offrira l’accès vers l’Orient et une autre région riche et développée. Ne nions pas les faits. Nous n’avons la puissance de triompher par les armes et donc nous devons porter notre attention à l’industrie, les sciences et le commerce.
C’est uniquement en constituant ce système à trois piliers que notre pays sera non seulement sécurisée, mais pourra construire un avenir plus prospère que ce que furent ces dernières années.
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Titre de la note : Sur notre doctrine diplomatique
[quote="Notre du Président"]
[center]Note présidentielle du 28 février 2041[/center]
L’erreur fatidique de tous les précédents gouvernements fut son attachement au Commonwealth et à une seule alliance. Si nous pouvons en tirer une leçon, c’est que notre nation doit veiller à diversifier ses relations et à nouer des partenariats avec le plus grand nombre. Cela afin de ne pas se retrouver dans la situation périlleuse de l’isolement et du siège. Bien de malheur nous aurait été épargné si nous avions accepté cette vérité historique : la fidélité à une alliance est la voie vers le malheur et la misère.
Nous sommes loin de tout, perdu au milieu d’un océan que la plupart des habitants de la planète ne sauraient nommer de mémoire. Nous n’avons pas de grand empire à nos portes et aucun véritable centre de civilisation. Ce qui nous entoure est le reliquat d’empires désormais défunts ou terriblement affaiblis. Qu’est-ce qu’est l’Aleka rien d’autre que les ruines d’un empire britonnique refusant de mourir ?
Pour prospérer, nous devons tourner notre regard vers le large comme le fit jadis la Cité de Veneto ou Amstarstad. Nous avons le choix entre vivoter sur nos rochers ou devenir le centre du monde. Si nous embrasons le large, alors nous devons être animés par l’esprit des bâtisseurs d’empire. Nous devons considérer le globe comme notre terrain de chasse. Toutefois, cela ne sera que possible en solidifiant notre périmètre et en constituant des bases solides.
Pour survivre et ensuite conquérir, nous devons bâtir une fondation ferme. Celle-ci, ainsi ma conviction, doit se porter sur trois piliers. Le premier et le plus important est l’ODEA. C’est uniquement en l’intégrant que nous aurons la sécurité régionale nécessaire à la réalisation de plus grands projets. C’est un fait de l’histoire qu’isolée de son organisation régionale, une nation dévient la proie à tous les meilleurs.
Le second, en vérité pas moins important par sa qualité, est le partenariat avec la CND. Si l’ODEA nous sécurise dans nos eaux, la CND nous ouvrira le monde. Nous avons besoin de nous associer avec les nations les plus prospères de la planète. Nous devons chercher à œuvrer avec elles afin que nous puissions évoluer, progresser et prospérer.
Ce qui nous amène au troisième pilier, à savoir un partenariat avec l’OCC. Comme la CND, l’OCC est un partenaire de choix qui nous offrira l’accès vers l’Orient et une autre région riche et développée. Ne nions pas les faits. Nous n’avons la puissance de triompher par les armes et donc nous devons porter notre attention à l’industrie, les sciences et le commerce.
C’est uniquement en constituant ce système à trois piliers que notre pays sera non seulement sécurisée, mais pourra construire un avenir plus prospère que ce que furent ces dernières années.
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Amaski
Date : 2 avril 2041
Titre du document : Manifeste sur le Primat humain
[quote="Manifeste de la Légion noire"]
[center]Manifeste sur le Primat humain – Extrait 1[/center]
Notre siècle est celui des guerres et du chaos. Partout, les systèmes mis en place pendant le 20ème siècle s’effondrent les uns après les autres. Nul n’est sauf et nous devons nous attendre à des collapses systémiques. Nous ne pouvons, hélas, pas changer le cours de l’Histoire. Cela n’est pas notre mission et encore moins notre droit.
La Guerre de Cerulée est l’affrontement entre deux puissances. C’est la guerre entre les héritiers de l’Empire d’Occident et les enfants de l’Empire d’Orient. Nous sommes en plein conflit entre grandes civilisations. Il est donc primordial de nous assurer que cette guerre ne soit pas celle qui anéantira des siècles d’héritage culturel. Nous devons en tant qu’organisation préserver la culture de la Ligue de Lébira et de la Valdaquie. Tous les efforts doivent être pris pour que la richesse culturelle et sociale de ces deux nations reste intacte. Cela inclut bien évidemment non seulement la protection des objets, mais également de la partie « utile » de la population, à savoir cette minorité qui est la source de la vitalité des deux civilisations.
Ce qui est toutefois inquiétant est l’intervention du Lorthon. Si nous pouvons endiguer les effets des guerres entre grandes civilisations, le Lorthon est un problème, car cette nation n’est pas une civilisation mature. Elle l’a prouvée par son invasion du Nunakya. L’absence de tout code de guerrier, donc de bushido, au sein de leurs élites suggère que nous sommes face à un potentiel chien enragé. Si la puissance devait s’associer à l’amoralité du Gouvernement du Lorthon, nous pourrions faire face à une nouvelle horde mongole et donc assister à une menace existentielle pour la sécurité de la civilisation humaine. Reste à savoir si l’affaire du Nunakya est un acte isolé, ou au contraire un véritable système diplomatique et politique.
Il semble aussi opportun de souligner que nous risquons très bientôt assister à une guerre généralisée. La multiplication des conflits et l’écroulement du système diplomatique sont tellement avancé, qu’il semble peu opportun de croire à un retour à une paix durable. C’est pourquoi nous devrions envisager la possibilité de mettre en place l’opération « Drijvend Fort ».
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Titre du document : Manifeste sur le Primat humain
[quote="Manifeste de la Légion noire"]
[center]Manifeste sur le Primat humain – Extrait 1[/center]
Notre siècle est celui des guerres et du chaos. Partout, les systèmes mis en place pendant le 20ème siècle s’effondrent les uns après les autres. Nul n’est sauf et nous devons nous attendre à des collapses systémiques. Nous ne pouvons, hélas, pas changer le cours de l’Histoire. Cela n’est pas notre mission et encore moins notre droit.
La Guerre de Cerulée est l’affrontement entre deux puissances. C’est la guerre entre les héritiers de l’Empire d’Occident et les enfants de l’Empire d’Orient. Nous sommes en plein conflit entre grandes civilisations. Il est donc primordial de nous assurer que cette guerre ne soit pas celle qui anéantira des siècles d’héritage culturel. Nous devons en tant qu’organisation préserver la culture de la Ligue de Lébira et de la Valdaquie. Tous les efforts doivent être pris pour que la richesse culturelle et sociale de ces deux nations reste intacte. Cela inclut bien évidemment non seulement la protection des objets, mais également de la partie « utile » de la population, à savoir cette minorité qui est la source de la vitalité des deux civilisations.
Ce qui est toutefois inquiétant est l’intervention du Lorthon. Si nous pouvons endiguer les effets des guerres entre grandes civilisations, le Lorthon est un problème, car cette nation n’est pas une civilisation mature. Elle l’a prouvée par son invasion du Nunakya. L’absence de tout code de guerrier, donc de bushido, au sein de leurs élites suggère que nous sommes face à un potentiel chien enragé. Si la puissance devait s’associer à l’amoralité du Gouvernement du Lorthon, nous pourrions faire face à une nouvelle horde mongole et donc assister à une menace existentielle pour la sécurité de la civilisation humaine. Reste à savoir si l’affaire du Nunakya est un acte isolé, ou au contraire un véritable système diplomatique et politique.
Il semble aussi opportun de souligner que nous risquons très bientôt assister à une guerre généralisée. La multiplication des conflits et l’écroulement du système diplomatique sont tellement avancé, qu’il semble peu opportun de croire à un retour à une paix durable. C’est pourquoi nous devrions envisager la possibilité de mettre en place l’opération « Drijvend Fort ».
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