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Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/iB4oEW7.png[/img]
      14 octobre 2040

      Les Santognais majoritairement réfractaires à la militarisation de leur pays

      [img]https://i.imgur.com/q0f0jHK.png[/img]
      « Une » d’un journal satirique santognais anti-guerre publié en 1991[/center]

      C’est l’enseignement d’un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359687#p359687]sondage commandé par la société Voïdex[/url], très connue par les survivalistes, qui commercialise des abris souterrains pour les particuliers. 56 % des Santognais affirment en effet que leur pays se militarise au-delà de ce qui est nécessaire, avec dans le détail 17 % qui répondent « oui, tout à fait » et 39 % « oui, assez ». Un paradoxe au regard des faibles dépenses de l’Etat santognais en matière militaire puisqu’il ne concerne que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356405#p356405]2 % de son PIB[/url] environ à l’entretien de ses troupes. Le sondage, qui a étudié huit autres pays, donne des résultats contrastés puisqu’à dépenses militaires équivalentes (moins de 1 % consacré à l’entretien des troupes), les citoyens lébiriens soutiennent très majoritairement – à hauteur de 75 % - l’idée d’une militarisation de la Ligue. Il n’y a d’ailleurs aucune corrélation établie, dans un sens ou dans l’autre, entre niveau de militarisation d’un pays et soutien populaire. Représentant environ 8.6 % du PIB en 2039, le budget militaire karmali est celui qui pèse le plus lourd parmi tous les pays du monde. Pour autant, les Karmalis tendent encore à soutenir l’effort de guerre, sans doute traumatisés par les conséquences collatérales de la Guerre en Aminavie. Réaction opposée au Caeturia, avec un soutien assez massif de la population pour le désarmement du Conglomérat, et ce dans un contexte où le pays est fortement engagé au Caskar au travers de l’opération Opened-Hand et de la fusion de l’armée avec celle du Nuevo-Rio. Du côté du Gandhari, les revers essuyés par l’armée en Dytolie puis au Raja-Tika n’ont pas entaché la confiance de la population de l’Etat janubien dans l’armée. Dans d’autres pays qui ont connu récemment le traumatisme de la guerre comme le Txile ou le Kaiyuan, cette confiance est égale ou supérieure à 75 %.

      [center]« Considérez-vous que votre pays se militarise au-delà de ce qui est nécessaire ? »
      [img]https://i.imgur.com/j83fbZl.png[/img][/center]

      Comment expliquer ce paradoxe d’une défiance d’une Santogne déjà peu militarisée ? Celle-ci semble s’inscrire dans une défiance plus globale des institutions, dont les militaires seraient les chiens de garde. Si l’Etat, au titre de l’année 2039, a commandé des missiles balistiques dans des proportions plus importantes que prévu, les recrutements de nouveaux soldats – au-delà des remplacements de départs en retraite – sont gelés depuis plusieurs années et la perte de ceux tombés en Hohengraf n’a pas été compensée. Si certains pays ont eu le traumatisme de la guerre, les Santognais ont eu celui d’une dette publique à trois chiffres et l’arrivée au pouvoir d’un parti prônant l’assainissement des comptes publics et la montée en puissance lors du dernier scrutin des libéraux, chantres de la maîtrise des dépenses, montrent finalement que les Santognais sont de plus en plus sensibles à ces thèmes. Les crédits alloués aux troupes sont ainsi jugés comme utilisés à mauvais escient. Mais cette confiance en l’armée qui s’érode peut aussi s’expliquer par l’institution d’une alliance militaire au sein de la CND, qui rend finalement moins pertinents les efforts budgétaires de la Santogne seule. Pour autant, Forcastel ne pourra pas trop longtemps se barricader derrière la puissance de la Valdaquie, puisqu’ils sont 56 % à considérer que leur pays se militarise plus que de raison. Enfin, il y a évidemment des motivations idéologiques, celles de mouvements pacifiques qui refusent de justifier l’usage militaire. Leur importance est difficile à quantifier mais une chose est certaine, c’est qu’elles ont gagné en influence après les événements du mois d’août dernier et les « pleins pouvoirs » du Gouvernement.


      [right]Bruno Allaire[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
      17 octobre 2040

      À Fabrègue, ce sera finalement le « monorail de la concorde lébiro-valdaque »

      [img]https://i.imgur.com/Ti9Uphq.png[/img][/center]

      Le feuilleton du tramway de Fabrègue touche à sa fin et connaît un bouleversement de dernière minute puisque ce ne sera finalement pas un tramway mais un monorail qui parcourra non plus le cœur de la ville mais ses périphéries. Pour rappel, la municipalité de Fabrègue, au nord-ouest de la Santogne, avait lancé en 2036 un appel d’offres pour réinstaller le tramway après sa disparition dans les années 1950. Remporté initialement par le groupe teiko Gyôkai, l’appel d’offres a ensuite été cassé par décision de justice à la demande de la Ville de Fabrègue elle-même, qui refusait d’accorder la construction de l’ouvrage au conglomérat ventélien qui licenciait par ailleurs en Santogne. Après une traversée du désert, la Ville a finalement, en 2038, retenu une proposition valdaque pour la construction d’un monorail en lieu et place du tramway. L’infrastructure est plus imposante mais la municipalité l’affirme : le monorail coûtera moins cher au contribuable. Elle argue en effet qu’un système de transport fonctionnant avec un seul rail est préférable à la construction au sol de voies ferroviaires imposant de lourds travaux de terrassement, de ballast, de stabilisation et d’installation des voies. Surélevé, même légèrement, le monorail a une emprise au sol moins importante et donc plus économique. Il éviterait également de passer par le large parc de Camzieu, au nord de la ville, pour desservir les zones industrielles, de quoi contenter les associations environnementales. C’est l’entreprise publique Compa, qui est le maître d’ouvrage. Il s’agit moins pour ce leader du marché national du transport de réaliser du profit que d’être une vitrine des avancées technologiques de la Valdaquie, ce qui a permis à Fabrègue de réduire la facture. L'occasion aussi pour les entreprises santognaises de s'en inspirer.

      Le revers de la médaille, c’est que le service desservira bien moins de quartiers qu’avec le tramway et s’il préserve le centre-ville historique, celui-ci ne restera accessible qu’à pied ou petites navettes. D’aucuns considèrent par ailleurs que le monorail est davantage un gadget du Système Ursachi qu’une solution. Mais là encore, la municipalité préfère voir le verre à moitié plein et affirme que Fabrègue, peu propice au tourisme, attirera des visiteurs qui viendront entre autres pour emprunter ce curieux monorail, le seul du pays, telle une attraction. L’exploitant ne serait en outre pas valdaque mais lébirien. La Ville de Fabrègue prévoit en effet de confier la gestion et l’exploitation du réseau à la société [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341659#p341659]Recordo[/url] – ou à une de ses filiales – qui a été une des candidates malheureuses de l’appel d’offres. Le maire de Fabrègue, Clément Bourque (Action Réformiste Santognaise) s’avance même en parlant de « tramway de la concorde lébiro-valdaque », un symbole vers un réchauffement des relations entre les deux pays. Pour le moment, la société Recordo n’a pas donné suite. Pour autant, les usagers, les Fabrèguois pourraient être les perdants de cette décision éminemment politique. Le nouveau monorail devra répondre aux demandes de cette cité ouvrière, en fournissant aux usagers un service peu cher et efficace qui permettra de pallier à leur absence de voiture individuelle.


      [right]Léon Beaugendre[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      20 octobre 2039

      La Cour Suprême condamne l’Etat à payer une astreinte aux
      Santognais incarcérés « préventivement »
      [/center]

      Mauvaise nouvelle pour le Gouvernement, le Cour Suprême a rendu une décision extrêmement attendue qui a fait suite à un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359338#p359338]recours formulé le mois dernier[/url] par des Santognais qui ont été arrêtés préventivement lors de la session de « pleins pouvoirs » du Gouvernement en août-septembre. Le dossier a été jugé « ultra-prioritaire » par la Cour Suprême en cela qu’il attenterait aux libertés fondamentales des Santognais, ce qui explique la rapidité du jugement. La pression populaire et médiatique a bien évidemment elle aussi contribué à ce délai raccourci. L’arrêt rendu ce 20 octobre a porté sur deux griefs. Saisie dans un premier temps au sujet de la constitutionnalité de cette possibilité de recourir pour le Gouvernement à ces pouvoirs d’exception, la Cour s’est déclarée incompétente sur le fond, attestant toutefois que le Gouvernement a apporté les garanties nécessaires au respect des libertés fondamentales des Santognais dans l’exercice de ces pouvoirs d’exception. Validant de fait une fois pour toutes l’amendement constitutionnel controversé. En revanche, la Cour a condamné l’Etat à payer une astreinte aux individus incarcérés préventivement lorsque l’Etat n’apporte pas de preuves suffisantes de la menace qu’ils pouvaient représenter à ce moment-là. Là encore, l’acceptation large avantage le Gouvernement, qui peut brandir le principe de précaution et l’impératif de sécurité nationale pour justifier ces arrestations.

      Mais cette décision reste une défaite pour le Gouvernement, compte tenu du montant de la forte astreinte : le ministère public est en effet sommé de payer 1000 pistoles par jour d’incarcération aux individus dont l’incarcération préventive présente des preuves insuffisantes. Le montant de 1000 ₱ indemniserait leur privation de liberté ces derniers à hauteur de 100 fois le salaire minimum horaire. Un pactole qui peut grimper à 30 000 ₱, multiplié par le nombre de plaignants : ici, ils sont plus d’une centaine à pouvoir jouir de cette décision. À ces généreuses indemnités s’ajoutent d’autres dommages et intérêts qui peuvent être obtenus par la voie de la justice classique, dans le cas d’autres préjudices que celui de la privation de liberté. Le porte-parole du Gouvernement n’a pas commenté cette décision, en précisant simplement qu’il en « prenait acte » mais au sein de la majorité, on dénonce déjà un « gouvernement des juges vengeurs qui rétribue les mauvais citoyens pour leur mauvais comportement », « une inversion des valeurs qui incitera les Santognais à commettre des méfaits ».


      [right]Xavier Daucourt[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
      24 octobre 2040

      Le spectre de la guerre ne plane plus sur la Santogne[/center]

      Des tensions sociales et politiques qui existent mais rien qui pourrait menacer l’intégrité du pays et la vie des civils. Tel est l’autre enseignement du sondage commandé par la société survivaliste Voïdex qui conçoit des abris souterrains anti-prolos enragés. À peine 30 % des Santognais craignent en effet un conflit qui attenterait à leur vie, et seulement 8 % considèrent « tout à fait » ce risque. Des neuf pays étudiés, seuls les Txiléens sont plus sereins (20 % de réponses positives) et ce en dépit de la récence de la guerre dont le pays euskal a été la cible et des ambitions du Conglomérat de Caeturia au nord du continent. La politique de réarmement entreprise par les Provinces-Unies ont eu raison des craintes des Txiléens, au moins en apparence. Même satisfecit du côté de la Santogne, où le gouvernement n’a pas manqué d’instrumentaliser le sondage en affirmant que « les efforts entrepris pour lutter contre la mafia en Santogne ont permis d’installer d’un climat serein au niveau national ». Mais cette autosuffisance cache une colère plus sourde, diluée dans le temps : à défaut d’éclater en conflits sanglants et d’atteindre le point de non-retour comme ce fut le cas au Westrait ou au Kaiyuan, la Santogne est ponctuée par des crises plus mineures mais plus nombreuses. Les Santognais sont plus habitués à voir pourrir leur pays lentement mais sûrement… ce qui peut expliquer pourquoi le spectre de la guerre ne plane plus sur le pays. Les tensions avec l’Aurora semblent par ailleurs avoir un effet neutre sur le sentiment de sécurité des Santognais.

      [center]« Craignez-vous que votre pays entre dans un conflit qui attenterait directement à votre vie ? »
      [img]https://i.imgur.com/9k6cGgK.png[/img]
      Sondage réalisé pour la société Voïdex[/center]

      Au Westrait, le quotidien People’s Daily, créé au plus fort de la guerre civile, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359802#p359802]se gausse[/url] de cette enquête d’opinion en s’interrogeant de la légitimité qu’aurait un concepteur d’abris paranoïaques de commander un tel sondage. Le titre de presse ne nie pas cette crainte d’une guerre (55 % de réponses positives) mais l’explique non pas par le climat politique et social mais par la menace ressentie d’une riposte des « impérialistes », qui ont été les perdants de la guerre civile. En outre, les Westréens ne semblent pas voir leur propre gouvernement comme une menace puisque rappelons qu’ils n’étaient que 35 % à affirmer que leur pays se militarise au-delà de ce qui est nécessaire. Le People’s Daily se risque même à dire que le pauvre cherche la solidarité et l’entraide, à contre-courant du postulat de Voïdex qui voit chez les pauvres des êtres envieux. Cette menace d’une entrée en conflit est en revanche plus palpable au Gandhari et dans la Ligue de Lébira. Cette crainte est facilement compréhensible pour le Gandhari qui a vu défiler ses gouvernants un à un, parfois au péril de leur propre vie, et des attaques répétées contre les institutions. La dernière date, contre le Conseil Suprême, a fait [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359657#p359657]77 morts[/url], dont l’ancien Premier ministre Parampal Kahlon. Les Libériens, eux, craignent surtout d’être victimes d’un effet boomerang dans le contexte de l’actuelle guerre du trône d’Epibatie qui voit s’opérer un renversement d’alliances, et où l’Empereur Giorggis IV bénéficie de moins en moins du soutien de Cartagina.


      [right]Manuel Subercaseaux[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
      26 octobre 2039

      Sénatoriales makengaises : les expatriés en Santogne exigent un décompte
      sur place dans une salle neutre


      [img]https://i.imgur.com/GS0bEyW.png[/img]
      Manifestation près de l’ambassade du Makengo à Forcastel[/center]

      À la veille d’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359830#p359830]élections sénatoriales makengaises[/url] déjà reportées à deux reprises, les expatriés installés en Santogne continuent de hausser le ton pour exiger l’organisation du scrutin dans une salle neutre, à l’extérieur des consulats et ambassades de la République démocratique du Makengo. Battant le pavé chaque semaine depuis six mois, et quotidiennement même depuis les reports des élections, les Makengais craignent en effet des fraudes qui altéreraient gravement la sincérité du scrutin. L’organisation du vote et du dépouillement dans une salle neutre, en présence d’au moins deux assesseurs – l’un dépêché par l’ambassade et l’autre par la communauté makengaise – seraient des garanties pour assurer le bon déroulement du vote. Les Makengais sont la première communauté étrangère en Santogne devant les Valdaques, avec près 150 000 ressortissants et parmi eux, après exclusion des enfants et des individus privés de leurs droits civiques, près de 120 000 électeurs. L’Union des Makengais en Santogne (UMS) est de loin la plus grande association d’expatriés. Organisatrice des manifestations, elle se dit par ailleurs prête à louer avec ses propres fonds la location des salles neutres qui serviraient de bureaux de vote. Toutes les communes de Santogne ont adressé une fin de non-recevoir à l’éventuelle mise à disposition de leurs salles municipales et de toute façon, cela leur est interdit plus ou moins explicitement par la chancellerie.

      Si leur revendication n’a aucune chance d’être entendue d’ici demain, ils espèrent en tout cas faire passer le message. L’organisation du scrutin ailleurs que dans les ambassades – où le Makengo jouit du principe d’extraterritorialité - serait selon les partisans une garantie de la bonne tenue du vote, dans une Santogne plutôt respectueuse de l’Etat de droit. Cependant, même très bien organisée et même si elle obtenait gain de cause, la communauté makengaise n’est pas en mesure d’inverser la tendance puisque les sénatoriales appelleront aux urnes près de 24 millions d’électeurs. L’Union Makengaise pour la Démocratie (UDM) qui soutient le président Botamba dispose d’une large majorité absolue au Sénat qui compte 200 sièges (comme le Parlement santognais, un héritage colonial). Une majorité qui dure depuis maintenant trente ans, après l’arrivée du « Lion » Botamba en 2008, qui entend jouer sur son prestige et ses efforts de maintien de la paix ethnique pour mettre au second rang les préoccupations démocratiques du pays. « Botamba ou le chaos », un refrain qui ne laisse pas insensibles de nombreux Makengais, qui restent nombreux – y compris dans la communauté makengaise – à le soutenir sincèrement. Organisée, la communauté n’en reste pas moins divisée. En Santogne comme au Makengo, il sera finalement difficile de distinguer la fraude du vote sincère et un nouveau plébiscite pour l’UMD devra être analysée avec prudence par les opposants au président Botamba.


      [right]Lucian Chabrol[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      27 octobre 2039

      L’équilibrisme et la « souverainitude » au menu de l’OTC[/center]

      S’il est de bon ton d’étouffer les nouveau-nés à la maternité des organisations internationales, et la Communauté des Nations Dytoliennes n’a pas été épargnée par ce bizutage, c’est une étape nécessaire pour jauger leur espérance de vie. La nouvelle Organisation du Traité de Cérulée s’attaque à l’impossible chantier d’une union de pays qui bordent cette mer où les raz-de-marée sont causés par les turbines des navires de guerre qui la naviguent. Si depuis les temps ont changé et si depuis la mer est redevenue un peu plus calme, l’OTC espère réussir là où ses trois ou quatre prédécesseurs ont échoué, souvent parce que les pays céruléens regardent vers des horizons opposés. À l’instar de toute organisation internationale, des pays qui auraient pu être parties prenantes sont floués, vexés de ne pas avoir été invités. À son lancement, l’Etat auroran reprochait ainsi à la CND de l’avoir snobé et de n’avoir aucune légitimité pour parler au nom du continent. Aujourd’hui, c’est sur son territoire, à La Trinité, qu’est signé le traité constitutif et le voilà dans la position de la CND qu’il conspuait il y a quelques années, l’obligeant à répondre aux critiques lui reprochant de parler au nom de toute la Cérulée. Les Etats fondateurs rétorqueront que l’organisation n’en est qu’à ses balbutiements et que le Conseil aujourd’hui restreint à trois Etats s’étoffera au fur et à mesure. C’était d’ailleurs la défense de la CND à l’époque quand cela lui fut reproché. Critique alors balayée d’un revers de main par l’Etat auroran, pour qui tout traité constitutif dont il n’avait pas participé à la rédaction était nul et non avenu. Aujourd’hui, le voilà dans le camp des privilégiés « impérialistes » qui ont l’honneur d’écrire l’histoire de la Cérulée, comme la CND a eu l’honneur d’écrire celle de la Dytolie. La République du Lôre, géographiquement et uniquement tournée vers la Déchinésie, a également voix au chapitre quant aux affaires céruléennes.

      Si l’OTC rappelle par deux fois – dans le préambule et l’article 7 de son traité – qu’elle n’est concurrente à aucune autre organisation, il est difficile de ne pas y voir une volonté pour La Trinité de prendre sa revanche sur une CND qui l’aurait snobé. Une revanche réussie puisque dans les faits, l’OTC a floué les Etats de la CND bordés par la Cérulée, que sont la Santogne et la Valdaquie. Hélas pour La Trinité, ils ne sont pas les seules victimes. La diplomatie karsaise a ainsi poliment fait part de sa [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359845#p359845]réserve[/url] quant à la pertinence d’une organisation qui rassemble si peu de pays céruléens. À cette liste s’ajoutent la Ligue de Lébira, l’Union des Républiques Populaires d’Ölan, le Royaume des Ménechmes, l’Empire d’Archavêne voire le Saog. Seule l’absence du Principat Caskar peut réellement se comprendre compte tenu des troubles internes que connaît le pays. Mais en tout état de cause, si des Etats comme l’a fait l’Aurora, refusent de participer à une organisation dont il n’a pas écrit les statuts, l’OTC n’a plus qu’à mourir pour espérer mieux renaître.

      Certes, l’OTC impose bien moins d’obligations à ses Etats membres que ne le fait la CND : il n’est nulle question d’alliance militaire, d’union douanière ou d’assouplissements obligatoires de la politique de visas. Et en cela, l’OTC espère rallier plus facilement ceux qui n’ont pas pu participer à la sauterie de La Trinité le 14 septembre dernier (date de la signature du traité, ndlr). Mais c’est aussi cantonner l’organisation à une simple entente sans engagement. Dans ce concert (réduit) de nations (pas toutes) céruléennes, la Flavie mène la baguette et donne à jouer le même air d’équilibriste, qui à force de vouloir s’entendre avec tout le monde n’est allié de personne. Ménager les ardeurs des uns et des autres pour tisser le réseau le plus large possible mais avec le moins d’engagements. Si la CND est une organisation supranationale où les dispositions votées sont supérieures aux lois fondamentales des Etats membres, l’OTC se veut la gardienne de la « souverainitude » et de la liberté de ses Etats membres de ratifier ou non les résolutions votées en son sein, comme le rappelle l’article 23. Les critiques formulées par la diplomatie karsaise ne vont pas laisser insensibles les Flaves, qui ont déjà montré par le passé – en annulant une clause d’extradition avec l’Aurora – qu’ils étaient très réactifs à ces remarques. Pour autant, l’OTC n’a les moyens de ses ambitions, alors que la Cérulée aurait besoin d’un minimum de coercition pour répondre entre autres au vide juridique maritime et à l’anarchie qui en découle. Histoire d’avoir un texte commun de référence pour réprimander le blocus mis en place par la CND sur le Caskar, par exemple, en lieu et place d’inaudibles accusations d’impérialisme qui font naufrage dans les abymes de la Cérulée.


      [right]Roger de Féret[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
      31 octobre 2040

      Le ministre communiste de l’Intérieur veut assouplir la légalisation
      sur les armes à feu, les libéraux applaudissent


      [img]https://i.imgur.com/XRhO39y.png[/img]
      Jusqu’à présent, la détention d’armes à feu est restreinte à quelques professions ou quelques activités comme la chasse[/center]

      Le nouveau Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Martin Dartigues, a exprimé son souhait d’assouplir la législation sur la détention des armes à feu, qu’il estime jusqu’ici réservée à une « caste » composée de forces de l’ordre ou de bourgeois chasseurs. Issu du Parti communiste, le nouveau ministre gardien de la sécurité et des libertés publiques justifie sa position en émettant la surprenante hypothèse que le peuple pourrait avoir recours à la force armée pour lutter contre la classe dominante. Pour lui, le monopole de la violence est actuellement détenu par l’Etat, qui protège les intérêts de cette classe et c’est en gardien du « droit du peuple à se défendre contre [elle] » qu’il propose cet assouplissement législatif. La déclaration ne serait pas surprenante si Martin Dartigues était assis dans les rangs de l’opposition. Mais ce n’est pas le cas : il est le premier flic de Santogne et en tout état de cause, donc, le peuple n’a pas besoin de prendre les armes contre l’Etat aussi longtemps qu’il sera en poste. Mais le ministre évoque la possibilité d’une riposte des capitalistes à la présence de communistes dans les instances gouvernantes, et la nécessité d’être prêt à se défendre si cette hypothèse venait à se concrétiser. Cette possible riposte capitaliste est peu ou prou celle qui alimente la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359802#p359802]crainte d’un retour de la guerre au Westrait[/url]. Si Alban de Mallonnès, chef de file des libéraux, a jugé « scandaleux » le « discours de guerre » tenu par le ministre de l’Intérieur, il a néanmoins dit prêt à voter toute disposition législative qui faciliterait « la liberté inaliénable des individus à se défendre contre l’oppression de l’Etat ». « Mais moi je ne critique pas l’Etat pour le renforcer. » s’empresse de rajouter le président du principal parti libéral à destination de son opposant politique qui lui a volé le poste de numéro deux du gouvernement.

      Individus ou peuple, ce n’est pas une simple question de sémantique : communistes et libéraux ont beau être a priori en accord sur le projet mais selon des modalités totalement différentes. Le Parti communiste santognais prône la reclassification des usines d’armement en des coopératives ouvrières, qui choisiraient leurs clients sur base démocratique, pour éviter d’équiper des belligérants impérialistes. Il propose d’ailleurs que soient institués des « centres de défense et de cohésion populaires » (sic) qui mettraient à disposition des armes pour ceux qui n’ont pas les moyens d’en acquérir une et qui entraîneraient tout un chacun aux techniques de tir à partir de 14 ans. Les libéraux ont bien sûr une autre conception de cet assouplissement législatif, où seule la propriété privée d’une armée donne le privilège de s’en servir. Du côté de l’Action Réformiste, on goûte très peu cette idée du ministre de l’Intérieur. « C’est un ballon d’essai. » minimise Amaury Cravemortes, le président du parti au Parlement, qui assure que son lanceur reste totalement fidèle à la ligne du Gouvernement d’Inès Teysseire. « Si on a mis à genou la mafia en Santogne, ce n’est pas pour en créer et en armer d’autres, fussent-elles soi-disant « populaires » ! » s’étouffe un député de la majorité qui demande à la Première ministre de recadrer son second.


      [right]Frédéric Gleyzes[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
      8 novembre 2040

      Pour lutter contre la fièvre communiste des ouvriers, la Flavie veut casser le thermomètre[/center]

      Le jargon technique pour ne pas dire imbuvable de la cour constitutionnelle flave n’aura finalement pas été un obstacle suffisant à la non-publication d’un sondage commandé par l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=17995]International Labor Council[/url], une organisation internationale venant en aide aux travailleurs syndiqués en proie à des violences dans leur pays pour leur appartenance syndicale. 50 % des ouvriers appartenant à une organisation professionnelle affirment ainsi être favorables à la levée de l’interdiction depuis plus d’un demi-siècle de partis communistes aux élections, contre 46 % qui affirment le contraire. C’est loin d’être un plébiscite dans une cible pourtant sensible à une telle proposition mais il ne s’en faut pas davantage pour que toute la classe politique flave s’unisse pour lutter, juridiquement parlant, contre les thermomètres qui osent prendre la température de sa population. Alors même que l’économie socialiste a sans cesse prouvé dans son histoire son incapacité à répondre la demande du consommateur, le Royaume de Flavie montre qu’il est aussi incapable d’apporter une réponse sur le fond et de discréditer l’idée même du communisme. En s’attaquant aux sondages, la Flavie se trompe d’ennemi et en condamnant l’International Labor Council, qu’elle relègue au rang d’organisation terroriste au sens de sa loi de 1951, par la voie juridique, elle se trompe en plus de procédure. On ne porte pas « plainte » contre une organisation terroriste, on la défie sur d’autres terrains, idéologique et militaire. Non seulement la Flavie n’est pas parvenue à interdire la réalisation du sondage et sa publication, mais en plus elle lui fait une publicité que l’International Labor Council n’osait espérer.

      Pour se prévenir à l’avenir d’un sondage qui porterait sur d’autres questions que celles inscrites à l’agenda national, la Flavie a ainsi annoncé son intention d’interdire le démarchage de Flaves si celui-ci est réalisé par des instituts étrangers. Une réaction qui fait boire du petit lait à la députée communiste santognais, Nicoline Delaunay, qui commente au vitriol cette initiative : « La Flavie, la même qui nous a bassiné avec sa politique d’ouverture, retourne dans sa coquille dès qu’on la contrarie et impose de nouveau à sa population pour les cent prochaines années des garde-fou pour la protéger du monde extérieur. ». Pour ne pas attiser les tensions avec le voisin, le numéro deux du gouvernement, Martin Dartigues, ministre communiste de l’Intérieur, ne s’est pas exprimé sur le sujet mais on peut augurer qu’il ne pense pas moins que son ancienne colistière. Le Gouvernement dans son ensemble, dont la majorité est issue de l’Action Réformiste, n’a pas commenté davantage l’affaire, précisant juste que « la Flavie est souveraine en son territoire, même quand il s’agit de prendre des décisions malheureuses ».

      Les instituts de sondage santognais regrettent ainsi de se voir priver au même titre que les westréens de la possibilité de réaliser des sondages chez le voisin, qui fait payer à tout le monde l'écart de l'un. Maintenant, l’interdiction voulue par l’Etat flave devra se confronter a minima par une censure partielle de l’Internet, un mode opératoire qui n’est pas sans rappeler celui de son nouveau partenaire de l’OTC, l’Aurora. Si la Flavie peut couper assez facilement la possibilité pour les téléprospecteurs étrangers de démarcher des ménages flaves, l’opération se révèlera plus délicate sur Internet, plus difficile à encadrer. Cela reviendrait à bloquer des sites Internet étrangers en grand nombre, voire même à couper la possibilité pour les Flaves d’échanger par e-mail avec des étrangers. Il restera par ailleurs la dernière solution, passée de mode car très onéreuse, celle de sonder par courrier mais le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359897#p359897]sondage[/url] commandé par les forgerons ölanais au Thorval montre que c’est encore possible même dans les contrées les plus arriérées. La diabolisation du communisme permet enfin à ses sympathisants de se présenter comme victimes quand l’objectif initial est d’en faire des bourreaux. En cachant des choses aussi futiles à ses sujets, le Royaume de Flavie adopte cette position paternaliste et naïve, celle d’un parent qui croit que l’enfant à qui il ordonne de ne pas regarder sous le tapis ne le fera pas une fois qu’il a le dos tourné. Les Flaves, comme tous les humains, ont été enfants et sont épris de curiosité. À charge des parents de leur fournir une éducation non caricaturale pour les aider à rejeter l’inacceptable.


      [right]Jacob Coquelin[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
      14 novembre 2040

      Un soutien limité à l’unionization prouve la culture de l’entre-soi des syndicats santognais

      [img]https://i.imgur.com/atmcL08.png[/img]
      Démonstration de rage collective de l’UST à Fabrègue[/center]

      Un sondage commandé par l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359928#p359928]International Labor Defense[/url] a douché les espoirs du Parti communiste santognais quant à la généralisation de l’adhésion syndicale à tous les travailleurs. Interrogée à ce sujet, la classe ouvrière organisée affiche un soutien sans plébiscite : 60 % veulent une « unionization » comme elle se pratique au Westrait, étendue à tous les travailleurs et travailleuses. Et encore, parmi ces 60 %, seuls 15 % veulent s’inspirer du modèle olgarien, 45 % sont plus timorés. Ils sont 13 % à affirmer la vérité crue selon laquelle les syndicats ne sont représentatifs que d’eux-mêmes et même 5 % qu’ils n’ont aucun autre rôle politique à jouer dans une société démocratique. Les salariés syndiqués sont une minorité en Santogne : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359957#p359957]48 %[/url], un nombre sans cesse en baisse depuis les années 2000. Dans le même temps, l’Union Santognaise du Travail (UST), d’obédience socialiste, est devenue la première organisation représentative et concerne 38 % des syndiqués. On peut donc observer un effet de vase communicant entre la désaffection des syndicats et leur radicalisation. Les syndicats violents, qui défendent la grève générale et la prise en otage des usagers, ont voix au chapitre auprès du gouvernement – surtout depuis que le Parti communiste y a fait son entrée – mais représentent à peine 18 % des actifs. À l’inverse, la Centrale Générale (CG), qui prône un discours plus constructif et évite de priver sans vergogne les Santognais de leurs vacances en bloquant les trains ou même de soins en s’attaquant aux hôpitaux, a perdu du terrain à mesure que la base syndicale se raréfie. Seule la Confédération des Travailleurs Chrétiens (CTC) a gagné en influence, pour contrecarrer l’appétit vorace de l’UST.

      Dès lors, on comprend mieux pourquoi il n’y a pas d’unanimité auprès des syndiqués sur un élargissement de l’engagement à tous les travailleurs : l’UST sait qu’elle perdrait de son pouvoir. Plus il y a une base laborieuse représentative de l’économie santognaise, plus l’UST s’efface, elle qui ne défend qu’une portion de privilégiés. Le syndicalisme santognais meurt de ses pratiques claniques et systématiquement et de manière pavlovienne hostiles au patronat. L’unionization totale serait d’autant plus rejetée à mesure qu’on élargit la base des répondants. La classe ouvrière non syndiquée entend vivre de son labeur et ne s’inscrit pas dans un quelconque projet révolutionnaire ou de bouleversement sociétal, elle veut s’assurer par l’effort qu’elle peut en sortir, l’ouvrier honnête aspire que son enfant ne soit pas condamné à faire le même travail que lui mais ce faisant, il ne doit pas rester bloqué dans une quelconque conscience de classe et doit trouver tous les moyens pour s’en émanciper et avoir l’argent pour soigner toutes ces dents cariées. Ce n’est bien sûr pas ce que propose l’UST, qui veut dit à l’ouvrier qu’il ne doit pas avoir honte de ses dents pourries et que c’est ainsi qu’on le reconnaîtra à sa juste valeur d’ouvrier. L’UST veut le fidéliser sur plusieurs générations, et voit en lui un loyal contributeur, de la chair à manifester dans le froid ou sous la pluie, alors que les cadres de son syndicat, qui ont peu à peu abandonné leur poste et leur connexion avec le terrain et l’économie pour devenir syndicalistes à temps plein, boivent le thé avec les ministres. Ensemble, ils rient devant la télévision en voyant ces ouvriers à qui on a appris d’être fiers de leurs dents pourries. Voilà bien longtemps maintenant que les syndicats n’appartiennent plus au monde qu’ils prétendent défendre.


      [right]Cassian Larrieu[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      15 novembre 2040

      « L’espace sera nettoyé » promet Orbis

      [img]https://i.imgur.com/1kRVVcM.png[/img]
      Vue d’artiste d’un chasseur de débris spatiaux[/center]

      Mise en cause pour avoir contribué à ce que la Santogne devienne le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356019#p356019]premier pollueur de l’espace[/url], la société Orbis Communications entend profiter de sa manne financière pour concevoir un nouvel objet spatial qui aura pour but de récupérer les débris et les détruire sur place. La réunion annuelle des actionnaires s’est tenue hier soir dans la technopôle de Varaunes, l’occasion pour la chargée de communication de tenir solennellement la promesse d’un espace nettoyé en « quelques années », pas plus de cinq précisément. Comment cela fonctionnerait-il ? Dans un premier temps, un télescope sera chargé de détecter et de pister les petits débris. Dans un second temps, un laser aura pour but de les déstabiliser, de les « désorbiter » comme on dit dans le milieu pour qu’ils tombent dans l’atmosphère, qui les détruira. Les débris plus complexes seront quant à eux récupérés par des « chasseurs de débris spatiaux » envoyés depuis la toute nouvelle station spatiale inaugurée en début d’année.

      L’objectif n’est pas de développer la fibre écologique des actionnaires mais de leur présenter un nouvel objet spatial qui pourra être ensuite commercialisé à d’autres pays. Les dégâts de ces petits débris de l’ordre de quelques millimètres, circulant jusqu’à 36 000 km/h peuvent en effet avoir de graves conséquences sur les satellites mis en orbite par les différents pays et les rendre inopérants. De quoi susciter l’intérêt des Etats. Pour autant, à l’image de l’inauguration tardive de sa propre station spatiale, la Santogne a accumulé bien du retard sur les techniques d’observation de l’espace, un comble pour un pays qui prétend envoyer des satellites de dernière génération. Mais jusqu’à présent, Orbis s’est contenté de faire appel à l’expertise de ses partenaires, ennissois notamment, en matière de télescopes. Un partenariat coûteux auquel Orbis veut mettre fin pour voler de ses propres ailes… et dégager plus de marges pour les actionnaires.


      [right]Roger de Féret[/right][/justify]
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