Presse d'Illythie & d'Épibatie

Arios

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31/07/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Élections locales : Les listes "Richesse et progrès" l'emportent nettement sur celles de "Efforts et sacrifices"

Les premières élections de grande ampleur ont eu lieu à l'échelon municipal, des villes, bourgs et villages contrôlés par l'Armée Épibate Libre et donc l'administration renaissante, en voie de modernisation, sous le mandat de la Première ministre Tesfaye Petrosi.

Ils comptaient sur l'esprit travailleur et courageux des Épibates pour remporter la majorité dans les conseils locaux, les nombreuses listes réunies sous l’appellation de groupe "Efforts et sacrifices" ont reçu une amère correction en n'enregistrant pas un score global supérieur à 30%, à ce stade des dépouillements et d'après les projections réalisées. Les listes s'accordaient sur des valeurs communes plutôt qu'un véritable programme, les enjeux étant en fait très localisés et concernant l'aménagement concret du territoire local, rural ou en voie d'urbanisation avec l'installation de l'électricité, ou encore des systèmes modernes d'adduction d'eau et d'évacuation des déchets non-biodégradables, en passant par la mise en place de routes carrossables... Le groupe "Efforts et sacrifices" s'étaient entendu sur un certain nombre de principes partagés par ses candidats, à savoir le maintien d'une stricte indépendance épibate, l'accord d'une vaste amnistie pour les rebelles, et le recouvrement de la souveraineté bancaire et financière de l'Épibatie avec une politique monétaire propre et la possibilité d'utiliser ce levier fiduciaire pour rebâtir une économie moderne sans dépendre des marchés d'exportation étrangers. Un projet que l'on pourrait qualifier "de gauche" eu égard aux critères les plus en vogue en Cérulée ou en Dytolie, ou "patriotique" par opposition à une mondialisation libérale défendue peut-être trop vigoureusement par l'entourage de Giorggis IV.

Les Épibates auront finalement voter pour les listes du groupement "Richesse et progrès", à l'appellation, en amharique moins cul-cul qu'en italique, répondant aux sollicitations de la Première ministre Tesfaye Petrosi, qui avait quelques semaines avant le scrutin appelé le pays "au redressement par l'optimisme et le sens de l'histoire", caricaturant ses adversaire "timorés et tristes" en nostalgiques du pouvoir absolu, de l'esclavage de tous, à la morgue d'un autre âge". C'est le projet libéral "de droite" qui l'a emporté ce soir dans les conseils locaux de l'Épibatie nouvelle, l'Épibatie libre, mais l'Épibatie toujours réduite à une surface ridiculement rétrécie par la présence encore vive d'importantes armées rebelles occupant la plupart des vallées du pays, alors que l'AEL et le gouvernement Petrosi restent réduits aux terres de savane, à la plaine haut-illythe et aux premiers piémonts du nord jusqu'à Segda, seule ville ethniquement épibate d'ampleur avec Gighida et sa poche à être contrôlé par l'AEL.
Arios

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8/08/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Guerre du trône d'Épibatie : La ville amarantine de Zumejo capturée par l'AEL

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L'AEL descend jusqu'à la vallée amarantine de l'Arnaj[/center]

La situation militaire au 31/07/40 : https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/12/191112062633965821.png

Les négociations trainaient des pieds depuis plusieurs trimestres, et selon plusieurs sources militaires, une alliance entre plusieurs entités autonomes amaranto-épibates et les rebelles de Ioannes XII demeurait une possibilité - l'écocratie de Zumejovie en aurait pris la tête et dirigé les ficelles, entrainant notamment dans son effort diplomatique la Nouvelle-Caducée esclavagiste, Novaj-Teresis ou encore Salemba. La Commune de Zuméjovie figurait avant cet assaut comme une des plus puissantes entités autonomes d'Épibatie, à la tête d'une population menue, mais homogène, et d'un territoire vaste libéré, au fil des décennies, de la présence des groupes nomades jugés néfastes pour l'environnement.

C'est probablement pour punir la Zuméjovie de son manque de soutien face à la rébellion, et de ses tergiversations incompréhensibles pour Gighida, que l'Armée Épibate Libre, en quête de succès de terrain, s'est jetée il y a trois jours sur la vallée de l'Arnaj, facilement accessible par la terre et disposant d'un relief côtier peu accidenté. La ville de Zumejo a résisté quelques heures, maladroitement, par le biais de milices amarantines refusant l'appel à l'ouverture de la cité lancée par les autorités pour éviter les destructions. Certains n'ont pu être empêchées, du fait d'un recours de quelques minutes à l'artillerie suite aux premières victimes épibates tuées par des miliciens en escarmouche - le Musée ethnographique de Zumejo, qui dispose de la collection anthropologique d'humains et homininés empaillés la plus riche d'Algarbe, a été endommagé, parmi d'autres bâtiments publics et privés.

Parmi les bataillons ayant libéré la ville, selon la terminologie employée par l'AEL dans ses communiqués, on retrouve essentiellement des soldats originaires de Haute-Illythie, des volontaires de l'AEL originaires d'Illythie lébirienne, et des soldats réguliers lébiriens - mais l'État-Major a dépêché plusieurs hauts officiers épibates sur place, qui ont d'ores et déjà fait retiré les drapeaux zuméjoviens et fait savoir que la ville devrait être à l'avenir ouverte à toutes les communautés. À défaut de pouvoir rapidement reprendre le contrôle des terres intérieures, l'Épibatie de Giorggis IV entend-t'elle développer son caractère maritime si longtemps ignoré par les Empereurs ?
Arios

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15/08/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Guerre du trône d'Épibatie : Une offensive rebelle lancée sur la poche de Gighida

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Les cloches des Églises ont sonné pour alerter la population[/center]

Il s'agirait d'un raid rebelle de très grande intensité, d'après les porte-parole du gouvernement militaire de la poche de Gighida et Teccogli, les deux villes du centre du pays contrôlées par l'AEL au sein d'une enclave fortement militarisée, entourée de territoires non pacifiés ou tenus directement par l'ACE, armée rebelle fidèle à Ioannes XII.

L'alerte a été donnée à cinq heure ce matin, les sirènes militaires et civiles de la capitale ont retenti, suivies deux heures plus tard des cloches des églises catholiques et des églises monophysites en comportant, dont le son s'est propagé jusqu'aux villages des collines entourant les deux agglomérations. Les militaires ont ensuite reçu pour consigne d'apporter des éléments de réponse à la population, dont le flot vrombissait déjà, des files se constituant dans la cohue pour tenter de s'extraire des deux villes et/ou de fuir en quittant la zone contrôlée par l'AEL. Les soldats ont fait savoir aux habitants que la consigne était de rester chez soi, que les risques de bombardements étaient minimes, et que l'essentiel des combats ne concernerait que des escarmouches d'infanteries interposées.

La prétendue Armée Chrétienne d'Épibatie essuie d'importants revers moraux ces dernières semaines en perdant des pans de ses rangs de combattants au rythme des défections, des trahisons internes et surtout des pénuries touchant aussi bien les hommes en armes que les territoires ruraux lourdement imposés en nature pour nourrir cette masse de combattants, tenus eux-aussi bien souvent à l'inaction, par la stratégie assumée par Megersa Nezzebo dans le camps de la coalition : consistant à avoir l'adversaire à l'usure, jouant la montre pour lui faire perdre ressources, vivres et énergie. Beaucoup d'experts voient ainsi dans cette rare initiative des rebelles l'occasion d'une "bataille de la dernière chance" pour inverser la vapeur - un geste désespéré mais non moins dangereux pour autant, Ioannes XII ou plutôt les généraux s'en revendiquant espérant probablement imposer des lourdes pertes à la coalition, des pertes au-dessus des seuils tolérables par la population lébirienne, et ce à n'importe-quel prix humain pour ses propres hommes (dont une masse de combattants involontaires, enrôlés de force dans l'arrière-pays épibate).

Les spécialistes du conflit évoquent une possible offensive de 3 000 à 8 000 hommes qui devraient ainsi affronter un dispositif de défense urbaine lourdement appuyé par l'artillerie et l'aviation épibate et lébirienne, autour de 11 000 fantassins au sol dont un tiers de Lébiriens. Si les combats ont bel et bien commencés dans les périphéries boisées de la poche, il est impossible à cette heure d'avancer des chiffres et des données sur les premières conclusions de ce rapport de force. Il est probable que les rebelles décident d'appuyer sur plusieurs points précis, concentrant leurs forces pour désorganiser l'AEL, quitte à réserver d'autres pénétrations surprises pour les heures et les jours qui viennent - la couverture satellitaire de la coalition étant très peu utile devant le caractère boisé des alentours de la région.
Arios

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15/08/2040
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Les "deux frères de Bokamengè" n'étaient pas victimes du syndrome de Gebhert-Höchlein

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/15/191115063257801196.png[/img]
Une nouvelle commission de 47 experts des pathologies géniques a rendu son verdict sur le cliché de 1912[/center]

C'est la troisième commission depuis l'hypothèse de Federico Cagliari, émise en 2007, consistant à présenter les deux frères lithographiés en 1912, comme victimes du syndrome rare, mais observé dans une soixantaine de cas en 150 ans, dit de Gebhert-Höchlein, du nom du tropicaliste et chirurgien anthropologue jernlandais Rudolf Gebhert, et de sa compagne valdaque Marialina Höchlein-Sveriski, qui l'établirent en 1879 sur la base de deux observations réalisées en Aminavie.

Le syndrome de Gebhert-Höchlein caractérise une mutation génétique spontanée portant sur le chromosome 17, qui surviendrait davantage au sein des territoires tropicaux, peut-être favorisée par la piqûre d'un insecte sur une femme future mère ou portant un très jeune embryon. La maladie reste rare, et donc difficile à cerner. Elle s'exprime par un prognathisme accentué (menton et bouche avancés) et une brachycéphalie anormale, ainsi qu'une accentuation de la pilosité, et a pu être par ailleurs rapprochée de certains symptômes du paludisme. Entre autres, la moitié des patients diagnostiqués depuis 1950 dans le monde souffraient ou s'apprêtaient à souffrir d'un cancer localisé sur les glandes reproductrices.

Depuis plus d'un siècle la lithographie réalisé à Bokamengè en 1912 par un reporter militaire briton, Oswald Stampton, accompagnant un groupe d'officiers haut-placés de l'Armée impériale épibate dans ses campagnes de reconnaissance "post-pacification", a fait couler beaucoup d'encre. En juin 1912, Stampton arrive sur les ruines du village de brousse Bokamengè, dans l'actuelle Commune de Zuméjovie, un village bantou rasé par les colonnes infernales de l'Empereur épibate deux mois auparavant, et apparemment déserté de sa population. Il ne reste pas grand chose du campement qui servait de lieu de vie aux pêcheurs/chasseurs bantous, mais le site est bien répertorié et dispose des rares berges en roches, le long de sa rivière de mangrove, qui en fait un site d'étape de choix. Stampton, linguiste de formation mais passionné par les papillons, entreprend durant sa semaine d'étape d'importantes rondes à la recherche des spécimens d'insectes et de papillons présents dans ce biotope de mangrove, régénéré par ailleurs par la disparition de la présence humaine. C'est lors de son cinquième jour de promenade qu'il découvre les "deux frères", armés de pieux, à quelques cinquante mètres du camp.

Stampton fera un récit détaillé de cette rencontre, qui s'était selon lui "miraculeusement" bien déroulée. Il notera avoir tout de suite pris conscience du trouble mental des deux individus, qui se ressemblaient entre eux, mais n'avaient "absolument pas le physique des indigènes de la région" au point que Stampton avouera les avoir pris, dans la première minute d'observation, pour des grands singes. Leur pilosité forte, leur peau marron, leur visage comme déformé par un étrange fardeau, singularisent la rencontre. Stampton est parvenu à calmer les deux individus, qui baissent leur arme, au bout d'une dizaine de minutes d'un face à face dans lequel le Briton répète tous les gestes de soumissions compris dans la nature par les peuplades primitives et les grands singes. Au bout d'une demi-heure, durant laquelle les deux "frères" "s'échangent des informations en émettant des bruits incompréhensibles avec leur bouche et ne ressemblant en rien à un langage existant" et exige du linguiste qu'il se déshabille pour passer en revue l'intégralité de son matériel, vêtements compris, Stampton saisit l'occasion de réaliser trois clichés avec son matériel de lithographie, qui seront par la suite travaillés longuement en laboratoire pour aboutir à l'image finale, promise à de nombreuses unes de presse de l'époque dans le monde entier.

Après le quatrième flash, raté, les deux frères s'énervent, et laissent Stampton à lui-même, nu au milieu des palétuviers. Commence alors un siècle d'hypothèses et de controverses. En 1918, étudiant le cliché, un professeur jernlandais, primatologue reconnu, exclue l'hypothèse de la découverte d'une nouvelle espèce de grands singes. Durant près de cent ans, mythes et légendes se tissent autour de cette lithographie. Plusieurs expéditions sont montées depuis l'Occident, en 1927, 1953, 1968 et 1976 pour trouver des traces des deux individus, d'abord eux-même, puis de possibles restes, des "outils" comme les fameux pieux travaillés évoqués par Stampton dans son observation. En 2007, l'Italo-épibate Federico Cagliari, enseignant-chercheur paléoanthropologue à Aznella, désireux de discréditer les théories complotistes sur la survivance de groupes d'hommes préhistoriques d'espèces non homo sapiens en Épibatie, recoupe l'observation de Oswald Stampton de 1912, utilisant une nouvelle traduction, avec les symptômes de la maladie de Gebhert-Höchlein. Ses travaux ont un grand écho, et durant trois décennies, on leur attribue une valeur scientifique quasiment acquise. Une commission d'experts des maladies génétiques se penche en 2011 sur le cas, émettant un avis neutre sur la question. En 2018, se réunissant à nouveau, et utilisant notamment une image restaurée de la lithographie, la commission valide l'hypothèse de Cagliari, faisant des deux frères deux individus, probablement jumeaux, victimes du syndrome découvert en 1879, en reconstituant notamment un modèle 3D des personnages, duquel ils tirent des conclusions concordantes sur les rapports craniologiques, rapprochant le cas de Gebhert-Höchlein.

Mais 22 ans plus tard, nourrie de nouveaux spécialistes et des avancées des travaux de génétique comme de modélisation, la dernière commission formée émet donc un avis négatif, estimant "la persistance d'éléments contradictoires observés sur la lithographie et ses différentes versions de coloration et de numérisation quant à l'expression nette du syndrome de Gebhert-Höchlein, qui éloigne l'observation présente des conclusions du Pr. Cagliari". Pour la nouvelle commission, si le prognathisme des deux individus peut être comparable à celui du syndrome de G-H, les autres mesures craniologiques (arcades sourcilières, arrête nasale, etc.) ne sont en rien proches des moyennes observées chez les malades de G-H, par ailleurs une trentaine d'observation du syndrome ayant été faite dans le monde depuis la dernière commission en 2018. L'hypothèse la plus acceptable et qui demeure reste celle d'une pathologie inconnue et encore non répertoriée de nos jours, possiblement une combinaison de plusieurs pathologies ayant affecté deux vrais jumeaux simultanément, qui auraient pu être contraints de vivre en marge du village et ce qui les aurait sauvé du massacre entrepris par les troupes impériales à Bokamengè au printemps 1912, il y a 128 ans.
Arios

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[right]02/09/2040[/right]
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Après une défaite historique, la Ligue de Lébira contrainte de négocier son retrait d'Épibatie

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Un "collaborateur" exhibé par les rebelles[/center]

La Poche de Gighida-Teccogli a cédé. Après deux semaines d'intenses affrontements tout le long des 350 km de limites de l'enclave tenue par les forces de l'Armée Épibate Libre, et 4 500 soldats lébiriens, les rebelles soutenant l'Empereur Ioannes XII ont eu raison du dispositif de défense moderne de l'AEL et des Lébiriens. La stratégie d'attaques répétées en divers endroits, par l'éparpillement de forces au demeurant peu visibles grâce à une utilisation minutieuse du "brouillard" offert par la canopée, ont créé la surprise dans les rangs de l'AEL, composés majoritairement de soldats haut-illythes et de volontaires illythes lébiriens, et laissé impuissants des soldats lébiriens peu formés à ce genre d'affrontements.

Une armistice a été signé le 1er septembre au matin par le Général Eskeiel Tegene, pour l'AEL, et les représentants militaires de Ioannes XII. La décision, préparée depuis le 27 août, s'explique par l'ampleur des forces alliées demeurant dans la Poche sans possibilité de s’exfiltrer. Depuis le bombardement de l'aéroport de Gighida le 25 août dernier par les rebelles, 8 000 soldats alliés se trouvaient bloqués dans la poche, contraints à subir l'assaut de la moitié de l'armée rebelle, quelques 15 000 soldats. Par sa décision de précipiter l'armistice auprès du Général épibate, la Ligue de Lébira entend également protéger les nombreuses entreprises lébiriennes implantées autour de la capitale impériale épibate.

Dans la bataille, entamée le 16 août dernier, 3 500 assaillants ioannites seraient morts au combat, tandis que l'AEL enregistre près de 2 000 morts, et les Lébiriens 752 soldats entrainés morts au combat.

L'arrêt des combats sur l'ensemble du territoire épibate devrait être signé dans la journée, à titre provisoire. Le Ministre de la Défense lébirien, Silvio Ipsilanti, a annoncé sa venue à Amosciderenat le 14 septembre prochain, pour la signature d'un traité de paix avec l'Épibatie ioannite, dans lequel les Céruléens devraient s'engager à quitter le territoire épibate, alors que Cartagina a pour objectifs de permettre l'évacuation des 3 750 soldats lébiriens faits prisonniers, dont plus de mille blessés et malades, et le rapatriement des corps des soldats tués. L'avenir des relations entre la Ligue et l'"Épibatie libre" de Giorggis IV et sa première ministre Tesfaye Petrosi est des plus flou. Pour le moment, installé à Aznella, le gouvernement provisoire de l'Épibatie Libre n'a pas signifié sa volonté d'arrêter la guerre contre les rebelles de Ioannes XII, en dépit de l'armistice local signé par le Général Tegene, et qualifié depuis le nord de "capitulation" locale.
Arios

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4 septembre 2040

Palemoj annonce un traité historique de fusion des milices avec Denaj[/center]

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Banka Pistako, le troisième dirigeant miksi de la Plantacratie palemojienne[/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348096#p348096]L'Amarantie épibate[/url] pourrait-elle réaliser son unité à l'occasion du chamboulement que constitue la défaite lébirienne annoncée face aux rebelles de l'Empereur Ioannes XII, marionnette de l'Église monophysite et ses pires thuriféraires ethno-nationalistes et obscurantistes ?

C'est en tous cas pour répondre à l'urgence d'une défense de l'Amarantie d'Épibatie que le Fermier-Général de la Palémojie vient d'annoncer un traité historique de paix perpétuelle et de fusion des milices, sorte de symmachie imposée par les évènements historiques et la menace que nous vivons pour parer au risque de voir l'Amaranto-épibatie submergée par des armées sud-épibates regonflées par leur victoire sur les Céruléens, et désireuses de nettoyer, comme à leur habitude, les territoires extraits à la protection de la Ligue de Lébira comme ceux qui jouissaient, encore sous le règne de Iaconno III, d'une large autonomie sur critères ethniques.

  • "Nous-autres Amarantins d'Épibatie avons fait l'erreur de ne pas soutenir le Commonwealth et la Ligue de Lébira dans leur croisade contre l'obscurantisme, et nous risquons aujourd'hui de voir nos pays disparaître devant l'absence de garde-fou qui se dessine. Si Ioannes XII restaure l'autorité estompée de l'Épibatie sur la côte, comme c'est l'intention de ses Généraux, il est probable que nous perdrons a minima toute forme de libertés, et verrons nos territoires submergés par des colons épibates." a annoncé le Fermier-Général lors de sa conférence de presse tenue depuis Denaj, aux côtés des jeunes représentants de la Juvénocratie.


Si la Palémojie est riche de ses centaines de milliers d'hectares de terres nourricières productrices lui conférant une parfaite autonomie alimentaire et des excédents commerciaux immenses à l'égard des autres entités, elle est aussi peut-être le territoire le plus métissé de l'Amarantie épibate. La hiérarchie agricole et l'économie du territoire fondée sur le travail traditionnel et le mérite ont été des vecteurs d'ascension sociale et d'égalitarisme agraire pour les milliers de descendants d'aliénés miksi, accédant à l'exploitation et la propriété au cours des deux derniers siècles. Denaj, territoire bien plus blanc historiquement, est un pays de bûcherons et de pêcheurs dont l'organisation exclue de la politique les gens dépassant les quarante ans. La juvénocratie denajéenne est assez en avance sur le sujet, et son "jeunisme" explique sa facilité à s'allier militairement avec la Palémojie, assimilée par beaucoup d'autres entités comme un simple territoire en voie de submersion par "les noirs".

Cette symmachie denajo-palemojienne aura du mal à trouver des alliés, alors que les entités plus côtières sont moins concernées par l'avancée de Ioannes XII dans les massifs, et comptent pour beaucoup toujours sur l'interventionnisme de la Fédération d'Amarantie pour venir protéger ses ex-colonies de peuplement en cas de réelle invasion destructrice des Épibates. La Gérontocratie tojéenne a par ailleurs d'ores et déjà condamné ce qu'elle qualifie de rupture de l'équilibre des forces de la part de son adversaire historique dénajéen.
Arios

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[justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
9 septembre 2040

Lila Besdaj prône la neutralité de Parjsporgue[/center]

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/23/191123055426270908.png[/img]
Suivie par plus de 144 000 personnes sur Internet, dont 4 000 en Épibatie, pour ses clichés de voyage[/center]

C'est une globbetroteuse qui aime sa patrie. Lila Besdaj, pour la cinquième année consécutive, fait partie des sept personnalités les plus suivies de l'Heptarchie parjsporguéenne, et à ce titre co-gouverne le territoire de la cité de Parjsporgue aux côtés de ses consœurs et confrères "people", idoles des jeunes et moins jeunes.

Dans un long thread de plus de 400 caractères, l'étoile montante de l'Heptarchie a fini par livrer son ressenti sur la situation et prôné une politique de neutralité et de respect de chacun des points de vue, sans néanmoins troquer notre honnêteté et en restant fidèles à nos principes. Lila Besdaj, par ailleurs entrepreneuse et propriétaire de sa propre chaine de sous-vêtements fabriqués à Parjsporgue à partir de fibres 100% épibates, se veut la défenseur de l'activité économique alors que l'horizon s'assombrit suite à la défaite, et au probable retrait au moins partiel, de la Ligue de Lébira de l'Empire d'Épibatie.

Il y a quelques jours à peine, la Juvénocratie dénajéenne et la Plantacratie palemojienne ont annoncé un traité historique de collaboration militaire, augurant d'un lourd travail de fusion des effectifs miliciens urbains et ruraux qui défendent habituellement l'autonomie des deux territoires par rapport à une armée épibate absente de ces zones. Mais avec la victoire annoncée de Ioannes XII et la menace d'une rupture des accords d'autonomie centenaires, plusieurs entités amarantines s'inquiètent et entendent se préparer à la nouvelle donne géopolitique en méso-Algarbe. L'alliance entre Denaj et Palemoj, cette dernière étant sous l'autorité d'un métisse, semble dissuader plusieurs entités qui tiennent encore les populations noires ou mélangées dans un état de citoyenneté second.

Les négociations entre Cartagina et Gighida restent difficiles à déchiffrer. Dans cinq jours, une rencontre en Haute-Illythe entre le Ministre lébirien de la défense, Silvio Ipsilanti, et les représentants du gouvernement "rebelle" de Ioannes XII, est annoncée - alors même que les relations entre Cartagina et le gouvernement de l'Épibatie libre, situé à Aznella, n'ont été ni actualisées ni commentées par les intéressés. Au milieu de ce tumulte, l'une des dirigeantes de l'Heptarchie Parjsporguéenne, prône en réalité l'attentisme - alors que les rumeurs de soumission de la Nouvelle-Caducée à l'agenda de Ioannes XII se font chaque jour plus grandes.

Situation militaire début septembre : https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/21/191121064106376286.png
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216084733122615.png[/img]
10/09/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Guerre du trône d'Épibatie : L'AEL refuse de quitter Zumejo/Giumeggio

[Center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/23/19112309561216219.png[/img]
Ascied Temescio, Colonel commandant les opérations dans l'ex-commune libre, restera sur place[/center]

La Ligue de Lébira a-t'elle demandé à l'AEL de quitter la ville de Zumejo et son territoire, prise au début du mois d'août ? Si aucune information n'est officiellement sortie, les insistances publiques des responsables militaires locaux de l'AEL ces dernières 24 heures semblent le laisser penser. Le Commandant en chef des forces alliées coalisées, duquel répondent en théorie les effectifs lébiriens présents sur le sol d'Épibatie, demeure quant à lui dans son silence - Megersa Nezzebo se trouverait à Aznella, auprès du Gouvernement d'Épibatie libre, dans tous les cas dans l'embarras depuis les initiatives et déclarations que l'on peut penser unilatérales de son allié lébirien. Le Gouvernement lébirien a en effet annoncé le début des négociations de paix avec le camp de Ioannes XII, terrifié vraisemblablement par le coup de filet réalisé par les troupes "rebelles" qui tiennent entre leurs mains quelques 2 900 soldats lébiriens faits prisonniers (en plus d'un peu moins d'un millier de blessés dont l'évacuation aurait débutée, négociée contre l'envoi de vivres et d'armes).

Si Cartagina a fait savoir qu'elle envoyait un ministre auprès des représentants des rebelles pour négocier la paix, Aznella reste silencieuse en dehors de sa qualification de "capitulation locale" pour l'armistice concédé par le Général Tegene, commandant de l'AEL sur le secteur de la Poche de Gighida enfoncée par les rebelles.

La ville de Zumejo, capitale locale du territoire autonome de la Commune de Zuméjovie, entité membre du Conseil Amarantin d'Épibatie, avait été capturée par les effectifs de l'AEL, dont de nombreux Lébiriens, les 7 et 8 août dernier. La nouvelle inaugurait une stratégie d’accaparement du littoral par les Alliés, handicapés dans leur progression au centre du pays faute à un relief et un terrain méconnus et favorables aux défenseurs. La prise de Zumejo avait été suivie par la promesse par l'Épibatie libre d'en faire une ville ouverte à toutes les communautés et donc une tête de pont de la puissance de l'Épibatie nouvelle, dans la perspective d'une difficulté de mise en place d'un agenda rapide de libération du centre du pays. La prise, ou la chute, de Zumejo avait suscité des réactions mitigées du côté des autres entités amarantines, certaines saluant la fin d'un régime rival responsable d'ethnocides et d'animalisation de peuplades primitives au nom de l'écologie, d'autres y voyant une attaque contre l'autonomie et la pérennité des entités amarantines d'Épibatie.

L'AEL fait annoncer qu'elle n'abandonnera pas les lieux, bien que Cartagina ait pu, dans ses négociations pour rapatrier ses prisonniers, proposer l'évacuation du secteur aux "rebelles".
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216084733122615.png[/img]
12/09/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Guerre du trône d'Épibatie : Contre Lébira, le Commonwealth se prononce pour le soutien "absolu" à l'Épibatie Libre et l'AEL

[URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359226#p359226]Le Commonwealth a apporté un soutien absolu et public à la poursuite du combat de l'Armée Épibate Libre[/url]. Ce soutien revendiqué haut et fort a d'autant plus surpris le gouvernement épibate d'Aznella, que la Ligue de Lébira cherche officiellement à conclure la paix avec les rebelles de Ioannes XII et ce sans même consulter ni le gouvernement épibate libre auprès duquel elle intervient et au nom duquel elle est présente sur le sol de l'Empire, ni davantage son allié combattant le Commonwealth, qui a perdu un nombre d'hommes conséquent dans ce conflit.

Heureusement, disent les Épibates soutiens du gouvernement d'Aznella, demeure la Britonnie à l'heure où Cartagina entend se désengager. Le Commonwealth, qui espère assurer sa position hautement stratégique économiquement et technologiquement à Malacchi, dans le sud du pays, où elle dispose d'un site de lancement d'engins spatiaux, lorgne également sur la sécurisation de son approvisionnement en uranium. Par la réitération de son soutien sans failles à l'Épibatie libre, Lanfair entend peut-être prendre le leadership dans cette guerre de maintien de l'ordre, là où la faiblesse politicienne de la démocratie lébirienne fait tant hésiter la Ligue à mettre en danger la vie de ses prisonniers de guerre détenus par l'adversaire au point de négocier avec des rebelles et criminels de guerre, pour sauver ses soldats et donc passer facilement l'éponge sur la chaine de responsabilité stratégique ayant conduit à la défaite brutale à la bataille de Gighida.

La position prise par le Commonwealth reste hasardeuse pour deux raisons. D'abord, elle vient à l'encontre des tentatives diplomatiques de Cartagina et désavoue publiquement son allié - un simple renvoi d’ascenseur par rapport aux dénonciations répétées, de la part de la Ligue, des agissements britons ou alekans ces dernières années, qui consisterait à reprendre l'ascendant ? Ensuite, le Commonwealth étant lui-même empêtré dans une révolution terrible le frappant en plein cœur et menaçant sa pérennité même - il ne parait pas évident que cette stratégie d'audace géopolitique en Algarbe centrale soit pertinente en terme d'agenda alors même que l'Algarbe-du-Sud est entré dans un processus de sécession.
Arios

Message par Arios »

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18 septembre 2040

La Nouvelle-Caducée envahit à nouveau l'Oszar et l'Anis[/center]

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/26/191126102516121263.png[/img]
Des milices parjsporguéennes participeraient également à l'invasion[/center]

Trois ans après une première occupation militaire des vallées côtières de l'Oszar et l'Anis, qui originellement peuplées par les colons caskars furent évacuées au cours du XXème siècle dans le cadre de la politique de sanctuarisation militaire de la côte, l'entité amaranto-épibate de Nouvelle-Caducée a projeté à nouveau ses milices et celles de son allié parjsporguéen vers ces territoires. Il y a plus de deux ans, c'était l'intervention de bâtiments de guerre caskars et surtout l'aide logistique majeure en provenance de l'île céruléenne qui avaient permis l'inversion de la situation sur le terrain, le départ des Néo-caducéens et la contre-offensive caskare contre l'entité amarantine - finalement freinée devant l'union de façade au sein du Conseil Amarantin d'Épibatie.

La situation a considérablement changé en trois ans. Le Caskar est désormais en pleine guerre civile, et depuis quelques jours à peine connait un blocus total mis en place par la CND, se trouvant sans tête politique et surtout sans capacités de réaction aux évènements dans son ancienne colonie de peuplement méso-algarbienne. Ici même, l'Épibatie est à feux et à sang, la coalition brito-lébirienne intervenant au nord comme au sud du pays où elle défend ses intérêts stratégiques et exerce sa prédation impérialiste semble se déchirer publiquement quand les uns tentent d'échanger leurs prisonniers contre des vivres, et les autres promeuvent la poursuite d'une lutte sans merci contre l'adversaire. C'est même désormais au gouvernement d'Aznella, que l'on accusait d'être fantoche, de se rebeller contre le marionnettiste en déclassifiant des secrets d'États mettant dans l'embarras l'État lébirien et en porte-à-faux vis-à-vis de sa propre population, particulièrement hostile à un élargissement de la Ligue vers le sud.

C'est dans cette configuration et alors même que le Conseil Amarantin d'Épibatie est fragilisé par les initiatives internes des entités entre elles (Denaj et Palemoj), que la Nouvelle-Caducée fait le choix de la projection sur les anciennes vallées militaires impériales, où elle espère à nouveau établir durablement une interface de commerce maritime, condition sine qua non à son développement - alors que l'ouverture maritime de l'Épibatie depuis quatre ans a déjà considérablement profité aux entités côtières comme l'Ochlocratie salembéenne ou la Zuméjovie.

Arguant de la nécessité historique de renforcement de l'alliance entre les entités progressistes, plusieurs membres gouvernants de l'Heptarchie parjsporguéenne ont pris à revers l'argumentaire attentiste de la populaire Lila Besdaj, pour venir en soutien à l'initiative néo-caducéenne contre un territoire que les Caskars d'Épibatie n'auraient pas les moyens de développer.

Carte pas terrible de l'Épibatie amarantine : https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/26/191126104217935975.png
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