[ENCYCLOPEDIE] Portraits des personnalités

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Alexandre

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ROYAUME DE FLAVIE
ENCYCLOPEDIE DES PERSONNALITES


Note importante : cette encyclopédie a vocation à être éditée et modifiée régulièrement. Les informations ne seront pas postées dans l'ordre. Merci de se référer au sommaire pour les trouver dans l'ordre.
dernière mise à jour HRP : 15 juillet 2019
dernière modification : création

Cette encyclopédie des entreprises comprend une portrait général des principales personnalités du Royaume de Flavie.

SOMMAIRE[/center]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357208#p357208]Alexandre III[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357210#p357210]Reine Adelaïde[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358509#p358509]Anne-Elizabeth Lecorbusier[/url]
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Alexandre

Message par Alexandre »

[center]Alexandre III


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Alexandre III est le Roi du Royaume de Flavie depuis 2026.

Date de naissance : 24 juin 1999
Situation familiale : Marié, 2 enfants
Métier : Roi

Fonctions politiques :
  • Roi du Royaume de Flavie (depuis 2026) -Président du Conseil Royal de facto (depuis 2026)-
  • Membre de droit du Conseil Royal (2012-2026)
  • Prince Héritier du Royaume de Flavie (1999-2026)

[justify]Né Prince Alexandre de Froissey le 24 juin 1999, l'histoire d'Alexandre c'est avant tout l'histoire d'un homme né pour régner. Fils du Roi Louis XX et de la Reine Elizabeth, orphelin de mère à l'âge de 3 ans, le jeune Alexandre, élevé par sa Gouvernante et ses précepteurs est préparé dès son plus jeune âge à la tâche qui sera la sienne. De par sa naissance, l'avenir d'Alexandre est tout tracé : il sera Roi. Il montre très vite des aptitudes politiques, juridiques, historiques, … S'il est évident que l'éducation qui lui est professé joue son rôle, le jeune Alexandre montre très tôt un caractère et des capacités exceptionnels. En Flavie bien sûr, la famille royale ne va pas à l'école. C'est l'école qui vient à elle. Si l'éducation des Précepteurs n'est pas diplômante (c'est étrange de se le dire mais Alexandre III n'a jamais été à l'école et n'a aucun diplôme), elle n'en est pas moins professionnalisante et permet au jeune prince de développer compétences et connaissances utile à son futur métier, une vocation. Enfant et adolescent, Alexandre suit une formation à la politique, à l'économie, au droit, à l'histoire, et apprend à diriger. Faire le Roi nécessite aussi un entrainement militaire et à la stratégie.

Alors qu'il atteint l'âge de la majorité royale (13 ans), Alexandre, alors Prince Héritier depuis sa naissance, commence à siéger au Conseil Royal dont il est membre de droit. Les flaviens découvrent un prince aguerrit et qui va s'endurcir avec le temps et va finir par prouver ses compétences politiques. Au point que son père décide de l'associer plus étroitement à la Couronne en le faisant participer à ses côtés à ses affaires pour l'initier aux travaux en cours. Très présent publiquement aux côtés du Roi lors de cérémonies et engagements officiels, Alexandre montre un sens aigu du devoir et de l'implication.

Alexandre est aussi un être de raison. Fiancé à l'âge de 13 ans à Isabelle d'Aquitône, fille d'un noble de la Cour, issue d'une longue lignée, il accepte le mariage arrangé, célébré alors que les époux n'ont que 15 ans. Un mariage de convenance qui n'empêche pas les époux d'entretenir de bonnes relations, mais une relation d'amitié. D'autant que les enfants se font attendre. On raconte que l'un comme l'autre s'évite le devoir conjugal. Mais finalement, plus de dix ans après le mariage, un enfant naît, le Prince Timothé, né 2025. Très vite cependant, Alexandre et Isabelle se rendent compte qu'ils ont un problème. Un problème que la naissance d'un enfant ne résoudra pas. En effet, le Roi préfère les hommes, et la Reine les femmes. Des époux qui ne pouvaient donc pas être plus assorties (nombreux sont les Rois à avoir eu des favorites dans l'histoire, mais souvent leurs épouses en souffraient. Ici, personne n'en souffrira). Mais ni l'un ni l'autre n'en parle et font comme si de rien n'était. Mariés trop tôt, avant même qu'ils ne se construisent une identité à l'adolescence, les intérêts diplomatiques ont primés. Le Roi et la Reine se sont construit mais l'un sans l'autre. Et alors qu'Alexandre monte sur le trône, ils continuent de faire comme si de rien n'était. Le Roi pour ménager un peuple qu'il ne pense pas prêt à un tel changement, préfère souffrir et la Reine par peur d'être congédiée par un divorce (les époux ignore que l'autre est dans le même cas). Ils vont jusqu'à faire un second enfant : la princesse Louise, en 2027 (un véritable enfer pour eux, car ni l'un ni l'autre ne sont satisfaits du le devoir conjugal qui est un véritable enfer pour eux). Mais lors d'une Garden party organisée à Pâques 2027, alors que le couple royal à 28 ans, le Roi rencontre Matthieu Gendreau, le fils d'un Général de l'Armée (devenu numéro 2 de l'Armée derrière le Général de l'Armée l'année précédente) à qui son père destine une carrière militaire pour prendre sa succession. De ce coup de foudre dont on ne sait rien, Matthieu en ressort absolument horrifier d'aimer un Roi, un crime de lèse-majesté étant passible de la peine de mort). Mais le Roi, qui prétend que la conversation du jeune homme lui a plu, demande à la revoir régulièrement pour des longues promenades dans les jardins les après-midis suivants, avant de finir tomber amoureux. Pendant ce temps, Isabelle tombe sous le charme de Margaux Queslon la fille d'un bourgeois à qui on a confié le poste de dame de compagnie de la Reine. Pourtant, le Roi et la Reine continuent de faire comme si de rien n'était. Lui parce qu'il ne pense pas conciliable ses sentiments et sa couronne, elle parce qu'elle a peur que son époux demande le divorce s'il apprend (elle aurait même prié pour qu'il trouve une maitresse comme le faisaient les Rois habituellement afin qu'elle n'ait pas à lui ouvrir la chambre - le Roi et la Reine ne vivent pas ensemble, cela a toujours été le cas dans l'histoire, ils ont des appartements séparés au Palais). Mais un jour de juin que Matthieu ose embrasser le Roi (au péril de sa vie, c'est un crime de lèse-majesté), Alexandre qui ne peut plus reculer décider d'en parler à son épouse (qui décide de son côté d'en faire de même avec la certitude qu'elle devra quitter le Palais). Après cette discussion, qu'on imagine volontiers pleine de révélations, les époux sont chacun rassurés de leurs côtés, même s'ils ne savent pas quoi faire vis-à-vis de Matthieu et Margaux et de la Couronne. C'est vers la Reine Adelaïde qu'ils se tournent (on raconte que cette dernière, fervente défenseur des droits des minorités diverses, aurait pleuré de joie en apprenant la nouvelle). Cette dernière décide d'arranger la situation et encourage les époux à vivre leurs histoires (elle aurait déclaré qu'elle ne voyait pas pourquoi ils ne pourraient pas alors que la plupart des rois de l'histoires auraient été des gougeât en ayant des maitresses souvent pour le plus grand malheur de leurs épouses et qu'au XXIe siècle, c'était une vraie chance d'avoir des souverains qui pouvaient porter quelque chose). Bien entendu, rien ne prévoit cette possibilité au niveau institutionnel. Alexandre décide de ne pas divorcer d'Isabelle (ils ne portent pas contre plus leurs alliances depuis ce jour) et à l'été 2027, ils se séparent et vivent chacun leur vie de leur côté. La séparation du Roi et de la Reine marque un tournant (Le Roi quitte les Grands Appartements pour s'installer avec Matthieu dans les Petits Appartements). Le mariage chez les nobles est affaire de convenance et non d'amour selon le Roi, raison pour laquelle il ne voit aucun inconvénient à ce qu'institutionnellement, le Roi et la Reine restent mariés alors que chacun à sa vie de son côté sans que cela ne fasse souffrir l'autre, comme la vie privée de certains Rois a pu faire souffrir certaines reines dans l'histoire. Le Roi et la Reine sont dès lors devenus des amis très proches. Quelques mois après, un livre sulfureux révèle la double vie du Roi et de la Reine. Si dans un premier temps, le Palais ne fait aucun commentaire, poussés par la Reine Douairière, le Roi et la Reine officialisent la situation en janvier 2028. C'est à cette occasion que Matthieu apparait aux côtés du Roi pour une visite officielle (3 pas derrières lui, protocole oblige). Si dans un premier temps, il y a un mouvement de défiance populaire, les choses s'apaisent (la douairière aura beaucoup œuvré à cela) et se normaliser au point que plus personne n'y fait attention en Flavie (Matthieu et Margaux sont couramment désigné respectivement "le compagnon du Roi" et "la compagne de la Reine" mais aujourd'hui, cette situation n'est plus un sujet en Flavie et est largement acceptée sans problème). Matthieu abandonne l'armée (c'est son petit frère, 20 ans, qui reprend le flambeau et souhaite succéder à son père) en partie parce que le Roi trouve cela dangereux. Il commence une carrière à l'Institut Royal Universitaire, l'école de formation des personnels politiques du Palais et des principales institutions, de la noblesse et des employés du palais en tant que professeur de politique.

Quelques années plus tard, en 2033, il devient évident cependant qu'un Roi ne peut avoir à ses côtés un compagnon qui n'a pas un titre de noblesse (la plupart des maitresses royales dans l'histoire étaient titrées). Le Roi et la Reine, pour pallier à la situation, décident de marier Matthieu et Margaux. Les deux intéressés finissent par accepter et son unis quelques mois plus tard (en présence de la Famille Royale). Le père de Matthieu reçoit le titre de Comte de Louxerre dont Mathhieu est exclu de la succession afin qu'il soit porté par son frère un jour et reçoit en échange le très symbolique titre de Duc de Froissey (soit le nom de la Dynastie, le Duché de Froissey faisant partie du Domaine Royal) et son épouse devient Duchesse. Celui qui n'était que le compagnon du Roi devient le Duc de Froissey (aujourd'hui ainsi désigné publiquement), beaucoup plus acceptable du point de vue du protocole. Si la couronne avait légèrement tremblé quelques années plus tôt, la voici restaurée et renforcée. Le Roi et la Reine n'ont toutefois pas exclus d'avoir d'autres enfants afin de remplir leur mission d'assurer la pérennité de leur dynastie (Le Duc et la Duchesse de Froissey ont un fils et une fille en 2035, des jumeaux).

Sur le plan professionnel Alexandre III se révèle être un bourreau de travail au point de passer un nombre d'heures incalculable au bureau, au côté du vice-roi (Toussaint-Marie, qui a la particularité d'être en plus employé pour faire une chose qui couterait la vie à tout autre : imiter l'écriture et la signature du Roi pour être sa doublure), son plus proche conseiller. C'est assez peu connu, mais Alexandre III vit la nuit. S'il dort peu (pas plus de 5 à 7h par nuit), sa journée commence à 7h30. Après un petit déjeuner et sa toilette matinale, il commence à travailler à 9h. Le matin est principalement réservé à des réunions (ou le Conseil des Ministres le mercredi matin). Après un déjeuner d'une heure aux alentours de 13h, l'après-midi est régulièrement consacré aux réceptions et rendez-vous privés et aux cérémonies et autres engagements publics en extérieur (et au Conseil Privé le vendredi après-midi). C'est le soir et la nuit (bien qu'il lui arrive quand même de travailler en journée), à partir de 18h et jusqu'à minuit, parfois même jusqu'à 1h ou 2h du matin, qu'Alexandre III souhaite traiter les dossiers et travailler à son bureau ou depuis ses Appartements. À l'heure où la plupart des flaviens rentrent du travail, Alexandre III commence ce qu'il se plait lui-même à qualifier de "seconde journée". Car c'est le moment de la journée où il est le plus en forme, le moins fatigué, le plus réveillé, le plus concentré et le plus productif, paradoxalement. Son plus proche conseiller à ses côtés, le "tandem royal" comme il est souvent surnommé s'acharne à la tâche avec un mélange subtil d'autorité et de souplesse, de compréhension et de sévérité.

Mais Alexandre
avant de ceindre la Couronne, Alexandre eut parfois beaucoup de mal à se faire à sa condition. Privé d'enfance et de parents, adolescence perdu, Alexandre envie parfois les autres jeunes gens de son âge. Bien sûr, il finit par se faire une raison. Et à ceux qui prétendent qu'être Roi est une bonne condition, il répond volontiers qu'il "ne le souhaite à personne" tant la tâche est difficile. Apprendre qu'il était Roi est selon lui "la pire nouvelle qu'un homme puisse apprendre dans sa vie" et que cela avait gâché sa vie. Et de rajouter qu'être Roi implique de ne jamais avoir de vacances, de n'avoir aucuns avantages sociaux, pas de week-end, de travailler 24h/24 7j/7 au moindre besoin ou encore de ne pas avoir de retraire et de devoir mourir à la tâche, devoir accepter de n'avoir plus aucune liberté, que l'on vous dicte, ordonne, observe, juge et décide à votre place de vos moindre fait et geste, ... Si là encore, le Roi s'y fera, l'homme cependant souffre de voir, à longueur de journée, tout ceux qui l'entourent lui faire des ronds de jambes, des courbettes et autres flatteries, protocole oblige. Car il est important chez Alexandre III de distinguer le Roi sûr de lui et décisionnaire et l'homme, au caractère plus timide et sensible. Il le reconnait volontiers, son rang attire parfois les convoitises et les personnes mal intentionnées. Mais ce qui le fait le plus souffrir, c'est de n'être plus qu'un Roi au point que l'on en oublie l'homme derrière le Roi. "Mon prénom est devenu 'Votre Majesté' lorsque je suis monté sur le trône" déclarait-il il y a quelques années. "Au fond, être Roi est déshumanisant. Vous n'êtes plus un homme, vous êtes un Roi. Le pire dans tout cela, c'est de ne plus être soi-même, c'est d'être quelqu'un d'autre. J'étais devenu un étranger pour moi-même". Devenir Roi est un grand malheur. Et c'est dans les bras de son soutien inconditionnel, Matthieu qu'il trouve le réconfort. "Quand tout le monde passe son temps à vous parler de la façon la plus protocolaire qui soit, vous êtes content que quelqu'un puisse vous considérer comme quelque chose d'autre qu'un Roi : comme un homme, simplement un homme, simplement vous même". Et il est là le grand malheur d'Alexandre. Heureusement, Matthieu est l'un des rares à être de ceux que le Roi n'impressionne pas et à considérer Alexandre comme un homme, à le tutoyer, à l'appeler par son prénom -le vrai-, à aimer l'homme, là où la plupart des autres aiment le Roi.

Alexandre le sait, la Couronne ne l'a pas toujours rendu heureux et lui a parfois volé les plus belles années de sa vie. S'il est maintenant parvenu à passer au-dessus de ça, à être heureux, c'est aussi parce qu'il était né pour régner. Et c'est ce qu'il entend faire de son fils. Mais à la question "quel père fait-il ?", il est difficile de répondre. Alexandre n'est sans doute pas un bon père, un de ces pères modèle, présent pour ses enfants. Lui, parce qu'il est Roi, est absent. Son propre père bien sûr, tout comme sa mère, lui manquaient aussi quand il était enfant, élevé par des Gouvernantes et éduqué par des précepteurs. Et comme si l'histoire était un éternel recommencement, Alexandre est avec ses propres enfant comme son père l'était avec lui : un Roi. Au point que le petit Prince et sa sœur soient impressionnés par leurs parents lorsqu'ils les voient -si peu-. Car c'est aussi cela être Roi : faire des erreurs et ne pas toujours être parfait. Une belle leçon d'humilité.[/justify]


[right] Avec la participation du Courrier Flavien
(version revisitée du dossier de la semaine consacré à Alexandre III, l'homme et le Roi,
à l'occasion de son 40e anniversaire et paru dans l'hebdomadaire du 20 au 26 juin 2039)[/right]
Alexandre

Message par Alexandre »

[center]Reine Adelaïde


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La Reine Adelaïde est la Reine Douairière du Royaume de Flavie. Particulièrement célèbre pour avoir été une Reine émancipée et une combattante contre la dictature du Général Perrin dans les 1980 et principalement connue pour ses positions très progressistes en faveurs des droits des minorités, la Reine Adelaïde est la personnalité la plus populaire de la Famille Royale.

La Reine Adelaïde est aussi une femme d'affaire à la tête d'un important patrimoine foncier, de nombreuses propriétés et collections et également une grande investisseuses.

Date de naissance : 1956
Situation familiale : Veuve, sans enfants
Métier : Reine et femme d'affaires

Fonctions politiques :
  • Reine Douairière (depuis 1990)
  • Membre de droit du Conseil Royal (de facto depuis 1990 - ne siège que depuis 2002)
  • Reine du Royaume de Flavie (1971-1990)
  • Princesse Héritière du Royaume de Flavie -de facto, par mariage- (1968-1971)

[justify]


Elle eut 100 vies en une. Femme au caractère bien trempé, la Reine Douairière, aujourd'hui Douairière défenseur des minorités fut toute sa vie une combattante acharnée, une guerrière à la hauteur des preux chevaliers des contes de fées. À l'occasion de la présentation de son projet de Loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, le Courrier Flavien vous invite à découvrir le destin exceptionnel d'une femme pourtant un temps produit de son époque devenue une infatigable frondeuse et progressiste à l'origine d'un important basculement politique qui donne à la Flavie son visage politique actuel. Un petit bout de femme qui porta le destin d'un pays entier sur ses frêles épaules dans un monde particulièrement masculin et qui dû faire face aux pires affronts. Reine transformée en Roi, érigée contre la dictature militaire, défenseur de la guerre civile et de la résistance, héroïne des temps modernes, égérie du peuple flave, la Reine Adelaïde est devenue un symbole, un monument, un monstre sacré flave. Entrée vivante dans l'histoire de Flavie, découvrez la légende qu'est devenue au fil du temps la mère et aujourd'hui, la grand-mère de la nation.

Note d'avant propos : l'arbre généalogique ci dessous aide à mieux situer Adelaïde et les membres de la famille royale afin de comprendre les raisons de l'accession au trône de chacun

[spoiler=arbre généalogique de la famille royale depuis les années 1950]
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[url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/40/wnvc.png][img]https://zupimages.net/up/19/40/wnvc.png[/img][/url]
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C'est en 1956 que naît Adelaïde de Louxerre. Fille du Comte de Louxerre, ami proche du Roi Charles VI, la petite Adelaïde évolue très vite dans les sphères du pouvoir et du palais. C'est notamment ainsi qu'elle y rencontre le Prince Alexandre, fils cadet du Roi, du même âge qu'elle. Adelaïde reçoit une éducation soignée et est très proche de ses parents. Elle perd sa mère à l'âge de 6 ans et son père fini par s'éloigner d'elle pour consacrer son temps à la politique. C'est donc par une Gouvernante et des Précepteurs qu'elle est élevée et éduquée. Adelaïde et le Prince Alexandre passent beaucoup de temps ensemble. Si bien qu'il vient à l'idée de leurs pères respectifs de les marier. C'est à l'âge de 12 ans que l'union arrangée est célébrée.

Le couple n'est cependant pas appelé à régner. Alexandre a en effet un frère ainé de 19 ans en 1968 (cf arbre généalogique). Mais un évènement tragique, comme bien souvent dans la vie d'Adelaïde, va changer son destin. Louis, l'héritier du trône meurt dans un accident de voiture (il adorait la course automobile et s'est tué lors d'une course avec des amis). Alexandre est propulsé héritier de la couronne de son père et doit apprendre à devenir Roi. Comprenant qu'elle deviendra un jour Reine, Adelaïde reçoit le soutien de sa belle-mère la Reine qui voit en elle un fort potentiel et s'entend particulière bien avec elle. Alexandre et Adelaïde pensent avoir encore du temps avant de devoir remplacer le Roi. Mais une fois de plus, un évènement tragique vient bouleverser la vie de la jeune femme. À 56 ans, malade, le Roi Charles VI décède en 1971. À 15 ans, Adelaïde et Alexandre se retrouvent propulser sur le trône de Flavie.

Alexandre II se révèle être un jeune homme sensible et qui n'a pas confiance en lui. Les premières années de son règne sont particulièrement difficiles pour lui et le jeune Roi ne parvient pas à surmonter la mort de son père, puis de sa mère en 1975, des suites d'un cancer. Pendant ce temps, Adelaïde se contente de faire ce que l'on attend d'elle en tant que Reine et s'en tient à son rôle sans jamais en sortir. En bonne épouse, Adelaïde est un pur produit de son époque, avec les croyances que cela suppose. Elle s'applique à aider et soutenir son époux dans sa tâche et dans son rôle de représentation. Éternelle seconde, trois pas protocolaires derrière son époux, un bouquet à la main, Adelaïde tient le rôle d'une femme de son temps. Mais à la faveur d'un nouvel évènement tragique, Adelaïde va finir par s'émanciper en tant que femme forte et indépendante.

Peu à peu en effet, son époux, mal préparé à sa fonction et persuadé qu'il occupe une place qui n'est pas la sienne et que son frère, s'il n'était pas mort, aurait fait un bien meilleur Roi que lui, tombe dans la dépression et ne parvient plus à régner comme il le devrait. Si en temps normal une régence aurait été déclarée, sans doute confiée au Vice-Roi (en Flavie, le Vice-Roi est un proche conseillé que le Roi choisi pour travailler avec lui, être son bras droit et le seconder), Adelaïde va à l'encontre de toutes les convictions et traditions du Royaume et décide de prendre les choses en main. Désormais, le Roi, ce sera elle. Sans écarté son époux malade (instable psychologiquement et également atteint par le fait qu'il ne parvient pas à faire d'enfant avec la Reine en raison de sa stérilité), la Reine décide de présidée elle-même aux affaires du Royaume. Si dans un premier temps la Reine-Roi est très mal perçue par les grands du Royaume (une femme ne peut accéder au pouvoir selon la tradition, autrement qu'en étant la régente d'un Roi mineur à condition d'avoir un homme pour la conseiller), la Reine va finir par prouver qu'elle est un Roi efficace, faisant taire ses détracteurs. Alors que dans la société un mouvement d'émancipation des femmes suit son exemple, la Reine se montre particulièrement réformatrice et tourne plusieurs fois le dos à la religion et aux traditions pour moderniser l'institution monarchique. Insulte suprême qui va cependant lui attirer rapidement des ennuis.

6 ans seulement après le début du règne personnel de la Reine-Roi, dans l'ombre, certains grands du Royaume n'acceptant pas une femme au pouvoir, qu'ils voient nécessairement comme faible, et n'acceptant pas ce qu'ils considèrent comme une insulte à la religion et aux traditions, nourrissent le rêve de profiter de la faiblesse du Roi pour écarter son épouse du pouvoir et prendre sa place comme régent, voire même de remplacer le Roi par son frère cadet (cf arbre généalogique). Un coup d'Etat, conduit par le Général Perrin "pour le bien des peuples flaves" selon ses mots, est conduit en 1982. Mais une guerre civile et politique éclate. Jusqu'à lors, le parti Conservateurs, plus vieux parti du pays était un soutien de la Monarchie. Opposé à l'idée qu'une femme impie puisse diriger le pays, il apporte son soutien au Général, au moins le temps que la succession puisse se faire (Alexandre II a un frère né en 1961, l'idée étant de le placer sur le trône). La Reine régnante reçoit cependant le soutiens des partis progressistes ainsi que d'une phase de la société. Alors que Perrin s'installe à la tête de l'Etat, la Reine entend bien lui tenir tête et prouver qu'elle est un homme comme les autres. Ne parvenant pas à la renverser, le Général installe une dictature et vide la Reine de ses pouvoirs à son profit. Il supprime la plupart des institutions créées au XIXe siècle à la suite de la Révolution de 1820 et installe un pouvoir autoritaire dont il est l'unique détenteur et instaure une propagande et un culte de la personnalité à son égard.

Face à cette situation, Adelaïde devient aux yeux du peuple l'incarnation de la Monarchie deux fois millénaire que le dictateur souhaite renverser, ce qui a pour effet d'accentuer la guerre civile mais aussi de conforter Adelaïde qui lutte pour retrouver ses pouvoirs. Transformée en guerrière et en frondeuse, la Reine tente par tous les moyens de faire de l'ombre au Général et considère que ses pouvoirs lui appartiennent toujours. Face à cette femme au caractère bien trempé, le dictateur accentue la répression. Il fait emprisonner des soutiens de la Reine parmi les hauts fonctionnaires pour isoler la redoutable femme et instaure des camps d'internement et de travaux forcés dans lesquels il enferme ses opposants politiques. Face à cela la Reine riposte et attise et soutien la résistance et les insurgés de son peuple contre cet usurpateur militaire pour rétablir l'autorité monarchique. Adelaïde ordonne à son peuple de ne pas obéir au tyran lorsque celui-ci impose des mesures particulièrement réactionnaires.

Malgré les humiliations, la Reine tient bon. L'un des épisodes les plus marquants qui forgeront la légende de cette grande femme se déroule en 1983, lors d'un défilé militaire organisé à la gloire du Général devant le Palais Royal (sur la Place Royale), autrement dit sous la fenêtre de la Reine pour l'humilier. La Reine, folle de rage est sortie du Palais et a giflé publiquement le Général-Dictateur. Cet évènement galvanise la résistance mais la Reine doit faire face à des représailles. Le dictateur décide en effet de soumettre la souveraine et lance son armée sur le Palais. Mais la Reine, qui ne l'entend pas cette oreille décide alors de faire barrage de son corps et libère le Palais en chassant les militaires alors qu'elle les défie de lui tirer dessus (ce qui aurait eu pour effet une très mauvaise publicité pour le Général). Si personne ne s'aventure à tirer sur la Reine, le Général organise un plan pour se débarrasser de sa rivale en faisant croire au suicide. Trahi cependant, la Reine est avertie de la situation, elle révèle publiquement les intentions du Général tout le défiant de venir la chercher alors qu'elle précise qu'elle n'abandonnera pas ses peuples et décide de rester courageusement au Palais. Une partie des résistants et du peuple, craignant pour la vie de la Reine, se soulèvent et prennent d'assaut le Palais une nuit. Les insurgés viennent chercher la Reine et la contraignent à partir. Conduite au port incognito, la Reine est expédiée en résidence forcée à Prassac, sur la partie insulaire du pays, moins atteinte par la guerre civile. Poursuivant depuis l'île d'Aurora son action, la Reine parvient à fomenter un complot visant à faire arrêter le Général Perrin. De retour triomphante en 1984 à Adelis, le Général Perrin est emprisonné et la Reine retrouve l'ensemble de ses pouvoirs. La dictature prend fin, de nombreuses arrestations de traitres sont conduites, pour éviter des lynchages populaires. La Reine réinstaure les institutions disparues.

Un procès populaire s'ouvre à la demande des résistants et la mise à mort du Général déchu est demandée. Le Général Perrin demanda toutefois la grâce à la Reine. Dans un de ces épisodes épiques dont elle a le secret, la Reine lui répondit que contrairement à lui sa principale préoccupation est de satisfaire son peuple et de l'écouter. En conséquence de quoi, si le peuple demande sa mise à mort, il sera mis à mort, ne faisant que répondre et appliquer les demandes de son peuple.

Après l'exécution publique, la Reine visite les camps où sont libérés les anciens opposants politiques du dictateur. Cet évènement va forger le caractère progressiste de la Reine. Découvrant les horreurs commises dans ces camps, choquée à jamais comme elle le révèlera plus tard par les atrocités qu'elle y vit, elle se fit la promesse de défendre son peuple, les minorités religieuses, sociales, ethniques, sexuelles, et se bats contre les discriminations. Comme elle le reconnu plus tard, lors d'une interview en 2029, avant cet épisode, elle n'était pas particulièrement favorable à certaines minorités, notamment sexuelles. "Quand j'étais jeune j'étais un produit de mon époque. Pour moi, l'homosexualité par exemple était contraire à tout ce que l'on m'avait inculqué. Dans ces camps, tout ce que l'on m'avait appris, tout ce que je tenais pour acquis s'est effondré. Aujourd'hui, je regrette d'avoir été de ces gens et de ne pas avoir chercher à comprendre plus loin que ce qui était pour moi un acquis" avait-il notamment déclarée.

Mais depuis, la Reine a eu le temps de se rattraper et de devenir "une femme bien" selon ses mots. Après la dictature, tirant des leçons de ce qu'elle considère comme le pire épisode de sa vie (la visite des camps), la Reine démocratise le divorce, autorise la contraception, légalise l'avortement, dépénalise l'homosexualité et travaille à l'égalité des femmes et des hommes notamment. De nombreuses réformes qui donnent à la Flavie son visage d'aujourd'hui. La Monarchie s'éloigne de la religion (la Reine se déclare même athée après la dictature) et le renversement politique se concrétise. Le parti Conservateur devient un Parti d'opposition tandis que le parti social-libéral devient un parti majoritaire en faveur de la Monarchie devenue libérale et progressiste.

Mais encore une fois, le destin rattrape cette femme devenue une icône immensément populaire en Flavie. Son époux Alexandre II meurt en 1990, coupant ainsi la Reine dans son élan réformateur. C'est son beau-frère qui monte sur le trône sous le nom de Louis XX. À cet instant, la Reine décide qu'elle a bien mérité un peu de repos. Comptant sur son successeur pour poursuivre son travail, elle prend sa retraire politique. Pendant cette période, qui durera jusqu'au début des années 2000, la Reine devenue Douairière fait de nombreux voyages et rencontre ses Sujets. Mais la Douairière ne se plait pas dans cette vie de villégiature. Femme d'action, elle supporte de moins en moins de ne rien avoir à faire de ses journées.

Mais la femme de pouvoir va une fois de plus se retrouver sur les devants de la scène. En 2002, la Reine Elizabeth, épouse de Louis XX, malade, meurt. Adelaïde se retrouve alors propulsée de nouveau sur le devant de la scène, comme une Reine de remplacement pour son beau-frère. Celui-ci lui confie des missions et la Reine reprend du service politique. À bientôt 50 ans, la Reine entame une carrière au Conseil Royal où elle est nommée et est chargée de poursuivre ses travaux en faveur des minorités et des luttes contre les discriminations. Elle s'attache notamment à l'égalité femme/homme dans tous les domaines, à la protection des minorités ethniques, religieuses ou sexuelles contre les discriminations et défend les droits de ces minorités. Un travail de longue haleine qu'elle défend encore en 2040.

À la mort de Louis XX en 2026, la Reine Douairière, qui fête son 70e anniversaire poursuit avec le nouveau Roi Alexandre III, qu'elle soutien avec beaucoup de bonheur lorsqu'il décide de s'assumer, les combats qui sont toujours les siens.

Aujourd'hui, la Reine Adelaïde porte un nouveau combat, celui du mariage pour tous. Loin de raccrocher, à plus de 80 ans, la Reine est toujours un animal politique. Devenu un mythe et un symbole en Flavie, Adelaïde est aussi une femme de pouvoir d'exception dont la vie et la carrière font pâlir bien des personnes et qui marque de son emprunte l'histoire de la Flavie à jamais. Si l'on se sent tout petit face à cette femme au caractère acariâtre et au franc parlé parfois déroutant, c'est aussi parce que celle qui est devenu la grande mère de tous les flaviens porte en elle une partie de l'histoire de la Flavie et qu'elle en est l'actrice principale. Et s'ils sont nombreux à redouter le jour de sa disparition, interrogée sur la mort, c'est avec son humour et sa joie de vivre habituelle que la Reine avait répondu en 2029 que la mort devrait batailler pour l'avoir, comme le Général Perrin avait bataillé lui aussi pour avoir la peau de son ennemie. En attendant, sa santé de fer et sa bonne humeur permettre à cette femme de poursuivre ses pieds de nez à l'histoire et à la vie. Et comme elle l'a dit elle-même avec beaucoup de dérision et d'ironie "qui a dit qu'une vieille ne pouvait pas défendre les pédés, les arabes, les youpins, les gouines, les femmes, les handicapés, les négros, les gros ou encore les roux". Épicurienne et bon vivant, la Reine devrait encore continuer longtemps à servir son Royaume, elle qui ne semble pas prête de raccrocher. Et pour la paraphraser, quand elle va arriver, ça va barder ![/justify]

[right] Avec la participation du Courrier Flavien (article original jamais paru intitulé "La Douairière Adelaïde : la vie romanesque et héroïque d'une Reine hors norme")[/right]
Alexandre

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[quote=Alexandre post_id=357210 time=1570287875 user_id=6316]
[center]Anne-Elizabeth Lecorbusier[/center]

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Anne-Elizabeth Lecorbusier est une femme politique flave principalement connue pour avoir été Ministre de l'Economie et des Finances sous le Gouvernement de Louis-Antoine DU PLESSYS. Ancienne membre du Parti Social Libéral, très favorable à l'ouverture, elle est notamment à l'origine du projet de la division flave de l'Empresio Caskare qui lui coutera sa place. Lecorbusier est toutefois considérée une pionnière de l'ouverture flave car sa force de caractère et son entêtement auront permis à son projet de voir le jour et d'ouvrir la voie à de nombreux autres projets. Elle occupe depuis lors le siège de représentation flave au sein de la Commission de l'Empire commercial Caskar.

Date de naissance : 23 décembre 2002 (37 ans en 2039)
Situation familiale : Mariée, 3 enfants
Métier : femme politique et diplomate

Fonctions politiques :
  • Représentante de la Flavie auprès de la Commission de l'Empresio Commissionaris (depuis juillet 2040)
  • Ministre de l'Economie et des Finances – Gouvernement Louis-Antoine DU PLESSYS (2032 - septembre 2038 puis janvier 2039 - juin 2040)
  • Membre de l'Assemblée Populaire – Groupe Social-Libéral (2029 - 2032)
  • Membre du Parti Social-Libéral (2025 - 2032)
Titres :
  • Marquise d'Epinin (depuis le 25 aout 2040)
  • Commandeur de l'Ordre Royal du Mérite (depuis le 25 aout 2040)
Biographie :


[justify]Anne Elizabeth Lecorbusier, née le 23 décembre 2002 à Epinin-les-Bains (Province d'Aquitône), est la fille de Jacques Lecorbusier, cadre d'une entreprise de BTP et de son épouse, Irène, femme au foyer d'origine modeste dont les parents étaient paysans. Lecorbusier a une enfance relativement aisée grâce à son père et est une élève brillante.

Modèle de l'ascension sociale, elle intègre l'Institut Royal Universitaire (IRU), école prestigieuse qui forme les futurs hauts fonctionnaires du pays, à l'âge de 16 ans en septembre 2017. Elle suit une formation politique, économique et administrative en vue d'intégrer le Ministère de l'Economie et des Finances. Alors qu'elle est encore étudiante, elle montre des idées politiques très libérales et est même approchée par l'intermédiaire d'un ami pour adhérer au Parti Social Libéral, ce qu'elle refuse pour ne pas limiter ses chances d'intégrer le Ministère en affichant une étiquète politique. Mais à la suite de la mort de sa mère en 2023, elle échoue à son concours et est recalée pour intégrer un poste au sein du Ministère.

Lecorbusier commence donc sa carrière au sein de l'Observatoire des Statistiques, connu pour repêcher des élèves recalés des concours ministériels où elle restera pendant 5 ans. Elle est notamment chargée de couvrir par des études statistiques et pour le compte d'administrations ou de journaux, la campagne politique pour les élections de l'Assemblée populaire de 2024, un sujet qui la passionne. En 2025, elle décide finalement d'adhérer au Parti Social-Libéral.

Avec la mort de Louis XX en 2026 et l'avènement sur le trône d'Alexandre III, le Parti Social Libéral connait une incroyable effervescence en raison de la perspective d'ouverture que le Roi souhaite porter. La jeunesse du Parti est particulièrement favorable à cette idée et elle décide de se présenter avec d'autres camarades aux élections de l'Assemblée Populaire de 2029. Elle démissionne donc l'année précédente de son emploi auprès de l'Observatoire des statistiques. À cette époque, Lecorbusier est décrite par la presse comme une jeune femme bourrée d'ambition et consumée par les rêves d'une nouvelle génération. Toutefois, sa décision de démissionnée est perçue comme de l'insouciance. Pourtant, les élections de janvier 2029 apportent un renouveau considérable à la classe politique de l'Assemblée populaire. De nombreux ténors en échec prennent leur retraite et d'une nouvelle génération de politiques est élue. Lecorbusier fait partie de cette nouvelle génération et devient, à 26 ans à peine, membre de l'Assemblée.

À l'Assemblée populaire, Lecorbusier se fait très rapidement remarquer pour son activisme et sa force de conviction. Ses interventions souvent très franches lui permettent de se démarquer. Elle n'hésite pas à interpeller des Ministres et n'a pas peur de s'impliquer dans de nombreux débats parfois houleux dont elle ressort souvent vainqueur. Mais ses frasques, très critiquées par une société encore patriarcale, ne sont pas acceptées par tout le monde, surtout chez ses adversaires. La jeune femme reçoit alors le soutien inattendu de la Reine Douairière, fervente féministe (comme elle), qui juge intolérable qu'au XXIe siècle, des hommes pensent encore qu'une femme n'a pas sa place à l'Assemblée. Lecorbusier inscrit aussi son nom dans un grand projet économique visant à développer les régions les moins favorisées et se montre particulièrement intéressée par les sujets économiques.

En 2032, la Présidente du Conseil Bernadette de Brinvilliers (seule femme à ce jour à avoir occupé ce rôle) décide de prendre sa retraite. Son Ministre de la Justice, Louis-Antoine du Plessys, lui succède et Lecorbusier est choisie pour devenir Ministre de l'Economie et des Finances. Cette ascension fulgurante qui force le respect dans son camp qu'elle doit "quitter à regret mais heureuse du nouveau challenge qui s'offre à [elle]" selon ses propres mots, ne lui épargne cependant pas les critiques de ceux qui estime que cette femme dont "les dents rayent le parquet" est "parvenue à son but tant son ambition dévorante l'y poussait" comme l'a écrit la presse à l'époque. Lecorbusier refuse toutefois d'attaquer et se convainc de prouver par son action à ses détracteurs qu'ils ont tort.

Pendant près de 6 ans, Lecorbusier, dont le bilan ministériel est jugé positif, se montre habile, tant sur les budgets de l'Etat que sur les réformes économiques qu'elle entame. Elle s'implique notamment beaucoup dans le projet d'ouverture lors de sa construction et plus tard, de sa réalisation, ce qui inquiète beaucoup en raison de ses convictions politiques d'origine. Lorsqu'intervient l'ouverture, Lecorbusier est en première ligne avec son collègue de la Diplomatie et tente d'influer pour une ouverture plus libérale. Mais devant la critique et l'opposition d'une large partie des flaviens, le Roi décide de jouer la carte de la prudence et d'une ouverture modérée et Lecorbusier est limogée en septembre 2038, remplacée par un conservateur pour calmer les esprits (il s'avèrera ensuite qu'il s'agissait aussi d'une manœuvre politique du Roi pour leur faire perdre l'élection de 2039, lui qui craignait qu'ils ne remettent en cause le grand projet de son règne).

Désormais hors-jeu, Lecorbusier décide de se consacrer à sa vie de famille. En effet, elle avait épousé en 2033 un riche homme d'affaires avec qui elle a eu 3 enfants. Mais la trêve familiale est de courte durée. Alors qu'elle ne s'y est impliquée d'aucune manière, les élections de l'Assemblée Populaire de 2039 donnent son parti vainqueur. Devant ce qui est perçu comme une approbation populaire (et à la faveur d'une manœuvre réussie du Roi), le Roi et le Président du Conseil rappellent Lecorbusier pour reprendre son poste de Ministre.

Au cours de ce second mandat, de courte durée, Lecorbusier impulse beaucoup plus largement une dynamique d'ouverture de plus en plus libérale à travers des conditions toujours plus étendues dans les traités et des contrats commerciaux divers. Progressivement, par petite touche, Lecorbusier, qui ne fait plus cas de ses ennemis et détracteurs, tente de parfaire l'ouverture que la Flavie juge positive, elle qui en était pourtant persuadée depuis longtemps). Jusqu'à la fois de trop. Trop libérale pour un pays à peine ouvert, voulant aller trop vite et par son entêtement, Lecorbusier s'embourbe dans une crise politique en voulant faire adopter l'accord commercial avec l'Empresio. Très critiquée, Lecorbusier se révèlera dans l'adversité comme une lionne pour défendre son projet. Malgré les revers, Lecorbusier finit par gagner sa guerre en offrant en sacrifice sa carrière. Contrainte à la démission, Lecorbusier s'en va amère et pleine de regret, elle qui aurait aimé aller plus loin mais qui allait sans doute trop vite pour la Flavie. Érigée en exemple de la nécessité de l'ouverture progressive en Flavie par sa famille politique, la chute de Lecorbusier, remplacée par un Ministre issu du camp royaliste, est perçue comme une victoire par de nombreux opposants, malgré l'accord adopté, après un règne sans partage ou presque pendant près de 7 ans sur le Ministère de l'Economie et des Finances.

C'était sans compter une nouvelle fois sur le Roi qui décide de la nommer le 1er juillet 2040 au siège de représentation de la Flavie auprès de l'Empresio, une consécration à son projet mais aussi un nouveau départ pour celle qui n'aura eu de cesse de vouloir servir son pays.

Personnalité :

Anne-Elizabeth Lecorbusier est une femme décrite comme passionnée et s'impliquant parfois corps et âme pour défendre les causes auxquelles elle croit. Libérale convaincue, Lecorbusier n'en est pas moins une femme ambitieuse. Battante, elle ne se défile pas face à l'adversité et défend ses idées avec force. Personnalité forte et caractère affirmé, Lecorbusier pratique un activisme visible et conquérant et abandonne rarement ses objectifs. Mais ces idées, parfois trop prématurée pour la Flavie, font dire à Marc Baillon, spécialiste politique, qu'elle aurait fait une excellente ministre si elle l'avait été ne serait-ce que 10 ans plus tard.

Sur le plan privé, Lecorbusier est souvent décrite comme une mère aimante qui s'est toujours réservé du temps pour sa famille, malgré ses obligations.[/justify]
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