Pavillon de l'Hirondelle de Bronze - Textes philosophiques et historiques du Liang
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Frederick St-Luys
[center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/aphori10.png[/img]
Thèmes: Le Légisme ; le système judiciaire historique du Liang
"Les peines instituées par les Trente-Sept Codes de la loi impériale condamnent toujours nécessairement au moins deux choses: le tort initial causé, et le crime ou délit commis à l'égard de l'Etat.
Car le voleur qui s'empare de ce qui ne lui appartient pas ne lèse pas que le propriétaire de la chose, mais, bien plus, il ignore la loi et à ce titre agit en ennemi de la loi et de l’État. Pire, le meurtrier commet certes un tort irréparable à l'égard d'autrui, mais surtout, il usurpe la prérogative suprême de la justice impériale, qui est la mise à mort des hommes jugés criminels.
C'est pour cela que les peines des Trente-Sept Codes de la loi impériale peuvent paraître lourdes aux étrangers, qui ignorent l'importance de reconnaître le dû de l’État et du souverain. Car c'est par la loi que le pays est édifié, et par l'absence de loi qu'il est ruiné."
Extrait du Commentaire du Traité des Neufs Chapitres, Xu Ming (988-1050), philosophie légiste.[/center]
Thèmes: Le Légisme ; le système judiciaire historique du Liang
"Les peines instituées par les Trente-Sept Codes de la loi impériale condamnent toujours nécessairement au moins deux choses: le tort initial causé, et le crime ou délit commis à l'égard de l'Etat.
Car le voleur qui s'empare de ce qui ne lui appartient pas ne lèse pas que le propriétaire de la chose, mais, bien plus, il ignore la loi et à ce titre agit en ennemi de la loi et de l’État. Pire, le meurtrier commet certes un tort irréparable à l'égard d'autrui, mais surtout, il usurpe la prérogative suprême de la justice impériale, qui est la mise à mort des hommes jugés criminels.
C'est pour cela que les peines des Trente-Sept Codes de la loi impériale peuvent paraître lourdes aux étrangers, qui ignorent l'importance de reconnaître le dû de l’État et du souverain. Car c'est par la loi que le pays est édifié, et par l'absence de loi qu'il est ruiné."
Extrait du Commentaire du Traité des Neufs Chapitres, Xu Ming (988-1050), philosophie légiste.[/center]
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Frederick St-Luys
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Thèmes: Les rites ; l'esprit liangois
"Les victoires véritables sont préparées à mille li du champ de bataille, dans la tente de commandement.
Les décisions sont prises avant que le souverain n'entre dans le hall cérémoniel.
La récolte du riz est décidée lorsque le paysan sème, bien avant que la rizière ne verdisse.
L'homme décidant spontanément courtise la ruine et la défaite. L'homme de qualité sait être préparé."
Commentaire au Traité des sages de la vallée aux bambous, Jing Shu'er (1347-1447), ministre des rites sous la dynastie Wei.[/center]
Thèmes: Les rites ; l'esprit liangois
"Les victoires véritables sont préparées à mille li du champ de bataille, dans la tente de commandement.
Les décisions sont prises avant que le souverain n'entre dans le hall cérémoniel.
La récolte du riz est décidée lorsque le paysan sème, bien avant que la rizière ne verdisse.
L'homme décidant spontanément courtise la ruine et la défaite. L'homme de qualité sait être préparé."
Commentaire au Traité des sages de la vallée aux bambous, Jing Shu'er (1347-1447), ministre des rites sous la dynastie Wei.[/center]
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Frederick St-Luys
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Thèmes: La stratégie militaire[/center]
[justify]"C'est lorsque l'ennemi est en fuite et que ses bannières sont en désordre qu'existent les plus grandes opportunités, et les plus grands risques:
Si le général adverse sait repérer la faiblesse dans les formations adverses, et identifie les bannières désordonnées des unités au moral le plus faible, alors il saura faire charger sa cavalerie et sa garde. Les régiments adverses se désagrègeront devant lui comme du sable dans l'eau, et tout l'ost de son ennemi lui sera livré.
Si le général presse l'ennemi de trop près, ne lui laisse aucune porte de sortie, alors les soldats adverses se battront jusqu'à la mort, et l'armée du général risque de subir de graves pertes, voire d'être mise en déroute. Le général habile cherchera à ménager une porte de sortie à l'ennemi, et placera le long du chemin de fuite de ce dernier des cavaliers rapides, armés d'arcs et de lances. Ainsi, l'armée adverse sera détruite par mille blessures mineures, sans jamais pouvoir se ressaisir."[/justify]
[center]Livre Céleste de la Stratégie Militaire de Yu Jiao (1377-1440), stratège au service de la dynastie Wei.[/center]
Thèmes: La stratégie militaire[/center]
[justify]"C'est lorsque l'ennemi est en fuite et que ses bannières sont en désordre qu'existent les plus grandes opportunités, et les plus grands risques:
Si le général adverse sait repérer la faiblesse dans les formations adverses, et identifie les bannières désordonnées des unités au moral le plus faible, alors il saura faire charger sa cavalerie et sa garde. Les régiments adverses se désagrègeront devant lui comme du sable dans l'eau, et tout l'ost de son ennemi lui sera livré.
Si le général presse l'ennemi de trop près, ne lui laisse aucune porte de sortie, alors les soldats adverses se battront jusqu'à la mort, et l'armée du général risque de subir de graves pertes, voire d'être mise en déroute. Le général habile cherchera à ménager une porte de sortie à l'ennemi, et placera le long du chemin de fuite de ce dernier des cavaliers rapides, armés d'arcs et de lances. Ainsi, l'armée adverse sera détruite par mille blessures mineures, sans jamais pouvoir se ressaisir."[/justify]
[center]Livre Céleste de la Stratégie Militaire de Yu Jiao (1377-1440), stratège au service de la dynastie Wei.[/center]
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Frederick St-Luys
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Thèmes: Les peuples de la steppe
"L'air de la paix et la senteur de la richesse endorment et amollissent. Pendant que les Saïgars chassent et s'entrainent continuellement avec l'arc et la lance, les hommes des vallées et des cités parlent des dieux, des rois, des lois, du pouvoir.
Ils ignorent que le pouvoir, c'est avant toute chose la force de dix mille cavaliers. Comment un noyan commandant une pareille armée et recevant la faveur de Tengri ne pourrait-il vaincre les habitants mous, faibles et aveugles des Terres Vertes?"
Paroles prêtées à Kataï Yantzin Korlash, Khagan des Saïgars (995-1013), grand conquérant des steppes, fondateur du Khurul de Saarhangad[/center]
Thèmes: Les peuples de la steppe
"L'air de la paix et la senteur de la richesse endorment et amollissent. Pendant que les Saïgars chassent et s'entrainent continuellement avec l'arc et la lance, les hommes des vallées et des cités parlent des dieux, des rois, des lois, du pouvoir.
Ils ignorent que le pouvoir, c'est avant toute chose la force de dix mille cavaliers. Comment un noyan commandant une pareille armée et recevant la faveur de Tengri ne pourrait-il vaincre les habitants mous, faibles et aveugles des Terres Vertes?"
Paroles prêtées à Kataï Yantzin Korlash, Khagan des Saïgars (995-1013), grand conquérant des steppes, fondateur du Khurul de Saarhangad[/center]
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Frederick St-Luys
[center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/lettre11.png[/img]
Thèmes: Les conquêtes Syires ; la dynastie Xing[/center]
[justify]Durant la douzième année du règne de l'empereur Yanzong des Xing du Grand Liang [1268], les envahisseurs barbares Syires franchirent les murailles de Zhongdu, la capitale. Le siège de la ville avait duré quatre ans, et leur fureur fut telle qu'ils tuèrent l'ensemble des habitants.
En apprenant que la chute de la cité était inévitable, l'empereur Yanzong fit rassembler tout l'entourage impérial dans la Cour du Présage Favorable, et ordonna que les officiels s'alignassent suivant leurs rangs. Tous revêtirent leurs plus belles robes de fonctions, et le souverain portait lui-même le couvre-chef impérial. Il ordonna qu'un bûcher sacrificiel fut édifié en l'honneur du Ciel comme le prescrivaient les rites, congédia les domestiques, et attendit dans le silence devant les flammes que les envahisseurs ne parvinssent au palais.
Lorsque les barbares entrèrent dans l'enceinte du palais, ils furent étonnés de découvrir les édifices extérieurs entièrement vides. Puis, ils demeurèrent stupéfaits de trouver la cour impériale dans son entièreté debout en rangs, dans la cour centrale, les ignorant complètement. Beaucoup en conçurent une terreur superstitieuse, et, craignant d'être ensorcelés, ils appelèrent leurs chefs. L'un des princes des barbares, qui fut confident du grand khan Djaghataï, s'avança, et s'efforça de s'emparer du chapeau du Ministre des Revenus, Gai Wen. Le ministre lui enfonça alors son éventail dans l'orbite, car il était impropre qu'un ministre de la cour impériale fût dérangé pendant un sacrifice au Ciel.
Les barbares entrèrent alors dans une grande fureur, et massacrèrent toute la cour impériale. Plutôt que de laisser le sabre des Syires le tuer, l'empereur Yanzong préféra donner son corps au feu du bûcher sacrificiel.[/justify]
[HRP]Ceci est librement inspiré d'un épisode historique réel, que certains d'entre vous connaîtrez peut-être.
Thèmes: Les conquêtes Syires ; la dynastie Xing[/center]
[justify]Durant la douzième année du règne de l'empereur Yanzong des Xing du Grand Liang [1268], les envahisseurs barbares Syires franchirent les murailles de Zhongdu, la capitale. Le siège de la ville avait duré quatre ans, et leur fureur fut telle qu'ils tuèrent l'ensemble des habitants.
En apprenant que la chute de la cité était inévitable, l'empereur Yanzong fit rassembler tout l'entourage impérial dans la Cour du Présage Favorable, et ordonna que les officiels s'alignassent suivant leurs rangs. Tous revêtirent leurs plus belles robes de fonctions, et le souverain portait lui-même le couvre-chef impérial. Il ordonna qu'un bûcher sacrificiel fut édifié en l'honneur du Ciel comme le prescrivaient les rites, congédia les domestiques, et attendit dans le silence devant les flammes que les envahisseurs ne parvinssent au palais.
Lorsque les barbares entrèrent dans l'enceinte du palais, ils furent étonnés de découvrir les édifices extérieurs entièrement vides. Puis, ils demeurèrent stupéfaits de trouver la cour impériale dans son entièreté debout en rangs, dans la cour centrale, les ignorant complètement. Beaucoup en conçurent une terreur superstitieuse, et, craignant d'être ensorcelés, ils appelèrent leurs chefs. L'un des princes des barbares, qui fut confident du grand khan Djaghataï, s'avança, et s'efforça de s'emparer du chapeau du Ministre des Revenus, Gai Wen. Le ministre lui enfonça alors son éventail dans l'orbite, car il était impropre qu'un ministre de la cour impériale fût dérangé pendant un sacrifice au Ciel.
Les barbares entrèrent alors dans une grande fureur, et massacrèrent toute la cour impériale. Plutôt que de laisser le sabre des Syires le tuer, l'empereur Yanzong préféra donner son corps au feu du bûcher sacrificiel.[/justify]
[HRP]Ceci est librement inspiré d'un épisode historique réel, que certains d'entre vous connaîtrez peut-être.
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Frederick St-Luys
[center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/aphori10.png[/img]
Thèmes: Le légisme ; le qinluaisme ; l'occident vu du Liang.
"Durant ma jeunesse, il m'arrivait de lire certains ouvrages écrits par des occidentaux, ou d'assister à des pièces de théâtre de dramaturges occidentaux. Et j'observais avec beaucoup de confusion les circonvolutions auxquels les auteurs se livraient, pour illustrer le conflit entre loyauté familiale et devoir.
Pourtant, dès le commencement de mon éducation, et après la lecture des classiques de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16253#p334482]Xian Wen[/url] et de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16253#p334996]Xu Ming[/url], la réponse me semblait limpide, et je ne comprenais pas qu'elle ne le soit pas pour les étrangers:
Le devoir envers l'Etat est la forme suprême de la loyauté familiale. Celui qui croit choisir la loyauté familiale au-dessus de celle de l’État ne fait que désavouer le concept même de loyauté familiale. Tout ce qu'il sert, c'est ses propres désirs et passions."
Extrait des mémoires de Lin Xian (1802 / 1879), philosophe syncrétique qinluaiste-légiste, membre de la commission ayant rédigé la constitution moderne du Liang.[/center]
Thèmes: Le légisme ; le qinluaisme ; l'occident vu du Liang.
"Durant ma jeunesse, il m'arrivait de lire certains ouvrages écrits par des occidentaux, ou d'assister à des pièces de théâtre de dramaturges occidentaux. Et j'observais avec beaucoup de confusion les circonvolutions auxquels les auteurs se livraient, pour illustrer le conflit entre loyauté familiale et devoir.
Pourtant, dès le commencement de mon éducation, et après la lecture des classiques de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16253#p334482]Xian Wen[/url] et de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16253#p334996]Xu Ming[/url], la réponse me semblait limpide, et je ne comprenais pas qu'elle ne le soit pas pour les étrangers:
Le devoir envers l'Etat est la forme suprême de la loyauté familiale. Celui qui croit choisir la loyauté familiale au-dessus de celle de l’État ne fait que désavouer le concept même de loyauté familiale. Tout ce qu'il sert, c'est ses propres désirs et passions."
Extrait des mémoires de Lin Xian (1802 / 1879), philosophe syncrétique qinluaiste-légiste, membre de la commission ayant rédigé la constitution moderne du Liang.[/center]
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Frederick St-Luys
[center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/lettre11.png[/img]
Thèmes: L'avènement de la Dynastie Wei ; les campagnes militaires [/center]
[justify]Qian Ming, qui s'était proclamé Premier Ministre de Xing après la chute de Zhongdu, avait soulevé les préfectures de Yuanzhou et Ruzhou contre l'envahisseur barbare [Syire], et rassemblé autour de lui de nombreux héros et mandarins de qualité. Après avoir établi la nouvelle capitale à Lianding [en 1302], il s'avança vers le nord, chassa les barbares des Plaines Centrales, et livra bataille contre l'armée de l'empereur Gaozu de Wei au guet de Baiding.
Durant la bataille, ses troupes passèrent la rivière, et infligèrent de graves pertes à l'armée Wei, mais, alors, des barges chargées d'archers de son adversaire descendirent le long de la rivière, et séparèrent les deux moitiés de son armée, pendant qu'une force de cavalerie surgissait sur les arrières de Qian Ming.
Voyant la défaite devenir inévitable, ce dernier ordonna à ses domestiques de préparer du meilleur thé, et d'apporter ceux des insignes impériaux de la dynastie Xing qui n'avaient pas [url=https://simpolitique.net/posting.php?mode=quote&f=1253&p=358260#pr358260]été perdus durant la capture de la capitale[/url]. Il versa lui-même le thé, pendant que ses soldats fuyaient et mourraient, remplit un deuxième gobelet qu'il posa en face de lui, et, alors que le combat était perdu, plaça les insignes sur la table, en position d'honneur.
Lorsque l'empereur Gaozu arriva devant la tente d'état-major, il découvrit que Qian Ming avait terminé sa coupe, et était tombé sur son épée. L'empereur s'assit alors, but le thé encore tiède du deuxième gobelet, et pleura. L'un de ses familiers lui demanda alors pourquoi il gémissait ainsi, ce à quoi le Fils du Ciel répondit:
-Aujourd'hui est mort un homme de qualité, qui plaçait le destin de l'empire au-dessus du sien propre: je pleure sa perte plus que je ne pleure celle de dix-mille de mes soldats![/justify]
Thèmes: L'avènement de la Dynastie Wei ; les campagnes militaires [/center]
[justify]Qian Ming, qui s'était proclamé Premier Ministre de Xing après la chute de Zhongdu, avait soulevé les préfectures de Yuanzhou et Ruzhou contre l'envahisseur barbare [Syire], et rassemblé autour de lui de nombreux héros et mandarins de qualité. Après avoir établi la nouvelle capitale à Lianding [en 1302], il s'avança vers le nord, chassa les barbares des Plaines Centrales, et livra bataille contre l'armée de l'empereur Gaozu de Wei au guet de Baiding.
Durant la bataille, ses troupes passèrent la rivière, et infligèrent de graves pertes à l'armée Wei, mais, alors, des barges chargées d'archers de son adversaire descendirent le long de la rivière, et séparèrent les deux moitiés de son armée, pendant qu'une force de cavalerie surgissait sur les arrières de Qian Ming.
Voyant la défaite devenir inévitable, ce dernier ordonna à ses domestiques de préparer du meilleur thé, et d'apporter ceux des insignes impériaux de la dynastie Xing qui n'avaient pas [url=https://simpolitique.net/posting.php?mode=quote&f=1253&p=358260#pr358260]été perdus durant la capture de la capitale[/url]. Il versa lui-même le thé, pendant que ses soldats fuyaient et mourraient, remplit un deuxième gobelet qu'il posa en face de lui, et, alors que le combat était perdu, plaça les insignes sur la table, en position d'honneur.
Lorsque l'empereur Gaozu arriva devant la tente d'état-major, il découvrit que Qian Ming avait terminé sa coupe, et était tombé sur son épée. L'empereur s'assit alors, but le thé encore tiède du deuxième gobelet, et pleura. L'un de ses familiers lui demanda alors pourquoi il gémissait ainsi, ce à quoi le Fils du Ciel répondit:
-Aujourd'hui est mort un homme de qualité, qui plaçait le destin de l'empire au-dessus du sien propre: je pleure sa perte plus que je ne pleure celle de dix-mille de mes soldats![/justify]
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Thèmes: Le XIXème siècle ; la Révolte des Sept Trigrammes [/center]
[justify]La [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&start=15#p346075]révolte des Sept Trigrammes du Tao Christique[/url] avait soulevé les provinces du sud-ouest du Liang durant la 316ème année du règne de l'empereur Yuntian [1862]. Les rebelles étaient des hommes ignorants et superstitieux refusant d'accepter les jugements des mandarins et l'installation des machines à vapeur. Ils s'étaient donnés pour chef un menteur et un filou, un certain Gai De, qui se faisait appeler de ses fidèles "roi Céleste", et affirmait être la réincarnation de l'un des dieux des chrétiens, celui que l'on nomme Jé-su le Réanimé.
Les rebelles ont ensuite tué les mandarins et détruit les yamens de Korlaghan, Tokkan et Heilar, jusqu'à ce que le Protectorat confie au général Jiang Jiao la tâche de réprimer la révolte et de punir les responsables. Le général établit les lignes de communication, pressa de tous les côtés les rebelles, et bientôt ceux-ci furent confinés dans les plateaux montagneux des hautes terres de Korlaghan, entre Karashand et Korlaghan [lot Ventélie n°6]. Cependant, en raison de leur fanatisme, et de l'absence de routes, il fut malheureusement impossible de les déloger.
(...)
Lorsque le général Jiang Jiai apprit en 1877 la mort de Gai De, il déclara: "ils étaient comme des tigres, terrorisant les plaines. A présent, ils seront comme des hyènes, se terrorisant mutuellement". Et, comme il l'avait prédit, le royaume des Sept Trigrammes fut bientôt en proie à de graves troubles civils, comme différentes factions et hérésies le ravageaient.[/justify]
Thèmes: Le XIXème siècle ; la Révolte des Sept Trigrammes [/center]
[justify]La [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&start=15#p346075]révolte des Sept Trigrammes du Tao Christique[/url] avait soulevé les provinces du sud-ouest du Liang durant la 316ème année du règne de l'empereur Yuntian [1862]. Les rebelles étaient des hommes ignorants et superstitieux refusant d'accepter les jugements des mandarins et l'installation des machines à vapeur. Ils s'étaient donnés pour chef un menteur et un filou, un certain Gai De, qui se faisait appeler de ses fidèles "roi Céleste", et affirmait être la réincarnation de l'un des dieux des chrétiens, celui que l'on nomme Jé-su le Réanimé.
Les rebelles ont ensuite tué les mandarins et détruit les yamens de Korlaghan, Tokkan et Heilar, jusqu'à ce que le Protectorat confie au général Jiang Jiao la tâche de réprimer la révolte et de punir les responsables. Le général établit les lignes de communication, pressa de tous les côtés les rebelles, et bientôt ceux-ci furent confinés dans les plateaux montagneux des hautes terres de Korlaghan, entre Karashand et Korlaghan [lot Ventélie n°6]. Cependant, en raison de leur fanatisme, et de l'absence de routes, il fut malheureusement impossible de les déloger.
(...)
Lorsque le général Jiang Jiai apprit en 1877 la mort de Gai De, il déclara: "ils étaient comme des tigres, terrorisant les plaines. A présent, ils seront comme des hyènes, se terrorisant mutuellement". Et, comme il l'avait prédit, le royaume des Sept Trigrammes fut bientôt en proie à de graves troubles civils, comme différentes factions et hérésies le ravageaient.[/justify]
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Frederick St-Luys
[center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/lettre11.png[/img]
Thèmes: le Moyisme ; les îles de Néchinésie [/center]
"A trente jours de navigation du port de Bizhou, dans la direction du soleil levant, se trouve un archipel, nommé les Mille Îles, dirigées par autant de rois. Nombre d'entre eux sont tributaires du Fils du Ciel, qu'ils honorent de richesses et de bois exotiques. Parmi ces rois, le plus grand et le plus important et le roi du Dai Guo, Ma Su Do (...).
Au sud des Mille Îles et du royaume de Dai Guo se trouve l'île de Gai You. Elles abritent de nombreux chefs, dont le principal est Dai Hong, qui a son siège au pied de la plus haute montagne, et honore le Fils du Ciel de tributs de bois et de coraux. Le peuple de cette île est très superstitieux, et adore les esprits de la nature issus des rêves des anciens. Le peuple y souffrait du traitement difficile que lui imposaient des chefs despotiques et une grande inégalité dans la répartition des terres, qui imposait au grand nombre d'entretenir les rizières du petit nombre.
Pour alléger le fardeau des hommes en cette terre, le Fils du Ciel, l'empereur Guan de la Dynastie Qiang, dépêcha durant la 7ème année de son règne [an 801] sur place cent lettrés connaissant les voies du Qinluaisme, du Légisme et du Moyisme. Ces hommes apportèrent de nombreux savoirs dans les îles orientales, enseignèrent l'écriture liangoise à ce peuple, ainsi que la répartition rationnelle des travaux rizicoles. "
[center]Extrait du Livre de la Dynastie Qiang, de l'historien et philosophe moyiste Feng Qiao (894-955)[/center]
Thèmes: le Moyisme ; les îles de Néchinésie [/center]
"A trente jours de navigation du port de Bizhou, dans la direction du soleil levant, se trouve un archipel, nommé les Mille Îles, dirigées par autant de rois. Nombre d'entre eux sont tributaires du Fils du Ciel, qu'ils honorent de richesses et de bois exotiques. Parmi ces rois, le plus grand et le plus important et le roi du Dai Guo, Ma Su Do (...).
Au sud des Mille Îles et du royaume de Dai Guo se trouve l'île de Gai You. Elles abritent de nombreux chefs, dont le principal est Dai Hong, qui a son siège au pied de la plus haute montagne, et honore le Fils du Ciel de tributs de bois et de coraux. Le peuple de cette île est très superstitieux, et adore les esprits de la nature issus des rêves des anciens. Le peuple y souffrait du traitement difficile que lui imposaient des chefs despotiques et une grande inégalité dans la répartition des terres, qui imposait au grand nombre d'entretenir les rizières du petit nombre.
Pour alléger le fardeau des hommes en cette terre, le Fils du Ciel, l'empereur Guan de la Dynastie Qiang, dépêcha durant la 7ème année de son règne [an 801] sur place cent lettrés connaissant les voies du Qinluaisme, du Légisme et du Moyisme. Ces hommes apportèrent de nombreux savoirs dans les îles orientales, enseignèrent l'écriture liangoise à ce peuple, ainsi que la répartition rationnelle des travaux rizicoles. "
[center]Extrait du Livre de la Dynastie Qiang, de l'historien et philosophe moyiste Feng Qiao (894-955)[/center]
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Frederick St-Luys
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Arts martiaux liangois[/center]
"Lü Zheng était connu comme étant le meilleur bretteur de tout l'empire, et personne ne pouvait le vaincre à la lutte. Il était considéré comme un maître du style du Tigre Céleste, et, afin d'endurcir son corps et son esprit, insistait pour se battre vêtu d'un seul pagne. Lors de la bataille d'Erkhet Gol [en 1471], il tua sans difficultés trois des plus grands champions des barbares Telenge.
Mais au lendemain de la bataille, il fut piqué par une vipère, et mourut.
Commentaire:
Développer ses atouts, à la lutte comme à la guerre, permet de triompher, mais négliger ses faiblesses signifie inviter la défaite."
[center]Extrait des commentaires du général Jiang Jiao au Parchemin du Style Exalté (1871).[/center]
Arts martiaux liangois[/center]
"Lü Zheng était connu comme étant le meilleur bretteur de tout l'empire, et personne ne pouvait le vaincre à la lutte. Il était considéré comme un maître du style du Tigre Céleste, et, afin d'endurcir son corps et son esprit, insistait pour se battre vêtu d'un seul pagne. Lors de la bataille d'Erkhet Gol [en 1471], il tua sans difficultés trois des plus grands champions des barbares Telenge.
Mais au lendemain de la bataille, il fut piqué par une vipère, et mourut.
Commentaire:
Développer ses atouts, à la lutte comme à la guerre, permet de triompher, mais négliger ses faiblesses signifie inviter la défaite."
[center]Extrait des commentaires du général Jiang Jiao au Parchemin du Style Exalté (1871).[/center]