Nom officiel de la nation : Cité-état d’Ostlandgar. Nom courant de la nation : Ostlandgar. Gentilé du pays : Ostlandgardais, Ostlandgardaises.
Devise : Bei den Meeren für die Sonnenkönigin (Par les mers pour la reine solaire). Drapeau : [url=http://image.noelshack.com/fichiers/2019/36/1/1567439509-ost.png]Drapeau colonial de la cité-état.[/url]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/08//200208074545401048.png[/img][/center] NB : Ostlangar désire ici la mégalopole, le reste du lot est composé de fermes, villages, ect.[/quote]
[justify]La reine (퀸) est l’héritière de la branche locale des Rosenköenig dont la succession est assurée par primogéniture féminine matrilinéaire. Théoriquement souveraine de droit divin et guide spirituel des croyants, la nature de son pouvoir aura été diluée par la transition vers une monarchie parlementaire. De fait, ses pouvoirs sont principalement concentrés sur l’aspect exécutif des lois votées par le peuple, la défense du territoire par le commandement des armées, la protection du fonctionnement des institutions étatiques ou l’orientation des grandes politiques nationales. Elle est aussi le centre d’une grande portion des protocoles officiels de la cité-État, notamment car elle est décrite comme « la source des pouvoirs et la commandante de la nation », bien que ce soit plutôt une question de représentation qu’un réel devoir.
La princesse (공주) est l’équivalent du Premier ministre des démocraties parlementaires. Elle compose et dirige le gouvernement de la reine, tout comme elle assure sa représentation et son fonctionnement au jour le jour. La coutume veut que le gouvernement soit composé au sein de la majorité, notamment car le parlement possède la capacité d’édicter une motion de censure vis-à-vis de celui-ci. En retour, la princesse dispose de la capacité de dissoudre le parlement et de convoquer de nouvelles élections. Le poste est théoriquement occupé à vie, mais la princesse est amenée, après abdication ou décès de la reine en place, à lui succéder, la charge revenant alors aux descendants, comme vu ci-dessus.
Le parlement citoyen (시민 의회) est une assemblée bicamérale avec mandat de huit ans où se retrouvent la chambre haute, composée des cheffes de famille de la noblesse Gänsernbergoise et indigène locale, mais aussi de la chambre basse, composée des citoyens de la cité-État qui élisent leurs représentants au suffrage direct avec proportionnelle. Chaque chambre dispose de cent cinquante sièges, la reine pouvant voter au sein de l’assemblée en cas de blocage institutionnel grave, et leur mission est de légiférer sur toutes les questions soulevées par le gouvernement.
Les gestionnaires de districts (지구 관리자) sont des nobles (parfois des notables de la bourgeoisie) nominés par suffrage direct par les habitants de ce même district pour assurer la gestion quotidienne d’un des huit districts de la cité-État au sens exécutif et législatif (bien que leurs pouvoirs sont limités), et notamment dans la direction des fonctionnaires de ce même district.[/justify]
Ministre (des affaires étrangères) Chung Cha Meiny. Ministre (des armes et armées) Kyung jae Sung. Ministre (de la justice) Kyung Hu Jaimina. Ministre (de l'industrie) Sang hoon Ilauwer. Ministre (des universités et de la science) Hyun Lan Se. Ministre (de le culture et des actions sociales) Hyun Ae Gareina.
[justify]Les habitants de la cité-État sont issus du croisement et de la fusion entre les populations Han et les colons Gânsernbergois du 16éme siècle selon le principe du « s’adapter pour mieux régner ». En effet, les deux cultures n’étaient fondamentalement pas incompatibles, surtout au vu de la discipline civile et gouvernementale demandée par le courant philosophique du confucianisme, et cette politique fut, au moins à cette époque, dans les mœurs de l’Empire Laïc Töttern.
Longtemps royaume avec souveraine aux pouvoirs absolus, maintenant monarchie parlementaire depuis les réformes de l’année 1874, encore et toujours aux limites entre protectionnisme culturel et modernité d’une société dépendante aux nouvelles modes et technologies, il n’est pas rare de voir se côtoyer patrimoine, artisanat ancestral et croyances Han avec cette capacité à comprendre, intégrer et assimiler ce qui vient de l'étranger au sein de sa propre culture.
Quoi qu’il en soit, les Ostlandgardais sont des gens d’une grande fierté, pour qui le respect, la sincérité, l’honnêteté et l’harmonie de la société sont une valeur souvent suprême. Tout est organisé, l’urbanité est synonyme d’ordre, l’improvisation n’a que peu de place accordée, les traditions sont protégées et les apparences sont importantes. C’est peut-être pour cela qu’ils sont de si grands travailleurs, ou encore qu’ils se définissent comme une méritocratie au système de classes encore frappant.[/justify][/quote]
[justify]C’est le 16 février 1587 que Swenja Kellermann, commerçante Gänsernbergoise et capitaine du navire marchand nommé le « Schwimmer », portée par les nouveaux financements de la diète impériale du Saint Empire Romain Töttern, s’élança des ports du Tiefland pour suivre les voies glacées de la mer des crabes vers l’est à la recherche de nouveaux marchés et nouvelles opportunités par sa corporation, sorte de grand conglomérat civil d'artisans et manufacturiers.
Après plusieurs semaines à longer les côtes de célèbres pays modernes comme le Thorval, les Valvatides et la Noscovie, le navire rejoignit finalement les mers et océans de Néchinésie. Malheureusement pour lui et l’équipage, une grande tempête eut l’audace de pointer le bout de ses nuages dans la nuit du 7 mars : les mâts et les voiles détruites par le vent, les chances de survie de l’équipage étaient minces, et pourtant, la chance sourit souvent aux audacieux.
Après des jours de dérive au gré des courants maritimes pendant laquelle les braves hommes et femmes de ce bateau d’avant-garde substituaient sur les réserves d’eau douce et de viande séchée, la terre fut touchée par l’imposante carcasse de bois, ou plutôt s’étaient-ils échoués sur les plages de Ventélie. C’est à cette occasion que fût cité le dicton : « un plancher dangereux ».
Isolés, sans cartes récentes ou repères astronomiques pour se repérer, l’équipage se résignât à vivre sur place, et ainsi naquit le fortin d’Ostlangar dont, la légende le dit, « les cinq canons et les deux fusils étaient à l’épreuve des animaux sauvages ». Les Tötterns étaient industrieux, des champs et un village se mirent progressivement en place, mais toute cette agitation attira l’attention des seigneurs Han locaux, et plus particulièrement du seigneur clanique Maie-te Sun.
Encerclés par une armée venus leur poser la « question avec pour seul prix la liberté », c’est la capitaine Kellermann qui fut envoyée pour parlementer avec le maitre des autochtones. Quelle ne fut sa surprise, au moins était elle aussi grande que celle des locaux, de voir que ceux-ci étaient stupéfaits de sa couleur de peau, de sa langue inconnue et surtout de la rousse chevelure de la demoiselle, couleur bien rare en ce continent si lointain dont la norme était plutôt le noir d’encre.
Les armes furent finalement déposées, et un dialogue se mit progressivement en place grâce aux efforts conjugués des deux groupuscules. Ainsi, l’équipage expliqua au seigneur Sun qu’ils étaient originaires d’une grande civilisation, sans pouvoir communiquer sa position exacte, faute de repères spatiaux communs. Néanmoins, un petit navire avec un équipage réduit fut expédié vers la Dytolie, et surtout la métropole impériale, pendant que le reste du groupe Töttern étaient désormais colons.
C’est le onze avril que la frêle embarcation, non sans faire paniquer le guet des cités portuaires du Tiefland, arriva au sein de l’empire. L’histoire de leur voyage fut raconté par un homme, monsieur le cartographe Weindorf, et à vue des nouvelles cartes tracées ainsi que de l’accueil décrit comme favorable des indigènes, celui-ci fût reçu par la diète impériale. L'impératrice Konstanze et les autorités politiques ont ainsi pris conscience de l'importance économique et stratégique qu’une colonie au pays des biens exotique pouvait leur apporter, surtout si l’installation était déjà commencée.
Deux galions et quatre flûtes furent apprêtés par l’empire, ceux-ci transportant non loin de plusieurs tonnes de matériaux de construction et d’outils, mille cinq cents colons et une petite garnison de soldats. Après un nouveau mois de voyage, assisté par les cartes de monsieur Weindorf, la petite flotte rejoignit le fortin d’Ostlangar, qui était désormais une petite ville. La surprise ne fût que plus grande quand ils apprirent que quelques peuplades locales s’étaient jointes aux Töttern de leur plein gré.
Le nouveau seigneur commissaire colonial, nominé avant le départ de la flotte, apprit bientôt que la raison de cette alliance n’était rien de plus qu’un mariage entre le capitaine du Schwimmer et ce désormais célèbre « noble Han ». Mais peu importaient, une nouvelle terre était à portée de main, et cette méthode était relativement commune par la doctrine de la « colonisation par l’intégration » dont le Gänsernberg était partisan et inventeur depuis son expansion colonial.
Cependant, il est des clans aborigènes qui, jaloux de l’installation d’une nouvelle culture sur leurs territoires, frustrés par les traditions bafouées par une partie de leurs pairs et la rapide expansion économique de ceux qu’ils voyaient comme des intrus, eurent l’audace de faire appel à la violence. Des fermes isolées de colons Töttern furent brulées, des habitations de Han s’étant joint à ceux-ci étaient saccagés et les collaborateurs étaient exécutés d’une bien barbare manière.
Une vengeance devait être préparée, mais les garnisons trop faibles de la ville d’Ostlangar ne pouvaient débuter seules une guerre totale, quand bien même les armes à feu étaient un avantage non négligeable, au moins pour un temps. C’est alors en juin 1591 qu’un diabolique plan était préparé, et qu’une proche cousine de la reine Konstanze rejoignit la colonie sur un vaisseau de ligne, le « Schöne flut », un titre bien choisi pour ce qu’ils désiraient faire.
La demoiselle fut couronnée reine d’Ostlangar, mais non au nom du dieu chrétien comme il était coutume en Dytolie, mais en usurpant les rôles et la position de Yeojatae, déesse régionale et chamanique des Han. Après un rapide mariage avec le plus puissant des seigneurs Han alliés aux colons, la dame usât de sa nouvelle investiture et de son influence auprès de son époux pour que la guerre vengeresse soit en marche, non pas par les fusils, mais par les guerriers aborigènes eux-mêmes.[/justify]