PRESSE | Actualité nationale

Galaad

Message par Galaad »

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30. september 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le groupe Vestmark lance son hôtel à énergie positive[/center][hr][/hr]

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Avec près de huit millions de touristes accueillis en 2038, le Jernland se classe dans le top 10 des pays mondiaux les plus visités, et deuxième en Dytolie, juste derrière la Valdaquie, pour laquelle quelques inquiétudes commencent à peser sur son dynamisme alors que son gouvernement semble encore empêtré dans la gestion de la crise en Dobrogévie. Et le ministère de l'économie et des finances, dont dépend le tourisme, entend bien continuer de promouvoir la destination Jernland en s'appuyant sur un patrimoine historique, naturel et matériel remarquable mais aussi sur un environnement entrepreneurial innovant et dynamique, comme en témoigne par exemple la progression du nombre de passagers aériens chez Skadinavia Airlines System, l'une des deux compagnies aériennes opérant sous pavillon jernlander, ou l'activité de [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353302#p353302]la start-up ReiseR[/url], qui a levé quarante cinq millions de dollars cette année pour accélérer le développement de son activité. Spécialisée dans l'assistance à la conception de voyages touristiques, son fondateur estime que 2039 devrait également être un très bon cru pour le tourisme au Jernland, notamment au regard du développement de nouvelles infrastructures et la mise en valeur plus générale du patrimoine national, qu'il soit matériel ou immatériel. « Le Jernland est reconnu aujourd'hui pour ses belles performances économiques - elles contribuent à doper notre attractivité dans le monde des affaires - pour sa stabilité - il s'agit d'un élément essentiel pour des familles ou des individus souhaitant construire leur itinéraire touristique en cela qu'aucun endroit du pays n'est déconseillé - et enfin pour ses infrastructures qui se modernisent et se multiplient rapidement, du fait des deux premiers éléments cités » rappelle l'association nationale des offices de tourisme.

Sur la question des installations touristiques d'ailleurs, la chaîne hôtelière Vestmark a officiellement annoncé l'inauguration très prochaine de son nouveau complexe qui sera installé dans le Øyvindsverrefjord, situé dans le comté de Rodinland. C'est justement dans le silence glacé du nord du Jernland que les touristes pourront bientôt s'installer dans le bâtiment circulaire monté sur des pilotis permettant de donner l'illusion de flottant sur les eaux sombres du fjord. Baptisé Hvit, qui signifie « blanc » en norrois - en référence aux neiges et glaces qui entourent le lieu une bonne partie de l'année sur le sommet des montagnes environnantes - il offrira à ses clients une vue à 360° sur son environnement incroyable. Au delà du cercle polaire, les touristes pourront bénéficier d'une vue panoramique sur le glacier se dressant plus loin, tout en faisant du lieu un endroit idéal pour observer les aurores boréales et offrant des activités de randonnées, pédestres ou cyclotouristes, de kayak et de navigation. Il s'agit de l'un des plus récents projets de complexe hôtelier du groupe à propulser les voyageurs intrépides aux frontières les plus boréales du monde - Vestmark inaugurera concomitamment un hôtel jumeau dans le comté de Fjordane avec des activités davantage orientées autour de la thalasso.

Ce deuxième complexe touristique quant à lui se veut, en plus des innovations du bâtiment, plus innovant sur l'expérience client. En effet, l'architecte et la direction du groupe ont voulu proposer aux visiteurs un concept de suite qui permettent de recevoir des soins dans un même endroit, sans avoir à déambuler en peignoir d'un lieu de soin à un autre. Pour le directeur de Vestmark, « le lancement de ce complexe n'a pas été de tour repos, notamment en raison des nombreuses autorisations à obtenir au regard de la protection de l'environnement, du pompage des eaux salées directement en mer, ou encore pour construire dans un endroit encore très préservé, ce qui a nécessité de nombreuses adaptations et astuces pour ne pas perturber les écosystèmes et ne pas dégrader l'environnement ». L'hôtel du Fjordane proposera d'ailleurs également des soins à destination des dirigeants - au sens large - avec une gamme de séjours intégrant des recalages alimentaires, activités physiques, méditation et sophrologie. Avec ces services, le groupe Vestmark vise tout particulièrement une clientèle aisée ayant un pouvoir d'achat conséquent et pouvant ainsi doper la consommation locale.

Du point de vue environnemental par ailleurs, ce nouveau projet de deux complexes hôteliers s'inscrit dans une démarche très écoresponsable du groupe Vestmark qui a déclaré vouloir renforcer encore davantage sa responsabilité social et environnemental vis-à-vis des populations environnantes en proposant un tourisme raisonnable et sans tomber dans les nombreux excès du secteur. Les deux bâtiments devraient d'ailleurs produire davantage d'énergie qu'ils n'en consommeront. Cette ambition se traduit déjà dans le choix des matériaux utilisés pour la construction ainsi que dans la forme du bâtiment. Ce dernier est essentiellement en bois et l'usage de l'acier et du béton ont été réduit à leur strict minimum. La forme circulaire quant à elle permet d'optimiser l'accumulation d'énergie utilisée pour approvisionner les hôtels. L'été les panneaux solaires qui équipent le toits retiendront l'énergie du soleil - pour le complexe du Rodinland, il bénéficiera même du soleil de minuit à cette période de l'année - tandis qu'en hiver, les portes vitrées absorberont autant de lumière naturelle et d'énergie thermale que possible. A ce titre, le développement d'une industrie de conception et commercialisation de panneaux solaires devrait profiter à la multiplication de projets plus respectueux de l'environnement. Le ministère de l'économie et des finances souhaite en tout cas encourager à l'accroissement de la construction de complexes hôteliers et touristiques prenant mieux et davantage en considération l'impact environnemental pour combiner l'augmentation des flux touristiques avec une préservation des espèces et espaces naturels. Si dans l'absolu, le ministère se félicite de la hausse du nombre de touristes au Jernland au cours des dernières années, il n'en indique pas moins rester vigilant aux conséquences et externalités négatives que cela risquerait d'occasionner pour les populations locales mais aussi pour la faune et la flore jernlanders.
Galaad

Message par Galaad »

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02. oktober 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le pavillon maritime jernlander se transforme pour attirer davantage[/center][hr][/hr]

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Le ministère de l'économie et des finances ainsi que celui de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts ne font à présent plus mystère de leur volonté de transformer le pavillon maritime jernlander en un modèle du genre tout en le rendant plus attractif dans les ports et marinas mondiales. En effet, ces deux administrations se partagent les compétences pour l'immatriculation des bâtiments maritimes, selon qu'ils sont de pêche, commerciaux ou de tourisme, c'est-à-dire des bateaux de plaisance ou de croisière. L'objectif est double pour le Statsråd. Tout d'abord la réforme qui vient d'être adoptée par le Stortinget (ndlr. Grande Assemblée) va permettre aux autorités en charge des inspections permettant de vérifier l'état des navires de disposer de critères plus clairs et simples à comprendre, y compris pour les armateurs, tandis que la fiscalité applicable aux bateaux battant pavillon du Jernland sera examinée prochainement dans le cadre des débats budgétaires et devrait être revue considérablement à la baisse ; cette initiative s'inscrivant dans la démarche du gouvernement pour inciter les propriétaires de navires privés et de commerce de faire immatriculer leur bâtiment dans le pays norrois.

Du point de vue de la fiscalité tout d'abord, l'ambition gouvernementale est on ne peut plus simple. Elle consiste à réduire à son strict minimum les frais dont devront à l'avenir s'acquitter les armateurs au moment de l'immatriculation de leur navire, c'est à dire seulement quelques dizaines de dalers. Il est à noter qu'auparavant, les coûts étaient plus élevés puisqu'ils intégraient en plus des taxes diverses et souvent anciennes qui dataient pour la plupart encore de l'époque du Royaume du Jernland, et qui n'avaient plus été actualisées depuis plus de cent ans. Le coût de l'enregistrement qui variait initialement selon le tonnage en intégrant des variables également liées à l'activité - qu'il soit commercial ou de plaisance pouvait ainsi faire drastiquement changer les tarifs - du bateau devrait ainsi être réduite largement. A titre d'exemple, là où auparavant, un individu qui souhaitait faire immatriculer son voilier au Jernland devait en moyenne s'acquitter de 250 dalers (ndlr. 165 dollars), il ne devra dorénavant plus que payer une centaine de dalers. Et ce prix d'établissement de la « carte grise » du bateau sera invariable, quelque soit son usage.

Il s'agit avant tout d'un geste fait à l'attention des importants armateurs commerciaux mondiaux qui pourraient ainsi fortement réduire les coûts liés à l'enregistrement de leur flotte au Jernland, d'autant plus que s'il s'agit d'un bâtiment déjà en circulation et disposant déjà d'un pavillon, le changement en faveur du pavillon jernlander ne lui sera facturé à un tarif réduit d'environ 50%, les coûts d'établissement étant naturellement moindre. Pourtant, le véritable avantage réside surtout dans la fiscalité très avantageuse que le parlement s'apprête à adopter. En effet, le projet de loi de finances pour 2040 prévoit d'instaurer des avantages fiscaux importants comme une exonération complète de taxe sur la valeur ajoutée sur le navire lors de son importation, sur les biens d'avitaillement et de taxe sur les produits pétroliers, sur les livraisons de biens destinés à être incorporés au navire ainsi que sur l'ensemble des opérations d'entretien, de transformation, de réparation ou d'affrètement. Selon le président de la commission des finances du Stortinget, cette mesure vise avant tout à « valoriser le pavillon Jernland en mettant en place une politique fiscale attractive pour les armateurs, alors que notre pays dispose d'une grande tradition maritime et que nous entendons bien la valoriser en renforçant la position jernlander comme lieu d'immatriculation des navires ».

Au delà de ces avantages financiers, le Statsråd a également annoncé des avantages pour les marins nationaux dont leur navire est enregistré au Jernland. Ils pourront ainsi bénéficier d'une exonération complète de l'impôt sur le revenu, à condition d'être embarqué plus de 183 jours dans l'année fiscale. Mais au delà de ces atouts très ciblés sur les marins jernlanders, les armateurs choisissant ce pavillon pourront également bénéficier d'allègements salariaux en employant jusqu'à 60% de marins étrangers rémunérables aux conditions de leur pays d'origine et selon les cotisations sociales locales. Seuls 40% de l'équipage devrait donc être de nationalité jernlander - ou a minima d'Etats de la Communautés des Nations Dytoliennes - dont le capitaine et l'officier en second, avec des connaissances certaines en droit national. Pour la partie jernlander de l'équipage, l'Etat remboursera alors jusqu'à un tiers des cotisations sociales. Pour le ministère de l'économie et des finances, si a priori cela peut représenter un coût pour les finances publiques, il attend surtout des retombées en matière de commerce maritime mondial avec des transit plus importants par les ports du Jernland, dont notamment celui d'Ålesund pour lequel de très importants travaux d'agrandissement et de rénovation ont été entrepris afin de mieux faire face à l'augmentation du trafic maritime commercial régional.

En contrepartie de ces avantages fiscaux et sociaux qui devraient être adoptés d'ici la fin de l'année avec le vote du budget pour 2040, le gouvernement a décidé de simplifier les attentes en matière d'entretien des navires pour en accroître la fiabilité et la sécurité. « Nous avons choisi de prélever moins les armateurs et les compagnies maritimes, en échange de quoi nous attendons d'elles qu'elles réalisent des efforts sur la sécurisation de leurs navires pour le bien des échanges commerciaux mais également de l'environnement, parce qu'aucun d'entre nous n'a intérêt à voir des bateaux vétustes couler en raison de manque de réparation et de travaux » estime Børge Sveaas, ministre de l'économie et des finances, après son intervention devant la commission des affaires économiques et commerciales du Stortinget. Et pour suivre avec soin les efforts réalisés par les entreprises commerciales maritimes, le ministère mettra d'ailleurs en place un registre recensant les différents pavillons nationaux en les classant selon trois grandes catégories, à savoir la liste blanche pour les pays garantissant les meilleures conditions de sécurité pour les bateaux arborant leur pavillon, une liste grise intermédiaire, avec les navires battant pavillon d'un Etat n'offrant pas les meilleures conditions de suivi et de surveillance, mais encore jugées suffisantes, et enfin, une liste noire pour lesquels les navires battant ces pavillons présentent un haut risque pour leur vétusté et leur entretien défaillant. Sur cette dernière catégorie, le Statsråd n'exclut d'ailleurs pas de restreindre l'accès à ses ports aux navires au pavillon d'un Etat de la liste noire ou dont l'état de délabrement ne garantit pas les conditions de sécurité à l'équipage. Concrètement, ces navires, lorsqu'ils entreraient dans les ports du Jernland pourraient s'en voir refuser les autorisations de repartir, tant que des réparations n'auraient pas été effectuées. « Comme vous pouvez le constater, l'objectif est d'avoir un pavillon synonyme de coûts réduits, mais également de hautes exigences en matière de sécurité des transports maritimes » conclut le ministre de l'économie et des finances.
Galaad

Message par Galaad »

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05. oktober 2039[/center]

[hr][/hr][center]La réforme des contenus scolaires sera effective à la rentrée 2040[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/31/lgnk.jpg[/img][/center]

Le ministère de l'instruction et de la recherche a rendu public l'information qui circulait déjà assez largement dans les milieux enseignants depuis la rentrée de septembre 2039, à savoir qu'il y aura bien une réforme des contenus scolaires et qu'elle sera effective pour la prochaine rentrée scolaire en 2040. Cela faisait en effet plusieurs mois, avant la période estivale que le bruit courait que le Statsråd envisageait de revoir les programmes des élèves, sans que plus de détails ne soient connus ni de la communauté éducative et pédagogique, ni des parents d'élèves. Le gouvernement a rendu public qu'un comité scientifique travaillera sur les nouveaux contenus ainsi qu'une réorganisation - à la marge - des temps scolaires, alors qu'actuellement les cours durent de la mi-août à la fin-mai, avec quelques jours de congés au moment de la fête des morts à la fin du mois d'octobre, deux semaines au moment de Yule (ndlr. fête du solstice d'hiver) et qui dans la mythologie norroise est le moment où le dieu ase Heimdall reviendrait visiter les enfants, puis à nouveau quelques jours pour [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351967#p351967]l'équinoxe de printemps qui a lieu le 21 mars[/url]. C'est Leiv Eskildsen, éminent professeur et ancien doyen de la faculté de philosophie de Røros, qui a été choisi pour présider le comité qui devra proposer d'ici la fin de l'année une mouture des prochaines orientations éducatives. Si dans l'ensemble, le ministre de l'instruction et de la recherche a fixé les limites de l'exercice - le comité ne devra pas toucher à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349636#p349636]l'architecture générale[/url] de la scolarité jernlander, cette dernière ayant prouvé depuis 2024 être adaptée aux besoins nationaux et renforce l'employabilité des élèves - il devrait toutefois se concentrer sur la durée hebdomadaire des cours. Actuellement celle-ci est assez faible, puisque les jeunes Jernlanders sont sur les bancs des écoles de huit heures le matin jusqu'à treize heures en générale, quatorze heures exceptionnellement, selon les options choisies.

Si peu de choses ont été révélées au grand public, certaines lignes forces émergent cependant. Ainsi, Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche, a déclaré vouloir voir cette réforme à venir renforcer la place des sciences humaines, comme l'histoire, notamment des religions norroises, mais également la philosophie. Sur ces derniers éléments, plusieurs voix se sont déjà élevées, principalement depuis les bancs de l'opposition parlementaire libérale, qui met en avant sa crainte de voir le Statsråd renforcer la mainmise idéologique de l'Etat sur les jeunes cerveaux des élèves et des étudiants. En effet, le gouvernement a déjà fait savoir que les questions du progrès, du transhumanisme, mais également plusieurs grands auteurs ayant rédigé des essais sur le rapport aux élites intellectuelles et leur passivité coupable vis-à-vis du communisme par le passé et encore actuellement, ou bien à propos de cet auteur contemporain jernlander dont l'ouvrage à propos de la construction et de l'effondrement des empires (et sur comment l'éviter) l'a propulsé au rang des principaux penseurs de notre temps. Selon un collectif d'enseignants et de quelques parents d'élèves, cette volonté affichée par le ministère de donner aux élèves un bagage philosophique serait louable si on ne pouvait y voir poindre derrière l'ambition de formater les esprits et d'utiliser l'école comme endroit de propagande et de renforcement du sentiment nationaliste. Face à ces critiques sporadiques, Oddvar Odegaard a rappelé que « le comité présidé par Leiv Eskildsen a justement pour mission d'entendre le point de vue des uns et des autres et que ses auditions porteront également sur des personnes plus critiques vis-à-vis de cette hypothèse de réforme, mais pour le ministère de l'instruction il est essentiel de donner à nos jeunes un socle intellectuel fort qui leur permettra de mieux comprendre le monde et les grandes fractures qui le traversent » ; éludant le reproche de formatage des esprits régulièrement fait au gouvernement.

Pourtant, derrière ce projet d'introduire davantage de philosophie dans les enseignements qui cherchent aujourd'hui à mettre en avant les applications pratiques des connaissances théoriques comme les mathématiques, l'informatique, ou encore les sciences - les langues faisant quelque peu exception - il faut voir le souhait du ministère de remettre au goût du jour la réflexion politique et philosophique, c'est-à-dire des savoirs plus théoriques, alors que le changement de régime est intervenu il y a maintenant bientôt 120 ans et que sa crainte es de voir s'essouffler le vent qui avait permis le renversement de la monarchie. Si au Statsråd on se défend formellement de cette lecture de la situation, cette réforme des contenus scolaires intervient cependant à point nommé et devrait in fine permettre de faire des jeunes générations d'ardents défenseurs de l'idée qui sous-tend au régime politique actuel du Jernland. Pour Leiv Eskildsen « la mission qui nous est confiée est de maintenir le dynamisme du système scolaire national en gardant ce qui a fait ses preuves, et en ne s'interdisant pas d'introduire de nouvelles pratiques éducatives lorsque c'est nécessaire, d'autant plus qu'on peut regretter une forme d'extinction de toutes les formes idéologiques à travers le monde. Alors que le XXème siècle semblait être celui des grandes pensées politiques - communisme, libéralisme, fascisme, etc. - le XXIème siècle est celui de leur affaiblissement, voire de leur disparition, dans une ère où ne compte plus que le libre-échange, la recherche de profits et les alliances de circonstances ». C'est justement cette lecture de la situation qui tend à inquiéter les plus rétifs à l'idée d'une réforme des programmes scolaires, craignant qu'elle soit le moyen pour réidéologiser le Jernland en utilisant les plus jeunes cerveaux.

Très concrètement, il est encore beaucoup trop tôt pour tirer quelque conclusion que ce soit au regard de l'absence complète d'informations à propos de ce projet de décret d'Etat qui devrait être pris autour du mois de février. Ce constat incite d'ailleurs à prendre avec beaucoup de recul les cris d'orfraies des opposants libéraux au gouvernement. A ce stade, le plus plausible étant une introduction de nouveaux enseignements sur la base d'options et de cours facultatifs obligatoires. Sur ce dernier point, cela signifierait que les élèves - on ignore encore à partir de quel niveau d'étude ils pourraient être introduits - aurait à choisir deux à trois cours supplémentaires, parmi une liste de différents choix proposés par le ministère de l'instruction et de la recherche et selon les écoles. De même, un temps accru devait être accordé à la pratique des arts, notamment musicaux, et du sport dans les barneskole (ndlr. écoles élémentaires) ainsi que dans les ungdomskole (ndlr. collèges). C'est d'ailleurs sur ces deux niveaux d'étude que devrait porter le gros du projet de réforme, alors qu'Oddvar Odegaard na pas encore laissé transparaître si les videregaendeskole (ndlr. lycées généraux) seraient également concernés par ces mesures. Il semblerait cependant que ce niveau fasse l'objet d'un intérêt tout particulier du ministère de l'instruction et de la recherche qui souhaiterait en faire la porte d'entrée des lycéens les plus disposés pour les écoles d'où sortent en règle générale les cadres du gouvernement et de l'administration. Ce qui est certain, c'est que les langues et savoirs fondamentaux continueront d'occuper une place centrale du système éducatif jernlander, et ce quelque soit la réforme.
Galaad

Message par Galaad »

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26. oktober 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le General Magnuss Løvenskiold prépare les élections de 2042[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/32/us92.jpg[/img][/center]

Né en 1992 et âgé de 47 ans, le General Magnuss Løvenskiold a pris la présidence du Statsråd en 2035, après le décès de son prédécesseur à l'âge de 79 ans. Les élections de 2037 avaient d'ailleurs acté rapidement son installation au sommet de l'Etat en lui offrant une majorité docile et lui permettant de conduire les projets qu'ils avaient annoncés, puisque profondément renouvelée suite au retrait de la scène politique de nombreux membres de la vieille garde militaire. Si les débuts ont comme souvent été marquée par la tentative des caciques du régime de mettre le chef de l'Etat sous influence pour garder la mainmise sur le fonctionnement institutionnel, il lui aura fallu moins de deux ans pour mettre au pas les plus récalcitrant, parfois au moyen d'écartements forcés de la vie publique. Après une année économique 2038 au beau fixe, et un millésime 2039 qui s'annonce encore meilleur, Magnuss Løvenskiold souhaite à présent pouvoir se concentrer sur le deuxième grand chantier qu'il avait annoncé dès sa prise de responsabilités, à savoir celui de la modernisation et de la révision des institutions nationales. En effet, le Jernland continue de fonctionner comme en 1921, après le renversement de l'inique monarchie, c'est-à-dire avec une loi électorale particulièrement restrictive qui permet toutefois d'assurer une très grande stabilité au Stortinget (ndlr. Grande Assemblée, Parlement monocaméral du Jernland), où les militaires disposent depuis 118 ans de la majorité absolue - le plus souvent la loi électorale leur a d'ailleurs permis de remporter jusqu'au deux tiers des sièges à pourvoir. A présent confortablement installé et alors que plus personne ne songerait à vouloir l'écarter, le chef de l'Etat a choisi le moment de la célébration des 120 ans du changement de régime pour introduire les profondes mutations qu'il voudrait apporter à l'Etat. Selon lui, « ce sera le sujet central des débats des prochains mois, pour qu'en 2041 nous puissions disposer enfin d'un fonctionnement étatique qui prenne mieux en considération les aspirations des citoyens jernlanders et que dès les élections législatives de 2042, ils puissent voir les effets de cette importante réforme », qu'il avait promise dès ses premières prises de parole il y a bientôt trois ans.

Si concrètement, ni le Statsråd, ni le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat) et ni le Stortinget ne devraient être supprimés, c'est plutôt la création d'une nouvelle fonction qui pourrait bouleverser la donne. En effet, l'objectif est de mieux institutionnaliser la fonction de chef de l'Etat en créant un poste de président, distinct de la présidence du Statsråd. Si actuellement rien n'est encore définitivement arrêté, le projet retiendrait de transférer au président de l'Etat du Jernland la fonction de chef de l'Etat, tandis que la présidence du gouvernement serait remplacée par un poste de Ministre d'Etat, sorte de Premier ministre, qui aurait la charge de coordonner et conduire l'action gouvernementale. Pour autant, le président de l'Etat ne devrait pas être relégué à des tâches purement honorifiques et représentatives, puisque c'est bien lui qui définirait les grandes orientations des politiques publiques, déléguant au Ministre d'Etat le soin de les concrétiser et de les faire appliquer. Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, y voit ainsi la volonté du General Magnuss Løvenskiold de mieux distinguer la présidence de l'Etat de l'application quotidienne des actions du gouvernement ; « c'est en quelque sorte le moyen de faire prendre de la hauteur au chef de l'Etat qui reste aujourd'hui malgré tout très lié à la gestion au quotidien de l'Etat, alors que dans le même temps, le fonctionnement actuel des institutions invite à ce qu'il puisse prendre autant de hauteur que possible ». Le chef de l'Etat pourrait par ailleurs se voir être élu au suffrage universel - bien que de nombreux détails restent encore à préciser, dont notamment la définition du corps électoral - pour un mandat de sept ans. La durée de ce dernier risque d'ailleurs d'être un point de crispation, puisqu'un président de l'Etat du Jernland pourrait se représenter autant de fois qu'il le souhaiterait, contrairement à la limite de trois mandats de cinq ans actuellement prévue pour la présidence du Statsråd. Sur ce dernier point, l'entourage du General Magnuss Løvenskiold se contente d'ailleurs de rappeler qu'à ce stade rien ne serait encore définitivement arrêté, mais que dans l'absolu, « il serait quand même curieux de vouloir se priver des qualités d'un président que les électeurs reconnaîtraient comme compétent à travers leur suffrage ».

Par ailleurs, le Rådet for statens sikkerhet devrait garder un rôle éminent dans la définition des politiques de sécurité et de défense dans le futur fonctionnement institutionnel. Toutefois, sa composition devrait être revue et davantage inscrite dans le marbre, avec une présidence dévolue au chef de l'Etat, tandis que les responsables d'état-major ainsi que le président du Stortinget auraient droit d'y siéger. Ce dernier aura cependant également une mission particulièrement politique, puisqu'il aura aussi la charge de valider antérieurement aux élections, les candidatures aux différents scrutins selon des critères fixés ultérieurement par la loi électorale. Cette fonction actuellement déjà attribuée à cet organe de l'Etat devrait ainsi perdurer, avec cependant une nette diminution du nombre de ses membres, puisque le chef du gouvernement de même que les ministres de la défense et de l'intérieur n'y auraient plus droit de siéger. Selon le même Godtfred Amundsen on peut voir derrière cette refonte une volonté de renforcer les pouvoirs directement entre les mains du président de l'Etat, qui continuerait d'ailleurs de présider ce conseil, sans pour autant supprimer cette institution qui dans l'histoire récente du Jernland a démontré son utilité en garantissant la sécurité de l'Etat.

Dans ce contexte de libéralisation de la vie politique jernlander, les prochaines élections législatives prévues en 2042 pourraient bien être l'occasion de tester la solidité du pouvoir détenu par les militaires. En effet, le renouvellement intégral du Stortinget est ainsi prévu avec la remise en jeu de l'ensemble des sièges, dont les représentants de l'armée détiennent actuellement 115 élus, sur les 169 que compte le Parlement. Pour les principaux spécialistes de l'opinion, le rapport de force ne devrait pas profondément être bouleversé en raison du seuil de 5% des suffrages exprimés à atteindre pour pouvoir envoyer des représentants à l'assemblée - jusqu'à présent ce seuil était fixé à 7% des voix -, même si un reflux du nombre de parlementaires issus des rangs de l'armée est à attendre. Le mode de scrutin devrait d'ailleurs fortement influencer l'ampleur de la victoire du parti qui arrivera en tête de l'élection. Et selon les premières indications qui ont filtré, c'est le scrutin de liste qui devrait être retenu, avec cependant la possibilité d'introduction d'une prime à la liste arrivée en tête dans l'ensemble des circonscriptions électorales (ndlr. les fylke, c'est-à-dire les comtés). Cette dernière pourrait d'ailleurs représenter jusqu'à 43 sièges, soit environ un quart d'entre eux, le reste étant réparti proportionnellement au résultat des listes. Si les principaux partis d'opposition ont salué cette volonté de davantage permettre la représentation démocratique, ils n'en ont pas moins dénoncé le verrouillage persistant avec l'introduction de biais qui les empêcheraient nécessairement d'avoir une chance de remporter les élections. Selon le porte-parole du Liberalt Parti (ndlr. Parti libéral, gauche), « il est illusoire de croire qu'après plus d'un siècle de domination sans partage de pouvoir de l'armée, les électeurs vont subitement se tourner vers les partis d'opposition ; il y a une forme d'habitude électorale qui s'est installée au Jernland et Magnuss Løvenskiold ne prend aucun risque en révisant les institutions, il le sait très bien ». Pour le gouvernement, au contraire, il s'agit d'une opportunité offerte aux citoyens e se faire mieux entendre et de prendre davantage leur destin en main, même s'il est évident que les bons résultats du Jernland, combiné à l'attention que porte le gouvernement à l'amélioration de leur niveau de vie vont naturellement influer sur l'issue du scrutin.
Galaad

Message par Galaad »

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05. november 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd valide la réorganisation de la recherche sur les énergies[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/33/bhe4.jpg[/img][/center]

Alors que le Jernland est l'un des rares pays au monde à maîtriser la construction de centrales nucléaires, le General Magnuss Løvenskiold a souhaité que le pays puisse conforter son avance technologique dans ce domaine tout en préparant la production d'énergie du futur. Ainsi, le Energikommisjonær (ndlr. Commissariat à l'énergie), qui est le principal organisme de recherche scientifique public dans le domaine de l'énergie, devrait à l'avenir être rattaché directement au Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat), alors qu'il dépendait auparavant du ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail. Cette réforme passée presque inaperçue au cours de l'été à toutefois son importance, puisque dans le cadre du nouveau fonctionnement des institutions qui devrait entrer en vigueur à partir de 2041 - il ouvrira une période de transition qui culminera avec les élections législatives prévues pour 2042 - cette instance entièrement dédiée à la recherche dépendra directement du chef de l'Etat qui présidera le conseil pour la sûreté de l'Etat, sans avoir à en répondre devant le Statsråd comme c'était l'usage jusqu'à présent. Cette réaffectation va également entraîner certains changements au sein de la structure même de l'organisme, puisque plusieurs ingénieurs et scientifiques des armées devraient prochainement l'intégrer pour que ses travaux intègrent davantage et mieux les aspects relatifs à la sécurisation des installations de production énergétique. Un département sera ainsi créé pour prendre à sa charge ces compétences et ces recherches. La sécurisation des installations nucléaires jernlanders devrait faire partie de leurs premières réflexions, mais également la sécurité des énergies alternatives en cours de développement au Jernland, comme l'énergie solaire par exemple.

Au sein du ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail on salue une décision qui va permettre de sortir cet organisme des visions court-termistes qui risquent de s'en emparer dans le contexte de la transition politique et institutionnelle qui s'installe, le ministre allant même jusqu'à saluer « une décision historique qui inscrit dorénavant la recherche scientifique sur les énergies dans une dynamique nouvelle alors que d'importants contrats ont été passés avec le gouvernement ennissois pour la construction de deux grandes centrales nucléaires en Ennis et les accords d'approvisionnement en uranium avec l'Etat du Xhilinhar qui vont assurer la pérennité de la filière jernlander ». C'est d'ailleurs cette volonté politique très forte jusqu'au sommet de l'Etat qui a incité le président du Statsråd à signer avec les entreprises valdaques et la République de Valdaquie il y a quelques mois un contrat majeur pour la construction d'un important complexe installé à même les Thorkjeder, dont les premiers creusements ont déjà débuté. Si les détails précis concernant cette installation restent tenus confidentiels pour des raisons de sécurité nationale, le site, composé de plusieurs salles qui accueilleront les machines et outils destinées aux travaux du Energikommisjonær sera conçu pour résister à des attaques aériennes et des bombardements, mais devrait aussi pouvoir résister pendant au moins une quinzaine de jours dans le cadre d'une offensive terrestre d'envergure, grâce à ses importants dispositifs de défense et ses blindages massifs. Le ministère de la guerre et des armées, placé sous la responsabilité directe du General Magnuss Løvenskiold a d'ailleurs déjà annoncé qu'à terme, lorsque l'ensemble des constructions seraient achevées, qu'une brigade entière serait spécialement dédiée à la sécurité du site, en disposant d'une base à proximité, tandis qu'un bataillon sera même directement stationné à l'intérieur, avec toutes les commodités permettant leur stationnement sur place puisqu'il est « primordial que le Jernland puisse assurer la sécurité et l'inviolabilité du site compte tenu de la sensibilité de la question énergétique et de l'approvisionnement électrique, enjeu de souveraineté pour chaque Etat du monde ».

Les travaux en cours devraient d'ailleurs encore durer environ trois ans pour une inauguration prévue d'ici l'année 2042, voire 2043 et une installation des organismes du Energikommisjonær et du ministère de la guerre et des armées dans la foulée. De sorte d'assurer par ailleurs la sécurité du chantier, un détachement entier de soldats réguliers, de la militærpoliti (ndlr. police militaire, c'est elle qui assure l'ensemble des missions de police au Jernland, les anciens effectifs de la police ayant été fondus dans ce corps) ainsi que plusieurs agents du Sikkerhetsjeneste, les services de renseignement de l'Etat du Jernland sont présents en permanence sur site pour s'assurer que la confidentialité et le secret-défense entourant cette construction soient bien respectés. L'ensemble des travailleurs à l'oeuvre ont d'ailleurs subi des vérifications quant à leurs antécédents et leurs relations afin de réduire au strict minimum les risques qu'ils soient vendus à l'étranger. Seuls les ingénieurs et architectes valdaques sont ainsi des personnels non-nationaux, et ces derniers devant résider sur site, parmi les forces de sécurité. De manière générale, d'impressionnantes mesures de sécurisation ont été mises en place, avec par exemple l'interdiction d'introduire ou d'extraire quelque outil et objet que ce soit du périmètre des travaux ; des fouilles régulières sont ainsi organisées par la militærpoliti. Pour le colonel Håkon Olden qui commande l'un des régiments présents sur place, « ce chantier est l'un des plus importants du genre de ces dernières années et il paraît donc normal que toutes les mesures soient prises pour éviter des sabotages éventuels ou des tentatives visant à nuire à la sécurité de l'Etat », justifiant ainsi la mobilisation importante de moyens de sécurité et de surveillance. Au ministère de l'intérieur et de la sûreté on se veut toutefois particulièrement rassurant, rappelant que le Jernland est l'un des pays les plus sûrs et que le Sikkerhetsjeneste conduit régulièrement des opérations de contre-espionnage, permettant le démantèlement fréquent de réseaux hostiles ou étrangers sur le sol national.

Enfin, du côté du Energikommisjonær on pointe surtout la sécurité vis-à-vis de l'extérieur et les gains matériels et de qualité qui devraient être réalisés grâce à ce futur déménagement. Pour son directeur, le fait d'être installé à l'intérieur même des montagnes devraient réduire considérablement les risques pour les comtés voisins, puisque tout accident sera naturellement plus aisé à contrôler et le confinement nettement plus rapide au besoin. Si un tel scénario ne s'est encore jamais produit, il ne peut jamais être entièrement écarté, notamment dans le cadre des travaux sur l'énergie nucléaire. « Le souhait du gouvernement de voir les énergéticiens nationaux maîtriser dans les années à venir les techniques propres à l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles va nécessairement conduire à un accroissement des travaux de l'organisme de recherche public autour des matériaux fissibles » pointe le ministre de l'énergie, alors que Kjernland et Statskraft ont déjà annoncé qu'ils contribueront financièrement à ces travaux, tout en mettant à disposition plusieurs ingénieurs et spécialistes des questions de l'énergie nucléaire pour parvenir plus rapidement à l'objectif de production de carburant jernlander à centrale nucléaire. Ces recherches et cette spécialisation nationale dans la question atomique intéresserait d'ailleurs d'autres partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes qui ont déjà partagé leur intention de sa rapprocher de la filière nucléaire du Jernland pour la construction d'une ou plusieurs centrales dans les prochaines années, alors que le contexte international incite à trouver des alternatives aux énergies traditionnelles que peuvent être le gaz ou les hydrocarbures. Après le contrat à près de six milliards de dollars avec la République fédérale d'Ennis, il s'agit assurément d'une bonne nouvelle pour la santé du nucléaire jernlander et la balance commerciale nationale...
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/14/1qsv.png[/img]
02. desember 2039[/center]

[hr][/hr][center]Altek conclut un important partenariat avec les éditeurs de livres[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/34/9uqv.jpg[/img][/center]

Avec le développement des usages numériques, le monde de l'édition commençait petit à petit à devenir inquiet de voir ses clients se détourner progressivement du livre papier au profit de nouvelles habitudes. Ainsi, au cours des cinq dernières années, le marché du livre papier s'est rétracté d'environ 15% au Jernland, laissant craindre une crise profonde du secteur ; au point que le ministère de l'information, de la culture et des cultes avait réuni l'ensemble des acteurs de l'édition pour travailler ensemble sur un plan d'action gouvernemental en faveur de la redynamisation de la filière, alors que l'usage du livre papier reste encore largement la norme dans les écoles et classes du pays. Cette chute importante du volume d'ouvrages vendus était dès lors d'autant plus incompréhensible que d'après une étude commandée par le ministère, près de deux Jernlanders sur trois continuent de se déclarer "très attaché" ou "attaché" à la lecture de livre en format papier, ce qui n'a pas manqué d'alerter le gouvernement sur la nécessité d'agir. Après les états-généraux du livre, le ministère a encouragé les principales maisons d'édition à davantage travailler ensemble pour proposer de nouvelles expériences à leurs clients et de mieux valoriser les auteurs avec lesquels elles travaillent. Pourtant, le salut de ces dernières pourrait bien venir d'ailleurs, d'un secteur qu'elles ont paradoxalement longtemps considéré comme une menace pour leur activité.

En effet, l'utilisation du livre numérique pourrait, même si elle reste encore relativement marginale en comparaison au livre papier, dont la part de marché continue de représenter tout de même les trois quarts des achats en valeur, incarner le renouveau de la filière de l'édition et de l'écriture. Avec une croissance des ventes de téléphones intelligents mais également des tablettes numériques, la valeur des ventes de livres sous format électronique a explosé, en passant ainsi de 2% en 2035 à 25% fin 2039, selon l'étude commandée par le ministère, alors que le livre en format papier est passé de 98% à 75% sur la même période. Selon le ministre, « les Jernlanders ne lisent d'ailleurs pas moins, pour preuve l'augmentation du volume d'ouvrages vendus depuis 2030, mais ils changent progressivement leurs habitudes de consommation des livres en se tournant davantage vers les modèles disponibles également en format numérique ». Même si aujourd'hui cette tendance ne semble concerner que les populations ayant déjà quitté l'école mais encore jeune, donc principalement entre 18 et 30 ans, elle pourrait s'amplifier avec l'arrivée sur le marché des consommateurs de nouvelles catégories de population, qui ne vont plus tarder à quitter les bancs des lycées et entrer dans les universités. « Il ne faut pas oublier que le Jernland jouit d'une population très jeune, dont une part conséquente à moins de 30 ans, et si les collégiens et lycéens n'utilisent pas de tablettes à l'école, il en est tout autrement pour les étudiants qui sont très attachés à l'acquisition de tablettes numériques, téléphones intelligents et ordinateurs, qui leur permettent d'alléger considérablement leurs sacs et facilite leur vie au quotidien. Ce sont ces mêmes personnes qui se tournent toujours plus vers le livre numérique » estime-t-on au ministère et au sein des maisons d'édition qui partagent de plus en plus ce constat.

Pour Frederyk Nygaard, l'emblématique patron d'Altek, le géant de l’électronique et du numérique qui en a profité pour proposer aux éditeurs de coopérer pour offrir de nouvelles opportunités et expériences aux lecteurs. « Quand on sait que demain le marché des lecteurs restera dynamique et qu'il sera essentiellement composé de jeunes très friands des nouvelles technologies, c'est un formidable pari sur l'avenir que de se préparer à une mutation dans l'édition. Altek est conscient de sa responsabilité sociale vis-à-vis des jeunes générations et de l'utilité de leur proposer de lire dans un format qu'ils apprécient et maîtrisent » juge-t-il. C'est d'ailleurs pour ne pas passer à côté de cette opportunité de diversifier son activité, dans un contexte national et mondial ultra-concurrentiel qu'il a signé avec les principales maisons d'édition du Jernland un important contrat qui vise à proposer également une version numérique pour les principales ventes papiers de livres. Si pour Altek cela représente une croissance potentielle de son chiffre d'affaires, hors ventes de hardware, pour les éditeurs c'est également le moyen de ne pas se laisser dépasser par d'autres acteurs du livre qui commencent à s'illustrer et qui de plus en plus veulent aller les concurrencer dans leur cœur de métier qu'est la vente d'ouvrages. Si un temps, le format "physique", c'est à dire le CD-rom a été envisagé, il a rapidement été abandonné face à la crise que connaît également ce secteur face à la dématérialisation des usages. « Comme la cassette VHS, puis le DVD, avec le streaming vidéo et les plateformes qui proposent ces services, le CD-Rom est en crise et aujourd'hui le livre risque de connaître le même sort. Les utilisateurs disposent de téléphones intelligents et de tablettes qui leur facilitent la vie au quotidien. Ils ont dans leur poche une multitude potentielle de livres, de musiques et de films, là où avant il leur fallait trimbaler tout cela dans un épais sac à dos ou sac à main... C'est une vraie révolution numérique dans laquelle le Jernland est entrée de plain-pied et dont il a su prendre le tournant » considère le ministre de l'information, de la culture et des cultes.

Pour les représentants de l'édition, il s'agit également d'un moyen de réaliser progressivement d'importantes économies, alors que la production d'un livre audio est estimée environ 25%, voire 30% moins chères qu'un livre en format CD-Rom ; un chiffre loin d'être négligeable quand on connaît le coût de production de ce dernier. Au total, commercialiser un livre audio pourrait représenter une belle opportunité financière pour des maisons d'édition dont les marges de manœuvres sont de plus en plus contraintes, alors même que la population déclarant lire régulièrement des livres continue de progresser. Les éditeurs ont d'ailleurs prévu de commercialiser rapidement, sur le même format que ce qui existe déjà pour la musique et les films et séries, un abonnement commun à celles-ci permettant aux abonnés d'avoir accès "gratuitement" à un certain nombre de livres numériques, selon la formule choisie. A terme, le livre audio devrait connaître la même révolution digitale en étant intégré à cette plateforme de streaming de livres. Interrogés, sur un panel de plus de 950 personnes, près de 40% a répondu que cela pourrait les inciter à lire davantage en s'abonnant à ce type de prestation, tandis que seuls 15% se montrent absolument réfractaires et totalement hermétiques au livre numérique et audio.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
05. desember 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd voit dans le nucléaire civil une filière d'avenir[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/34/4xe1.jpg[/img][/center]

Si la consommation [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350232#p350232]l'énergie d'origine hydroélectrique[/url] représente plus de 60% de l'ensemble des sources de production d'énergie du Jernland, la filière nucléaire continue de peser pour un quart de l'énergie consommée nationalement et l'explosion des besoins électriques et énergétiques du pays devraient entraîner un accroissement substantiel de la production nationale d'électricité, notamment d'origine nucléaire. En effet, avec une véritable expertise dans la filière, Statskraft et Kjernland - il s'agit des deux grandes entreprises jernlanders qui disposent des capacités de construire puis d'exploiter des installations fonctionnant à l'atome - font partie du cercle très fermé des entreprises mondiales maîtrisant cette source d'énergie. Alors que l'approvisionnement en uranium est assuré aujourd'hui très majoritairement par les mines du Xilinhar, voisin du Protectorat Septentrional de Liang, avec lesquels le gouvernement a signé cette année deux traités et protocoles additionnels majeurs, le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail a annoncé vouloir accroître encore les compétences nationales en accompagnant les entreprises de la filière nucléaire dans la maîtrise de nouvelles technologies civiles de compréhension et d'exploitation de l'énergie d'origine nucléaire. Ce soutien de l'Etat intervient d'ailleurs au moment où le [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355067#p355067]Energikommisjonær (ndlr. Commissariat à l'énergie)[/url] a parachevé sa modernisation en étant dorénavant rattaché au Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat), et alors même que d'importants travaux visant à mieux protéger les travaux de l'institution devraient être achevés d'ici 2042.

Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche estime d'ailleurs que le moment est venu de s'interroger sérieusement sur « la place que le Jernland souhaite tenir dans les années à venir en matière de nucléaire civile. En effet, si nous ne réalisons pas dès aujourd'hui les investissements nécessaires pour maintenir à un très haut niveau de compétence cette filière, nous prenons le risque demain de voir d'autres acteurs du secteur prendre un leadership et dépasser en compétence et en technologie nos propres entreprises, qui comptent actuellement pourtant parmi les grands noms dans ce domaine ». Dans ce contexte, nombreux sont ceux à s'interroger sur les intentions de Røros, notamment si le Statsråd n'ambitionne pas de porter la part du nucléaire à des niveaux très supérieurs à ceux actuels. Interrogé justement à ce propos, les ministres de l'énergie et de la recherche ont tenu conjointement dans le cadre de leur point presse commun à rassurer l'opinion publique quant à la nature de l'investissement gouvernemental. « Le débat aujourd'hui n'est pas de savoir si nous devons ou ne devons pas investir dans la filière nucléaire et dans des programmes de développement de nos capacités productives ; la véritable question est plutôt de se demander si nous sommes prêts à laisser d'autres acteurs nous devancer et de devoir demain éventuellement faire appel à eux pour construire, exploiter et entretenir nos installations nationales » estime le ministre de l'énergie, pour qui la forte progression de la demande intérieure, tirée par les excellents résultats économiques et financiers des entreprises installées au Jernland, va forcément avoir un impact sur la production nationale d'énergie.

Avec deux centrales nucléaires, le Jernland compte ainsi six réacteurs, dont la plupart devrait encore pouvoir rester en activité au moins une trentaine, voire une quarantaine, d'années. Néanmoins, selon le plan du Energikommisjonær, la construction d'un, peut-être même deux, nouveaux sites de production d'électricité d'origine nucléaire devrait être envisagée à l'échéance de trois ans, pour une entrée en service d'ici cinq ans, dans le meilleur des cas. Le Statsråd a d'ailleurs déclaré avoir déjà lancé plusieurs phases d'étude et débloqué environ cinq millions de dalers (ndlr. environ 3,3 millions de dollars) pour son financement. Cette dernière doit permettre d'identifier le lieu le plus approprié pour l'établissement potentiel d'une nouvelle centrale nucléaire, mais également le nombre de réacteurs et la puissance qu'elle devrait être en mesure de délivrer. Pour le Liberalt Parti (ndlr. parti libéral, gauche), ardent opposant à l'énergie d'origine nucléaire, lui préférant des alternatives renouvelables et supposément moins néfastes pour l'environnement, « cette étude commandée par le gouvernement n'est qu'une grande mascarade destinée à donner l'apparence de la transparence à une décision qui es en réalité déjà prise », bien que le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail continue de rappeler qu'à ce stade aucune décision n'est encore arrêtée et que l'Energikommisjonær devrait s'appuyer sur les conclusions de celle-ci pour autoriser où non la construction d'un nouveau centre de production d'électricité nucléaire. Cependant, derrière cette hypothèse, c'est également le sujet du traitement des déchets de ces centrales qui commence à se poser, puisque les centres d'enfouissement et de retraitement actuellement en service au Jernland avaient été prévus pour absorber la production de deux centrales, avec le risque de les voir dépasser leurs capacités de traitement dans le cadre de l'entrée en fonction d'une troisième centrale. C'est la raison qui conduit le ministère à inviter Statskraft et Kjernland (qui exploitent déjà ensemble les six réacteurs actifs) à également prévoir les fonds pour accroître le site existant et lui permettre de mieux absorber les déchets futurs potentiels. Au total, le consortium a ainsi déjà annoncé prévoir une enveloppe de près de trois milliards de dalers pour la construction d'une nouvelle centrale, et l'agrandissement du site de retraitement ; cette dernière opération pouvant se chiffrer potentiellement à trois cent millions de dalers.

De son côté, le General Magnuss Løvenskiold a encore rappelé l'engagement du Statsråd a faire du Jernland « un acteur incontournable de l'énergie nucléaire à des fins civiles », balayant par là les craintes que le renforcement de l'énergie nucléaire et de sa filière ne finisse à terme par tenter des gouvernements nationaux moins scrupuleux et soucieux de la paix mondiale à détourner les travaux civils avec des objectifs militaires. « Il n'y a aujourd'hui absolument aucune ambition de travestir l'énergie nucléaire pour en faire une arme, avec tous les risques que cela comporterait pour la paix mondiale et l'avenir de l'humanité ; ce gouvernement continuant de s'engager toujours et sans relâche pour une humanité débarrasser de toutes les sources potentielles de conflit et d'affrontement qui pourraient conduire à la destruction de notre espèce. Le Jernland est engagé contre les armes de destruction massive quel quelles soient et actuellement l'ensemble des travaux sur les énergies se font avec une finalité purement civile » a balayé le chef de l'Etat en rappelant fermement le souhait du Jernland de devenir l'un des pays les plus à la pointe en matière de travaux scientifiques sur les énergies. Il en a également profité pour redire qu'à titre personnel il est favorable à l'accroissement des capacités de production nucléaire du pays, afin de pouvoir demain répondre aux besoins de la population en matière d'électricité mais également des entreprises et de l'économie, « la construction d'une grande puissance économique passant par la capacité à alimenter l'ensemble des acteurs du pays en énergie, sans crainte de pénurie, peu importe les situations ».
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
17. desember 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Jernland souhaite relancer le Conseil pour l'Arctique[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/35/2k84.jpg[/img][/center]

Le Conseil pour l'Arctique est une initiative de groupe de discussion et de débat informel lancé il y a plusieurs mois suite à la rencontre fructueuse entre le Jernland et le Royaume-Uni des Valvatides. Originellement il s'agissait d'offrir à ses membres un forum d'échange pour traiter des grandes questions relatives au commerce, à la préservation de l'environnement mais également pour avancer sur les grands enjeux potentiels de cet espace encore très préservé des grandes tensions qui peuvent agiter d'autres zones du globe, comme la mer de Cérulée par exemple. A ce jour, l'organisation a d'ailleurs plutôt fait quelques belles preuves, malgré les grandes divergences qui pouvaient apparaître chez plusieurs de ses membres. En effet, actuellement, en plus du Jernland et des Valvatides, à l'origine du projet, le Royaume des Iles Lorthon, la République fédérale d'Ennis ainsi que le Royaume de Slézanie ont également rejoint la table des négociations et œuvrent de concert à la préservation et au rayonnement de l'Arctique dans le monde. Alors que le Royaume de Flavie met en avant sa volonté de créer une organisation plutôt comparable centrée autour de la Cérulée, le projet de mieux fédérer l'espace nordique n'en apparaît que plus pertinent. D'ailleurs, au sein du gouvernement du Jernland ainsi que dans les cercles du pouvoir jernlander on s'agace parfois de l'atonie de l'organisation que certains verraient bien jouer un rôle plus dynamique dans l'animation de l'Arctique. Et les déclarations de Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, - très sollicité par la presse et les médias nationaux au regard des crises qui se multiplient et des foyers persistants de tension à travers le monde - résonnent en écho à ces bruits de couloir. En effet, pour ce dernier, « l'Arctique est un espace stratégique tant pour le commerce de marchandise que pour les ressources naturelles qu'il peut contenir et le gouvernement du Jernland continue de plaider pour un Conseil de l'Arctique qui se saisissent des grandes problématiques auquel il est confronté ». En marge de ses propos et de son déplacement au Nordland, Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, a pour sa part été plus loin encore en rappelant que contrairement à la Cérulée, la Mer des Crabes et plus généralement les eaux nordiques, « les tensions sont moins nombreuses, notamment parce que les motifs de conflit sont également moins nombreux. Cela contribue naturellement à une plus grande stabilité et favorise évidemment le commerce et les flux de marchandises, d'autant plus que les routes passant par le nord présentent l'avantage de réduire les temps d'acheminement maritime ».

Ces deux déclarations au sommet du Statsråd témoignent ainsi bien de l'intérêt que porte le gouvernement du Jernland à renforcer l'image d'un Arctique longtemps considéré comme sans grand intérêt diplomatique et économique, en raison principalement de l'effacement de nombre de nations le bordant. Le regain d'activisme du Jernland et de la Slézanie ces dernières années combiné à la montée en puissance de ces deux nouveaux acteurs régionaux qui sont appelés à jouer un rôle croissant sur le continent dans les décennies qui viennent pourrait d'ailleurs sérieusement rebattre ces cartes en faveur d'un emprunt accru de ces nouvelles routes commerciales, alors même que l'Alliance Trans-Touranienne et les Nouvelles Routes de la Soie semblent s'être quelque peu enlisées depuis plusieurs mois, au point que certains observateurs notent que les arguments mis en avant dans [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351380#p351380]l'un de nos articles du début de l'année[/url] qui se penchait déjà sur les défis à relever et les embûches se dressant sur les Routes de la Soie tendent à se vérifier toujours davantage. Godtfred Amundsen abonde d'ailleurs en ce sens en mettant en avant les risques de voir les tensions exploser dans le cadre de l'affrontement qui se profile entre la République de Saog et la Ligue de Lébira ; « évidemment tout conflit qui implique la Ligue de Lébira est de premier ordre au regard de son statut de principal puissance économique, mais celui qui croît avec la république arabe aura des répercutions évidentes sur le transit des navires de commerce en mer de Cérulée en raison de la situation géographique du Saog, en plein milieu du carrefour alrgabo-janubo-marquésien ». Sans l'intervention de puissance régionale comme le Royaume de Kars, ou le Shakhanat du Karmalistan, acteurs de premier plan dans le monde islamique, pour refréner la République de Saog, le commerce mondial pourrait aller au devant de difficultés qui obligeraient les armateurs à choisir d'autres itinéraires comme celui longeant la côté occidentale de l'Algarbe, avec les risque de piraterie que nous y connaissons, et alors même que ce continent est traversé d'autres secousses géopolitique en Epibatie où la Brittonie dévaste des forêts inestimables à coup de bombes au napalm.

Malgré le scepticisme vis-à-vis des Nouvelles Routes de la Soie, le Statsråd pourrait paradoxalement jouer sur plusieurs tableaux et ainsi encourager le développement de ce projet pharaonique qui profiterait in fine également au Jernland. « Naturellement, nous n'avons absolument pas l'intention de rester spectateur de cette ambition portée par l'Empire du Kaiyuan, le Karmelistan, le Protectorat septentrional de Liang ou encore le Royaume de Kars, mais au contraire, nous l'encourageons fortement dans le cadre d'un développement beaucoup plus vaste qui irait jusqu'en Valdaquie, avant de rejoindre la Slézanie via le Yiddishstaat » a abondé Børge Sveaas, non sans arrière pensées. En effet, en y regardant de plus près, le choix de faire aboutir les Routes de la Soie en Slézanie est loin d'être anodin, dans le contexte du [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354990#p354990]projet régulièrement évoqué par le gouvernement slézan[/url] d'un canal trans-dytolien se jetant en Mer des Crabes. Interrogé à propos des déclarations de plusieurs spécialistes natolicains d'il y a à peine deux mois, le ministre de l'économie et des finances a d'ors-et-déjà indiqué que le Jernland, dans le cadre des coopérations au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes, mais également dans le cadre du Conseil pour l'Arctique soutiendrait diplomatiquement cette initiative, mais qu'il pourrait également mettre la main au portefeuille pour financer le creusement et les travaux de préparation à la circulation fluviale. « Notre objectif est de fortement valoriser les avantages à investir en Dytolie nordique pour les bonnes conditions de commerce qu'elle propose mais également pour la stabilité politique et géopolitique régionale, le Jernland, acteur particulièrement raisonnable et loin d'être va-t-en-guerre, ayant déjà plusieurs fois rappelé qu'il s'engagera toujours en faveur de la paix sur le continent et à plus forte raison encore dans l'espace norrois, n'en déplaise à ceux qui voudraient faire de cette région leur arrière cour » a abondé le ministre des relations extérieures. Ce dernier a également indiqué que le Jernland proposera dans les premiers jours de janvier 2040 « une initiative dans le cadre du Conseil pour l'Arctique », sans préciser encore la nature de l'idée.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
20. desember 2039[/center]

[hr][/hr][center]Selon les premières estimations, la natalité jernlander a progressé en 2039[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/35/fmun.jpg[/img][/center]

Le ministre de la santé a présenté le bilan de son action pour l'année 2039 et l'un des principaux enseignements porte sur la natalité qui se maintient à un bon niveau. En effet, le taux de naissance avait déjà progressé de 8,2‰ entre 2038 et 2039, tandis que cette année, il devrait même atteindre les 9‰, soit une progression de 0,9%. Dans le détail, cela représente l'équivalent d'environ 295 000 Jernlanders de plus. A noter que l'essentiel de cet accroissement s'est fait par les naissances, le Jernland ne prévoyant effectivement l'acquisition de la nationalité que par le droit du sang. Avec actuellement 32 766 500 habitants, le pays pourrait ainsi dépasser la barre symbolique des trente-trois millions de citoyens. Alors que certains s'interrogent déjà sur les conséquences à long terme d'une natalité aussi importante, le Statsråd rappelle que la croissance devrait littéralement exploser en 2039, avec des records à attendre.

Ces prévisions, délivrées par le Statistisk sentralbyrå (ndlr. Bureau central des statistiques), confirme une tendance déjà observée au cours des premiers trimestres de l'année 2039, avec des croissances allant régulièrement jusqu'à 7% par trimestre, portant l'augmentation du produit intérieur brut au cours du premier semestre 2039 à près de 15%. Cette croissance exponentielle est également saluée par les milieux économiques où la cote de confiance en l'avenir croît fortement, avec des niveaux records attendus pour cette année. Mais la croissance s'accompagne également d'une très forte progression du niveau de vie des habitants, avec un pouvoir d'achat qui grimpe fortement - pour mémoire, le produit intérieur brut par habitant aura augmenté d'environ 50% entre 2038 et 2040. Cette enrichissement conséquent des Jernlanders a donc une conséquence sur la natalité et le nombre d'enfants par femme. Pour le ministre de la défense les deux phénomènes étant particulièrement corrélés puisque « les ménages du Jernland attendent de pouvoir offrir à leur progéniture des conditions de vie favorables avant de faire davantage d'enfants ».

Si l'accroissement démographique de 9‰ se confirmait en 2039 et devait se poursuivre ensuite - le gouvernement table sur une croissance annuelle de la population de 13‰ à partir de 2045 - alors le Jernland pourrait compter plus de quarante millions d'habitants après 2055. Pour les auteurs de l'étude, ces résultats viennent largement confirmer une tendance qui avait déjà été évoquée dans la presse jernlander et ils estiment que « 2045 pourrait être une année pivot avec ensuite une stabilisation de la natalité et une progression plus contenue au delà de cette date en raison notamment du chiffre symbolique de deux enfants par femme ». Pour le ministère de la santé, il convient également de voir derrière ces informations la concrétisation des efforts gouvernementaux pour réduire la mortalité, améliorer la natalité mais également dans le cadre des travaux de l'institut Hammer qui développe [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353425#p353425]plusieurs centres de la fertilité[/url], en soutien aux entreprises Den Nordisk Kjemiskfabrikk et Nygen, notamment dans le Rodinland, pour mieux lutter contre l'infertilité et les anomalies génétiques qui compromettent la viabilité des fœtus et leur développement sain.

A ce propos justement, le ministère de la santé a déclaré que le Statsråd allait poursuivre ses investissements et son soutien aux politiques qui contribuent à renforcer la démographie jernlander ainsi qu'à la bonne santé des nouveaux-nés. C'est justement ce qui motive d'ailleurs le complément financier débloqué dans le cadre de l'une des dernières tranches du financement des travaux autour du séquençage ADN, de sa maîtrise et de son exploitation à des fins médicales, parallèlement aux travaux de recherche encore en cours sur les traitements alternatifs aux antibiotiques (ndlr. les bactériophagiques ne remplaceront en réalité pas entièrement ces derniers, mais seraient plutôt utilisés en complément, voire en remplacement dans des cas cliniques très précis). « Notre objectif est bel et bien d'accroître l'espérance de vie en bonne santé au Jernland, la santé de manière générale, ainsi que la fertilité des femmes jernlanders. En enfantant elles mettent au monde les futurs bras des usines du pays ainsi que les bras qui porteront demain le glaive et le bouclier appelés à assurés notre sécurité en Dytolie » a confirmé le ministre, rappelant toujours qu'aucun pays dont la natalité chute n'a tendance à renforcer sa puissance économique... ou stratégique. Cependant, dans un registre plus médical, cette progression va également permettre de mieux assurer le renouvellement des générations, tandis que le gouvernement s'apprête à dévoiler les prochains grands chantiers en matière de recherche scientifique, alors que nombreux sont les spécialistes appelant à transformer le Jernland en fer de lance des travaux sur la médecine et la maîtrise des sciences du vivant.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
23. desember 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Jernland va se doter de sa propre agence de notation[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/35/pxqq.jpg[/img][/center]

Alors que les résultats économiques du pays devraient être particulièrement bons et que les entreprises jernlanders sont considérées comme très dynamiques par les investisseurs et offrant potentiellement de très bons rendements, Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, a annoncé que le Statsråd avait validé l'accréditation d'une agence de notation nationale pour évaluer et attribuer des notes aux entreprises nationales. Elle s’appuiera d'ailleurs sur les informations fournies par le Statistisk sentralbyrå (ndlr. Bureau central des statistiques) et par la Fédération internationale pour le droit des entreprises et des salariés pour réaliser ses études et délivrer ses avis et recommandations sur les sociétés. S'il ne s'agit aucunement de concurrencer les organismes déjà existant tant à l'international que dans les autres Etats de la communauté mondiale, la Investment information and credit rating agency (ndlr. Agence d'information sur l’investissement et la notation des crédits ; I2CR) ambitionne de se positionner comme une référence avant tout sur le marché jernlander, et éventuellement dytolien de la Communauté des Nations Dytoliennes. Son objectif affiché est d'offrir plus dans le détail des comptes de résultats des entreprises et les perspectives de croissance ou d'évolution pour chacune d'elles. Pour garantir son impartialité, cette agence ne sera d'ailleurs pas une entité publique, et son financement devrait se faire à plus de 90% par des fonds privés, essentiellement au travers les entreprises souhaitant être évaluées. Pour Børge Sveaas, « il n'appartient pas au gouvernement, à ce stade, de juger de la bonne santé de telle ou telle société, mais bien au marché de s'organiser pour évaluer les risques potentiels que prendraient les investisseurs à soutenir le développement d'une entreprise ou d'une autre ».

Dans le détail, chaque entreprise souhaitant ainsi être référencée par l'Investment information and credit rating agency devra s'acquitter d'un paiement forfaitaire annuel la faisant entrer dans le cercle des entités évaluées, en ce qui concerne l'évaluation financière des émissions de dettes, les entreprises devront payer une commission équivalente à 0,035% de la transaction pour pouvoir bénéficier d'une notation évaluant leur santé financière. « C'est le meilleur moyen que nous avons pour garantir une impartialité vis-à-vis des pouvoirs publics et éviter une évaluation trop politique qui remettrait en question la sincérité de notre travail » estime Tomas Askeland, le président directeur général de l'I2CR. « Cette indépendance fait que plusieurs entreprises majeures jernlanders nous ont déjà approché pour intégrer notre base de données et d'évaluation ; elles sont le gage que notre ambition est réaliste. Il ne fait aucun doute que cette confiance qui nous est accordée repose aussi sur les très bons profils de nos analystes, qui viennent pour la plupart des grands établissements bancaires du Jernland, mais également du Royaume de Kars, et pour certains également de la République d'Ennis ou de la Ligue de Lébira - nous ne faisons pas de politique et notre seul critère de recrutement ce sont les compétences - ou encore qui proviennent pour certains de la FIDES ».

Mais l'objectif de cette nouvelle agence de notation est à terme également de proposer des évaluations pour les investissements ne se limitant pas aux seules entreprises jernlanders. En effet, pour Tomas Askeland toute entreprise qui souhaite s'installer au Jernland aura intérêt à se faire référencer et évaluer par son agence de notation de manière à rassurer les investisseurs nationaux et potentiellement doper ses résultats financiers sur les marchés boursiers du pays ; d'autant plus que la Børse ainsi que Jernland Securities Exchange (ndlr. la bourse nationale entièrement dédiée aux nouvelles technologies du numérique et de l'informatique) ont déjà annoncé qu'elles suivraient avec un grand intérêt les recommandations et publications de l'I2CR pour orienter leurs propres avis aux investisseurs. Cette information a d'ailleurs joué un rôle majeur dans la décision qu'ont pris les grands groupes cotés en bourse de s'affilier à l'agence de notation. Pour Trym Knudsen « le fait que l'I2CR se déclare comme avant tout une agence purement jernlander et ne s'intéressant avant tout qu'aux entreprises jernlanders est un petit peu un leurre, quand on sait que l'économie nationale est en plein essor et que potentiellement le Jernland devrait représenter une part majeure de la croissance dytolienne, avec des entreprises très dynamiques, de plus en plus reconnues internationalement et des consommateurs toujours plus nombreux et au pouvoir d'achat croissant. A terme, la grande majorité des entreprises qui commerceront au Jernland, qu'elles soient nationales ou étrangères, auront intérêt à s'affilier à l'I2CR, à condition que son travail soit sérieux et fiable ».

Et de ce point de vue, l'agence de notation a déjà mis des moyens importants dans l'établissement de son outil d'évaluation en identifiant plusieurs dizaines de critères de notation, comme le chiffre d'affaires évidemment, le taux d'endettement, mais également des critères plus sociaux, comme le climat dans l'entreprise, c'est-à-dire l'état du dialogue social, l'importance des crises entre salariés et employeurs, etc. L'ensemble de ces données st ensuite transformé en note par catégorie avant d'établir une moyenne qui se voit finalement transformée en note allant de AAA, synonyme de première qualité et ne présentant pas de risque, à D qui serait l'équivalent d'une situation d'entreprise en défaut. Cette notation pourra d'ailleurs se faire tant sur le long terme que sur le court terme - pour les notations à court terme, le nombre de notes devraient toutefois être nettement inférieur - afin de satisfaire l'ensemble des investisseurs potentiellement intéressés. Du côté de la fédération des entreprises, l'initiative est saluée et ses représentants mettent en avant le besoin d'une évaluation plus dans le détails et indépendante du gouvernement pour permettre un affranchissement de considérations potentiellement politiques. « Cela rassurera les acteurs internationaux qui seraient intéressés par le marché jernlander et qui sont à la recherche d'un outil plus précis et plus transparents que les notations de la FIDES qui présentent quand même un certain nombre de lacunes en matière de méthode notamment, cette dernière étant encore assez opaques. Par ailleurs, l'attractivité du Jernland devrait s'en trouver accrue puisque plus les investisseurs y verront clair sur l'économie nationale et plus ils prendront des décisions éclairées. La transparence et l'information sont des éléments essentiels pour ceux qui ont besoin d'y voir clair à moyen comme à long terme » estime la Fédération des entreprises.
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